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Brian Jackson fait danser le Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Brian JACKSON

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Vendredi 15 avril 2022, 21h30

Brian Jackson: claviers, chant, flûte traversière, MC

Steve Walters: guitare basse électrique

Paul Jones: batterie

Lenox Cameron  : claviers, guitare électrique, flûte traversière, chant

 

Gil Scott Heron (1949-2011) a enrichi sa musique de son travail en duo avec Brian Jackson (1952). Ensemble, dans les années 1970, ces deux hommes ont créé des albums majeurs de la Great Black Music, toujours écoutés et copiés 50 ans après: Pieces of a Man, Free Will,  Winter in America, The first minute of a new day, From South Africa to South Carolina, It's Your World, Bridges, Secrets... Plus de 10 ans après la mort de son ami Gil Scott Heron, Brian Jackson continue de faire vivre leur message. 

Justement, Brian Jackson commence par une chanson de Gil Scott Heron. Celle par laquelle il ouvrait leurs concerts. Une chanson pour honorer les ancêtres. Tirée du Midnight Band et de l'album " The first minute of a new day ". Brian Jackson introduit la musique et la chanson en parlant en rythme sur la rythmique. Un des pères fondateurs du Rap avec son complice Gil Scott Heron. C'est de la Soul Music à l'ancienne, comme je l'aime. Gros son de basse, claviers planants, batteur qui martèle. Et une voix grave, masculine, caressante à souhait. Les musiciens du groupe ont l'âge d'être les fils voire les petits-fils de Brian Jackson. Une autre façon de transmettre le message. Une ballade rebelle pour commencer. Apparemment, Brian Jackson n'a pas eu une vie chaotique, brûlée par les addictions comme Gil Scott Heron. La preuve, il est en pleine forme sur scène à 70 ans. Il chante " Peace be with You Brother " .  Ca roule tranquille. Il pourrait y avoir des violons sirupeux mais, heureusement, il n'y en a pas.

Une chanson en hommage à deux Géants du Jazz. La chanteuse Billie Holiday (1915-1949) et le saxophoniste John Coltrane (1926-1967). " Lady Day and John Coltrane ". Cf extrait audio au dessus de cet article. Une de mes chansons cultes. Elle me procure toujours de bonnes vibrations. Musicalement, c'est plus prévisible qu'un quartet de Jazz mais, Dieux, que c'est bon! Ma voisine de gauche est un fan. Elle filme. Rythmique implacable et le clavier bondit de joie. 

Solo de clavier en intro. Une chanson écologiste. " We almost lost Detroit " composée suite à un accident dans une centrale nucléaire, qui faillit rayer Detroit, Michigan de la carte en 1966. Detroit ou Motor City, la ville de Tamla Motown, le label de Stevie Wonder, Marvin Gaye, des Jackson 5.... Elle exprime à la fois la plainte et la colère. Toujours aussi puissante.

Brian Jackson introduit sa chanson en nous l'expliquant. " Les gorilles sont très pacifiques. Tant que nous n'êtes pas trop près d'eux. Là, ils deviennent les gorilles que nous connaissons à la télévision, King Kong. Nous devons être comme des gorilles ". Belle recherche de son au clavier entre ligne de basse et sons aigus. Puis le groupe démarre. Une chanson sur la liberté d'action. Guitare cinglante. Basse et batterie fracassent. Le clavier décolle. Le public applaudit en rythme pour soutenir le solo funkissime du bassiste. Dialogue intense entre basse et batterie. Ca remue bien dans le ventre. Le guitariste est passé aux claviers oour un solo de l'espace. Toujours funkissime. Bruitages très efficaces. Le groupe se lâche musicalement et décolle. Comme tout le monde, je chante en choeur " You've got to take what You want like a gorilla ".

Brian Jackson nous parle d'une rencontre qui a changé sa vie, celle avec Gil Scott Heron, un des grands poètes du XX° siècle. Un homme qui savait trouver les mots justes pour parler de choses qu'il ne connaissait pas de l'intérieur. A 19 ans, il écrivit une chanson sur un père de famille qui s'effondre après avoir perdu son travail. Il reçoit la lettre de licenciement et tout s'effondre. " Pieces of a Man ", titre de l'album éponyme. Une chanson toujours aussi bouleversante et toujours d'actualité. " J'ai vu cet homme tomber en morceaux. C'était un homme si fort, si bon ". 

Une chanson sur une fille qui a grandi et quitte le foyer familial. Tout en douceur.

Esther Phillips (1935-1984), chanteuse alcoolique et héroïnomane, ne pouvait pas croire qu'un adolescent était capable d'écrire une chanson sur la drogue aussi puissante,  " Home is where the hatred is " ( " Le foyer est là où est la haine "°. Elle voulut d'abord rencontrer Gil Scott Heron. Après l'avoir rencontré, elle l'a cru et a chanté sa chanson. Le quartet démarre. Chanson très puissante en effet. 

Une autre chanson sur l'écologie. Le titre album " Winter in America ". " La forêt que nous avons laissé derrière l'autoroute n'aura jamais le droit de pousser ". Des paroles toujours d'actualité presque 50 ans après, avec les grands incendies de Californie. Le guitariste et claviériste joue aussi de la flûte traversière. Enfin, Brian Jackson se met debout pour jouer de la flûte traversière à son tour. Cette flûte, c'est un son unique dans la Soul Music. 

Une autre chanson  sur la liberté. " It's Your world. You are free to be what U wanna be ". Brian Jackson ne chante pas des chansons d'amour basiques. Il chante la liberté, les problèmes sociaux.

Une chanson tirée du nouvel album " This is Brian Jackson ". Brian Jackson nous fait applaudir en rythme pour lancer le groupe. Il reste dans la lignée de ses chansons des années 70. Heureusement, il ne fait pas de R&B à la mode. Solo de flûte traversière du multi instrumentiste Lenox Cameron au dessus d'une rythmique bien ancrée. Ca vibre dur.

Une autre chanson du nouvel album. Ecrite en 1977 mais jamais enregistrée jusque là. Solo de basse pour commencer. Le batteur s'ajoute. Funky avec un feeling latino. 

Brian Jackson nous explique qu'il ne peut partir sans cette chanson. La plus célèbre du répertoire de Gil Scott Heron & Brian Jackson. Une chanson sur l'alcoolisme. " The Bottle ". Cf vidéo sous cet article avec Gil Scott Heron au chant et Brian Jackson à la flûte traversière. Cette fois, tout le monde se met debout et danse. Moi compris. Sans renverser ni table ni verre. Exploit sportif étant donné la configuration du Sunset. Cette chanson transmet de la joie et de l'énergie malgré son thème. " Tu vois cet enfant noir  qui a peur courir dans la rue? Son vieux a un sacré problème. La bouteille. " 

RAPPEL

La chanson déjà chantée sur le gorille. Rien à voir avec Georges Brassens. Les musiciens chauffent toujours. Ils quittent la scène un par un en jouant et en chantant selon une tradition de la Great Black Music. Une partie du public continue d'applaudir en rythme et de chanter " You've got to take what You want like a gorilla ". Alors les musiciens reviennent sur scène et concluent en musique. Bref; c'est la fête au Sunset.

Un seul regret. Ils n'ont pas joué et chanté " The Revolution will not be televised ". tirée de l'album " Pieces of a Man " (1971) avec des Jazzmen de classe mondiale: Ron Carter (basse), Hubert Laws (flute), Bernard Pretty Purdie (batterie) et Brian Jackson au piano. 

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Le Duc des Lombards dit Oui au Yes Trio

Publié le par Guillaume Lagrée

Omer Avital par Juan Carlos HERNANDEZ

Omer Avital par Juan Carlos HERNANDEZ

Yes Trio

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Vendredi 9 avril 2022, 19h30

Concert de sortie de l'album du Yes Trio " Groove du jour "

 

Le Yes Trio est composé de

Aaron Goldberg: piano

Omer Avital: contrebasse

Ali Jackson: batterie

 

Gros son de la contrebasse. Le batteur ponctue aux baguettes. Le pianiste ajoute une couche de douceur. la classe à l'américaine. Ca swingue tranquille. Le fluide sympathique circule très bien. Plus de 25 ans d'existence de ce trio. Il n'est pas trop tard pour le découvrir. Fin surprise. Pour une fois, un trio qui sait faire court et efficace.

Batteur aux balais. Swing léger. rapide. Ali Jackson est passé aux baguettes. Ca joue rapide tout en restant léger. Grande maîtrise à bas bruit. Le pianiste accélère. Bassiste et batteur suivent et ponctuent toujours en finesse. Premier solo d'Omer Avital, vif et grave, finement ciselé par Ali Jackson aux baguettes. A ma droite, deux charmantes brunes fêtent leurs retrouvailles. Je sens qu'elles vont parler tout le concert. Breaks légers et rapides du batteur aux baguettes. Sur les bords de caisses Ca ralentit, repart. Bref, ça swingue! Solo de batterie où les tambours chantent sous les baguettes. Mezzovoce. Deuxième fin surprise. 

Le trio démarre. Batteur aux balais. Ils n'annoncent pas les morceaux. Ce ne sont pas des standards du Jazz mais ça sonne pareil, comme des évidences. Batteur aux baguettes. Le trio part en croisière. Solo de contrebasse bondissant bien soutenu par les 2 autres. Break de batterie énergique aux baguettes. 3e fin surprise. 

Le trio enchaîne direct. A moins que ce ne soit la suite et la fin du 3e morceau. Dialogue funky entre contrebasse & batterie. Super pulsation bien ressentie dans le ventre. Le pianiste ponctue de temps en temps. Les picidés du Jazz! Ali Jackson fait l'effort apprécié de nous dire quelques mots en français. " Mon frère, from other mothers, Aaron Goldberg ". Ils ont joué " Groove du Jour " le titre album puis une composition de Jackie Mac Lean  " Dr Jackle " et " Tokyo Dream " (Aaron Goldberg). 

" C'est clair ". Cf vidéo sous l'article. Thème parfait pour aujourd'hui précise Ali Jackson. En effet, il pleut et il vente à Paris. Intro en piano solo. Une ballade. Batteur aux baguettes. En plus de mes voisines de droite qui parlent entre elles, vient de s'asseoir à ma gauche une autre charmante voisine française qui parle en anglais avec son soupirant. Elles sont toutes charmantes mais leur conversation me demande un effort de concentration supplémentaire pour écouter la musique. Je suis dans un club de Jazz, pas à la salle Gaveau. Le pianiste fait tourner une boucle harmonique qui se déploie. Ali Jackson ajoute du tambourin. Ca donne un autre feeling. 

Le trio repart sur un tempo rapide et léger. C'est vraiment son truc. Solo rapide, sautillant de contrebasse. Le batteur ponctue finement aux baguettes. C'est de la dentelle musicale. Ce qui n'empêche pas l'énergie. La tension permanente et pourtant ça relaxe. Bref, c'est du Jazz et de l'excellent. Le batteur envoie aux baguettes. Il lâche les chevaux. La puissance est maîtrisée mais elle s'entend. Il s'arrête net et le trio reprend tranquille. 

Ali Jackson entame une ballade. Aaron Goldberg nous la fait au sentiment. Le trio part doucement. le batteur aux baguettes bat la mesure comme une horloge. Joli solo de contrebasse toujours ponctué régulièrement par piano & batterie. Le trio repart. Ca devient plus Blues dans le jeu du pianiste qui fait tourner des boucles. Le batteur grogne. Le bassiste marque le tempo. C'était " I will be seeing You " précédé d'une composition pour la fin du monde en l'an 2000 .Elle s'est produite en 2020. Nous les musiciens, nous anticipons, explique Ali Jackson. 

" Escalier " (Ali Jackson). Cf extrait audio au dessus de cet article. Effectivement, ça monte et ça descend. Vite ou lentement, selon leur envie. Nous attendons une dernière vibration de la contrebasse pour applaudir. 

RAPPEL

Une ballade pour les amoureux que leur amour soit de longue date ou naissant. 

 

Prochains concerts du Yes Trio au Duc des Lombards à Paris, en France, dimanche 17 avril 2022 à 19h30 & 22h.

 

La photographie d'Omer Avital est l'oeuvre de l'Incontournable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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Pier Paolo Pozzi Quartet France Italia au Café Laurent

Publié le par Guillaume Lagrée

Pier Paolo Pozzi Quartet

Café Laurent

Paris, Ile de France, France

Samedi 2 avril 2022, 21h

 

Pier Paolo Pozzi : batterie

Bruno Schorp : contrebasse

Pierre de Bethmann : piano

Aldo Farias : guitare électrique

Invité

Rémy Decormeille : piano

 

Lectrices clarinettistes, lecteurs saxophonistes, comme moi vous attendiez le clarinettiste & saxophoniste italien Francesco Bearzatti dans le quartet qui joue ce soir au Café Laurent. Sauf que Francesco Bearzatti a le Covid. Sans séquelle, rassurez-vous. Un autre Italien, le guitariste Aldo Farias le remplace au débotté mais j’ai vu sa guitare choir. Elle n’a pas aimé. Une corde est désaccordée. Aldo Farias ne peut pas jouer. C’est la loi de Murphy. Après la maladie du saxophoniste, le désaccord de la guitare. Aldo Farias sort de scène avec sa guitare et le concert commence en trio piano, contrebasse & batterie.

Pierre de Bethmann introduit un standard du Be Bop. Du Monk ? Je connais ce thème mais ne retrouve pas le titre. Batteur aux baguettes. C’est bien dans la saccade, l’esprit Be Bop. Solo de contrebasse., break de batterie, retour au thème en trio. Le schéma classique du Jazz bien appliqué.

Une corde de guitare, cela se remplace. Espérons qu’Aldo Farias y parvienne. Le trio poursuit, toujours dans le style Be Bop. Batteur aux balais. Ca swingue bien. Pier Paolo Pozzi passe aux baguettes. Solide pulsation derrière le pianiste bien lancé. Le trio envoie bien. L’absence de 4e homme ne se fait pas sentir. Les 3 Mousquetaires n’étaient-ils pas 4 au final ? Solo bondissant de contrebasse bien ponctué par des baguettes sur les cymbales et des notes plaquées au piano.

Retour du guitariste sur scène avec son instrument. Tutto è apposto ! Aldo Farias entame « Darn hat dream ». Manifestement, tout fonctionne. Son somptueux de la guitare. Le 4e homme amène vraiment quelque chose. Du feeling déjà. Je ne connaissais pas ce guitariste napolitain. Che peccato ! Très beau son, excellent feeling. C’est feutré et subtil. Il valait la peine d’être attendu. Après le solo de piano bien soutenu par basse et batterie, solo de contrebasse bien senti, malaxé par le batteur aux balais et ponctué par quelques notes de piano.

« I remember You » annonce Aldo. Batteur aux baguettes. Ca démarre sec comme il faut. Une chanson d’amour triste sur un tempo rapide. Solo de piano en fusion dans la rythmique. Ca chauffe grave. Bombes du batteur aux baguettes. La contrebasse impulse fortement le tempo. Solo du batteur aux baguettes. Ca chauffe tranquille. Le quartet repart.

Guitariste et pianiste discutent du choix du thème et du piano. Comme s’ils n’avaient pas répété. C’est possible vu qu’Aldo Farias remplace Francesco Bearzatti à l’improviste. Un joli thème décortiqué. Une ballade. Ca joue, nom de Zeus ! Le guitariste a bien fait d’accorder son instrument.

PAUSE

Un standard dont le titre m’échappe. Le quartet est parti sur ce tempo rapide. Habituellement, au Café Laurent, les musiciens jouent sans microphone. Pour la guitare électrique, ce soir, il y a un amplificateur. Les autres musiciens jouent sans électricité, y compris le contrebassiste.

Une ballade. Batteur aux balais. Je ne connais pas ce thème. Solo de contrebasse en douceur, en souplesse bien malaxé par les tambours sous les balais et ponctué doucement par le piano et la guitare. Je m’endors, bercé par la musique.

Un classique du Be Bop. «  Wee » (Dizzy Gillespie) . Ca attaque vite et fort. Le marchand de sable est passé. Je m’endors en me balançant sur mon fauteuil au rythme de la musique.

« I fall in love too easily ». Une ballade. Batteur aux baguettes. Son clair et net de la guitare. Ca tient chaud à l’âme. Version raffinée. La maîtrise technique au service de l’émotion. Rien de meilleur.

Rémy Decormeille succède à Pierre de Bethmann au piano. C’est l’invité surprise du soir.

Je ne connais pas ce thème. Le piano est bien mené alors qu’il a changé de Maître. Batteur aux baguettes. Swing solide de la rythmique. Superbe vibration conjointe finale.

Retour à un Jazz plus classique. Un standard rapide. Je reconnais l’air mais pas le titre comme souvent. Les doigts du pianiste courent sur le clavier. Vagues rapides, successives de notes. Après de charmants détours, le guitariste revient au thème pour lancer le batteur en solo.

Pierre de Bethmann revient au piano. Une ballade pour dire au revoir. « What’s new ? ». Titre d’un album majeur de Sonny Rollins qui ne contient pas ce standard. Il s’agit d’un standard joué notamment par un autre Géant du sax ténor, Dexter Gordon. Batteur aux balais. Tout en douceur, en glissements, en frottements. Il alterne balais et baguettes. Le quartet roule tranquille. Je fais de beaux rêves en l’écoutant les yeux clos.

 

Dans la vidéo ci-dessous, Francesco Berzatti joue avec Pier Paolo Pozzi à La Recycl à Lormes, Nièvre, Bourgogne Franche Comté, France.

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Olivier Calmel & Double Celli métamorphosent le Studio de l'Ermitage

Publié le par Guillaume Lagrée

Antoine Banville par Juan Carlos HERNANDEZ

Antoine Banville par Juan Carlos HERNANDEZ

Yvan Robilliard

" Homemade "

suivi de

Olivier Calmel Double Celli

" Métamorphoses "

Studio de l'Ermitage

Paris, Ile de France, France

Jeudi 31 mars 2022, 20h30

Première Partie:

Yvan Robilliard: piano, claviers

" Le public a beaucoup aimé. Il était bien le seul " (Claude Debussy, Monsieur Croche, antidilettante). Ceci dit, j'apprécie beaucoup ce que fait Yvan Robilliard au sein du Jus de Bocse de Médéric Collignon. Ce soir, c'était une expérience. Je ne suis jamais entré dedans.

 

Deuxième Partie:

Concert de sortie de l'album " Métamorphoses "célébré sur ce blog.

Double Celli dirigé par

Olivier Calmel: piano, compositions

avec

Antoine Banville: batterie

Johan Renard: violon

Laurent Eymard: violon alto

Clément Petit: violoncelle

Xavier Philips: violoncelle

 

Le sextet attaque tout de suite. Par le titre album " Métamorphoses ". C'est le concept. S'inspirer en les transformant des oeuvres de ses compositeurs préférés: les Russes Serge Prokofiev & Igor Stravinsky, les Hongrois Bela Bartok & Giorgy Ligeti, le Français Roger Calmel, père d'Olivier. Leurs portraits figurent sur la scène du Studio de l'Ermitage comme des totems protecteurs. Le sextet est composé de deux instruments à percussion; piano & batterie et d'un quatuor à cordes. Pas de contrebasse mais Clément Petit se charge de la pulsation au violoncelle. Pour le profane comme moi, ne jamais oublier que l'alto est plus grand, plus gros, plus grave que le violon. C'est parti comme une course de traineaux dans la neige.

Les cordes frottées répondent à celles grattées dans le corps du piano. Antoine Banville est le batteur idéal pour ce groupe. Je ne cesserai de le répéter. Le groupe repart du thème précédent. Ca repart, s'arrête, nous tient en haleine. La chasse toujours. Le sexte repart groupé. Puis duo tout en douceur entre pianiste et batteur aux maillets. La tension monte entre piano et batterie. Antoine Banville passe aux baguettes. Solo de violon poussé par la batterie. Xavier Philips joue à l'archet. Clément Petit joue à mains nues remplaçant la contrebasse habituelle en Jazz. Des musiciens sourient. D'autres ont la mine grave et concentrée. Tous sont dedans et envoient de bonnes vibrations. Nous les recevons.

Le sextet repart sur un thème qui dérive du précédent. Toujours le concept de " Métamorphoses ". Les deux violoncellistes sont à l'archet. Ca envoie toujours de gros paquets d'émotions. Solo du batteur aux baguettes. Les tambours chantent, vibrent. La tension monte en flèche, sans précipitation. 

Démarrage en douceur, en étirement des cordes. Douce pluie des notes du piano. Une ballade toute en douceur. Un frisson me passe dans les jambes. Subtil dosage du batteur aux balais, bruine de notes au piano. Les cordes s'étirent doucement, gravement. C'est beau comme un chant nouveau même si je connais cet air. Ca respire l'amour et la sérénité. L'épouse d'Olivier Calmel est justement présente dans la salle. Ca marche. Ils ont touché mes cordes sensibles. J'en ai les larmes aux yeux. La musique qui m'attriste me console aussitôt par sa beauté majestueuse et sa vague puissante. C'est très réfléchi, très écrit et joué avec intensité. " Intuitions ". Cf extrait audio au dessus de cet article.

" Fanfare en double 5 ".  Olivier Calmel s'est amusé à accoler deux de ses compositeurs préférés. Si un spectateur trouve lesquels, il lui paie une bière au bar. " Le Jazz est la plus parfaite musique de chambre de notre temps " (Jean Cocteau, premier président de l'Académie du Jazz). Plus de 60 ans après, Olivier Calmel le démontre encore avec son Double Celli. Solo de Clément Petit en pizzicato au violoncelle. Ca groove quasiment comme une contrebasse. Les cordes s'amusent à ponctuer avec le batteur. Dialogue soutenu entre violon et batterie. Le violoncelle continue de pulser en arrière plan. Le groupe repart. Le violoncelle de Xavier Philips a un vernis brun, un peu passé. Il semble ancien. Celui de Clément Petit a un vernis orange, plus brillant. Il semble plus récent. Solo de violon alto. Indéniablement, ça sonne plus grave que le violon.

Intro par un solo cristallin du piano. Les violons grincent. Antoine Banville joue vite et sec aux baguettes. Le violoncellobassiste pulse toujours. Le piano cavalcade. Charge de la brigade légère. Vague maîtrisée de la batterie. 

Tiens, une espagnolade! Le batteur à mains nues sur ses tambours. Clément Petit fait sonner son violoncelle comme une guitare. Cette fois, il joue à l'archet. Le pianiste joue ses " Flamenco Sketches " sans reprendre le thème de Miles Davis. Antoine Banville repart aux baguettes emmenant le groupe avec lui. Le violoniste est même passé aux palmas. En harmonie avec la batterie. Sa joie de jouer fait plaisir à voir. La lumière habille de gants verts les mains d'Olivier Calmel. Amusant. C'est le chef. A lui le solo bien poussé par le groupe. Intermède romantique sans batterie. Antoine repart aux baguettes, remet du charbon dans la chaudière sans cesser de souffler sur les braises. Ca repart. C'était " Il Palio " en souvenir de la fameuse course de chevaux à Sienne, Toscane, Italie. A la fin, les chevaux sont épuisés. 

" Festive toccata ". Xavier Philips lance le débat à l'archet. Antoine Banville ponctue doucement aux baguettes. Olivier Calmel lance la toccata festive. Le sextet s'y met et c'est un bain de bonheur. Ce morceau a été écrit pendant le confinement de 2020 pour se libérer l'esprit et ça marche. 

 

La photographie d'Antoine Banville est l'oeuvre du Sidérant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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" Speaking Tango " Minino Garay fait tanguer le Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

" Speaking Tango "

Minino Garay

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Samedi 26 mars 2022, 20h30

Concert de sortie de l'album  " Speaking Tango "

 

Minino Garay: voix, batterie, percussions

Lionel Suarez: accordéon

Cédric Hanriot: piano

Christophe Wallemme: contrebasse

 

Invités

 

Ray Colom: trompette

Anastasya Terenkova : piano

Georgi Anichenko : violoncelle

 

Lectrices séductrices, lecteurs ravageurs, ce blog a déjà célébré les louanges de votre nouvelle arme fatale, l'album " Speaking Tango " de Minino Garay. L'absence du piano du pauvre au profit de l'accordéon du riche m'avait frappé dans cet album. C'est pourquoi des 3 concerts de sortie au Sunside (jeudi 24 mars avec Manu Codjia à la guitare, vendredi 25 mars avec Jean-Marc Ecay à la guitare, samedi 26 mars avec Lionel Suarez à l'accordéon), j'ai choisi de me rendre à celui du samedi 26 mars avec le partenaire de Minino Garay au sein du Quarteto Gardel, petite formation dédiée au mélange Tango et Jazz contemporain. 

" Chico de mi barrio ". Lionel Suarez est tout de suite dans la place. Ca balance sévère. L'accordéon nous enveloppe. La rythmique pulse sévère. La voix de Minino Garay scande en rythme. ll ne chante pas. Il parle en rythme. La voix se fait caressante sur le solo final du piano. 

" Solo con un beso " ( '"Seulement avec un baiser ", je suppose). Minino scatte en phase avec sa batterie. Le contrebassiste fait la percussion en tapotant ses cordes. Le rythme accélère doucement. Christophe Walleme a repris le pizzicato. Minino ses percussions. Par rapport à l'album, il me manque la voix de femme en réponse même si Minino fait des efforts pour chanter masculin & féminin. Solo de contrebasse majestueux souligné par l'accordéon, ponctué par le piano et Minino. Ca marche, je me balance doucement sur ma chaise.

" Desencuentros ". Un spectateur propose de traduire par " rendez-vous manqués". Un tango énergique. L'accordéon de Lionel Suarez ajoute vraiment des couleurs à cette musique déjà chatoyante. Minino Garay chante l'échec joyeusement et en rythme. Solo de piano romantique à souhait mais toujours bien soutenu rythmiquement par les 3 autres musiciens. Solo de Lionel Suarez bien poussé par la rythmique. Ca balance grave. 

Le quartet démarre énergiquement. Un tango, ca ne s'écoute pas, ça se danse. Minino Garay le dit d'ailleurs. Au Sunside, il n'y a pas la place. A défaut, debout comme assis, les spectateurs dansent sur place. Moi compris. L'accordéoniste en remet une couche. C'est de plus en plus rythmé, percutant. Le piano emballe le tout. Je vois arriver un guitariste avec sa housse en bandoulière. Un invité sur la scène je présume. Un trompettiste se met en lèvres derrière moi. C'est le dernier des 3 concerts de sortie de l'album " Speaking Tango ". C'est la fiesta. Elle a déjà commencé avec le quartet. Contrebasse & batterie pulsent alors que Lionel Suarez nous la fait au sentiment. Ca marche évidemment. Jolie montée dans l'aigu de l'accordéon. Tout en finesse et en précision. Ca joue, nom de Zeus! Ca envoie et ça réplique entre les 4. Derrière moi, exclamations de joie en espagnol.

Le trompettiste Ray Colom monte sur scène. Un titre de Charles Romuald Gardes (1890-1935) dit Carlos Gardel, la légende du tango, né à Toulouse en France. Le pianiste joue fluide, liquide. Minino Garay dit le texte tout en douceur. Puis le quintette part tout en douceur et en souplesse. Un tango nostalgique à souhait. La trompette se marie en douceur à l'accordéon. Je me balance doucement sur mon siège. Doux solo de trompette qui s'élève clair. Avec un bon feeling latino. A titre de comparaison, écoutez Dizzy Gillespie au Rendez Vous Club de Buenos Aires en 1956 avec l'orchestre d'Osvaldo Fresedo. 

" Que Arajo ". Minino Garay avoue avoir copié Camille Bertault et sa chanson " Je vieillis ". Justement, Camille est dans la salle. Elle approuve. Le trompettiste joue des palmas. Né à Paris, il  a grandi à Barcelone. Un tango énervé. La voix grogne. La musique s'agite. Ray Colom joue de la trompette. Ca swingue bien. Tout s'arrête pour une grosse pulsation de contrebasse.

PAUSE

Pendant la Première guerre mondiale, en France, la musique allemande était interdite. Plus de Beethoven, Schumann, Schubert, Wagner au programme. Pas un seul orchestre ou artiste allemand ne pouvait jouer. Je présume qu'il en était de même en Allemagne pour la musique française. En 2022, alors que la Russie a envahi l'Ukraine, les artistes russes sont ostracisés dans de nombreux pays, notamment en France. Comme s'ils étaient responsables des actes de leur Gouvernement. Minino Garay est lui aussi fâché de cet amalgame entre politique et culture. Il pose un acte concret en invitant sur scène deux artistes russes qui vivent à Paris, la pianiste  Anastasya Terenkova et le violoncelliste  Georgi Anichenko. Avec ce trio inédit, ca swingue avec l'âme slave. Des Argentins d'ascendance slave, il en existe forcément. " L'homme descend du singe. L'Argentin descend du bateau " (proverbe argentin). La patte classique et l'école russe s'entendent dans le jeu des musiciens. Le tango vire au menuet. Tout en finesse. Belle attaque finale du trio. Une composition d'Astor Piazzola dont le titre m'échappe. 

Minino Garay complète son propos en citant un des trois membres de la Sainte Trinité argentine (Messi, Maradona, Francesco ou François). " Moi je peux faire des conneries mais, le ballon, on ne le salit pas " (Diego Armando Maradona). On ne mélange pas culture et politique rappelle Minino Garay. Retour du quartet sur scène. Minino va dire un poème argentin de 1886 ou 1910. Je n'ai pas bien compris même en français. Un texte scandé. Le groupe balance et ma tête aussi.  J'aime beaucoup cette chanson sur l'album. Pareil en concert. Le piano tourne en boucle, fait monter la tension, la libère. Lionel Suarez est à l'ocarina il me semble. Cf extrait audio au dessus de l'article.

" Speaking Tango " c'est le Slam Tango de Minino Garay. Titre album. Une composition de Lionel Suarez déjà jouée par le Quarteto Gardel. Ca ondule toujours et moi aussi. Le tempo s'accélère, emballé par l'accordéon. La rythmique impulse. Ca swingue terrible. Ray Colom se prépare à remonter sur scène.

Pour sortir du tango, une milonga, autre danse argentine. " Senora Egualidad " (Madame Egalité). Tempo lent. La musique accélère au son de l'accordéon. Nostalgie, quand tu nous tiens. 

" Volver ". Un standard de Carlos Gardel. Ecrit de retour en Argentine après un séjour en France où il fut filmé aux studios de Joinville le Pont (94). Gardel avait quitté la France avec sa mère à l'âge de 3 ans. Intro en solo d'accordéon. Nostalgique à souhait. C'est le retour. Après cette longue et belle introduction, le quartet repart joyeusement. Minino ne parle pas. Il joue. Il nous sort un solo de percussions dont il a le secret. Rapide, sec, précis, chaud. En résonnance avec les autres musiciens. Il est reparti aux baguettes sur les tambours. Ca vibre dans le ventre. Minino lâche les chevaux sur les cymbales. Les tambours roulent toujours. Ca marche. Hurlements de joie du public qui applaudit. 

Ray Colom remonte sur scène. Minino Garay chante les louanges de Francis Marmande, journaliste du Monde, qui a écrit un article élogieux sur l'album " Speaking Tango ". Au public de chanter. Minino Garay bat des mains pour nous donner le tempo. Ca chaloupe tranquille. Le trompettiste envoie du son. Ca pétarade et swingue latino. Comme tout le monde, je chante " Amame on line ". Une chanson sur les réseaux sociaux en ligne, je présume.

C'était l'envoi final de ce concert. Rien à ajouter. J'espère simplement que " Speaking Tango " sera joué cet été dans des festivals en plein air afin que vous ayez la place d'y danser ensemble, lectrices séductrices, lecteurs ravageurs.

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Sélection de concerts de Jazz en France pour avril 2022

Publié le par Guillaume Lagrée

Francesco Bearzatti par Juan Carlos HERNANDEZ

Francesco Bearzatti par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, armé de partialité et de mauvaise foi, je vous propose la sélection suivante de concerts de Jazz en France pour le mois d'avril 2022. 

Pour une sélection plus complète sur Paris et l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez l'agenda de Jazz Magazine

Si vous ne voulez ou ne pouvez pas sortir de chez vous, plusieurs solutions s'offrent à vous:

- Ecouter les concerts sur France Musique avec les émissions Jazz Club  et Jazz sur le Vif (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live

- Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Mon émission Le jars jase jazz est consacrée à l'influence de la France sur le Jazz et lycée de Versailles  sous le titre générique Détours de France. La France à la lumière du Jazz. Diffusion chaque lundi à 22h et chaque vendredi à 12h (heure de Paris) . En avril 2022, 17e épisode avec 9  diffusions: lundi 4 , 11, 18 & 25 avril à 22h; vendredi 1er, 8, 15, 22 & 29  avril à 12h. Jazz d'aujourd'hui avec  David Patrois Trio, Lenny Popkin, l'ONJ, les Quiet Men, Eric Le Lann, Johann Lefevre, Didier Levallet, Julie Saury & Florian Pellissier.   Individus tous très favorablement connus de nos services. Cf extrait audio au dessus de cet article.

- Si voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, pour,  les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.  

Jérôme Sabbagh, saxophoniste ténor français maintes fois célébré sur ce blog, programme un concert chaque mercredi à 19h30 (heure de New York) au Bar Bayeux à New York. 

Mercredi 6: Tobias Meinhart Quartet (Julian Shore, Matt Penman, Obed Calvaire)
Mercredi 13:Michael Formanek Drome Trio (Chet Doxas, Vinnie Sperrazza)

Mercredi 20: Tim Norton Group (Josh Evans, Jérôme Sabbagh, Victor Gould, Adam Arruda)
Mercredi 27:   Stacy Dillard

Concerts diffusés en direct sur Internet puis en différé pendant 6 jours. Un club de Jazz de New York livré chez vous sans autre frais que la connexion à la Toile. Vos dons sont les bienvenus. 

Chaque lundi à 14h (New York) , 20h (Paris), le pianiste franco-américain Dan Tepfer maintes fois célébré sur ce blog donne en direct un concert public gratuit sur sa chaîne Youtube et sa page Facebook. Parfois seul, parfois accompagné. Entrée libre.

En Ile de France, département de la Seine-Saint-Denis, 39e édition du festival Banlieues Bleues, jusqu'au vendredi 22 avril 2022. Vendredi 1er avril à 19h30 à Stains (93),  l'Orchestre National de Jazz joue Dracula, album célébré sur ce blog. Lundi 4 avril à 20h30 à Pantin (93), Antoine Berjeaut. Mercredi 20 avril à 20h30 à Pantin, Magic Malik Kafrobeat. 

En Ile de France, département de la Seine-Saint-Denis, à Montreuil, festival Rares Talents, du samedi 16 au samedi 23 avril. Musiques du monde dont du Jazz.

Dans les Hauts de France, département de l'Oise, 2e festival Jazz in Noyon du vendredi 15 au dimanche 24 avril. Avec Magic Malik. Festival soutenu par Couleurs Jazz Radio où sévit l'auteur de ce blog le lundi à 22h et le vendredi à 12h (heure de Paris) dans l'émission " Le Jars jase Jazz ".

Disquaire Day samedi 23 avril 2022. Record Store Day samedi 23 avril 2022. En France et dans le monde entier, des disquaires vendent des éditions spéciales de disques, organisent des concerts, des fêtes pour vous faire découvrir la musique sans vous laisser guider par des algorithmes sur Internet. C'est ainsi qu'à Paris, chez un disquaire, j'ai fait découvrir Don Cherry à un couple New Wave. La femme est sortie, l'homme est resté fasciné par cette musique chamanique, selon ses propres termes.

Journée Internationale du Jazz avec l'UNESCO samedi 30 avril 2022. Le Jazz, instrument de paix, de dialogue entre les peuples, de lutte contre le racisme, l'antisémitisme, le sexisme, la xénophobie. Des événements seront organisés dans le monde entier pour célébrer le Jazz toute cette journée.

Samedi 2 avril:

- 19h30, Paris, Maison de la Radio: 2 concerts pour le prix d'1. Leila Olivesi Nonet maintes fois célébré sur ce blog suivi du trio de Laurent de Wilde. Concert enregistré par France Musique.

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: le duo magique Denis Chouillet (piano) & Elise Caron (chant) déjà célébré sur ce blog.

- 21h, Paris, Café Laurent: quartet franco-italien Pierre de Bethmann (piano),  Bruno Schorp (contrebasse), Pier Paolo Pozzi (batterie), Francesco Bearzatti (sax ténor, clarinette). Fuoriclasse! Entrée libre. Cf photographie au dessus de cet article.

Lundi 4 avril, 20h, Paris, La Rhumerie: Olivier Robin New Quintet. Entrée libre.

Mardi 5 avril, 20h, Paris, Le New Morning: The Cookers. La Dream Team du Jazz.

Mercredi 6 avril, 19h30, Paris, Le Baiser Salé: Mario Canonge (piano) & Michel Zenino (contrebasse) invitent Daniel Humair (batterie). Trio magique.

Jeudi 7 avril:

- 20h, Paris, Le Bal Blomet: le trio MOM. Il ne s'agit pas du Ministère des Outre-Mer de la République française mais de François Moutin (batterie), Jowee Omicil (saxophones) & Louis Moutin (batterie).

- 20h30, Annecy (74), Conservatoire à rayonnement régional: trio de Thierry Péala, chanteur maintes fois célébré sur ce blog avec Edouard Ferlet, pianiste maintes fois louangé sur ce blog.

Vendredi 8 & Samedi 9 avril, 19h30 & 21h30, Paris, Le Duc des Lombards: Yes! trio. Aaron Goldberg (piano), Omer Avital (contrebasse) & Ali Jackson (batterie). La classe à l'américaine.

Samedi 9 avril, 20h30, Vincennes (94), Espace Sorano: Jour de Blues à Bamako. Hommage à Ali Farka Touré avec Pierre Durand (guitare).

Lundi 11 avril, 20h, Paris, La Rhumerie. François Bernat Quartet célébré sur ce blog. Entrée libre.

Mardi 12 avril, 21h, Paris, Le Sunside: Kartet. Bientôt 30 ans de création pour ce quartet français.

 

Vendredi 15 avril:

- 20h30, Paris, Le Sunside: Hommage à Thelonious Monk (1917-1982) par le trio d'Alain Jean-Marie. Révisons nos classiques avec le Maestro Alain Jean-Marie.

- 20h30, Paris, Le 360 Music Factory: soirée Jazz de Malte avec Blue Tangerine + Sandro Zerafa Quartet chanté sur ce blog.

- 20h45, Fontenay sous Bois (94), Le Comptoir: Echoes of Henry Cow par le quintette de Michel Edelin (flûtes) qui invite John Greaves (chant). Le rock progressif anglais des 70's revisité.

- 21h30, Paris, Le Sunset: Brian Jackson, l'inoubliable partenaire musical de Gil Scott Heron. Légende vivante de la Soul Music.

Samedi 16 avril:

- 19h & 21h30, Paris, Le Sunside: New Monk Trio de Laurent de Wilde. Pour les 40 ans du décès du Moine Bleu (Blue Monk in english) par son plus grand expert français, Laurent de Wilde.

- 21h, Paris, Le Café Laurent: Quartet Christian Brenner (piano), Yoni Zelnik (contrebasse), Pier Paolo Pozzi (batterie) & Olivier Cahours (guitare). Classieux. Entrée libre.

- 21h, Paris, en direct depuis New York grâce à Internet, le duo Dan Tepfer (piano) & Ingrid Jensen (trompette). Billets en vente à partir de 5$US. Un pianiste maintes fois célébré sur ce blog en duo avec une trompettiste au CV impressionnant.

- 21h30, Paris, La Scala: Paul Lay (piano), Riccardo del Fra (contrebasse), Gautier Garrigue (batterie) & Pierrick Pédron (sax alto). Le Hard Bop revivifié.

Dimanche 17 avril, 19h30 & 22h, Paris, Le Duc des Lombards: Yes! trio. Aaron Goldberg (piano), Omer Avital (contrebasse) & Ali Jackson (batterie). La classe à l'américaine.

Mardi 19 avril:

- 20h30, Paris, Le Barbizon: dîner concert avec le trio de la pianiste et compositrice néerlandaise Pieternel Van Oers. Suivez cette femme!

- 21h, Paris, Le Café Laurent: duo Hatty Kate (chant) & Pierre Christophe (piano). Repassez moi le standard.

Mercredi 20 avril, 21h, Paris, Le Sunside: Marc Copland Quartet avec Mark Feldman (violon). Le meilleur de New York à Paris.

Jeudi 21 avril, 19h30 & 22h, Paris, Le Duc des Lombards: SIngular Insularity d'Olivier Ker Ourio. Un mélange subtil entre Océan Indien et Atlantique (Mer des Caraïbes), entre La Réunion, l'île Maurice, la Martinique, la Guadeloupe et Cuba. Cf vidéo sous cet article.

Vendredi 22 avril:

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: Magic Malik Base XP Requiem. Innovant, forcément innovant.

- 20h30, Paris, Le 1905: Dimitri Baevesky Quartet. 1905 on Air! Entrée libre.

- 21h, Paris, Le Café Laurent: le quartet de Christian Brenner (piano) avec Yoann Loustalot (bugle) , Bruno Schorp (contrebasse) & Frédéric Delestré (batterie), Classieux. Entrée libre.

Samedi 23 avril, 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: trio Jean-Philippe Viret (contrebasse), Jean-Charles Richard (sax baryton), François Thuillier (tuba). 60% de matière grave!

Lundi 25 avril, 21h, Paris, Le Café Laurent: Duo Estelle Perrault (chant) & Dexter Goldberg (piano). La jeune garde française revisite les standards du Jazz américain. Entrée libre.

Mardi 26 avril:

- 20h, Paris, Le New Morning: Ben Wendel Quintet. La jeune star du sax ténor made in USA, maintes fois célébré sur ce blog. 

- 20h30, Strasbourg (67), Le Fossé des 13: duo Marc Copland (piano) & Mark Feldman (violon). Le premier concert de ce duo. 

Mercredi 27 avril:

- 20h30, Paris, Le Sunset: François Bernat Quintet pour la sortie de l'album " Winter Suite " salué sur ce blog.

- 21h, Paris, Le Café Laurent: duo Robin Mansanti (trompette, chant) & Dexter Goldberg (piano). Hommage à Chet Baker déjà célébré sur ce blog. N'oubliez pas de souhaiter un bon anniversaire au pianiste. Entrée libre.

Jeudi 28 avril, 21h, Paris, Le Sunside: Laurent de Oliveira Quintet. Brasil!

Vendredi 29 avril, 20h30, Paris, le Sunside: Tribute to Chet Baker avec le trio Robin Mansanti (trompette, chant), Alain Jean-Marie (piano) & Jean Bardy (contrebasse). 2  anciens accompagnateurs de Chet Baker jouent avec sa réincarnation, Robin Mansanti.

Samedi 30 avril:

- 19h30 & 22h, Paris, Le Duc des Lombards: Pierrick Pédron " Fifty Fifty ".  100% Jazz.

- 20h30, Paris, Le Sunset: Olivier Robin Quintet. 

- 20h30, Le Mans (72), Palais des Congrès: Rhoda Scott rend hommage à Manu Dibango (1933- 1920). C'est à Saint-Calais dans la Sarthe que Manu Dibango est arrivé en France pour étudier en 1949. Avec 3 kg de café pour payer sa pension. Toute sa vie, Manu Dibango a gardé des liens avec la Sarthe et ses amis de lycée. 

 

La photographie de Francesco Bearzatti est l'oeuvre de l'Irremplaçable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

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Un air de liberté: Le Jazz (1958 - 1960) de Jesse A. Fernandez à la galerie Orbis Pictus jusqu'au 23 avril 2022

Publié le par Guillaume Lagrée

Eartha Kitt & Dizzy Gillespie par Jesse A. Fernandez

Eartha Kitt & Dizzy Gillespie par Jesse A. Fernandez

Un air de liberté

Le Jazz de Jesse A. Fernandez

Galerie Orbis Pictus

Paris, Ile de France, France

Avec le soutien de FIP Radio

Jusqu'au samedi 23 avril 2022

 

Lectrices en noir, lecteurs en blanc, retrouvez vous à la Galerie Orbis Pictus, 7 rue de Thorigny, 75003 Paris, France, jusqu'au samedi 23 avril 2022 pour vous rincer l'oeil avec les photographies de Jazz en concert, essentiellement au Newport Jazz Festival, entre 1958 & 1960 , du Cubain Jesse A. Fernandez (1925-1986).

" Jesse Fernandez qui sait si bien voir une idée " (Cioran). L'idée que Jesse A. Fernandez photographie ici, c'est celle du mouvement des Droits Civiques. Quelques années avant que James Brown ne le  chante, ils le disent fort. Ils sont Noirs et ils sont Fiers. Cela vaut aussi pour les Blancs, tant les musiciens de Jazz sont à part dans la société américaine. La musique de tous ceux qui ne sont pas WASP (White Anglo Saxon Protestant): Noirs, Juifs, Italiens, Tziganes.

Tous mes héros musicaux sont ici présents, vivant, en action, créant de la beauté en mouvement: Miles Davis beau et élégant comme Sidney Poitier, Sonny Rollins, Stan Getz, Dizzy Gillespie, Billie Holiday, Max Roach, Horace Silver, Coleman Hawkins, Carmen Mac Rae...

Les photographies sont à vendre entre 2 000 & 6 000€ pièce. C'est leur cote. Elles valent ces prix. Ce n'est pas dans mes moyens. Je ne peux les posséder mais je peux les admirer. Vous avez jusqu'au samedi 23 avril 2022 pour plonger dans ce bain de beauté à la galerie Orbis Pictus à Paris, lectrices en noir, lecteurs en blanc.

Pour vous mettre dans l'ambiance de ces photographies de Jazz, lectrices en noir, lecteurs en blanc, je vous ai choisi " The Freedom Suite " (1958) de Sonny Rollins (cf extrait audio au dessus de cet article) et la performance stratosphérique de l'Eblouissante Anita O'Day au Newport Jazz Festival, édition 1958 (cf vidéo sous cet article).

La photographie d'Eartha Kitt & Dizzy Gillespie est l'oeuvre de Jesse A. Fernandez. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de ses ayants droit constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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" Speaking Tango " Minino Garay

Publié le par Guillaume Lagrée

Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

" Speaking Tango "

Minino Garay

Sunnyside Records. 2022

Concerts de sortie à Paris, Ile de France, France

au Sunside jeudi 24, vendredi 25 & samedi 26 mars 2022 à 20h30

 

Minino Garay: voix, percussions, composition

Personnel détaillé dans l'album.

 

Cette chronique est dédiée à Madame F, fidèle abonnée de ce blog et danseuse de tango.

 

République Argentine - La Plata

A Ruben Dario

Ni les attraits des plus aimables Argentines,

Ni les courses à cheval dans la pampa,

N'ont le pouvoir de distraire de son spleen

Le Consul Général de France à la Plata!

On raconte tout bas l'histoire du pauvre homme:

Sa vie fut traversée d'un fatal amour,

Et il prit la funeste manie de l'opium;

Il occupait alors le poste à Singapoore...

- Il aime à galoper par nos plaines amères,

Il jalouse la vie sauvage du gaucho,

Puis il se retourne vers son palais consulaire,

Et sa tristesse le drape comme un poncho...

Il ne s'aperçoit pas, je n'en suis que trop sûre,

Que Lolita Valdez le regarde en souriant,

Malgré sa tempe qui grisonne, et sa figure

Ravagée par les fièvres d'Extrême-Orient...

Henry J.M Levet " Cartes postales "

Lectrices danseuses, lecteurs chanteurs, l'album " Speaking Tango " de Minino Garay est fait pour vous réunir. Minino Garay, Argentin de Paris, percussionniste émérite, s'est décidé à dire et chanter les tangos qu'il aime. Ceux de ses amis notamment: le pianiste argentin Lalo Zanelli, déjà chanté sur ce blog avec " Que Carajo " (3), " Senora Dona Igualdad " (4) qui me fait penser à Paolo Conte & " Que lo Pario " (11) et le morceau titre " Speaking tango " (9) composé par l'accordéoniste français Lionel Suarez. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Ni Lalo Zanelli, ni Lionel Suarez ne jouent sur cet album mais Lionel Suarez sera présent sur scène à Paris au Sunside samedi 26 mars 2022 à 20h30 pour jouer cet album.

Un album de tango actuel sans accordéon ni bandonéon. La gageure est relevé mais le piano, accordéon du riche, sonne comme un accordéon dans " Que Carajo " (3) lorsqu'Hernan Jacinto en joue. Pas de cuivre, pas de saxophone. Minino Garay est un rythmicien. Il privilégie la rythmique sur cet album. Piano, contrebasse, batterie, percussions, guitare. Telle est la formule gagnante de cette musique. Et la voix de Minino Garay est aussi rythmée et timbrée que son jeu de percussions. Elle colle aux textes qu'il dit et/ou écrit.

Minino Garay a choisi des partenaires de musique, d'amitié et de qualité. André Cecarelli fait merveille à la batterie aux balais sur " Boca con Boca  " (6) duo vocal masculin - féminin avec Alex Pandev. A la guitare, vous avez le choix, lectrices danseuses, lecteurs chanteurs, entre Manu Codjia sur " Speaking Tango " (9) & Jean-Marie Ecay sur " Que Carajo " (3). La flûte et la voix de Magic Malik viennent ajouter leurs couleurs sur " No son los muertos " (8) & " Los chicos del barrio " (10).

Vous l'avez compris, lectrices danseuses, lecteurs chanteurs, l'album " Speaking Tango " de Minino Garay vous donnera matière à danser, à chanter, à aimer. Pour chanter, danser et aimer cette musique en direct,  retrouvez la sur scène en Europe, en France, à Paris, au Sunside, jeudi 24, vendredi 25 & samedi 26 mars 2022 à 20h30. En tournée en Amérique, au Mexique, du dimanche 10 au lundi 18 avril 2022. En tournée en Afrique, au Cameroun, du mercredi 20 au samedi 30 avril 2022.

La photographie de Manu Codjia est l'oeuvre du Tangent Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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" Winter Suite " François Bernat Quartet

Publié le par Guillaume Lagrée

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

" Winter Suite "

François Bernat Quartet

Jazz Family. 2022

Concert de sortie à Paris, Ile de France, France,

au Sunset, mercredi 27 avril 2022 à 20h30.

 

Le Quartette de François Bernat est composé de

François Bernat: contrebasse, composition, direction

Stéphane Adsuar: batterie

Frédéric Borey: saxophone ténor

Paco Andreo: trombone

 

Quand je pense à un quartet sans piano (pianoless quartet in english), je pense à celui de Gerry Mulligan (sax baryton) & Chet Baker (trompette), la quintessence du Cool. Pour rester dans cette ambiance, écoutez Strange Walk (5) du quartette de François Bernat sur l'album Winter Suite lectrices Cool, lecteurs Jazz. Cf vidéo sous cet article.

Quand je pense à un trio sans piano (pianoless trio in english), je pense aux trios de Sonny Rollins dans les années 1950. Pour retrouver ce feeling, écoutez " Métro Hoche " (1) du quartette de François Bernat sur l'album Winter Suit, lectrices Hard, lecteurs Bop. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Là où Sonny Rollins portait un message politique avec sa " Freedom Suite " (1958) enregistrée au début du mouvement des droits civiques, François Bernat porte un message poétique avec sa Winter Suite.

Sonny Rollins jouait d'une traite sa Winter Suite (presque 20mn) puis enchaînait sur des standards du Jazz avec Oscar Pettiford (contrebasse) & Max Roach (batterie).

François Bernat, lui,  commence par 5 morceaux de sa composition d'ambiance variée puis divise sa Winter Suite en 6 parties, alternées entre 3 pour les solistes (contrebasse en intro. Logique puisqu'il s'agit du compositeur et directeur musical de l'ensemble, puis batterie et souffleurs) et 3 pour l'ensemble (1er, second et 3e mouvement).

Ce blog a déjà chanté les louanges de François Bernat & Frédéric Borey (cf photographie au dessus de cet article) jouant un hommage à Miles Davis (2018). 4 ans après les voici de retour jouant leur musique avec un autre batteur et un tromboniste au lieu d'un trompettiste. Alors que Charles Mingus aurait eu 100 ans en 2022, qu'Henri Texier (1945) crée toujours, il est juste et bon de voir paraître un nouveau contrebassiste, compositeur et directeur musical, François Bernat

 

La photographie de Frédéric Borey est l'oeuvre de l'Excellent Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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" Moanin Birds " Fil Caporali - Tom Bourgeois

Publié le par Guillaume Lagrée

" Moanin Birds "

Fil Caporali - Tom Bourgeois

Hypnote Records. 2022.

 

Fil Caporali: contrebasse, compositions (1, 3, 5, 6, 8, 11, 12, 13 & 14)

Tom Bourgeois: saxophone ténor & clarinette basse (2, 4, 5, 7, 8, 10, 11 & 14)

Invités

Dorian Dumont: piano (4, 7 & 13)

Lionel Beuvens: batterie (4, 10 & 13)

 

Lectrices raffinées, lecteurs distingués, l'album " Moanin Birds " de Fil Caporali & Tom Bourgeois est fait pour vous. Un Brésilien & un Français réunis en Belgique, à Bruxelles, pour créer une musique nouvelle, tels sont les prodiges de l'époque. 15 morceaux en 51 mn. Autant de haïkus sonores. Ils commencent en douceur vous entrainant dans le " Konvoy " (2) dans un duo contrebasse & clarinette basse. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Ces drôles d'oiseaux peuvent être aussi effrayants que ceux d'Alfred Hitchcock. Cf " Araponga " (8) et " Birds Panic " (10). Ils peuvent aussi être dansants et brésiliens comme dans " Cravo e canela " (9) soit " Clou de girofle et cannelle " ou dansants et cubains mais d'une étrange manière avec le " Melancholia Cha Cha Cha " (12).

Pour ouvrir le dialogue, deux autres musiciens sont conviés au débat. Le pianiste français Dorian Dumont et le batteur belge Lionel Beuvens. Même à la dernière minute, ils assurent. " Last minute " (4). Cf vidéo sous cet article.

Les rares morceaux qui ne sont pas de leur composition restent dans l'esprit lunaire de cette musique. " Cravo e canela " (9) des Brésiliens Milton Nascimento & Ronaldo Bastos et pour conclure, " Kind Folk " (15) du Canadien Kenny Wheeler.

A deux, trois ou quatre, ces musiciens savent varier les plaisirs tout en gardant leur style. Cette musique m'intrigue, me surprend & me charme.

Basé en Belgique, c'est là que le duo Fil Caporali & Tom Bourgeois joue sur scène. Que les dieux et les muses nous les amènent au plus vite sur scène en France! Tout producteur de concert désireux de venir en aide aux dieux et aux muses pour réaliser mon voeu est le bienvenu.

 

 

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