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Eric Le Lann Quartet emballe le Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Eric Le Lann Quartet

Paris. Le Sunside

Vendredi 16 juin 2017. 21h.

Eric Le Lann: trompette

Paul Lay: piano

Sylvain Romano: contrebasse

Donald Kontomanou: batterie

Répertoire tiré de l'album d'Eric Le Lann " Life on Mars " (2015) célébré sur ce blog.

Une composition d'Eric pour commencer. Il l'a même fait chanter en breton sur son album " Origines ". La rythmique tourne. Batteur aux baguettes. Ca scintille et Eric nous gratte l'âme. Bonne vibration de la rythmique.

Tempo rapide. La rythmique tourne bien et Eric Le Lann a des fulgurances.Paul Lay virevolte, Donald Kontomanou hache vite et bien le tempo que Sylvain Romano maintient.

Une ballade. Le pianiste commence seul, très influencé par Bill Evans. Sans microphone, je n'entends rien des propos introductifs d'Eric mais " la musique parle d'elle-même " disait Miles Davis. Vibrations positives de la rythmique. Ca sent bon Chet Baker dans le son de trompette.

Duo piano & trompette. La rythmique assure avec le batteur aux balais. Frisures légères.

Eric enchaîne seul, dans le silence de la salle, sur " The man I love ". La rythmique enchaîne avec le batteur aux balais sur un tempo rapide. Le batteur reprend les baguettes. Ca pulse. Petits breaks de batterie pour relancer la machine. Bel envoi final groupé.

PAUSE

Ca repart avec un petit blues tranquille. Batteur aux baguettes. C'était " Al got the Blues " peut-être un hommage au batteur Al Foster qui a joué et enregistré avec Eric Le Lann.

Eric Le Lann a deux filles jumelles, Lola et Hortense pour qui il composa " C'est la nuit Lola " et " Le bleu d'Hortense ". Elles sont toutes deux dans la salle. Cette fois, c'est pour Hortense. Joli morceau entraînant. Un Blues joué sur un tempo rapide. Bons breaks de batterie pour lancer l'envoi final.

Paul commence une ballade au piano. C'est une bossa nova d'Antonio Carlos Jobim " Zingaro ". Ca respire comme la Mer. Contrebasse et batterie entrent dans la danse. Solo de contrebasse paisible.

" Danse profane " (Claude Debussy). Une adaptation de Paul Lay. Effectivement, ça danse. Ca balance doucement. Debussy s'intéressa aux débuts du Jazz puisqu'il écrivit un cake walk pour sa fille Chouchou dans " Children's corner ". Ici, c'est franchement jazzifié mais respectueux.

" All of You " (Cole Porter). Batteur aux balais. Un standard. Grosse pulsation de la contrebasse. Le batteur reprend aux baguettes. Ca tricote. Eric prépare le bel envoi final, groupé.

PAUSE

Donald Kontomanou est remplacé à la batterie par Louis Moutin qui cesse d'être spectateur pour redevenir musicien.

Eric sonne le rappel alors que ses musiciens s'installent.

" What is this thing called love? " . Batteur aux baguettes.

Minuit vient d'être franchie. Il est temps de jouer " Round about Midnight " (T.S Monk). D'abord aux balais, Louis Moutin prend les baguettes pour le fameux pont de ce morceau. Il revient aux balais pour accompagner le solo de Dame Contrebasse. Eric est inspiré. Il a le feu sacré.

Il conclut avec un petit thème hard bop comme le faisait Miles Davis dans les années 50 du précédent siècle. Il fait durer le plaisir avec des fausses fins.

Tout est dit. Merci.

Si vous manquâtes ce concert, lectrices sophistiquées, lecteurs raffinés, sachez que vous bénéficiez d'une séance de rattrapage puisque ce quartet joua au studio 105 de la Maison de la Radio, à Paris, le samedi 17 juin  2017 à 17h30. Ce concert fut enregistré et sera diffusé le vendredi 25 août 2017 de 23h à 0h (heure de Paris) sur France Musique. En accès libre sur la Toile.

Quoique le quartet fût le même que sur l'album " Life on Mars ",  alors même que le répertoire joué en fut pour l'essentiel tiré, la chanson de David Bowie " Life on Mars " ne fut pas jouée lors de ce concert. La voici donc en illustration de cet article, en studio et sur scène, lectrices sophistiquées, lecteurs raffinés.

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Sonnez trompettes au Cinéma Balzac

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Jazz et Images

Cinéma Balzac. Paris.

Vendredi 9 juin 2017. 21h

Soirée spéciale Trompette avec

sur scène

Airelle Besson: trompette

Vincent Le Quang: saxophones ténor et soprano

Christophe Hache: contrebasse

Jean-Luc Landsweerdt: batterie

puis à l'écran

enregistrés au studio 104 de la Maison de la Radio à Paris, le 18 juillet 1970

Dizzy Gillespie: trompette

Georges Davis: guitare électrique

Mike Longo: piano

Red Mitchell: contrebasse

David Lee: batterie

 

Lectrices Cool, lecteurs Hot, voici que la deuxième édition du festival Jazz et Images au Cinéma Balzac à Paris, préparé et animé par le saxophoniste et enseignant Vincent Le Quang se termine. Pour fêter cela, comme devant les murs de Jéricho, les trompettes sonnèrent.

D'abord avec Airelle Besson, Dame du temps présent, que Vincent Le Quang ajouta à son trio masculin. Un trio sax, trompette, contrebasse, batterie, cela rappelle, selon les goûts, Chet Baker ou Art Farmer avec Gerry Mulligan ou Don Cherry avec Ornette Coleman ou Sonny Rollins.

" If I should lose You ", une ballade. L'ombre de Chet Baker plane immédiatement Batteur aux baguettes. Soutien ferme de la rythmique. Passage aux balais pour un dialogue avec la contrebasse. Le quartet repart avec le batteur aux baguettes. Beau final groupé.

" S " (Jean-Luc Landsweerdt). Batteur aux balais. Sax ténor au chant plaintif. Chuintements de la trompette. Le groupe monte en puissance.

" No more Carnaval " ( Jean-Luc Landsweerdt). Morceau complexe semble t-il. Tintements de batterie, pincements de contrebasse, claquements de langue sur l'anche du sax. Jolis claquements de langues sur le sax pour souligner le solo de trompette. Ca swingue et touche au cœur.

" Still Song " (Vincent Le Quang). Sax soprano. Une chanson qui dure, secret de l'éternelle jeunesse. Une ballade émouvante. Airelle Besson est toujours dans la lignée de Chet Baker et Art Farmer. Batteur aux balais. Ca coule tranquille.

" Angelica " (Duke Ellington). Une composition tirée d'un album culte " Duke Ellington & John Coltrane " (Impulse, 1963), jouée à l'origine par Duke Ellington, Jimmy Garrison, Elvin Jones et John Coltrane. Arrangé par Airelle Besson. Retour au sax ténor. Le morceau est toujours aussi charmant et sautillant. Avec une touche de gravité apportée par la trompette. Le ténor enchaîne. Duo contrebasse & trompette. C'est de la fine dentelle. Le batteur s'immisce en souplesse, aux balais. Solo du batteur aux balais mais énergique et funky.

" When will the Blues leave ? " (Ornette Coleman). Sax ténor. Ils jouent bien dans l'esprit harmolodique. C'est le swing d'Ornette. Batteur aux baguettes. Grosse pulsation de la rythmique. Solo énergique du batteur aux baguettes;

Les musiciens quittent la scène, les instruments sont enlevés, le rideau se lève sur l'écran de cinéma. Place au film. Dizzy Gillespie dans ses œuvres à Paris en 1970. Il fait montre de la diversité de ses talents et de ses goûts.

D'abord du Be Bop ( " Be Bop " est une composition de Dizzy Gillespie, rappelons le) avec un standard de sa composition " A Night in Tunisia " illustré par un solo de contrebasse de Red Mitchell à vous décrocher la mâchoire d'admiration.

Puis une " Samba " du pianiste Mike Longo à vous faire tomber de la chaise en vous balançant. 

De la Soul Music avec " Closer " du guitariste Georges Davis. Groovy, baby!

Pour finir, Dizzy Gillespie emporte le morceau avec " Oop Pop A Da "  et un petit Blues en mignardise finale.

Même dans un concert mineur, Dizzy Gillespie reste un artiste majeur.

Le programme de la troisième édition du festival Jazz et Images au Cinéma Balzac, à Paris, n'est pas encore connu. Je vous en ferai part dès que possible, lectrices Cool, lecteurs Hot. 

En tout cas, cela commencera avec le trio Daniel Humair, Stéphane Kerecki et Vincent Le Quang le vendredi 13 octobre 2017 à 21h. 

 

Sous cet article, un extrait du film projeté lors de cette soirée. Dizzy Gillespie nous offre une démonstration de scat avec son titre " Oop Pop A Da ".

 

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Concert anniversaire: 30 ans à la maison de la culture d'Amiens

Publié le par Guillaume Lagrée

Concert anniversaire

30 ans à la maison de la culture d'Amiens

Label Bleu. L'Autre Distribution

Album sorti le 26 mai 2017

Concert enregistré le 3 mars 2016 à la Maison de la Culture d'Amiens, Somme, Picardie, France.

Henri Texier: contrebasse, compositions et direction musicale

Michel Portal: clarinettes, saxophone soprano, bandonéon

Thomas de Pourquery: saxophone alto

Bojan Z: piano et Fender Rhodes

Manu Codjia: guitare électrique

Edward Perraud: batterie

Lectrices des Hauts, lecteurs de France, vous connaissez la Picardie pour ses cathédrales et églises gothiques (Amiens, Beauvais, Noyon, Senlis, Soissons), ses révolutionnaires (Calvin, Saint Just, Babeuf), ses roses fraîches et ses légumes surgelés mais vous la connaissez aussi pour son Label Bleu qui anime la Maison de la Culture d'Amiens depuis 1986.

Concerts et albums se succèdent depuis 30 ans, constituant une des flammes du Jazz en France. Pour que le feu sacré ne s'éteigne pas, il lui faut un gardien. Ce gardien, depuis 1986, c'est le contrebassiste, compositeur et directeur musical Henri Texier. C'est à lui que revenait donc l'honneur de diriger le concert anniversaire des 30 ans du label le 3 mars 2016 à Amiens (80)

Tous les musiciens présents à ce concert figurent sur ce blog à divers titres. Je suis aussi un enfant du Label Bleu.  Quand M. m'a quitté en 2007, qu'a t-elle emmené en souvenir? L'album " An Indian's week " d'Henri Texier paru sur le Label Bleu en 1993 où figuraient déjà Michel Portal et Bojan Z.  Est tiré de cet album " Don't buy ivory anymore " (n°3). De 1996 à 1998, j'animais une émission de Jazz sur Radio Campus Rennes avec le citoyen Régis Le Ruyet. Régis Le Ruyet travaille désormais pour le Label Bleu et a réalisé les photographies qui ornent cet album.

Henri Texier est un grand mélodiste. Toutes les compositions sont de lui. Toutes proviennent d'albums parus sur le Label Bleu.  Toutes sont devenues des objets d'étude et des sujets de passion pour les musiciens de Jazz en France, voire au delà, car Henri Texier est connu et respecté des musiciens européens et américains.

Un tel sextette produit plus de musique que bien des orchestres. Dans la masse sonore produite ce soir là, 7 morceaux ont été extraits. Des concentrés d'énergie comme " Colonel Skopje " (n°1) et " Desaparecido " (n°6), de la sensualité tranquille comme " Mucho Calor " (n°2). Le public entre en fusion avec le groupe qui s'enflamme sur le final " Noises " (n°7). O Label Bleu!

La photographie d'Henri Texier et Manu Codjia est l'œuvre de l'Inénarrable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Henri Texier et Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Henri Texier et Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

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Dan Tepfer Trio " Eleven Cages "

Publié le par Guillaume Lagrée

Dan Tepfer Trio

" Eleven Cages "

Sunnyside Records

Album sorti le 2 juin 2017

Dan Tepfer: piano

Thomas Morgan: contrebasse

Nate Wood: batterie.

Lectrices logiques, lecteurs méthodiques, comme vous le savez, la musique est un art mathématique. Nul ne joue s'il ne sait compter. Encore faut-il aussi savoir conter. Entendre des musiciens résoudre des équations à X inconnues, quel ennui! Dan Tepfer, pianiste et compositeur franco-américain, maintes fois louangé sur ce blog, a fait des études d'astrophysique. C'est dire qu'il sait à la fois compter et nous emmener dans les étoiles. Son dernier projet musical en date consiste à mettre en musique des paraboles d'étoiles.

Pas de beau voyage sans compagnons d'aventure. C'est le premier album trio de Dan Tepfer depuis " Five Pedals Deep " (2011). Six ans de réflexion lui ont suffi parsemé de diverses aventures sonores souvent racontées sur ce blog. Avec Thomas Morgan et Nate Wood, il a trouvé un soutien idéal. Léger, puissant, souple, ferme, imaginatif surtout. Ils sont capables de le suivre sur les chemins qu'il défriche.

Que jouent-ils? 9 compositions de Dan Tepfer ainsi que " Single Ladies " de Beyonce (n°9) et un standard pour l'envoi final " I loves You Porgy " (n°11). A chaque morceau, l'ambiance varie mais le trio assure l'unité de la musique. Cela fait 11 cages, " Eleven cages ", mais des cages dont les oiseaux se sont envolés. La liberté naît de la contrainte: le cadre harmonique, la rigueur rythmique. Sur la pochette de l'album, une cage vide au sommet d'une falaise en Normandie surplombant la Manche d'où débarqua en 1944 un grand-père de Dan Tepfer venu délivrer l'Europe de l'occupation allemande. Mes grands-pères furent tous deux prisonniers de guerre en Allemagne et en Autriche de 1940 à 1945 et libérés par l'US Army au son du Jazz.

" Little princess " (n°7), apparemment dédié à une espiègle fillette. " Singles ladies " (n°9) n'a rien à voir avec le " Lonely Woman " d'Ornette Coleman.  Ces célibataires là sont joyeuses voire fêtardes. Un morceau en piano solo, " Hindi Hex " (n°6), exercice de style sur un rythme indien. Extrêmement complexe mais on n'entend pas l'effort ni même l'exercice de style. Bref, c'est de l'Art, pas du travail.

Le ton est donné dès l'envoi avec " Road Runner " (n°1), digne du dessin animé  ( " Bip Bip et le coyote " pour les francophones). Le final se fait tout en douceur avec " I loves You Porgy ", thème familier aux amateurs de Jazz depuis 80 ans mais rafraîchi avec goût.

Lectrices logiques, lecteurs méthodiques, aucun concert de ce trio n'est annoncé en Europe pour l'instant. En attendant que vous l'organisiez, vous pouvez d'ores et déjà acquérir et écouter le superbe album " Eleven Cages " du Dan Tepfer Trio. Bon vol avec cette musique.

Dan Tepfer Trio " Eleven Cages "

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Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour juin 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices festives, lecteurs estivaux, c'est le moment de vous retrouver pour les festivals de Jazz du printemps à l'été.

Ils fleurissent à Paris et en Ile de France dès le mois de juin.

Mercredi 21 juin 2017: Fête de la Musique. Belle occasion pour fêter les 100 ans de l'arrivée du Jazz en France.

Festival des Puces à Paris et Saint Ouen du vendredi 9 au lundi 12 juin. Entrée libre aux concerts, à la tournée des bars, au grand bal populaire, bref partout. Festival pensé et animé par Didier Lockwood.

Paris Jazz Festival au Parc floral de Paris du samedi 17 juin au dimanche 30 juillet. Concerts chaque samedi et dimanche l'après-midi et le soir soit à entrée libre, après avoir payé l'entrée du Parc floral, soit pas cher (6€).

Festival Ferté Jazz à la Ferté sous Jouarre (77) du vendredi 2 au lundi 5 juin avec Pierre Durand (guitare).

Festival de Maisons Laffitte (78) du vendredi 9 au dimanche 18 juin avec le groupe Fox de Pierre Perchaud (guitare).

Festival Parfums de musiques à L'Haÿ les Roses (94) samedi 10 et dimanche 11 juin, samedi 17 et dimanche 18 juin. Des concerts l'après-midi dans la plus belle roseraie publique de France, en fleur. Thématique Amérique latine et caraïbe avec le Brésil, l'Argentine, le Pérou et la Guadeloupe.

Voici ma sélection inique et arbitraire de concerts dans les clubs de Jazz pour juin 2017. Pour un agenda complet, voyez Paris Jazz Club.

Jeudi 1er juin. 22h. Paris. La petite halle de la Villette. Entrée libre pour la " Library Music ", hommage d'Antoine Berjeaut (trompette) et son quartet à un genre musique psychédélique anglaise du XX° siècle.

Vendredi 2 juin à 20h et 22h. Paris. Le Sunset. Rhoda Scott Lady Quartet. Honneur aux Dames!

Samedi 3 juin à 19h et 22h. Paris.Le Sunset . Rhoda Scott Lady Quartet. Honneur aux Dames!

Samedi 3 juin à 21h. Paris. Le Sunside. Adrien Chicot " Playing in the dark ". Pianiste louangé sur ce blog.

Dimanche 4 juin. 21h. Paris. Le Sunside. Léa Castro Quintet " Roads ". Chanteuse célébrée sur ce blog.

Vendredi 9 juin.

20h. Paris. Institut culturel italien. Nico Morelli " Unfolkettable two ". Concert gratuit sur réservation.

20h45. Fontenay sous Bois (94). Le Comptoir. Jean-Charles Richard " Bach on the Block ".Le saxophoniste baryton et soprano français s'attaque au Maître de Leipzig. Même pas peur.

21h. Paris. Cinéma Balzac. Dernière soirée du festival " Jazz et Images " avec Airelle Besson sur scène et Dizzy Gillespie, à l'écran, aux trompettes.

Lundi 12 juin

19h30. Paris. Petite halle de la Villette. Secours Pop Live! Concert de Jazz au profit du Secours Populaire. Entrée: 18€.

Vendredi 16 juin

21h. Paris. Le Sunside. Eric Le Lann Quartet avec Paul Lay (piano). Classieux.

Samedi 17 juin

19h. Paris. Le Sunside. Marc Benham: piano. Un pianiste mirobolant maintes fois célébré sur ce blog.

Dimanche 18 juin

17h. Paris. Le Delta. Moldaves! Duo unissant deux Français descendants de Moldaves: Sylvain Kassap (clarinettes) & Claudia Solal (voix). Cap à l'Est!

Jeudi 22 juin

20h, Paris, Galerie Hus, concert du duo Joëlle Léandre (contrebasse) & Mike Ladd (voix). Dédicace du livre Polyfreee. La Jazzsophère et ailleurs. (1970-2015) de Philippe Carles & Cie.

20h30. Paris. Le New Morning. Patricia Barber Trio. Une chanteuse envoûtante.

Samedi 24 juin

21h. Paris. L'Apostrophe. Frédéric Borey " Lucky Dog ". Groupe déjà fêté sur ce blog. Concert à entrée libre.

Mardi 27 juin

21h. Paris. Le Sunside. Isabelle Olivier " In Between " Quartet. La citoyenne Isabelle Olivier fait de la harpe un instrument révolutionnaire, sensuel et spirituel. A suivre.

Mercredi 28 juin

19h30 et 21h30. Paris. Le Duc des Lombards. Itamar Borochov. Jeune trompettiste déjà palmé sur ce blog.

Jeudi 29 juin

20h. Les Lilas (93). Le Triton. Christophe Monniot (sax) " Nouvelle Terre " avec Marc Ducret (guitare électrique). Partons à l'aventure!

20h30. Boulogne-Billancourt (92). La Seine musicale. Herbie Hancock. Un des derniers Géants du Jazz en activité.

21h. Paris. Le Sunside. Jean-Philippe Scali Quartet invite Glenn Ferris (trombone). Swing, Swing, Swing.

 

La photographie de Frédéric Borey est l'œuvre du Fougueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

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RECLAME: Stage d'improvisation vocale avec Claudia Solal du 3 au 8 juillet à Colombes (92)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 

Improvisation libre à la voix, avec Claudia Solal :
 du lundi 3 au samedi 8 juillet 2017. Académie musicale internationale de Colombes - Conservatoire de Musique et de Danse - 25 rue Reine Henriette - 92700 Colombes. France.

Tel: (33) (0)1 47 60 83 83



Ce stage s'adresse à toute personne désireuse de s'initier à l'improvisation à la voix : 
chanteurs, débutants ou confirmés, de tous horizons musicaux, comédiens, danseurs, instrumentistes, 
ayant ou non une pratique de l'improvisation. Stage limité à 16 participants.

« Pendant ces six jours, nous aborderons principalement l'improvisation libre à la voix, en privilégiant l’aspect collectif de la rencontre: approche de différentes techniques et stratégies d'improvisation, initiation à la "composition instantanée"; travail sur le son, couleurs et textures vocales permettant autonomie d'expression et développement d'un langage personnel, contraintes et de propositions de jeu de tous ordres, avec et sans support textuel... alternance, répétition, intention et interaction, mémoire, son et geste, conscience et construction de la forme, expérimentation de la voix dans tous ses états... (références possibles au jazz, à la musique contemporaine, aux chants du monde).

Les stagiaires, s'ils sont instrumentistes, pourront être amenés à improviser 
aussi bien à la voix qu’au moyen de leur instrument
. Je préparerai également des séances d’écoute, 
afin d'étayer par des exemples concrets les directions proposées au cours du stage.
 Les séances pourront comporter une préparation vocale et respiratoire, si besoin est ».

 
 
Participation aux frais : 390 euros la semaine (6 jours de stage). Entre 4 et 5 heures de stage par jour. Horaires à préciser.
Frais d'hébergement, de transport, à prévoir en supplément si vous n'êtes pas domiciliés en Ile de France.
Informations au (33) (0)6 07 94 44 16 et sur www.musique-colombes.net
 

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Concert de Jazz pour le Secours Populaire à Paris le lundi 12 juin 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Secours Pop Live!

Paris, Ile de France, France.

Petite Halle de la Villette.

Lundi 12 juin 2017 à 20h30.

Before à partir de 18h.

 

Lectrices bienfaitrices, lecteurs donateurs, vous savez que le Secours Populaire vient en aide, en France et ailleurs, à ceux qui n'ont rien, quel que soit leur sexe, nationalité ou religion.

Pour mener ses actions, le Secours Populaire a besoin de nos dons.

La joie du don se partage en musique avec le concert Secours Pop Live à la Petite Halle de la Villette, à Paris en France, le lundi 12 juin 2017 à 20h30. Entrée à partir de 18h.

L'entrée est à 18€. L'intégralité des sommes collectées ira au Secours Populaire.

Je paierai ma place. Je compte sur votre participation, lectrices bienfaitrices, lecteurs donateurs.

Pour la musique, le Gentil Animateur de la soirée sera Thomas de Pourquery (sax alto, chant, composition). Il sera accompagné entre autres de Thomas Ehnco, Gregory Privat, Laurent Coulondre, Eric Legnini au piano, Felix Sabbal Leco à la batterie, Guillaume Perret et Logan Richardson aux saxophones.

Pour la cuisine, les plats seront mitonnés par le chef Yves Camdeborde.

Faire la fête, bien manger, écouter de la bonne musique et accomplir une action citoyenne en même temps, cela ne se refuse pas. A vous de jouer lectrices bienfaitrices, lecteurs donateurs.

La photographie de Thomas de Pourquery est l'œuvre de l'Impétueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Thomas de Pourquery par Juan Carlos HERNANDEZ

Thomas de Pourquery par Juan Carlos HERNANDEZ

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Les primés de l'International Song Writing Competition 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices compositrices, lecteurs auteurs,

l'International Song Writing Competition a décerné ses prix pour 2016.

Je rappelle que parmi les membres du jury figurent Danilo Perez (piano), Mike Sterne (guitare électrique), Tom Waits, Rickie Lee Jones, Saliif Keita, le président de Warner Bros Records, le CEO d'Atlantic Records.

25 000$ de récompense pour le Grand Prix attribué cette année au duo canadien Matt Epp & Faouiza Ouihya. De la Pop classique et efficace.

Pour chaque catégorie, un podium à 3 comme en sport et des récompenses pour chaque primé.

Pour le Jazz:

1. Shunzo Ohno (Japon, trompette)

2 Paolo Fresu (Italie, trompette) & Omar Sosa (Cuba, piano)

3 Xavier Faro (France, piano)

J'avoue qu'aucun ne m'a convaincu.

Mes coups de cœur sont les suivants. Je vous laisse juges, lectrices compositrices, lecteurs auteurs.

Pour la World Music, même si Daby Touré (France) arrive premier, malgré mon chauvinisme échevelé, je préfère le 2e, Dino Miranda (Mozambique). Lui, il groove!

Pour la Folk Music, je valide le choix du jury qui a mis en premier Prateek Kuhad (Inde).

Pour l'Instrumental, je choisis le 2e Dexter Britain (Royaume Uni) pour sa dextérité sonore.

Pour le R&B et le Hip Hop, le flux verbal (flow in English) de Kyle Best (Etats Unis d'Amérique) m'a épaté.

Enfin, dans la Chanson pour enfants, je valide le choix du jury qui a mis en premier  Lucy Kalantari (Etats Unis d'Amérique)..

Les inscriptions pour le concours 2017 restent ouvertes. A vous de jouer, lectrices compositrices, lecteurs auteurs.

Fermez les yeux et partez courir avec Dexter Britain : " The time to run ". Puis ouvrez les en grand et dansez avec Dino Miranda " Marrabenta ".

 

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Les archives Jazz de David Niven: 1000h de Jazz live!

Publié le par Guillaume Lagrée

Les archives Jazz de David Niven

1000 h de Jazz accessibles gratuitement.

 

Lectrices cinéphiles, lecteurs anglophiles, je ne vous parle pas ici de l'acteur britannique David Niven (1910-1983) mais du professeur américain David Niven (1930-1993).

Le professeur David Niven était un Fou de Jazz qui, armé de son magnétophone à bandes magnétiques, écumait les clubs et les salles de concerts, filtrant ce qu'il jugeait être le meilleur.

En bon universitaire, il classait et commentait chacun de ses enregistrements.

Tout est désormais disponible gratuitement sur la Toile grâce au site Archive.

650 fichiers, 637 GB, 1000 h de Jazz.

Le professeur Niven ne s'intéressait pas au Free Jazz mais si vous voulez écouter Duke Ellington en concert à Paris en 1963 avec un orchestre symphonique, Thelonious Monk en concert en 1957 avec Gerry Mulligan (sax baryton), Clifford Brown en concert à Paris en 1953 avec Pierre Michelot (contrebasse), Charlie Parker en club en 1950 ou Chet Baker en 1964, suivez les cours du professeur David Niven.

Merci à David Niven et au Foxborough High School Jazz Program d'avoir rendu toutes ces merveilles accessibles au grand public.

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" Le Vieux et le Président " au cinéma Le Balzac

Publié le par Guillaume Lagrée

" Le Vieux et le Président "

Hommage à Sidney Bechet et Lester Young

Festival " Jazz et images "

Paris. Cinéma Balzac.

Vendredi 12 mai 2017. 21h.

Soirée préparée et animée par Vincent Le Quang.

Au menu un orchestre d'élèves du saxophoniste Vincent Le Quang au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris joue des morceaux de Sidney Bechet et Lester Young.

Puis, à l'écran, le film " Le vieux et le président " (INA, 1959) rend hommage à ces deux immenses saxophonistes tous deux morts en 1959. Sidney Bechet était pour Duke Ellington le plus grand soliste du Jazz, devant Louis Armstrong. Lester Young inventa une façon nouvelle de jouer du saxophone ténor, qui est à l'origine du courant Cool Jazz. Navré mais je n'ai pas trouvé le film sur Internet, pas même sur le site de l'INA. A part cet extrait de 30s où le critique français Maurice Cullaz parle de Lester Young. Si vous trouvez ce film, lectrices enquêtrices, lecteurs fureteurs, je suis preneur.

L'orchestre est composé d'une section rythmique piano, contrebasse, batterie et de neuf instruments à vent dont une trompette, un trombone et 7 saxophones de l'alto au baryton.

" Tickle Toe ", orchestre de Count Basie. Ce sont des bons musiciens, à la technique sans faille mais ils ne jouent pas leur vie à chaque note comme le faisaient les orchestres de la Swing Era. Ils n'ont ni la souplesse ni la sensualité de leurs Maîtres.

" I didn't know what time it was " une ballade que Lester Young habitait. La rythmique commence tranquille et swingue. Ca chuinte avec du grain dans le son du ténor. C'est bien mené de bout en bout.

" Lady be good " (Georges Gershwin). Renommé " Lady Bigoudi " en France de 1940 à 1944. 3 sax sur scène: alto, ténor, soprano. Batteur aux balais. Version relax. Ils ne se pressent pas. Le batteur passe aux baguettes et le sax alto attaque. Le pianiste a écouté Thelonious Monk qui lui même avait écouté Count Basie. Le sens de l'économie et de la dissonance juste.

" One o'clock jump " (Count Basie). Le sax ténor reprend le solo de Lester Young. Les autre soli sont improvisés. Après un instant de flottement, les partitions sont retrouvées. Le vrai titre du morceau est " Blue balls " mais comme cela ne pouvait pas passer à la radio Count Basie l'appela officiellement " One o'clock jump " après l'avoir joué pour la première fois en direct à la radio à 1h de l'après-midi. Ces jeunes gens sont bien sages mais ça swingue tout de même car je bats la mesure du pied droit.

" Yesterdays ".  Pour cette ballade, le trompettiste Jules Jaset (?) se met à chanter. Dans le genre Chet Baker. Crooner si innocent que les filles en tombent par terre. Pourquoi les trompettistes chantent et pas les saxophonistes? Si vous avez une explication lectrices enquêtrices, lecteurs fureteurs, je suis preneur. Batteur aux balais. Rythmique souple. Ce trompettiste chanteur est vraiment charmant. Beau blond de plus mais il doit encore apprendre à s'habiller. Je vous laisse prendre soin de ce talentueux jeune homme, lectrices enquêtrices. Quintet de sax bien soudé par ailleurs.

" Lester leaps in " (Lester Young). Sax ténor, trompette, trombone. Le sax ténor manque de souffle vital pour ce morceau qui doit tout emporter sur son passage. Il est vrai que nous parlons ici d'un sommet de la musique enregistrée. Extrait audio sous cet article. Rythmique superbe. Elle sait alterner notes justes et erreurs judicieuses.

L'orchestre passe à Sidney Bechet avec " High society ". Le solo de Sindey Bechet était insoiré de celui d'Alphonse Floristan Picou, fameux clarinettiste de La Nouvelle Orléans. Tout l'orchestre sur scène. 10 souffleurs. Une relecture impressionniste du New Orléans. Jeu très subtil de la rythmique avec des décalages savants entre pianiste et batteur. C'est du Free mélodique. Au moins ils ne copient pas Sidney Bechet ce qui est difficile sur ce genre de musique.

" Stompy Jones ". Vincent Le Quang au sax soprano en duo avec Jules Jaset (trompette). Dans le style traditionnel, rapide et saccadé. Ca swingue.

Solo de batterie style New Orléans. Sax baryton et soprano, trompette et trombone. C'est bien du New Orléans mais sans la rage de vivre de celui des origines. C'était " Jungle drums " arrangé par le pianiste Thibaut Gomez.

" Georgia Cabin " arrangé par Vincent Le Quang .  Une ballade tranquille. Balais d'abord, baguettes ensuite mais toujours relax. Tout l'orchestre sauf un sax.

" American Rhythm " & " Muskrat ramble " , deux grands classiques de Sidney Bechet. Sax alto et ténor, trompette et trombone. Entre New Orléans et Free Jazz ce qui es parfaitement logique tant le Free Jazz s'est inspiré de la liberté des Anciens. Court intermède (break in English) de batterie aux tambours, car la batterie New Orléans vient en droite ligne des rythmes du Congo. Puis l'orchestre enchaîne sur la danse du rat musqué (Muskrat ramble). Jolis breaks de la rythmique. L'orchestre repart derechef. Ca donne envie de danser. Pari réussi.

Ensuite le film " Le Vieux et le Président " tourné en 1959 par l'ORTF pour rendre hommage à Sidney Bechet et Lester Young tous deux décédés cette année là, avec leur amie Billie Holiday. Sindey Bechet a fini sa vie en France, pays où il était reconnu, admiré, célébré. Il a même sa statue à Antibes-Juan-les-Pins où il se maria et où un festival de Jazz fut créé en sa mémoire en 1960. C'est dire si les images et les sons sont nombreux en France pour célébrer sa mémoire. Ce film m'a fait découvrir une musique de ballet composée par Sidney Bechet. Un duo de danseurs (un Noir, un Blanc), d'une stupéfiante modernité pour l'époque jouant sur les rapports de sexe et de pouvoir. Pour Lester Young, vous ne le voyez ni ne l'entendez mais Maurice Cullaz parle de lui avec son humour et sa passion habituelles accompagné de son épouse. Joli fim (32') mais plus pour les fans de Sidney Bechet que ceux de Lester Young.

 

Dernière séance de la 2e édition du festival " Jazz et images " au cinéma Balzac, à Paris 8e, le vendredi 9 juin 2017 à 21h. Soirée spéciale trompette avec sur scène Airelle Besson et à l'écran Dizzy Gillespie (en concert à Paris, à la Maison de la Radio, en 1970 avec Red Mitchell à contrebasse).

La 3e édition commencera en septembre 2017 avec Daniel Humair sur scène et à l'écran.

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