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Manu Codjia Trio " Covers "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Manu Codjia Trio

" Covers "

Bee Jazz. 2010.

 

Manu Codjia: guitare

Jérôme Regard: contrebasse

Philippe Garcia: batterie

 

Manu Codjia

La photographie de Manu Codjia est l'oeuvre du Précis  Juan Carlos HERNANDEZ. 

 

Comme moi, Manu Codjia fut adolescent dans les années 1990. Comme moi, il n'a pas dansé sur les standards du Broadway des années 1930 mais sur Michael Jackson. La différence, c'est que Manu Codjia, lui, est musicien, un grand musicien même. Accompagné ici par deux partenaires solides au service du leader, il joue à faire de chansons pop de nouveaux standard. D'où ces Reprises ( Covers in english). Quelle attaque sur le " Beat it " de Michael Jackson! Après  Sébastien Llado et sa version de Bille Jean, Manu est le deuxième Jazzman français, à ma connaissance, qui morde avec succès dans Bambi. Bob Marley, Leonard Cohen, Serge Gainsbourg, Tom Waits, A Ha font l'objet du même traitement élégant et efficace. Un seul morceau pour les puristes du jazz, Children's play song de Bill Evans. Pour l'auditeur qui connaît ces chansons, il est très agréable de les reconnaître, de les perdre, de les retrouver au fil de l'imagination de ces trois musiciens. Quant au son froid et troublant de la guitare de Manu Codjia, je crois que l'on n'en dira jamais assez de bien.

 

Surprenez vos amis amateurs de tubes des années 80, offrez leur " Covers " de Manu Codjia et n'oubliez pas de le faire découvrir à d'autres amateurs de plaisirs rares. A vous par exemple, lectrices alertes, lecteurs avertis.

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Stan Getz " Captain Marvel "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Stan Getz " Captain Marvel "

CBS/SONY. 1972/2003.

 

Stan Getz: saxophone ténor

Chick Corea: claviers

Stanley Clarke: contrebasse

Tony Williams: batterie

Airto Moreira: percussions

 

 

 

En 1972, Stan Getz est de retour aux Etats Unis d'Amérique après un séjour fructueux en Europe, spécialement en France,qui lui a permis de jouer et d'enregistrer avec le trio René Thomas/ Eddy Louiss/Bernard Lubat et en soliste invité de l'orchestre de Michel Legrand.  Stan frappe fort, crée un groupe de super héros en engageant la rythmique la plus puissante de sa carrière. Trois diplômés de la Miles Davis Academy: Chick Corea, Tony Williams, Airto Moreira et un garçon de 20 ans déjà prodigieux à la contrebasse et qui deviendra bientôt Mr Slap à la guitare basse électrique, Stanley Clarke.

 

Chick Corea fournit les compositions, souvent d'inspiration latine, comme le monumental La Fiesta qui ouvre l'album. La rythmique arrache comme une fusée au décollage sans jamais retomber. Stan n'oublie pas ses racines avec une version du Lush Life de Billy Strayhorn absolument splendide.

 

Le résultat était éblouissant à l'époque. Il l'est encore aujourd'hui. La beauté du son de Stan Getz. Il n'était pas surnommé " The Sound " pour rien. La puissance et la créativité phénoménales de cette rythmique stimulent Stan qui déploie tout son lyrisme. " En fait, nous aimerions tous sonner comme cela. La vérité est que nous ne le pouvons pas " disait John Coltrane de Stan Getz. Pour les malheureux qui croient encore que Stan Getz n'était qu'un musicien d'ascenseur, de bar de luxe, fait pour agiter les poupées avant de s'en servir comme disait Serge Gainsbourg, " Captain Marvel " est le meilleur remède.

 

 

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Elise Caron fête ses 15 ans au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Elise Caron.

Paris. Le Sunset. Dimanche 31 octobre 2010. 21h30.

 

Elise Caron : chant

Denis Chouillet : piano

 

La photographie d'Elise Caron est l'oeuvre du Délicat Juan Carlos HERNANDEZ.

Elise-Caron.jpg

Jackie Terrasson occupant le Sunset et le bon piano, Elise Caron et Denis Chouillet se retrouvent à la cave, au Sunset, avec un piano droit qui  a le nom de piano mais pas le son. Ce récital fait la rétrospective des 15 ans d’activité de ce duo.

 

Eurydice la première. C’est une chanson portrait de femme. Le piano est vif, grave, sautillant. Denis Chouillet arrive à soulever le piano au-delà ses possibilités. Elise, elle, dégage l’esprit comme la Mer. Quelle amplitude vocale ! Femme fatale un instant, enfant fragile l’instant suivant. Le métier d’actrice sert l’art de la vocaliste. Pendant le solo de Denis, Elise vient s’installer à côté de lui pour d’abord le regarder jouer, puis ajouter ses mains sur le clavier.

 

L’arbre. Elise passe à la flûte traversière. J’ignorais qu’elle en jouât. Elle introduit le morceau à la flûte en fusion avec le piano puis chante en hommage à un arbre. C’est beau comme les arbres en liberté de Mario Rigoni Stern. Il s’en passe des choses sur et sous un arbre. Elise les chante.

 

Début tempétueux du piano. Puis cela s’adoucit. Quoique le texte sur les vicissitudes de la vie militante ne soit guère doux. Ce n’est pas que beau. L’alliance de la logique et du lyrisme est rare. Saluons la. Cela sort de la banalité des chansons d’amour. La tempête reprend au piano. La musique court à perdre haleine alors que le chant d’Elise plane au dessus.

 

Jacques a cent ans extrait de l’album Chansons pour les petites oreilles dont l’écoute attentive n’est pas réservée aux enfants. Mes six neveux de 2 à 7 ans, ma sœur, ma mère sont tous fans de cet album. Moi aussi. Une chanson sur la vie, l’évolution, le changement de 0 à 100 ans. Un bijou. Dans le jeu de scène se voit l’actrice et dans le jeu des bras la danseuse. « C’est la vie qui a raison et chacun son tour » : jolie morale.

 

L’ode à rien. Quinze ans de duo créent des liens de complicité rares entre la chanteuse et le pianiste. Un délice pour le spectateur. Une chanson d’amour triste. Pour l’instant, ma voisine de droite n’a applaudi qu’une chanson « Jacques a cent ans ».

 

Une chanson en anglais qui se prénomme « Ich liebe ich » (sic). C’est bien en anglais. Une chanson surréaliste où il est question de nager dans une rivière de ketchup. Le piano descend alors que la voix monte. L’effet est saisissant.

 

Une chanson française un peu folle tant pour la musique que pour les paroles. « La secrétaire du docteur Schweitzer », dur métier apparemment. Elise fait même des vocalises d’opéra. Qui finissent en blague. Devant la performance, ma voisine difficile applaudit. C’était Rose des sables (sic). Un hommage à Henry de Montherlant ?

 

La belle au bois dormant. Très jolie mélodie. La voix se fait douce, alanguie, paresseuse. « Je rêve de réveil ». C’est exactement l’ambiance de la belle au bois dormant, non pas en version dessin animé mais en version conte. La langue française si précise, si réaliste devient évanescente, mystérieuse comme l’anglais ou l’allemand.

 

Ma voisine et son époux s’en vont. Décidément, ils n’ont pas accroché. Dommage pour eux.

 

PAUSE

 

Denis attaque sans prévenir. Une nouvelle chanson folle, très rapide, aux paroles incompréhensibles. Une chanson d’échauffement. « Si vous n’avez pas tout compris, je la referai beaucoup plus lentement » annonce Elise.

 

Elise explique Eurydice accompagnée par Denis. L’explication s’embrouille. C’est du délire contrôlé. Ecoutez Eurydice bis. La présentation de la chanson était un numéro qui a rendu fous certains spectateurs. La chanson, elle, est tendre, mélancolique. Une chanson d’amour qui nous captive, impose le silence.

 

Elise prend une grosse voix vulgaire pour annoncer une chanson délicate, La fleur. Le piano joue léger, rythmé. Elise prend une voix de jeune fille en fleur. Elle use de ses longs bras pour nous attirer, nous captiver.

 

« Voici un autre mythe bien dissimulé sous une comptine » annonce Elise. Le piano sautille. « Reviens, descends » chante t-elle alors que je plonge dans le sommeil. Impossible de suivre le texte de la chanson qui me berce.

 

Chanson sur les rides de l’esprit, pas du corps. Une chanson douce que ne me chantait pas ma maman. Un désir de joie exprimé tristement. Superbe travail du pianiste qui fait résonner les notes en harmonie avec nos sentiments.

 

Chanson de la prostituée. Pas gaie. «  Y a que ces salopards de bourgeois qui les appellent des filles de joie » comme le chantait Georges Brassens. Cette chanson là n’est pas pour les enfants bien qu’elle soit instructive.

 

La chambre est une chanson nostalgique, mystérieuse. Elle parle d’ombres au plafond alors que Serge Gainsbourg, lui, y voyait des chauve souris (Intoxicated Man). Je m’endors à  nouveau, bercé par la chambre, alors que la chanson précédente m’avait réveillé.

 

Une nouvelle chanson folle. Le piano, la voix s’amusent. « Ce matin j’ai acheté du pain » avec l’accent d’une chanteuse réaliste des années 1930 qui pèterait les plombs. Elle reprend le même texte en version accélérée. La chanson continue dans le style « marabout, bout de ficelle ». Le pianiste aussi s’amuse comme un petit fou.

 

Une nouvelle chanson pour les petites oreilles, l’histoire du vrai grand dragon vert. Si vous ne la connaissez pas encore, je vous laisse la joie de la découvrir, adorables lectrices, charmants lecteurs. Ecoutez donc Elise Caron, nom de Zeus ! Elle sait même faire les rugissements du vrai grand dragon vert. C’est dire l’étendue et la diversité de ses talents.

 

RAPPEL

 

Pour le bis, Eurydice ter en toute logique. Une nouvelle chanson d’amour nostalgique. C’est beau comme un coucher de soleil sur l’Océan Atlantique, plein Ouest, à la pointe de Pen Hir. Bacchante, amante, infante, innocente, Elise Caron est toutes les femmes en une. Denis Chouillet sait la suivre dans ses fantaisies cosmicomiques. Grâces leurs en soient rendues.

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Greg Houben Quartet invite Pierrick Pédron en tournée au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Greg Houben Quartet.

Paris. Le Duc des Lombards.

Vendredi 29 octobre 2010. 22h.

 

Greg Houben: trompette, bugle

Pierrick Pédron: saxophone alto

Pascal Mohy: contrebasse

Salvatore La Rocca: contrebasse

Rick Hollander: batterie

 

La photographie de Pierrick Pédron est l'oeuvre de l'Exceptionnel Juan Carlos HERNANDEZ.

pierrick-p-dron.jpg

 

Ca commence bien groupé, bien hard bop. Greg se prend pour Clifford Brown. Erreur de ma part car il s'agit de Cherokee Sketches d'Art Farmer basé sur le fameux standard Cherokee rendu immortel par Charlie Parker.

C'est chaud, vif, précis. Pierrick a joué Bird hier soir. Ca l'a bien échauffé. Ca va très vite sans jamais partir dans le décor. Rien de neuf sous le soleil mais c'est bien agréable. La rythmique tourne bien toute seule mais il n'y a pas ce petit truc en plus qui permettrait de faire oublier Martial Solal avec Pierre Michelot et Kenny Clarke. Pierrick m'a lu. Ses chaussures sont nickel chrome ce soir.

 

A mail to JP un morceau de Greg Houben en hommage à Jacques Pelzer, sax alto belge je suppose. Une ballade qui ondule par vagues. Très beau thème cool, émouvant, pudique que vous pouvez retrouver sur l'album. De nos jours, les Jazzmen boivent sur scène, à la bouteille, de l'eau. De plus, il est interdit de fumer dans la salle.C'est dire si, en 2010, la fréquentation des clubs de Jazz est plus recommandable pour la saine moralité de la jeunesse de France que celle des stades de football.

 

Light wind blew through your hair (Pascal Mohy). Une composition dans l'esprit de Duke Ellington selon Greg. Il y  a de cela dans cette ballade mais il y a aussi du Charles Mingus, grand admirateur d'Ellington, pour la tension sous l'apparent relâchement du tempo. Pierrick joue viril, savoureux à souhait, avec la dose d'âpreté pour relever le goût du ragout. Le pianiste devait (doit?) être amoureux de la femme pour qui il a écrit ce thème. Peut-être  l'a t-il écrit pour un homme d'ailleurs mais cela ne nous regarde pas. Jolies claques tout en souplesse des balais sur les cymbales. Rick retient son geste, relevant les balais avant même qu'ils ne touchent les cymbales.

 

Un tempo plus rapide, plus énergique. Je bats la mesure des pieds. C'est bon signe. Le groupe est superbement soudé. Ca avance comme le pack du XV de France. C'était une composition du pianiste Victor Feldman.

 

Ocean Floor (Greg Houben). Greg passe au bugle. C'est une ballade. Ils nagent lentement au fond des flots comme des poissons abyssaux. Greg a dû écrire ça lors d'une plongée sous marine. Nous sommes vraiment dans cette ambiance.

 

Funnell Cloud (Pascal Mohy). Est-ce un clin d'oeil à son collègue pianiste Jim Funnell? Ca reste dans le style hard bop. C'est agréable mais il s'est passé des trucs depuis 1955, Messieurs. Greg a repris la trompette. Pierrick est plus fort que le leader du groupe. L'inverse de Miles Davis chez Cannonball Adderley en fait.

 

Costrucao (Chico Buarque). Un thème écrit en exil à Paris pendant la dictature des générau brésiliens dans les années 1970. Très beau thème brésilien ondulant, souple, soyeux qui vous touche droit au coeur sans effort. Petit intermède entre musique de cirque et musique militaire. Ra ta ta ta ta ta font les tambours.

 

Mademoiselle Croissant (Greg Houben). Les deux seuls mots français que les Américains savent dire selon le Belge Greg Houben. Il a mis une sourdine Harmon à sa trompette. Ca sonne très proche de Miles Davis sur Someday my prince will come. Pierrick Pédron est un vrai " Saxy Mother Fucker " comme dirait Prince.

 

" Nippon Soul " écrit par Nat Adderley lors d'une tournée des frères Julian  " Cannonball "et Nat Adderley au Japon. C'est du hard bop. Pour ceux qui ne connaitraient pas encore ce genre musical, rière d'écouter Art Blakey et les Jazz Messengers, Horace Silver, Clifford Brown et les frères Adderley bien sûr. Pour fêter le dernier morceau, Salvatore La Rocca prend son seul solo de contrebasse du concert, bien chaud, grave, puissant, à la Mingus.

 

Un concert bien agréable qui m'a permis de faire le plein de bonnes vibrations avant le début du week end. Tel est le bilan globalement positif de cette soirée.

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Festival Jazzycolors à Paris du 11 au 27 novembre 2010

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival  Jazzycolors du jeudi 11 au samedi 27 novembre 2010 à Paris.

 

Le festival  Jazzycolors est organisé par les instituts culturels étrangers à Paris.

 

L'édition 2010 est parrainée par le pianiste Bojan Z(ulfikarpasic).

 

 

 

  8e édition de ce festival. 16 pays y participent, chacun amenant et soutenant ses musiciens de Jazz.

 

Il y en a pour tous les goûts, les couleurs, les odeurs.

 

A vous de découvrir des sons venus d'ailleurs au gré de vos envies et de vos fantaisies, lectrices curieuses, lecteurs audacieux.

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Deuxième édition du festival Sons Neufs à Paris du 2 au 7 novembre

Publié le par Guillaume Lagrée

Voici la seconde édition de « Sons Neufs », le festival des instruments rares du Jazz et des musiques improvisées, du mardi 2 au dimanche 7 novembre 2010 à Paris !

 

 

En résumé les artistes :

Claude Barthélemy, Médéric Collignon, Jean-Luc Fillon, Vincent Courtois, Carl Schlosser,

Gilles Chabenat, Joël Grare, Alain Jean-Marie, David Venitucci, John Betsch, Isabelle Olivier,

Guillaume Kervel… en tout 23 artistes

 

Les instruments « rares »: Violoncelle, steel-drum, violon, flûte, hautbois/cor anglais, accordéon, harpe, basson, oud, vielle à roue

 

Les lieux : Auditorium Saint Germain, Sunset, Musée Carnavalet, Bateau Daphné

 

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Sélection de concerts de Jazz à Paris pour novembre 2010

Publié le par Guillaume Lagrée

Un nouveau mois arrive. Une nouvelle sélection arbitraire, partiale et dictatoriale de concerts de Jazz à Paris aussi.

 

 

Tour Eiffel

 

La photographie de la Tour Eiffel est l'oeuvre de l'Européen Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Ce mois ci je déclinerai mon choix par lieux.

 

Au  Duc des Lombards, 42 rue des Lombards, 75001 Paris, métro Châtelet, sortie Place du Châtelet, une collection de stars avant les étoiles dans les sapins fin décembre.

 

Rappel: les concerts ont lieu à 20h et 22h. Vous pouvez payer pour l'un, l'autre ou les deux à suivre selon vos envies et vos moyens.

 

Du mardi 2 au jeudi 4 novembre, Jason Moran, pianiste US en vogue actuellement, en trio. Honnêtement, je n'en ai jamais entendu une note.

 

Le vendredi 5 novembre, des valeurs sûres du Jazz français, Mesdames et Messieurs. Lionel Belmondo (sax ténor), Laurent Fickelson (piano), Sylvain Romano (contrebasse), Simon Goubert (batterie). Idéal pour démarrer en forme le week end.

 

Lundi 8 et mardi 9 novembre, le trompettiste américain Tom Harrell est de retour à Paris en quintet. Grande réputation mais inconnu de mes services auditifs.

 

Vendredi 12 et samedi 13 novembre Alex Tassel acoustic Quartet avec  Laurent de Wilde. Alex Tassel (bugle) est un neveu d' Eric Le Lann qui lui a appris quelques trucs. De bons moments en perspective.

 

Du lundi 15 au mercredi 17 novembre, Chris Potter  Underground Quartet. LE saxophoniste ténor blanc américain dont tout le monde parle. Je l'ai entendu il y a des années à Genève, dans un soir sans. Sauf que là, Craig Taborn sera au Fender Rhodes. Ca risque de chauffer puissamment.

 

Le lundi 22 novembre, Lew Soloff en quartet. Encore un trompettiste américain fameux inconnu de mes fichiers musicaux.

 

Du mardi 23 au jeudi 25 novembre, Portico Quartet. Les seuls Jazzmen signés par Peter Gabriel. Des Anglais ouverts sur le monde. Info ou intox? A vérifier sur pièces et sur place.

 

Le vendredi 26 novembre, concert du trio d'Antonio Farao, pianiste italien virtuose, vainqueur du Concours Martial Solal édition 1998. Personnellement, ce que j'ai entendu de lui m'ennuie. Rien ne vous empêche de l'apprécier surtout avec des pointures comme Dominique di Piazza, ancien bassiste de John Mac Laughlin et André Cecarelli, ancien batteur de Tina Turner et Fernand Raynaud.

 

Le lundi 29 et mardi 30 novembre, MAGMA, groupe français mythique en France pour certains musiciens. Personnellement, je n'en ai jamais entendu une note. J'ai certainement tort.

 

Au  Sunset/Sunside, 60 rue des Lombards, 75001 Paris, métro Châtelet, sortie n°6 Place Sainte Opportune, voici l'objet de mon choix.

 

Sunside, à l'étage:

 

lundi 1er novembre 2010, 21h, le prodigieux percussionniste argentin Minino Garay viendra enchanter les tambours. Muy caliente!

 

Du jeudi 11 au samedi 13 novembre à 21h, le pianiste et chanteur Ben Sidran rendra hommage à Bob Dylan. Un petit voyage pour New York City sans quitter Paris, ça vous dit?

 

Les  vendredi 26, samedi 27 et dimanche 28 novembre à 21h, le trio du contrebassiste  Jean Philippe Viret sera là pour votre plus grand plaisir. Ames délicates, sensibles et raffinées, venez. Cette musique est faite pour  vous.

 

Sunset, au sous-sol:

 

Le samedi 13 novembre à 20h ET 22h, duo  Lee Konitz/Dan Tepfer pour la sortie de leur nouvel album. Ce dialogue entre un vieux Géant né en 1927 et un jeune prodige né en 1982 vaut le détour.

 

Le mercredi 17 et le jeudi 18 novembre à 22h, le trio du guitariste français Manu Codjia pour la sortie de l'album " Covers " chez BEE JAZZ. Je viens de recevoir l'album. C'est du bon. Manu reprend Michael Jackson, Bob Marley, Serge Gainsbourg. La chronique de l'album arrive incessamment sous peu sur ce blog.

 

Le vendredi 26 novembre à 20h, spectacle éducatif à 12€ l'entrée. Pierre Boussaguet " Pour ou contrebasse ". Le disciple de Ray Brown explique le rôle de la " grand-mère " dans la musique en allant du classique au rock en passant par le Jazz. Parents, emmenez y vos enfants.

 

Au Baiser Salé, 58 rue des Lombards, 75001 Paris, métro Châtelet, sortie n°6 Place Sainte Opportune.

 

Mardi 2 novembre à 21h30 et dimanche 28 novembre à 20h30, Rick Margitza (saxophone ténor) accompagné de Frank Amsallem (piano), Peter Giron (contrebasse) et Jeff Boudreaux (batterie). Le dernier saxophoniste de Miles Davis accompagné par une rythmique de feu franco américaine. Leçon de Swing en perspective.

 

Au Triton, 11bis rue du Coq français, 93260 Les Lilas, métro Mairie des Lilas

 

Jeudi 11 novembre à 20h30, pour fêter les 92 ans de l'armistice, allez écouter  Francesco Bearzatti X - Suite for Malcom. J'ai reçu l'album. C'est juste monstrueux entre Jazz, Dance, Funk, Pop. Des Italiens rendent hommage à Malcom X et ça marche. La chronique de l'album ne saurait tarder sur ce blog.

 

Vendredi 19 novembre à 20h30. Lapidaire soit Louis Sclavis (clarinettes, saxophones), Gilles Coronado (guitare), Benjamin Moussay (piano, claviers). Attention à vos brushings! Ca va décoiffer.

 

Samedi 20 novembre de 16h à 22h. Les Dix ans du Triton. Entrée libre. Une multitude de musiciens est prévue sur la scène. Emmenez femmes, enfants, maris, amants, amantes, amis, voisins, voisines, cousins, cousines, collègues. Pas de souci pour le ravitaillement. Le Triton est aussi un bar restaurant. Passez le mot. Tous à la fête des Dix ans du Triton, saperlipopette!

 

That's all, folks!

 

 

 

 

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Elina Duni envoûte le Théâtre Traversière

Publié le par Guillaume Lagrée

Elina Duni Quartet.

Paris. Théâtre Traversière. Lundi 25 octobre 2010. 20h30.

 

Elina Duni: chant

Colin Vallon: piano

Patrice Moret: contrebasse

Norbert Piammatter: batterie

 

La photographie d'Elina Duni est l'oeuvre de Juan Carlos HERNANDEZ.

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  Le théâtre Traversière se trouve à Paris tout près de la gare de Lyon. Il appartient à la SNCF. Sous leurs pieds, les spectateurs entendent passer les trains du chemin de fer métropolitain parisien.

 

La contrebasse commence comme une guitare. Léger tapotis des balais. Accompagnement en sourdine du métro. en concert, cette jeune femme a une voix encore plus saisissante qu'en studio. Elle donne le frisson dès les premières notes. Elle est très orientale dans la robe, le chant, le déhanché. L'instrumentation est Jazz mais ça sonne Folk dans le bon sens du terme. Elle chante les yeux levés vers le ciel. Sa voix s'envole, la musique aussi. la rythmique sonne plus jazzy, plus swing mais avec un feeling bien particulier. Par ailleurs, la chanteuse est resplendissante de beauté ce qui ne gâche rien. Comme je ne parle pas un mot d'albanais, je ne comprends pas les paroles. Je parierai bien que cela parle d'amour. Elle enchaîne avec le piano sur un scat rapide. Le groupe repart. La demoiselle est petite mais elle grandit en chantant. La rythmique part en swing. Elina danse. Cela distrait de l'écoute de la musique mais qui s'en plaindrait. Le scat en albanais, c'est nouveau sous le soleil, il faut bien l'avouer. C'était une chanson grecque précédée d'une chanson sur les bergères d'Albanie du Sud.

 

Chanson albanaise sur une fleur. Elina nous traduit et nous explique les chansons. Solo de contrebasse pour introduire. Les regrets sont déjà là avant même le chant. Le batteur a quitté la scène. Elina a enlevé écharpe et gilet. Logiquement, elle ne peut plus rien enlever. Ballade nostalgique à souhait. Le batteur est de retour, aux balais. La voix vient de loin, très loin. Chant final accompagné par le métro qui nous ramène de l'Albanie à Paris.

 

Une chanson albanaise traditionnelle, machiste transformée en chanson féministe par la grâce d'Elina. La chasse aux femmes à la taille fine est devenue une chasse aux hommes au gros porte monnaie. C'est ma chanson préférée sur l'album par sa joie, sa puissance. Le pianiste s'amuse à jouer discordant, en triturant les cordes.

 

Chanson sur des bergères du Nord de l'Albanie, du Kosovo. Les bergères seules femmes libres d'Albanie? Possible dans une société traditionnelle puisqu'elles ne passaient pas leurs journées enfermées au domicile familial. Chanson vive, enlevée. Les tambours crépitent sous les baguettes.

 

L'amoureux délaissé promet à celle qui ne veut plus entendre parler de lui qu'il l'aimera toujours. Promesse absurde à moins de devenir moine ou de suivre la sagesse persane: " Pourquoi, lorsque vous promettez à une femme que vous l'aimerez toujours, croit-elle que vous l'aimerez tout le temps? ". Les maillets sur les tambours semblent sonner le glas. Le piano vient éclairer cette musique sombre. Dialogue tout en douceur entre la voix d'Elina et les mains de Norbert sur ses tambours.

 

Chanson grecque d'une demoiselle qui demande à sa mère d'appeler un docteur pour réparer son coeur brisé. La chanson est triste. Pourtant le rythme est vif, enlevé, léger. Elina s'amuse à jouer à la jeune fille qui appelle sa maman au secours. A côté de moi, une mère serre sa fille de 6-7 ans dans ses bras. Elle en apprend des choses ce soir, cette enfant. La musique décolle d'un coup. Ca dépote, pulse sévère.

 

" Lume, lume " chanson titre du deuxième album d'Elina Duni. Chanson qui contient tout le pathos des Balkans selon l'interprète. " Celui qui naît souffre, celui qui meurt pourrit ".  C'est aussi gai que la fameuse chanson des Gardes Suisses: " Notre vie est un voyage dans l'hiver et dans la nuit. Nous cherchons notre passage dans le ciel où rien ne luit." Intro méditative du piano. Chaque note pèse son poids de douleur. C'est une chanson roumaine qui sent les lendemains de combat, les nuits de pleine lune où les vivants ont des airs de spectres. Cela me rappelle des passages du " Kaputt " de Curzio Malaparte. Joli solo de contrebasse bien grave, bien dans l'ambiance. Silence. Nous écoutons captivés. Puis ça décolle, les quatre ensemble. Whoush comme une flamme de gaz qui s'allume. m. l'ambassadeur d'Albanie en France est présent dans la salle.

 

Une chanson bulgare " Kaval Spiri " sur le kaval, flûte traditionnelle bulgare. Introduction de la voix seule qui s'étire, s'allonge, roucoule. Le piano puis la batterie la rejoignent tout en douceur. la voix sautille et monte dans l'aigu comme une flûte. La rythmique pousse. Elle swingue même sévèrement. Ca fume des naseaux. Elina présente à nouveau les musiciens, remet ses chaussures (elle a réussi à enlever autre chose que son gilet et son écharpe. Quelle femme!) et c'est fini.

 

Pas tout à fait car il y a un RAPPEL.

 

A côté de moi, la petite fille semble excédée, sa mère enchantée. Une chanson d'amour albanaise dédiée aux Albanais présents dans la salle. Ils applaudissent. Ca sent l'amour triste. C'est une ballade. Le batteur caresse ses tambours de ses mains. Ponctuation légère de la contrebasse. Le pianiste trafique le son. Le métro vient ajouter ses grognements de dragon urbain à cette musique montagnarde. Dernière précision pour la plupart des lectrices et certains lecteurs: Colin Vallon est un beau garçon.

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Résultats du concours international de piano Martial Solal 2010

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Finale du concours de piano Jazz Martial Solal. Edition 2010.

Un concours international de la ville de Paris.

Paris. L’Alhambra. Samedi 23 octobre 2010. 19h30.

 

Finale avec la participation de François Moutin (contrebasse), Louis Moutin (batterie) et du Newdecaband.

 

Le Newdecaband est composé de Martial Solal (piano, direction), Claudia Solal  (voix), Jean Philippe Morel (contrebasse), Thomas Grimmonprez (batterie) ; Eric Le Lann et Claude Egea (trompettes), Denis Leloup et Marc Roger (trombones), Jean Jacques Justafré (cor), François Thuillier (tuba). Exceptionnellement, pour cette soirée, Martial Solal a cédé sa place sur le tabouret du pianiste.

 

La photographie de Martial Solal est l'oeuvre de  Juan Carlos HERNANDEZ.

Martial Solal

 

Le jury était composé de :

 

Martial Solal (France), président

Franco d’Andrea (Italie)

Claude Carrière (France)

Jean-Louis Chautemps (France)

Ronnie Lynn Patterson (Etats-Unis d’Amérique)

Xavier Prévost (France)

Hervé Sellin (France)

Emil Spanyi (Hongrie)

Mario Stantchev (Bulgarie)

 

Les six finalistes étaient :

Alessandro Lanzoni (Italie)

Thomas Enhco (France)

Nikolas Anadolis (Grèce)

Vadim Neselovskyi (Ukraine/Allemagne)

Sebastian Sternal (Allemagne)

 

Dan Tepfer (France/USA) ne faisait pas partie des finalistes. Peu importe. Qu’il joue en leader ou en accompagnateur de Lee Konitz, ce garçon est tout simplement merveilleux.

 

Les épreuves finales étaient les suivantes :

1)      Une improvisation pour piano solo

2)      Une version solo d’un standard du Jazz :I got rhythm ou All the things you are. Tous les candidats ont choisi All the things you are.

3)      Zizaguerie une composition de Martial Solal avec le Newdecaband

4)      Une composition originale du candidat en trio avec les frères Moutin, accompagnateurs habituelsde Martial Solal.

 

Arrivé pour 20h30, erreur de ma part, j’ai manqué le premier candidat, Alessandro Lanzoni (Italie).

 

Le deuxième candidat Thomas Ehnco (France) m’a ennuyé. Brillant techniquement mais fade émotionnellement.

 

Le troisième candidat Nikolas Anadolis, un Grec de 19 ans m’a emballé. Il a d’ailleurs séduit le jury aussi puisqu’il a reçu le premier prix. Son impro était sombre, retenue, mystérieuse. Le standard roulait, tournait élégamment. Un très joli final, surprenant, dans l’aigu. Avec l’orchestre, il a accéléré le tempo, menant la troupe d’une main de maître. En trio, sa composition « Dark stories » est une superbe ballade avec là encore une fin surprenante.

 

PAUSE

 

Le quatrième candidat Vadim Neselovskyi (Ukraine/Allemagne) m’a prodigieusement agacé. Eblouissant de virtuosité technique mais des poses de poète maudit (cheveux au vent, bouche ouverte du nageur qui cherche son souffle, mimiques) prodigieusement agaçantes. Par ailleurs, il swingue comme une huître. Je pense qu’il s’est trompé de musique, de concours. Il ferait mieux de passer un concours dirigé par Pierre Boulez qui a horreur du Jazz. Là, il serait parfait.

 

Le cinquième candidat Sebastian Sternal (Allemagne) m’a enchanté. Malheureusement, le jury ne m’a pas suivi. En solo, il nous a délivré un rigodon sautillant et charmant en impro. Sur le standard, il  a attaqué lentement, accélérant progressivement. Une version chantante et touchante. Il est entré dans le jeu de l’orchestre comme s’il le connaissait depuis toujours. En trio, il nous a livré une ballade cool, relax, classieuse comme disait Serge Gainsbourg, Ghana. Du Jazz et du meilleur, baigné d’influence romantique sans perdre de vue le Swing. Pour la multiplicité de ses talents et sa maturité, je vote pour Sebastian Sternal. Le Grec est très doué mais il n’a que 19 ans et a encore besoin de mûrir pour donner tous ses fruits. C'est l'avis de Mademoiselle F et je le partage.

 

Résultat final.

 

Après 80mn, et non 45 comme indiqué, de délibéré, Martial Solal a proclamé les résultats. Dans l’attente, Mademoiselle F et moi avons eu le temps de dîner, de revenir dans la salle où François Moutin a profité de la présence d’un Fazoli de concert, un vrai crocodile avec toute sa queue, pour jouer le Blues pendant que le public restant bavardait.

 

Deux mentions pour deux musiciens absents de la finale :

-         André Joseph Petersen, Afrique du Sud

-         Dimitar Bodurov, Bulgarie

-          

Prix du jeune soliste :

Alessandro Lanzoni, 18 ans, Italie

 

4e prix :

Sebastian Sternal, Allemagne

3e prix :

Thomas Ehnco, France

2e prix :

Vadim Neselovskyi, Ukraine/Allemagne

 

Grand prix de la ville de Paris :

Nikolas Anadolis, Grèce

 

Les trois premiers ont joué le dimanche 24 octobre à 17h à l’Alhambra en trio avec les frères Moutin. Comme je n’y étais pas, je n’en parlerai pas. Comme lors du concours 2006, je regrette que le jury ne soit pas composé uniquement de pianistes de Jazz afin que le jugement ne soit porté que par des pairs comme c'est le cas dans les concours internationaux de musique classique. Manquaient dans ce jury Enrico Pieranunzi, Marc Copland, Kenny Barron, Antoine Hervé par exemple.

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Charlie PARKER - Bird et son héritage par Jacques Vidal le 28 octobre à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Charlie Parker: Bird et son héritage 

par Jacques VIDAL
 

Le jeudi 28 octobre 2010 à 20 heures précises
 
 Jazz Club de l' Abbaye
22 rue Jacob - 75006 Paris (Métro Saint-Germain-des-Prés)


 La soirée sera présentée par Franck MEDIONI journaliste et écrivain.
 
  Yannis PERRIN, co-auteur de Jazz Quiz   (Editions Les Beaux Jours)
animera un quiz sur Charlie Parker
La photograhie de Pierrick Pédron est l'oeuvre du Surprenant Juan Carlos Hernandez.
pierrick-p-dron.jpg
 
Pierrick PEDRON: saxophone alto
Alain JEAN-MARIE: piano
Jacques VIDAL: contrebasse
Philippe SOIRAT: batterie

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