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Almadav Project éclaire le Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Almadav Project

Le Sunset. Paris

Jeudi 11 janvier 2018. 20h30

Concert de sortie de l'album " Tides "

Alexandre Cavaliere: violon

David de Vrieze: trombone

Quentin Liégeois: guitare électrique

Garif Telzhanov: contrebasse

Wim Eggermont: batterie

ALMADAV Project est normalement fondé sur le trio ALexandre Cavaliere, MAnu Bonetti, DAVid de Vrieze mais Manu Bonetti a deux doigts blessés à la main droite. C'est pourquoi Quentin Liégeois le remplace ce soir. Comme le nom du guitariste de la soirée l'indique, tous les musiciens du quintet sont Belges. 

Bienvenue au 38e abonné de ce blog. Que les Dieux et les Muses le protègent!

" Crumbling " (Manu Bonetti). Ca swingue joyeusement dès les premières notes. C'est aussi frais et vivifiant que sur l'album. Le guitariste est à sa place. Le remplaçant est à la hauteur du titulaire. Ca s'écroule, s'effrite délicieusement comme le titre du morceau l'indique. Ces Belges respirent le Swing comme d'autres l'ennui. Naturellement et puissamment. Même l'ingénieur du son applaudit le solo de guitare. La rythmique maintient les braises chaudes alors que le violon crache le feu. Par rapport aux photos et aux films que j'ai vu, le violoniste a perdu ses lunettes et ses cheveux mais il a gardé l'essentiel, le Swing! 

La guitare démarre funky, bien poussée par la rythmique. Gros son de trombone en solo. Le guitariste a vraiment trouvé sa place dans ce 5 majeur.

Il paraît que 3 compositions du guitariste titulaire ont été jouées à suivre. Je n'en ai entendu que 2. Trop forts, ces Belges!

" Flop " (Alexandre Cavaliere) . Ils espèrent ne pas en faire un, de flop. Aucun risque s'ils maintiennent ce niveau de jeu. Un morceau rapide au feeling latino mais juste pour l'intro. Ensuite, c'est le son du groupe, dynamique et tonique. Le violoniste met les gaz et décolle propulsé par la rythmique qui coupe du petit bois et le flambe en même temps. Le tout sans émission de Co² ni de GES. Quentin Liégeois a un jeu savoureux.

Une ballade pour calmer le jeu. Lancée groupés. Solo de violon qui de nouveau enflamme l'ensemble, très bien soufflé par une rythmique de forge. C'était " Alexonious " (Alexandre Cavaliere), hommage décalé à Thelonious Sphere Monk

" Isaak ", dédié à son fils par David de Vrieze (trombone). Ca commence fort, comme une fanfare funky. Gros son de trombone. Le gamin doit être remuant, sapristi!

PAUSE

Le premier standard de la soirée. " What is this thing called love? ". Ca swingue bien groupé. Superbe vibration de la rythmique derrière un solo enflammé de trombone. Premier solo de batterie du concert. Les tambours roulent, les cymbales tintent. Bonne vibration sans démonstration. Final groupé. 

" Tides ", le titre album. Une nouvelle composition du guitariste absent, Manu Bonetti. En fait, ce concert est un hommage au guitariste, en son absence mais de son vivant. Il faut toujours rendre hommage aux gens de leur vivant. " La postérité n'a rien fait pour moi " (Alphonse Allais). Des vagues comme le titre l'indique. Plutôt calme pour commencer. Puis la rythmique installe la pulsation. Il y plus de remous. Le violon joue le chant des mouettes rieuses. Le trombone brasse de l'air mais positivement. Le violon fend l'espace alors que la rythmique remue l'eau en un puissant courant. La vague, c'est la rythmique. Sa crête d'écume, le violon et le trombone.

" Jumps " toujours de Manu Bonetti. La musique procède par petits sauts en effet.

Ce morceau me plaît moins et j'ai école le lendemain. La chronique cesse donc ici. 

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Jim Funnell se dédouble au Baiser Salé

Publié le par Guillaume Lagrée

Jim Funnell

Le Baiser Salé. Paris

Samedi 6 janvier 2018. 21h.

Première Partie:

Afuriko composé de

Akiko Hori: percussions

Jim Funnell: piano, claviers

Malgré plusieurs tentatives, je n'ai jamais accroché sur ce duo.

Je suis donc venu pour la Deuxième Partie

Word Out Trio composé de

Jim Funnell: piano

Etienne Renard: contrebasse

Jeff Boudreaux: batterie

Invitée:

Akiko Hori: percussions

Pour ce concert, Etienne Renard remplaçait Matyas Szandai, indisponible. 

Le batteur se fait attendre. Le trio commence donc avec une percussionniste. Belle rondeur de la contrebasse. La percussionniste tient le rythme mais il me manque la pulsation de la batterie. En même temps, elle n'est pas nécessaire puisqu'il s'agit d'un air traditionnel japonais " Sakala " (?). Cela sonne oriental à mon effet. Même occidentalisée, la musique nippone n'est pas à mon goût.

Jeff Boudreaux monte sur scène. Une composition de Jim Funnell. " Astéroïde B612 ", celle où réside le Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry. Le livre le plus traduit et le plus vendu au monde, après la Bible, a été écrit par un Français. C'est le Petit Prince. Un morceau planant et filant comme un astéroïde. Avec Jeff Boudreaux, ça swingue, forcément. Les percussions ajoutent une couleur en plus mais la dominante est bien celle du batteur. Etienne Renard n'a pas répété avec le groupe mais il tient sa place au cœur du réacteur. Jim a mis les partitions par terre. Pas besoin. Il joue sa musique. Morceau tiré du premier album du Word Out Trio (2009). 

Akiko Hori quitte la scène. 

" Song for us ". Une valse. Jim a remis les partitions sur le piano. Jeff aux balais. Une ballade mais énergique. Premier solo de contrebasse. Bien rond, bien clair, bien encadré par le piano et la batterie. Passage aux baguettes pour faire briller les cymbales. Solo de batterie aux baguettes sur les tambours. Les peaux roulent. Le trio repart tranquille.

Une ballade. Jeff avec une baguette dans la main droite et un balai dans la main gauche. Montée d'une vague puissante en trio. Puis le flux s'apaise. Les maillets pour donner un son plus souple. Interlude avec solo de batterie aux maillets tout en finesse puis le trio repart avec le batteur aux baguettes. C'était " Ordinary effect (Inside ungenerous hearts) ". 

Un morceau écrit par Jim avec un ami brésilien rentré au pays natal depuis. Un rythme de batucada. Morceau très vif, dynamique. J'aime beaucoup. Ca danse, sautille. Jeff pétrit la pâte sonore aux balais. Jim plaque les accords avec énergie. Jeff alterne baguettes et balais pour jouer plus ou moins en force. Bel échange piano-batteur aux baguettes. Ca percute sec. 

Akiko Hori revient sur scène pour " Spirit of the snail " puis " Ikigai ". Les musiciens s'informent du morceau à jouer auprès du pianiste. Une grande vague nous saisit tout de suite. L'esprit de l'escargot est puissant. Il tourne en spirale comme sa coquille. L'escargot est un chasseur alpin. Il ne fait jamais demi tour. Jeff reste aux baguettes pour créer des vagues de cymbales. Etienne marche tranquille. Le piano déchaîne des vagues sonores. Derrière, des couleurs de percussions.

Intro en piano solo. Une ballade. Inspirée de Bill Evans à l'évidence. Jeff Boudreaux se repose dans le public. Petit feeling latin pour ce morceau au titre japonais. Ca roule tranquille. Solo de contrebasse bien propulsé par les percussions et le piano. Le pianiste reprend la main et le trio décolle. Break de percussions bien senti. Jeff Boudreaux apprécie. 

" Pioneers of the new dream ". Jim Funnell reste seul sur scène. Ce morceau figurera sur le prochain album du Word Out Trio. Une ballade. Un morceau neuf. Jim lit attentivement la percussion. Très élégant, quasiment ellingtonien.

PAUSE

Je n'ai pas école le lendemain, le concert est agréable mais il est déjà minuit et ma mie m'attend chez nous. La chronique cesse donc ici. 

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Martial Solal & Dave Liebman " Masters in Bordeaux "

Publié le par Guillaume Lagrée

SOLAL & LIEBMAN

" Masters in Bordeaux "

Sunnyside Records. 2017

Enregistré au Château Guiraud (33) lors du Festival Jazz & Wine

de Bordeaux (France) le 4 août 2016

Martial Solal: piano

Dave Liebman: saxophones ténor et soprano

Lectrices raffinées, lecteurs esthètes, voici comment est né le duo Martial Solal (1927) & Dave Liebman (1946). Jean-Charles Richard (saxophones) est l'époux de Claudia Solal (chant) et donc le gendre de Martial Solal (piano). De plus, il est le disciple de Dave Liebman (saxophones,flûte). Constatant que les deux hommes ne se connaissaient pas, il les réunit pour un dîner. Que voulez vous qu'il advienne? Les musiciens parlèrent musique puis en jouèrent.

J'eus le privilège d'assister à leurs concerts parisiens au Sunside le 10 décembre 2015 (cf vidéo ci-dessous enregistrée le 11 décembre dans ce même club) puis  à la Maison de la Radio le 29 octobre 2016 (concert audible sur France Musique). 

Par contre, je ne faisais pas partie des festivaliers réunis au Château Guiraud le 4 août 2016 pour le Bordeaux Masters de Jazz. Il ne s'agit pas d'un tournoi de golf, de tennis ou d'équitation mais bien d'un dialogue entre deux Maîtres. J'ai entendu Dave Liebman saluer " The Maestro " Martial Solal à la fin d'un concert, Martial Solal a lui aussi une haute opinion du talent de Dave Liebman et personne ne leur conteste leur titre de Maître. Au Japon, ces hommes seraient classés au patrimoine national de leur vivant.

Le concert enregistré ici ne compte que 6 morceaux pour une durée de 45 mn. Je suppose qu'il s'agit d'un extrait. D'abord parce que c'est bien court par rapport aux concerts que j'ai entendus et ensuite parce que n'y figure aucune composition personnelle de ces deux créateurs. Enfin, Dave Liebman n'y joue pas de flûte. 

A la carte des morceaux ne figurent que des standards connus dans le monde entier, du moins pour ceux qui aiment le Jazz. All the things You are/Night and Day/Solar (composition de Miles Davis qui joua avec Dave Liebman mais pas avec Martial Solal)/ What's this thing called love?/On green dolphin street/Lover Man

" Le Jazz, ça consiste à transformer le saucisson en caviar " (Barney Wilen). Parole d'expert. Il suffit d'écouter " Besame Mucho "  par Barney Wilen et par Dalida pour l'illustrer.

Cet adage se vérifie aussi sur cet album. Comment à partir de standards rabâchés, le plus souvent issus des comédies musicales de Broadway (la voie large, littéralement), créer de la liberté. De cette avenue large et bien tracée, ils défrichent de multiples sentiers, créent un labyrinthe dont ils sont les seuls Maîtres, semblent se perdre pour mieux nous dérouter.

Il  n'y a pas entre Martial Solal et Dave Liebman la complicité qui existe avec Lee Konitz depuis 1968 mais Lee Konitz est nonagénaire, a réappris à jouer après un AVC. Bref, bien qu'il ait le même âge, il n'a plus l'énergie de son vieux complice, Martial Solal. Avec Dave Liebman, Martial Solal s'est trouvé un nouveau partenaire en duo après Lee Konitz justement mais aussi Stéphane Grappelli, Toots Thielemans, Didier Lockwood, Eric Le Lann, Johnny Griffin, Michel Portal, Joachim Kühn (j'en oublie), capable de répondre à ses défis, ses interrogations, de nourrir les histoires qu'il raconte en même temps toujours avec clarté et lisibilité. 

Martial Solal & Dave Liebman prouvent, une fois encore, que l'âge est une question d'état d'esprit, pas d'état civil. Il est tant de jeunes qui sonnent vieux. Ecoutons ces vieux Messieurs qui sonnent comme personne, toujours eux-mêmes et toujours changeants. 

Avant que Martial Solal ne ferme définitivement son piano, il lui reste un duo à enregistrer, dans une formule qu'il n'a jamais exploré, piano & voix, avec sa fille Claudia Solal. Mais ceci est une autre histoire. 

Les photographies de Dave Liebman et Martial Solal sont l'œuvre de l'Imputrescible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute reproduction de cette œuvre sans le consentement de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Dave Liebman par Juan Carlos HERNANDEZ

Dave Liebman par Juan Carlos HERNANDEZ

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

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" Claquettes Jazz " par Fabien Ruiz au Studio Hébertot

Publié le par Guillaume Lagrée

" Claquettes Jazz "

Studio Hébertot. Paris

Spectacle en cours jusqu'au dimanche 28 janvier 2018

Mardi et mercredi à 19h, dimanche à 19h30

 

Fabien Ruiz: claquettes et pédagogie

Michel Van Der Esch: piano électrique

Séance du mercredi 27 décembre 2017 à 19h.

Un piano électrique joué comme un piano Jazz cela manque de toucher mais cela fera l'affaire. Les standards font la percussion. Fabien Ruiz, le chorégraphe de The Artist, le film aux 5 Oscars (sauf que c'est Huggie le chien qui méritait l'Oscar du meilleur acteur) est plus dans le son que dans le show. 

Il s'agit d'un spectacle pédagogique. Rappel historique sur Fred Astaire, danseur, chanteur, comédien et batteur. Il ne jouait de la batterie que chez lui pour le plaisir. Fred Astaire n'improvisait pas. Tous ses numéros étaient écrits précisément.

Fabien Ruiz, lui, travaille en Jazzman. A partir de matériaux connus, il improvise. Par exemple, avec ce " Cheek to cheek ". 

Comment jouer des balais avec les pieds? Les fers claquent mais ne frottent pas. Le truc, c'est de mettre du sable sur la planche du danseur comme le faisaient si bien Mr " Sandman " Sims (1917-2003) et déjà Bill " Bojangles " Robinson (1878-1949) dans sa " Sand Dance ". Pourquoi Fabien Ruiz a t-il essayé de nous faire croire qu'il a inventé un truc qui existe au moins depuis les années 1930? Mystère. Qu'il l'ait trouvé en renversant du riz sur le sol de sa cuisine, admettons mais il est certain qu'il ne l'a pas inventé. 

Impro sur une chanson française, une valse, " Sous le ciel de Paris ", titre éponyme du film de Julien Duvivier (1951).  " Under Paris skies " pour les Américains. Un rythme à trois temps en claquettes, ce serait rare. Sachant que le Jazz se joue lui aussi à trois temps, que les claquettes sont nées avec le Jazz, cette assertion me surprend mais admettons. En tout cas, ça sonne bien. 

Explication historique sur l'origine des claquettes. Comme le Jazz, c'est un art métis né de la rencontre entre la gigue irlandaise et les danses africaines. Des danses avec des sabots et des danses pieds nus mais qui toutes jouent avec la Terre au lieu de vouloir à tout prix s'en détacher comme c'est le cas dans la danse classique de création française. 

Une autre chanson française devenue un standard du Jazz, " Les feuilles mortes " . " Autumn leaves " pour les Américains. Juliette Gréco la chantait, Miles Davis, son amant, la jouait. Elle aussi tirée d'un film de Marcel Carné et Jacques Prévert, " Les portes de la nuit " (1946). Le film et la chanson firent un flop à leur sortie mais, passant par les USA, où Frank Sinatra demanda des paroles en anglais pour chanter " Autumn leaves ", ils revinrent avec succès en France. Version rythmée et rapide.

Explication sur le passage de la chaussure en bois à la chaussure ferrée en 1930. Cela correspond à la naissance du cinéma parlant. Enfin, danseurs et musiciens furent filmés. C'est ainsi que Bill Bojangles Robinson, après 40 ans de carrière sur les scènes des théâtres réservés aux Gens de couleur, put devenir une star internationale en tournant avec Shirley Temple. 

En mettant du sable sur sa planche, Fabien Ruiz peut accompagner en douceur, en frottant, " I am beginning to see the light ".

Le pianiste a droit à son solo avec " On the sunnyside of the street ".

S'ensuit une première leçon de claquettes avec démonstration des pas de base, avec le talon ou la pointe, fixe ou en avançant ou reculant. 

Retour au duo avec la " Samba de una nota so " d'Antonion Carlos Jobim. " One note Samba " aux USA. 

Pour finir, retour à l'essence du Swing avec Duke Ellington. " It don't mean a thing if it ain't got that swing ". Duke Ellington était l'accompagnateur des vedettes Bill Bojangles Robinson ou les Nicholas Brothers au Cotton Club. Quant au film " Cotton Club " (Francis Ford Coppola, 1984). c'est Gregory Hines qui y joue le rôle du danseur.

Pour conclure cette chronique d'un spectacle pédagogique et familial, vivement recommandé pour faire découvrir le lien entre Jazz et Tap dancing aux adultes comme aux enfants, j'y joins une vidéo où Gregory Hines décortique le numéro des Nicholas Brothers dans l'orchestre de Cab Calloway pour le film " Stormy Weather " (Andrew L Stone, 1943) le premier film américain où des artistes Noirs sont les seules vedettes. Avec Gene Kelly, les Nicholas Brothers (Fayard Nicholas, 1914-2006 et Harold Nicholas 1921-2000) dansaient en ralentissant pour qu'il puisse suivre. Seuls, ils sont tout simplement inimitables comme l'explique fort bien Gregory Hines. Ils ne dansent pas avec la musique, ils dansent dans la musique. Le plus grand numéro de claquettes dans une comédie musicale selon Fred Astaire lui même. N'essayez pas de refaire leur numéro dans votre salon. Vous finiriez à l'hôpital. 

 

La photographie de Fabien Ruiz est l'œuvre de Didier PALLAGES. Toute reproduction de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Fabien Ruiz par Didier PALLAGES

Fabien Ruiz par Didier PALLAGES

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Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour janvier 2018

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Hot, lecteurs Swing, tous mes vœux de santé et de prospérité pour vous et ceux qui vous sont chers. En 2018, la flamme du Jazz ne s'éteindra pas!

Voici, choisie avec ma partialité et ma mauvaise foi habituelles, une sélection de concerts de Jazz pour janvier 2018 à Paris et en Ile de France. 

Pour un agenda exhaustif sur Paris, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, lisez Jazz Magazine

Si vous ne pouvez assister aux concerts, écoutez sur France Musique les émissions Jazz Club et Les légendes du Jazz et sur TSF Jazz Jazz Live.

Jusqu'au dimanche 28 janvier, le mardi et le mercredi à 19h, le dimanche à 19h30, Paris, Le Studio Hébertot: " Claquettes Jazz " par Fabien Ruiz (danse), le chorégraphe de " The Artist " et Michel Van Der Esch (clavier). Goûté et approuvé. Enfants, emmenez vos parents à ce spectacle. Cela les instruira en les amusant. 

Le Festival Sons d'Hiver fait vibrer le Val de Marne du vendredi 26 janvier au samedi 17 février. 

Lundi 1er janvier, 18h et 20h30, Paris, Le Sunset: Commencez 2018 comme vous terminâtes 2017, en beauté, avec le Lady Quartet de Rhoda Scott, l'organiste aux pieds nus.

Vendredi 5 à 20h30, samedi 6 à 14h30 et dimanche 7 janvier à 14h30, Paris, Le Pan Piper: Jazzy Poppins par le Duke Orchestra de Laurent Mignard. Un programme spécial Mary Poppins avec tarif réduit pour les moins de 16 ans. Duke Ellington consacra un album à la musique du film Mary Poppins. Concert pour tout public à partir de 5 ans.

Samedi 6 janvier à 21h, Paris, Le Baiser Salé: le pianiste Jim Funnell joue avec ses deux groupes successivement. Afuriko puis Word Out. Un Anglais de New York revient à Paris. 

Mercredi 10, 17, 24 et 31 janvier à 19h, Paris, Le Baiser Salé: le duo Mario Canonge & Michel Zenino pétrit amoureusement les standards, seul ou accompagné.

Mercredi 10 janvier à 21h30, Paris, Le Baiser Salé: Rick Margitza Quartet. Le dernier saxophoniste de Miles Davis vit, enseigne et joue à Paris. Profitons en.

Jeudi 11 janvier:

- 19h, Paris, Le Baiser Salé: Alain Jean Marie (piano) & Sylvain Beuf (saxophone). Classieux. 

- 20h30, Paris, Le Sunset: le groupe belge Almadav Project jouera sur scène l'album " Tides " célébré sur ce blog. 

Samedi 13 janvier:

- 20h, Paris, Maison de la Radio: dans le cadre du programme Jazz sur le Vif de France Musique, le duo Claudia Solal & Benjamin Moussay que je célèbre sans relâche depuis plus de 10 ans suivi du pianiste romain Enrico Pieranunzi en trio. Ames sensibles, ne pas s'abstenir.

- 20h30, Vincennes (94), Espace Sorano: Edouard Ferlet (piano) dans son programme solo Think Bach. Opus 2. Affiné.

Mercredi 17 janvier, 20h, Paris, Centre Wallonie Bruxelles: Big Band Mikmâäk, le grand orchestre belge fête ses 20 ans. Show devant!

Jeudi 18, vendredi 19, samedi 20 janvier à 21h, Paris, Le Sunside: un quartet All Stars franco-italo-américain avec Enrico Rava, Aldo Romano, Baptiste Trotignon et Daryl Hall

Vendredi 19 janvier, 21h, Paris, festival Jazz et ImagesCinéma Balzac: soirée spéciale Nina Simone avec film et concert. 

Samedi 20 janvier, 18h, Paris, Le Trianon: Festival Jazz Magazine & All that Jazz. Honneur aux Dames avec, dans l'ordre d'apparition sur scène, The Glossy Sisters, Camille Bertault, Sandra Nkak et Lisa Simone (la fille de Nina). 

Mardi 23 janvier:

- 20h30, Le Chesnay (78), Jazz au Chesnay: Triple entente avec Sylvain Beuf (saxphone), Diego Imbert (contrebasse) et Michel Perez (guitare électrique). Triple entente est dans la place. Tout baigne.

- 20h30, Paris, Le New Morning: Alex Stuart, guitariste australien, jouera son album " Aftermath " célébré sur ce blog. 

- 20h45, Courbevoie (92), Espace Carpeaux: Omar Sosa & Paolo Fresu. La rencontre de deux îliens: un Cubain et un Sarde pour créer un océan de musique. 

- 21h, Paris, Le Sunside, Riccardo del Fra Open Book Quintet. 

Mercredi 24 janvier, 21h, Paris, Le Sunside: Bareket, Hershvits, Ratz, Elnatan. Un All Stars israélien en provenance de New York. 

Jeudi 25 janvier, 20h30, Massy (91), Paul B: le quartet d'Airelle Besson suivi du quartet de Denis Colin. Deux concerts pour le prix d'un. Profitez en, joyeuses Massicoises, heureux Massicois.

Samedi 27 janvier, 20h30, Paris, Le Sunside: le trio de Thomas Savy (clarinettes) avec Stéphane Kerecki (contrebasse) et Fabrice Moreau (batterie). Aussi subtil qu'énergique.  

Mardi 30 janvier, 21h, Paris, Le Sunside: Olivier Bogé Quintet avec Pierre Perchaud

La photographie de Daryl Hall est l'œuvre du Vibrant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute reproduction de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Darryl Hall par Juan Carlos HERNANDEZ

Darryl Hall par Juan Carlos HERNANDEZ

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Le trio de Jean-Philippe Viret joue à domicile au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Jean-Philippe Viret Trio

Le Sunside. Paris.

Vendredi 22 décembre 2017. 21h.

Jean-Philippe Viret: contrebasse, composition, direction

Edouard Ferlet: piano, composition

Fabrice Moreau: batterie, composition

Le trio nous emmène dans sa vague dès le départ. C'est fin et puissant. Le chef du triumvirat est à l'archet. Retour au pizzicato. Quelle bonne vibration! Son majestueux de la contrebasse. Le batteur ajoute de la puissance. Le piano, c'est le flux de l'eau. Il y a tant d'ambiances différentes dans ce morceau qu'il devient une suite orchestrale. 

Ca démarre tranquille Frottent, frottent les balais. Solo de contrebasse en pizzicato. Jean-Philippe Viret ne fait pas slapper la basse tout comme Lee Konitz ne joue pas bluesy. Ce n'est pas sa culture. Il crée un autre genre de beauté. Les baguettes amènent plus de rythme à l'ensemble. Une boucle rythmique tourne et nous emporte.

" Tous contraints " (cf extrait audio sous cet article). Duo piano & contrebasse tout en douceur pour commencer. Fabrice Moreau ajoute quelques tapotis de ses mains sur les tambours. Une musique de film romantique mais pas en toc.

Une première mondiale : " A la Saint A Oua Oua " (sic). Musique ultra rythmique et ultra précise. De l'électro en acoustique. Bluffant et inattendu de la part de ce trio.

PAUSE

Lectrices insatiables, lecteurs infatigables, j'espère que vous voudrez bien m'excuser mais ma chronique cesse ici. Mon stylo rendit l'âme foudroyé par tant de beauté. Madame M-H qui poursuit son initiation au Jazz actuel par les batteurs n'en avait pas à me prêter. La maîtrise de ces gaillards l'a impressionné, spécialement le relâchement du batteur, Fabrice Moreau.

Au deuxième set, d'autres morceaux en première mondiale. D'autres compositions aux titres subtils dignes de Martial Solal " En un mot commençant " par exemple. D'autres climats, d'autres voyages. Le trio de Jean-Philippe Viret fêtera bientôt ses vingt ans d'âge. Il a changé de batteur en route, Fabrice Moreau succédant sur le trône à Antoine Banville mais il n'a pas perdu son âme. Un nouvel album et de nouveaux concerts fêteront dignement l'événement. Affaire à suivre. 

La photographie de Jean-Philippe Viret & Edouard Ferlet est l'œuvre du Fidèle Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Jean-Philippe Viret & Edouard Ferlet par Juan Carlos HERNANDEZ

Jean-Philippe Viret & Edouard Ferlet par Juan Carlos HERNANDEZ

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Yosuke Onuma Quartet Live au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Yosuke Onuma Quartet

Le Sunside. Paris.

Mardi 19 décembre 2017. 21h.

Yosuke Onuma: guitare électrique

Reggie Washington: guitare basse électrique

Grégory Privat: piano, clavier électrique

Sonny Troupé: batterie, Gwo Ka

 

Bienvenue au 38e abonné de ce blog. Que les Dieux et les Muses le protègent!

 

Plusieurs Japonais sont venus encourager leur compatriote. L'un d'eux filme le concert. Bon groove de la basse. Ca se sent dans le ventre. Clavier électrique. Quelques notes glissées de l guitare. Sonny Troupé, aux baguettes, lance la vibration. Voyage spatial et funky. Le guitariste va vite tout en jouant lentement. Comme chez un joueur de tennis, c'est signe de maîtrise. Après quelques détours, ils retrouvent le groove et ça avance. Solo de batterie vibrant de chaleur. Ca repart en groupe, efficace.

Démarrage en douceur. Toujours funky. Sonny Troupé est passé au Gwo Ka, le grand tambour de Guadeloupe. Guitare et piano sonnent parfois un peu kitsch mais basse et percussion ajoutent de la gravité à l'ensemble. Nous sommes à la plage, au soleil, sous les alizés. A Paris, par une nuit de décembre, cela fait du bien par où ça passe.

Une petite ballade bleue et sentimentale. Même remarque qu'au morceau précédent. Décidément, je trouve le bassiste et le percussionniste plus convaincants que le pianiste et le guitariste. Yosuke Onuma nous a préparé un discours en français pour présenter le groupe, le projet musical. C'est phonétique et c'est charmant. Effort méritoire. Les Américains n'en font pas autant quand ils jouent à Paris. 

Démarrage avec un gros son de basse. Sonny est au Gwo Ka, Grégory au piano. Nous repartons directement pour la Guadeloupe dont Yosuke Onuma est manifestement amoureux. 

Une ballade tranquille introduite par le piano. Ca commence à chauffer avec le Gwo Ka. La basse ajoute de la puissance. Solo de Gwo Ka bien poussé par piano et guitare. La basse garde la ligne.

PAUSE

Il y a école demain et je suis déjà trop endormi pour apprécier la musique. Ma chronique cesse donc ici.

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Festival Jazz et Images, saison 2018, au cinéma Balzac à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazz et Images

Cinéma Balzac 

Paris

De janvier à avril 2018

Lectrices mélomanes, lecteurs cinéphiles, je vous ai maintes fois chanté les charmes du festival " Jazz et Images " au cinéma Balzac, 1 rue Balzac, 75008 Paris, France.

Le principe est simple.

Un soir par mois hommage est rendu à un Jazzman ou une Jazzwoman avec un groupe qui joue sur scène suivi d'un film consacré à l'artiste. Si l'artiste joue encore, vous pouvez l'apprécier à la scène et à l'écran. La programmation est assurée par le saxophoniste Vincent Le Quang.

Vous avez demandé le programme?

Le voici.

Vendredi 19 janvier 2018 à 21h: Nina Simone. A l'écran, Nina Simone au festival de Jazz d'Antibes-Juan-les-Pins le 28 juillet 1969, filmée par Jean-Christophe Averty. Sur scène, le trio de Paul Lay.

Vendredi 9 février 2018 à 21h: Chet Baker. A l'écran, Chet Baker en concert au Ronnie Scott's à Londres en 1986. Riccardo del Fra était à la contrebasse, Michel Graillier au piano avec, pour invités, deux admirateurs de Chet, Van Morrison et Elvis Costello. Sur scène, le quintette de Riccardo del Fra.

Vendredi 16 mars 2018 à 21h: Herbie Hancock. A l'écran, le Sextet d'Herbie Hancock en 1972. Sur scène, le Thibaut Gomez Quintet.

Vendredi 6 avril 2018 à 21h: Henri Texier sur scène et à l'écran.

 

La photographie d'Henri Texier & Manu Codjia est l'œuvre du Cinéphile Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Henri Texier et Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Henri Texier et Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

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Olivier Calmel Double Celli " Immatériel " en vol au Café de la Danse

Publié le par Guillaume Lagrée

Olivier Calmel Double Celli 

Café de la Danse

Paris. Samedi 9 décembre 2017. 20h.

Soirée organisé par le label Klarthe

 

Sortie des albums " Classe moyenne " de Vincent Touchard et " Immatériel " d'Olivier Calmel Double Celli.

Première partie:

Vincent Touchard: batterie, compositions, direction

Jonathan Orland: saxophone, clarinette

Florimond Dal Zotto: violoncelle

Stéphane Tsapis: piano

Philippe Monge: contrebasse

Honnêtement, Madame F et moi étions venus pour la deuxième partie de la soirée. La première ne nous a pas convaincu même s'il y avait du meilleur sur la fin: plus d'énergie, d'intensité, d'émotion. Je vous laisse juges de l'album " Classe moyenne " , lectrices incorruptibles, lecteurs impartiaux.

PAUSE

Deuxième partie:

Olivier Calmel: piano, composition, direction

Clément Petit: violoncelle

Antoine Banville: batterie, percussions

Johan Renard: violon

Frédéric Eymard: violon alto

Xavier Phillips: violoncelle

Concert de lancement de l'album " Immatériel " d'Olivier Calmel Double Celli.

Les musiciens s'accordent sur scène pendant que le public finit de s'abreuver. Ils sont six comme une équipe de volley ball. Vu du public, de gauche à droite, cela donne en attaque Johan Renard (violon), Frédéric Eymard (violon alto), Xavier Phillips (violoncelle), en défense Olivier Calmel (piano); Clément Petit (violoncelle), Antoine Banville (batterie, percussions). Pour poursuivre les fondamentaux, un trio de Jazz, c'est habituellement piano, contrebasse, batterie et si vous ajoutez trompette, sax alto, sax ténor, vous obtenez " Kind of Blue " (1959) de Miles Davis, l'album clef du Jazz modal. Un quatuor à cordes, en classique, c'est violon, violon, violon alto, violoncelle. Les audacieux ajouteront un piano mais certainement pas une batterie et des percussions.

Bref, le Double Celli d'Olivier Calmel ne correspond à rien de connu ni en Jazz, ni en classique.

Le groupe attaque sans mot dire. Antoine Banville fait des tours de magie sonores alors que piano et cordes décollent. Complètement à l'Est! Normal, car le Hongrois déraille (titre du morceau). Ame magyare, grands espaces de la Puszta, violoncelle plaintif à souhait, nous y sommes. Il y a même le violon tzigane mais accordé. Ils retiennent leurs effets, ne lâchent pas leurs chevaux. Le groupe chauffe, lance le violon puis la première ligne attaque, bien propulsée par la deuxième. 

Le jeu se calme avec une ballade. Clément Petit remplace le contrebassiste en jouant pizzicato. Tout glisse doucement. Ca coule, au milieu, comme une rivière. Il faut un batteur aussi fin coloriste qu'Antoine Banville pour propulser ce groupe. Connie Kay n'étant plus de ce monde, heureusement, Antoine Banville est là ce soir. D'un coup, sans prévenir ni férir, le sextet a décollé. Olivier est en forme, mains fermes sur le piano. Par rapport à la première partie, nous sommes clairement passés de la série B à la série A. C'était " Epistrophe " qui n'a rien à voir avec " Epistrophy " de TS Monk

" Immatériel ", le titre album. Les cordes frémissent toutes ensembles sous les archets. Une promenade en forêt avec de la lumière et un ciel bleu clair sur nos têtes. Antoine relance la sauce, aux baguettes. La musique touche en plein cœur et élève l'âme. Surgit un air funky sans guitare, ni basse mais pas sans batterie. Antoine chauffe fort aux baguettes. La première ligne repart à l'attaque bien poussée par la défense. Le public s'enthousiasme pour les actions de jeu. Le point n'est pas encore conclu. Ca repart avec un solo du batteur bien sec sur les tambours. Vite et fort mais jamais lourd. 

Solo de Clément Petit au violoncelle pour commencer. Beau travail de l'ingénieur du son. Les cordes enchaînent sur une ballade sentimentale mais pas larmoyante. C'est là le bon goût. La musique monte en spirale. La fusée décolle puis atterrit en douceur. 

C'était " La générosité n'attend pas " précédé de " Pour El Ho " (Antoine Banville). 

" Submergés " écrit par Olivier Calmel pour un documentaire sur les inondations de Draguignan (83) qui firent 25 morts le 15 juin 2010. Puis " Final Opus " pour conclure. 

L'eau monte lentement et inexorablement. Puis décroit. La musique est alternativement angoissante et consolatrice. 

Les musiciens s'accordent pour le final. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Evidemment, c'est une blague. La première ligne a décidé de mettre le souk. Pas longtemps. Elle se remet au travail et le groupe attaque soudé. Antoine aux baguettes martèle le rythme. Ca court, virevolte pour le premier solo du violoniste alto. Solo de violon avec de la batterie Jazz aux baguettes. Olivier Calmel joue des percussions dans les cordes du piano. Antoine allume le feu aux baguettes, poussant le groupe. 

RAPPEL

" Prélude des cinq rameaux d'Olivier " écrit par Roger Calmel pour la naissance de son fils Olivier. Le père d'Olivier Calmel était un grand ami du père de Xavier Phillips. Amis de père en fils, c'est qui s'appelle de la haute fidélité, chez les Phillips. 

 

La photographie d'Olivier Calmel est l'œuvre de Dame Nathalie COURAU- ROUDIER. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Olivier Calmel par Nathalie COURAU-ROUDIER

Olivier Calmel par Nathalie COURAU-ROUDIER

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Alex Stuart " Aftermath "

Publié le par Guillaume Lagrée

Alex Stuart

" Aftermath "

Jazz Family

Sortie le 24 novembre 2017

Concert de lancement à Paris, au New Morning, mardi 23 janvier 2018 à 20h30.

 

Alex Stuart: guitare électrique, guitare basse électrique (1), compositions

Arno de Casanova: trompette, piano (1), Fender Rhodes (2,11), voix

Irving Acao: saxophone ténor, piano (11)

Ouriel Ellert: guitare basse électrique

Antoine Banville: batterie & percussions

Alex Stuart est né en Australie en 1983, y a vécu jusqu'en 2005, année de son installation à Paris mais a aussi vécu plusieurs mois en Inde en 2009 pour apprendre des nouveaux rythmes. C'est la conjugaison de ces vies qui a produit " Aftermath ", première composition de l'album, après les carnages terroristes à Paris en 2015. Parce qu'il faut toujours croire aux lendemains qui chantent. 

Cette musique groove formidablement mais jamais de manière basique et binaire. Antoine Banville à la batterie et aux percussions pense avec les mains et non avec les pieds. Irving Acao est toujours aussi chaud (chaud, chaud, Acao!) mais il ne sonne pas cubain cette fois. Son duo avec le trompettiste Arno de Casanova est d'une efficacité redoutable. Assez peu de claviers qui ne sont pas indispensables à cette musique aux forts accents Rock et Funk. 

Il y a un sens de l'espace dans cette musique qui vient d'Australie à l'évidence. Cela se retrouve chez les Russes et les Américains qui eux aussi viennent de pays continents.  La musique est vive, nerveuse. Cf le titre album " Aftermath " (2) mais elle commence et finit en douceur: " Home " (1) et " Pluie basque " (11) parce qu'Alex Stuart a désormais deux patries, l'Australie et la France. 

Cette énergie vitale est à savourer sur scène au New Morning, à Paris, le mardi 23 janvier 2018 à 20h30.

 

La photographie d'Antoine Banville est l'œuvre du Parallélépipédique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

Antoine Banville par Juan Carlos HERNANDEZ

Antoine Banville par Juan Carlos HERNANDEZ

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