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Jim Funnell's Word Out " Spirit of the snail "

Publié le par Guillaume Lagrée

Jim Funnell's Word Out

" Spirit of the Snail "

Produit par Jim Funnell

Sortie le mardi 22 septembre 2015

Concert de sortie à Paris, Ile de France, France,

au Sunside, le mardi 22 septembre 2015 à 19h30.

Jim Funnell: piano, compositions sauf indications contraires

Olivier De Gabriele: contrebasse

Thibault Perriard: batterie

Isabelle Olivier: harpe

Lectrices cosmopolites, lecteurs xénophiles, comme vous le savez, la devise de l'Union européenne est " Unis dans la diversité ". En politique, cela reste à prouver. En musique, le Britannique Jim Funnell, le Maltais Olivier de Gabriele et le Français Thibault Perriard le démontrent à chaque fois qu'ils jouent ensemble. Je vous ai déjà chanté les louanges de ce trio en concert et en studio. Cet accord de tierce est désormais augmenté par la présence de la harpiste Isabelle Olivier. Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur la harpe. Isabelle Olivier n'est ni un alibi féministe pour un trio masculin, ni un alibi classique pour un trio Jazz. Sa harpe sonne comme une kora d'un Maître mandingue.

Le premier morceau " Spirit of the snail " (l'esprit de l'escargot) définit bien cette musique: la lenteur et la spirale intérieure. Cette musique est le fruit d'une réflexion sur les rythmes, les sons, les couleurs, rare dans la production Jazz actuelle. Tellement rare que cette musique est auto produite tant elle sort des normes de l'industrie spectaculaire marchande.

Elle oscille dans un subtil balancement entre un trio Jazz délicieusement funky et un quartet plus inouï dans sa matière sonore.

Les rythmes sont complexes car le pianiste a l'habitude de jouer avec des percussionnistes africains, du Ghana notamment. Les sons sont étranges, dans cette fusion entre harpe et piano.

Cette complexité, cette étrangeté ne dérangent pas, ils stimulent l'auditeur curieux, l'auditrice attentive.

Cette diversité se trouve aussi dans les titres (en français, anglais et allemand) et la durée des morceaux.

Le leader est un Anglais. Il n'oublie pas son identité avec " Stonehenge " le 13e et dernier titre de l'album.

Bref, que vous vouliez stimuler vos oreilles, votre cerveau ou vos jambes, entrez dans l'Esprit de l'escargot de Jim Funnell and Co!

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La Nouvelle Orléans: la Renaissance

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Hot, lecteurs Swing, le Jars jasant Jazz en français, il ne pouvait manquer de jaser sur la ville natale de cette musique, La Nouvelle Orléans en Louisiane, aux Etats-Unis d'Amérique, une ville fondée par des Français et dont le maire, Mitch Landrieu, est d'ascendance française.

Un proverbe américain dit:

" Il existe trois villes aux Etats Unis: New York, San Francisco et La Nouvelle Orléans. Tout le reste, c'est Cleveland ".

Remarquez que ces trois villes sont intimement liées au Jazz: La Nouvelle Orléans pour le Jass, New York pour le Swing, le Be Bop, le Hard Bop, la Salsa, le Free Jazz, le Jazz Fusion et San Francisco pour le Cool Jazz.

Ce blog a déjà évoqué La Nouvelle Orléans d'hier:

- Jelly Roll Morton

- Louis Armstrong

- " La conjuration des imbéciles " de John Kennedy Toole

et d'aujourd'hui:

- Louisiana Soundtrack

- Christian Scott

- " Après le déluge " de Joy Castro, un polar sur l'après Katrina:

- un reportage radiophonique d'étudiants

- les " Nola Improvisations " du guitariste français Pierre Durand.

sans oublier d'hier à aujourd'hui:

- la plantation Whitney, premier musée de l'esclavage aux Etats-Unis d'Amérique.

L'ouragan Katrina a frappé La Nouvelle Orléans le 29 août 2005 faisant 1800 morts ou disparus, un million de sans abris, frappant essentiellement les quartiers pauvres, noirs, situés en zone inondable (80% de la ville sous l'eau). Au bout de deux jours, le président George Bush Jr interrompit ses vacances au Texas pour survoler la ville inondée à bord d'Air Force One. La Nouvelle Orléans est une ville noire et démocrate.

10 ans après, l'hebdomadaire français Courrier International fait le bilan de la reconstruction dans différents domaines sous le titre " La Nouvelle Orléans: la Renaissance ":

- la gastronomie avec le chef John Besh

- la culture noire avec l'écrivain Kristina Kay Robinson

- le Jazz avec la chanteuse Banu Gibson et le New Orleans Jazz Market

- l'urbanisme

- la musique pour lutter contre la délinquance avec la fondation Trumpet No Guns dans une des 3 villes les plus criminogènes des Etats-Unis d'Amérique

Les sources sont les journaux locaux:

- The Times Picayune

- Offbeat

- Eater

- The Advocate

La Nouvelle Orléans se reconstruit par son ADN: art, métissage et créativité.

Une prière juive dit (Psaume 137): " 5. Si je t'oublie, Jérusalem, Que ma droite m'oublie! 6 Que ma langue s'attache à mon palais, Si je ne me souviens de toi, Si je ne fais de Jérusalem Le principal sujet de ma joie! "

Un standard du Jazz dit lui " Do You know what it means to miss New Orleans and miss it night and day ? "

Longue et Grande vie à La Nouvelle Orléans!

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Festival Au Sud du Nord (91) du 4 au 27 septembre 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Au Sud du Nord

Essonne, Ile de France, France

du vendredi 4 au dimanche 27 septembre 2015

Lectrices du Sud, lecteurs du Nord, retrouvez vous au festival Au Sud du Nord, du vendredi 4 au dimanche 27 septembre, en ville comme à la campagne, dans le département de l'Essonne, région Ile de France, en France.

Voici ma sélection parfaitement arbitraire au sein de ce riche programme:

- vendredi 4 septembre à 20h au théâtre municipal d'Etampes: Jacques Vidal Quintet " Cuernavaca " (hommage à Charles Mingus) + " Shadows " de John Cassavetes (BO de Charles Mingus et Shafi Hadi)

- vendredi 11 septembre à 20h30 à l'espace Concorde d'Arpajon: soirée Caraïbes avec le trio de Grégory Privat et Sakesho

- samedi 12 septembre de 17h30 à 0h à la Ferté Alais: David Patrois Trio et Stéphane Guillaume Quartet .

-samedi 19 septembre de 11h30 à 0h à Cerny: village associatif et citoyen + marché paysan = Patrice Caratini Trio " Short Songs " déjà louangé sur ce blog. Enfants, emmenez vos parents. Cela les instruira en les divertissant, la meilleure méthode d'éducation qui soit.

- mercredi 23 septembre à 20h30, salle Cassin, Landy: La maison Texier, Jazzmen de père en fils. Sébastien Texier (le fils) Organic Quartet puis Henri Texier (le père) " L'art dit " trio.

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Nico Morelli Trio au Bab Ilo

Publié le par Guillaume Lagrée

Nico Morelli Trio

Paris. Le Bab Ilo.

Vendredi 28 août 2015. 20h30.

Nico Morelli : piano

Tom Mac Kenzie : contrebasse

Brian Carter : batterie

Invitée :

Tiphaine Fauchois : ngoni, chant

« Bye bye Blackbird ». Un standard célébrissime. C’est le titre de l’album que Keith Jarrett a enregistré en trio pour rendre hommage à Miles Davis, après sa mort, en 1991. Le seul album de ce trio qui dégage de l’émotion. Le piano droit du Bab Ilo sonne comme il peut. Le bassiste ne joue pas debout mais assis sur un tabouret. Le batteur est aux balais pour cette ballade. Ca sonne frais par cette chaleur. C’est l’ouvrier qui fait l’outil mais Nico Morelli mériterait un meilleur piano. Avec 20 personnes, la salle est pleine. A une dizaine, nous sommes bien. Le batteur a repris les baguettes. Ca swingue. Massé énergiquement, le piano s’est débarrassé de ses scories et sonne de mieux en mieux. Retour aux balais pour le solo de contrebasse. Le pianiste commente son solo quand une note lui plaît particulièrement. Breaks toniques du batteur, aux baguettes. Retour aux balais pour le thème joué en trio jusqu’au final.

« All Blues » (Miles Davis). La rentrée approche. Soirée révision des classiques. Ostinato de la main gauche du pianiste, vibrato de la contrebasse sous l’archet, batteur aux balais. C’est bien le thème mais il y a une recherche sonore intéressante. Le contrebassiste remplace les cuivres puis revient à la pulsation en pizzicato quand le pianiste prend la main. Ca tourne bien. Dans l’original (album « Kind of Blue » de Miles Davis) la musique est une toupie qui tourne autour d’un point fixe, la batterie de Jimmy Cobb, le seul survivant de la séance d’ailleurs.

Le piano introduit par un solo swinguant et sautillant « Lullaby of birdland ». Aussitôt la voix de la Divine Sarah Vaughan résonne en moi. Solo de batterie bien funky, sec, vif, précis.

Enchaînement immédiat sur « Night in Tunisia » (Dizzy Gillespie). Joli travail. Le public n’a même pas eu le temps d’applaudir.Ca attaque vite et fort mais sans répétition. Bref, ça swingue ! Ce standard fut composé en 1942 par Dizzy Gillespie sur le couvercle d'une poubelle d'après Art Blakey, témoin de la scène.

Arrivée de l’invitée, Tiphaine Fauchois qui joue du ngoni, instrument traditionnel africain, comme Don Cherry.

« Je suis lasse » (Tiphaine Fauchois). Les cordes de la contrebasse entrent en résonnance avec celles du ngoni. L’artiste, qui est manifestement aussi africaine que moi, a l’intelligence de ne pas jouer de façon traditionnelle. Elle crée du neuf avec un instrument ancien. La rythmique joue Jazz. Elle chante en français un texte sur la difficulté d’être créatrice. Il y a de l’espoir tout de même sinon elle ne jouerait et ne chanterait plus. « Je suis lasse et ça m’agace. Je suis lasse et ça m’angoisse. Je me déplace comme une limace ». La musique a changé d’ambiance. Le son est plus surprenant et c’est charmant. Cette demoiselle me déçoit en bien.

« Just the two of us » (Bill Withers), un classique de la Soul Music (1980). Joué ici par un trio de Jazz augmenté d’un ngoni. Musicalement, ça le fait. Vocalement, non. La voix de la chanteuse est trop blanche et trop haute pour cette chanson. Bassiste et batteur ajoutent leur voix. C’est leur culture. Ils sont à l’aise sur cette chanson.

Retour au trio Jazz pour « Les feuilles mortes » de Jacques Prévert et Vladimir KosmaAutumn leaves » in english), joué avec les arrangements de Michel Petrucciani. Solo de piano pour commencer. Bon feeling. Bassiste et batteur arrivent aux balais. Ca pulse puissamment comme si les battoirs de Michel Petrucciani renaissaient ce soir. Le batteur est repassé aux baguettes et ça swingue, saperlipopette ! Duo trépidant entre le contrebassiste et le batteur aux balais. Ils attisent la flamme du Jazz. Le pianiste regarde le bassiste et ponctue de temps en temps. Le batteur est de nouveau aux baguettes. La tension monte jusqu’à exploser dans le piano et les breaks de batterie. Beau bouquet final comme on dit en pyrotechnie.

Le concert est déjà fini. Un 2e concert avait lieu à 22h. Un concert au Bab Ilo coûte 10,50€ par personne, consommation comprise, soit 3 fois moins que dans les clubs de la rue des Lombards. Pour des musiciens de cette qualité, c’est donné. Evviva Nico Morelli !

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Festival Jazz Métis à Montreuil (93) du 28 août au 6 septembre 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Jazz Métis

Montreuil, Seine-Saint-Denis, Ile de France, France

Du vendredi 28 août au dimanche 6 septembre 2015

Lectrices géographes, lecteurs démographes, il ne vous a pas échappé que la ville de Montreuil (anciennement Sous Bois) est métisse comme le Jazz.

C'est donc en toute logique que le trompettiste, bugliste et compositeur français Nicolas Genest a créé à Montreuil un festival Jazz Métis mêlant Jazz et musiques du monde qui en est à sa 5e édition en 2015. La seule ligne directrice est le bon plaisir du programmateur qui se réserve plusieurs concerts, avec différents groupes et différentes musiques tout au long du festival.

Voici ma sélection dans cette programmation épicée et colorée:

Vendredi 28 août à 20h30: Macha Gharibian, pianiste, compositrice, chanteuse louangée à plusieurs reprises sur ce blog.

Samedi 29 août à 20h30: Kartet avec Guillaume Orti (sax alto), Benoît Delbecq (piano), Hubert Dupont (contrebasse) et Francisco Cassavella (batterie). Stimulez vos neurones avec Kartet.

Jeudi 3 septembre à 20h30: le duo Magic Malik (flûte) et Sarah Murcia (contrebasse), deux artistes bien connus des fidèles lecteurs de ce blog.

Dimanche 6 septembre à 17h: Nicolas Genest Hati, lui aussi célébré sur ce blog.

La photographie de Sarah Murcia est l'oeuvre du Charmant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Sarah Murcia par Juan Carlos HERNANDEZ

Sarah Murcia par Juan Carlos HERNANDEZ

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Sélection de concerts de Jazz à Paris pour septembre 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices balnéaires, lecteurs maritimes, septembre arrive. Les touristes sont partis, les prix des locations sont en baisse, la Mer est encore chaude et les journées encore belles. Bref, c'est le moment d'aller à la plage. Sur la Côte d'Emeraude, par exemple.

Si vous préférez le Jazz aux vagues, un riche programme vous attend à Paris.

Le festival Jazz à la Villette vous offre une orgie de musique du jeudi 3 au dimanche 13 septembre 2015: concerts, activités pour enfants et adultes, films, conférences, expositions. A noter, le concert du Supersonic Orchestra qui revisite Sun Ra avec Thomas de Pourquery (sax alto) en leader le samedi 12 septembre 2015 à 16h30 à la Philarmonie de Paris. Enfants, emmenez vos parents. Ca les décoincera.

Voici ma sélection personnelle de concerts dans les clubs parisiens. Pour un agenda complet, voyez citizenjazz.

La Java

Lundi 21 septembre à 20h30: Healing Orchestra avec Sylvaine Hélary (flûte). Free Jazz is not dead!

Duc des Lombards

Vendredi 18 et samedi 19 septembre à 19h30 et 21h30: Véronique Hermann Sambin, chanteuse déjà louangée plusieurs fois sur ce blog.

Sunset-Sunside

Du mardi 1er au jeudi 3 septembre, à partir de 18h30 chaque soir, les Trophées du Sunside. Concerts gratuits de jeunes talents du Jazz en France. Je fus juré de l'épreuve en 2012. Elle m'a paru honnête.

Mardi 22 septembre à 19h30: le pianiste anglais Jim Funnell présente son projet Word Out avec Matias Szandai (contrebasse), John Betsch (batterie), Philippe Lopez de Sa (sax), Isabelle Olivier (harpe) et Chris Hayward (flûte). Concert de sortie d'album. Ayant reçu la démo il y a 6 mois, je le recommande vivement. Cette musique est un monde à part.

Dimanche 27 septembre à 16h: le Salon idéal au Sunside imaginé par Arièle Butaux. Des rencontres d'artistes qui ne se connaissent pas sous l'égide d'une journaliste de France Musique. Enfants qui vous ennuyez le dimanche, comme le chantait Charles Trénet, emmenez vos parents pour profiter d'un goûter intelligent.

Mardi 29 septembre à 21h: le nouveau quartet de Gérard Marais (guitare électrique) avec Jérémie Ternoy (piano), Henri Texier (contrebasse) et Christophe Marguet (batterie). Stimulez vos neurones avec de la musique cérébrale.

Studio de l'Ermitage

Mercredi 30 septembre à 20h30. Pee Bee, Dolce Vita, nouveau programme consacré à la musique italienne par ce bigband cosmicomique. Allegro vivace!

Le Triton, Les Lilas, Seine-Saint-Denis, Ile de France, France (métro Mairie des Lilas)

Vendredi 18 septembre à 21h: Julien Lourau&The Electric Biddle. Un saxophoniste français, Julien Lourau, est revenu de Londres à Paris, chargé d'électricité et avec plein de bidules dans ses bagages. Shake it baby!

La photographie de Thomas de Pourquery est l'oeuvre du Délicieux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Thomas de Pourquery par Juan Carlos HERNANDEZ

Thomas de Pourquery par Juan Carlos HERNANDEZ

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RIP John Taylor (1942-2015)

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices britanniques, lecteurs pianistes, le décès du pianiste anglais John Taylor, né en 1942 à Manchester, le 18 juillet 2015 à Angers (49) n'a pu vous échapper.

Dalida voulait mourir sur scène, John Taylor l'a fait.

C'est lors d'un concert au festival Saveurs Jazz à Segré (49) au sein du quartette Nouvelle Vague du contrebassiste français Stéphane Kerecki que John Taylor fut frappé d'un infarctus.

Les férus d'histoire et de géographie noteront, qu'en vrai gentleman, John Taylor est mort en France sur des terres qui furent longtemps anglaises et où vivent aujourd'hui de nombreux citoyens britanniques, en Anjou.

J'ai seulement signalé sur ce blog son album " Patience " (2011) en duo avec Stéphane Kerecki et un concert de ce duo avec Nelson Veras (guitare) comme invité (2010) puis du duo en 2011. Ces instants là ne s'oublient pas.

Pour retracer la carrière de ce musicien majeur de la scène Jazz en Europe de ces 45 dernières années, je vous renvoie à l'excellent article du quotidien londonien The Guardian (in english, of course).

La photographie de John Taylor est l'oeuvre de l'Anglophone Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

John Taylor par Juan Carlos HERNANDEZ

John Taylor par Juan Carlos HERNANDEZ

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Le nouveau trio de Dan Tepfer au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Dan Tepfer Trio

Paris Le Sunside

Samedi 8 août 2015. 21h

Dan Tepfer : piano, compositions, direction

François Moutin: contrebasse

Arthur Hnatek: batterie

En fond sonore, avant le concert et pendant les pauses, l’excellent album " New Song " du contrebassiste Omer Avital.

Pas de présentation des musiciens. Le groupe est composé d’un Franco-Américain au piano, d’un Français à la contrebasse et d’un Suisse à la batterie. Tous vivent à New York et jouent à Paris ce soir. C’est un effet positif de la mondialisation. Ca commence par une ballade. Batteur aux balais. C’est souple et tenu. François Moutin diffuse toujours la vibration positive. Le tempo s’accélère. Le batteur est passé aux baguettes. Les vagues se succèdent.

Pas d’annonce des morceaux et des musiciens pour l’instant. « Music speaks for itself » (Miles Davis). Le batteur fait des bruitages avec des percussions. La contrebasse creuse le son et le piano enlève le tout. C’est une beauté abstraite. Comme chez Jackson Pollock qui inspira John Coltrane, les taches ne sont pas jetées au hasard. Ce jeune batteur est à la fois puissant et savant. Pur moment de magie en piano solo. Le piano grandit sous les doigts de Dan Tepfer. Splendide jusqu’au bout.

Un petit air léger, sautillant. Le fluide sympathique circule bien entre ces trois là. Le batteur est aux balais. Je le découvre ce soir. Juan Carlos Hernandez, photographe attitré de ce blog, m’a chaudement recommandé son compatriote. Je comprends pourquoi. Il est trop tôt pour dire s’il est le digne successeur de Daniel Humair, autre batteur suisse, mais il a du potentiel, à l’évidence. Notez bien son nom : Arthur Hnatek. Les cordes pincées par François Moutin, c’est toute une histoire, plutôt drôle d’ailleurs. C’est joyeux et délicieusement funky. Le batteur coupe du petit bois finement.

Maintenant que la douce ambiance est bien installée, Dan Tepfer présente les musiciens et les morceaux. Ils ont joué ses compositions « Catching time », « 547 » et un hommage à Thelonious Monk dont le titre m’échappe.

« Little princess » (Dan Tepfer). La salle est archi comble. Pour un début août à Paris, c’est étonnant. Il est réjouissant que la bonne musique jouée par des gens bien attire le public. Morceau tendrement perlé de notes de piano. Batteur aux baguettes. C’est tendre mais pas mièvre. Le jeu est viril mais correct. Roulements de tambours comme des caresses. Cette petite princesse court, joue, saute. Jolie fin surprise.

Un standard. « I loves You Porgy » (Georges Gerswhin, Porgy and Bess). Batteur aux balais. C’est tendre, onctueux mais pas sirupeux. “ Le bon goût consiste à savoir jusqu’où on peut aller trop loin » (Jean Cocteau, premier président de l’Académie du Jazz). Délicieux massage pour le système auditif. Il n’y a qu’à fermer les yeux et se laisser aller. Le trio piano/contrebasse/batterie est une formule si usitée dans le Jazz qu’elle pourrait paraître usée mais il est encore possible d’en tirer quelque chose. La preuve avec ce trio. Un silence avant que nous n’osions applaudir.

« Road runner » (Dan Tepfer). Le Road runner est un oiseau qui court dans le désert de l’Ouest américain (Californie, Arizona, Nouveau Mexique). En français, le Grand Géocoucou. En latin, le Geoccocyx californianus. Il est connu par le dessin animé américain Road runner and Will E Coyote (en français, Bip Bip et Coyote) qui a réjoui mon enfance. Les doigts courent sur le piano. La batterie martèle les foulées. Cela pourrait faire un hit de pop music mais c’est du Jazz, complexe avec un beat puissant. Au milieu du trio, François Moutin tient la route, bien entendu. C’est un privilège d’entendre trois créateurs créer ensemble de la beauté éphémère le temps d’un concert.

PAUSE

Dan entame seul un petit air léger, enlevé. Le batteur tapote doucement des mains sur les tambours. Dialogue piano/contrebasse. Ca balance bien. Bonne sensation.

Un morceau félin qui s’étire ou s’agite selon l’envie de l’instant. Dan insiste, creuse un rythme jusqu’au final.

Que ce groupe est cohérent, soudé, interactif ! Et ce n’est pas du virtuel en plus. Tiens, un écho de Bach dans le jeu du pianiste. La musique est comme une bulle qui nous enlève en douceur sans éclater. C’était « I know » suivi de « Gilad » basé sur un air de musique classique indienne dont Dan nous fait la démonstration rythmique en scat. Ce jeune homme peut tout se permettre. Enfin, « Look outside ».

« Single Ladies ». Justement, il y en a une devant moi ce soir. Une brune à lunettes, très grande, solidement bâtie, venue seule au concert ce qui ne signifie pas qu’elle soit seule dans la vie, bien entendu. Un morceau punchy. Ces dames célibataires ne s’ennuient pas. Elles dansent joyeusement. Solo de batterie. Pas d’esbroufe mais un son, un couleur, un discours personnels. Chauffeur, suivez ce batteur ! La demoiselle célibataire a apprécié. Moi aussi.

Une ballade. Batteur aux baguettes. Le morceau est peu à mon goût, trop dans le maniérisme hérité de Keith Jarrett. « Miguel », dédié à Miguel Zenon.

Dan Tepfer nous parle, en français puisqu’il est bilingue. « Est-ce qu’il y a des questions ? Pas de question. C’est que tout est clair. On essaie de travailler dans la clarté ». Bonne définition du jeu du trio . Grosse pulsation de la contrebasse. Passage calme puis la pulsation reprend. Belles vagues impressionnistes du piano. Je reconnais l’école française. Ca impulse, nom de Zeus !

PAUSE

Le train du départ en vacances partait tôt le lendemain matin. Le concert, pour moi, s’est donc arrêté là.

A mes oreilles, Dan Tepfer possède maintenant le meilleur trio piano/contrebasse/batterie de sa jeune carrière. Après le concert, j’espère l’album.

Le tryptique photographique François Moutin/Dan Tepfer&Lee Konitz/Arthur Hnatek est l'oeuvre du Sain Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

La première partie de ce concert se trouve dans la vidéo jointe à cet article. Silence, beauté.

François Moutin/Dan Tepfer&Lee Konitz/Arthur Hnatek par Juan Carlos HERNANDEZ

François Moutin/Dan Tepfer&Lee Konitz/Arthur Hnatek par Juan Carlos HERNANDEZ

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A la découverte de l'éditeur Lenkalente

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices curieuses, lecteurs fureteurs, une fidèle lectrice me demande mon avis sur l'éditeur Lenkalente, spécialiste des livres sur la musique avec CD inclus.

Je n'en ai pas puisque je n'ai lu aucun de ces livres.

J'en ai repéré un sur Jackie Mac Lean (l'homme et l'oeuvre) et un autre sur John Coltrane (transcriptions et études des concerts).

D'éminents critiques et de savants musicologues ont écrit sur ces livres qu'ils ont lu avec attention. Je vous renvoie à leurs avis avisés.

J'ai voulu répondre directement à cette fidèle lectrice mais le message m'est revenu (adresse erronée).

Merci à elle pour cette découverte.

A vous, si vous le désirez, d'en faire quelques unes de vos choses favorites, lectrices curieuses, lecteurs fureteurs.

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International Song Writing Competition 2015: 25 000 $ en jeu

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices compositrices, lecteurs auteurs, unissez vos forces pour gagner l'International Song Writing Competition, édition 2015.

Inscriptions jusqu'au jeudi 10 septembre 2015.

30 US $ de frais d'inscription par catégorie sachant qu'il existe une catégorie Jazz.

Il s'agit d'écrire une chanson originale (paroles et musique) et de convaincre le jury que la votre est la meilleure.

Le Grand Prix du jury est de 25 000 US $.

Parmi les membres du jury figurent les guitaristes et/ou chanteurs Pat Metheny, Robben Ford, Keb Mo et Tom Waits ainsi que Danilo Perez (piano), Stanley Clarke (basse) et Jean Luc Ponty (violon), musicien français plus considéré aux USA qu'en France sans oublier les présidents directeurs généraux des Major Companies de la musique enregistrée (Universal, Warner Bros, Arista...).

L'habileté vocale n'est pas un critère de sélection. Sinon, Tom Waits ne pourrait pas être juré du concours.

Si vous composez un hit aussi troublant et efficace que " This is not America " (David Bowie & Pat Metheny) la victoire vous est acquise, lectrices compositrices, lecteurs auteurs.

Au travail! Bon courage.

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