Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Music Migrations. Paris-Londres. 1962-1989

Publié le par Guillaume Lagrée

Music Migrations

Paris-Londres

(1962-1989)

Paris. Musée  national de l'histoire de l'Immigration.

Exposition visible et audible jusqu'au dimanche 5 janvier 2020

 

A Paris, le Palais de la Porte Dorée fut créé en 1931 pour l'exposition coloniale dirigée par le Maréchal Lyautey. Après avoir été musée des colonies, musée de la France d'outre-mer, musée des Arts d'Afrique et d'Océanie, il accueille aujourd'hui le musée national de l'histoire de l'immigration.

C'est une loi sociologique. Les pays qui ont colonisé importent leur main d'œuvre immigrée essentiellement de leurs anciennes colonies. Cela se vérifie à Paris et à Londres. L'exposition " Music Migrations " décrit justement sur une période récente qui suit les indépendances (1962: indépendance de l'Algérie et de la Jamaïque) jusqu'à la chute du Mur de Berlin (1989), l'influence des musiques des anciennes colonies sur leurs anciennes métropoles.

Je savais qu'elle était immense mais pas à ce point. Dès l'entrée, un air familier retentit, joué par un groupe de ska à Londres au début des années 1960, celui que les amateurs de Jazz connaissent sous le titre de " Saint Thomas " (Sonny Rollins né à New York, de parents originaires des Iles Vierges américaines) et les amateurs de chanson française sous celui d'" A tes seins " (Claude Nougaro).

Il y a beaucoup à voir, écouter, apprendre dans cette exposition. J'y ai passé 3h30 mais rien ne vous oblige à y rester si longtemps, honorables lectrices, respectables lecteurs. J'ignorais totalement le rôle des Nord Africains dans le mouvement Yé Yé en France. Le twist en arabe de Malika, je ne connaissais pas.

J'avais entendu parler de la génération Windrush au Royaume Uni, ces descendants d'Antillais, installés sur l'ile de Grande-Bretagne depuis 1948 et à qui, en 2018, le gouvernement britannique refusait d'accorder la citoyenneté pleine et entière. J'ignorais que dans les 500 passagers du navire Windrush en 1948 figurait un chanteur légendaire de Trinidad et Tobago, le grand Maître de la Calypso, Lord Kitchener (nom de scène emprunté à un général anglais qui écrasa la révolte des Boers en 1905) à qui, lors de son arrivée, un journaliste tendit un micro pour qu'il chante a cappella " London is the place for me " (cf extrait audio au dessus de cet article), chanson écrite durant le voyage.

J'ignorais aussi l'importance des chanteurs et musiciens originaires des colonies dans la défense des droits des travailleurs immigrés. Je m'en doutais mais j'en sous estimais l'importance. Des deux côtés de la Manche, les concerts de soutien, les carnavals antillais (celui de Notting Hill à Londres depuis 1965 est de renommée mondiale), les chansons engagées contre la police et le patronat ont fait avancer les droits. A travail égal, salaire égal et respect égal. Cela vaut entre hommes et femmes, citoyens d'ici et d'ailleurs. 

La musique va du chaabi au rap, de la calypso  au dub, traversant les mers, les époques, les communautés. Pour ma part, je me suis arrêté longuement au poste d'écoute où j'ai découvert " London is the place for me " (cf extrait vidéo au dessus de l'article).

Dans ce parcours musical figurent aussi les Français d'outre-mer, ni métropolitains, ni immigrés. Les Vikings de la Guadeloupe (cf vidéo sous cet article), groupe créé en 1966 et toujours en activité, à l'origine du zouk, musique qui a conquis le monde, en sont un bel exemple.

Bref, pour voyager dans le temps et l'espace, en bougeant votre corps sans effort, ouvrant vos oreilles et stimulant vos neurones, je vous conseille vivement l'exposition  " Music Migrations ", lectrices honorables, lecteurs respectables.

Exposition visible et audible à Paris, en France, jusqu'au dimanche 5 avril 2020. L'exposition est une œuvre franco-britannique. Tous les textes didactiques sont écrits en français and in english. Même si le Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord quitte l'Union Européenne, il ne prendra pas le large et restera visible des côtes françaises, hors temps de pluie et de brouillard, bien sûr. La musique continuera de circuler entre les deux rives de la Manche, baignée d'influences venues d'Afrique, d'Amérique et d'Asie. Elle le faisait déjà entre 1962 et 1989, époque étudiée dans l'exposition. Elle le fait depuis et elle le fera encore.

Partager cet article
Repost0

Disquaire Day samedi 13 avril 2019

Publié le par Guillaume Lagrée

Disquaire Day

Samedi 13 avril 2019

Lectrices curieuses, lecteurs fureteurs, retrouvez vous au Disquaire Day samedi 13 avril 2019.

Vous pourrez découvrir des centaines de références éditées pour l'occasion, des musiques dont vous ignoriez l'existence et qu'Internet ne vous fera pas découvrir puisque les algorithmes sont conçus pour vous aiguiller vers ce que vous connaissez déjà, des concerts spéciaux pour l'occasion, avoir le plaisir d'acquérir des disques analogiques et digitaux, mono et stéréophoniques, avec des pochettes grandes et petites qui orneront vos résidences principales et secondaires, discuter avec des commerçants qui connaissent ce qu'ils vendent (comme les libraires pour les livres), bref vous amuser et vous instruire sans vous ruiner.

Si vous n'êtes pas en France le samedi 13 avril 2019, no problem. Il se passe forcément quelque chose dans le pays où vous vous trouvez. Voyez le programme sur Record Store Day.

 

En mémoire de mes grands-pères, Pierre Lagrée & André Deliau, tous deux libérés de 5 ans de captivité en Allemagne, au son du Jazz, par les GI's, en 1945, voici en vidéo un V Disc (Victory Disc) de l'US Navy en action. Ca marche sans pile ni prise électrique et ça n'obéit pas à la loi de l'obsolescence programmée. Un bel outil de développement durable. Vous reconnaîtrez " It Don't mean a thing if it ain't got that swing " (Duke Ellington). Une musique pour remonter le moral des troupes et vous faire danser ensemble, lectrices curieuses, lecteurs fureteurs.

Partager cet article
Repost0

Le quatuor à cordes des frères Ferré comble le Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Quatuor des frères Ferré

Paris. Le Sunside

Samedi 6 avril 2019. 21h30.

 

Boulou Ferré: guitare, voix

Elios Ferré: guitare

Alain Jean-Marie: piano

Pierre Boussaguet: contrebasse

 

Les frères Ferré ont plus de quarante ans de carrière commune. Leur synchronisation relève de l'indicible. Ca commence vite et en douceur sans effort apparent. La contrebasse ajoute sa pulsation, le piano son tempo. Nous sommes sur un tapis volant. Une batterie serait de trop. Son absence ne se fait pas sentir. Solo chaud de contrebasse. La musique file sur les cordes. Pierre Boussaguet a accompagné pendant des années Lalo Schifrin et Michel Legrand. C'est dire s'il est respecté. Pour commencer le concert, un titre qui s'imposait. " Bienvenue à bord " (Elios Ferré).

" Satin Doll " (Duke Ellington). Après une introduction en solo de Boulou Ferré, le quatuor enchaîne sur le thème. C'est joué en souplesse, avec chaleur et sensualité, comme il convient. Beau duo piano & contrebasse, ponctué par la guitare d'Elios. Le public est aussi concentré que les musiciens mais une rumeur nous vient du dehors. C'est la vie de club. Citation de " Quand on s'aime " de Michel Legrand à la guitare. Puis de " Que reste t-il de nos amours? " (Charles Trénet). Un peu de chanson française mêlée à Duke Ellington. Bon esprit. 

Bonne pulsation pour un standard de Jazz. Boulou écoute le solo de son frère Elios.

Du be bop en guitare manouche. Ca marche. Cf vidéo sous cet article. Ca file  comme le vent. Un morceau de TS Monk.

" Troublant boléro " (Django Reinhardt).Démarrage en douceur aux guitares. Du Swing et du mystère, un troublant boléro, en effet. Léger, fluide, le thème apparaît. La magie gitane s'envole. Avec Alain Jean-Marie et Pierre Boussaguet en soutien, c'est une assurance tout risque illimitée, en toute franchise. Comme Nelson Veras sur la musique brésilienne, les frères Ferré sont chez eux quand ils jouent Django Reinhardt.

" Blues for Ike " (Django Reinhardt) pour conclure le premier set. Ike pour Dwight Einsehower, 34e président des Etats-Unis d'Amérique (1953-1961) et général en chef de l'opération Overlord en 1944, grâce à qui Django Reinhardt put enfin rejouer librement du Jazz avec les Américains à Paris. Beau solo bluesy de contrebasse. 

PAUSE

" Kiki " (Elios Ferré), un hommage à Kiki de Montparnasse, muse du Paris des années folles, la Jazz Era de Francis Scott Fitzgerald. Un swing élégant et nostalgique. Une curieuse citation du " Chant des partisans " d'Anna Marly, Joseph Kessel et Maurice Druon (hymne de la Résistance française sous l'occupation allemande). 

" Tribute to Gipsy " (Boulou Ferré). Beau duo de guitares pour commencer. Rêveur, léger. Ils commencent à attaquer, en finesse. Les guitares accélèrent, montent en puissance mais sans jamais forcer. Un morceau rien que pour les deux frères, sans soutien de la rythmique.

Boulou Ferré nous raconte son amitié avec Serge Gainsbourg avec qui il discutait en russe. Les parents de Sergueï Ginzburg étaient Russes, la mère de Boulou Ferré aussi. Boulou se met à jouer et  à chanter, en français, " La Javanaise ".  

Mon carnet de notes finit ici. La chronique du concert aussi.

 

Partager cet article
Repost0

Journée internationale du Jazz le mardi 30 avril 2019

Publié le par Guillaume Lagrée

Herbie Hancock par Juan Carlos HERNANDEZ

Herbie Hancock par Juan Carlos HERNANDEZ

Journée Internationale du Jazz

Mardi 30 avril 2019

 

 

 Lectrices Cool, lecteurs Hot, retrouvez vous le mardi 30 avril 2019 pour la Journée Internationale du Jazz, parrainée par l'UNESCO. Le concert principal aura lieu à Melbourne, en Australie, dirigé par Herbie Hancock, ambassadeur mondial du Jazz. Plus de 190 Etats dans le monde participeront à cette fête qui célèbre le Jazz comme instrument de paix, de démocratie et de dialogue entre les cultures. Le mardi 30 avril 2019, jouez, chantez, dansez, écoutez le Jazz dans le monde entier. 

Le lendemain, mercredi 1er mai, est un jour férié dans la plupart des Etats de la planète. Vous pourrez enchaîner avec la Journée internationale du Jazz en partant en fanfare fêter les droits des travailleurs. 

En plus d'être un pianiste et compositeur de génie, Herbie Hancock est aussi ingénieur en électronique. Le voici expliquant à son ami Quincy Jones, en 1984, les possibilités de la musique assistée par ordinateur. Cf vidéo ci-dessous.

La photographie d'Herbie Hancock est l'oeuvre du Polyrythmique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Partager cet article
Repost0

Marc Benham & Quentin Ghomari au Sunside de Gonam City

Publié le par Guillaume Lagrée

Marc Benham & Quentin Ghomari

Gonam City

Le Sunside

Paris. Vendredi 22 mars 2019. 21h30

Marc Benham: piano

Quentin Ghomari: trompettes

Lectrices pianistes, lecteurs trompettistes, je vous ai chanté les louanges du duo " Gonam City " par le duo Marc Benham (piano) & Quentin Ghomari (trompette) le 10 novembre 2018. Le 22 mars 2019, j'ai enfin pu apprécier ce duo sur scène. En compagnie du pianiste et musicologue Ziad Kreidy, très favorablement connu de nos services, dont l'ouvrage collectif " Clefs pour le piano/Keys to the piano " vous est vivement recommandé lectrices pianistes, lecteurs trompettistes. 

Les musiciens installent immédiatement le silence. Les  notes sont jouées au compte gouttes. L'une après l'autre, l'un après l'autre. Une ballade étirée. Le pianiste creuse dans le grave, à la recherche de pépites sonores. Les musiciens se libèrent. La preuve? Le trompettiste ne joue plus face au pianiste mais face au public. Sans désemparer, ils enchaînent sur un autre thème. " Misterioso " (TS Monk). Avec d'autres trucs mêlés dedans. Le stride dont Marc Benham raffole. Quentin Ghomari triture son instrument en faisant des effets de souffle et de langue. 

Passage à la trompette à coulisse pour " Petite fleur " (Sidney Bechet). Cf extrait audio au dessus de cet article. Interprétation tout à fait respectueuse du thème mais sans copie. D'abord, parce qu'il n'y a ni clarinette ni saxophone soprano, ensuite parce qu'ils sont assez intelligents pour jouer un Maître sans le copier. 

Marc commence en tripatouillant les cordes et les touches dans les graves. Il approche d'un son de basse électrique. Toujours la trompette à  coulisse. Ca groove, nom de Zeus! Marc a remis les deux mains sur le piano pour un solo funkissimo. Les temps sont bien marqués. Ca marche. Je hoche la tête joyeusement. Tout s'apaise pour un solo de piano évanescent, Dans le médium. Quentin reprend la trompette à pistons et repart tout en douceur. Enchaînement sur un autre thème. Un peu de stride mais trafiqué à la façon Marc Benham. Je reconnais " Blueberry Hill " de Fats Domino, pianiste pilier de La Nouvelle Orléans. Avant ils ont joué " Terrarium " composition tirée de leur album " Gonam City ". 

Solo de piano impressionniste pour commencer. Notes distillées goutte à goutte. Marc travaille cordes et touches mais cette fois dans l'aigu de l'instrument. Après une longue intro au piano, Quentin reprend au bugle. Avec un son très doux pour une ballade Jazz dont le titre m'échappe. C'est élégant et paisible. C'était " A flower is a lovesome thing " (Billy Strayhorn & Duke Ellington) suivi de " Goodbye " (Gordon Jenkins). 

Quentin Ghomari enlève un morceau de sa trompette (l'état de ma vue ne me permet pas de dire lequel) et joue dans le piano pour l'effet de réverbération. Marc souligne délicatement au piano. Le duo est bien parti dans une vague commune. La vague devient tempétueuse.

PAUSE

Solo de trompette wah wah pour commencer. Doigté très agile. C'est rapide, précis. Le pianiste cogne le piano comme il faut. La petite danse typique de Monk passe dans la musique. Normal. C'est " Bye Ya " de TS Monk

" Pitecanhtopus Erectus " (Charles Mingus). Toujours en trompette wah wah. Un morceau sombre, inquiétant, coloré. Bref du Mingus. Marc ajoute du stride pour alléger le côté poignant du jeu de Quentin. Ce dernier passe au bugle. Manifestement, ils ont enchaîné sur autre chose. Deux thèmes se choquent et se mêlent. C'était " Etourneaux " suivi de " Bistrology ", clin d'oeil aux " Ornithology " et " Anthropology " des savants Be Boppers. 

" Code Quentin", hommage de Quentin Ghomari à une série TV made in USA. Code Quantum pour ceux qui ne l'auraient pas reconnu. Un morceau sérieux quand même nous prévient Marc Benham.

Une composition de Quentin Ghomari. " Auprès des douces eaux ". Cf vidéo sous cet article. Une ballade comme son titre l'indique. Jouée au bugle. 

Solo introductif du pianiste. Un Blues. Un standard dont le titre m'échappe. Passage au stride. La trompette sort un son de canard mais sans sourdine. Les années 1920 revisitées.

Une ballade dont le titre m'échappe encore. Le duo balance tranquille. 

PAUSE

Le double messieurs est prêt à jouer un 3e set. Marc Benham et Quentin Ghomari sont déjà prêts pour Roland-Garros. Leurs aventures sont à suivre sur le site du collectif de musiciens Pégazz et l'hélicon. Le citoyen Ziad Kreidy et moi avons eu notre dose de beauté. La chronique cesse donc ici. 

 

Partager cet article
Repost0

RECLAME: International Song Writing Competition. Prix à gagner pour les musiciens sans contrat.

Publié le par Guillaume Lagrée

Fred Hersch par Juan Carlos HERNANDEZ

Fred Hersch par Juan Carlos HERNANDEZ

RECLAME

Lectrices compositrices, lecteurs auteurs, votre talent est encore méconnu, vous n'avez pas encore signé avec une maison de production, l'International Song Writing Competition vous attend dans la catégorie UNSIGNED.

Parmi les jurés 2019, des musiciens tels que Lionel Louéké (guitare), Fred Hersch (piano) et Robert Smith (The Cure), des journalistes, des producteurs. Vous pouvez concourir dans toutes sortes de catégorie dont le Jazz. 

Le vainqueur du Grand Prix verra sa carrière parrainée par des professionnels de la profession influents. Le concours est ouvert. A vous de jouer, lectrices compositrices, lecteurs auteurs. Au travail!

La photographie de Fred Hersch est l'oeuvre du Libre Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

Partager cet article
Repost0

Sélection de concerts de Jazz pour avril 2019 à Paris et en Ile de France

Publié le par Guillaume Lagrée

Jeremy Pelt par Juan Carlos HERNANDEZ

Jeremy Pelt par Juan Carlos HERNANDEZ

Honorables lectrices, respectables lecteurs, c'est avec l'approbation des plus hautes autorités morales et religieuses que j'ai l'honneur et l'avantage de vous présenter ma sélection de concerts de Jazz pour le mois d'avril 2019 à Paris et en Ile de France.

Pour une sélection exhaustive sur l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez Citizen Jazz et Jazz Magazine

Si vous ne pouvez assister aux concerts, écoutez les sur France Musique avec les émissions Jazz Club (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live

Pour l'actualité du Jazz, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio où l'auteur de ce blog sévit dans une émission mensuelle intitulée, notez l'originalité, " Le Jars jase Jazz ". Diffusion les vendredi 5, 12, 19 & 26 avril à 1h et 19h, les samedi 6, 13, 20 & 27 avril à 1h et les dimanche 7, 14, 21 & 28 avril à 18h (heure de Paris). L'émission d'avril 2019 sera consacrée à une leçon sommaire de guitare (première partie).

Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, dans Greenwich Village, pour les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.

L'exposition " Doisneau et la musique " se poursuit à la Philharmonie de Paris jusqu'au dimanche 28 avril 2019.

Le festival Banlieues Bleues se poursuit en Seine-Saint-Denis (93) jusqu'au vendredi 19 avril 2019.

Voici le programme des réjouissances choisi en total arbitraire et avec la plus parfaite iniquité.

Lundi 1er avril, 19h30 & 21h30, Paris, Le Duc des Lombards: Nicolas Gardel & Rémi Panossian pour le duo " The Mirror " déjà célébré sur ce blog. Cf extrait audio sous cet article.

Mardi 2 avril, 21h, Paris, Café Laurent: le duo Dexter Goldberg & Robin Mansanti déjà acclamé sur ce blog. Entrée libre. Boissons et mets en vente sur place. 

Jeudi 4 avril, 20h, Paris, Le New Morning: Mike Stern & Dave Weckl Band. Des Maîtres du Jazz fusion adoubés par des Seigneurs: Miles Davis & Chick Corea.

Vendredi 5 avril:

- 19h30 & 21h30, Paris, Le Duc des Lombards: Jeremy Pelt Quintet (cf photographie au dessus de cet article). 

- 20h30, Malakoff (92), Théâtre 71: le trio de Jean-Philippe Viret maintes fois louangé sur ce blog. Cf vidéo sous cet article. 

- 21h30, Paris, Le Sunside: un trio de créateurs, " Night Bus ".  Bojan Z, Gary Brunton, Simon Goubert

Samedi 6 avril:

-  19h30 & 21h30, Paris, Le Duc des Lombards: Jeremy Pelt Quintet (cf photographie au dessus de cet article). 

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: Médéric Collignon & son Jus de Bocse, groupe maintes fois porté aux nues sur ce blog. 

- 21h30, Paris, Le Sunside: les frères Boulou et Elios Ferré (guitares) avec Alain Jean-Marie et Pierre Boussaguet (contrebasse). Un mélange unique de Jazz manouche, de be bop et de biguine. 

Mardi 9 avril, 21h30, Paris, Le Sunside: Pablo Held Trio invite Nelson Veras. Du moment que Nelson Veras joue, le concert est forcément intéressant. 

Mercredi 10 avril, 21h, Paris, Le Sunside: Cécile Andrée (chant) pour la sortie de son album " Nature " primé sur ce blog. 

Jeudi 11 avril, 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: " Punk Moon ", par Claudia Solal & Benjamin Moussay, duo que je recommande sans relâche depuis 2006.

Vendredi 12 avril:

- 20h30, Paris, Cinéma Balzac: festival Jazz et Images avec 

Sur scène : Daniel Humair Trio (Daniel Humair, Vincent Lê Quang, Stéphane Kerecki).

A l’écran : Phil Woods European Rhythm Machine au Molde Jazz Festival (Norvège) en 1969, réal. Jean-Christophe Averty

- 20h45, Fontenay sous Bois (94), Le Comptoir: Antoine Berjeaut Quartet 

Samedi 13 avril, 21h30, Paris, Le Sunside: Dave Liebman Quartet. Dave Liebman accompagné d'une rythmique 100% made in Italy. Eccelente! 

Mercredi 17 avril, 20h30, Paris, Le Sunset: Jean de Aguiar trio, un guitariste acoustique déjà couronné sur ce blog. 

Jeudi 18 avril, 20h30, Paris, Studio de l'Ermitage: Ray Lema. Je dois à Ray Lema un des plus beaux concerts de ma vie. La fête de la Musique 1998 à Paris. La cour d'un hôtel particulier du Marais. Ray Lema et les Gnawas. Du Congo au Maroc, de la forêt équatoriale au désert aride, une musique panafricaine . Un voyage inoubliable.

Mercredi 17 et jeudi 18 avril, 20h30, Paris, Le Grand Rex: concert hommage à Michel Legrand avec son big band et divers invités dont Sylvain Luc et Biréli Lagrène (guitares), Michel Portal (clarinettes), Nathalie Dessay (chant), Nana Mouskouri (chant).

Vendredi 19 et samedi 20 avril, 21h, Paris, Le Sunside: Camille Bertault Quartet. Une en-chanteuse.

Samedi 20 avril:

 - 19h, Fontenay sous Bois (94), Le Comptoir: Elise Caron & Denis Chouillet, un duo cosmicomique déjà applaudi sur ce blog. 

- 20h30, Paris, Maison de la Radio: soirée Jazz sur le Vif avec  Roberto Negro solo puis Louis Sclavis Quartet, Characters on a wall, un hommage au peintre mural Ernest Pignon Ernest. Concert diffusé en différé sur France Musique

- 20h30, Boulogne-Billancourt (92), La Seine Musicale: Stanley Clarke. East meets West. Une rencontre inédite entre musique occidentale et orientale. 

- 21h, Paris, le Sunset: " Cinema Italia ". Rosario Giulani (saxs) & Luciano Biondini (accordéon) nous jouent les grands airs du cinéma italien. Evviva il cinema!

Jeudi 25 avril, 20h, Paris, Le New Morning: Joao Bosco (guitare), un des Géants de la musique populaire brésilienne. 

Mardi 30 avril 2019, Journée Internationale du Jazz, parrainée par l'UNESCO. Le concert principal aura lieu à Melbourne, en Australie, dirigé par Herbie Hancock, ambassadeur mondial du Jazz. Plus de 190 Etats dans le monde participeront à cette fête qui célèbre le Jazz comme instrument de paix, de démocratie et de dialogue entre les cultures. Sachant que le mercredi 1er mai est férié dans la plupart des Etats de la planète, fêtons le Jazz jour et nuit le mardi 30 avril 2019.

Mardi 30 avril, 12h, Paris, mairie du Ier arrondissement, dans le cadre de la journée internationale du Jazz, conférence sur l'héritage afro-caribéen du Jazz avec Alain Jean-Marie (pianiste), Anne Legrand, historienne du Jazz (modératrice), Thomas Boutant programmateur du Biguine Jazz Festival(Martinique) et un représentant de l'UNESCO. Entrée libre sur réservation

La photographie de Jeremy Pelt est l'oeuvre de l'Incontournable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Partager cet article
Repost0

" Quiet Men " Colin-Cueco-Drappier-Omé

Publié le par Guillaume Lagrée

" Quiet Men "

Colin-Cueco-Drappier-Omé

Un album Faubourg du Monde

Sortie le vendredi 29 mars 2019.

A écouter en mai 2019 dans mon émission Le Jars jase Jazz sur Couleurs Jazz Radio, les vendredi 3, 10, 17, 24 & 31 à 1h et 19h, les samedi 4, 11, 18 & 25 à 1h & les dimanche 5, 12, 19 & 26 à 18h (heure de Paris).

Concert de lancement jeudi 9 mai 2019 à 21h, à Paris, au Studio de l'Ermitage.

Denis Colin: clarinettes basse et contralto

Pablo Cueco: zarb

Simon Drappier: arpeggione

Julien Omé: guitare 

 

Oyez, oyez bonnes gens, voici venir les troubadours! Ils sont quatre et avec un zarb dans l'affaire, la musique qu'ils produisent est complètement zarb en effet. Le zarb est un tambour persan de forme cylindrique. L'arpeggione se tient et se joue comme un violoncelle mais avec un manche de guitare (6 cordes). Pour rassurer les Occidentaux, ils jouent aussi des clarinettes et de la guitare. Quoique la guitare, héritière et cousine de la lyre des Grecs antiques, de l'oud arabe, du sitar indien soit aussi un instrument métis.

Avec une instrumentation aussi originale, Denis Colin déjà chanté sur ce blog pour sa Société des Arpenteurs, Pablo Cueco (le Corrézien aux racines espagnoles), Simon Drappier et Julien Omé ne peuvent jouer banalement. Ils ne sont pas silencieux, ils sont calmes. " Quiet Men " tel est le titre de l'album. Il colle à cette musique ce qui ne signifie pas qu'elle est sans émotion et sans passion, bien au contraire. 

Ils s'approprient des thèmes pour en faire leurs choses dociles. Une seule reprise officielle, " Turkish women at the bath " (5) du regretté batteur et avocat Pete La Roca. Pourtant, quand vous écoutez attentivement" Chevaliers " (3), vous ne pouvez manquer de reconnaître une vieille chanson française à boire " Chevaliers de la table ronde " (cf extrait audio au dessus et vidéo en dessous de l'article). Nouvel exemple de l'adage de Barney Wilen: " Le Jazz, ça consiste à transformer le saucisson en caviar " .

De par l'instrumentation, vous devinez, lectrices perspicaces, lecteurs clairvoyants, que cette musique est voyageuse. Elle va d'Orient, " Hommage au désert " (4) en Occident, " Milonga desigual " (6) en passant par la France: " La chasse " (2), " Chevaliers " (3), " Gavotte sans retour " (10). Elle achève même son voyage en France avec la "4 L" (11). Ils n'oublient pas non plus l'Europe de l'Est avec " Jank Kasala " (7). L'Inde même avec " Really Ready " (8)

Ce quartet a le goût de l'expérimentation sonore, le sens du rythme et de la danse, l'amour de la liberté et de l'improvisation, l'appétit pour le mélange et le métissage. Bref, toutes les valeurs du Jazz se trouvent dans cette musique. C'est pourquoi, pour la classer dans les rayons de notre discothèque, la case Jazz est la plus appropriée. 

Pour la sortie de l'album, ce quartet voyageur fera escale à Paris, au Studio de l'Ermitage, jeudi 9 mai 2019 à 21h. Abreuvez vous à cette oasis de sons et de rythmes, lectrices perspicaces, lecteurs clairvoyants. 

Partager cet article
Repost0

Mark Turner Quartet & Fred Hersch en concert à Radio France

Publié le par Guillaume Lagrée

Fred Hersch par Juan Carlos HERNANDEZ

Fred Hersch par Juan Carlos HERNANDEZ

Mark Turner Quartet

&

Fred Hersch

Soirée Jazz sur le Vif

Maison de la Radio

Samedi 9 mars 2019. 20h30

Concerts diffusés en différé dans l'émission Jazz Eté sur France Musique

 

Première partie: Mark Turner Quartet

Mark Turner: saxophone ténor

Jason Palmer: trompette

Joe Martin: contrebasse

Jonathan Pinson: batterie

Cela fait des années que j'apprécie Joe Martin aux côtés de Jérôme Sabbagh, saxophoniste ténor français domicilié à New York. Avec Jonathan Pinson, il forme une rythmique à toute épreuve, solide, souple, variée. Par contre, je n'ai rien à dire de Mark Turner dont la musique ne m'intéresse pas du tout. Jason Palmer non plus.

Deuxième partie: Fred Hersch

Fred Hersch: piano

La scène a été vidée. Il ne reste plus qu'un grand piano au centre. Fred Hersch commence et installe un silence respectueux dès les premières notes. Une ballade. Il enchaîne sur un tempo plus rapide, un peu plus énergique.Un autre air chantant que je ne connais pas. C'étaient deux compositions de Fred Hersch. " Play a song "  et ? .

Une composition d'Antonio Carlos Jobim. Fred Hersch mélange français et anglais de façon charmante tout comme Jobim mêlait Chopin à la samba. Fred Hersch y ajoute une touche de Nouvelle Angleterre. Toucher clair comme le cristal. Ajout d'un peu de baroque dans le jeu du pianiste. Ca swingue plus. Je reconnais le thème mais le titre m'échappe.,

Fred Hersch commence par un solo de la main gauche, main droite au repos sur la cuisse. Un hommage à Maurice Ravel? La main droite s'ajoute pour une étrange déambulation. Il arrive à un standard joué d'une étrange manière. " All of me ". C'est le propre des grands pianistes de jazz. Martial Solal, Marc Copland, Fred Hersch. Savoir masquer les thèmes pour nous surprendre sur des airs familiers. 

" Saraband " (Fred Hersch). Une sarabande colorée, vive mais triste comme un adieu aux larmes. 

" My Old Man " (Joni Michell). Tiré de son album très important " Blue ", selon les propres termes de Fred Hersch. " My favourite song she said. It was Joni singing " (Prince, " The ballad of Dorothy Parker "). Une jolie chanson en effet. Même les toux des spectateurs ne parviennent pas à troubler cette charmante mélodie.

Une chanson de mon enfance dans les années 60 annonce Fred Hersch. " For no one " (Paul Mac Cartney) tirée de l'album " Revolver " des Beatles (1966). Une mélodie de Sir Paul Mac Cartney est tout simplement irrésistible. C'est encore le cas ici. Avec ce thème, Fred Hersch nous griffe en plein coeur. 

Un autre standard de jazz dont le titre m'échappe. Toujours aussi bien masqué qu'une amortie de Roger Federer. " Upper Manhattan Medical Group " que Billy Strayhorn écrivit lorsqu'il était soigné dans cet hôpital. 

Une composition inspirée de Robert Schumann puis des compositions de TS Monk

Effectivement, ça sonne très romantique. 

Gros effets de pédales pour commencer. Dans cette introduction superbement masquée, je pressens un thème de Monk. Gagné! C'est bien " Round about midnight " qui surgit de la brume. Fred Hersch joue de façon liquide un thème de granit. 

Enchaînement sur un autre thème de Monk. Toujours liquide, fluide mais avec les appuis tout de même. 

RAPPEL

" One of my favourite pop tunes. " And so it goes " (Billy Joel). Cf extrait audio sous l'article.

" When I am 64 " (Paul Mac Cartney). Une autre chanson des Beatles qui s'imposait puisque nous sommes en 2019 et que Fred Hersch est né en 1955, l'année de la mort de Charlie Parker

Le concert est fini. Il est temps de rentrer à la maison. En écoutant par exemple l'hommage de Fred Hersch à Bill Frisell (guitare). " Down home ". Cf vidéo sous cet article. 

Prochaine séance de Jazz sur le Vif à la Maison de la Radio le samedi 20 avril 2019 à 20h30 : Roberto Negro solo puis Louis Sclavis Quartet, Characters on a wall, un hommage au peintre mural Ernest Pignon Ernest.

 

La photographie de Fred Hersch est l'oeuvre du Sidérant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

Partager cet article
Repost0

Marc Copland Trio enchante le Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Marc Copland par Juan Carlos HERNANDEZ

Marc Copland par Juan Carlos HERNANDEZ

Marc Copland Trio

Paris. Le Sunside

Vendredi 8 mars 2019. 19h30

 

Marc Copland: piano

Drew Gress: contrebasse

Joey Baron: batterie

 

Solo de contrebasse pour commencer. Le batteur aux baguettes et la caresse du piano. Une baguette et un balai pardon. C'est de la dentelle musicale. Joey fait chanter cymbales et tambours. Le piano revient subrepticement au premier plan. C'est " Afro Blue "  (Mongo Santamaria). Le thème apparaît puis disparaît, revient par suggestions. Le trio tisse tranquillement sa toile. La tension s'installe sans monter le son. Son hanté du piano, une spécialité de Marc Copland. Le batteur masse aux balais. Le thème revient surgi du royaume d'Hadès.

Une composition de John Abercrombie. Une ballade. Batteur aux baguettes. Le temps s'effiloche. Ca monte. Le piano devient plus scintillant, plus chatoyant. L'héritage de Bill Evans est assuré et assumé. Le batteur passe aux balais. Retour aux baguettes pour des cliquetis de cymbales. 20h19 et je m'endors déjà, bercé par la musique.

Marc Copland commence seul un morceau rêveur, suspendu en l'air comme il sait le faire. La contrebasse ajoute sa vibration puissante. Joey Baron décompose le tempo. " Cantaloupe Island " (Herbie Hancock). Marc Copland joue toujours les mêmes thèmes mais jamais de la même manière. Le tempo est décortiqué. Ca swingue tout de même mais d'une manière bien particulière. Solo de contrebasse ponctué de coups de baguettes avec des petits tchics, tchics de cymbales et des petits tocs, tocs de tambours. Le pianiste reprend le thème, de manière plus évanescente. Solo du batteur qui fait chanteur ses tambours à la baguette. La contrebasse ponctue en douce. Le piano épisodiquement. Retour au thème en trio. 

Un solo de piano tout à fait automnal en intro. Les feuilles tombent doucement. Une ballade dont le titre m'échappe. Le trio reprend doucement dans une vague qui nous emmène irrésistiblement. Triangle équilatéral en parfait équilibre. Le fluide sympathique circule de point en point. Ils touchent en plein coeur.  C'était le " Spartacus Love theme " (musique du film de Stanley Kubrick). Merci à mon illustre aîné Pierre de Chocqueuse, auteur du Blog de Choc pour cette indication. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Joey Baron attaque. Contrebassiste et pianiste relancent. Un morceau plus sec, plus nerveux. Le piano revient par bouffées nerveuses, rapides. C'est très précis. La musique de haut niveau, comme le sport, supporte l'improvisation mais pas l'approximation. Ca pulse vite et fort. Ca charge. Le trio de Marc Copland n'est pas seulement habile dans le brouillard. Il est aussi agile par temps clair.

RAPPEL

 

Je rends ici hommage au seul lecteur de ce blog qui, à ma connaissance, possède un jars. L'heureux propriétaire de la Galerie du Coq, une galerie d'art contemporain dans une ferme de l'Anjou. Lui aussi était présent à ce concert. Belle vie à lui. 

Les photographies de Marc Copland et Joey Baron sont l'oeuvre du Pétrifiant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Joey Baron par Juan Carlos HERNANDEZ

Joey Baron par Juan Carlos HERNANDEZ

Partager cet article
Repost0