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Blue Giant. Tenor Saxophone Myamoto Dai. Volume 3

Publié le par Guillaume Lagrée

Blue Giant

Tenor Saxophone Myamoto Dai

Volume 3

Un manga de Shinichi Ishizuka

Glénat Manga. Grenoble.

Sortie le mercredi 19 septembre 2018

 

Bienvenue au 43e abonné de ce blog. Que les Dieux et les Muses le protègent!

 

Lectrices savantes, lecteurs experts, mon ignorance du Jazz  est immense. Pour le Jazz nippon, elle est même abyssale. C'est ainsi que je vous conte les aventures de l'apprenti saxophoniste japonais Myamoto Dai, au fil des 10 épisodes de l'excellent manga de Schinichi Ishizuka. Après avoir lu les volumes 1 et 2, et avant d'en recevoir le 3e volume, objet de cette chronique, j'ai découvert le saxophoniste japonais Dairo Miyamoto (1957-2016), après sa mort. L'homonymie presque parfaite entre ce saxophoniste réel et le héros de ce manga ne peut être un hasard. Dairo Miyamoto était un Blue Giant qui fera prochainement l'objet d'une chronique dithyrambique sur ce blog.

Revenons à notre héros. Il poursuit son apprentissage de la vie de musicien. Il prend des cours avec un saxophoniste passé par la Berklee School of Music, comme le saxophoniste français Jérôme Sabbagh, mais qui n'a pas percé. Son maître vit de ses leçons de Jazz et de musiques de réclames (pour des fayots, en l'espèce). 

Notre héros ne progresse guère avec l'autre moitié du Ciel. Il est toujours ébloui par une belle nageuse, littéraire dans l'âme, mais reste innocent comme l'agneau pascal.

Côté musique, il continue de faire ses gammes au bord de la rivière mais, grâce à ses leçons, il apprend à varier les tonalités. En bon Japonais, il a toujours le plus grand respect pour les Anciens comme la professeur de musique avec qui il joue un duo endiablé sur la chanson du lycée lors d'un festival.

Il est toujours fan de Sonny Rollins (cf vidéo sous cet article). Il copie même sa coupe de cheveux iroquoise des années 60 alors que, comme le lui fait remarquer son professeur, le signe distinctif de Sonny Rollins, c'est la barbe. Barbe que notre héros est trop jeune pour porter.

Myamoto Dao apprend que, pour composer, il faut avoir vécu, aimé, souffert. Ce ne sera donc pas son 18e anniversaire qui l'inspirera mais la mort d'un chien, Barnum. Ce morceau fera pleurer le maître de Barnum. Alors, il sait qu'il a atteint son but. Transmettre des émotions par le son. Sans cette émotion, la musique ne serait qu'un exercice de style.

Myamoto Dai, apprenti saxophoniste, prend conscience que vouloir devenir musicien de Jazz est un risque énorme. Des heures et des heures de travail et être quasiment certain de ne jamais devenir une Pop Star, riche et célèbre.

A ce propos, lectrices savantes, lecteurs experts, connaissez vous la différence entre un guitariste de Rock et un guitariste de Jazz?

Un guitariste de Rock, c'est 3 accords pour 10 000 spectateurs. Un guitariste de Jazz, c'est l'inverse.

Chaque chapitre porte un nom de standard du Jazz. Cela commence par " Think of one " de Thelonious Shere Monk (cf extrait audio sous l'article).

Qu'est ce un Blue Giant au fait? La Géante bleue est une étoile très brillante, très chaude et très lumineuse. Sonny Rollins est un Blue Giant. Myamoto Dai poursuit son chemin pour le devenir. Lisez le 3e volume de son aventure pour le suivre dans son parcours. 

Si vous êtes inscrits sur Spotify, vous pourrez suivre la liste de jeu (play list in english) concoctée par Jérôme Badini, saxophoniste, producteur et animateur de Jazz sur France Musique, pour accompagner votre lecture de ce manga, lectrices savantes, lecteurs experts.

Jazzoo est parfait pour faire découvrir le Jazz aux enfants, Blue Giant pour coller le virus du Swing aux adolescents. C'est grâce à des créations de ce genre que le Jazz aura encore des musiciens intéressants et un public intéressé dans 20 ans. 

La photographie de Manhattan est l'œuvre de l'Indémodable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Manhattan par Juan Carlos HERNANDEZ

Manhattan par Juan Carlos HERNANDEZ

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Et les vainqueurs des Trophées du Sunside pour 2018 sont...

Publié le par Guillaume Lagrée

Trophées du Sunside

Le Sunside

Paris du mardi 4 au jeudi 6 septembre 2018

 

Lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, voici les vainqueurs des Trophées du Sunside pour l'an 2018. Ces Trophées récompensent les jeunes pousses du Jazz en France pour les aider à croître encore.

Groupes:

1. Enez

2. Dexter Goldberg & Robin Mansanti

Solistes:

1. Robin Mansanti (trompette)

2. Volodia Lambert (contrebasse)

Composition:

1. Wilfried Touati

Mon instinct d'ancien juré (édition 2012) m'avait poussé à aller écouter le duo Dexter Goldberg & Robin Mansanti.

Je n'ai pas influencé le jury mais je n'étais pas loin du compte: 2e prix de groupe, 1er prix de soliste pour ce duo qui clôturait l'édition 2018 jeudi 6 septembre à partir de 22h30.

En voici la chronique.

Dexter Godberg: piano

Robin Mansanti: trompette, chant, compositions. 

L'intro du piano, c'est Lush Life de Billy Strayhorn. Allegro maestoso. La trompette enchaîne, voilée, héritée de Chet Baker (1929-1988). Les notes sont distillées et distribuées avec goût. Solo de piano. Ca joue, nom de Zeus! Maîtrise technique. Ca, les jeunes pianistes l'ont tous. Mais ici, la technique est au service de l'histoire et de l'émotion. C'est bien plus rare. Après l'intro, le duo est parti sur une composition originale, Burgundy's night, un hommage à la Bourgogne, région de France qui m'est chère.

Intro en solo de trompette. Rapide. Staccato. Un morceau vif, joyeux mais toujours avec un léger voile de brume. Les trilles du piano nous remuent les neurones. Ca swingue en plus. Un duo piano & trompette pas loin de celui de Michel Graillier & Eric Le Lann " Trois heures du matin ". Moins tourmenté et plus lumineux.

Une nouvelle composition dont le titre m'échappe. Leurs compositions sonnent comme des standards. Evidentes et émouvantes. " I spend my days ". Robin Mansanti chante, en héritier direct de Chet Baker. Après quelques secondes, tant de pureté et de douceur imposent le silence. A ce niveau, ce n'est plus de l'imitation, c'est de la réincarnation. Robin Mansanti passe à la trompette et, là encore, le souffle de Chet Baker semble passer à travers lui. J'espère pour ce jeune homme qu'il a l'esprit moins torturé et une vie plus équilibrée que celle de son idole. Le pianiste prend seul la main. Personne n'applaudit. Nous restons concentrés pour la note qui suit le silence précédent. 

Une autre composition. " I never know what to say ". L'intro du piano nous transperce. Tempo medium. Eux savent ce qu'ils ont à dire. 

Une chanson sans titre pour l'instant. Une chanson d'amour en anglais. Tout en douceur. Romantique à souhait. Ce n'est pas un grand piano mais c'est du grand piano. 

Le duo redémarre sur un tempo plus rapide. Nom de Zeus, que c'est beau! 

Un morceau dédié à l'album " Trois heures du matin " d'Eric Le Lann & Michel Graillier que j'ai évoqué dès le deuxième morceau de ce concert. D'où le titre du morceau " Trois heures du matin " justement. Au cadran de ma montre, il n'est que 23h15 mais, dans mon esprit, par la magie de la musique, il est 3h du matin, au plus profond du cœur de la nuit. Quelques gouttes de pluie rebondissent sur le trottoir (le piano). Les bruits feutrés de la rue endormie (la trompette). Ambiance digne de Francis Scott Fitzgerald (1896-1940). 

" One for Russ and Chet ", un hommage à Russ Freeman (piano. 1926-2002) et Chet Baker (trompette). Ecoutez leurs enregistrements pour Pacific Records à Los Angeles dans les années 1950. C'est l'essence du Cool. Un morceau joué avec la sourdine Harmon. Incident technique. Un piston coincé. Tempo allegro ma non troppo. Ca swingue élégamment. Les jeunes Japonais présents dans la salle apprécient eux aussi. La musique est un méta langage.

Pour écouter ces musiciens séparément, vous pourrez retrouver, lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, Dexter Goldberg en trio (cf. extrait audio sous cet article), à Paris, au Sunside vendredi 14 septembre 2018 à 21h30 et Robin Mansanti en quartet avec Dexter Goldberg à Paris, au Baiser Salé, mercredi 18 septembre 2018 à 21h30.

Je ne connais pas les prochaines dates de concert de ce duo (cf. vidéo sous cet article) mais rien ne vous interdit de l'organiser, lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs.

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Saison 2018-2019 de Jazz sur le Vif à Radio France

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Swing, lecteurs Hot, réjouissez vous car la nouvelle saison de Jazz sur le Vif à Radio France arrive.

Les parties sont toutes jouées à domicile, au studio 104 de la Maison de la Radio, 116 avenue du Président Kennedy, 75016 Paris, France, le samedi à 20h30, à l'exception d'un concert le dimanche 24 février 2019 à 18h. 

L'offre est alléchante. Deux concerts pour le prix d'un. Succombez y sans vergogne. 

Si Paris vous ennuie, pas de souci. Les concerts sont diffusés en différé sur France Musique.

Vous avez demandé le programme? Le voici.

Samedi 22 septembre 2018, 20h30

The Recyclers puis Michel Portal Quintet. Des artistes déjà célébrés sur ce blog.

Samedi 13 octobre 2018, 20h30

Richard Galliano (accordéon) sous deux formes différentes, récital puis New Musette.

Samedi 17 novembre 2018, 20h30

Gaël Horellou & Ari Hoenig Quintet puis Aziza avec Dave Holland, Lionel Louéké, Chris Potter et Eric Harland.

Samedi 22 décembre 2018, 20h30

Amaury Faye trio puis André Ceccarelli Quartet.

Samedi 19 janvier 2019, 20h30

Bwa puis Bobo Stenson trio

Samedi 2 février 2019, 20h30

Stéphane Kérécki " French touch " (cf extrait audio sous cet article) puis Riccardo del Fra Quintet. Un Maître et un Maestro de la contrebasse tous deux déjà louangés sur ce blog.

Dimanche 24 février 2019, 18h

Daniel Yvinec, œuvres de Nino Rota (le compositeur favori de Federico Fellini)

Samedi 9 mars 2019, 20h30

Mark Turner quartet puis Fred Hersch solo (cf photo et vidéo de cet article). Fred Hersch est le pianiste des pianistes, plus apprécié des musiciens que du grand public. Ne le manquez pas.

Samedi 20 avril 2019, 20h30

Roberto Negro solo puis Louis Sclavis Quartet, Characters on a wall, un hommage au peintre mural Ernest Pignon Ernest.

Samedi 18 mai 2019, 20h30

Orbit - Trio Oliva/Boisseau/Rainey puis Paolo Fresu Devil Quartet.

Samedi 15 juin 2019, 20h30

pAn-G puis Moutin Factory Quintet.

La photographie de Fred Hersch est l'œuvre de l'Imprévisible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Fred Hersch par Juan Carlos HERNANDEZ

Fred Hersch par Juan Carlos HERNANDEZ

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Jazzoo accorde mineurs et majeurs à la Philharmonie de Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazzoo

Oddjob

Festival Jazz à la Villette

Philharmonie de Paris

Samedi 1er septembre 2018.16h

 

Oddjob est composé de

Goran Kajfes: trompette

Per " Rusktrask " Johansson: saxophone alto, flûte, clarinette basse, guimbarde

Daniel Karlsson: piano et claviers

Peter Forss: contrebasse et guitare basse électrique

Lars Skoglund: batterie

Je me souviens de mon premier concert de Jazz. J'avais 6 ans. Du boogie woogie au TNB à Rennes. Mon père Michel Lagrée m'y avait amené. Ca m'a collé le virus à vie. 

Aujourd'hui, le concert est ouvert aux spectateurs âgés de 3 ans minimum. C'est une obligation légale violée allègrement par certains Jazzfans qui apprennent encore à marcher mais sont déjà complètement zazous. Il faut dire que le groupe suédois Oddjob (rien à voir avec le méchant de James Bond pour les cinéphiles) leur a concocté un programme aux petits oignons. Chaque morceau de Jazzoo est inspiré d'un animal qu'il soit petit (la mouche) ou gros (la baleine). Pour l'écoute à domicile, l'album est accompagné d'un livre d'images. Sur scène, le concert est accompagné d'un dessin animé racontant l'histoire de chaque animal joué.

Pour une meilleure interaction avec leur public de mélomanes en herbe, chaque musicien se présente en français après avoir joué quelques notes de son instrument. " Bonjour, je m'appelle Goran et je joue de la trompette " dit avec l'accent suédois, cela charme l'auditoire. Il y a aussi une jeune femme qui, depuis son ordinateur portable, contrôle les images et les bruitages mais je n'ai pas compris son prénom. 

Le programme comprend des morceaux tirés de Jazzoo déjà disponible et de Jazzoo 2 à paraître en octobre 2018. Ca commence avec le ver de terre qui part en promenade pour trouver à manger. Le souci pour lui ce sont tous ces oiseaux qui veulent en faire leur manger. Nous partageons les angoisses existentielles du gentil lombric (Manger ou être mangé, telle est la question) mais il s'en sort et retrouve son amie la chenille pour manger en paix.

Le singe joué par la guitare basse. Le héros, c'est un jeune éléphant qui a décidé de faire la fête alors que toute la jungle a envie de dormir. La trompette barrit comme un jeune éléphant en goguette. Avec le clavier électrique et la basse, ça groove comme un éléphant qui danse. Sauf que danser tout seul c'est ennuyeux surtout quand tous les animaux de la jungle vous disent " Chut! ". L'éléphanteau finira par rentrer dans le moule et dormir comme tout le monde. Les enfants écoutent sagement sans danser alors qu'il y a de la place pour. Personne ne leur a dit qu'ils pouvaient danser. Ni leurs parents, ni le personnel de la Philharmonie de Paris. Enfants, au prochain concert de Jazzoo où vous traînerez vos parents de gré ou de force ( ne leur laissez pas le choix, c'est pour leur bien), dites leur que vous avez le droit de danser avec la musique. Cela fait partie de l'esprit Jazzoo.

Le kangourou. Son ami koala veut bondir comme lui. Comment faire? Vous le saurez en regardant le film sous l'article et en allant voir Jazzoo sur scène. La musique bondit, tombe, rebondit joyeusement.

Clarinette basse pour jouer le dialogue entre un coq paresseux et une poule dynamique. Cette musique vient de l'expressivité de Charles Mingus

La musique devient planante pour décrire le vol de l'aigle au dessus des montagnes. Petits et grands décollent avec le Roi des airs. 

Contrebasse et batterie racontent la marche lente d'un crocodile qui a faim. Contrairement au lombric, rien ne l'arrête. Il finit même par dévorer un pique nique mais pas les convives partis à temps. 

Le rythme dandiné du canard. Selon une vieille tradition du Jazz, c'est la trompette qui fait ses coins coins. Attention, Oddjob ne fait pas de canards! Un peu de Free Jazz qui a fait peur à un enfant dans la salle. Un pour une centaine c'est peu. Le reste est prêt pour Ornette Coleman

Un frottement de balais sur les tambours évoque la marche de la famille hérisson. Elle doit traverser une route dangereuse, où passent des voitures, sans se faire écraser, pour trouver à manger de l'autre côté. Le groupe joue les voitures, les klaxons, la peur, les avancées, les reculs et la satisfaction finale des estomacs remplis. La flûte joue la marche du petit hérisson. 

Les claquettes du pingouin. Peut-être un hommage à Prince qui écrivit  " Song of the heart " pour le film " Happy feet " (2005). Ca swingue tellement qu'une petite fille de 3 ans, à vue d'œil, se met à danser. Seule et heureuse. 

RAPPEL

Le gorille. Très démonstratif. Clavier et basse électrique. Trompette et sax alto. Le gorille prend le plus de fruits possibles car le gorille est un gourmand. Un luron aussi selon Georges Brassens. 

RAPPEL 2

On reste dans le brutal avec l'hippopotame prêt à tout pour échapper à la canicule avec un bain frais. Gare à l'hippopotame! Clavier et basse électrique. Ca charge. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Ce soir, Oddjob n'a pas joué mon morceau préféré, la baleine. Je n'ai ni pleuré  ni trépigné pour le réclamer. Les enfants étaient sages comme des images. Moi aussi. 

Enfants, vous dont les parents croient que le Jazz est une musique ringarde, pour les grands-parents, emmenez les écouter Jazzoo. Ca leur décrassera les oreilles et le cerveau.

Organisateurs et programmeurs de  festivals de Jazz, si vous voulez avoir un public dans 20 ans, investissez sur Jazzoo dès maintenant. Cela vous sera rendu au centuple.

L'abus de Jazzoo est recommandé pour la santé physique et mentale. A consommer sans modération.

La vidéo ci-dessous contient 2'08 d'extraits de ce concert. Régalez vous.

Enfants, piratez l'agenda électronique de vos parents, écrivez dans l'agenda papier de vos grands-parents et inscrivez dedans les concerts suivants de Jazzoo.

  • Jazzoo 1 + 20 Years - 12 au 17 novembre 2018 - Théâtre du Beauvaisis-Scène Nationale, Beauvais (60) - 9 concerts
  • Jazzoo 1 +  20 Years - 10,11, 12 et 13 décembre 2018 - Théâtre Paul Eluard, Bezons (95) - 8 concerts 
  • Jazzoo 2 - 14 décembre 2018 - L’Etincelle, Rouen (76) - 3 concerts
  • Jazzoo 2 - 16 décembre 2018 - Théâtre Sorano, Vincennes (94) 1 concert
  • Jazzoo 1 & Jazzoo 2 - 18,19,20 décembre 2018 - La Méridienne, Lunéville (54) - 6 concerts
  • Jazzoo 2 +  20 Years 2 et 3 mai 2019 - l’Agora, Boulazac (24) 5 concerts
  • Jazzoo 2 - 23 au 26 mai 2019 - Elphilharmonie, Hambourg (RFA) 8 concerts
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Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour septembre 2018

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices raffinées, lecteurs distingués, c'est la rentrée. Les journaux l'écrivent et les commerçants la vendent. Pour fêter cela, voici ma sélection inique et arbitraire de concerts de Jazz pour septembre 2018 à Paris et en Ile de France.

Pour un choix plus complet, voyez l'agenda de Paris Jazz Club. Pour un agenda français et européen, voyez Jazz Magazine

3 festivals pour passer en finesse de l'été à l'automne.

A Paris, pour rentrer en beauté, le festival Jazz à la Villette aura lieu du jeudi 30 août au dimanche 9 septembre avec Jazzoo samedi 1er septembre (concerts pour petits et grands à 11h et 16h), Christian Scott mardi 4 septembre , Rhoda Scott vendredi 7 septembre et Henri Texier Sand Quintet dimanche 9 septembre.

A Cerny (91), du mercredi 19 au dimanche 23 septembre, festival Au Sud du Nord avec le quatuor Supplément d'âme mercredi 19 à 21h à l'église, le quartet de Daniel Zimmerman samedi 22 à 21h salle Delaporte. Deux groupes célébrés sur ce blog.

A Montreuil sous Bois (93), festival Jazz Métis du vendredi 28 septembre au dimanche 9 octobre avec le duo Nicolas Genest (trompette) & Yvan Robilliard (piano) vendredi 28 septembre à 20h30.

Sélection dans les clubs.

Mardi 4, mercredi 5 et jeudi 6 septembre, à partir de 19h30, à Paris, au Sunside, les Trophées du Sunside. Entrée libre. Chaque soir 3 groupes jouent en public. Dans le public figure un jury dont les membres changent chaque année. J'en fis partie en 2012. Découvrez les jeunes pousses du Jazz français.

Mercredi 5, 12, 19 et 26 septembre à 19h,à Paris, au Baiser Salé: Michel Zenino (contrebasse) & Mario Canonge (piano) nous font réviser les classiques du Jazz. Un apéritif musical de qualité.

Jeudi 6 et vendredi 7 septembre à 19h30 et 21h30, à Paris, au Duc des Lombards, Florian Pellissier Quintet, groupe louangé sur ce blog.

Vendredi 7 septembre:

- 18h, à Paris, sur la péniche le Marcounet: Hommage à Miles Davis par le quartet de François Bernat, groupe chanté sur ce blog. 

- 21h, à Paris, au Sunside le quartet de Pierrick Pédron, groupe acclamé sur ce blog.

- 21h, à Paris, au 38 Riv, Shauli Einav rend hommage à Lucky Thompson (1924-2005), saxophoniste ténor et soprano, oublié déjà de son vivant (il est mort dans un foyer pour sans-abri à Seattle) et pas encore assez réhabilité. 

Samedi 8 septembre à 21h30, à Paris, au Sunside le quartet de Pierrick Pédron, groupe acclamé sur ce blog.

Mercredi 12 septembre:

- 19h30 et 21h30, à Paris, au Duc des Lombards, Kenny Werner (piano) & Grégoire Maret (harmonica). A comparer avec le duo Martial Solal & Toots Thielemans.

- 21h30, à Paris, au Baiser Salé, Rick Margitza Quartet, groupe acclamé sur ce blog.

Jeudi 13 septembre:

- 20h30, Paris, au Studio de l'Ermitage, le quartet de Bruno Angelini, pianiste maintes fois porté aux nues sur ce blog. Cf photographie sous cet article.

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton, Benjamin Moussay (piano) invite Michel Portal et Kevan Chemirani (percussions). 

Vendredi 14 septembre:

- 20h et 22h, à Boulogne-Billancourt (92), au Nubia, le quintet de Leila Olivesi, pianiste, compositrice et directrice musicale maintes fois applaudie sur ce blog. Cf extrait audio sous cet article.

- 21h30, à Paris, au Sunside, le trio de Dexter Goldberg (piano). Le fils de Michel Goldberg (saxophone) est en train de se faire un prénom. 

Samedi 15 septembre:

- 21h, à Paris, au Sunset: un trio de guitares électriques avec Richard Bonnet, Claude Barthélémy et Pierre Durand

- 21h30, à Paris, au Baiser Salé, Max Cilla " Jazz racine des Mornes " quintet. L'air pur des montagnes de la Martinique souffle sur Paris. 

Jeudi 20 septembre:

- 19h, Paris, au Baiser Salé, Sylvain Beuf Organ trio. 

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton, Louis Sclavis Quartet " Characters on a wall ", un hommage musical à Ernest Pignon-Ernest (1942), un des pères du Street Art. 

Vendredi 21 septembre, 20h, Paris, concert privé sur réservation, Dan Tepfer, pianiste maintes fois loué sur ce blog, seul sur scène. Libre participation aux frais.

Samedi 22 septembre:

- 20h30, Paris, Maison de la Radio, studio 104, nouvelle saison de Jazz sur le Vif sur France Musique. The Recyclers suivi de Michel Portal.

- 20h30, Paris, Bal Blomet, Daniel Humair Modern Art Trio, groupe déjà glorifié sur ce blog. Chaque composition est un hommage à un peintre, sachant que Daniel Humair se sert des balais pour jouer et des pinceaux pour peindre. 

Dimanche 23 septembre, 19h30 & 21h30, Paris, le Duc des Lombards, Omer Avital & Yonathan Avichai. 

Lundi 24 septembre, 20h, Paris, Le Pan Piper: Lionel Suarez solo puis Trio Gardel. Accordez, accordez donc, l'aumône à l'accord, à l'accordéon (Serge Gainsbourg). 

Mercredi 26 septembre, 20h, Paris, Le Sunset, Jean de Aguiar quartet. Un guitariste classique se met au Jazz. Un émerveillement. Cf vidéo sous cet article. 

Jeudi 27 septembre:

- 20h, Paris, La Petite Halle, Sonny Troupé Quartet + 2 " Reflets denses ". Les tambours de Guadeloupe vous feront danser lectrices raffinées, lecteurs distingués. 

- 20h et 22h, Boulogne-Billancourt (92), Nubia: Nico Morelli trio. Piano forte. 

Vendredi 28 septembre, 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: Henri Texier Sand Trio invite Bruno Ruder (piano). 

Samedi 29 septembre, 20h, Paris, concert privé sur réservation, Succi-Culpo Ensemble (saxophone & clarinette basse, trombone, contrebasse, piano). Libre participation aux frais.

La photographie de Bruno Angelini est l'œuvre de l'Imperturbable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Bruno Angelini par Juan Carlos HERNANDEZ

Bruno Angelini par Juan Carlos HERNANDEZ

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François Bernat Quartet rend hommage à Miles Davis au 38 Riv

Publié le par Guillaume Lagrée

François Bernat Quartet

Paris. Le 38 Riv

Samedi 18 août 2018. 21h.

 

Le François Bernat Quartet est composé de

François Bernat: contrebasse

Antonino Pino: guitare électrique

Baptiste Castets: batterie

Frédéric Borey: saxophone ténor

Vénérées lectrices, vénérables lecteurs, ce blog vous a déjà signalé l'album hommage à Miles Davis du quartet de François Bernat avec, en invité, Yoann Loustalot (trompette & bugle).

Voici qu'enfin je vais écouter ce quartet sur scène, à Paris, au 38 Riv (38 rue de Rivoli, 75004 Paris, France). Dans une cave médiévale en pierres apparentes. Aucun problème d'insonorisation. De toute façon, ça joue en douceur. Le répertoire choisi est celui de la période acoustique de Miles Davis (1945-1967). Afin d'être certain de jouer sans copier, le quartet ne compte pas de trompettiste et le piano est remplacé par une guitare électrique. 

Pour commencer, " Miles Ahead ", titre album (1957), en grand orchestre, dirigé par Gil Evans. A ne pas confondre avec " Miles Ahead " (2015) le film biographique de Don Cheadle. Il m'a suffi de donner mon avis sur la bande annonce à l'attachée de presse pour ne pas être invité à la projection du film. 

" Milestones ". Pas plus que sur l'album, je ne reconnais ce thème iconique de Miles Davis. C'est dire s'ils le jouent de manière originale. En fait, non. Ils reprennent simplement un morceau éponyme joué avec Charlie Parker en 1947. J'ignorais l'existence de cette version. Ca swingue avec fraîcheur. La salle est archi comble. Il y a des spectateurs debout contre les murs. 

Une ballade. Son velouté du ténor. La guitare égrène les notes. Batteur aux balais. La contrebasse marche doucement. Tout comme il faut. Bon massage cérébral. Le batteur est repassé aux baguettes et pousse un peu plus fermement. " Circle " du second quintet, le meilleur petit groupe de l'histoire du Jazz selon le pianiste, compositeur, chef d'orchestre et pédagogue Antoine Hervé (avis que je partage). Tiré de l'album " Miles Smiles " (1966)

" But not for me ". Une chanson d'amour triste sur un air gai, tel est le principe de ce standard. " Ils écrivent des chansons d'amour Mais pas pour moi. Avec des étoiles heureuses au dessus Mais pas pour moi ". Batteur aux balais. Belle intensité du sax ténor. Le guitariste revient avec le batteur aux baguettes. Joli dialogue contrebasse/batterie aux baguettes: souple, bondissant à souhait. 

Solo de contrebasse pour commencer. Chaud, grave comme il sied. Le batteur enchaîne aux baguettes. La guitare me donne l'illusion du piano. Le titre m'échappe mais je reconnais cet air. " Joshua " annonce François Bernat. Remixé par le DJ Nujabes sous le titre " Samurai Champloo ". 

PAUSE

Je profite de la pause pour renseigner sur les clubs de Jazz parisiens une touriste espagnole, Teresa. Le son de Frédéric Borey (sax ténor) lui plaît beaucoup. Rassurez vous, lectrices vénérées, lecteurs vénérables, le compagnon de Teresa a assisté à notre entretien. Le patron du club présente le lieu avec humour. " Ne dites pas que ce club est trop petit. C'est vous qui êtes trop grands ". Heureusement qu'il est interdit de fumer dans les clubs de Jazz en 2018. 

Ca repart, format cool Jazz avec " Boplicity " tiré du premier album culte de Miles Davis, " Birth of the Cool ". 

L'époque Hard Bop avec " Swing Spring ". C'est rapide, technique, viril, bref Hard Bop. Le sax ténor envoie du bois. Tic tac rapide du solo de contrebasse. 

Solo de guitare pour commencer. Une ballade semble t-il. En effet, le batteur est aux balais. Son velouté du ténor. C'est bien une ballade. Bon feeling du sax. Belle densité émotionnelle. " Ouais, le saxo " s'exclame un spectateur admiratif. " Blue in Green " que je n'ai pas reconnu, tiré d'un autre album culte de Miles Davis, un des plus vendus de l'histoire du Jazz, " Kind of Blue " (1959). Si vous n'aimez pas cet album, laissez tomber le Jazz. Cette musique n'est pas pour vous. 

" Eighty-One " du second quintette. Tiré de l'album " E.S.P " (Extra Sensorial Perceptions), 1965. Le mouvement en spirale propre au second quintette. Un air apparemment simple et qui vous fait perdre tous vos repères. Beau solo du guitariste, inspiré lui aussi.

Un air connu dont le titre m'échappe encore. Cool Jazz. Fluide, léger, vif. Ma voisine de devant bat la mesure de la tête, du buste, des bras, des jambes tout en sirotant sa flûte de champagne. Bref, elle est ravie. " Deception " tiré de " Birth of the Cool ".  

Le concert finit avec du Be Bop. " Tadd's Delight ", écrit par le magnifique pianiste Tadd Dameron (1917-1965). Premier solo de batterie aux baguettes. Sans forcer. Ca roule.

Voilà, c'est fini. Les prochains concerts en hommage à Miles Davis du quartet de François Bernat sont les suivants:

- Samedi 25 août 2018 à Goussainville (95) au festival Jazz au Village.

- Vendredi 7 septembre 2018 à 18h, à Paris, sur la Péniche le Marcounet

- Mardi 11 décembre 2018 à 20h, à Paris, sur la Péniche le Marcounet. Concert de sortie d'album.

- Lundi 17 juin 2019 à 20h30, au théâtre de Fontenay-le-Fleury (78).

La photographie de Frédéric Borey est l'œuvre de l'Indéchiffrable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

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Black Art Jazz Collective en session au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Black Art Jazz Collective

Paris. Le Sunside

Mercredi 15 août 2018. 21h

Black Art Jazz Collective est composé de:

Wayne Escoffery: saxophone ténor

Jeremy Pelt: trompette

James Burton: trombone

Danny Grissett: piano

Vicente Archer: contrebasse

Jonathan Blake: batterie

 

La rythmique attaque tout de suite. Quasiment rock. Les cuivres brillent. Ma voisine de droite bat la mesure de sa jambe droite contre ma jambe gauche. C'est dire si l'ambiance est sensuelle ce soir! Solo de trompette classe mais qui ne fait pas oublier Donald Byrd et Freddie Hubbard. Exposé classique: thème/solo/thème. Leurs sons pourraient s'entrelacer plus à mon goût mais c'est le premier morceau du concert. Un déluge de notes dégringole du sax ténor. Au tour du trombone. Là, il y a du feeling, des notes placées à bon escient. Le pianiste prend la main. Danny Grissett swingue comme il respire. Sans effort apparent. Derrière lui, ça pulse (contrebasse) et ça pousse (batterie). " Miller Time " de Jonathan Blake en hommage au pianiste Mulgrew Miller (1955-2013). 

" Salvador de Bahia " (cf vidéo sous cet article). La rythmique lance une vague bien chaude. Les souffleurs surfent dessus tranquillement. Ca swingue mais ça ne sonne pas brésilien pour un sou. C'est leur vision de cette ville. La rythmique tourne mais pas en rond. La musique rebondit en souplesse. Les cymbales scintillent, la contrebasse vibre de tout son corps et le piano s'embrase doucement. Belle montée en flèche.

Une composition de Jeremy Pelt pour sa fille, la dernière de ses 3 enfants, âgée de deux ans, " Awuraa Amma " (cf extrait audio sous cet article).Une ballade. Batteur aux balais. Ici, Jeremy Pelt joue de toute son âme. L'amour d'un père pour sa fille s'entend. Au tour de Wayne Escoffery qui est plus émouvant qu'avant mais joue toujours trop de notes à mon goût. La rythmique est toujours fluide. 

Le sextet attaque sur un tempo plus rapide. Décidément, le tromboniste a ma préférence dans la ligne de front. C'est celui qui joue le moins de notes mais ce sont les mieux choisies. La rythmique, seule, est la plus convaincante à mes oreilles. Quelle pulsation, nom de Zeus! C'était " The Spin Doctor " de Jeremy Pelt.

Jeremy Pelt a écrit le morceau suivant dans un avion, après avoir vu, quelques rangées devant lui, une femme d'une beauté renversante. Sait-elle que ce morceau existe? 

Ca repart fort avec un solo de batterie aux baguettes. Les cuivres pétaradent joyeusement. Solo de trombone bien funky. Ca rugit, Rythmique en acier trempé, souple, ferme, brillante. Quel charmant chatouilleur d'ivoire que ce pianiste!

PAUSE

Mes élégantes voisines sont parties. Ma voisine et sa voisine, ambassadrice du Nigéria en France. Ce concert est très bien fréquenté.

" Are You ready? " . Les souffleurs attaquent. La rythmique les rejoint et propulse plus fort encore. Ca balance bien. Solo de trombone toujours équilibré et efficace. La rythmique ralentit le jeu. Danny Grissett distille des perles de rosée au bout de ses doigts. C'est frais. La contrebasse est en place et le batteur ponctue légèrement aux baguettes.

La musique est toujours de qualité mais un coup de fatigue me frappe. Il y a école le lendemain. Pour moi, le concert du Black Art Jazz Collective cesse donc ici et maintenant.

La photographie de Jeremy Pelt est l'œuvre de l'Inimitable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Jeremy Pelt par Juan Carlos HERNANDEZ

Jeremy Pelt par Juan Carlos HERNANDEZ

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International Song Writing Competition. Concours 2018. Lauréats 2017.

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices compositrices, lecteurs auteurs, il vous reste jusqu'au mercredi 19 septembre 2018 pour vous inscrire à l'édition 2018 de l'International Song Writing Competition.

30$ pour vous inscrire. 25 000$ offerts au vainqueur du Grand Prix.

Le Jazz fait partie des catégories du concours. Parmi les jurés, au titre des musiciens, Tom Waits (chant), Lonnie Liston Smith (claviers), Kenny Garrett (saxophone alto), Danilo Perez (piano), Peter Erskine (batterie), Ted Nash (saxophone ténor).

Le Grand Prix 2017 a été attribué à la chanson " Crawl outta love " d'Illenium (feat. Anika Wells). 

Pour le Jazz, le 1er prix revient à Hiroe Sekine (Japon) pour " Nippon Barre ", une pianiste qui mélange Jazz et musique japonaise, le 2e à Hayley Lam (USA) pour " The unknown bell ", morceau en grand orchestre fortement influencé par Gil Evans, le 3e à Mads Mathias (Danemark) pour " I am all ears ", un crooner qui swingue avec humour. Mads Mathias compose et joue du saxophone. Mon préféré des 3. Cf sa version du " Life on Mars " de David Bowie en vidéo sous cet article.

Voici mes coups de cœur parmi les artistes récompensés.

Le n°1 pour le R&B/Hip Hop D.T (Strictly D.T), un Aborigène Australien qui rappe avec un vrai groupe qui groove derrière, sans oublier sa culture d'origine, et un texte positif " Love not lust ". 

Le n°3 pour la catégorie Comedy/Novelty , Drennon Davis " No personality ", un texte à prendre au 2nd degré (au 1er degré, c'est misogyne), une musique imbibée de Prince jusqu'à la moelle avec une citation de Kiss pour finir. 

Dans la catégorie World Music, mon ordre de préférence est à l'inverse de celui du jury que voici:

1. Omar Sosa (Cuba) & Seckou Keita (Sénégal) pour " Fatiliku ". Cf extrait audio sous cet article.

2. Daby Touré (France) pour " Batuli ". Un Français né en Mauritanie de parents Sénégalais. Africain et funky.

3. Gawurra (Australie) pour " Wunybul ". Un Aborigène avec une voix à fendre Uluru (l'Ayer's Rock)

Si vous n'aimez pas les chansons, vous pouvez concourir dans la catégorie Instrumental mais dans une durée de chanson.

A vous de jouer pour le concours 2018, lectrices compositrices, lecteurs auteurs.

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" Hommage à la musique de Miles Davis " François Bernat Quartet

Publié le par Guillaume Lagrée

François Bernat Quartet

" Hommage à la musique de Miles Davis "

François Bernat. 2018

François Bernat; contrebasse

Antonino Pino: guitare électrique

Olivier Robin: batterie

Frédéric Borey: saxophone ténor

Invité

Yoann Loustalot: trompette, bugle

Lectrices Cool, lecteurs Jazz, peut-être avez vous cessé d'écouter Miles Davis en 1968 lorsqu'il a succombé aux charmes de la fée Electricité. C'était le cas de mon père, Michel Lagrée, par exemple. 

Si c'est le cas, rassurez vous, cet album hommage concocté par François Bernat en quartet augmenté d'un invité, Yoann Loustalot, concerne la période 1945 - 1967 qui va du Be Bop ( " La première fois que j'entendis Bird et Diz jouer ensemble, ce fut la plus grande sensation de ma vie, habillé. Toute ma vie, j'ai cherché à atteindre cette émotion dans ma musique. Je m'en suis parfois approché de très près. Je cherche encore. " Miles Davis) au second quintette, avec Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter et Tony Williams, la meilleure petite formation de l'histoire du Jazz selon l'avis, que je partage, du pianiste, compositeur, arrangeur et chef d'orchestre Antoine Hervé

Pour ce faire, le quintette joue dans une formation que Miles Davis (1926-1991) n'a jamais pratiqué puisque la guitare électrique remplace le piano. C'est celle d'un album culte d'hommage à Miles Davis, " so near, so far " (1992) de Joe Henderson (sax ténor) qui joua quelques semaines sur scène avec Miles Davis, en 1967.

Joe Henderson (1937-2001) n'avait pas mis de trompette dans son album hommage à Miles Davis. François Bernat l'ose avec Yoann Loustalot mais, grâce aux Dieux et aux Muses, ces musiciens ont assez bon goût pour ne pas copier. Jamais Yoann ne se permet de jouer avec la sourdine Harmon dite sourdine " Miles " tellement Miles Davis en fit sa chose. S'il se le permet, je ne l'ai pas remarqué ce qui serait encore plus fort. Plusieurs trompettistes de Jazz copient le son de Miles Davis. Comme cela n'a aucun intérêt, je ne citerai pas de nom.

Les musiciens de cet album ne sont pas Américains, n'ont pas d'ancêtres Africains déportés en Amérique par des Européens esclavagistes, n'ont jamais souffert de racisme et vivent au XXI° siècle en France. C'est dire si leur vécu est différent de celui de Miles Davis. Ils jouent son répertoire avec une émotion et une intensité autres. Ils sonnent relâchés, élégants, dans l'inspiration Cool Jazz, la première révolution du Jazz portée par Miles Davis avec Gil Evans, John Lewis et Lee Konitz dans l'album " Birth of the Cool " (1948). 

Bref, lectrices Cool, lecteurs Jazz, cet album hommage à Miles Davis vous ravira car il s'agit bien d'un hommage à un Maître, avec tous les honneurs dus à son rang, et non pas d'une pâle copie d'imitateurs serviles. 

Après l'enregistrement, vous pourrez découvrir cette musique sur scène aux dates et dans les lieux suivants:

- Jeudi 9 août 2018 à 18h, à Paris, sur la Péniche le Marcounet.

- Samedi 18 août 2018 à 21h, à Paris, au 38 Riv.

- Samedi 25 août 2018 à Goussainville (95) au festival Jazz au Village.

- Vendredi 7 septembre 2018 à 18h, à Paris, sur la Péniche le Marcounet

- Mardi 11 décembre 2018 à 20h, à Paris, sur la Péniche le Marcounet. Concert de sortie d'album.

- Lundi 17 juin 2019 à 20h30, au théâtre de Fontenay-le-Fleury (78).

La photographie de Frédéric Borey est l'œuvre de l'Indéchiffrable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

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Omer Avital " Qantar "

Publié le par Guillaume Lagrée

Omer Avital

" Qantar "

Zamzama Records. 2018

 

Omer Avital: contrebasse, compositions, direction

Asaf Yuria: saxelo, saxophone ténor et karakabas (1)

Alexander Levin: saxophone ténor

Eden Ladin: piano, Rhodes, Roland Juno, Clavinet, Hammond B3, orgue et Wurlitzer

Ofri Nehemya: batterie

 

Lectrices occidentales, lecteurs orientaux, j'avais trouvé la musique idéale pour vous réunir, celle du contrebassiste israélien, d'ascendance yéménite et marocaine, domicilié à New York, Omer Avital dont les albums " New Song " (2014) et " Abutbul Music " (2016) m'avaient enchanté, le charme se renouvelant sur scène en 2015.

Nouvelle année paire, 2018 et nouvel album d'Omer Avital, " Qantar ". Suis-je devenu une figue moisie ou Omer Avital est-il devenu un raisin aigre? En tout cas, son mélange si personnel de Jazz, de Funk et de musique proche orientale ne m'accroche pas cette fois. Cela ne signifie pas que cet album soit mauvais. Je vous laisse juger par vous mêmes, lectrices occidentales, lecteurs orientaux. Cf l'extrait audio (" Turkish coffee Blue " n°7 morceau où je retrouve la flamme d'Omer Avital) et la vidéo sous cet article. 

Pour ma part, l'album ne m'attrape que sur les 3 derniers morceaux, " Turkish Coffee Blue " (n°7, déjà cité), " Cool Song " (n°8, bien plus intense que le titre et le début du morceau ne le laissent croire) et l'envoi final " Know what I mean ? " (n°9), largement inspiré de son Maître, Charles Mingus, avec de vrais morceaux de Charles Mingus dedans. 

Pour juger sur pièces et sur place, le groupe d'Omer Avital sera en concert au Théâtre Lino Ventura à Nice (06) le samedi 24 novembre 2018 à 18h. 

La photographie d'Omer Avital est l'œuvre de l'Inaccessible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Omer Avital par Juan Carlos HERNANDEZ

Omer Avital par Juan Carlos HERNANDEZ

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