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Alain Jean-Marie Victorieux en trio au Café Laurent

Publié le par Guillaume Lagrée

Alain Jean-Marie Trio

Café Laurent

Paris, Ile de France, France

Vendredi 8 octobre 2021. 21h

 

Alain Jean-Marie: piano

Gilles Naturel: contrebasse

Arnaud Lechantre: batterie

Alain commence par un air qui swingue. Batteur aux baguettes. Bonne syncope. Un standard dont le titre m'échappe. Ca tourne bien. Je fermes les yeux pour savourer la musique. Solo de contrebasse véloce ponctué par le batteur aux baguettes et le pianiste qui plaque des accords de ci de là.

Un air plus sombre. Batteur aux balais. Rythme assez rapide. Alain Jean-Marie creuse dans le grave. " On green dolphin street ", un standard inusable. La main gauche s'allège alors que la main droite reste grave. Ca swingue de plus en plus. Le batteur passe aux baguettes. Premier break de batterie. Tranquille sans forcer.

Solo de piano en intro. La contrebasse reprend la vibration. Batteur aux balais. " Someday my prince will come " ( " Un jour mon prince viendra ", la chanson du film de Walt Disney " Blanche Neige et les 7 Nains ". Le dernier morceau enregistré par Miles Davis avec John Coltrane. Album " Someday my prince will come " . 1961). Joué avec relâchement et désir. Une partie du public écoute religieusement. Une autre bavarde à voix haute. Il faut savoir en faire abstraction notamment durant le solo de contrebasse.

" Night in Tunisia " (Dizzy Gillespie). Batteur aux baguettes. Soirée de révision des classiques avec le Maitre Alain Jean-Marie, qui vient de recevoir une Victoire d'honneur aux Victoires du Jazz 2021. Ca balance comme il faut. Dialogue entre contrebasse et batterie ponctué par le piano. Ca swingue terrible.

Un petit air latino. " Summertime " transformé par le Guadeloupéen Alain Jean-Marie.. Batteur aux baguettes. Sur ce tempo, ça swingue différemment, plus joyeusement.

Intro en piano solo. Ca ressemble à une biguine. Batteur aux balais. Nous voguons sous les alizés sur la mer des Caraïbes. Maillet main droite sur les tambours, balai main gauche sur les cymbales. J'imagine une belle fille danser, faisant tourner sa jupe, guidée par un homme en symbiose avec elle.

" What is this thing called love? ". Un standard. Batteur aux balais. Ca balance en souplesse. Solo de contrebasse chauffé doucement par le batteur aux balais. Le pianiste joue le thème par intermittences et fulgurances. Break de batterie aux balais.

Alain Jean-Marie enchaîne sans attendre la fin des applaudissements. Là, c'est clairement une biguine. Le précédent thème latino était plutôt afro-cubain. Ca sautille. Une dame assise devant la scène danse sur son fauteuil. Le thème est joyeux mais toujours avec cette pointe de nostalgie propre à Alain Jean-Marie. Le serveur danse franchement. Heureusement, sa bouteille de champagne est vide. Pas de risque pour les voisins. Batteur aux baguettes. Le pianiste garde la main. Cette musique, c'est chez lui. Contrebassiste et batteur accompagnent seulement.

PAUSE

Le trio repart sur un standard dont le titre m'échappe mais pas l'air. Batteur aux balais. Tempo veloce. Batteur aux baguettes. Ca swingue d'entrée. La pause n'a pas refroidi les musiciens. Retour aux balais pour chauffer le solo de contrebasse. La petite dame brune assise devant la scène ne s'est pas refroidie non plus. Elle bouge des pieds, des jambes, de la tête, des cheveux qu'elle porte fort longs d'ailleurs. Elle finit par se joindre à la fête pour chanter des paroles en français sur l'air de Misty d'Erroll Garner. Sans microphone. Il n'y en a pas sur la scène du Café Laurent. Question de principe. Son chant et son jeu sont expressifs et bien en rythme. Respect. J'avoue ne pas connaître cette version française de Misty. Après avoir assuré sur scène, la dame revient s'asseoir sur son fauteuil, juste devant, pour apprécier la musique. Solo bien chaud et doux de la contrebasse. La dame remonte sur scène chanter sa chanson d'amour avec passion. Elle monte bien sa voix soutenue par la rythmique. Nous chantons tous avec elle la phrase finale " C'est un grand amour ".

Un air brésilien. " Mas que Nada " (Jorge Ben). La reprise de Sergio Mendes est plus célèbre que la version originale de Jorge Ben. Batteur aux baguettes. La dame qui bavardait à voix haute au 1er set danse au 2e. C'est plus sympathique. La chanteuse chante depuis son fauteuil. Bonne ambiance. Le Caribéen Alain Jean-Marie nous emmène au Brésil

Le batteur reste aux baguettes. Un air swinguant en diable. Du hard bop des années 60 je pense. Le titre m'échappe. 

Changement d'ambiance avec une ballade. Batteur aux balais. Le trio est langoureux et voluptueux à souhait avec une pointe de nostalgie. Le titre m'échappe de nouveau.

" All the things You are " . Une des 7 chansons qu'il suffit de connaître pour devenir musicien de Jazz selon Lee Konitz (1927-2020). Batteur aux balais. C'est joué avec science et fraîcheur, alliage rare et irrésistible à mes oreilles. Le batteur passe aux baguettes. Ca swingue plus tout en restant sur le thème. Dialogue entre la vibration de la contrebasse et la ponctuation de la batterie.

Le trio enchaîne tout de suite. Très professionnel. Batteur aux baguettes. Un standard. " I remember April ". En octobre, il est toujours temps de se souvenir d'avril. Solo du batteur aux baguettes sur les tambours. Bondissant sans forcer.

Un Blues qui swingue. Le titre m'échappe. Arnaud Lechantre reste aux baguettes. Ca balance sérieux entre main gauche et main droite. Nom de Zeus, ça balance!

Alain Jean-Marie commence un air qui sonne caribéen. Batteur aux baguettes. Le rythme du balancement change. Arnaud Le Chantre crée la vague, Gilles Naturel le courant et Alain Jean-Marie pilote le voilier qui vogue dessus. 

Un classique du Be Bop pour finir en gaieté ce beau concert.

La vidéo ci-dessous, a été enregistrée en concert à Paris, au Sunside, le 22 août 2018, avec Alain Jean-Marie (piano), Lukmil Perez (contrebasse) & Felipe Cabrera (batterie). A consommer sans modération.

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Mauro Gargano nous emmène dans les Nuages au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Nuages par Juan Carlos HERNANDEZ

Nuages par Juan Carlos HERNANDEZ

Mauro Gargano Quartet

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Jeudi 7 octobre 2021. 21h

Concert de sortie de l'album " Nuages " célébré sur ce blog

Mauro Gargano: contrebasse, composition, direction

Patrick Goraguer: batterie

Giovanni Ceccarrelli: piano

Matteo Pastorino: clarinettes

L'album comme le concert de sortie furent maintes fois reportés à cause d'un truc mondial qui a bloqué les artistes et les spectateurs pendant un certain temps. Enfin, ce soir, à Paris, au Sunside, ils jouent l'album " Nuages " acclamé sur ce blog. L'album est inspiré par le poète, écrivain, cinéaste, scénariste, documentariste, journaliste et militant italien Pier Paolo Pasolini (1922-1975). Plus précisément par " Che cosa sono le nuvole ? ", film de Pasolini au sein du film collectif " Capriccio all'italiana " (1968). Pasolini a écrit la chanson antonyme de son film.

 

Pour commencer, la chanson qui a donné l'idée de l'album . " Che cosa sono le nuvole? " chanté dans le film par Domenico Modugno (1928-1994), l'immortel auteur de " Nel blu dipinto di blu " ( chanson mondialement connue sous le titre de " Volare "). Une ballade mystérieuse, aérienne à souhait. Batteur aux balais. La clarinette reprend le chant alors que la rythmique nous masse les tympans. Nostalgie, tendresse, grâce. La classe à l'italienne. C'est beau comme une après-midi d'automne devant la Mer Méditerranée avec les pins qui se balancent au gré du vent. Macche bella la musica!

Le piano installe une autre ambiance mystérieuse prolongée par les grattements de la contrebasse et le doux massage des balais sur les tambours. La clarinette sinue avec gravité. Mauro Gargano passe à l'archet pour prolonger le son. Je vois les nuages glisser doucement dans l'air au rythme de la musique. Patrick Goraguer tapote ses tambours à mains nues. Retour tout en douceur avec le piano qui nous hypnotise. Le batteur a repris les baguettes faisant tinter doucement les cymbales. Le quartet monte doucement en puissance puis redescend tout doucement avec la contrebasse sous l'archet et le batteur aux balais. C'est moelleux. Con morbidezza.

Clarinette basse. Un morceau au tempo plus rapide. Batteur aux baguettes. Les nuages passent plus vite, plus joyeusement, pas menaçants du tout. Des gentils nuages blancs qui courent comme des moutons dans le ciel. La rythmique tourne joyeusement, plus jazz tout à coup. La clarinette basse virevolte joyeusement. Premier solo de contrebasse. En pizzicato. Subtilement ponctué par le piano et chauffé par le batteur aux balais. Un bébé pleure au fond de la salle. Trop jeune pour ce concert. Je pense que son père est sur scène. Il s'arrête vite. La musique marche sur lui aussi. Que ça fait du bien un tel concentré de beauté! Fin énergique. Ca remue, sapristi!

Nouvelle ballade hantée. Le piano installe l'ambiance. Contrebassiste à l'archet. Batteur aux maillets. Jolis effets de cliquet de la clarinette basse. Le son se coupe, se relâche, s'étire. Maillet main droite, balai main gauche puis balais. La musique me fait décoller. Un vrai tapis volant par delà les nuages. Dialogue fragmenté entre le pianiste et le batteur aux balais puis aux baguettes. Retour aux balais pour le solo de contrebasse doucement chantant. La clarinette basse reprend son chant méditatif. Silence. Personne n'applaudit le solo de contrebasse. Le public reste concentré.

En fait, ils ont joué 2 morceaux:

- Danza della sera. Cf vidéo sous cet article. Hommage à Ketra & Cie (?. Pas sûr du nom. Les experts du rock psychédélique italien ont droit de me corriger) , premier groupe italien de rock psychédélique dans les années 70. Morceau dédié à son fils, le bébé mentionné plus haut dans cette chronique. Comme je le supposais, son père joue sur la scène du Sunside en ce moment.

- Venere allo specchio ( Venus au miroir, thème classique de la peinture européenne. La plus célèbre est celle de l'Espagnol Diego Velazquez)

" Il papunno ". Cf extrait audio au  dessus de cet article. En Italie du Sud (Mauro Gargano vient de Bari, Pouilles, Italie), c'est une sorte de fantôme qui fait peur aux enfants. Clarinette basse. Solo de contrebasse. Batteur aux maillets. Un rythme de marche lente comme celle des Pénitents à Pâques dans les Pouilles. La clarinette basse ondule doucement comme les grands chapeaux pointus des pénitents. Maillet main droite, balai main gauche. La tension monte avec le passage de la main droite à la baguette. Maillet main gauche. Retour de la rythmique au calme avec le batteur aux balais. Un petit garçon s'est endormi. Il est parti dans les nuages. La rythmique part en ballade tranquille avec le batteur aux balais. Le quartet repart plus énergique avec le batteur aux baguettes.

PAUSE

Solo de contrebasse. Les enfants sont partis dormir, la tête dans les nuages. Des fans adultes prennent des photographies des musiciens. Solo de piano souple et bondissant. Clarinette basse rêveuse à souhait. Batteur aux balais puis aux baguettes per un tempo più agitato. C'était " L'isola di Arturo " inspiré du roman d'Elsa Morante. L'île c'est Procida au large de Naples. 

" Pasolini (Nubi di periferia)". Contrebasse à  l'archet. Longue vibration. Morceau sombre. Les nuages sont noirs et de banlieue (periferia in italiano).  Batteur aux baguettes. La clarinette grogne.

Solo de contrebasse sur un tempo rapide. Le batteur tapote doucement aux baguettes. Clarinette sautillante, " Squëdishë ". A Bari, porte de l'Orient, le dialecte mélange l'albanais, le grec, l'arabe, l'espagnol, le français et même l'italien. 

Ce morceau n'est pas présenté tant il fait partie de la culture française. " Nuages " (Django Reinhardt). Django l'a enregistré avec clarinette dès la création de son morceau en 1940: Hubert Rostaing & Alix Combelle. Très gentiment, Mauro Gargano présente ses émissions et leurs oeuvres personnelles. Un hommage à Ennio Morricone par Giovanni Ceccarelli, le pianiste. La " Suite for Modigliani " de Matteo Pastorino, clarinettiste. La participation de Patrick Goraguer, au piano, à l'album de Chris Jennings, contrebassiste canadien.

De jolis nuages blancs se promènent au dessus de la Seine à Samois/Seine où Django aimait pêcher à la mouche et jouer au billard, là où il est mort et enterré. Très joli village où je suis passé à pied par le  sentier de la Seine GR2 qui relie Dijon au Havre en passant par Paris. Batteur aux balais. Ca tourne. Solo de contrebasse délicieusement chauffé par le batteur aux balais. Le pianiste ponctue subtilement. Le quartet repart en finesse avec le batteur aux baguettes.

Patrick Goraguer est le fils d'Alain Goraguer (1931), pianiste, compositeur et arrangeur pour Boris Vian, Serge Gainsbourg, Jean Ferrat et bien d'autres. Go, go, Goraguer! Une jeune spectatrice aimerait rencontrer le contrebassiste. Un spectateur lui explique qu'elle arrive trop tard. Non seulement, il est en couple mais, en plus, il est jeune père de famille. Voir le bébé cité plus haut dans cette chronique. C'est la seule déception de la soirée pour cette auditrice. Pour ma part, il n'y en eut point. 

La photographie des Nuages est l'oeuvre du Météorologique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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Les lauréats des Victoires du Jazz pour 2021

Publié le par Guillaume Lagrée

Pierrick Pédron par Juan Carlos HERNANDEZ

Pierrick Pédron par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, voici la liste des lauréats des Victoires du Jazz pour 2021.

Film documentaire diffusé sur France 5  vendredi 5 novembre 2021 à 23h05 (heure de Paris).

Artiste instrumental: Pierrick Pédron (Bretagne, saxophone alto). Individu très favorablement connu de nos services. Cf photographie au dessus de cet article.

Artiste vocale: Isabel Sorling (Suède)

Révélation: Sélène Saint-Aimé (Martinique, contrebasse & chant)

Groupe: Belmondo Quintet (Provence)

Album Jazz: " MP85 " Michel Portal (Pays Basque, clarinettes). Individu très favorablement connu de nos services. Cf photographie et vidéo sous cet article. L'album ne m'est pas parvenu. MP85 comme Michel Portal 85 ans.

Album de musique du monde: " La grande folie " (San Salvador, Occitanie). L'album ne m'est pas parvenu.

Victoire d'honneur: Alain Jean-Marie (Guadeloupe, piano). Individu très favorablement connu de nos services. Cf extrait audio au dessus de cet article. 

Lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, voici la bande annonce du film des Victoires du Jazz 2021 tourné à Paris, aux Folies Bergère.

 

Les photographies de Pierrick Pédron & Michel Portal sont l'oeuvre du Fougueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de ces oeuvres sans l'autorisation de leur auteur constituent une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Michel Portal par Juan Carlos HERNANDEZ

Michel Portal par Juan Carlos HERNANDEZ

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Médéric Collignon Quartet joue Miles Davis au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Médéric Collignon joue Miles Davis

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Samedi 2 octobre 2021, 21h30

Médéric Collignon: cornet, voix

Yvan Robillard: piano, Fender Rhodes

Stéphane Kerecki: contrebasse

Fabrice Moreau: batterie

Lectrices Cool, lecteurs Jazz, il n'a pu vous échapper que le Sorcier, le Prince des Ténèbres, Mr Miles Davis est mort le 28 septembre 1991. 30 ans après, la presse est remplie de sélections d'albums indispensables (j'en possède une vingtaine) & les clubs organisent moult concerts en son hommage. " Il paraît qu'il existe des gens qui ne possèdent pas d'album de Miles Davis chez eux. C'est quelque chose que je ne peux pas comprendre " (Charlie Watts, batteur des Rolling Stones).

J'étais au concert de Miles Davis à Saint Brieuc (22) pour le festival Art Rock le 26 octobre 1990. J'avais 19 ans et j'y emmenais mon frère Benoît Lagrée (1978-2013) dont c'était le cadeau de 12e anniversaire. J'ai encore l'affiche du Miles Davis World Tour 1990 peinte et signée par Miles Davis à mon domicile adoré.

Médéric Collignon, interprète prodigieux, va jouer Miles Davis à sa façon. Il n'a jamais été à un concert de Miles Davis mais il est imprégné de sa musique. 

" Fran Dance  (put your little foot right out)" composition de Miles Davis dédiée à son épouse Frances Taylor (1929-2018), danseuse et actrice, celle qui orne la pochette de l'album de Miles Davis " Someday my prince will come " (1961). A retrouver notamment sur les enregistrements des concerts du Miles Davis Quintet en Europe en 1960 avec John Coltrane ou Sonny Stitt au saxophone ténor. Ces Français jouent avec beaucoup de respect. Même mort, le Sorcier, le Prince des Ténèbres (cf album " Sorcerer " de Miles Davis) impressionne toujours. Le piano sonne comme un vieux piano de club de Jazz. Est-ce dû au piano, à la sono ou aux 2? Enfin, ça sonne vintage. Stéphane Kerecki & Fabrice Moreau se prennent pour Paul Chambers & Jimmy Cobb. Ils sont crédibles. Médéric chante le solo de trompette de Miles. Là, il ajoute sa touche personnelle. Sa voix est plus libre que son jeu au cornet. Little white motherfucker! aurait dit Miles Davis en souriant.

" So near, so far ". Tiré de l'album " Seven steps to Heaven " (1963) de Miles Davis. " So near, so far " (1992) c'est aussi le titre d'un album hommage à Miles Davis du saxophoniste ténor Joe Henderson.  Ce n'est pas une composition de Miles Davis. Yvan Robillard passe au Fender Rhodes alors que Miles Davis l'a enregistré avec Herbie Hancock au piano. Ca balance tranquille. Quand il chante, Médéric Collignon est plus libre. Il chante, scatte, éructe, grogne, souffle, comme lui seul sait le faire. Ca groove bien aussi en instrumental.

" Frelon brun " tiré de l'album " Filles de Kilimanjaro " (1968) de Miles Davis. Cf extrait audio au dessus de cet article. Morceau déjà diffusé dans un épisode de mon émission " Détours de France. La France à la lumière du Jazz " sur Couleurs Jazz Radio. Le feuilleton se poursuit en octobre 2021 et pour plus d'un an encore. Fender Rhodes contrebasse comme sur l'original. Une petite funkerie comme dit Médéric.Funk + Tuerie = Funkerie.  Logique. Ca groove terrible. Mon pied gauche bat la mesure plus énergiquement que sur les précédents morceaux. Yvan Robillard fait fumer le Fender Rhodes bien chauffé par la pulsation de la contrebasse et de la batterie. Solo de batterie où le temps est découpé par les baguettes sur les tambours. Fabrice Moreau a bien assimilé Tony Williams. Le quartet repart. Belle ballade hantée. 

Le Fender reste en place. Batteur aux balais. Une ballade. Ce morceau là ne me dit rien. Belle ballade hantée. Miles aurait mis à sa trompette une sourdine Harmon surnommée aujourd'hui sourdine Miles tant il en fit bon usage. " Tout de suite " extrait aussi de " Filles de Kilimanjaro ". Tous les titres sont en français sur cet album de Miles Davis. Médéric Collignon reprend ses prouesses vocales et Fabrice Moreau ses baguettes. Erreur de me part. En réécoutant la version de Miles Davis, il n'a pas mis de sourdine si mes sens ne me trompent pas.

" Joshua " (Victor Feldman). Extrait de l'album " Seven steps to heaven " (1963) de Miles Davis. Figure aussi sur l'album " So near, so far (musing for Miles) " (1992) de Joe Henderson. Toujours au Fender Rhodes alors que Miles l'a enregistré avec Victor Feldman lui même au piano. Bonne tension. La contrebasse en ajoute encore. Tout en souplesse et en relâchement. C'est du Miles Davis, sacrebleu! Médéric ne joue pas les grands classiques jusqu'ici. C'est un choix stylistique respectable. Médo scatte et tape des mains en réponse au clavier. Retour au piano avec un son plus heurté. Puis au Fender Rhodes avec un son plus velouté. Médéric chantonne superbement l'air de Joshua porté par la rythmique. 

PAUSE

" Directions 2 ". Ce morceau ne fut jamais enregistré en studio mais figure dans tous les concerts du Lost Quintet de Miles Davis en 1969 & 1970. Avec cette pulsation si particulière en boucle du Fender Rhodes et de la contrebasse. Mes deux voisins de droite vivent leur premier concert de Jazz à plus de 40 ans. Ils ne sont pas déçus du voyage. La preuve, ils restent au 2e set. L'un d'eux fut un étudiant de mon père, Michel Lagrée, à l'université Rennes II, il y a plus de 20 ans  Moment de partage inattendu. Bons roulements de tambour. Maintenant, c'est l'ombre de Jack de Johnette qui surgit du solo de batterie.

" All Blues " issu de " Kind of Blue " (1959), l'album le plus vendu de l'histoire du Jazz. A juste titre. Médéric a décidé de le jouer en mode mineur. Le détournement de majeur est légal, notamment en musique. Solo de contrebasse en pizzicato pour commencer. Rien à voir avec le thème mais bonne vibration. Mêmes les auditrices bavardes finissent par écouter. Le batteur arrive et le thème aussi. Yvan Robillard reste au Fender Rhodes alors que Bill Evans (compositeur du thème mais non crédité sur l'album. " Les artistes médiocres copient. Les grands artistes volent ". Pablo Picasso. Miles Davis était un grand artiste) le jouait au piano. Joué en mode mineur et au Fender Rhodes et au cornet à pistons, ça change vraiment le thème mais cela reste beau.

" Eighty One " un thème de Miles Davis & Ron Carter. Tiré de l'album " E.S.P " (Extra Sensorial Perceptions.1965) avec Frances Taylor en photographie sur la pochette de l'album. Celle de " Fran Dance ", joué au début du concert. Test pour savoir si vous suivez bien la chronique, lectrices Cool, lecteurs Jazz. Si vous n'avez pas suivi, reprenez la chronique au début. Solo de contrebasse bien puissant pour commencer. Normal pour un thème cosigné par Ron Carter. Fender Rhodes alors qu'Herbie Hancock l'a enregistré au piano sur l'album de Miles Davis. Ca marche. La demoiselle devant moi hoche sa tête blonde en mesure. Le son du cornet, dans l'aigu, vrille et transperce. Le jeu se calme et le groove se maintient. Hachures de basse et de batterie.

" Circle " tiré de l'album " Miles Smiles " (1967) où Miles Davis sourit sur la pochette. Médéric le renomme " New Circle " avec un arrangement personnel de ce Blues flottant. Duo piano cornet pour un morceau située à la fin de la période acoustique de Miles Davis (1945-1967). Médéric pose la ligne de basse avec sa voix pui passe au cornet. Dialogue entre un piano qui reste calme et une voix plutôt agitée. Médéric nous fait le solo de contrebasse avec la voix.

" Petits machins " (Miles Davis & Gil Evans). Tiré de l'album " Filles de Kilimanjaro " (1968) à nouveau. Retour au Fender Rhodes. Médéric chantonne l'air puis le quartet le joue. Haché, nerveux comme il faut. Ca attaque bien que Médéric le joue ou le chante.

Minuit est passé. Certains spectateurs sont déjà partis craignant que leur carrosse ne se transforme en citrouille. C'est l'heure du boeuf ( jam session in english) du samedi soir au Sunset-Sunside. Musiciens et spectateurs doivent céder leur place aux nouveaux arrivants. Chacun dans son rôle respectif. Pas de rappel. Cette relecture de l'oeuvre de Miles Davis de 1959 à 1969 par Médéric Collignon et ses hommes est donc finie.

Dans la vidéo ci-dessous, accompagné d'autres musiciens, en 2010, Médéric Collignon joue et chante " Mademoiselle Mabry " dédié à Betty Mabry (1945),  mannequin, chanteuse et 2e épouse de Miles Davis après la danseuse Frances Taylor, celle de " Fran Dance " mentionnée au début de la chronique, lectrices Cool, lecteurs Jazz ( " Ma femme est trop jeune et trop sauvage pour moi " déclara Miles Davis au juge lorsqu'il divorça au bout de 2 ans de mariage avec Betty Mabry), celle qui lui fit changer de vêtements et de musique le faisant passer des costumes italiens aux vêtements hippies et du jazz modal au blues cosmique de Jimi Hendrix.  " Mademoiselle Mabry " est aussi extrait de l'album " Filles de Kilimanjaro " (1968). C'est Betty Mabry dont le visage orne la pochette de l'album. Rien à ajouter.

 

Les photographies de Médéric Collignon & Stéphane Kerecki sont l'oeuvre de l'Irréductible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de ces oeuvres sans l'autorisation de leur auteur constituent une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Stéphane Kerecki par Juan Crlos HERNANDEZ

Stéphane Kerecki par Juan Crlos HERNANDEZ

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Lou Tavano enchante le Bal Blomet

Publié le par Guillaume Lagrée

Lou Tavano

Le Bal Blomet

Jeudi Jazz Magazine

Paris, Ile de France, France

Jeudi 30 septembre 2021, 20h

Concert de sortie de l'album " Uncertain Weather "

Lou Tavano: chant, paroles & musiques

Alexei Asantcheeff: piano, chant, guitare, paroles & musique

Guillaume Latil: violoncelle

Alexandre Perrot: contrebasse

Ariel Tessier: batterie

Lectrices patientes, lecteurs attentifs, vous avez noté la sortie de l'album " Uncertain Weather " de Lou Tavano en mars 2020 juste pour le premier confinement lié à la pandémie de Covid 21. Depuis, de confinement en jauge réduite, le concert de sortie a déjà été reporté 4 fois. Enfin, le groupe est là sur scène et je suis devant.

Fidèle à l'album. Un duo de chant entre pianiste et chanteuse. Double vibration violoncelle & contrebasse en pizzicato. Le batteur joue d'un balai dans la main droite, main gauche nue. " Simple ways to be ". Cf vidéo sous l'article. Une chanson simplement belle. Le pianiste joue et chante en même temps. Ceux qui ne chantent pas font chanter leurs instruments. Montée en puissance. Le violoncelle chante comme un sax alto sous l'archet de Guillaume Latil. Le groupe est heureux d'être sur scène et de jouer en public sans le truchement d'un écran. Cela se voit et s'entend. 

Une chanson en français. Celle que je n'aime pas sur l'album " Uncertain weather ". Là non plus. Une chanson triste. Lou attend. Pas Godot apparemment. Un écran lumineux indique le nombre de décibels atteint. 90Db pour l'instant.

Enchaînement sur une chanson en anglais. Batteur aux balais. Décollage en douceur. La voix rebondit souplement sur la double vibration de la contrebasse et du violoncelle. Batteur aux baguettes. Ca monte à 96Db.

Intro en résonnance entre les cordes du piano, du violoncelle & de la contrebasse, toutes pincées. Batteur aux maillets puis aux baguettes. Ostinato du piano que contestent les 3 autres musiciens. La chanteuse enchaîne ajoutant une tension supplémentaire.

Une chanson sur le fait d'avoir plusieurs personnalités en même temps qui se bousculent dans la même tête. Il s'agit de les réunir. D'où le titre de la chanson " As one ". Contrebassiste et violoncelliste étirent les sons sous leurs archets. Ariel Tessier fait grincer ses cymbales en les frottant des pointes de ses baguettes. Explosion du batteur aux maillets. Le volume descend, pas la tension. Ca se bagarre toujours là-haut, dans le cerveau.

Chanson écrite par Lou Tavano pour son papa qu'elle embrasse fort. " Le fil de la vie ". Cf extrait audio au dessus de cet article. Batteur à mains nues sur les tambours en dialogue avec la voix qui halète plutôt qu'elle ne scatte. La pulsation s'installe avec contrebasse et violoncelle frottés vigoureusement à mains nues. " La vie ne tient qu'à un fil. Moi, sa fille, je suis son fil ". Ce père peut être fier de sa fille. A sa place, je le serais. Joli duo langoureux entre voix et piano. Lou Tavano ne scatte pas. Elle vocalise. Cette chanson me touche droit au coeur. J'en ai les larmes aux yeux, chose rarissime dans un concert. Le contrebassiste est placé derrière la chanteuse. Sa main droite passe l'archet et semble caresser le dos de Lou. Très élégant et sensuel. Il y avait une photographie à faire.

Retour à l'anglais. Voix grave. Le piano aussi ainsi que la contrebasse. Puis la voix et le piano s'allègent.

L'album " Uncertain weather " fut écrit en Ecosse, terre natale de la mère d'Alexei Atsancheeff. La métérologie est réputée pour ses changements brusques en Ecosse. D'où le titre de l'album. " En Ecosse, il fait un temps pourri, tout ça, tout ça, on le dit pour rester tranquilles " dit Alexei Atsancheef. Pareil chez moi en Bretagne. Arrivés dans un pub écossais pour se réchauffer après une longue ballade au grand air, le patron du pub a appris que Lou chantait, a imposé le silence " Shut up! We've got a singer from Paris and she is gonna sing for us " (A dire avec l'accent écossais, le même que dans le film de Ken Loach, " La part des anges "). Elle est arrivée à chanter devant une centaine d'Ecossais échauffés aux pintes de bière (les Ecossais faisaient déjà de la bière au Néolithique. C'est démontré scientifiquement et la bière a été reproduite dans sa recette d'époque). Elle nous fait chanter " She is the only one to blame ". Lou Tavano tape des pieds sur la scène. Ca, c'est Ecossais. Les claquettes (tap dance in english) c'est un mélange de danses africaines, irlandaises et écossaises en Amérique. 

RAPPEL

Il y eut 2 chansons en rappel, dans une ambiance plutôt folk, en nouvel hommage au père de Lou qui est plus Rock & Folk que Jazz Magazine, organisateur de ce concert.

Jazz Magazine organise 2 concerts par mois au Bal Blomet à Paris en France. Affaire à suivre.

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Night Bus Second Trip fait halte au Bal Blomet

Publié le par Guillaume Lagrée

Bojan Z par Juan Carlos HERNANDEZ

Bojan Z par Juan Carlos HERNANDEZ

Night Bus

Concert de sortie de l'album " Second Trip "

Le Bal Blomet

Paris, Ile de France, France

Mardi 28 septembre 2021. 20h

Bojan Z: piano

Gary Brunton: contrebasse, compositions, direction musicale

Simon Goubert: batterie

Le trio commence direct. Simon Goubert installe une vibration constante et fluctuante. Piano et contrebasse marchent doucement. Le batteur ajoute de l'ampleur avec les cymbales. Vive l'Ampleur! Il passe aux balais. C'est bien une ballade. Le piano sonne le réveil. Toujours aux balais, le batteur met plus de feu et la contrebasse vibre plus fort.

La batterie vibre toujours sous les balais. La tension monte. Passage aux baguettes. La contrebasse impulse un tempo plus vivace. Ca biuge, virevolte. Dans ce trio, 2 musiciens sur 3 sont chauves mais les 3 ont un jeu touffu. Simon Goubert distribue des pains bien chauds. Puissante claque finale du trio. A la limite de l'exagération mais sans la franchir. 

Le premier morceau était tiré du premier album de ce trio, " Night Bus " et dédié au pianiste Michel Graillier (1946-2003). Le deuxième morceau est tiré de l'album " Night Bus, Second trip ", célébré sur ce blog et dédié à Blackpool, station balnéaire anglaise et à la fille de Gary Brunton. D'où le titre, " Blackpool Girl ". 

Un morceau dédié au chaton de la maison, Polka. " Polka's playtime ". Unchaton qui court et joue dans tous les sens avec une pelote de laine, une balle, tout ce qui bouge. Batteur aux balais. Le chaton met vraiment le bazar dans le jeu du pianiste mais il est tellement mignon que tout le monde lui pardonne.. Le batteur a repris les baguettes. Ca tape et sautille.

Solo de contrebasse paisible en intro. Lent, calme. Apparaît le beau thème de David Bowie (1947-2016), " Ashes to ashes ". Gary Brunton est Anglais, né en 1968. Il a grandi au son de cette musique. Pianiste et batteur ne jouent pas. Ils laissent le contrebassiste rendre hommage à son Aîné. Superbe solo captivant du début à la fin. 

Sauf que Gary Brunton était pressé de jouer ce thème qui était prévu plus tard dans le concert. Bojan Z est vexé de paraître comme le mec qui ne suit pas. 😎

" 83 bis " tiré de l'album " Night Bus ". Cf extrait audio au dessus de cet article. 83bis rue Doudeauville, 75018 Paris, France. L'ancienne adresse du CIM, école de Jazz où Gary et Bojan se rencontrèrent. La contrebasse installe la tension. Notes perlées du piano pour nous troubler. Le batteur est aux balais. Puis il passe aux baguettes faisant scintiller les cymbales. Puis il crée une tension plus sourde sur les tambours. Il passe aux maillets pour faire chanter les tambours. Le piano repart dans le grave en dialogue avec la batterie. Travail dans les cordes du piano en résonnance avec celles de la contrebasse. Bonne vibration commune. La balle rebondit sans cesse du pianiste au batteur en passant par la contrebasse.

" Retrouvailles " tiré de l'album " Night Bus. Second trip " célébré sur ce blog. Cf vidéo sous cet article. Le trio est en symbiose. Batteur aux baguettes. Un air joyeux et chantant. Quasiment une calypso tellement ça vibre bien. Les retrouvailles des vieux amis qui ont toujours des choses à se/nous dire. 

Intro en piano solo. Une ballade onctueuse à souhait. La batterie, caressée par les balais, me masse le cerveau. La contrebasse résonne doucement dans le ventre. Le piano brille doucement. Un peu plus d'intensité, de Blues, de Swing. De la balancelle, nous passons à la balançoire. Ca envoie bien. Je hoche la tête. Bonne vibration commune. C'était " Mingus House ". Un hommage au contrebassiste et compositeur américain Charles Mingus (1922-1979). 

" Havana Brown ". Est-ce un hommage à une race anglaise de chat ou à une chanteuse australienne? Je penche pour le chat. Le chat " Polka " évoqué plus haut dans cette chronique ne serait-il pas un " Havana Brown "? Un morceau énergique avec un léger accent caribéen. Ce qui serait un hommage au boxeur Panama Al Brown. Bonne vague. Simon Goubert lâche les chevaux. C'est puissant mais jamais désordonné. Bojan Z rétablit le calme au piano. Le batteur reprend les balais, le contrebassiste l'archet pour finir dans un glissando decrescendo.

RAPPEL

2 morceaux furent joué en rappel mais la chronique est finie.

La photographie de Bojan Z est l'oeuvre de l'Inéluctable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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Frédéric Borey invité du Patron au Café Laurent

Publié le par Guillaume Lagrée

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Christian Brenner Quartet

Le Café Laurent

Paris, Ile de France, France

Samedi 25 septembre 2021, 21h

Christian Brenner: piano

Bruno Schorp: contrebasse

Pier Paolo Pozzi: batterie

Frédéric Borey: saxophone ténor

Ce soir, Christian Brenner, le directeur artistique du Café Laurent, est au piano. Pas en cuisine mais sur scène avec son trio. Cf vidéo sous cet article. L'invité du trio est le saxophoniste ténor Frédéric Borey, très favorablement connu de nos services. Cf photographie et extrait audio au dessus de cet article.

Batteur aux baguettes. Ce doit être un classique mais je ne reconnais as ce thème. Ca swingue terrible. So, grave et viril du sax ténor. Ca tient chaud. Il ne fait pas froid dehors mais ça tient chaud. La température baisse dès que le sax ténor s'efface. Charmant Blues.

Pas capté le titre. Ca sonne Be Bop. Energique et saccadé. Batteur aux baguettes. Ca swingue bien. Mon pied droit bat la mesure. Le son du ténor sinue dans l'air. Premier solo de contrebasse. Bien boisé et musclé comme il sied. Ponctué par le pianiste et le batteur aux baguettes. Le pianiste enchaîne, le batteur lance son 1er break et le quartet repart. Frédéric Borey a un son superbe. " Come suona ! " lui dit Pier Paolo Pozzi.

Bruno Schorp lance le débat. Le batteur ponctue aux baguettes. Le quartet part sur un standard de Dexter Gordon. Je pense que c'est cela mais je peux me tromper. Frédéric Borey a le son qu'il faut pour le jouer. Plein, chaud, viril. La musique se projette et nous enveloppe dans une bulle confortable. Solo swinguant, perlé du piano bien poussé par la contrebasse et le batteur aux baguettes. 

Une ballade. Pier Paolo Pozzi reste aux baguettes en tapotant légèrement. J'imagine bien des balais là dessus. Le sax est devenu plus moelleux, plus langoureux. Je suis rassuré. Le batteur passe aux balais pour accompagner le solo de contrebasse subtilement souligné par le pianiste. Je suis placé du mauvais côté de la salle. 4 Italiennes bavardent derrière moi alors que le reste du public écoute. Pas de chance. Il a suffi que je l'écrive pour qu'elles se taisent. Magie de l'écriture! Le quartet est en croisière tranquille, toujours à flot. Fins roulement de tambours aux maillets pour rouler avec le sax ténor. C'était " Portrait of Jennie ". 

" Love thy neighbour ". Message pour moi par rapport à mes voisines italiennes. John Coltrane a joué ce thème sur son album " Stardust ". Un morceau plus agité. Le batteur a repris ses baguettes et cela se tient. Solo scintillant du pianiste bien poussé par ses complices de la rythmique.

Le pianiste entame une ballade. Le batteur prend un balai de la main gauche et un maillet de la main droite. Le titre du thème m'échappe. Je reconnais l'air. Ca parle d'enfant. Le batteur malaxe aux balais. Le donne italiane hanno ricominciato a chiaccherare. Peccato per me! Retour aux baguettes pour ponctuer les envolées calmes du sax ténor. Pier Paolo Pozzi reprend les balais pour malaxer le son avec le solo de contrebasse ponctué par le piano. Tout doux. Fin aux maillets pour vibrer avec le saxophone. C'était " A child is born " (Thad Jones). 

" Remember " (Irving Berlin). Un thème de 1925 toujours vivant. Batteur aux baguettes. Ca swingue. La rythmique décolle tranquillement. Jolies perles de notes au piano. Breaks de batterie. Belle envolée du sax ténor poussé par la rythmique. Les Italiennes se taisent pour applaudir leur compatriote batteur.

PAUSE

Le quartet part sur un tempo allegro. Batteur aux baguettes. Son toujours aussi chaud et viril du sax ténor. Solo de piano bien chauffé par la rythmique. Solo de contrebasse ponctué finement par les pointes des baguettes. Le pianiste intervient de temps en temps. C'était " My girl is just enough woman for me ". 

" Sound side " composition dérivée du standard " On the sunny side of the street ". Le thème originel est très vite reconnaissable. Le côté ensoleillé de la rue c'est celui où les Noirs étaient obligés de marcher aux Etats Unis d'Amérique au temps de la ségrégation raciale. Les Blancs, eux, marchaient à l'ombre. Par dérision, la chanson célèbre le fait de voir la vie du bon côté, d'abandonner son Blues. Le tout joué de façon bluesy bien entendu. Solo bien swinguant du pianiste qui s'affirme bien soutenu par la contrebasse et la batterie. 

La contrebasse indique le chemin vers l'été. " Estate " (Bruno Martino), standard de la chanson italienne, chanté en français par Claude Nougaro sous le titre " Un été ". Les Italiennes ont arrêté de parler, retrouvé les paroles sur leurs téléphones portables et se sont mises à chanter. Normale. Pier Paolo Pozzi a pris un balai dans sa main droite. Solo chantant à souhait du pianiste. Retour aux baguettes pour tapoter derrière le piano. Ca danse bien. Le sax ténor chante en choeur avec les dames Italiennes. Tutto appposto.

Retour aux standards de Jazz. Ca ressemble à " Mack the knife " pour le démarrage mais ce n'est pas cela. Ca swingue en tout cas. Batteur aux baguettes. " Sleeping Suzanne ", thème inconnu de mes services.

" Theme for Ernie ". Joué notamment par John Coltrane sur son album " Soultrane " (jeu de mots aisé à deviner même pour les francophones). Une ballade. Batteur aux balais. 23h10: ça commence à être l'heure pour ce genre de musique. Calme, chaud, viril. Passage aux baguettes pour faire tinter les cymbales. Solo du piano bien bluesy, malaxé par la contrebasse et le batteur aux balais. Ca marche très bien. Même quand le batteur reprend les baguettes, je suis bercé et m'endors doucement. Beau massage sonore final avec le batteur aux maillets.

" Soy Califa " (Dexter Gordon). Je suis Californien en argot spanglish de Los Angeles. Un air au tempo latino. C'est bien joué mais j'ai trop le son de Dexter Gordon en tête. Album " A Swingin Affair ". Sur son morceau, il est inoubliable. Après la ballade précédente, ce morceau là a le mérite de me réveiller.

Une chanson que nous connaissons tous annonce Frédéric Borey. Batteur aux balais. Un air léger, swinguant que je ne connais pas du tout. Tous le connaissent sauf moi. Je n'ai pas fait de sondage dans le public pour vérifier si d'autres spectateurs étaient aussi ignorants que moi. 

Un quartet purement acoustique bien soudé autour de thèmes rarement joués avec quelques standards. Un public sympathique et, sauf exception, à l'écoute de la musique. Un lieu toujours aussi accueillant tant pour les spectateurs que pour les musiciens. Bref, une nouvelle soirée de qualité au Café Laurent à Paris 6e arrondissement. 

La photographie de Frédéric Borey est l'oeuvre de l'Immense Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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Impressions du Jim Funnell Word Out Trio au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Jim Funnell Word Out Trio

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Vendredi 24 septembre 2021, 20h30

Concert de sortie de l'album " Live in Japan "

Jim Funnell: piano, composition, direction

Dominique Muzeau: basse électro acoustique

Jeff Boudreaux: batterie

Invités

Akiko Horii: percussions

Robin Nitram: guitare

Jeff Boudreaux se fait attendre. Le trio ne peut pas commencer sans lui puisque c'est lui qui lance le débat aux baguettes sur la batterie. Ca se traîne, hésite mais de façon maîtrisée. Passage aux balais et une ballade commence. Rêveuse et flottante à souhait. Fausse contrebasse au son amplifié. Dommage. Si je ne la voyais pas, ça passerait mieux. Comme je la vois, cela me bloque. Ca sonne plus métallique, moins boisé qu'une vraie contrebasse et pas aussi funky qu'une guitare basse électrique. Bref, je n'aime pas cet instrument. Retour aux baguettes. La tension monte. Fin brusque. Surprise. C'était " Such a sweet doodle " inspiré de " La Lenteur ", le premier roman en français de Milan Kundera. 

Arrivée sur scène de Akiko Horii aux percussions, la ravissante épouse de Jim Funnell. Ca percute plus, forcément. Morceau heurté, balancé. Jolie ponctuation piano-percussions. Les percussions se distinguent du piano qui poursuit son chemin.

Retour au trio. Démarrage duo basse/batteur aux balais. Bonne pulsation. Le piano vient faire monter la sauce déjà bien fouettée. Le trio swingue bien soudé. Solo du batteur aux balais. Souple et énergique. Juste de quoi relancer la machine. Nouveau break de batterie. Le trio repart avec Jeff Boudreaux aux baguettes. Normal, c'est un natif de Baton Rouge en Louisiane. Ses baguettes ne sont pas peintes en rouge pour autant. C'était " Swedish Clogs ". Cf extrait audio au dessus de l'article.

" Ian's Bonsaï ". Une ballade lente car un bonsaï pousse lentement. Hommage à un copain d'études qui prenait soin de son bonsaï. Le gars n'aime pas le morceau finalement. Tant pis pour lui, Jim le joue toujours. Démarrage très tranquille du batteur aux balais. Pas lent de la basse. Le piano entre dans la danse. Toujours lentement. Ca balance comme le vent dans un arbre. Batteur aux baguettes. Ca s'agite franchement. Même le bonsaï bouge. Retour au calme et aux balais. Solo de basse. Trop métallique et électrique à mon goût pour cette musique. Dommage car le propos est bon. Le ton détonne. Ca s'agite de nouveau. Il est bien passionné ce bonsaï. A moins que ce ne soit son propriétaire. Après une vague agitée, une vague calme. 

" House of granite ". Un morceau jamais enregistré en studio mais qui figure sur le " Live in Japan " du Word out trio de Jim Funnell.  Akiko Horii revient aux percussions. Jeff Boudreau aux balais. Ca balance bien. Baguettes sur les cymbales et mains sur les percussions se répondent. La maison en granite est solide. Est elle bretonne ou grand-bretonne? Solo de basse ponctué solidement par batterie et percussions. Je n'aime toujours pas ce son métallique amplifié. Dommage car le solo est très bien construit avec une montée en vitesse et en puissance. Break de batterie aux baguettes. Sans forcer ni presser. Le quartet reprend son doux balancement.

" Ikigai ". Une philosophie de vie japonaise. Cf schéma explicatif . Jamais enregistré en studio mais figure sur l'album " Live in Japan " forcément. Solo de piano en intro. Jim creuse le sillon. Les percussions s'ajoutent pour un dialogue épouse-époux bien rythmé. Jeff Boudreaux ajoute ses balais et de la souplesse. La basse s'en mêle. Beau dialogue percussions & batterie. Le quartet repart joyeusement avec le batteur aux baguettes. Cette philosophie de vie est positive et cela s'entend.

PAUSE

La musique me plaît mais je suis fatigué par la semaine de labeur et le son de la basse m'agace. La chronique est donc finie.

Le Britannique Jim Funnell & la Japonaise Akiko Horii vivent désormais à New York, USA mais ils se sont rencontrés en France, à Paris 14e arrondissement, porte de Vanves. Cf vidéo sous cet article. 

 

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Sélection de concerts de Jazz sur France et sur Suisse pour octobre 2021

Publié le par Guillaume Lagrée

Tigran Hamasyan par Juan Carlos HERNANDEZ

Tigran Hamasyan par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, armé de partialité et de mauvaise foi, je vous propose la sélection suivante de concerts de Jazz sur France et sur Suisse pour octobre 2021. A écouter masqué et vacciné, bien entendu. 

Pour une sélection plus complète sur Paris et l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez l'agenda de Jazz Magazine

Si vous ne voulez ou ne pouvez pas sortir de chez vous, plusieurs solutions s'offrent à vous:

- Ecouter les concerts sur France Musique avec les émissions Jazz Club (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live

- Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Mon émission Le jars jase jazz est consacrée à l'influence de la France sur le Jazz et lycée de Versailles  sous le titre générique Détours de France. La France à la lumière du Jazz. Diffusion chaque lundi à 22h et chaque vendredi à 12h (heure de Paris). Pas de podcast. En octobre 2021, 11e épisode avec 9  diffusions: lundi 4 , 11, 18 & 25 octobre à 22h; vendredi 1er, 8, 15, 22 & 29  octobre à 12h . Jazz d'aujourd'hui avec les pianistes français Olivier Calmel et Edouard Ferlet, notamment. 

- Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, pour les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.  

Jérôme Sabbagh, saxophoniste ténor français maintes fois célébré sur ce blog, programme un concert chaque mercredi à 19h30 (heure de New York) au Bar Bayeux à New York. 

Mercredi 6: Savannah Harris Trio (Maya Kronfeld, Or Bareket)
Mercredi 13: A déterminer
Mercredi 20: EJ  Strickland Quintet (Jaleel Shaw, David Gilmore, Orange Julius Rodriguez, Kyle Miles)
Mercredi 27: Noah Garabedian Quartet (Dayna Stephens, Carmen Staaf, Jimmy Macbride)

Concerts diffusés en direct sur Internet puis en différé pendant 6 jours. Un club de Jazz de New York livré chez vous sans autre frais que la connexion à la Toile. Vos dons sont les bienvenus. 

Chaque lundi à 14h (New York) , 20h (Paris), le pianiste franco-américain Dan Tepfer maintes fois célébré sur ce blog donne en direct un concert public gratuit sur sa chaîne Youtube et sa page Facebook. Parfois seul, parfois accompagné. Entrée libre.

Le 25e festival Jazz Contreband proposera plus de 70 concerts dans 32 lieux, sur France et sur Suisse, dans le pays genevois, du vendredi 1er au samedi 30 octobre avec le Tigran Hamasyan Trio pour conclure. Cf photographie au dessus de cet article. 

Le 10e festival Jazz sur Seine unira 25 clubs pour 180 clubs et 450 artistes à Paris et en Ile de France du vendredi 8 au samedi 23 octobre.  Mardi 19 octobre: concerts à entrée libre.

11e édition du festival Jazz à la Cité  du mardi 12 au dimanche 24 octobre, à la Cité universitaire internationale de Paris avec 15 concerts gratuits. 

Le 25e bis festival Jazz au fil de l'Oise fera swinguer le Val d'Oise (Ile de France) du vendredi 8 octobre au vendredi 17 décembre.

Le 24e festival de Jazz de La Rochelle (Charente Maritime, Nouvelle Aquitaine) aura lieu du mercredi 13 au dimanche 17 octobre avec notamment Jowee Omicil

Le festival Nancy Jazz Pulsations fait swinguer la Lorraine (Grand Est) du samedi 2 au samedi 16 octobre 2021.

34e festival Jazz en tête à Clermont-Ferrand (Puy de Dôme, Auvergne Rhône-Alpes) du mardi 19 au samedi 23 octobre.

Mardi 12 octobre:

- 20h30, Théâtre Sénart, Scène nationale, Lieusaint (77). Michel Portal MP85. Parce qu'on n'est pas sérieux quand on a 85 ans. 

- 20h30, Centre des bords de Marne, Le Perreux sur Marne (94): le quartet Quiet Men célébré sur ce blog. 

Vendredi 15 octobre:

- 19h30, Cachan (94), Médiathèque: Leila Soldevila (contrebasse) avec Michel Edelin & Ludivine Issambourg (flûtes). Entrée libre. 

- 20h30, Le Triton, Les Lilas (93): Henri Texier trio. Musique, Maestro!

- 21h, Le Café Laurent, Paris: le trio de Dexter Goldberg, pianiste déjà célébré sur ce blog. Entrée libre.

Samedi 16 octobre:

 - 19h30 & 22h, Paris, Le Duc des Lombards: Dameronia's Legacy. La musique de Tadd Dameron(1917-1965), pianiste et compositeur majeur du Be Bop.

- 21h, Paris, Le Café Laurent: le trio de Dexter Goldberg (piano) invite Dmitry Baevsky (sax alto). L'alliance franco-russe au service du Jazz. Entrée libre.

Dimanche 17 octobre, 16h & 19h, Les ateliers du chaudron, Paris: Musique pour le dimanche avec le quartet de Steve Potts. Ca va bouillir dans le chaudron!

Jeudi 21 octobre, 20h, Paris, Le Bal Blomet: Manuel Rocheman Quartet. Concert de sortie de l'album " Magic Lights ".

Vendredi 22 octobre, 21h, le 38 Riv, Paris: Neil Saidi Quartet.

Samedi 23 octobre, 21h30 + Dimanche 24 octobre, 19h, Le Sunside, Paris: duo de feu avec Yonathan Avishai (piano) & Omer Avital (contrebasse). 

Samedi 23 octobre, 20h, Montreuil (93), Théâtre Berthelot: Un trio féminin masculin avec Elise Caron, Sophie Domancich & Michel Edelin, tous 3 déjà acclamés sur ce blog. 

Mardi 26 octobre, 21h, Café Laurent, Paris: Viktoria Gecyte (chant) & Leila Olivesi (piano). Un double dames toujours victorieux. Entrée libre.

Vendredi 29 octobre, 20h30, Saint Germain les Arpajon (91), Espace Olympe de Gouges: le Nuzut trio, célébré sur ce blog.

Samedi 30 octobre, 20h30, Le Triton, Les Lilas (93): Drum thing avec Daniel Humair (batterie), Stéphane Kerecki (contrebasse) & Vincent Le Quang (saxophones). Ouvrez grands vos cerveaux! Cf extrait audio au dessus de cet article.

La photographie de Tigran Hamasyan est l'oeuvre de l'Ebouriffant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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Pablo Picasso. Poèmes et propos.

Publié le par Guillaume Lagrée

Pablo Picasso

Poèmes et propos

EPM Musique. 2013

 

Pablo Picasso: poèmes et propos

Bernard Ascal: musique et voix

Cécile Charbonnel: voix

Jean-Michel Charbonnel: direction musicale

Nicolas Noël: piano

Gabriel Gosse: guitare, vibraphone

Olivier Louvel: banjo, guitare

Rémi Biet: saxophones, flûte, harmonica

Stéphane Chausse: clarinette, saxophone alto, flûte

Catherine Fléau: violoncelle

Julien Ecrepont: trompette

Eric Allard-Jacquin: accordéon

Yves Morel: trombone

Sébastien Guillaume: violon

André Charlier: percussions, batterie

 

Lectrices créatrices, lecteurs improvisateurs, voici pour vous une nouvelle occasion de percer Le Mystère Picasso comme disait Henri-Georges Clouzot. Cf vidéo sous cet article. Musique de Georges Auric

Bernard Ascal a décidé de mettre en musique les Poèmes et Propos de Pablo Picasso. Tous écrits en français.

Accompagné de musiciens de Jazz. 

Cela donne un double album.

La première partie est consacrée aux Poèmes de Pablo Picasso. Je n'accroche ni sur les textes ni sur la voix. Je vous laisse juges, lectrices créatrices, lecteurs improvisateurs. Cf extrait audio au dessus de cet article.

La deuxième partie est composée de Propos de Pablo Picasso, lus, ponctués par des intermèdes musicaux. Là, c'est fulgurant. 119 réflexions sur l'art, la création, l'engagement politique et la vie. " Je ne cherche pas, je trouve ". " Les artistes médiocres copient. Les grands artistes volent ". Il y en a tant , valables pour les peintres comme pour les musiciens, une invitation à la création. Les propos sont dérangeants, les voix et les musiques apaisantes. A écouter au calme pour méditer d'abord, agir ensuite. 

 

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