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Rick Margitza Quartet comble le Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Rick Margitza Quartet

Paris, Le Sunside

Samedi 29 juillet 2017. 21h.

Rick Margitza: saxophone ténor, compositions, direction

Manuel Rocheman: piano

Peter Giron: contrebasse

Philippe Soirat: batterie

Salle comble. Beaucoup de touristes américains. Même s'il vit à Paris, Rick Margitza reste connu aux Etats Unis d'Amérique. Le dernier saxophoniste de Miles Davis, c'est lui, à vie.

Ce soir, deux changements importants:

- Rick Margitza a bougé de 20m dans la rue des Lombards, à Paris, 1er arrondissement; pour quitter le Baiser Salé où il est en résidence à l'année. Il y sera de retour le jeudi 14 septembre à 21h30.

- Philippe Soirat remplace Jeff Boudreaux à la batterie dans le quartet. 

Intro de batterie bien funky. Les tambours roulent. Mon voisin de droite est hypnotisé dès les premières notes. C'est le thème fétiche de Rick Margitza, " The gypsies ", dédié à ses ancêtres, des Tziganes de Hongrie. Je connais le thème par coeur. Ca roule toujours. Le sax chante tout de suite, tranquille et émouvant. La rythmique impulse puissamment et souplement. Tout se calme pour un solo de contrebasse. Le thème est joué decrescendo sans piano jusqu'au final. Ca marche toujours.

Ils nous surprennent en enchaînant sur un thème déstructuré.  Nous en oublions d'applaudir. Le chaos s'organise avec un joli thème qui surgit du saxophone. 

" Sometimes I have rhythm ", leur variation sur " I got rhythm " de Georges & Ira Gerswhin. Je ne reconnais pas du tout le thème original mais, indéniablement, c'est rythmé. La rythmique swingue avec un feeling caribéen.

" Sweet heart ", ballade composée par Rick pour son neveu ou sa nièce. Batteur aux balais. Climat doux et tendre. Le sax chante doucement. Tranquille. Il propage de l'amour. Morceau bref mais riche en émotion.

" Far from home ", morceau composé par Rick pour ses parents, restés aux Etats Unis d'Amérique. Les pauvres, ajoute t-il faisant rire les Américains dans la salle (des démocrates, je suppose). La musique sonne comme le grand espace qui le sépare de ses parents. Ca balance, berce, caresse l'âme. C'est joyeux et viril aussi. Bref, c'est tellement bon comme musique que même ses parents doivent l'entendre, outre Atlantique. 

PAUSE

La musique est fantastique mais je suis victime de son succès. Ma grande et large carcasse est vraiment trop serrée au Sunside ce soir. Le quartet de Rick Margitza poursuit sa résidence à Paris, au Baiser Salé, en 2017-2018. J'aurai d'autres occasion de l'écouter. C'est pourquoi ma chronique cesse ici. 

La photographie de Peter Giron est l'oeuvre de l'Inoxydable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Peter Giron par Juan Carlos HERNANDEZ

Peter Giron par Juan Carlos HERNANDEZ

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RECLAME: Quincy Jones lance une chaîne de TV consacrée au Jazz

Publié le par Guillaume Lagrée

RECLAME

Qwest, la TV vouée au Jazz

Lectrices assoiffées de rythmes, lecteurs affamés d'harmonies , réjouissez vous car Quincy Jones (1933) alias Q lance sa chaîne de télévision consacrée au Jazz et à sa progéniture musicale. Avec le soutien de Jazz Magazine

Inutile de vous présenter le trompettiste arrangeur du grand orchestre de Dizzy Gillespie, le producteur de Michael Jackson, l'ami américain de Michel Legrand.

Le rythme est son affaire depuis plus de 60 ans. 

Nom de code Qwest.tv. Lancement le mercredi 6 septembre 2017.

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Duke Ellington " Music is my mistress "

Publié le par Guillaume Lagrée

Duke Ellington

" Music is my mistress "

Mémoires inédits

Traduit de l'anglais (Etats-Unis d'Amérique) par Clément Bosqué et Françoise Jackson, avec Christian Bonnet, président de la Maison du Duke.

Editions Slatkine et Cie, Paris, 2016, 592p.

Edition originale publiée chez Doubleday & Co. 1973. 

Christian Bonnet (1945-2017), premier président de la Maison du Duke, association française vouée à la conservation et à la propagation de l'œuvre de Duke Ellington est décédé le 13 juin 2017. Merci à lui d'avoir rendu accessible en français les Mémoires du plus grand chef d'orchestre et compositeur de l'histoire du Jazz, Duke Ellington (1899-1974).

Lectrices sophistiquées, lecteurs blasés, en 1973, un an avant de mourir (l'avait-il pressenti?), Duke Ellington publie ses Mémoires. Il aura donc fallu 43 ans pour en trouver une traduction française. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Duke Ellington était un homme plus grand que la vie (larger than life in english). Cela s'entend dans sa musique. Cela se lit dans ses Mémoires.

Le titre déjà. La musique est ma maîtresse. Pas son épouse. Pas sa compagne. Non, sa maîtresse. Une maîtresse si exclusive qu'aucune femme n'apparaît dans ses Mémoires. Du moins aucune femme de sa vie érotico-sentimentale passablement agitée. Le Duke en portait d'ailleurs la trace avec une balafre sur la joue provenant d'un coup de rasoir donné par une femme jalouse. A la fin de sa vie, le pécheur repentant écrivit de la musique sacrée " Concert of sacred music " qu'il joua dans les cathédrales de Westminster à Londres et de Notre Dame de Paris. C'est la musique dont il était le plus fier. 

Les femmes ne sont pas présentes. La famille non plus. A part son fils Mercer Ellington en tant que musicien de l'orchestre. Il succéda d'ailleurs à son père pour le diriger en 1974. Un fils qui, musicalement, resta toujours dans l'ombre de son père. 

Quelle ombre! C'est celle que dévoilent ces Mémoires. 

Elles sont écrites en 8 actes. Même comme mémorialiste, Duke Ellington reste chef d'orchestre. " Je travaille comme un peintre. L'orchestre est ma palette dont chaque musicien constitue une couleur " (Duke Ellington). 

Chacun de ces actes raconte un épisode de sa vie, dans l'ordre chronologique. Il ne s'agit pas d'un travail d'historien. Le Duke se met en scène, se livre sans jamais se dévoiler. Chacun des 7 premiers actes se termine par un " Dramatis felidae ", des histoires de chat puisqu'en argot de musicien noir américain, un bon musicien est un  cat. D'où le fameux dessin animé de Walt Disney " The Aristocats ". Ces Dramatis Felidae sont composés de portraits de musiciens comme seul le Duke pouvait les dessiner. Le plus important étant Billy Strayhorn, son deuxième cerveau, son alter ego comme pianiste et compositeur à qui il dédia à sa mort en 1967 un album entier " And his mother called him Bill ". 

" Le Jazz est à la musique classique ce que le dessin d'humour est à la peinture " ( Duke Ellington). Derrière cette modestie apparente se cache une immense ambition. Créer un univers sonore à la gloire du peuple noir américain. Duke Ellington y est parvenu en conjuguant le génie créateur à un immense travail. " Black, Brown and Beige ". 

A le lire, vous comprenez mieux pourquoi le Duke ne parle jamais de sa famille. Il était en tournée 365 jours sur 365 jusqu'à son dernier souffle. Et à chaque tournée, il ajoutait à ses classiques dont la liste fait l'objet d'études dans toute école de Jazz digne de ce nom, des créations qu'il pouvait abandonner dès le lendemain ou reprendre selon son envie. Dans ses tournées, il ne voyageait pas avec l'orchestre mais dans une voiture particulière conduite par Harry Carney, l'inamovible saxophoniste baryton de l'orchestre. D'où plusieurs histoires dans ces mémoires de son duo de voyageurs. 

Ce que Duke raconte surtout dans ses Mémoires, ce sont ses voyages et ses rencontres. Vous n'apprendrez rien de son travail de compositeur, pianiste, chef d'orchestre en le lisant sauf que sa soif insatiable de rencontres et de découvertes l'a toujours nourri. Vous n'apprendrez rien non plus sur le racisme, la condition des Noirs aux Etats-Unis d'Amérique, les rapports sociaux. Duke Ellington était reçu par la Reine d'Angleterre Elisabeth II pour qui il composa " The Queen Suite " et il rencontra Martin Luther King pour qui il composa " Bam (King won the battle of Bam " en souvenir des manifestations de Birmingham, Alabama. Aucun autre musicien n'aurait pu accomplir un tel grand écart culturel et social sans se casser les pattes à part peut-être le Roi des cats, Louis Armstrong

Bien entendu New York, Paris, Londres ont des places majeures dans ce livre mais il consacre tout un chapitre dans l'acte 7 au château de Goutelas (42) où il ne vint qu'une fois en 1966 et qui lui inspira ensuite la Goutelas Suite (1971).

Bref, vous l'avez compris, lectrices sophistiquées, lecteurs blasés, ces Mémoires sont à lire au calme, en écoutant Duke Ellington.

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Cabu Swing. Souvenirs et carnets d'un fou de Jazz.

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Cabu Swing

Souvenirs et carnets d’un fou de Jazz

 

Les Echappés. Charlie Hebdo. Paris. 2013. 224p.

 

Chapitre I : Le Jazz qui déménage

Chapitre II : De Hara Kiri à Jazz Hot

Chapitre III : La mélodie de la révolte et du bonheur

Chapitre IV : Le Jazz, spectacle vivant

Chapitre V : Et le Jazz devint classique

Chapitre VI : Mon Jazz aujourd’hui

 

Cet article est dédié à Philippe Lançon, journaliste et écrivain, survivant de la tuerie de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 à Paris en France. J'ai rencontré Philippe lors d'un concert de Jazz avant ce massacre. Depuis, je ne le vois plus dans les concerts de Jazz mais Philippe Lançon continue d'écrire. 

Bienvenue au 36e abonné de ce blog. Que les dieux et les muses le protègent!

Les assassins de Cabu (1938-2015) n’aimaient pas le Jazz. Cette évidence n’a nul besoin d’être démontrée. Le Jazz, c’est le triomphe d’Eros sur Thanatos aurait pu dire Sigmund Freud qui lui réussit à échapper à d’autres assassins qui n’aimaient pas le Jazz, les nazis.

Cabu aimait le Jazz depuis son enfance à Chalons sur Marne, aujourd’hui Chalons en Champagne (Marne, en Champagne, aujourd'hui région Grand Est) parce que ça fait plus chic, comme il disait.

Son premier choc musical sur scène, ce fut l’orchestre de Cab Calloway dès son arrivée à Paris en 1954. Il ne s’en est jamais remis assistant aux concerts de l’orchestre jusqu’à la mort de son leader en 1994. De Cab à Cabu, il n’y avait qu’une voyelle de plus. 

Cabu aimait les machines à Swing et les Big Bands : Armstrong, Duke Ellington, Cab Calloway comme le chantait Henri Salvador.

Il préférait la musique solaire à la musique lunaire. Pour la trompette, par exemple, plutôt Louis Armstrong et Dizzy Gillespie que Miles Davis et Chet Baker.

Cabu dessinait le Jazz partout, debout ou assis, dans l’obscurité des clubs parisiens ou sous le plein soleil des festivals estivaux de la Côte d’Azur.

Ses reportages sur le vif à Nice et Antibes-Juan-les-Pins sont d’un Balzac du dessin, d'un Daumier moderne. Rien ne lui échappait : les paysages, la rue, les musiciens, les techniciens, le public et les politiques. Pendant la grande Parade du Jazz à Nice, il allait croquer Jacques Médecin au conseil municipal, ce maire qui jumelait sa ville avec Le Cap (Afrique du Sud) en plein apartheid alors qu’il accueillait chaque été à bras ouverts des musiciens noirs américains.

Cabu, c’était la révolte par la joie, le Jazz qui permet au grand Duduche d’emballer la fille du proviseur, ce rythme ternaire opposé au rythme binaire du rock’n roll et des marches militaires (27 mois de service en Algérie l’avaient vacciné à vie contre l’Armée).

Le Jazz faisait partie des élixirs de jouvence de Cabu qui gardait sa bouille et sa tignasse d’adolescent à 76 ans.

RIP Brother Cabu.

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Ben Wendel Group réjouit le Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Ben Wendel Group

Paris. Le Duc des Lombards.

Lundi 3 juillet 2017. 19h30.

Ben Wendel : saxophone ténor

Taylor Egeti : piano

Joe Sanders: contrebasse

Gregory Hutchinson: batterie

 

Programme tiré de l'album " What we bring " (Motema, 2016).

 

Bienvenue au 35e abonné de ce blog. Que les dieux et les muses le protègent!

 

 

Une ballade plaintive. Batteur aux maillets. Le temps est en suspens. La rythmique monte doucement  en puissance. Le batteur passe aux baguettes. Bonne vague sonore. Ben Wendel a toujours un son superbe. La contrebasse vient creuser la mélodie. Le fluide sympathique circule et ça monte. Le feu s’allume. Ils sont chauds dès le premier morceau. Tout s’apaise d’un coup. Fin veloutée à souhait.

Solo de sax pour commencer. Bonnes prises de bec. La musique se lance, tourne. Ben lance une jolie mélodie que reprend le piano. Jolis tintements de cymbales sous les baguettes. Ben passe de l’aigu au grave en un clin d’œil. Ca sonne presque oriental. La rythmique enchaîne sur un air plus jazz. La chronique est écrite par votre serviteur à l’aide du stylo gracieusement prêté par Mademoiselle M.H qui savoure son premier concert au Duc des Lombards. La contrebasse impulse un rythme que reprennent batterie et sax. Le contrebassiste chante avec sa contrebasse. Ca repart à quatre, ondulant, vibrant puis ça s’énerve doucement, progressivement.

Le batteur installe doucement la couleur aux baguettes. Le saxophone enchaîne puis le quartet. Ca roule tranquille. Le pianiste brode joliment pendant que batteur et bassiste tissent la trame. Le groupe est arrivé de New York aujourd’hui. Ben nous remercie d’être venus à l’intérieur écouter du Jazz alors qu’il fait beau dehors. Ca balance tranquille comme sur une balançoire poussée au bon rythme. La musique monte en puissance tout en gardant le même va et vient.

Solo de batterie funky. Tempo haché aux baguettes. Vite et fin. Le sax enchaîne. Piano et contrebasse viennent enchaîner puis relancer. Ca monte en boucle. Grosse tension finale à quatre.

Une ballade. Batteur aux balais. Ca berce, masse . Le sax susurre, la rythmique murmure, jusqu’au final. C’était «  Doubt » de Wye Oak, un groupe Indie Rock de Baltimore (Maryland, USA) que Ben Wendel nous recommande vivement.

«  News » dédié à un saxophoniste ami de Ben dont le nom m’a échappé. Petits sautillements du saxophone. Ponctués par la basse et la batterie. Des phrases courtes, coupées de façon brusque. La musique se lance comme un moteur qui hoquète. Ca grince mais ça avance. C’est lancé. Très hard bop. Sacrées relances du batteur.

«  I loves You Porgy » (Georges Gershwin). Un des morceaux préférés de Ben Wendel, de tous les temps. Joué très classiquement avec un gros son de ténor. Batteur aux balais. Délicates notes de piano. La contrebasse ponctue tranquillement. Ca roule tout seul. Ben joue fidèlement la mélodie, droit devant. Pas de fioriture. A l’essence, à l’épure. Solo de ténor avec un beau gros son. La rythmique déroule le tapis rouge pour le final.

RAPPEL

« Jean and Renata » (Ben Wendel). Un morceau composé par Ben en hommage à un couple d’amis parisiens. Je les ai vus un jour au Sunside alors que Ben leur dédiait ce morceau. Ils le méritent. Cela respire l’amour d’un couple uni et l’amitié, le respect que leur porte Ben Wendel. Plein de vie et d’énergie.

Amatrice de Rock, Mademoiselle M.H fut d’abord frappée par la ressemblance de Ben Wendel avec un de ses ex (en plus petit) puis par la joie de jouer que dégage ce petit ensemble. C’est le bonheur de la création dans l’instant que nous transmet le Ben Wendel Group. A suivre.

 

La photographie de Gregory Hutchinson est l'œuvre de l'Inexorable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Gregory Hutchinson par Juan Carlos HERNANDEZ

Gregory Hutchinson par Juan Carlos HERNANDEZ

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Sélection de festivals de Jazz pour l'été 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Sublimes, lecteurs Grandioses, la sélection de festivals de Jazz pour l'été 2017 que je vous propose ici est totalement inique et arbitraire. 

Chaque festival recommandé ci-dessous a obtenu la mention de son existence en me versant des sommes colossales sur des comptes numérotés dissimulés dans des paradis fiscaux au bord de plages ensoleillées.

Pour une sélection honnête et complète, voyez le supplément Eté de Jazz Magazine.

Pour un panorama complet des festivals en France, tous genres artistiques confondus, prenez la Route des festivals.

Le saxophoniste et compositeur John Coltrane est mort le 17 juillet 1967. Vous trouverez de nombreux hommage à l'homme et à sa musique tout au long de cet été du Cinquantenaire de son décès.

Si vous campez sur une île déserte en Bretagne, dormez sur les rives d'un lac de cratère en Auvergne, dans un igloo construit de vos mains sur un glacier en Norvège  mais restez connecté à Internet, vous pouvez toujours écouter les concerts de la saison 2016-2017 de Jazz sur le vif sur France Musique. De 23h à 0h (heure de Paris) pour ceux qui sont en France avec une radio. Avec des artistes bien connus de nos services. 

Mardi 8 août: Mathieu Marthouret Bounce Trio + Serge Lazarévitch

Mercredi 23 août: Benjamin Moussay en piano solo

Vendredi 25 août: Eric Le Lann Quartet

Bienvenue au 34e abonné de ce blog. Que la flamme du Jazz ne s'éteigne pas chez lui!

Jazz en Amérique du Nord

Le plus grand festival de Jazz du monde se déroule à Montréal, Québec, Canada, du mercredi 28 juin au dimanche 8 juillet 2017. Dans le riche programme, figure le duo Camille Bertault & Dan Tepfer déjà célébré sur ce blog en concert gratuit jeudi 6 juillet à 17h (heure de Montréal).

A Newport, aux Etats Unis d'Amérique, le Newport Jazz Festival aura lieu du vendredi 4 au dimanche 6 août 2017 avec Tim Berne.

A New York, USA, Jazz Mobile amène le Jazz gratuitement dans les rues de la ville depuis 1964.

Martinique, France, Parc des Floralies, Trois Ilets, Lundi 14 et mardi 15 août 2017, Biguine Jazz Festival avec Mario Canonge & Michel Zenino qui ont obtenu le droit de quitter Paris pour les vacances. 

Jazz à  Paris

 A Paris, tout n'est pas fermé l'été.

Au Parc floral de Paris, le Paris Jazz Festival vous offre ses concerts en plein air chaque samedi et dimanche jusqu'au dimanche 30 juillet 2017 avec la conclusion par le guitariste Paul Jarret et le contrebassiste Jean-Philippe Viret, déjà célébrés sur ce blog.

Duc des Lombards

Lundi 3 et mardi 4 juillet à 19h30 et 21h30: Ben Wendel Group. Sous des airs d'avocat d'affaires se cache un prodigieux saxophoniste.

Jeudi 6 et vendredi 7 juillet à 19h30 et 21h30: Miguel Zenon Tipico. Du Jazz moderne à la sauce Porto Ricaine.

Mercredi 12 et jeudi 13 juillet à 19h31 et 21h31: Becca Stevens Band. La Pop Music de cette qualité est rare.

Sunside

26e American Jazz Festiv'Halles en juillet.

Mardi 11 et mercredi 12 juillet à 21h: Peter Erskine, batteur.

Samedi 29 juillet à 21h01: Rick Margitza Quartet avec Manuel Rocheman (piano). Je n'écrirai jamais assez de bien de Rick Margitza.

Festival Pianissimo en août

Jeudi 17 et vendredi 18 août à 21h: Alain Jean-Marie Be Bop Trio

Samedi 19 août à 21h01: Elisabeth Kontomanou et Laurent Courthaliac (piano) Quartet.

Jeudi 24 août à 21h02: Mario Canonge Trio.

Vendredi 25 août à 20h, samedi 26 août à 21h: René Urtreger Trio. Le seul pianiste au monde à avoir accompagné Miles Davis et Claude François.

Mercredi 30 août à 21h01: Edouard Ferlet. Think Bach Opus 2.

Vendredi 1er septembre à 21h02: Grégory Privat & Sonny Troupé (Piano, Fender Rhodes + Gwo Ka). FWI Groove!

New Morning

festival All Stars en juillet. Fermeture en août.

Mercredi 5 juillet à 21h30: Christian Scott

Mercredi 12 juillet à 21h31: Mike Stern & Randy Brecker Band

Mercredi 26 juillet à 21h32: John  Scofield " Uberjam "

 

Baiser Salé

Festival estival de Jam du mardi 1er au jeudi 31 août avec 45 Artistes - 31 concerts - 20 hommages. Tous les concerts sont à entrée libre. Vous êtes priés d'acheter au moins une boisson pour payer les musiciens. 

Jazz à la Villette

Pour que la rentrée se passe en beauté, rendez-vous au festival Jazz à la Villette du jeudi 31 août au mercredi 13 septembre avec du Jazz pour les adultes, du Jazz for Kids, du cinéma, des master classes, des conférences. 

 

Jazz à la Mer

Mer Méditerranée

Jazz à Juan, à Antibes-Juan-les-Pins (06) depuis 1960. Du samedi 15 au dimanche 23 juillet. Avec Wayne Shorter Quartet (Wayne Shorter jouait déjà à Antibes dans les années 1960 au sein du Miles Davis Quintet), le trio Ponty/Lagrène/Eastwood, Robert Glasper Experiment.

Nice Jazz Festival, à Nice (06) depuis 1974. Première édition en 1948. Du lundi 17 au vendredi 21 juillet. Avec Herbie Hancock, Becca Stevens Band, Abdullah Ibrahim.

Jazz à Porquerolles sur l'île de Porquerolles, à Hyères, dans le Parc national de Port Cros (83) du jeudi 6 au lundi 10 juillet. avec notamment la rencontre inédite entre Médéric Collignon (trompinette) et Logan Richardson (saxophone). Cf. vidéo de présentation du festival sous cet article.

Océan Atlantique

Jazz'y Krampouezh au pays des rias Aven Belon à Nevez (29) du dimanche 16 au jeudi 20 juillet avec " For Maxim " de Julie Saury (batterie) le dimanche 17 juillet. Jazz et gastronomie bretonne au programme.

Jazz en ville à  Vannes (56) du dimanche 23 au dimanche 30 juillet marrainé par Anne Pacéo (batterie).

Jazz au phare sur l'île de Ré (17) du samedi 12 au jeudi 17 août avec un hommage à Gene Krupa par François Laudet, le seul batteur français de Count Basie.

Les Ecoutes de Belle Ile en Mer à Belle Ile en Mer (56) du jeudi 24 au dimanche 27 août avec Henri Texier, Rhoda Scott Lady Quartet, Magic Malik, Sylvain Rifflet.

Manche

A l'Est des Dunes à Sables d'Or les Pins (22). Mercredi 19 juillet à 21h. Didier Irthussary Quartet(accordéon). Jeudi 3 août à 21h: Pee Bee et son programme Dolce Vita, jazz à l'italienne.

Jazz en Baie en Baie du Mont Saint Michel (50) du mercredi 2 au dimanche 13 août avec le trio Ponty/Lagrène/Eastwood.

 

Jazz à la Montagne

Jura

Au pied des Monts du Jura, sur la rive suisse du Lac Léman, Montreux, canton de Vaud et son Montreux Jazz Festival. Depuis 1966. Du vendredi 30 juin au samedi 15 juillet. Avec le projet méditerranéen Mare Nostrum de Richard Galliano (accordéon), Bill Frisell, Rodolphe Burger au château de Chillon.

Alpes

Le festival de Montreux terminé, traversez le lac Léman en bateau, débarquez à Thonon-les-Bains, sur la rive française, puis prenez le GR5 direction les Alpes et Chamonix Mont Blanc (74). Vous arriverez à temps pour le Cosmo Jazz Festival du samedi 22 au dimanche 30 juillet. Concerts dans les alpages ou en salle, toujours gratuits. Programme concocté par un habitant de la commune de Chamonix Mont Blanc, le pianiste André Manoukian. Du sur mesure.

Dolomites

Avant le Cosmo Jazz Festival,  traversez les Alpes, passez en Italie, plein Est, direction Merano, Trentin Haut Adige, pour la Mittel Europa Jazz Academy animée par le Maestro Franco d'Andrea (piano), Dado Moroni et Eddie Gomez et les concerts du Merano Jazz Festival du lundi 10 au dimanche 16 juillet avec Bill Frisell.

Pyrénées

Pour vous, lectrices sublimes, lecteurs grandioses, un lieu et une date s'imposent. Au Monastir del Camp à Passa (66), dans un monastère roman du XI° siècle, l'association Jazzèbre organise samedi 29 juillet à partir de 19h les concerts de Nilamaye, de Julien Lourau et des Latin Retrievers. Colombia!

Vosges

Festival Au grès du Jazz à la Petite Pierre (68) du samedi 5 au mardi 15 août. Avec le trio aérien Airelle Besson, Stéphane Kerecki, Edouard Ferlet et Marion Rampal.

 

Jazz à la Campagne

 

Provence

Festival Les musicales dans les vignes dans les côtes de Provence (84 et 13) jusqu'au samedi 19 août. A partir de 19h. Musique classique ou Jazz. Dégustation de vins et d'amuse bouche avant les concerts. La musique, elle, est à consommer sans modération.

Soirée Musique et Polar au Château Gassier à Puyloubier (13) vendredi 25 août à partir de 19h. Oenotourisme avec le quartet de Natalia Ardis (chant). Contrairement à l'alcool, l'abus de Jazz est bénéfique pour la santé physique et mentale. 

 

Occitanie

Souillac en Jazz à Souillac (46) du samedi 15 au samedi 22 juillet. En souvenir de Sim Copans avec Airelle Besson et Paul Lay.

Labyrinthe musical en Rouergue du lundi 7 au dimanche 13 août 2017 avec le mardi 8 août à 21h à Villefranche de Rouergue (12) le Canto de Multitudes du trompettiste Rémi Gaudillat inspiré du Canto general de Pablo Neruda (poète chilien, prix Nobel de littérature 1971)

 

Dauphiné

Jazz à Vienne (38) du jeudi 29 juin au jeudi 13 juillet avec Christian Scott, Seu Jorge (hommage à David Bowie) et Jean-Charles Richard.

Parfum de Jazz à Buis les Baronies & Tricastin en Drôme provençale (26) du dimanche 13 au samedi 26 août  avec pour invité d'honneur Daniel Humair qui fêtrra ses 60 ans de carrière en jouant de la batterie et en exposant ses peintures. 

 

Charentes

Jazz à Trois Palis à l'école de Trois Palis (16) lundi 7 août à 19h: le Canto de Multitudes du trompettiste Rémi Gaudillat inspiré du Canto general de Pablo Neruda (poète chilien, prix Nobel de littérature 1971). Concert organisé par le batteur Bruno Tocanne, électeur et contribuable de la commune de Trois Palis.

 

Bretagne

Jazz in Langourla à Langourla (22) du vendredi 4 au dimanche 6 août. Honneur aux Dames avec le Lady Quartet de Rhoda Scott  (orgue Hammond) et " For Maxim " de Julie Saury (batterie).

Festival Klasik à Rostrenen (22) du samedi 5 au dimanche 13 août avec le Double Celli du pianiste Olivier Calmel, déjà porté aux nues sur ce blog, samedi 5 août à 20h à Lanrivain. Possibilité de discuter avec le pianiste et compositeur Olivier Calmel à partir de 18h30 et de dîner sur place. 

Festival Arts des villes Arts des champs à Malguenac (56) du jeudi 17 au dimanche 20 août. Avec Vincent Le Quang (saxophones ténor et soprano).

 

Bourgogne

Jazz Campus à Cluny (71) du samedi 19 au samedi 26 août avec Anne Pacéo et Dominique Pifarély (violon).

Alsace

Wolfi Jazz au fort Kléber à Wolfisheim (67) du mercredi 28 juin au dimanche 2 juillet avec le duo Benoît Delbecq & Claudia Solal, Rhoda Scott, Macha Gharibian.

 

Jazz au château

 

Festival Django Reinhardt dans le parc du château de Fontainebleau (77), classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Du jeudi 6 au dimanche 9 juillet. Avec Hono Winterstein, le trio Ponty, Lagrène, Eastwood.

 

Jazz au fil de l'eau

Rendez-vous de l'Erdre du jeudi 31 août au dimanche 3 septembre à Nantes et sur les rives de l'Erdre (44). Tous les concerts sont gratuits. Médéric Collignon, Super Héros du Jazz actuel, maintes fois chanté sur ce blog, en sera le principal désorganisateur. 

 

 

La photographie de Médéric Collignon est l'œuvre de l'Explosif Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

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Panorama musical des outre-mer français

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices historiennes, lecteurs géographes, je ne vous apprends pas que la France est le seul Etat au monde présent sur les 3 Océans du globe (Atlantique, Indien et Pacifique), qu'elle possède la deuxième zone économique exclusive mondiale après les Etats Unis d'Amérique (11 000 000 km² dont 97% outre-mer, la Polynésie française avec 5 500 000 km² représentant 50% du total).

Sur les 13 départements et collectivités d'outre-mer de la République française, seuls deux sont dépourvus d'habitants permanents, Clipperton et les Terres australes et antarctiques françaises.

Les 11 autres (Saint Pierre et Miquelon, Saint Barthélémy, Saint Martin, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Mayotte, la Réunion, Wallis et Futuna, la Nouvelle Calédonie, la Polynésie française) ont chacun leurs habitants, leurs cultures et donc leurs musiques.

C'est un panorama synthétique de ces musiques que nous offre le service de documentation de la Direction générale des outre-mer au ministère des Outre-Mer. Le lien le plus fort avec le Jazz se trouve bien sûr aux Antilles françaises puisque le Jazz est une musique créole et caribéenne de naissance (La Nouvelle Orléans).

Bonnes découvertes musicales, lectrices historiennes, lecteurs géographes.

Deux exemples ci-dessous:

le pianiste guadeloupéen Alain Jean-Marie et son Gwadarama

l'Awassa danse traditionnelle bushninengué en Guyane. Les bushinengé descendent d'esclaves africains partis se réfugier dans la forêt amazonienne pour échapper à leurs maîtres européens. Leurs musiques et leurs danses viennent directement d'Afrique.

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Festival de l'AMR au Parc des Cropettes à Genève du 28 juin au 2 juillet

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival de l'AMR

Parc des Cropettes,

Genève, Suisse

du mercredi 28 juin au dimanche 2 juillet 2017

 

Lectrices festives, lecteurs estivaux, retrouvez vous en Suisse, à Genève, rue de Montbrillant, au parc des Cropettes, du mercredi 28 juin au dimanche 2 juillet 2017, pour le festival de l'AMR.

27 concerts et animations, tous à entrée libre, en plein air, avec victuailles et breuvages sur place. Le saxophoniste suisse Maurice Magnoni y jouera.

Pour illustrer cet article, un concert filmé lors de l'édition 2011 du festival de l'AMR aux Cropettes par mon fidèle associé photographe professionnel genevois Juan Carlos HERNANDEZ.

La photographie de Maurice Magnoni est l'œuvre de Juan Carlos HERNANDEZ, photographe de l'AMR. Toute reproduction de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Maurice Magnoni par Juan Carlos HERNANDEZ

Maurice Magnoni par Juan Carlos HERNANDEZ

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Exposition " Signes et Musique " à Paris jusqu'au 31 juillet 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

" Signes et Musique "

Signes & musique a puisé dans dix ans de création d’affiches dédiée à l’univers de la musique, et plus précisément du jazz, des «images-signes» qui résonnent et donnent autant à voir qu’à entendre. A l'occasion de la fête de la musique et jusqu'à fin juillet plusieurs lieux de la rue Biot, à Paris, en France,  exposent les créations de Christophe Andrusin.


Du mercredi 21 juin au lundi 31 juillet 2017, Strobi, 12 rue Biot & L'Arrière Cour, 9 rue Biot, 75017 Paris, France.

Il s'agit de cafés restaurants qui exposent les œuvres. Vous pouvez regarder, boire, manger, discuter et même acheter les œuvres en partant.

Le dessin ci-dessous est l'œuvre de Christophe Andrusin. Toute reproduction de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Exposition " Signes et Musique " à Paris jusqu'au 31 juillet 2017

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Muddy Gurdy: de l'Auvergne au Mississipi. Un projet à financer.

Publié le par Guillaume Lagrée

Généreuses lectrices, munificents lecteurs, si, comme moi, vous aimez en même temps le Blues du Mississipi et Alexandre Vialatte, voici de quoi vous réjouir avec le projet

Muddy Gurdy.

Il s'agit d'un trio auvergnat, Hypnotic Wheels, jouant de la vielle, instrument typique du Centre de la France, dans un contexte Blues Rock.

En vrais passionnés, ils ont remonté le Mississipi et ont joué avec des musiciens du cru en avril et mai 2017.

Pour que de cette aventure humaine et artistique naisse un album digne de ce nom, ils ont besoin de 12 000€.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Tous vos dons pécuniaires sont les bienvenus, munificentes lectrices, généreux lecteurs, pour financer le projet

Muddy Gurdy.

" Munissez-vous toujours de lainages lorsque vous allez en Auvergne. Tout y est aigrelet : le fond de l’air, le fromage, le vin, le son de la vieille. " (Alexandre Vialatte)

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