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Claudia Solal et Benjamin Moussay soldent leur galette de Porridge

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices fidèles, lecteurs sérieux, vous savez que je suis un fan invertébré de l'Enchanteuse  Claudia Solal.

 

En 2005, elle sortait un album en duo avec le Sorcier des claviers Benjamin Moussay intitulé  Porridge Days.

 

Je n'ai pas changé d'avis sur cet album que j'écoute toujours avec de grandes délices.

 

Pour la fin d'année 2010, cet album est vendu pour la modique somme de dix (10) euros. A offrir et à vous offrir.

 

Prière de passer commande de ma part auprès de la citoyenne Claudia Solal.

 

Merci de votre attention.

 

 


 

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Nuit Sonny Rollins sur France Musique du samedi 18 au dimanche 19 décembre

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Theodore Walter Rollins dit Sonny dit Saxophone Colossus dit The Buffalo dit The Boss of the tenor a fêté ses 80 ans en septembre 2010 par un concert géant à New York City, USA.

 

 

 

 

Pour ceux qui, comme moi, n'y étaient pas, Franck Médioni propose une nuit Sonny Rollins sur France Musique de 1h à 7h du matin le dimanche 19 décembre 2010.

 

Au menu, la musique de Sonny Rollins, des témoignages de ses musiciens, de saxophonistes français qui paient leur tribut au Maître.

 

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La photographie de Sonny Rollins est l'oeuvre du Colossal Juan Carlos HERNANDEZ.

 

 

Bref, mettez votre casque sur la tête, dites à votre chéri(e) que vous êtes insomniaque cette nuit, installez vous dans le canapé et gorgez vous de Jazz, de Calypso, de Funk. Si vous êtes veilleur de nuit dans un hôtel, policier, gendarme, pompier, infirmier, médecin, infirmier, barman, encore mieux, vous serez vraiment en éveil cette nuit là. Don't stop the carnival!

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Didier Lockwood retrouve Philip Catherine au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Didier Lockwood retrouve Philip Catherine au Duc des Lombards.

Paris. Le Duc des Lombards. Dimanche 12 décembre 2010. 20h.

 

 

 

 Didier Lockwood : violon

Diego Imbert : contrebasse

Philip Catherine : guitare électrique

 

C’est une soirée consacrée aux standards du Jazz. Je m’y attendais et ne suis donc pas déçu par l’annonce de Didier Lockwood.

 

« All the things You are ». Ca commence tout doucement à trois comme il se doit. C’est léger, aérien, entraînant, sans insister. Walking bass classique et solide. En arrivant de Paris depuis Bruxelles, Philip Catherine n’a pas perdu en route son inventivité. Il joue sec, nerveux et pourtant émouvant. La contrebasse fait le lien avec la Terre, la guitare lance et le violon décolle. Avec ce genre de morceaux, pour ces musiciens là, pas besoin de partition, à peine de répétition.

 

«  Someday my prince will come » la chanson de Blanche Neige dans le dessin animé de Walt Disney pour ceux qui n’ont pas vu un écran de cinéma ou de télévision depuis 60 ans. C’est une valse. Ah, la finesse du jeu de Philip Catherine ! Ce n’est pas par hasard s’il a joué avec Chet Baker en compagnie d’un autre Belge, Jean Louis Rassinfosse à la contrebasse (concert sublime à Bologne en 1985. C’est enregistré . Ca se trouve). Jolis sons aigus au violon. Ca swingue avec grâce.

 

Attaque de la guitare seule. C’est un Blues. C’est « Misty » dont Clint Eastwood fit un film, à partir de la version enregistrée par Erroll Garner au festival de Monterey, ville dont Clint Eastwood fut maire. Bien après le film. Vous suivez toujours ? Pas de doute, Catherine est plus puissant, plus émouvant que Lockwood. Ils jouaient ensemble il y a trente ans avec Christian Escoudé comme troisième larron. C’est dire s’ils se connaissent. Leur plaisir à se retrouver est manifeste et nous bénéficie.

 

Un standard français « Les feuilles mortes ». Que d’émotion contenue dans le jeu retenu de Philip Catherine ! De nombreux guitaristes volubiles et expansifs feraient bien de l’écouter. Quelle leçon de musique ! Inspiré à son tour, Lockwood trouve de fort jolis accents. Diego Imbert est un accompagnateur solide mais pas un soliste mémorable. Mon généreux voisin me propose de piocher dans son assiette de charcuterie car sa compagne et lui calent. Poli comme je suis, je ne refuse pas et joint donc les nourritures du corps à celles de l’esprit.

 

« I got rhythm ». C’est l’héritage de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli qui se joue ce soir. L’année du centenaire de Django se termine le 31 décembre 2010. Catherine ne copie pas Django même s’il en vient. Joyeux final à trois. Ils ont du rythme. «  Le plus important dans un morceau, c’est le début et la fin. Au milieu, ça ne regarde personne » expliquait Stéphane Grappelli à Didier Lockwood.

 

« Estate » chanté sous le titre « Un été » par Claude Nougaro. Philip Catherine le transforme en bossa nova. Grâce, légèreté, élégance. Lockwood est un virtuose mais, dès la première note, Catherine me touche plus, me parle plus que Lockwood dans un solo complet. Joli effet dans le final où le violon sonne comme une flûte.

 

Attaque nerveuse de la guitare. « Olé ! » dit Catherine. A nouveau « All the things you are » si je ne m’abuse. Mon voisin généreux a les mêmes manies que moi. Il note les titres des standards qu’il reconnaît pour mieux discuter du concert ensuite. Très brève citation de « La Marseillaise » au violon. Ca accélère, monte, vibre.

 

Le concert fini, je quitte le Duc des Lombards, satisfait de mon concert du week end, laissant mon voisin généreux et sa compagne s’offrir un second concert à suivre de ce trio. A eux d’en faire le commentaire, s’ils le désirent.

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Caravane Gazelle le mardi 21 décembre au Théâtre de Ménilmontant, mais oui Madame!

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Venez fêter l'hiver et la sortie du disque
' Caravane Gazelle ' sur le label Hybrid Music
le 21 décembre au Théâtre de Ménilmontant !

caravane_gazelle_21_12_2010

Auteur : Florence Prieur

Conteuse : Julie Martigny

Mise en scène : Illiche L'Hénoret

Création lumière : Marc Robidou

Compositeur : Olivier Calmel

Musiciens : quintette à vent ArteCombo

arte_combo_logo

Création de la version Spectacle de
' Caravane Gazelle '
le 21 décembre 2010 à 20h

Théâtre de Ménilmontant / 15 rue du retrait, 75020 Paris
Tel : +33 (0)1 46 36 98 60 begin_of_the_skype_highlighting              +33 (0)1 46 36 98 60      end_of_the_skype_highlighting / Métro Gambetta
Libre participation / réservation obligatoire
par téléphone ou par mail :
contact@artecombo.com / 06 67 61 85 03

>> en savoir plus

Infos, extraits, disques, presse, catalogue concerts : www.oliviercalmel.com

2010 Olivier Calmel
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Dave Liebman Quartet plays Ornette Coleman à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Dave Liebman Quartet plays Ornette Coleman.

Paris. Le Sunside.

Lundi 6 décembre 2010. 21h.

 

 

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La photographie de  Dave Liebman   est l'oeuvre de l'Irréductible Juan Carlos HERNANDEZ. Elle fut prise lors du concert du même groupe à Genève, Suisse, le mardi 7 décembre 2010.

 

 

Dave Liebman : saxophone soprano, flûte

Vic Juris : guitare électrique

Tony Marino : guitare basse électrique

Marco Marcinko : batterie, percussions

 

«  Smoking at the café ». Son planant de guitare électrique, très trafiqué, avec des ondulations électroniques. Le sax soprano vient s’y mêler. Tony commence à poser la ligne de basse. Le batteur tapote, ponctue, varie les effets. L’ambiance est à l’image du titre. Parole de non fumeur. La guitare est revenue à un style plus classique. Ca se ballade peinard. Ca pulse, vogue, dérive. La musique est à la fois rassurante et dérangeante. Bref c’est du Jazz. Ce soir j’ai pour voisine la Femme Poisson. Que fait la Femme Poisson dans un club de Jazz à Paris ? Elle dessine des Jazzmen. Comment ? Sur le vif, sur du papier à dessin, avec un marqueur, sa main droite et du talent. Je parlerai plus longuement des œuvres de la citoyenne Hélène Poisson lorsqu’elle exposera en mars 2011. A côté de la citoyenne Poisson, il y a un couple d’Italiens venu de Bologne. La femme écoute ravie, l’homme photographie. Je résume : j’écris, elle dessine, il photographie, ils jouent. Quatre arts réunis en même temps dans l’espace restreint d’un club de Jazz parisien. Merveille de la création ! Joie des Muses ! Vic Juris a l’air de sortir des studios des Nashville, Tennessee mais son jeu de guitare n’est pas précisément country ni même bluegrass. Batteur et bassiste sont discrets mais présents. Ils apportent le soutien qu’il faut à cette musique sans piano.

 

Démarrage du batteur aux balais. Un gros ours à lunettes au jeu puissant, fin, divers. Il vous entraîne dans sa danse, passe aux balais. Pulsion nerveuse de la basse. Guitare et sax viennent ponctuer. C’est plutôt funky mais à la manière d’Ornette Coleman. Ca accélère, devient puissamment rock’n roll. Tony fait vibrer les murs avec sa basse. Ca grogne, ça pète. Bien que Stéphane Portet, Big Boss du Sunset/Sunside, ait annoncé que Tony Marino joue de la contrebasse, la vérité m’oblige à lui apporter un démenti formel et public. Tony Marino joue de la guitare basse électrique. J’ai des témoins. Ca devient spatial. Chez les Français, je n’ai entendu que Jannick Top et Vincent Arthaud à ce niveau. La basse vrombit comme un B52. Le batteur déménage lui aussi. Non sans subtilité. Là est le charme. Ca avance, bifurque, relance. La rythmique monte en puissance alors que Dave déguste assis comme un vieux Sage. Martèlement funky, basique à la Al Foster. Gros son de basse à la Michael Henderson. Dave retrouve ses souvenirs de chez Miles Davis (1972-1974). L’instant d’après, ca se calme, descend en sourdine. Vic Juris sait aussi jouer funky, mouillé à la guitare comme les guitaristes de Miles entre 1972 et 1975. Final paroxystique à quatre. C’était « Stand of the furious » tiré de l’album « Quartet for the end of time » d’Ornette Coleman.

 

The thing that would never leave ” (Tony Marino). Retour au calme avec une ballade. C’est agréable mais le matériau de base est moins intéressant que les morceaux précédents.

 

« Una muy bonita » (Ornette Coleman). Vic commence seul tout en douceur. Dave prend sa petite flûte à bec, en bois. Un air latino s’élève. Attention, ce n’est pas de la Salsa banale. C’est une Salsa harmolodique. C’est beau, étrange, dansant comme les étoiles par une belle nuit d’été. C’est le genre d’instant magique après lequel je cours dans les concerts de musique improvisée. Et quand je le trouve, c’est très bon. Je peux pas mieux dire. C’est très bon. Dave est repassé au soprano. La musique vibre, danse, envoûte, enchante. La basse mène la danse merveilleusement soutenue par la batterie et la guitare. Dave reprend la main dans un style plus Jazz. La tension monte. Après une longue impro, le guitariste revient au thème. Il est si beau, si entraînant qu’il suffit à mon bonheur.

 

Solo de batterie aux maillets. Les tambours grognent de plaisir sous les tapotements de Marco Marcinko. Il passe aux baguettes et obtient des sons neufs en les faisant crisser. Retour à une pulsation funky avec la basse. Dave se rasseoit. Bon groove. La guitare tranche dedans mais sans brutalité. Silence pour le solo de soprano. Ca s’envole, virevolte, vibre, vit, grogne. Le groove remonte derrière. Son hyper funky, rapide, humide de guitare. Ca groove, baby !

 

PAUSE

 

« Dream of night » variation de Dave Liebman sur « Night dreamer » de Wayne Shorter. Ce soir, Dave n’a pas emmené son saxophone tenor. Je le regrette. Au soprano, il joue shorterien en diable. Imprévisible, remuant, mystérieux. Assis, Dave Liebman raconte la musique par ses mimiques, ses déhanchements. Il fait corps avec elle même lorsqu’il ne joue pas.

 

Attaque de la basse. Guitare planante. Batterie militaire. Sax saccadé. L’unique sujet des dessins de la citoyenne Poisson ce soir c’est Dave Liebman. Il faut dire que c’est un très beau poisson, respirant la musique par toutes ses branchies.

 

Deux morceaux tirés de l’album « Turn around » d’Ornette Coleman :

-         Lonely Woman

-         Turn around


Effets planants de guitare. Bruitage des percussions. Beaucoup de travail électronique sur la guitare. Marko ajoute ses grelots, ses jouets sonores. Tony travaille sa basse au corps. Dave a repris sa petite flûte à bec. Il arrive à la fameuse mélodie de Lonely Woman, une des plus belles jamais composées, à mon goût. Inépuisable. L’essence de la femme seule est résumée dans cette musique composée par un homme. Je peux me tromper puisque je suis un homme. Cependant, je me souviens avoir entendu Sophia Domancich (piano) le jouer en duo avec Henry Grimes (contrebasse) aux 7 Lézards, club parisien aujourd’hui disparu. Grand moment. La basse se met à planer avec la guitare qui joue toute seule grâce à la magie de l’électronique (thème en boucle). Dave revient au thème avec sa flûte. C’est si fragile et si fort à la fois. Bref, c’est beau, nom de Zeus !

 

« Turnaround » (titre éponyme de l’album). Le batteur commence aux balais et sifflote l’air. Basse et soprano s’ajoutent tout doucement à cette ballade. Le batteur passe aux baguettes et monte en puissance entraînant le groupe entier. La rythmique tourne bien, énergique. Ca réveille après minuit. Enfin, le guitariste lâche les chevaux rappelant le John Mac Laughlin de « Jack Johnson » (Miles Davis, 1970) mais sans copier. Le batteur grimace comme un diable sorti de sa boîte. Il en perd une baguette, en reprend une autre, sans perdre le beat. Bref, il fait le show chaud.

 

« Eden floor » morceau de l’album de Pat Metheny avec Ornette Coleman. Solo de soprano pour démarrer. Vic épluche, décortique sa guitare. La basse ondule comme un grand serpent alors que la batterie avance comme un cheval. Le son de la guitare semble glisser sur un coussin d’air : magie des machines. Le guitariste cite une chanson pop dont le titre ne me revient pas. Ils finissent en rythmique reggae déjantée.

 

Au rappel, ils jouèrent une folk song adaptée par Vic Juris. Nous étions environ 200 happy few à en profiter. Dommage pour les autres.

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Réclame pour le livre et les calendriers de Juan Carlos HERNANDEZ

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Lectrices fidèles, lecteurs attentifs, vous connaissez le talent du Resplendissant Juan Carlos HERNANDEZ dont les photographies ornent les articles de ce blog comme les enluminures les Bibles bénédictines du Duecento.

 

Peter Giron

 

 

La photographie de Peter Giron est l'oeuvre de Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Mon honorable associé vient de publier, en espagnol, un livre orné des textes de Carmen Bela Moreno,  Estelas de Jazz. Si vous lisez l'espagnol, ce livre vous réjouira. Si vous ne le lisez pas, il vous réjouira encore plus car cela vous donnera l'occasion d'apprendre la langue de Gabriel Garcia Marquez  . Si vous êtes rétif à l'apprentissage des langues étrangères, vous pourrez toujours vous gorger des images et vous amuser à deviner le sens des textes.

 

Par ailleurs, pour orner votre bureau,votre chalet, votre château en Espagne, vous pouvez vous offrir ses deux calendriers 2011:

- l'un consacré au Jazz

- l'autre à d'autres signes de Vie

 

Enfin, définitivement séduits par le talent de ce caballero, vous irez en Suisse, à Genève, où il naquit et vit encore, pour voir l'exposition de ses oeuvres. Là vous pourrez les admirer, les acquérir, les faire dédicacer par l'artiste et le saluer de ma part.

 

Ne soyez pas égoïstes: rien ne vous empêche d'offrir ses oeuvres à vos parents et amis.

 

 

 

 

 

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" Caroline Yes ! " Caroline

Publié le par Guillaume Lagrée

" Caroline Yes! "

Caroline

Zig Zag Territoires

Sortie le jeudi 20 janvier 2011

 

Caroline est composé de

Sarah Murcia: contrebasse, clavier

Gilles Coronado: guitares

Olivier Py: saxophones, flûte

Franck Vaillant: batterie, Simmons SDSV

et Oren Bleedew: guitare sur " Sweet Caroline "

 

Divers chanteurs et chanteuses sont invités. Un pour chacune des 15 chansons de l'album sauf une. A vous de trouver laquelle.

 

Sarah Murcia

La photograhie de Sarah Murcia est l'oeuvre de l'Impassible Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Puisque Sarah Murcia a créé un groupe nommé Caroline, il lui est apparu logique de chanter la gloire des Carolines. Comme la Dame  a quelques relations dans le merveilleux monde de la chanson (Katerine, Jacques Higelin, Rodophe Burger entre autres sans compter quelques Anglo Saxons), elle a su rassembler tout le monde sur ce projet mirifique. Il manque juste la chanson de " Caroline chérie ". Baste! Ne boudons pas notre plaisir. Cette musique est variée mais n'est pas de la variété. Elle est au format chansonnette (5mn maximum) sans nous prendre la tête avec des rengaines agaçantes. Elle est émouvante (Sweet Caroline, Caroline says), amusante (Tante Caroline), surprenante (Caroline). Elle permet de redécouvrir des classiques, de découvrir des nouveautés. Elle satisfera les esprits curieux et stimulera les habitués des chansonnettes radiophoniques.

 

Bref Sarah Murcia est une Dame du temps présent qui ne nous fait pas perdre notre temps. La multiplicité de ses talents, la diversité de ses relations, la richesse de ses investigations musicales suscitent l'admiration légitime de l'auditeur qui la propose en exemple aux demoiselles et aux dames de ses relations.

 

Lectrices curieuses qui désirez devenir ou demeurer une Caroline chérie, lecteurs amoureux qui chérissez une Caroline, il vous faudra attendre le  jeudi 20 janvier 2011 pour acquérir cet objet étrange et merveilleux, déclaration d'amour à toutes les Caroline. D'ici là, vous aurez eu le temps de revendre les cadeaux horribles (poële à frire, cravate à pois, ouvre boites électronique...) que vous aurez reçu le 24 ou le 25 décembre 2010. Un peu de patience. " Caroline Yes " le vaut bien. Je ne m'appelle pas Caroline, je ne connais pas de Caroline et pourtant je chante les louanges méritées de cette Caroline là. Suivez mon exemple. Vous ne le regretterez pas.

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Régis Huby et Yann Appery " All around "

Publié le par Guillaume Lagrée

" All around "

Musique de Régis Huby.

Textes de Yann Appery

Abalone Productions. 2010.

 

 

Régis Huby: violons

Maria Laura Baccarini: chant

Sabine Balasse: violoncelle

Jean Marc Larché: saxophone

Catherine Delaunay et Roland Pinsard: clarinettes

Olivier Benoît: guitares

Benjamin Moussay: piano (sauf n°4)

Sylvain Thévenard: piano (n°4)

Claude Tchamitchian: contrebasse

Guillaume Séguron: contrebasse et guitare basse électrique

Christophe Marguet: batterie

 

Un écrivain français, primé par le Médicis, qui écrit en anglais. Un violoniste diplômé du Conservatoire national de région Bretagne à Rennes qui a refusé de devenir une bête à concours classiques pour tracer son chemin de compositeur, arrangeur, interprète contemporain. Une chanteuse italienne qui chante en anglais avec une voix de lionne irlandaise à la Sinead O' Connor. Tels sont les trois ingrédients principaux de cet album digne d'être interprété comme une oeuvre complète, un opera d'arte sur les scènes les plus prestigieuses (Pleyel, Concertgebouw, le Met...).

 

C'est écrit, précis, arrangé, placé au millimètre. Le tout avec émotion, flamme, sens ( c'est une fable écologique qui nous est contée). Il y a certainement énormément de travail pour arriver à un tel résultat et pourtant l'auditeur ne le sent jamais emporté qu'il est par la puissance de cette musique qui mêle classique, jazz, contemporain avec quelques grains de Celte et de folie (Régis Huby est Breton). Bref c'est une merveille capable de satisfaire les esthètes les plus exigeants comme les amateurs de sensations fortes. A consommer sans aucune modération.

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Claudia Solal et Elise Caron enchantent en France et en Suisse en décembre

Publié le par Guillaume Lagrée

Pour ceux qui n'auraient pu aller les écouter à Paris en octobre, Claudia Solal et Elise Caron viennent à leur rencontre en décembre 2010 en France et en Suisse.

 

 

"Léo Ferré : Poète... vos papiers!" 2

 

 

par le sextet d'Yves ROUSSEAU
avec Maria Laura Baccarini et Claudia Solal, voix
Régis Huby, violons - Jean-Marc Larché, saxophones - Christophe Marguet, batterie -
et Yves Rousseau, contrebasse, compositions et arrangements.

les mardi 7 et mercredi 8 décembre 2010 à 20h30


SCENE NATIONALE DE SETE ET DU BASSIN DE THAU
La Passerelle
Boulevard Pierre Mendes France
34 Sete
04 67 18 68 66

Avec le soutien de la Ville d'Argenteuil , de la DRAC Ile de France, de l'ADAMI , de la SPEDIDAM et de la Région Ile de France

Par ailleurs, Claudia Solal sera en concert avec son propre quartet " Room Service " le samedi 11 décembre à 21h à Lausanne, canton de Vaud, Suisse, au club Chorus. Le genre de club qui rend encore plus regrettable l'inconfort du Sunset/Sunside à Paris.

 

 

Elise-Caron.jpg

La photographie d'Elise Caron est l'oeuvre de l'Extrasensoriel Juan Carlos HERNANDEZ.

Elise CARON, voix, Christine Chazelle (piano) et Michel Mussseau (piano-jouet, scie musicale)
dans "Chansons pour les petites oreilles"
Vendredi 17 décembre à 10h et 14h30 et Samedi 18 décembre à 17h00
au Théâtre de Laval- 34 rue de la Paix - 53000 LAVAL



le 19 décembre 2010 à 16h à l'Arrosoir
11, impasse de l'ancienne prison - 71100 Chalon sur Saône
Tel : 03-85-48-86-88

 

 Ce programme fut le premier concert de 4 de mes neveux âgés alors de 3 à 6 ans. Ils ont tous aimé ainsi que leur mère et tante de 36 ans et leur grand mère de 62. Allez y donc en famille des grands parents aux petits enfants.

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Pour ceux qui détestent le Jazz

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Certains musiciens détestent le Jazz par principe et par méthode. Ils abhorrent la permanence du beat, exècrent le lien avec la danse, abominent la répétition du schéma thème/solo/thème. C'est le cas d'Olivier Messiaen et Pierre Boulez par exemple.

 

D'autres individus, beaucoup moins respectables, détestent le Jazz par racisme et antisémitisme, bref par bêtise. " Le raciste se trompe de colère " (Léopold Sedar Senghor).

 

Grâce au " Dictionnaire de la bêtise et des erreurs de jugement " de Guy Bechtel et Jean Claude Carrière ( Bouquins, Robert Laffont, Paris, 1991, 820 p), voici un florilège de citations bêtes et méchantes sur le Jazz. Attention, c'est du lourd!

 

" Le jazz est cyniquement l'orchestre des brutes au pouce non opposable et aux pieds encore préhensifs, dans la forêt de Vaudou. Il est tout excès et par là, plus que monotone: le singe est livré à lui-même, sans moeurs, sans discipline, tombé dans tous les taillis de l'instinct, montrant sa viande à nu, dans tous ses bonds, et son coeur, qui est une viande plus obscène encore. Ces esclaves doivent être soumis, ou il n'est plus de maître. "

Revue musicale, Paris, 1920.

 

" Selon le docteur J.T Stevens, le goitre serait une des maladies que notre âge de la radio semblerait développer particulièrement. Les glandes endocrines fonctionnent en effet en collaboration étroite avec le système nerveux, et les épreuves que nous faisons subir à celui-ci affectent nos secrétions internes et, par là, tout l'équilibre de notre organisme. Le Dr Stevens va jusqu'à affirmer que, si la durée moyenne de la vie humaine est si basse, la faute en est surtout à l'hyperthyroÏdie qui détermine toutes sortes de maladies du coeur. Le jazz aurait produit une génération de malades qui s'ignorent ( Deutsche Wochenschrift) "

Les Primaires, janvier à juin 1937, p.322.

 

" Crépuscule du Jazz. Astre insolite surgi de l'occident avec la précision d'un magistral coup d'envoi, il  a éclairé la mêlée d'après-guerre de sa flamme dure et clignotante... Les années ont passé et l'on s'aperçoit aujourd'hui que l'incursion du jazz dans le domaine de l'art n'y a pas laissé de traces bien profondes. "

 Albert Gravier, Les Primaires, mai 1931.

 

 

" Alors que la musique de jazz proprement dite peut se recommander de ses origines nègres, l'apparition du swing est consécutive à la prédominance juive, tant parmi les compositeurs que les exécutants de cette musique dite légère. "

La Légion, revue française sous l'Occupation allemande, février 1942.

" Celui qui aime le jazz bientôt trahit sa Patrie "

Andreï Jdanov.

 

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