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Phynancons la Suite Andamane de Leila Olivesi!

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices généreuses, lecteurs munificents, il n'a pu vous échapper que ce blog ne cesse de chanter les louanges de la pianiste et compositrice française Leila Olivesi.

Après son dernier album Utopia (littéralement, le pays qui n'existe pas) en 2015, voici que la Dame du temps présent, Leila Olivesi, nous emmène dans une nouvelle aventure musicale au gré de ses voyages et de sa créativité. 

Pour paraître au grand jour, la Suite Andamane a besoin de votre soutien phynancier lectrices généreuses, lecteurs munificents. Il reste 52 jours pour atteindre la somme minimale de 2500€ nécessaire à la publication de l'album sous toutes les formes possibles. C'est jouable.

Pour vous donner une idée plus précise de cette musique, voici le casting composé de musiciens dont plusieurs ont déjà été acclamés sur ce blog.

Au premier chef, la Citoyenne Leila Olivesi, bien sûr.

Ensuite Manu Codjia (guitare), Jean-Charles Richard (sax baryton), Yoni Zelnik (contrebasse), Donald Kontomanou (batterie), Chloé Cailleton (chant), Glenn Ferris (trombone), Adrien Sanchez (sax ténor), Baptiste Herbin (sax alto) et Quentin Ghomari (trompette). Bref, du beau monde pour faire de la belle ouvrage. 

Pour écouter cette musique sur scène, avant même la sortie de l'album, rendez-vous à Paris, au Sunside, jeudi 20 décembre 2018 à 21h.

 

Ci-dessous une version pour grand orchestre de la Suite Andamane de Leila Olivesi jouée à Paris en 2016 au conservatoire Maurice Ravel. Bien qu'elle soit née après la mort de Duke Ellington, Leila Olivesi en est une digne disciple. Elle mérite votre soutien lectrices généreuses, lecteurs munificents. 

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" Jazzoo Be Zoo Jazz ! " Oddjob

Publié le par Guillaume Lagrée

" Jazzoo. Be Zoo Jazz ! "

Oddjob

Le label dans la forêt. 2018.

Oddjob est composé de

Goran Kajfes: trompettes

Për " Rukstrask " Johansonn: saxophone alto, flûte, clarinette basse; saxophone électronique

Daniel Karlsson: piano, orgue

Peter Forss: contrebasse, guitare basse

Lars Skoglund: batterie, percussions

Concerts en France:

Enfants, rassurez vos parents. Ils ont le droit de danser pendant les concerts de Jazzoo. Qu'ils n'aient pas peur d'être ridicules. En avez vous peur, vous? 

- lundi 10, mardi 11, mercredi 12 et jeudi 13 décembre 2018 au théâtre Paul Eluard à Bezons (95)

- vendredi 14 décembre 2018 dans la chapelle Corneille de l'auditorium de Normandie à Rouen (76)

- dimanche 16 décembre 2018 à l'espace Sorano, Vincennes (94)

- lundi 17, mardi 18, mercredi 19 et jeudi 20 décembre 2018 à la Méridienne, à Lunéville (54).

Salut au 44e abonné de ce blog. Que les dieux et les muses le protègent!

Honorables lectrices mères de famille, respectables lecteurs pères de famille, passez la flamme du Jazz à la génération suivante grâce à Jazzoo

Je vous ai déjà chanté les louanges du premier épisode des aventures de JazzooEn concert, le charme de cette musique fonctionne sur toutes les générations, des Zazous de 2 ans aux Boppers de 77 ans en passant par les Swinging Ladies de 33 et les Cool cats de 47 ans. 

La magie fonctionne de nouveau avec " Jazzoo. Be Zoo Jazz! " le 2e épisode des aventures de Jazzoo. Rappelons le principe. Chaque morceau est inspiré par un animal. Le CD est accompagné d'un livre d'images. En concert, la musique se déroule sur fond de dessin animé. Sur scène, les Suédois d'Oddjob font l'effort de parler la langue du pays où ils jouent. En France, ils parlent français. En Allemagne, allemand. En Angleterre, anglais. En Chine, chinois mais toujours avec l'accent suédois. 

Les morceaux sont bref, l'album et le concert aussi. Il s'agit de ne pas dépasser les capacités de concentration d'un enfant de 3 ans. Sachant que les enfants sont le public le plus exigeant et le plus difficile. S'ils aiment, ils vous le montrent et le concert est un triomphe. S'ils n'aiment pas, ils vous le montrent aussi et vous n'avez plus qu'à quitter la scène, vaincu, la tête basse, comme un boxeur défait. Avec Jazzoo, pas de souci. Les enfants restent concentrés et passionnés du début à la fin et grondent les adultes s'ils se tiennent mal. 

Le plus amusant, est de deviner de quel animal il s'agit en écoutant le disque. Le papillon (cf extrait audio au dessus de cet article), c'est facile. Le gorille aussi. Mais l'orignal qui se baigne? La poule qui secoue le coq fainéant qui ne chante pas à l'aurore? Plus compliqué déjà. Le cochon (mon signe chinois) qui se baigne dans la gadoue, la gadoue, la gadoue me réjouit . L'aigle plane très haut dans les airs. Le crocodile a faim. Le paresseux glisse lentement, piano piano. 

Si vous êtes responsables de la programmation d'une salle de concert, d'un club ou d'un festival de Jazz et que vous voulez avoir encore un public dans 20 ans, misez dès aujourd'hui sur Oddjob et Jazzoo. Si vous voulez passer la flamme du Jazz à la génération montante, faites lui écouter Jazzoo. Si vous voulez passer un bon moment à écouter une musique savante et vivante, joyeuse et chatoyante, plongez dans Jazzoo.

L'abus de Jazzoo est recommandé pour la santé physique et mentale. A consommer sans modération. 

La vidéo ci-dessous, représentative de cet album, a été enregistrée à la Philharmonie de Paris le 1er septembre 2018 et non pas 2019 comme il est indiqué par erreur. Je le sais. J'y étais.

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Adrien Chicot fait marcher le Duc des Lombards au rythme de la ville

Publié le par Guillaume Lagrée

Adrien Chicot

Le Duc des Lombards. Paris.

Mardi 4 décembre 2018. 21h30

Concert de sortie de l'album " City Walk "

Adrien Chicot: piano, compositions, direction

Sylvain Romano: contrebasse

Jean-Pierre Arnaud: batterie

Un morceau rapide, dynamique d'entrée. Le trio tire groupé. Jeu de baguettes sec, rapide, précis. Le bassiste fait tourner le thème. Le pianiste ornemente énergiquement.

Tempo plus calme. Le batteur fait rouler les tambours sous les baguettes. Solo de contrebasse finement ponctué par les baguettes et orné par le piano. C'était " Bogota " puis " See You monday ". 

" City walk " le titre éponyme de l'album qui est un carnet de voyage. Ca balance tranquille comme une marche en ville, une dérive situationniste. uis ça accélère. Le trafic devient plus rapide. Les feux sont passés au vert. Le rythme est celui des voitures, plus celui de la marche. Toujours aux baguettes, le batteur prolonge la vague créée par le pianiste. Le bassiste fait le lien, c'est son rôle.

Nous restons en ville avec " Trafic " puis " Cross the street ". Intro en piano solo. Batteur aux balais et bassiste entrent dans le trafic. Plutôt fluide. Pas de bouchon. Ca roule en souplesse. Retour aux baguettes. Jeu toujours aussi fin, aussi précis. Le temps est haché fin par un chef. Le trafic ralentit vers le final Ca sent l'arrivée. Nous avons traversé la rue. 

Sortons de l'album avec " Relaxin at Camarillo's " (Charlie Parker). Morceau écrit en cure de désintoxication au Camarillo's State mental hospital en Californie, près de Los Angeles. Fermé en 1997 mais ouvert à la visite. C'est de la relaxation Be Bop. Ultra nerveuse. Batteur aux baguettes. Il ne faut pas se crisper sur ce genre de tempo. Le trio ne l'est pas. Solo tonique du contrebassiste soutenu par le batteur aux baguettes (petit jeu sur les cymbales) et ponctué par le piano.

Retour à l'album " City Walk " . Batteur aux maillets. Un jeu ellingtonien en diable. Coloré, chatoyant, subtilement percutant. Le pianiste lance une nouvelle mélodie et le batteur passe aux baguettes.

" Green light " puis " Mosquito Hunt ". 

La pharmacie est au bout de la rue. Course pour aller chercher les médicaments. C'était l'interlude. Une fois les médicaments contre le paludisme achetés, il est temps de partir à la chasse aux moustiques, les plus grands assassins de cette planète ( 725 000 morts par an en ne comptant que les êtres humains). 

" Caïpiroska " un mélange de caïpirinha et vodka, à consommer avec modération, contrairement à la musique (cf. extrait audio au dessus de cet article). Solo de contrebasse en intro. Batteur aux baguettes et pianiste enchaînent. Un air bien rythmé, saccadé, comme un mélange de musique russe et brésilienne. 

RAPPEL

" Evidence " (TS Monk). Problème de son du piano. Au démarrage, il vibre trop. Après, ça passe. Superbe duo contrebasse& batterie aux baguettes. Là,, ça décolle. Enchaînement sur un solo de batterie aux baguettes. Ca secoue comme il le faut. Vif, sec, nerveux. La pulsation est bien là. 

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Bouquet final de Jazzycolors 2018 avec le Witold Janiak Trio

Publié le par Guillaume Lagrée

Witold Janiak Trio

Festival Jazzycolors

Concert de clôture

Vendredi 30 novembre 2018, 20h

Institut culturel hongrois de Paris

Concert programmé par l'Institut culturel polonais de Paris

Le Witold Janiak Trio est composé de

Witold Janiak: piano, arrangements

Michal Rutkowski: contrebasse

Kamil Miszewski: batterie

Le Witold Janiak Trio est composé de Polonais qui jouent de la musique polonaise traditionnelle mais arrangée façon Jazz. Frédéric Chopin (1810-1849) lui aussi s'est inspiré de la musique populaire de son pays mais 169 ans après sa mort, nos jazzmen la traitent différemment.

C'est de la musique de danse mais ce soir vous n'allez pas danser, nous prévient le pianiste. 

Très beau son de piano. Majestueux, ondoyant, plein. Pas de microphone. D'après Bojan Z, parrain du festival Jazzycolors, la salle de concert de l'Institut Culturel Hongrois et le piano qu'elle contient sont parmi les meilleurs de Paris, chacun dans sa catégorie. Comme Bojan Z n'est pas Hongrois mais pianiste, son avis n'est pas chauvin. Le batteur est aux balais. La musique danse, comme promis. Ca balance joyeusement avec les jeunes filles en robe blanche et rouge qui tournent. Le batteur passe progressivement aux baguettes (une puis deux) et la pulsation monte en puissance. Petit dialogue vif, léger entre piano et contrebasse ponctué légèrement par les baguettes sur la batterie. Ca repart vite et ferme. Le batteur envoie. Retour au thème dansant initial. Le trio maîtrise son sujet.

Une ballade. Batteur aux balais. Pas de romantisme sans les Polonais. Beau solo de contrebasse souple, tranquille orné par le pianiste et le batteur en douceur. Le charme opère. Il n'est que 20h30 et je m'endors, bercé par la musique. Ca chante comme une rivière dans l'herbe avec les notes aigues du piano. 

Un air dansant. Je ne connais rien aux danses polonaises mais le trio tourne comme une toupie. Batteur aux balais. Le tempo se décompose. Ca repart sous l'impulsion du piano. Le batteur pousse progressivement aux baguettes et la tension monte. Elle descend subitement avec un solo de contrebasse, malaxé par les balais et ponctué par le piano. Jeu de pied léger sur la grosse caisse. C'est reparti aux balais, avec des " ratata " dynamiques. Retour aux balais mais sur l'air vif de départ pour conclure.

Le trio respecte l'alternance démocratique dans son programme. Une nouvelle ballade. Batteur aux balais. La musique déambule tranquillement. Elle devient hypnotique. Jusqu'au final sur un grincement de cymbale frottée par la pointe d'une baguette. Juste de quoi nous réveiller.

Un air léger, dansant, ensoleillé et frais comme le printemps. Le pianiste trille, le bassiste impulse. J'avais invité une Polonaise à ce concert, pas de Chopin mais de Paris mais elle est indisponible et ne peut me traduire les codes de cette musique. Pas grave. L'émotion passe. Le piano part seul en voyage. Le batteur reprend la main. La contrebasse. C'est vert comme l'herbe, jaune comme le soleil. En France, pour suivre un sentier de grande randonnée dans l'herbe et sous le soleil, il faut repérer le drapeau polonais, la marque horizontale blanche et rouge. Ce morceau donne la sensation de grand air et de grands espaces. Dans une salle, à Paris, l'automne, c'est appréciable. Le trio de Witold Janiak plonge dans ses racine pour pousser plus haut.

Un nouvel air dansant. Le piano sautille de joie. Je bats la mesure du pied droit. Le batteur ponctue en douceur aux baguettes. Le trio accélère. Ca souffle comme le vent sur la Mer Baltique. Beau duo en résonance entre piano et contrebasse. Paf! Le trio repart aussi sec pour le final.

Le trio reprend un air déjà joué. Batteur aux baguettes. La musique danse, tournoie, virevolte mais jouée mezzo voce pour le solo de contrebasse. La tension remonte et le batteur passe progressivement aux baguettes. Excellente vibration. Musique joyeuse et lumineuse. Retour final au petit air chantant, ondoyant du départ. Premier solo de batterie du concert. Grosse pulsation sur les tambours. Passage par la marche militaire. Il varie les effets avec la pédale de grosse caisse. Il lâche les chevaux sans exagération. Final en trio sur cet air endiablé.

RAPPEL

Une ballade pour calmer le jeu, avec une citation du Prélude de Bach qu'aimait chanter Maurane.  Il y eut même un deuxième rappel. La mascotte du trio, un ours en peluche, avait bien veillé sur eux. 

Ce soir, j'ai découvert un lieu nouveau, un trio nouveau et une musique nouvelle pour clore l'édition 2018 du festival Jazzycolors . Cela valait le voyage. Rendez-vous pour de nouvelles découvertes musicales à l'édition 2019 du festival Jazzycolors à Paris. 

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Citizenjazz. Passage en revue. 2001-2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Elise Caron par Juan Carlos HERNANDEZ

Elise Caron par Juan Carlos HERNANDEZ

CitizenJazz

Passage en revue

15 ans! Et on n'a pas tout dit

Citizenjazz. 2016. 128p.

 

Lectrices historiés, lecteurs historiques, vous savez que j'ai sévi sur Citizenjazz de 1998 à 2007. Cela fait si longtemps que cela ne s'appelait pas Citizenjazz au départ d'ailleurs. 

En 2016, ce magazine participatif en ligne a décidé de faire son bilan sur papier, depuis 2001. Plus chic, plus durable. 

Plutôt que de reprendre une sélection d'articles, l'équipe de rédaction dirigée par Mathieu Jouan, a décidé de poser la question suivante à divers acteurs de la scène Jazz en France:

" Pouvez vous relater un fait et/ou une courte anecdote, qui, selon vous représente l'évolution du Jazz et/ou des musiques improvisées au cours de ces 15 dernières années? "

A partir de là, la voix est libre. S'en dégagent des tendances: de plus en plus de musiciens, de plus en plus de musiciennes, de moins en moins de lieux de diffusion, de plus en plus de festivals avec trop souvent des programmations identiques, la recomposition du marché avec l'effacement du disque compact, la résurgence snob du disque vinyle, la pseudo dématérialisation de la musique (comme si ordinateurs personnels et téléphones portables n'étaient pas des objets!) au profit de la diffusion d'une musique massifiée et au détriment de la qualité du son et de l'image. 

Le constat n'est pas pessimiste pour autant. Les créateurs et les créatrices foisonnent . Les solutions pour se faire entendre existent: la coopération, l'association sont essentielles car les producteurs qui prennent des risques se font rare. D'où l'intérêt d'une radio associative comme Couleurs Jazz, née après la parution de ce livre. La pseudo dématérialisation a permis aux major companies de supprimer les stocks et de diminuer les droits d'auteur, bref, d'augmenter leurs marges. Pour diffuser une musique de marge, il faut travailler dans les marges, justement. 

Ce livre comprend des photographies, des dessins, des interviews, des articles sociologiques, des prises de bec, des partis pris. Bref, il foisonne de vie comme le Jazz d'aujourd'hui.

Y figurent des artistes dont ce blog n'a jamais parlé et d'autres maintes fois louangés comme Elise Caron (cf photo de cet article), Médéric Collignon (cf extrait audio sous l'article), Airelle Besson & Nelson Veras (cf vidéo sous cet article). 

Le Jazz n'est pas mort, il ne sent pas mauvais. Il est vivant et exubérant. Découvrez le sous ses multiples facettes avec cette revue sur 15 ans de Citizenjazz

La photographie d'Elise Caron est l'œuvre du Terrible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

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Sélection de concerts de Jazz en Ile de France pour décembre 2018

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices splendides, lecteurs superbes, voici ma sélection inique et arbitraire de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour décembre 2018.

Pour une sélection exhaustive sur l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez Citizen Jazz et Jazz Magazine

Si vous ne pouvez assister aux concerts, écoutez les sur France Musique avec les émissions Jazz Club (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live

Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, dans Greenwich Village, pour les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.

Le festival Jazz au fil de l'Oise fera swinguer le Val d'Oise (95), en Ile de France, du vendredi 9 novembre au dimanche 16 décembre 2018.Joce Mienniel (flute) sera l'artiste clef du festival. Dans la riche affiche figurent 3 artistes chroniqués sur ce blog: Edouard Ferlet Camille Bertault et Magic Malik (cf photo sous cet article).

Le festival Jazz'N Klezmer  aura lieu à Paris du samedi 24 novembre au mardi 5 décembre 2018. L'influence du Klezmer sur le Jazz est si grande qu'il y a des thèses de musicologie sur le sujet. Je vous invite à les lire, lectrices splendides, lecteurs superbes. 

Le festival Africolor se poursuit dans 6 départements d'Ile de France jusqu'au samedi 22 décembre 2018. A noter le mélange Jazz & Mali au Nouveau théâtre de Montreuil (93) samedi 15 décembre à 20h avec deux Dames du temps présent, Eve Risser (France) et Naïni Diabaté (Mali). 

Newport Jazz Festival 1958, Photographies de Michel Duplaix (1931-2018), à la Maison Nationale des Artistes, Nogent sur Marne (94) du lundi 10 décembre 2018 au dimanche 17 février 2019. Entrée libre chaque jour de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Voici ma sélection inique et arbitraire de concerts pour le mois de décembre 2018.

Samedi 1er décembre:

- 20h30, Bal Blomet, Paris: " Beguin the biguine " par Fabrice di Falco (contre ténor). Un spectacle déjà acclamé sur ce blog. 

- 20h30, Le Prisme, Elancourt (78), Melanie di Biasio.

- 21h, Le Sunside, Paris: Riccardo del Fra Septet. 

- 21h, l'Apostrophe, Paris: Dimitri Baevesky Quartet. Entrée libre. Café concert. Natif de Saint Petersbourg, passé par New York, le sax alto Dimitri Baevesky débarque à Paris.

- 21h30, Jazz Club Etoile, Paris: Rhoda Scott & Friends. Chaleur garantie en décembre.

Dimanche 2 décembre:

- 12h & 13h30, le Nubia, Boulogne-Billancourt (92): Brunch musical avec le duo Dexter Goldberg & Robin Mansanti déjà acclamé sur ce blog. 

- 17h, salle de la chapelle du château de Grouchy, Osny (95): Edouard Ferlet Think Bach Opus 2 solo. Une œuvre célébrée sur ce blog. 

Lundi 3 décembre, 20h30, Le New Morning, Paris: Billy Cobham Crosswinds Project. Le Maître tambour du Jazz fusion est de retour. 

Mardi 4 décembre, 19h30 & 21h30, Le Duc des Lombards, Paris: Adrien Chicot trio. Concert de sortie de l'album " City Walk " fêté sur ce blog. 

Mercredi 5 décembre:

- 19h30 & 21h30, le Duc des Lombards, Paris: Julie Saury Sextet: " For Maxim. A Jazz love story ". Un amour du Jazz transmis de père en fille, louangé sur ce blog. 

- 20h & 22h, le Nubia, Boulogne-Billancourt (92): Old and New Songs par le quartet Loustalot/Chiffoleau/Marguet/Chesnel.

- 21h, Le Sunside, Paris: Onuma/Privat/Washington/Troupé. Japon, France (Guadeloupe), USA. Un quartet multicolore. 

- 21h, Paris Jazz Café, Paris: Antiloops, le quartet de Ludivine Issambourg (flûtes). 

Jeudi 6 décembre:

- 19h, Le Baiser Salé, Paris: Sylvain Beuf trio (saxophone+2 guitares)

- 19h30 & 21h30, Le Duc des Lombards, Paris: Bill Carrothers solo piano. Cf vidéo sous cet article avec son interprétation de la " Marche impériale " du film " La guerre des étoiles ". 

- 20h30, Le Triton, Les Lilas (93): Henri Texier Trio invite Nguyen Le (guitare). 

Vendredi 7 décembre, 21h30, Le Sunside, Paris: Dexter Goldberg Trio. Un jeune pianiste chevalier des touches. 

Mercredi 12 décembre:

- 17h30, Théâtre Paul Eluard, Bezons (95), Oddjob " Jazzoo 2 ". Enfants, si vous avez des parents coincés, des grands-parents grincheux, des oncles avares, des tantes tristes, des cousins aigris et des cousines boudeuses, emmenez les écouter Jazzoo et dites leur bien qu'ils ont le droit de danser durant le spectacle. L'abus de Jazzoo est vivement recommandé pour la santé physique et mentale. 

- 20h30, Péniche Le Marcounet, Paris: concert de sortie de l'album " Hommage à Miles Davis " du quartet de François Bernat. Album applaudi sur ce blog. 

- 21h30, Le Baiser Salé, Paris: Rick Margitza quartet. Un rendez-vous mensuel indispensable. 

Vendredi 14 décembre, 20h30, Le Triton, Les Lilas (93): Bartok Impressions. Un trio franco hongrois (violon, contrebasse, cymbalum) improvise sur Bela Bartok. Stimulant.

Samedi 15 décembre, 21h30, Le Sunside, Paris: Eric Le Lann (trompette) & Paul Lay (piano) jouent leur album duo " Thanks a million " dédié à Louis Armstrong. Essentiel. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Dimanche 16 décembre, 17h, Espace Sorano, Vincennes (94): Oddjob " Jazzoo 2 ". Enfants, si vous avez des parents coincés, des grands-parents grincheux, des oncles avares, des tantes tristes, des cousins aigris et des cousines boudeuses, emmenez les écouter Jazzoo et dites leur bien qu'ils ont le droit de danser durant le spectacle. L'abus de Jazzoo est vivement recommandé pour la santé physique et mentale. 

Jeudi 20 décembre, 21h, Le Sunside, Paris: Leila Olivesi (piano, compositions, direction) présente un nouveau répertoire et un nouveau groupe. Je suis amoureux de Leila Olivesi. Son mari le sait, mon épouse aussi. 

Samedi 22 décembre, 20h30, Maison de la Radio, Paris: Jazz sur le Vif avec le trio d'Amaury Faye suivi du quartet d'André Cecarelli. Concert diffusé en différé sur France Musique

Mercredi 26 et jeudi 27 décembre, 21h, le Sunside, Paris: Sara Lazarus Quartet avec Alain Jean-Marie. Hommage à Carmen Mac Rae. Une chanteuse de Jazz doit toujours rendre hommage à Carmen Mac Rae

Vendredi 28 à 19h30 & 21h30, samedi 29 à 19h & 21h30, dimanche 30 à 18h & 20h30, le Sunside, Paris: Jacky Terrasson trio. 

Lundi 31 décembre:

- 20h & 22h30, Le Baiser Salé, Paris: Réveillon salsa avec François Constantin (percussions).

- 20h et 22h30, le Sunset, Paris: Rhoda Scott Lady Quartet. Finissez l'année avec les Reines libres!

- 21h, le Sunside, Paris: Michele Hendricks Quintet. Une authentique chanteuse de Jazz pour finir l'année 2018 en Swing

La photographie de Magic Malik est l'œuvre de l'Impétueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Magic Malik par Juan Carlos HERNANDEZ

Magic Malik par Juan Carlos HERNANDEZ

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Le Newport Jazz Festival 1958 revit à Nogent sur Marne (94)

Publié le par Guillaume Lagrée

Mahalia Jackson par Michel DUPLAIX

Mahalia Jackson par Michel DUPLAIX

Jazz à Newport

Photographies de Michel Duplaix (1931-2018)

Maison Nationale des Artistes, Nogent sur Marne,

Val de Marne, Ile de France, France

du lundi 10 décembre 2018 au dimanche 17 février 2019

Entrée libre chaque jour de 10h à 12h et de 14h à 18h.

 

Comment vieillissent les artistes? En France, ils peuvent se retirer paisiblement à la Maison Nationale des Artistes située à Nogent sur Marne (94). Ils y sont logés, nourris, soignés, veillés et peuvent poursuivre leur œuvre au calme. 

C'est là que le photographe et éditeur français Michel Duplaix (1931-2018) a fini sa vie. que les photographies qu'il a prises au Newport Jazz Festival édition 1958, sont exposées du lundi 10 décembre 2018 au dimanche 17 février 2019, 7/7 de 10h à 12h et de 14h à 18h. 

Pour revivre ce festival, voyez le film sous cet article et allez regarder les photographies de Michel Duplaix. Les artistes passent. Leur œuvre demeure.

La photographie de Mahalia Jackson est l'œuvre de Michel DUPLAIX. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de ses ayants droit constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

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Jean de Aguiar flotte dans l'espace Ararat

Publié le par Guillaume Lagrée

Jean de Aguiar

Paris, Espace Ararat

Dimanche 18 novembre 2018, 18h30

 

Jean de Aguiar: guitare acoustique, compositions

Marc Buronfosse : contrebasse

Gérard Hababou: batterie, percussions

Marc Buronfosse creuse doucement son sillon. Gérard Hababou produit des bruitages puis la mélodie s'installe. C'est une ballade. La clarté du jeu de guitariste classique s'entend chez Jean de Aguiar. Insensiblement, le trio est passé à une sorte de Blues. La contrebasse marque puissamment le tempo. Le batteur est aux balais. 

Solo de contrebasse pour commencer. Bonne vibration. Il installe le thème que les percussions reprennent subtilement. La guitare enchaîne ponctuant l'ostinato de la contrebasse. Un petit air oriental dans cette mélodie là. Jean de Aguiar conçoit ses compositions comme un carnet de voyage, concept porté au sommet par Duke Ellington.

C'était " Inner Sanctum " puis " Madiba ", le prénom xhosa de Nelson Mandela (cf extrait audio en tête de cet article).

" Terra Umbra " (cf vidéo sous cet article). Solo de Gérard Hababou, à mains nues, sur une jarre de terre. La guitare démarre, lance des traits énergiques et doux. La contrebasse vient ajouter sa pulsation. Cela m'évoque un paysage aux courbes douces comme une femme, les collines de Toscane ou de Bourgogne. 

" Ellipses ", un morceau inspiré par les ellipses des étoiles. Musique planante en tout cas. Tiens, un son arabisant. Marc Buronfosse nous pince au cœur. Fin en decrescendo de la guitare accompagnée par les maillets sur les cymbales. Subtil. 

L'archet étire les sons de la contrebasse. Percussions sur une jarre. Musique d'inspiration médiévale. Elle se déploie en majesté. Après tout, nous sommes dans une crypte d'église. C'est le lieu et le moment. Le guitariste joue une ligne continue, vibration par dessus laquelle il brode sa superbe dentelle porté par la rythmique. 

" Fables of Faubus " (Charles Mingus). Marc Buronfosse a la lourde tâche de succéder à Charles Mingus à la contrebasse. Il l'assume. Le caractère sarcastique du morceau est allégé par la guitare mais la contrebasse est dense à souhait. Le batteur ponctue subtilement aux balais. L'énergie vitale de cette musique est bien là. 

Premier solo introductif du guitariste. Il cherche une mélodie et en trouve plusieurs en route. " Tonk, tonk " fait la contrebasse qui installe sa pulsation. Coups de maillets sur les percussions pour installer encore plus de mystère. Un morceau mystérieux en effet. " Amundsen " en hommage à l'explorateur norvégien des pôles, Roald Amundsen (1872-1928). 

" Vientos alisios ". Un morceau hommage aux alizés, vents qui permirent aux Portugais de la Renaissance d'être les premiers Européens à voguer vers d'autres continents et à en revenir. La contrebasse donne l'impulsion. Ca tangue joyeusement sous le vent. Enchaînement sur un petit air caribéen qui sent bon le soleil et le vent doux. 

Il est temps d'aller dîner. Sur mon conseil, Mme A (une autre que l'habituelle) a découvert Jean de Aguiar et apprécié cette musique parfaite pour finir en douceur et en beauté un dimanche. 

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Le Sunset, nouveau terrain de jeu de Stéphane Spira

Publié le par Guillaume Lagrée

Stéphane Spira

Paris, Le Sunset

Samedi 17 novembre 2018. 21h30

Concert de sortie de l'album " New Playground "

Stéphane Spira: saxophone soprano, compositions

Joshua Richman: piano, Fender

Steve Wood: contrebasse

Donald Kontomanou: batterie

" Solid Wood " dédié à un gars plutôt solide à la basse, Steve Wood, justement. Cf extrait audio sous cet article. Fender. Ca groove dès les premières notes. Son joyeux du soprano. Ca groove derrière, ça chante devant. Bref, c'est du Jazz. Solo de contrebasse. Solide en effet. Le batteur fait rouler joyeusement les tambours. 

Une ballade pour l'épouse de Stéphane, Madame Spira née Goldring, musicienne classique. D'où un morceau infusé de classique intitulé " Gold ring variations ", allusion subtile aux " Goldberg Variations ", évidemment. Piano. La rythmique avance à pas de chat. Le sax se ballade tranquille. Batteur aux balais, bien sûr. Ca s'énerve, s'agite. Stéphane Spira aime son épouse tendrement et passionnément. Cela s'entend. 

Le chef est français mais vient de New York. Professionnalisme à l'américaine. Le quartet enchaîne sur le morceau suivant sans attendre la fin des applaudissements. Un air léger, vif, enjoué. La rythmique décolle en spirale; sur le même rythme mais toujours plus haut. Le soprano la rejoint pour l'embrasement final. C'était " New York Windows " basé sur " Les fenêtres de Moscou " un air traditionnel de jazz manouche que le père de Stéphane Spira aimait beaucoup. 

Stéphane Spira nous explique qu'il a écrit son album, après la naissance de son fils, entre 0h et 4h du matin, entre deux biberons. D'où cette ballade pour son fils intitulée, en toute logique, " Nocturne ". A ma montre, il est 22h40 mais, tout à coup, il est beaucoup plus tard. La nuit et le silence se sont imposés. La musique vient les orner. Solo de contrebasse à l'archet. Tendre est la nuit comme l'écrivait Francis Scott Fitzgerald. Le pianiste nous fait le coup de la barcarole, faisant voguer doucement la musique.

Le morceau suivant commence aux palmas, comme disent les Espagnols. Plusieurs spectateurs battent la mesure des mains dont mes voisins Français et Japonais. La musique est un métalangage. La musique démarre. Vive, joyeuse. Fender. Retour au piano avec un rythme de salsa derrière le solo de piano. Ca aussi, c'est New York. Solo de batterie rappelant les timbales d'ailleurs. Frappes rapides, sèches sur les tambours et les cymbales. Pour le final, retour aux palmas pour accompagner le piano solo.

PAUSE

La musique est bonne. L'ambiance aussi. Je n'ai pas école le lendemain mais le marchand de sable est passé. La chronique finit donc ici. 

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Jazzycolors 2018. Ma Sélection.

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazzycolors 2018

Ma sélection

Festival Jazzycolors à Paris jusqu'au vendredi 30 novembre 2018

 

Lectrices kaléidoscopiques, lecteurs polychromiques, comme vous le savez, le festival Jazzycolors est organisé à Paris depuis 2003 par 55 centres culturels étrangers qui s'unissent pour nous présenter le Jazz actuel sous toutes ses formes et sous toutes ses couleurs. 21 concerts sont organisés jusqu'au vendredi 30 novembre 2018.

Pour nous aider à choisir, le festival édite un CD qui comprend 16 morceaux interprétés par 16 groupes présents lors de l'édition 2018.

Sur 16, je vous en conseille 2 (leurs concerts sont déjà passés. Je les ai manqués. Désolé):

- le Bosno-Suisse Mario Batkovic qui trouve de nouveaux sons à l'accordéon sans truquage électronique. 

- le trio franco-hongrois Bartok Impressions composé de Mathias Lévy, France (violon), Matyas Szandaï, France & Hongrie (contrebasse) et Miklos Lucas, Hongrie (cymbalum) qui improvise, de façon Jazz, sur des morceaux du compositeur hongrois Bela Bartok(1881-1945).

 

Bonnes découvertes musicales, lecteurs kaléidoscopiques, lecteurs polychromiques. 

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