Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

" Lume Lume " Elina Duni Quartet

Publié le par Guillaume Lagrée

Lume Lume

Elina Duni Quartet.

Meta Records. 2010.

 

Sortie le mercredi 13 octobre 2010                

 

EN CONCERT

 

16 octobre Théâtre du Vésinet (en première partie de Manu Katché)

21 octobre Tourcoing Jazz Festival, Tourcoing

25 octobre La Traversière, Paris

26 octobre Kleintheater, Luzern,Schweiz.


Elina Duni: chant

Colin Vallon:piano

Bäns Oester: contrebasse

Norbert Piammatter: batterie

 

088_27022010ElinaDuniAMRGeneveparJCHernandez.JPG

La photographie d'Elina Duni est l'oeuvre du Montagnard Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Le Jazz est né d'une migration vers l'Ouest, de l'Afrique et de l'Europe vers l'Amérique. Le voici qui revient vers l'Est de l'Europe avec cet album albano-helvète. Une chanteuse d'origine albanaise vivant en Suisse accompagnée d'un trio de Jazzmen helvétiques, tel est le casting surprenant de cet album.

 

Un seul point commun réunit l'Albanie et la Suisse: les montagnes. Et pourtant ça marche. Personne ne renonce à son identité. Tout se mélange pour former une nouvelle alliance musicale née du mariage du chant balkanique mystérieux, étrange, passionné allié à la douceur paisible de Jazzmen suisses.

 

Quand vous lirez ou relirez Ismael Kadaré, l'écrivain albanais que le comité Nobel oublie honteusement de couronner depuis 30 ans, écoutez en accompagnement cette musique. La belle Elina et ses hommes vous emmèneront à tire d'ailes au pays des Aigles, des montagnes de Suisse à celles d'Albanie. Attention, le charme, l'envoûtement de cette musique sont de plus en plus forts au fil des écoutes. Vous voilà prévenus lectrices curieuses, lecteurs voyageurs.

 

Pour qui, comme moi, ne parle pas l'albanais, les textes sont traduits en anglais dans le livret de l'album. Album qui se termine d'ailleurs en anglais par une reprise de Nick Drake " The Riverman ". Une chanteuse suisse albanophone accompagnée de Jazzmen suisses romands chantant de la pop music anglo saxonne dans un album édité par une maison de disques allemande, telle est la merveille du monde globalisé dans lequel nous vivons. Et c'est ainsi que Mercure est grand (Hommage à Alexandre Vialatte, Chroniques de la Montagne).

Partager cet article

Repost0

Sélection de concerts pour octobre 2010 à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Lectrices curieuses, lecteurs affamés, voici ma sélection partiale, inique et personnelle de concerts de Jazz pour octobre 2010 à Paris, Ile de France, France, Union européenne.

 

La scène Jazz est peuplée de minettes qui minaudent, remplissant de leurs bavardages ineptes les stations de radio et les clubs de Jazz. Rares sont les chanteuses qui chantent et nous parlent. Réjouissons nous. Deux d'entre elles seront en concert en octobre à Paris:  Claudia Solal pour ouvrir le mois,  Elise Caron pour le finir. Entre les deux le concours international de piano Jazz Martial Solal de la ville de Paris nous permettra de distinguer les jeunes dompteurs de crocodiles d'avenir.

Elise-Caron.jpg

 La photographie d'Elise Caron est l'oeuvre de l'Admirable Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Vendredi 1er octobre 2010 à 21h00, Claudia Solal assurera le  Room Service au Sunside. Ce genre d'hôtel ne figure pas dans les guides touristiques. C'est dire s'il vaut le détour.

 

Mercredi 5 octobre à 21h00, le tromboniste et conquiste Sébastien Llado mettra le feu à la piste du Sunset.

 

Lundi 11 octobre à 21h00 au Sunside, le trop rare pianiste américain  Fred Hersch rendra hommage à Antonio Carlos Jobim en compagnie d'un invité mystère. Inutile de me soudoyer. J'ignore de qui il s'agit.

 

Samedi 16 octobre, à 21h00 au Sunset, hommage à Bill Evans, mort en 1980, par le duo Laurent de Wilde (piano)/ Eric Le Lann (trompette).

 

Lundi 18 octobre à 20h30 au cinéma  Le Balzac hommage à  Martial Solal dans le cadre du concours international de la ville de Paris qu'il préside: concert avec  Tigran Hamasyan puis projection du film " Martial Solal: Jazz never ends ".

 

Le même lundi 18 octobre à 21h00 au Sunside, Marc Copland jouera en trio du piano. Vous aurez donc le choix ce lundi là entre le piano flamboyant et le piano intimiste. Bande de veinards!

 

 

Mercredi 20 octobre à 20h30 au Baiser Salé, une bizarrerie électro poétique avec la rencontre Guillaume Perret/ Médéric Collignon.

 

Samedi 23 octobre à 19h30 et Dimanche 24 octobre à 17h, concerts des lauréats du concours Martial Solal à l'Alhambra.

 

Mercredi 27 octobre à 20h ET 22h, le pianiste Bill  Carrothers sera en concert en trio au Duc des Lombards.

 

Dimanche 31 octobre, pour finir le mois en chantant, Elise Caron se produira au Sunset à 21h.

Partager cet article

Repost0

Le trio à cordes de Stéphane Kerecki au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Paris. Le Sunset. Vendredi 24 septembre 2010. 21h30.

 

John Taylor: piano

Stéphane Kerecki: contrebasse

Nelson Veras: guitare

 

Concert diffusé sur Internet grâce à l'émission Jazz Club de France Musique.

 

John Taylor

La photographie de John Taylor est l'oeuvre du Magnétique Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Nelson n'est pas encore arrivé. Ils commencent en duo. Stéphane lance, John relance. Grosse pulsation bien grave. Des notes de piano qui viennent comme des vagues lècher la grève. Maintenant Stéphane pose les fondations et John fait la décoration. A chacun son tour de prendre la main. Le Jazz est une musique démocratique.

 

John part sur un petit air léger, limpide. Ca coule comme une rivière. Grâce, fluidité, légèreté. C'est digne d'un chant d'oiseau au printemps. Les cordes pincées de la contrebasse font vibrer nos âmes égarées. C'est beau comme la campagne anglaise dans un tableau de Gainsborough.

 

Une ballade bien grave, profonde à la contrebasse. Le piano se pose dessus comme un doux nuage. John a pris la main en dentellier virtuose. Stéphane trace la route, John l'orne de fleurs. 

 

C'était " Kung Fu " (Stéphane Kerecki) suivi de " Windfall " (John  Taylor) et " Soon " (Stéphane Kerecki). C'est leur premier concert.

 

" Valse pour John " (Stéphane Kerecki). C'est une valse bien particulière. Ca balance comme un navire sous un doux zéphir. Ils montent en puissance d'émotion sans monter le son. Une merveille.

 

Nelson Veras monte enfin sur la scène. Jeu de cordes entre contrebasse et guitare. John entre subrepticement dans la musique, presque inaperçu mais bien présent. Bel ouvrage. Nelson déploie ses ailes et s'envole délicatement soutenu par le piano et la contrebasse. J'écoute et j'admire. C'était " Patience ".

 

" New arisers ". Ca se lève, se réveille comme le titre l'indique. La tension monte entre piano et contrebasse. Nelson vient y frotter ses cordes. Il y a là comme une idée d'Espagne, de fiesta au soleil mais sans espagnolade.

 

PAUSE

 

C'est le deuxième concert de Jazz de Mademoiselle F. Elle aime cette douceur sans mièvrerie, ce raffinement sans préciosité. Nous sommes tous deux fatigués par une dure semaine de labeur. Notre concert s'arrête là. Attendons l'album de ce trio subtil et élégant, à cordes et sans cri.

 

 

Partager cet article

Repost0

Exposition photographique permanente de Juan Carlos HERNANDEZ à Genève

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices fidèles, lecteurs assidus, vous avez certainement remarqué que le photographe exclusif de ce blog se nomme Juan Carlos HERNANDEZ, citoyen de Genève en Suisse. Il est notamment l'auteur de cette photographie de Francesco Bearzatti.

Francesco Bearzatti

 

 

Vous pouvez désormais aller admirer les photographies de Juan dans l'exposition " Un oeil sur le Jazz " qu'il a montée de ses blanches mains au restaurant " Côté cour côté jardin " à Genève.

 

 

7 tirages en 20x30 cm, 7 en 30x45 cm, 7 en 40x60 cm et 3 en 100x50 cm  vous y attendent.
Ce très beau et excellent restaurant - +41 - (0) 22 736 88 86 -  se trouve aux Eaux-Vives à la Rue de la Chapelle 8 et jouxte le Théâtre de l'Espérance.
Les heures d'ouverture sont les suivantes : 
Lundi au jeudi   10h à 23h 
Vendredi           09h à 01h
Samedi             17h à 01h
Si les photographies vous plaisent vous pourrez les acquérir moyennant phynances comme dit le Père Ubu. Ensuite  vous consulterez un banquier genevois pour faire fructifier votre investissement. " Si vous voyez un banquier genevois se jeter par la fenêtre, suivez le. Il y a de l'argent à gagner. " (Voltaire).

Partager cet article

Repost0

Word Out Trio at the Sunset in Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Word Out Trio

Paris. Le Sunset. Mardi 21 septembre 2010. 22h.

 

 Jim Funnell: piano

Olivier Degabriele: contrebasse

Thibault Pierrard: batterie

 

Voici un trio européen avec un Britannique, un Maltais et un Français. Il ne leur reste plus qu’à monter un dossier de financement auprès de la Direction  Générale Culture de la Commission européenne. En attendant, ils jouent. Le rythme est lourd, le tempo marqué, l’influence de  TS Monk évidente. Des petites broderies autour du thème pour alléger. Le trio est bien groupé sous la conduite du pianiste. Ca se calme. Léger tapotis des cymbales. La contrebasse est bien stable au centre. Le pianiste décale les sons. Une demoiselle brune sort son gros engin pour photographier le pianiste. C’est ludique, plein de petits sketchs autour du discours principal.

 

Après Monk, l’influence d’Ahmad Jamal. Après le poids, la grâce. Un brun barbu sort son gros instrument pour photographier à son tour. Le contrebassiste est le libero du trio. Il impulse le mouvement. Le pianiste cherche le batteur du regard en défi amical. La bonne pulsation est là. Il y a du flux et du reflux comme la Manche (Jim Funnell est britannique). Beau solo de contrebasse orné par le batteur aux balais orné de notes de piano qui tombent comme des gouttes d’eau. C’était « Spirit the snail » en hommage à un escargot, grand ami du compositeur, suivi de «  What is this thing called love »  transformé en quelque chose d’autre.

 

Pulsation régulière de la contrebasse et de la batterie. Le pianiste, lui, s permet des irrégularités. Ca coule de source. Jeu de balais très vif mais souple. Le contrebassiste est toujours bien en place. C’est son travail et il le fait bien. Le pianiste s’amuse autour de la mélodie. 


Une ballade à la Monk. Des éclairs de lumière dans la nuit. La tension monte. Cela devient plus romantique, plus lyrique. Un instant d’épanchement et ça s’arrête.

 

« Beans on toast » une composition en hommage au petit déjeuner anglais. Attaque en piano solo. Le petit déjeuner est tourmenté. Jim lance le trio joyeusement, vigoureusement. Le morceau est digeste contrairement aux vrais beans on toast (Horresco referens comme disait Virgile). Ca monte, se calme comme une bourrasque en mer. L’orage gronde à trois joyeusement, virilement. Fausse fin. Le contrebassiste vibre, danse avec sa contrebasse. Il nous fait partager sa joie. Le trio vogue sur des flots irisés. Beau dialogue piano/batterie très rythmique. La contrebassiste se tait. Ca roule, ça vibre avec un feeling latino. Le petit déjeuner anglais prend un sacré coup de soleil et de vent.

 

PAUSE

 

Il y a école demain. Il faut partir. M. Funnell, assis devant moi au concert, peut être fier de son fils Jim. Il a un bien beau trio qui nous promet d’autres soirées enchanteresses.

 

Partager cet article

Repost0

Pierrick Pédron European Meeting au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Pierrick Pédron. European Meeting.

Paris. Le Duc des Lombards. Vendredi 17 septembre 2010. 22h.

 

`pierrick-p-dron.jpg

 

La photographie de Pierrick Pédron est l'oeuvre de l'Onctueux Juan Carlos HERNANDEZ.

 

 

Pierrick Pédron : saxophone alto

Jesse Van Ruller : guitare électrique

Florian Ross : orgue Hammond 

Thomas Bramerie : contrebasse

Karl Jannuska: batterie

 

Première critique: Pierrick Pédron doit apprendre à cirer ses chaussures avant de monter sur scène. Là, il a l’air d’avoir traversé la Sierra Nevada avec.

 

Deuxième critique: le bar n'avait plus de curaçao bleu. Incident diplomatique avec les Antilles néerlandaises? M. P n'a pu se faire servir le coquetèle qu'il désirait.

 

Ca attaque groupé, solide, carré. Guitare et sax se croisent, s’entremêlent alors que la rythmique pousse derrière. Beau son de guitare clair, net, précis avec la base rythmique et de jolies variations par-dessus. Le guitariste, lui, porte des chaussures bien cirées. Il faudra qu’il explique son truc au saxophoniste. L’organiste, plutôt discret, se fait remarquer par des petites pointes de fantaisie. Il reprend la main. Karl hache menu ses cymbales. C’est de la bonne cuisine.

 

Ils jouent en lisant des partitions. Nouveau groupe, nouveaux morceaux. Le concept est plus Jazz en parallèle avec l’aventure Omry. Ca déroule tranquille sur un tempo vif. Bon massage auriculaire. Le guitariste est concentré et à l’aise dans son jeu. Un vrai bonheur. La guitare a 6 cordes comme le Colt a 6 coups. Etonnant, non ? C’était deux morceaux tirés de la comédie musicale « Un violon sur le toit » adaptés par le saxophoniste alto Julian Cannonball Adderley. : « Fiddler on the roof » puis « Swing Machine » la valse de la machine à coudre. Logique pour une comédie musicale yiddish. Je laisse aux lectrices perspicaces et aux lecteurs avisés le soin de deviner la marque de la machine à coudre.Cette fois il n'y a rien à gagner.

 

Une ballade « It never entered my mind ». Duo guitare/sax alto. La grande classe sans forcer. Avec de l’écoute, de l’émotion. Le guitariste joue la mélodie, le sax improvise. C’est un peu plus compliqué que ça. Deux chants se répondent. C’est très beau. Je peux pas mieux dire. C’est très beau. Solo absolu de sax alto. L’instrument chante sous les doigts du « Petit Géant » Pierrick Pédron. Le groupe redémarre après cette intro qui vaut bien mieux que des morceaux complets. Ca chaloupe, ça swingue. Le tempo accélère en douceur puis s’agite franchement. Démarrage en trombe puis ralentissement. Une vraie leçon de conduite. Maintenant ça swingue franchement. Ils se baladent mais ce n’est plus une ballade. La ballade reste bien agréable. Solo de batterie. Ca pétarade joyeusement. Swing, swing, swing !

 

« Waltz for a King » composition de Pierrick Pédron en hommage au saxophoniste anglais Peter King. Beaucoup d’affection et de respect dans ce morceau. Très belle berceuse énergique et émouvante à la fois. Le premier solo de contrebasse est grave, profond, boisé, viril. Thomas Bramerie fait bramer sa contrebasse. Orgue et batterie aux balais le soutiennent solidement et délicatement. Très joli final avec des effets mêlés d’orgue et de guitare par-dessus lesquels souffle le sax.

 

Une composition «  Tune Z » en hommage à Zorro ou à Bojan Z ? Ca pulse bien. Le contraste est saisissant entre l’aisance, la légèreté du jeu du guitariste et la concentration, la tension dans son regard. Il n’est pas facile de sonner facile. Jesse Van Ruler rules the guitar. Désolé mais le jeu de mots ne marche pas en français. Non loin de moi se trouve un couple de minets à croquer pour un dessinateur. Elle, cheveux longs et blonds, le teint trop blanchi, les lèvres trop rougies, les yeux trop soulignés portant une robe de velours bordeaux mordoré. Lui, brun, la casquette vissée sur le crâne, le pull over mauve porté à même la peau au col en V largement décolleté dévoilant un poitrail glabre. Elle bat la mesure de la tête, lui reste sage. Bref un couple de minets tout mimi ! Pendant ce temps, Pierrick, concentré, décolle puis atterrit pour laisser la contrebasse ancrer le groupe. Belles montées et descentes tout schuss sur le manche de la contrebasse. Le groupe repart et ça swingue, saperlipopette ! Joyeusement même, à la Rollins.

 

« Sarina » (Florian Ross). Swing funky. L’organiste se lâche enfin. Il attendait son morceau, le dernier. Jesse passe en un coup de main d’un Jazz classique à un Funk électronique. Il est bon de varier les plaisirs. Karl joue funky à la Motown. Duo basse/batterie. Ca pousse, lance, relance. Cette musique respire la joie de jouer ensemble. Ca change des albums de musiciens névrosés et complexés qui ont encombré ma boîte aux lettres à la rentrée. Mon ami M. P était venu de Nantes à Paris pour ce concert. Il n'a pas regretté le voyage.

Partager cet article

Repost0

Sélection de lectures et d'albums pour la rentrée grâce au BSC News

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 

 

Lecteurs exigeants, lectrices difficiles, la rentrée littéraire française frappe, comme à chaque mois de septembre. Plus de 700 romans publiés ce mois ci. Pour vous permettre de trier le bon grain de l'ivraie, le plus grand magazine culturel français en ligne, Best Seller Consulting News, a travaillé pour vous. Dans le numéro de septembre, vous trouverez une sélection de lectures pour la rentrée et ma sélection d'albums tirée de ce blog, à la rubrique Jazz Club, aux pages 110 à 114.

 

N'hésitez pas à aller regarder le résultat de nos travaux. Il vous suffit de cliquer sur la couverture du magazine et de faire défiler les pages avec les flèches. C'est gratuit. Bonne lecture.

 

Si l'album " Forever " du duo Cesarius Alvim (piano)/Eddie Gomez (contrebasse) vous enchante autant que moi, sachez que vous pourrez aller les écouter, les savourer, les admirer en tournée en France en octobre et novembre 2010:

  13 octobre Nancy Jazz Pulsations

14 octobre Salle Traversière Paris

15 octobre Nîmes Agglo. Jazz


16 octobre Jazz sur son 31


12 novembre Jazz au fil de l’Oise

 

Partager cet article

Repost0

Greg Houben Quartet meets Pierrick Pédron

Publié le par Guillaume Lagrée

Greg Houben Quartet meets Pierrick Pédron.

Un album Plus Loin Music. 2010.

Produit par Wooha.

Avec l'aide de la province de Liège et de la Communauté française de Belgique.

 

 

pierrick-p-dron.jpg

La photographie de  Pierrick Pédron est l'oeuvre du virtuose Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Greg Houben:trompette, compositions

Pascal Mohy: piano, compositions

Sal La Rocca: contrebasse

Rick Hollander: batterie

Pierrick Pédron: saxophone alto

 

Le casting est digne d'un organigramme de l'OTAN. Les compositeurs sont belges, le batteur américain et le saxophoniste français. Pour parler en termes footballistiques, ça joue Standard de Liège. S'il n'y a qu'une seule reprise, une composition du Brésilien Chico Buarque, Construçao, l'ensemble sonne comme un classique nocturne dans l'esprit du Kind of Blue de Miles Davis.

 

La musique n'est pas indispensable mais elle est bien agréable. Le quartet de Greg Houben est bien rodé. Pierrick Pédron y ajoute sa flamme emmenant la musique vers des horizons plus lointains.A savourer la nuit, au calme.

 

Ca fait du bien par où ça passe mais ça manque de surprise à part un bref instant de musique de cirque que je vous laisse trouver lectrices curieuses, lecteurs attentifs.

 

A découvrir sur scène à Paris au Duc des Lombards le vendredi 29 et le samedi 30 octobre 2010 à 20h ET 22h.

 

Partager cet article

Repost0

Le triumvirat de Larry Goldings au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Larry Goldings Trio.

Paris. Le Sunset. Dimanche 12 septembre 2010. 21H30.

 

 

Larry Goldings: orgue Hammond B3

Peter Bernstein: guitare électrique

Bill Stewart: batterie

 

 

Bill Stewart

 

La photographie de Bill Stewart est l'oeuvre du Malicieux Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Ca commence cool tout en douceur en trio. Nous sommes en pleine tradition Blue Note des 60’s. Ca monte doucement en puissance. Bill Stewart multiplie les pains comme le Christ aux noces de Cana. Larry soutient et Peter déroule aigu, précis, tranquille. La main passe. Larry  prend les commandes. Ca chauffe. Breaks de batterie qui mélangent les ingrédients de la sauce.

 

Morceau plus vif, plus pêchu. Ca swingue, ça tient chaud. Vu le public nombreux et la climatisation, pour une fois faiblarde, nous avons déjà chaud de toute façon. Ca tricote entre guitare et batterie. L’orgue fait la basse. Solo de batterie virevoltant, massant, profond.. Les tambours grondent, les cymbales vibrent. C’était « Jim Jam » dédié à Jim Hall par Larry Goldings précédé d’un morceau de Duke Pearson.

 

Solo de guitare pour introduire. C’est un morceau de Django Reinhardt. Hommage pour le centenaire. C’est très bien joué, dans l’esprit, mais modernisé. Le trio repart sur autre chose, plus noir, plus américain. Ca tourne très bien. C’est superpro mais de la part de musiciens de ce calibre je m’attendais à quelque chose de plus original, plus créatif. Ils sont vraiment dans la tradition Blue Note des 60’s. Nous sommes en 2010, les gars ! Try something else comme disait Ornette Coleman. Retour à Django pour le final en trio. Le titre de cette ballade m’échappe. Ce n’était pas « Nuages ».

 

Un morceau plus noir, plus funky, plus américain. Larry déploie la palette de son orgue. C’est chatoyant, mordoré. Peter prend la main et déploie à son tour ses ailes. Il surfe sur la vague créée par l’orgue et la batterie. Beau dialogue orgue/batterie légèrement ponctué par la guitare. C’était « Moto Moto » (Goldings).

 

Une ballade pour continuer. Enfin Larry sort des sons plus originaux, spatiaux dans l’aigu de l’instrument. Très joli solo introductif planant, sinueux avec une coloration baroque (Bach). Il revient à un son plus sombre, mat à la Eddy Louiss. Le trio repart avec les balais du batteur. C’est «  How deep is the ocean  ». Goldings reprend le thème dans l’aigu. La musique est ludique, cosmic comique, romantique. Enfin un son neuf et sur un standard de plus. Merci Messieurs.

 

Enchaînement sur un morceau plus vif au tempo latin, voir brésilien. C’est joyeux, pétillant. Riff d’orgue et de guitare. Le batteur se démultiplie. Il élargit l’espace, abat les murs du son. L’orgue suggère même un solo de sax. Le guitariste fait tourner un thème en boucle. Ca groove baby !

 

PAUSE

 

Il y a école demain. Il faut rentrer se coucher. C’était le premier concert de Jazz de Mademoiselle F. Elle a aimé.

Partager cet article

Repost0

Matthieu Marthouret Organ Trio accoste sur les rives du 38

Publié le par Guillaume Lagrée

Matthieu Marthouret Organ Trio.

Paris. Le 38 Riv. Jeudi 9 septembre 2010. 20h30.

 

 

Matthieu-Martouret-.jpg

 

 

 

La photographie de Matthieu Marthouret est l'oeuvre de l'Organique Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Matthieu Marthouret: orgue

Michael Valeanu: guitare électrique

Gautier Garrigue: batterie

 

Ca commence par une ballade bien classique, bien relax. Un ami est là avec sa compagne en fin de grossesse. De bonnes vibrations pour le bébé. Il faut commencer l'éducation musicale dès le plus jeune âge. Un jeune homme qui joue de la guitare en 2010 dans la lignée de Barney Kessel et Sacha Distel, c'est charmant. C'était " Paris Eyes " de Larry Young, le troisième homme aux claviers de Bitches Brew.

 

" Morning lights " ( Matthieu Marthouret). Ca sonne comme un réveil en douceur, Les lampadaires s'éteignent dans les rues alors que les phares des voitures sont encore allumés. Ca balance souplement. La ville s'éveille, bruisse, bouge, les muscles encore endormis.

 

" Tea times " (Michael Valeanu). Attaque funky, dans le grave de la guitare. C'est un thé corsé. L'orgue se fait planant. Groovy, baby! Le batteur joue sans regarder sa batterie tant il regarde sa partition. ca monte en puissance, chauffe le ventre et élève l'âme. Bons riffs finaux bien puissants entre orgue et guitare. Le batteur pousse par en dessous.

 

S'ensuit une ballade bien relax pour calmer le jeu puis ils enchaînent sur un morceau plus chaud, plus funky. Ca swingue joyeusement. C'était " La fatigue " (?) puis " The weird Monk " en hommage à Thelonious Sphere Monk  je suppose.

 

Un standard pour finir le set. " How deep is the ocean ". Chet Baker le chantait magnifiquement. Belle intro de guitare claire et mélancolique. Puis l'orgue ronronne, la batterie soutient, la guitare souligne. De bonnes sensations. C'est toujours bon pour le bébé.

 

PAUSE

 

Je ne suis arrivé  qu'à la fin de " French Corner " (Michael Valeanu). Impossible de juger de l'influence Nouvelle Orléans dans ce morceau.

 

" Playground " (Matthieu Marthouret). Le titre album. C'est un morceau joueur, enjoué comme son titre l'indique. Effet de wah wah sur la guitare. Bien maîtrisé et toujours dans un esprit jazz. Plus proche de Bubber Miley que de Jimi Hendrix. Pas de doute. Ce morceau assure méchamment.

 

" Milestones " (Miles Davis). Ca swingue bien. C'est relax. Le bébé n'est plus là pour en profiter. Ses parents sont rentrés se coucher. Le père était fatigué. En tout cas, l'ambiance est parfaite pour un jeudi soir après une longue et dure journée de travail. Par une soirée pluvieuse, cette musique tient chaud.

 

Un morceau au tempo plus rapide. Ca va vite même. Je m'endors, bercé en vitesse par ce trio organique. Le solo de batterie me réveille.

 

Voilà c'est fini. Il est temps de rentrer se coucher bercé par les bonnes vibrations procurées par l'Organ Trio de Matthieu Marthouret.

Partager cet article

Repost0