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RECLAME: Stage d'improvisation vocale avec Claudia Solal du 3 au 8 juillet à Colombes (92)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 

Improvisation libre à la voix, avec Claudia Solal :
 du lundi 3 au samedi 8 juillet 2017. Académie musicale internationale de Colombes - Conservatoire de Musique et de Danse - 25 rue Reine Henriette - 92700 Colombes. France.

Tel: (33) (0)1 47 60 83 83



Ce stage s'adresse à toute personne désireuse de s'initier à l'improvisation à la voix : 
chanteurs, débutants ou confirmés, de tous horizons musicaux, comédiens, danseurs, instrumentistes, 
ayant ou non une pratique de l'improvisation. Stage limité à 16 participants.

« Pendant ces six jours, nous aborderons principalement l'improvisation libre à la voix, en privilégiant l’aspect collectif de la rencontre: approche de différentes techniques et stratégies d'improvisation, initiation à la "composition instantanée"; travail sur le son, couleurs et textures vocales permettant autonomie d'expression et développement d'un langage personnel, contraintes et de propositions de jeu de tous ordres, avec et sans support textuel... alternance, répétition, intention et interaction, mémoire, son et geste, conscience et construction de la forme, expérimentation de la voix dans tous ses états... (références possibles au jazz, à la musique contemporaine, aux chants du monde).

Les stagiaires, s'ils sont instrumentistes, pourront être amenés à improviser 
aussi bien à la voix qu’au moyen de leur instrument
. Je préparerai également des séances d’écoute, 
afin d'étayer par des exemples concrets les directions proposées au cours du stage.
 Les séances pourront comporter une préparation vocale et respiratoire, si besoin est ».

 
 
Participation aux frais : 390 euros la semaine (6 jours de stage). Entre 4 et 5 heures de stage par jour. Horaires à préciser.
Frais d'hébergement, de transport, à prévoir en supplément si vous n'êtes pas domiciliés en Ile de France.
Informations au (33) (0)6 07 94 44 16 et sur www.musique-colombes.net
 

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Concert de Jazz pour le Secours Populaire à Paris le lundi 12 juin 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Secours Pop Live!

Paris, Ile de France, France.

Petite Halle de la Villette.

Lundi 12 juin 2017 à 20h30.

Before à partir de 18h.

 

Lectrices bienfaitrices, lecteurs donateurs, vous savez que le Secours Populaire vient en aide, en France et ailleurs, à ceux qui n'ont rien, quel que soit leur sexe, nationalité ou religion.

Pour mener ses actions, le Secours Populaire a besoin de nos dons.

La joie du don se partage en musique avec le concert Secours Pop Live à la Petite Halle de la Villette, à Paris en France, le lundi 12 juin 2017 à 20h30. Entrée à partir de 18h.

L'entrée est à 18€. L'intégralité des sommes collectées ira au Secours Populaire.

Je paierai ma place. Je compte sur votre participation, lectrices bienfaitrices, lecteurs donateurs.

Pour la musique, le Gentil Animateur de la soirée sera Thomas de Pourquery (sax alto, chant, composition). Il sera accompagné entre autres de Thomas Ehnco, Gregory Privat, Laurent Coulondre, Eric Legnini au piano, Felix Sabbal Leco à la batterie, Guillaume Perret et Logan Richardson aux saxophones.

Pour la cuisine, les plats seront mitonnés par le chef Yves Camdeborde.

Faire la fête, bien manger, écouter de la bonne musique et accomplir une action citoyenne en même temps, cela ne se refuse pas. A vous de jouer lectrices bienfaitrices, lecteurs donateurs.

La photographie de Thomas de Pourquery est l'œuvre de l'Impétueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Thomas de Pourquery par Juan Carlos HERNANDEZ

Thomas de Pourquery par Juan Carlos HERNANDEZ

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Les primés de l'International Song Writing Competition 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices compositrices, lecteurs auteurs,

l'International Song Writing Competition a décerné ses prix pour 2016.

Je rappelle que parmi les membres du jury figurent Danilo Perez (piano), Mike Sterne (guitare électrique), Tom Waits, Rickie Lee Jones, Saliif Keita, le président de Warner Bros Records, le CEO d'Atlantic Records.

25 000$ de récompense pour le Grand Prix attribué cette année au duo canadien Matt Epp & Faouiza Ouihya. De la Pop classique et efficace.

Pour chaque catégorie, un podium à 3 comme en sport et des récompenses pour chaque primé.

Pour le Jazz:

1. Shunzo Ohno (Japon, trompette)

2 Paolo Fresu (Italie, trompette) & Omar Sosa (Cuba, piano)

3 Xavier Faro (France, piano)

J'avoue qu'aucun ne m'a convaincu.

Mes coups de cœur sont les suivants. Je vous laisse juges, lectrices compositrices, lecteurs auteurs.

Pour la World Music, même si Daby Touré (France) arrive premier, malgré mon chauvinisme échevelé, je préfère le 2e, Dino Miranda (Mozambique). Lui, il groove!

Pour la Folk Music, je valide le choix du jury qui a mis en premier Prateek Kuhad (Inde).

Pour l'Instrumental, je choisis le 2e Dexter Britain (Royaume Uni) pour sa dextérité sonore.

Pour le R&B et le Hip Hop, le flux verbal (flow in English) de Kyle Best (Etats Unis d'Amérique) m'a épaté.

Enfin, dans la Chanson pour enfants, je valide le choix du jury qui a mis en premier  Lucy Kalantari (Etats Unis d'Amérique)..

Les inscriptions pour le concours 2017 restent ouvertes. A vous de jouer, lectrices compositrices, lecteurs auteurs.

Fermez les yeux et partez courir avec Dexter Britain : " The time to run ". Puis ouvrez les en grand et dansez avec Dino Miranda " Marrabenta ".

 

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Les archives Jazz de David Niven: 1000h de Jazz live!

Publié le par Guillaume Lagrée

Les archives Jazz de David Niven

1000 h de Jazz accessibles gratuitement.

 

Lectrices cinéphiles, lecteurs anglophiles, je ne vous parle pas ici de l'acteur britannique David Niven (1910-1983) mais du professeur américain David Niven (1930-1993).

Le professeur David Niven était un Fou de Jazz qui, armé de son magnétophone à bandes magnétiques, écumait les clubs et les salles de concerts, filtrant ce qu'il jugeait être le meilleur.

En bon universitaire, il classait et commentait chacun de ses enregistrements.

Tout est désormais disponible gratuitement sur la Toile grâce au site Archive.

650 fichiers, 637 GB, 1000 h de Jazz.

Le professeur Niven ne s'intéressait pas au Free Jazz mais si vous voulez écouter Duke Ellington en concert à Paris en 1963 avec un orchestre symphonique, Thelonious Monk en concert en 1957 avec Gerry Mulligan (sax baryton), Clifford Brown en concert à Paris en 1953 avec Pierre Michelot (contrebasse), Charlie Parker en club en 1950 ou Chet Baker en 1964, suivez les cours du professeur David Niven.

Merci à David Niven et au Foxborough High School Jazz Program d'avoir rendu toutes ces merveilles accessibles au grand public.

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" Le Vieux et le Président " au cinéma Le Balzac

Publié le par Guillaume Lagrée

" Le Vieux et le Président "

Hommage à Sidney Bechet et Lester Young

Festival " Jazz et images "

Paris. Cinéma Balzac.

Vendredi 12 mai 2017. 21h.

Soirée préparée et animée par Vincent Le Quang.

Au menu un orchestre d'élèves du saxophoniste Vincent Le Quang au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris joue des morceaux de Sidney Bechet et Lester Young.

Puis, à l'écran, le film " Le vieux et le président " (INA, 1959) rend hommage à ces deux immenses saxophonistes tous deux morts en 1959. Sidney Bechet était pour Duke Ellington le plus grand soliste du Jazz, devant Louis Armstrong. Lester Young inventa une façon nouvelle de jouer du saxophone ténor, qui est à l'origine du courant Cool Jazz. Navré mais je n'ai pas trouvé le film sur Internet, pas même sur le site de l'INA. A part cet extrait de 30s où le critique français Maurice Cullaz parle de Lester Young. Si vous trouvez ce film, lectrices enquêtrices, lecteurs fureteurs, je suis preneur.

L'orchestre est composé d'une section rythmique piano, contrebasse, batterie et de neuf instruments à vent dont une trompette, un trombone et 7 saxophones de l'alto au baryton.

" Tickle Toe ", orchestre de Count Basie. Ce sont des bons musiciens, à la technique sans faille mais ils ne jouent pas leur vie à chaque note comme le faisaient les orchestres de la Swing Era. Ils n'ont ni la souplesse ni la sensualité de leurs Maîtres.

" I didn't know what time it was " une ballade que Lester Young habitait. La rythmique commence tranquille et swingue. Ca chuinte avec du grain dans le son du ténor. C'est bien mené de bout en bout.

" Lady be good " (Georges Gershwin). Renommé " Lady Bigoudi " en France de 1940 à 1944. 3 sax sur scène: alto, ténor, soprano. Batteur aux balais. Version relax. Ils ne se pressent pas. Le batteur passe aux baguettes et le sax alto attaque. Le pianiste a écouté Thelonious Monk qui lui même avait écouté Count Basie. Le sens de l'économie et de la dissonance juste.

" One o'clock jump " (Count Basie). Le sax ténor reprend le solo de Lester Young. Les autre soli sont improvisés. Après un instant de flottement, les partitions sont retrouvées. Le vrai titre du morceau est " Blue balls " mais comme cela ne pouvait pas passer à la radio Count Basie l'appela officiellement " One o'clock jump " après l'avoir joué pour la première fois en direct à la radio à 1h de l'après-midi. Ces jeunes gens sont bien sages mais ça swingue tout de même car je bats la mesure du pied droit.

" Yesterdays ".  Pour cette ballade, le trompettiste Jules Jaset (?) se met à chanter. Dans le genre Chet Baker. Crooner si innocent que les filles en tombent par terre. Pourquoi les trompettistes chantent et pas les saxophonistes? Si vous avez une explication lectrices enquêtrices, lecteurs fureteurs, je suis preneur. Batteur aux balais. Rythmique souple. Ce trompettiste chanteur est vraiment charmant. Beau blond de plus mais il doit encore apprendre à s'habiller. Je vous laisse prendre soin de ce talentueux jeune homme, lectrices enquêtrices. Quintet de sax bien soudé par ailleurs.

" Lester leaps in " (Lester Young). Sax ténor, trompette, trombone. Le sax ténor manque de souffle vital pour ce morceau qui doit tout emporter sur son passage. Il est vrai que nous parlons ici d'un sommet de la musique enregistrée. Extrait audio sous cet article. Rythmique superbe. Elle sait alterner notes justes et erreurs judicieuses.

L'orchestre passe à Sidney Bechet avec " High society ". Le solo de Sindey Bechet était insoiré de celui d'Alphonse Floristan Picou, fameux clarinettiste de La Nouvelle Orléans. Tout l'orchestre sur scène. 10 souffleurs. Une relecture impressionniste du New Orléans. Jeu très subtil de la rythmique avec des décalages savants entre pianiste et batteur. C'est du Free mélodique. Au moins ils ne copient pas Sidney Bechet ce qui est difficile sur ce genre de musique.

" Stompy Jones ". Vincent Le Quang au sax soprano en duo avec Jules Jaset (trompette). Dans le style traditionnel, rapide et saccadé. Ca swingue.

Solo de batterie style New Orléans. Sax baryton et soprano, trompette et trombone. C'est bien du New Orléans mais sans la rage de vivre de celui des origines. C'était " Jungle drums " arrangé par le pianiste Thibaut Gomez.

" Georgia Cabin " arrangé par Vincent Le Quang .  Une ballade tranquille. Balais d'abord, baguettes ensuite mais toujours relax. Tout l'orchestre sauf un sax.

" American Rhythm " & " Muskrat ramble " , deux grands classiques de Sidney Bechet. Sax alto et ténor, trompette et trombone. Entre New Orléans et Free Jazz ce qui es parfaitement logique tant le Free Jazz s'est inspiré de la liberté des Anciens. Court intermède (break in English) de batterie aux tambours, car la batterie New Orléans vient en droite ligne des rythmes du Congo. Puis l'orchestre enchaîne sur la danse du rat musqué (Muskrat ramble). Jolis breaks de la rythmique. L'orchestre repart derechef. Ca donne envie de danser. Pari réussi.

Ensuite le film " Le Vieux et le Président " tourné en 1959 par l'ORTF pour rendre hommage à Sidney Bechet et Lester Young tous deux décédés cette année là, avec leur amie Billie Holiday. Sindey Bechet a fini sa vie en France, pays où il était reconnu, admiré, célébré. Il a même sa statue à Antibes-Juan-les-Pins où il se maria et où un festival de Jazz fut créé en sa mémoire en 1960. C'est dire si les images et les sons sont nombreux en France pour célébrer sa mémoire. Ce film m'a fait découvrir une musique de ballet composée par Sidney Bechet. Un duo de danseurs (un Noir, un Blanc), d'une stupéfiante modernité pour l'époque jouant sur les rapports de sexe et de pouvoir. Pour Lester Young, vous ne le voyez ni ne l'entendez mais Maurice Cullaz parle de lui avec son humour et sa passion habituelles accompagné de son épouse. Joli fim (32') mais plus pour les fans de Sidney Bechet que ceux de Lester Young.

 

Dernière séance de la 2e édition du festival " Jazz et images " au cinéma Balzac, à Paris 8e, le vendredi 9 juin 2017 à 21h. Soirée spéciale trompette avec sur scène Airelle Besson et à l'écran Dizzy Gillespie (en concert à Paris, à la Maison de la Radio, en 1970 avec Red Mitchell à contrebasse).

La 3e édition commencera en septembre 2017 avec Daniel Humair sur scène et à l'écran.

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" Le Jazz et les gangsters " . Ronald L. Morris

Publié le par Guillaume Lagrée

" Le Jazz et les gangsters "

(1880-1940)

Ronald L. Morris

Traduction française de Jacques B. Hess.

Paris, Editions Le Passage, 2016, 320 p.

Edition originale. " Wait until dark: Jazz and the Underworld. 1880-1940 ", Bowling Green University Popular Press, Bowling Green, Ohio, 1980.

Exquises lectrices, subtils lecteurs, alors que 1917 est le centenaire officiel du Jazz, pour mesurer le chemin parcouru, il est bon de se replonger au temps de son explosion, la Swing Era pour les Américains, les Années folles pour les Français, les années 20 du XX° siècle.

Le Jazz est d'abord né dans les maisons closes de la Nouvelle Orléans puis a migré vers le Nord s'installant à New York, Chicago, Kansas City, se déployant dans des clubs toujours plus luxueux grâce aux gangsters juifs et italiens. Il y avait aussi quelques Français dans l'affaire dont Madame Saint Clair, reine de Harlem. La fin de la prohibition et la Grande Dépression  de 1929 mirent fin à cet âge d'or. L'alliance des gangsters et des jazzmen fut aussi fructueuse pour l'histoire de l'art que le mécénat des banquiers toscans de la Renaissance pour les peintres, sculpteurs et architectes.

Telle est la thèse de Ronald L Morris qu'il déploie avec force arguments convaincants tout au long de ce livre réjouissant.

Comment Juifs et Italiens, Blancs mais pas WASP (White Anglo Saxon Protestant), dépourvus de préjugés raciaux, lancèrent des musiciens Noirs , Juifs et Italiens. Comment ces gangsters civilisèrent les clubs américains transformant des saloons, véritables assommoirs dignes de Zola, en lieux chics. Comment ils ringardisèrent les Irlandais et les Allemands qui tenaient alors le commerce de l'alcool et du spectacle aux Etats Unis d'Amérique. Comment ils  firent entrer les femmes, facteur clef de civilisation, dans les clubs. Comment ils payèrent hommes politiques, policiers et magistrats pour garder leurs affaires en paix. Comment ils traitèrent en égaux des hommes et des femmes d'une couleur et d'une culture différentes de la leur. Comment la fin de la Prohibition et la Grande Dépression mirent fin à l'afflux d'argent alors que policiers, magistrats et élus restaient toujours aussi cupides.

Tout cela et bien plus encore est raconté dans ce livre qui vous donnera envie de plonger, tête la première, dans le Jazz des années 20, exquises lectrices, subtils lecteurs.

Dans les années 1960, un journaliste blanc demanda à Duke Ellington:

" Duke, comment un homme aussi élégant et raffiné que vous a pu travailler pour ces gangsters du Cotton Club ? "

" Des gangsters? Comment osez vous qualifier ainsi ces gentlemen ? " répondit en souriant Duke Ellington.

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" Barney Wilen. Blue Melody " Yves Buin

Publié le par Guillaume Lagrée

" Barney Wilen. Blue Melody "

Yves Buin

Castor Music.

Editions Le Castor Astral, Paris, 2011, 126 p.

" Je me souviens de Barney Wilen " (Georges Pérec). Enfin, Georges Pérec se souvenait surtout de Lester Young, le Président, jouant avec son jeune disciple, Barney Wilen. Je me souviens de Barney Wilen en duo avec Alain Jean-Marie dans un bar de Rennes le 29 mai 1992. C'était le cadeau d'anniversaire de mon père pour mes 21 ans. Cela ne s'oublie pas. Ce duo fut enregistré au Cully Jazz Festival en Suisse en 1991. Album " Dream time ".

Yves Buin nous offre avec ce livre " Blue Melody " une biographie courte mais complète de Barney Wilen (1937-1996). Né à Nice d'un père Américain, juif et dentiste et d'une mère comtesse provençale. En 1940, son père n'attendit pas que les Nazis arrivent en ville et prit sagement le bateau pour les USA avec toute la famille. Retour à Nice en 1946 une fois la République française rétablie grâce à l'aide des Etats Unis d'Amérique. Bernard Jean dit Barney Wilen s'est gavé de radio aux Etats Unis, s'est déjà mis au saxophone et sa grand-mère est une amie de Blaise Cendrars. A 16 ans, il monte à Paris. A 17 ans, il gagne un prix spécialement créé pour lui. A 20 ans, il accompagne Miles Davis pour la musique du film de Louis Malle " Ascenseur pour l'échafaud " et en tournée en Europe. A 21 ans, il enregistre avec Donald Byrd la musique d'un film qui ne fut jamais tourné.

Puis le Be Bop l'ennuie. Il se tourne vers le Free Jazz, les courses automobiles,  les musiques du monde, le Rock'n Roll (" Dear prof Leary "), voyage en Afrique d'Alger à Dakar en y mettant plusieurs années et en ramenant " Moshi ", OVNI musical inégalé depuis. Il disparaît dans les années 1970, fâché avec les maisons de disque et le show business, surgissant un soir de 1978 à la Grande Parade du Jazz de Nice comme invité spécial de Dizzy Gillespie et Stan Getz.

On le dit mort mais il joue avec Marie Moör, sa compagne chanteuse. Une BD inspirée de sa vie " Barney et la note bleue " de Loustal et Parringaux le ressuscite en 1987. Il enregistre un album sous le même titre, revient à ses premières amours, entre Bop et Cool et casse son bec en 1996 alors que son ami Christophe voulait le recruter pour son nouvel album.

Tout cela, et bien plus encore, Yves Buin nous le raconte chronologiquement accompagnant sa biographie de quelques entretiens avec ce magicien sonore qu'était Barney Wilen et concluant par une discographie complète et sélective.

Barney Wilen ce n'est pas forcément une musique triste. Comme sur cette version énergique de " No problem " en club à Paris en 1958 avec Clark Terry (bugle), Bud Powell (piano), Pierre Michelot (contrebasse) et Kenny Clarke (batterie). La jeunesse, la classe, l'élégance et l'aisance, tel était Barney Wilen.

 

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Festival Jazz sous les Pommiers à Coutances (50) du 20 au 27 mai 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazz sous les Pommiers

XXXVIe édition

Coutances, Manche, Normandie, France

du samedi 20 au samedi 27 mai 2017

 

Lectrices fruitées, lecteurs en fleur, retrouvez vous au festival Jazz sous les Pommiers à Coutances, en Normandie, du samedi 20 au samedi 27 mai 2017.

Concerts gratuits et payants, pour adultes et pour enfants, et même pour sourds et malentendants grâce à Airelle Besson et Clémence Colin, Dames du temps présent.

Dans le riche programme de la 36e édition de ce festival, vous trouverez notamment des artistes déjà louangés sur ce blog: le trio Jean-Luc Ponty/Bireli Lagrène/Kyle Eastwood (qui remplace Stanley Clarke), Michel Portal, Fred Hersch en trio, David Patrois en trio, Pierre Durand et son Roots Quartet, les Mechanics de Sylvain Rifflet, Paul Lay en trio et Anne Pacéo avec des musiciens birmans.

Croquez goulûment dans les pommes du Jazz au 36e festival Jazz sous les pommiers, lectrices fruitées, lecteurs en fleur.

La photographie de Michel Portal est l'œuvre de l'Abracadabrantesque Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Michel Portal par Juan Carlos HERNANDEZ

Michel Portal par Juan Carlos HERNANDEZ

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Disquaire Day samedi 22 avril 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices curieuses, lecteurs collectionneurs, retrouvez vous le samedi 22 avril 2017 chez un disquaire pour le Disquaire Day.

Dans le monde anglophone, cela s'appelle Record Store Day.

Concerts, animations, éditions rares seront au programme.

Comme un libraire, un disquaire digne de ce nom vous fera découvrir des musiques dont vous n'auriez jamais soupçonné l'existence comme lorsque je fis découvrir Don Cherry à un amateur de New Wave chez un disquaire du 18e arrondissement de Paris. " Chamanique, c'est chamanique " tels furent ses termes.

8 jours plus tard, le dimanche 30 avril 2017, retrouvez vous de nouveau, lectrices curieuses, lecteurs collectionneurs, pour célébrer la Journée internationale du Jazz.

Alors que nous célébrons les 100 ans de l'arrivée du Jazz en France avec l'US Army venue nous délivrer de l'invasion allemande, n'oublions pas le rôle des V(ictory) Disc dans le soutien au moral des troupes et des populations et dans la diffusion du Jazz.

Ci-dessous exemples audio et vidéo avec Count Basie " Jammin on a V-Disc " et Duke Ellington " It don't mean a thing if it ain't got that swing ".

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Fines Lames un duo unique au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Fines Lames

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Mardi 11 avril 2017. 20h30.

Renaud Detruit: vibraphone, marimba

Florent Snepchat: accordéon

 

Concert de sortie de l'album " Fines Lames ".

 

Fines lames est un duo unique au monde. Il existe quelques rares duos accordéon vibraphone écrits dans la musique contemporaine nippone mais dans la musique improvisée et donc le Jazz, cela n'existait pas. Renaud Detruit et Florent Snepchat l'ont inventé par amitié et goût de l'aventure. Grâces leur en soient rendues.

Musique en hommage à Ryuchi Sakamoto, compositeur japonais. Ce duo est si rare et précieux que nous sommes peu nombreux à l'écouter. Puissent mes chroniques contribuer à les faire connaître. Superbe ballade qui décolle d'un coup énergique d'accordéon. Quel souffle! Quelle vibration! Les lames invisibles de l'accordéon répondent aux lames visibles du vibraphone ou du marimba. Malgré le nom " Fines lames ", il ne s'agit pas d'un duel mais d'un duo, mieux d'un dialogue. Ils savent nous raconter une histoire avec un début, des épisodes et une fin. Un silence de dégustation avant d'applaudir.

En passant les baguettes sur le bout des lames du vibraphone, le son s'étire. L'accordéon avance tout doucement. Ca s'élance. Musique intimiste et qui respire le bon air. Ils savent aussi attaquer virilement. Etant donné la haute qualité de la musique et le petit nombre de spectateurs, j'ai vraiment l'impression de faire partie de privilégiés ce soir. C'était " Reflet d'influences " une composition de Renaud Detruit qui porte bien son nom.

Un petit air dansant entre vibraphone et accordéon. Un fond de tango, un zeste de Balkans et du Jazz contemporain.

" Pouki Pouki " (Airelle Besson). Une composition d'une Dame du temps présent qui fait oublier celles du temps jadis. Un futur standard du Jazz du XXI° siècle à mon avis. L'accordéon vient ajouter sa complainte. Après de beaux chemins de traverse, retour au joli thème.

" Mikrokosmos n°116 " (Bela Bartók). Les exercices pour piano écrits par Bela Bartók pour son fils Peter vont de 1 à 153, dans un ordre de complexité croissante. 116, c'est déjà costaud. Un vent de puszta hongroise souffle dans la salle. Ca swingue, sapristi!

Une ballade composée par le vibraphoniste.

" Sang mêlé " (Eddy Louiss). L'accordéon attaque, remplaçant l'orgue Hammond. Le marimba joue le rôle de la batterie. Ca balance bien.

PAUSE
 

Marimba. Un tango énergique. Quelle bonne vibration ils nous offrent! Très belle musique de film romantique avec l'élan, la séparation, les regrets. C'était " Reflets d'influence 2 " (Renaud Dutruit).

Une autre composition de Renaud Detruit. Encore une très jolie mélodie. Cette fois, lente et lancinante. Puis entraînante. Bref, changeante comme la vie.

Un standard joué à l'accordéon et au vibraphone, c'est tellement unique que je ne le reconnais pas. C'est " Speak Low " (Kurt Weill).

Le 153e et dernier morceau de " Mikrokosmos " (Bela Bartók). Le plus compliqué donc. C'est vif et complexe en effet. Belle tension entre accordéon et vibraphone.

" Very early " (Bill Evans). Marcel Loeffler aussi joue au piano du pauvre ce grand pianiste. Fort belle ballade du petit matin jouée le soir.

Une autre ballade qui court comme une rivière paresseuse. Vibraphone. La musique s'anime progressivement et puissamment. C'était " Nuit rouge ".

Un morceau de Michel Petrucciani dont le titre m'échappe." O Nana Oye " d'après les musiciens. Je les crois sur parole. Marimba. Ca attaque vite. L'accordéon reprend. Ca sonne antillais curieusement.

Toujours au marimba. Un autre morceau qui sonne caribéen. Ca swingue superbement.

Le duo " Fines lames " est unique au monde. Savourez le chez vous et sur scène, lectrices exigeantes, lecteurs intransigeants. A consommer sans modération.

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