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" DDG4 " " Dani & Debora Gurgel Quarteto

Publié le par Guillaume Lagrée

" DDG4 "

Dani & Debora Gurgel Quarteto.

Un album Dapavirada. 2016

Dani Gurgel: chant, sifflements

Debora Gurgel: piano, Fender Rhodes, compositions

Thiago Rabello: batterie

Sidiel Viera: contrebasse

 

Lectrices sophistiquées, lecteurs raffinés, comme vous le savez, depuis les Bach au moins, la famille peut être une affaire de famille. Sly Stone en fit même le nom de son groupe " Sly and the family stone " et celui d'une chanson culte " It's a family affair ".

Voici que la famille Gurgel nous arrive du Brésil. Debora, la mère, est au piano et au Fender Rhodes et compose. Dani, la fille, chante et siffle. Thiago Rabello, mari de la chanteuse et gendre de la pianiste est à la batterie. Quant au contrebassiste, Sidiel Viera, c'est un ami de la famille.

Que nous jouent-ils? Du jazz brésilien, pardi! C'est frais, léger, rythmé, marqué par des rythmes africains et des mélodies européennes. Ce n'est pas aussi libre et créatif qu'Hermeto Pascoal mais ce créateur est hors normes.

Dani Gurgel n'oublie pas l'enfant qu'elle fut. Cela s'entend dans sa voix. Debora Gurgel n'oublie pas la mère qu'elle est. Cela s'entend dans la solidité et la bienveillance de son jeu.

Quant aux hommes, ils sont derrière, comme ceux de Barbara. De par leurs instruments déjà et parce qu'ils sont des pièces rapportées, comme disait mon grand-père. Dans les familles, comme dans les groupes musicaux, il est impossible de se passer d'accompagnateurs venus d'ailleurs. Sans eux, ça manque de sang neuf et l'ensemble de solidité. C'est bien ce qu'ils font, le gendre et mari à la batterie, l'ami à la contrebasse. Ils donnent le rythme alors que les Dames jouent et chantent la mélodie.

Belle vie à la famille Gurgel. Si des enfants arrivent, le Dani & Debora Gurgel quartet s'agrandira et c'est très bien ainsi.

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Inscription au prix MATMUT du groupe de Jazz pour 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices créatrices, lecteurs compositeurs, si vous jouez dans un groupe de Jazz comptant jusqu'à 5 personnes maximum, inscrivez vous au Prix MATMUT de l'orchestre de Jazz pour 2017.

J'ai déjà parlé des lauréats du prix MATMUT 2016.

Orchestre signifie normalement un groupe supérieur à 10 musiciens mais qui paie commande. En l'espèce, groupe ou combo ( abrégé de " small combination ") eût été plus judicieux.

1er prix: 8000€

2e prix: 5000€

3e prix: 2000€

Aucune condition d'âge, de sexe ou de nationalité pour concourir.

L'inscription est ouverte jusqu'au lundi 31 juillet 2017.

Les lauréats seront connus le jeudi 23 novembre 2017.

Il y a de l'argent à gagner honnêtement. Je ne fais pas partie du jury. Lectrices compositrices, lecteurs créateurs, au travail!

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Lucky Dog nous embarque sur la péniche Marcounet

Publié le par Guillaume Lagrée

Lucky Dog

Péniche Le Marcounet

Paris, Ile de France, France

Lundi 6 février 2017. 21h15.

Lucky Dog est composé de

Frédéric Borey: saxophone ténor, compositions

Yoann Loustalot: trompette, compositions

Yoni Zelnik: contrebasse

Fred Pasqua: batterie

 

Lectrices attentives, lecteurs exhaustifs, vous avez noté que le saxophoniste français Frédéric Borey a fait l'objet sur ce blog de 2 chroniques de mon correspondant nantais, l'honorable Monsieur P. L'une pour un concert de The Option en 2014, l'autre pour un concert de Lucky Dog en 2016. Tous deux au Pannonica à Nantes.

Nous sommes en 2017. Il est temps pour moi d'aller découvrir sur scène le quartet Lucky Dog de Frédéric Borey.

Le concert est annoncé pour 20h mais ne commence qu'à 21h15. Avant, les musiciens boivent et mangent dans la salle avec leurs amis. Si vous ne venez que pour le concert, ne vous pressez pas.

Trompette et sax prolongent les notes alors que la contrebasse marque une marche. Le batteur ajoute des vibrations. Un peu funèbre mais belle marche tout de même. Batteur aux balais. C'est une ballade. Chant et contrechant  des souffleurs se mêlent. Le batteur passe aux baguettes. C'est plus énergique. Ca sonnait comme une fin mais c'est une belle entrée en matière.C'était " C'est tout " (Yoann Loustalot)

Le quartet jouait un nouveau répertoire enregistré vivant en concert au club Jacques Pelzer à Liège, en Belgique, le mardi 7 et le mercredi 8 février 2017 pour l'excellent label espagnol ou catalan, selon le point de vue,  Fresh Sound Records.

" Old and New " (Frédéric Borey). Allusion subtile au quartet " Old and New Dreams " de Don Cherry je suppose. Un quartet sax ténor, cornet, contrebasse, batterie. Bonne filiation. Des fans photographient et filment. Frédéric Borey a un beau son, de l'inspiration, le sens du rythme. Bien poussé par la rythmique, je suis ses circonvolutions.

Un Blues lent. Fred Pasqua aux balais. Ca avance tranquille. Ca balance plus que la péniche Marcounet qui reste stable sur la Seine. Solo majestueux de contrebasse ponctué par le batteur aux balais. La trompette vient ajouter sa flamme. Les braises s'avivent. Ca chauffe. Le tempo se ralentit pour faire place au sax. Le quartet repart sur un thème chantant, traînant et entraînant. C'était " Manzana Moon " (Yoann Loustalot) allusion subtile au " Havana Moon " de Chuck Berry assurément.

Contrebasse et batteur aux baguettes. Bonne vague. Elle répond au balancement de la péniche après le passage d'un bateau mouche. Ca joue groupé à 4. La musique s'accélère, monte en puissance. Ondulations du solo de sax bien poussé par la rythmique. Solo de trompette pas en reste, relayé par le sax. La rythmique chauffe du feu de Zeus.

Solo à l'archet de Yoni Zelnik. Une rareté chez lui. La porte du château s'ouvre doucement en grinçant. Le batteur fait crisser les cymbales en y frottant ses baguettes. Les fantômes vont finir par apparaître. Justement, les souffles vénéneux du saxophone et de la trompette nous les amènent. Les cuivres restent groupés alors que la rythmique ventile. Ils repartent sur un air entraînant avec le contrebassiste qui slappe. Les chevaliers sont sortis du château pour chasser à courre. C'est l'hallali. Les tambours roulent sous les baguettes. Ronde folle autour des proies. Fin nette. La bête est morte. Les deux thèmes étaient de Yohann Loustalot.

" Knock Knock " hommage discret à Jules Romains et Louis Jouvet. Le batteur fait Knock, knock en effet. Le groupe chante vraiment bien. Quel batteur! Puissant, fin, délié, créatif.

PAUSE

Il n'est que 22h mais c'est la saison de l'hibernation et j'ai école le lendemain. Ma chronique cesse donc ici.

La photographie de Frédéric Borey est l'œuvre du Malicieux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

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Festivals de Jazz de l'hiver au printemps à Amiens, Rennes, Genève, Nantes, Orléans et Limoux

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices frileuses, lecteurs refroidis, ne vous découragez pas, la flamme du Jazz ne s'éteint pas et vous réchauffera jusqu'au printemps.

Voici quelques festivals de Jazz sur France et sur Suisse pour vous aider à passer le mauvais temps.

Festival Tendance Jazz à Amiens, Somme, Hauts de France, France du mercredi 8 au vendredi 10 mars 2017 avec Thomas de Pourquery, Daniel Zimmermann et Joe Lovano.

Jazz à l'Etage, à Rennes Métropole et Saint Malo, Ille et Vilaine, Bretagne, France, du vendredi 10 mars au dimanche 2 avril 2017 avec Tigran Hamasyan, Alain Jean-Marie, Natalia M King, des master classes, des  concerts gratuits, des expositions, des concerts thématiques, des initiations au Jazz pour les enfants.

36e festival de l'AMR à Genève, canton de Genève, Suisse, du mardi 21 mars au dimanche 26 mars 2017 avec John Scofield et Tom Harrell.

Festival Variations à Nantes, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France, du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril 2017. Le piano dans tous ses états: classique, jazz, d'avant-garde avec un moment spécialement nantais, samedi 1er avril à 20h30, au théâtre Graslin, Michel Legrand seul au piano rendra hommage à son ami Jacques Demy, Nantais et cinéaste, pour qui il écrivit tant de belles musiques. Le même jour, mais plus tôt, Violaine Cochard (clavecin)& Edouard Ferlet (piano) joueront leur album " Bach Plucked/Unplucked " déjà louangé sur ce blog.

Festival Jazz or Jazz à Orléans, Loiret, Centre Val de Loire, France du mercredi 19 au samedi 22 avril avec pour les amateurs de guitare le PJ5 et Bireli Lagrène.

Festival Brass à Limoux, Aude, Occitanie, France, du jeudi 27 avril au lundi 1er mai 2017. Le seul festival musical en France consacré exclusivement aux cuivres. Faut que ça brille! Faut que ça pète!

La photographie de John Scofield est l'œuvre de l'Emouvant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

John Scofield par Juan Carlos HERNANDEZ

John Scofield par Juan Carlos HERNANDEZ

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Maxime Fougères Trio " Guitar reflections vol.2 "

Publié le par Guillaume Lagrée

Maxime Fougères Trio

" Guitar reflections. Vol.2 "

Gaya Music. Février 2017.

Maxime Fougères: guitare électrique, compostions (5 & 7)

Yoni Zelnik: contrebasse

Antoine Paganotti: batterie

Concert de sortie à Paris, au Sunset, le vendredi 28 avril 2017 à 20h30.

 

« Je suis à cette heure dans le pays des fougères, dans une ville qui devrait être pieusement visitée par les peintres, dans une ville qui a un vieux château flanqué de vieilles tours les plus superbes du monde, avec des moulins à eau, des ruisseaux vifs, des rochers, des jardins pleins de roses, des rues à pignons qui montent à pic, des églises hautes et basses, de vieux buffets de bois luisant dans les boutiques, toutes sortes de vieilles architectures rongées de lierre. J’ai vu tout cela au soleil, je l’ai vu au crépuscule, je l’ai revu au clair de lune, et je ne m’en lasse pas. C’est admirable. » (Victor Hugo, lettre à son épouse, 22 juin 1836).

Bien entendu, Victor Hugo parlait de Fougères, ville fortifiée aux marches de Bretagne, la plus grande forteresse médiévale d'Europe et la mieux conservée. Après lui, j'écrirai de Maxime Fougère: je ne m'en lasse pas. C'est admirable.

En effet, après un premier volume de ses Guitar reflections consacré à Duke Ellington, auteur d'un album fameux " Piano reflections " joué sans son orchestre, voici que Maxime Fougères se penche sur l'œuvre du plus grand compositeur de Jazz depuis la mort de Duke Ellington (Stan Getz dixit), Wayne Shorter.

Suivant le judicieux précepte d'Oscar Wilde, les goûts du citoyen Maxime Fougères sont très simples. Il se contente du meilleur.

Une des merveilles du commerce de la musique, c'est que, pour les enregistrements, une truffe noire vous est vendue au prix d'un champignon de Paris. C'est le cas de cet album qui n'est pas vendu plus cher que de la soupe ordinaire alors qu'il s'agit d'un mets de choix.

Compositions de Wayne Shorter, Maître en déséquilibres, interprétations sans saxophone par 3 jeunes musiciens fluides, gracieux, réfléchis. Même quand ils ne jouent pas du Wayne Shorter (" Havona " de Jaco Pastorius, n°4, " Heads up " et Wayne's way " de Maxime Fougères, n°5 et 7, " Barracudas" de Gil Evans, n°8), vous avez l'impression d'en entendre.

Pour autant, c'est bien la griffe de Maxime Fougères qui est posée sur cette musique.

" Biguine Reflections " c'est la biguine selon Alain Jean-Marie (piano). Guitar reflections, c'est la guitare selon Maxime Fougères.

" Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de nous renvoyer notre image " (Jean Cocteau). C'est bien ce que font Maxime Fougères, Yoni Zelnik et Antoine Paganotti. Ils réfléchissent avant d'agir. Quant à l'image qu'ils nous renvoient, elle est superbe.

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Rhoda Scott Lady Quartet " We Free Queens "

Publié le par Guillaume Lagrée

Rhoda Scott Lady Quartet

" We Free Queens "

Un album Sunset Records

Sortie le vendredi 3 février 2017.

Rhoda Scott: orgue Hammond, composition

Sophie Alour: saxophone ténor, composition

Lisa Cat-Berro: saxophone alto, composition

Julie Saury: batterie

Invités:

Géraldine Laurent: saxophone alto

Anne Pacéo: batterie

Julien Alour: trompette

 

Concert de sortie le jeudi 16 mars 2017 à 20h30 au New Morning à Paris.

Quelle chance d'habiter la France! Un pays où les femmes ont le droit d'écouter et de jouer de la musique entre ils et elles, pour les dames et les demoiselles, les messieurs et les enfants.

C'est en France que la musicienne américaine Rhoda Scott,  vit depuis bientôt 50 ans. Nous lui devons beaucoup de joies et de découvertes. Rhoda adore lancer de jeunes talents. Depuis 2007, elle anime le Lady Quartet composé de femmes dont elle pourrait être la mère ou la grand-mère, les citoyennes Sophie Alour (sœur de Julien, trompettiste), Lisa Cat Berro et Julie Saury (fille de Maxime, clarinettiste). S'y ajoutent des invités de sexe féminin comme Géraldine Laurent, Anne Pacéo, Airelle Besson (absente sur cet album) ou masculin comme Julien Alour car, comme le dit Rhoda Scott, " Nous ne sommes pas sextaires ".

J'ai savouré ce quartet en concert à Paris au Sunset en 2011. Voici que ce club parisien se lance dans la production d'albums en commençant par ce groupe. Saluons cette initiative féministe de Stéphane Portet, patron du club.

Avec Rhoda Scott comme leader, ses accompagnatrices sont obligées de swinguer. Même sur une ballade comme " Que reste t-il de nos amours? " de Charles Trénet (n°3) que les Américains connaissent sous le titre " I wish You love ".

L'album commence par un morceau gorgé d'énergie et de liberté féminine " We Free Queens ", titre éponyme de l'album et se clôt par un morceau en concert avec des invités pour un standard de la Soul Music " What did I say " de Ray Charles (n°8). Entre eux, un hymne funky " I wanna move " (n°2)  composé par Sophie Alour, un morceau de Wayne Shorter " One by one " (n°4), un classique de Rhoda Scott " Valse à Charlotte " (n°5).

Bref, que du bonheur, de la joie, du rythme dispensés généreusement. A consommer sans modération. L'abus de la musique de Rhoda Scott est recommandé pour la santé.

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Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour février 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices distinguées, lecteurs raffinés, il ne vous a pas échappé que le 26 février 1917 sortait le premier album de l'Original Dixieland Jass Band, le premier disque de l'histoire du Jazz. Le groupe joue toujours la même musique mais pas avec les mêmes musiciens. C'est donc en février 2017 que le monde fêtera les 100 ans du Jazz.

Au théâtre, à Paris, au théâtre de l'Atelier, allez voir Jacques Gamblin et Laurent de Wilde jouer " Ce que le Djazz fait à ma Djambe " jusqu'au samedi 4 février 2017. 

Au cinéma, vous pourrez aller voir " Born to be blue " où Ethan Hawke incarne Chet Baker.

A Paris, au cinéma Balzac, vendredi 24 février à 21h, dans le cadre du festival " Jazz et Images " vous pourrez voir et écouter le trio Yes is a pleasant country composé de Jeanne Added (voix), Bruno Ruder (piano) et Vincent Le Quang (saxophones) suivi d'un film de 1963 " Jazz au studio 3: Blues Again " avec Memphis Slim, " Big " Joe Turner, Jane Lee, Ran Blake, Pierre Michelot.

A Paris, au centre d'animation Vercingétorix, vendredi 24 février à partir de 20h, soirée de lancement d'un cycle sur un siècle d'influence afro-américaine sur la musique populaire. Au programme, 3  concerts: Contrôle Zèbre (duo piano & batterie), Mama Shelter Quartet et Roch Havet Trio et une mini conférence de l'auteur de ce blog, Guillaume Lagrée, sur les Harlem Hell Fighters et l'orchestre du lieutenant James Reese Europe. Bar et grignotages sur place.

Pour les nostalgiques, écoutez l'émission de Jérôme Badini " Les légendes du Jazz " sur France Musique le samedi de 18h à 19h. Rediffusion le dimanche de 2h à 3h. Chaque semaine un concert en France d'un Géant du Jazz sorti des archives de l'INA et de Radio France. J'écris cet article en écoutant Muddy Waters en concert à Paris, à la Maison de la Radio, en 1976. Yes, babe!

Pour ceux qui ne peuvent se rendre aux concerts, écoutez le Jazz Club d'Yvan Amar sur France Musique le samedi de 22h à 23h. Si au jour et à l'heure de l'émission, vous n'êtes pas en France ou ne pouvez écouter la radio, vous pourrez toujours écouter les émissions sur le Net à l'heure et au lieu que vous voulez.

Pour une liste exhaustive des concerts dans les clubs, voyez Paris Jazz Club.

Voici ma sélection arbitraire et inique de concerts.

Mercredi 1er février:

Paris, Baiser Salé, 19h: Mario Canonge (piano) & Michel Zenino (contrebasse) invitent Didier Lockwood (violon). La classe, forcément la classe.

Paris, Duc des Lombards, 19h30 et 21h30: Jeff " Tain " Watts Trio. Un tambour majeur.

Jeudi 2 février:

Paris, Baiser Salé, 19h: Mario Canonge & Michel Zenino invitent Sylvain Luc (guitare) et François Jeanneau (saxophones). Inédit et inouï.

Paris, Duc des Lombards, 19h30 et 21h30: duo Géraldine Laurent (sax alto) & Paul Lay (piano)

Les Lilas, Seine Saint Denis, Le Triton: 20h, Sylvain Cathala Quintet ; 21h, trio Yves Rousseau (contrebasse), Elise Caron (chant), Jean-Marc Larché (saxophones).

Vendredi 3 février:

Paris, Le Duc des Lombards, 19h30 et 21h30: Lucky Peterson " Tribute to Jimmy Smith ". Groovy, baby!

Fontenay sous Bois, Val de Marne, le Comptoir, 20h45: Macha Gharibian Trans Extended. L'Orient Express en musique actuelle.

Les Lilas, Seine Saint Denis, Le Triton, 21h: Henri Texier Quintet. Valeur sûre.

Paris, Le Sunside, 21h30: Manuel Rocheman trio. Autre valeur sûre.

Samedi 4 février:

Les Lilas, Seine Saint Denis, Le Triton, 21h: Jozef Dumoulin, A Fender Rhodes solo. Attention, expérimentation!

Paris, Philarmonie, 20h30, Jazz 100, pour fêter les 100 ans du Jazz avec diverses stars made in USA qui joueront à leur manière le répertoire de l'Original Dixieland Jass Band. Concert complet.

Dimanche 5 février:

Fontenay sous Bois, Val de Marne, le Comptoir, 18h: Shakespeare Songs par le trio Guillaume de Chassy (piano, compositions), Christophe Marguet (batterie, compositions) et Andy Sheppard (saxophones).

Lundi 6 février:

Paris, péniche Le Marcounet, 20h: le quartet Lucky Dog du saxophoniste ténor Frédéric Borey.

Mercredi 8 février:

Paris, Studio de l'Ermitage, 20h30: Op.cit & Magic Malik + Stéphane Payen Workshop.

Samedi 11 février:

Paris, le Sunset, 19h: duo Kavitah Shal (chant) & François Moutin (contrebasse). Epuré.

Dimanche 12 février:

Paris, le Sunside, 20h: Jeremy Pelt (trompette) & Louis Hayes (batterie) fêtent les 80 ans de Louis Hayes, batteur de Horace Silver, Oscar Peterson, Cannonball Adderley, Sonny Rollins, John Coltrane, Kenny Burrell... Bref, pas exactement un manchot.

Paris, la Philarmonie, 20h30: Paolo Conte (piano, chant). Bravo, bravissimo, Avvocato!

Mardi 14 février:

Paris, le Duc des Lombards, 19h30 et 21h30: Véronique Herman-Sambin sextet " A creole love affair ". Soirée spéciale Saint Valentin.

Paris, le Sunside, 21h: Seamus Blake 4tet. Même groupe, même lieu, même heure, le mercredi 15 février.

 

Jeudi 16 février:

Paris, Le New Morning, 20h30: Bily Cobham Spectrum 40. Billy Cobham fête les 40 ans de son groupe mythique. Le seul batteur qui ait joué avec les Beatles, les Rolling Stones, Miles Davis et le John Mac Laughlin Mahavishnu Orchestra, c'est Billy Cobham.

Paris, Le Sunside, 21h: Laurent de WIlde Monk Trio. Thelonious Sphere Monk aurait eu 100 ans en 2017. Cela se fête.

Vendredi 17 février:

Paris, Le Baiser Salé, 21h: soirée spéciale Jim Funnell (piano) avec ses deux groupes Afuriko (duo piano & percussions) puis Jim Funnell's Trio Word out et son esprit de l'escargot (Spirit of the snail in English). Bizarre, did You say bizarre?

Mardi 21 février:

Paris, Studio de l'Ermitage, 21h: Eve Risser White Desert Orchestra.

Mercredi 22 février:

Paris, Studio de l'Ermitage, 21h:Yonathan Avishai Modern Time + Christophe Panzani (sax).

Vendredi 24 février:

Paris, Le Sunside, 21h: For Maxim. Julie Saury, batteuse, rend hommage à son père Maxim Saury, clarinettiste (1928-2012).

Samedi 25 février:

Les Lilas, Seine Saint Denis, le Triton, 20h: Sébastien Texier & Christophe Marguet Quartet " For travellers only ".

Vincennes, Val de Marne, Espace Sorano,voix,  21h: le trio Fox de Pierre Perchaud (guitare) invite Chris Cheek (sax) et Vincent Peirani (accordéon).

Paris, le Sunside, 21h30: René Urtreger trio invite Agnès Desarthe (voix, lecture) auteur de la biographie  " Le roi René ".

Dimanche 26 février:

Paris, le Sunside, 16h: " Jazz et goûter " fête Stevie Wonder. Un spectacle conçu pour faire découvrir le Jazz aux enfants. Avec Leila Olivesi, pianiste, compositrice et mère de famille.

Paris, 17h, concert privé et inédit du Sunday Jazz Loft sur réservation: René Urtreger (piano), Mauro Gargano (contrebasse) et Francesco Bearzatti (sax ténor, clarinette). Concert suivi d'un en-cas.

Lundi 27 février

Paris, Le Café de la Danse, 19h30: le duo d'oiseaux Camille Bertault & Dan Tepfer suivi du groupe électro Antiloops de Ludivine Issambourg (flûte).

La photographie de Frédéric Borey est l'œuvre de l'Inexpugnable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

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Chris Thile & Brad Mehldau

Publié le par Guillaume Lagrée

Chris Thile & Brad Mehldau

Un album Nonesuch distribué par WEA

Sortie le vendredi 27 janvier 2017

Chris Thile: mandoline, chant

Brad Mehldau: piano, chant

Chris Thile sera en concert solo en France à Paris, à l'Alhambra, le mercredi 15 mars 2017 à 20h, le jeudi 16 mars 2017 à 20h30 à Lyon aux Subsistances.

 

Lectrices clairvoyantes, lecteurs intelligents, vous avez noté que je n'ai jamais écrit un mot de bon à propos de Brad Mehldau. Jusqu'ici, sa musique ne m'avait jamais parlé et beaucoup de gens en disaient grand bien. Quant à Chris Thile, j'ignorais son existence jusqu'à la réception de cet album.

Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. Je dois me rendre à l'évidence. La musique de ce duo m'emballe. Ce mélange de jazz moderne et de blues grass progressif (non ce n'est pas un oxymoron!) me surprend et m'enchante. Nous sommes très loin des musiques noires mais bien en Amérique.

Ils mélangent Jazz - c'est là qu'ils sont le moins convaincants d'ailleurs " I cover the waterfront " (CD1, n°4), la Folk Music où ils sont fantastiques  " Tabhair dom do Lamh ", un air gallois?,  (CD2, n°5), la country music où ils sont uniques " Marcie " (CD 2, n°3).

Sans oublier ma chanson fétiche sur cet album " Scarlet town " de Gillian Welsh dont je vous livre un extrait audio et une vidéo d'un enregistrement sur scène à New York en 2015 devant un public aussi émerveillé que moi.

" Less is more " telle est la leçon de cette musique. C'est épuré. Les mélodies sont simples mais jouées avec une intensité émotionnelle qui écarte toute mièvrerie ou sentimentalisme.

Ce duo tourne sur scène depuis 2011. Comment ai-je pu le rater? Après des années de travail, en voici le fruit livré pour nous sur ce double album. Une autre jolie idée: 2 CD de 30 mn chacun ce qui correspond à l'idée de cette musique, brève et dense.

Bref, le duo Brad Meldhau, qui chante ici pour la première fois sur un album, Chris Thile est rafraîchissant. A une époque où tant de musiques sentent le réchauffé, celle-ci fait du bien au corps et à l'âme.

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Léa Castro Quintet " Roads "

Publié le par Guillaume Lagrée

Léa Castro Quintet

" Roads "

NEUKLANG. Distribué par Harmonia Mundi.

Sortie le vendredi 3 février 2017.

Léa Castro: chant

Antoine Delprat: piano, violon, choeurs

Rémi Fox: saxophones, choeurs

Alexandre Perrot: contrebasse, choeurs

Invités

Macha Gharibian: piano, chant

Axel Rigaud: flûte

Boris Lamerand: violon

Julia Robert: violon alto

Louis Leverd: violoncelle

Concert de sortie d'album à Paris, au Duc des Lombards, jeudi 30 mars 2017 à 19h30 et 21h30.

En concert au festival de Jazz de Monterblanc, Morbihan, Bretagne, France, le dimanche 15 septembre 2017.

Lectrices féminines, lecteurs féministes, après Marion Rampal, voici que je découvre une autre jeune chanteuse française, la citoyenne Léa Castro.

Le titre de l'album " Roads " fait allusion à une compositio(n du couple Léa Castro&Antoine Delprat " The road " (n°4). C'est surtout un programme tant cette musique suit différentes voix. Qu'ils soient conservateurs ou progressistes, l'électeur blasé, l'électrice désabusée ne peut que voter pour des propositions aussi riches et variées.

Cela commence par un standard du Jazz, le seul de l'album " My favourite things " (n°1) qui ne fait certes pas oublier la sublime version en trio de Sarah Vaughan mais qui ouvre et tient la route.

Ensuite, les surprises commencent.  Dans le désordre," Detour ahead " (n°5) d'Herb Ellis joué sans guitare. Une version enthousiasmante d'une merveilleuse chanson de Sir Paul Mac Cartney " Here comes the sun " (n°2), toujours sans guitare mais pas sans basse. Un poème de Khalil Gibran mis en musique, joué avec quatuor à cordes, la voix et le piano de Macha Gharibian. " On children " (n°6). Une version étonnante d'un tube des années 90 " Between the bars " d'Eliott Smith (n°3). Léa Castro réussit même à me faire découvrir la profondeur d'âme de Duran Duran " Ordinary World " (n°7).

Bref, c'est unie dans la diversité comme l'Union européenne, mais avec plus de charme et d'efficacité, que Léa Castro trace ses routes avec de fidèles compagnons et des invités de bonne compagnie.

A consommer sans modération.

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Born to be blue: Chet Baker revit au cinéma

Publié le par Guillaume Lagrée

Born to be blue

Un film de Robert Budreau (Canada)

2015. 1h37

avec Ethan Hawke dans le rôle de Chet Baker et Carmen Ejogo dans le rôle de sa compagne

Actuellement en salles en France

Lectrices Cool, lecteurs Jazz, je vous ai déjà parlé d'hommages à Chet Baker par Eric Le Lann et Riccardo del Fra.

Il existe déjà un beau documentaire avec Chet Baker " Let's get lost " sorti en 1988, l'année de sa mort à Amsterdam.

Voici que sa vie devient une œuvre de fiction. Une tranche des années 60, l'histoire d'une résurrection qui ne le débarrassa pas du singe sur son épaule comme disent les Américains, l'héroïne.

Dans les années 60, Chet vit en Europe et finit en prison en Italie pour usage de drogues dures. Là, le producteur italien Dino de Laurentis, installé à Hollywood, le fait libérer et l'embauche pour tourner un film sur sa vie. Chet séduit l'actrice du film qui incarne les films de sa vie (Chet chantait avec une douceur qui faisait tomber les filles par terre disait un producteur des années 50) mais est vite rattrapé par ses démons.

Des dealers l'attrapent dans la rue et le tabassent en lui cassant les dents.

A un journaliste qui lui demandait pourquoi il ne défilait pas dans les rues pour défendre les droits civiques des Noirs aux Etats Unis, Louis Armstrong répondit qu'il n'était pas assez fou pour risquer de se faire casser les dents par des flics blancs. Après, comment aurait-il fait pour jouer de la trompette et chanter?

Chet Baker n'a plus de dents, se fait poser une prothèse, réapprend à jouer, à chanter, décroche de l'héroïne, renoue avec ses parents, convainc son ancien producteur chez Pacific Records de le réembaucher, le tout avec l'aide d'une compagne aimante et bienveillante. Une compagne imaginaire mais tout à fait crédible, Noire, actrice, libre et exigeante. Carmen Ejogo le joue très bien.

Ethan Hawke lui incarne Chet Baker. Certes, il n'est pas aussi beau que cet homme beau comme un Dieu ( le look blue jeans et thsirt blanc moulant avec une moue craquante, c'est Chet Baker qui l'inventa. Marlon Brando, James Dean et Elvis Presley ne firent que le copier dès les années 1950. Chris Isaak le faisait encore dans les années 80-90), qui jouait comme un Dieu et chantait comme un Dieu mais était possédé par le démon de l'addiction aux drogues dures.

Ethan Hawke joue ces tourments et il a fait l'effort d'apprendre à chanter et à jouer de la trompette de manière tout à fait crédible.

Ce qui est aussi crédible, c'est la jalousie de Miles Davis et la bienveillance de Dizzy Gillespie envers Chet Baker. Cela se lit dans leurs autobiographies et cela se voit dans le film. Charlie Parker qui embaucha Chet Baker en 1952 dit à Miles et à Dizzy: " Il y a un petit Blanc sur la Côte Ouest qui va vous bouffer tout cru ". En fait, c'est Chet qui s'est dévoré tout seul.

Mieux encore, dans ce film crédible de bout en bout même s'il s'agit d'une œuvre d'imagination, il n'y a pas de happy end.

Ce n'est pas vraiment un film pour les enfants même si les scène de sexe et de violence sont très soft. Vivre tue, la drogue accélère le processus.

Bref, je vous recommande le film de Robert Budreau " Born to be blue ", lectrices Cool, lecteurs Jazz.

 

 

 

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