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RECLAME: Jazz aux Ecluses en Bretagne (22 et 35) du 16 au 28 juin 2018

Publié le par Guillaume Lagrée

RECLAME

Festival Jazz aux Ecluses

Ille et Vilaine et Côtes d'Armor, Bretagne, France

Du 16 au 22 juin 2018

 

Lectrices Jazzeuses, lecteurs éclusiers, retrouvez vous au festival Jazz aux Ecluses, le long du canal d'Ille et Rance, en Bretagne, du samedi 16 au jeudi 28 juin 2018.

Au programme, des artistes déjà célébrés sur ce blog, Emmanuel Bex Trio " 50 nuances de Blues " le dimanche 17 juin à 16h et 18h au théâtre de poche d'Hédé-Bazouges (35) et Anne Pacéo " Circles " jeudi 28 juin à 20h30 à Dinan (22), salle Robert Schumann.

Il y aura aussi des bals, des animations pour les enfants, des pique nique sur l'herbe des champs, des galettes saucisses, du cidre (à consommer avec modération), bref tout ce qui fait le charme d'un festival de Jazz en Bretagne du printemps à l'été.

La vidéo illustre un précédent trio d'Emmanuel Bex avec Simon Goubert (batterie) et Francesco Bearzatti (saxophone ténor), " Open Gate ". 

La photographie d'Emmanuel Bex est l'œuvre de l'Imperméable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

 

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

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Jazz solidaire pour le Secours Populaire lundi 18 juin 2018

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazz solidaire

pour le

Secours Populaire Français

 

Lectrices généreuses, lecteurs bienveillants, venez faire la fête et une bonne action, lundi 18 juin 2018 à 20h30 à la Petite Halle de la Villette au Parc de la Villette, 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris, France. 

Soirée animée par Thomas de Pourquery (saxophone alto, chant) et ses amis.

Entrée: 18€ par personne.  Boissons et vivres en vente sur place.

L'intégralité de la recette sera versée au Secours Populaire, association humanitaire reconnue d'utilité publique. 

La photographie de Thomas de Pourquery est l'œuvre de l'Inévitable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Thomas de Pourquery par Juan Carlos HERNANDEZ

Thomas de Pourquery par Juan Carlos HERNANDEZ

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Leila Olivesi " Travel Songs " Quintet charme le Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Leila Olivesi

Travel Songs Quintet

Le Sunside. Paris.

Samedi 2 juin 2018. 21h30

 

Leila Olivesi: piano, composition, direction

Yoni Zelnik: contrebasse

Gautier Garrigue: batterie

Manu Codjia: guitare électrique

Chloé Cailleton: chant

Plusieurs compositions de Leila Olivesi seront jouées ce soir.

Cela commence par la " Suite Andaman " dédiée à la Mer d'Andaman, mer tributaire de l'Océan indien (Thaïlande, Birmanie, Indonésie, Inde). L'œuvre composée pour orchestre de jazz, orchestre à cordes et chœur est ici transcrite pour un quartet de Jazz, Chloé Cailleton étant en charge du chœur. Son planant de la guitare. Quelques notes distillées au piano. Chloé chante des sons, pas une chanson. Batteur aux baguettes. Une vague chaude et douce nous berce. Comme Gato Barbieri, Leila Olivesi joue chapeautée. Cela lui va bien. Belle voix blanche de la chanteuse.

Chloé sort de scène. Batteur aux baguettes. Ca balance tranquille. Je hoche la tête d'approbation. Ca s'échauffe doucement. Manu Codjia joue depuis 13 ans avec Leila Olivesi. Je comprends qu'elle ne s'en lasse pas. Sous les doigts du guitariste, la musique devient plus chaude, plus funky. Quelle superbes broderies autour du thème! Il s'efface pour laisser la place à la pianiste. Elle reprend le thème en le balançant plus encore. Le batteur relance, sec, net, précis. Leila fait décoller le piano. La guitare repart sur le thème. Tout coule (Héraclite, jazzman grec). Ils sont partis sur autre chose étirant les sons en douceur. C'était " Geri " en hommage à Geri Allen, pianiste américaine (1957-2017). 

Mise en musique d'un poème écrit par une amie de Leila Olivesi, Karine Ancelin Salleck . " Skype tear ". Chloé dit d'abord le texte pour que nous nous en imprégnions. Il s'agit de décrire l'émotion réelle suscitée chez les êtres humains par leurs dialogues sur des réseaux sociaux virtuels. En intro, un solo de piano ellingtonien. Une ballade. Batteur aux balais. Guitare bluesy. Basse qui marche. La musique est ponctuée par des percussions de glaçons au bar. Premier solo de contrebasse. Très bluesy. Les cordes vibrent profondément sous les doigts de Yoni. Gros son. La guitare reprend la tête. La douce voix de Chloé nous masse de nouveau le cerveau. 

 " Night and Day " (Cole Porter). Cf extrait audio sous cet article. Un standard dédié à un ami, fidèle auditeur et fan de Cole Porter. Version funky, énergique. Batteur aux baguettes. Au refrain, retour à un rythme jazz. Belle variation entre Jazz et Soul. La rythmique tourne de façon purement Jazz. Ca swingue mené de main de maîtresse femme par Leila Olivesi. 

Une création mondiale ce soir. Une deuxième poème de Karine Ancellin Saleck " The acacia tree ". Un  poème lié à la Mauritanie, pays d'acacia et du père de Leila Olivesi. Elle nous lit le poème. Joli duo voix & contrebasse pour commencer. Batteur aux baguettes. Le piano les rejoint. La guitare ajoute sa vibration. Ca balance comme un acacia sous le vent. Le miel d'acacia vient du robinier faux acacia et non de l'acacia. Dommage car cela correspond bien à la musique qui sort du piano, un miel liquide et parfumé. C'est de la musique pour plein air. Même dans un club parisien, elle insuffle un air pur et parfumé. Beau final énergique et rythmique impulsé par le piano et la batterie.

PAUSE

Mon carnet de note finit ici. Ma chronique aussi.

Ne disposant pas d'images et de sons de ce quintet, cette chronique est illustrée par des œuvres jouées par le précédent quintet  de Leila Olivesi, " Utopia ".

La photographie de Manu Codjia est l'œuvre de l'Indélébile Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

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Mondes Tsiganes. La fabrique des images. Exposition jusqu'au 26 août 2018

Publié le par Guillaume Lagrée

Mondes Tsiganes

La fabrique des images

Paris, Ile de France, France.

Musée national de l'histoire de l'Immigration

Exposition visible jusqu'au dimanche 26 août 2018

 

Lectrices libres, lecteurs voyageurs, voici une exposition pour vous retrouver. Des images qui captent immobiles les Fils du vent, les Gitans, Roms, Tziganes, Sinti, Manouches et autres gens du voyage (les termes sont expliqués dans l'exposition).

L'Histoire oppose les peuples nomades aux peuples sédentaires. Cela se trouve dans la Bible (Abel contre Caïn), dans l'Anthologie mondiale de la stratégie de Gérard Chaliand, en Afrique de l'Ouest avec les Peuls (" Le pays du Peul c'est l'horizon " dit le proverbe), en Amérique du Nord avec les Indiens contre les colons et en Europe avec les Tziganes. 

Cette exposition nous raconte l'histoire d'un regard. Celui porté par les photographes sur le principal peuple nomade d'Europe de l'Ouest. Regard de curieux, d'anthropologues, d'ethnologues, de policiers, de gendarmes, de magistrats, d'artistes. 

Vous y trouvez des photographies des Lagrène, du Haut-Rhin, dans les années 1880. Logiquement, ce sont des ancêtres du guitariste Biréli Lagrène (cf vidéo sous cet article), né à Soufflenheim, Bas Rhin, Alsace en 1966.

Vous y trouverez aussi des images de Django Reinhardt (1910-1953) avec son ami peintre et photographe Emile Savitry (1903-1967), l'homme qui initia Django Reinhardt au Jazz. Quelle riche idée!

Les photographies vont de 1850 à 2010, couvrent l'Europe et l'Amérique, les joies (les fêtes surtout) et les peines (la politique d'enfermement et de déportation des nomades par l'Etat français du Maréchal Pétain de 1940 à 1944 par exemple).

Peu de musique mais il y en a soit visible soit audible. Cette exposition nous raconte l'histoire des préjugés, des politiques de ségrégation économique, sociale, géographique (l'exemple d'un quartier de Toulouse insalubre depuis les années 1950 est particulièrement frappant) et la résistance d'un peuple déterminé à vivre libre et heureux. 

L'influence des Tziganes sur le Jazz est immense. Grace à Django Reinhardt et à ses héritiers, même les Américains reconnaissent le Jazz manouche. Parfois même, ils en descendent comme le saxophoniste ténor Rick Margitza dont le morceau fétiche se nomme " For the Gypsies ". 

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Suite Anabasis: Dominique Pifarély Septet à l'Atelier du Plateau

Publié le par Guillaume Lagrée

Dominique Pifarély Septet

Suite Anabasis

Atelier du Plateau

Paris. Samedi 26 mai 2018. 20h

Dominique Pifarély: violon, composition, direction

Valentin Ceccaldi : violoncelle

Antonin Rayon: piano, synthétiseur Moog

François Corneloup: saxophone baryton

 Matthieu Metzger  : saxophone alto, soprano

Sylvaine Hélary: flûtes

François Merville: batterie

 

Lectrices improvisatrices, lecteurs créateurs, je vous avais annoncé la saison 2017-2018 de Dominique Pifarély à l'Atelier du Plateau à Paris avec un concert en quartet (cf vidéo sous cet article). C'était le 11 novembre 2017. Cette résidence commençait. Nous voici à la fin de l'aventure le 26 mai 2018. Autour du chef, seuls le pianiste et le batteur sont restés. La contrebasse de Bruno Chevillon a été remplacée par le violoncelle de Valentin Ceccaldi. Saxophones et flûtes se sont ajoutés au quartet. 

Intro des cordes. Le piano répond dans l'aigu. Le baryton grogne et souffle. Belle union des cordes. Les souffleurs leurs répondent. Sax alto et flûte jouent d'un même souffle. Sax baryton et batterie les troublent. Ils créent de la beauté, de l'unité puis jouent à la détruire pour mieux la reconstruire ensuite. Une pulsation s'est installée pour lancer le solo de sax alto. Après une apogée, tout s'arrête pour un decrescendo de l'alto en solo. La flutiste relance en douceur. Fin groupée.

Violo, violoncelle, flûte unis dans un même mouvement. Jolie façon de fêter le centenaire de la mort de Claude Debussy. Le saxophone soprano vient se fondre dans la masse sonore. Calme mais puissant. Le violoncelliste passe en pizzicato. La flûte s'agite. Mademoiselle Violoncelle remplace Madame Contrebasse absente. Le fluide sympathique circule bien entre les 7 musiciens. C'est dansable à condition d'être aussi libres qu'eux. Le public, assis sagement, écoute attentivement. La musique est devenue grinçante et stridente mais toujours de manière coordonnée. Le pianiste fait durer le son en le mélangeant avec celui du synthétiseur. Grands coups d'archet sur le violoncelle. Le baryton relance. Ca monte en flèche. Tout se calme sous l'ordre du chef, le violon. Belle unité finale. Un silence de dégustation avant les applaudissements.

Solo de flûte avec des bruitages qui sortent du synthétiseur. Sylvaine Hélary chante et joue en même temps. Elle lance un thème sur lequel le violon se glisse. Superbe dialogue d'oiseaux de haut vol entre violon et flûte. Sax alto et violoncelle ajoutent leur vibration alors que les tambours sont doucement martelés aux maillets. La musique glisse sans effort. Sotilissimo. La musique s'échauffe, s'agite. Batteur aux baguettes. Ca chauffe comme dehors où le temps est orageux.

Le batteur, à mains nues sur ses tambours, dialogue avec le violoncelliste. Agitato. Dialogue en finesse entre violon et violoncelle. Le batteur ponctue subtilement. Sax soprano et flûte s'emmêlent. Opposition entre l'aigu acide du violon et la rondeur rauque du baryton. Batteur et pianiste mettent en scène le dialogue. La salle est comme la musique, inconfortable. Pour la musique, c'est un compliment. Tout s'arrête pour un dialogue d'oiseaux entre le soprano et la flûte ponctué par les gouttes qui tombent du piano. Stop.

Il fait chaud et lourd. Mon voisin, un vieux sage, a prévu sa gourde d'eau fraîche. Le groupe étire les sons mené par le violoncelle. Fin très classique en étirant ensemble les sons, élégamment.

Ca se lance entre violon, violoncelle et baryton. Le batteur chauffe la soupape comme chantait Jacques Higelin. Saxophones baryton et soprano pétaradent joyeusement. Chaos organisé entre violon et baryton poussés par le pianiste et le batteur. Retour au calme ensemble. Sax soprano. Solo de soprano qui vibre comme une flûte. Ca repart avec la joyeuse pétarade du baryton. Ca balance. Je ne suis pas le seul à battre la mesure du pied. Après l'agitation, le septet groupé a l'art de finir en avant, calme et droit.

Les musiciens revinrent nous saluer car les applaudissements ne cessaient pas mais ne jouèrent pas de bis. Tout était dit.

 

La photographie de Dominique Pifarély est l'œuvre de l'Incontournable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Dominique Pifarély par Juan Carlos HERNANDEZ

Dominique Pifarély par Juan Carlos HERNANDEZ

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" Blue Giant " un manga sur le Jazz par Shinichi Ishizuka

Publié le par Guillaume Lagrée

" Blue Giant "

Tenor Saxophone: Myamoto Dai

Volume 1 par Shinichi Ishizuka

Glénat Manga, Paris, 2018, 226 pages.

Parution le mercredi 6 juin 2018.

 

Bienvenue à la 43e abonnée de ce blog. Que les Dieux et les Muses la protègent!

Lectrices phylactéristes, lecteurs dessinateurs, réjouissez vous car un Bildungsroman sur le Jazz vient de paraître en français. Il est l'œuvre d'un Japonais, Shinichi Ichizuka. Il s'agit d'un manga en 10 volumes. Je viens de lire le premier et j'attends le deuxième avec gourmandise. Le japonais est une langue orientale. Comme l'arabe et l'hébreu, il se lit de droite à gauche. Pour un Francophone, l'ouvrage commence donc par ce qui est habituellement la fin.

C'est l'histoire d'un garçon, Myamoto Dai, collégien puis lycéen à Sendaï, Japon, qui décide, tout seul dans son coin, de devenir le plus grand Jazzman du monde. Il a écouté quelques albums, ne connaît rien au solfège, ne sait pas jouer du piano mais il s'est acheté un saxophone ténor dont il joue dehors chaque jour qu'il pleuve, vente ou fasse grand soleil.

Ses amis ne comprennent pas grand chose à sa passion, les filles encore moins ( " Le donne odiavano il Jazz e noi non capivamo il motivo. Ragazzi Pazzi di Jazz, cosi eravamo noi, cosi eravamo noi " chante Paolo Conte) mais son père le soutient alors que le garçon néglige ses études et le basket ball pour devenir exclusivement musicien. 

Dai Myamoto rêve de jouer à New York (cf photo de cet article), avec un son de saxophone ténor aussi émouvant que Johnny Griffin (cf extrait audio dans cet article) et aussi puissant que Sonny Rollins (cf vidéo dans cet article).

En attendant, il gagne sa vie en travaillant dans une station service et joue de son instrument en usant ses anches à grande vitesse. A force d'acheter des anches, le vendeur du magasin de musique s'intéresse à lui et lui fournit son premier gig. Problème, bien qu'il joue au basket ball, à force de répéter seul, notre apprenti Jazzman a oublié que le Jazz est un sport collectif. Pour en rester au format du Basket Ball, citons deux Cinq majeurs de l'histoire du Jazz, les Hot Five de Louis Armstrong et le Miles Davis Quintet. 

Comme cela était prévisible, ce premier concert tourne à la catastrophe pour notre jeune héros qui ne connaît ni le solfège, ni les standards et surtout joue sans écouter ses partenaires, faute rédhibitoire dans n'importe quel genre musical mais, plus encore, dans le Jazz où la musique se crée en la jouant, dans l'interaction de l'instant.

Cela ne le découragera pas et je ne doute pas que le deuxième épisode me permettra de savoir comment il remonte la pente. 

C'est un manga. Style très dynamique, images simples et efficaces, rythme rapide, saccadé. L'auteur nous transmet la passion de son héros pour cette musique qui permet d'exprimer ses passions, son identité en toute liberté. De ci, de là, des reproductions de pochettes d'albums donnent des pistes d'écoute aux lecteurs. Pour prolonger l'expérience, lectrices phylactéristes, lecteurs dessinateurs, écoutez la sélection de morceaux concoctée par Jérôme Badini, producteur d'émissions de Jazz sur France Musique

Lecture recommandée de 7 à 77 ans pour inoculer le virus du Jazz ou le développer. 

La photographie de New York est l'œuvre de l'Urbain Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

New York par Juan Carlos HERNANDEZ

New York par Juan Carlos HERNANDEZ

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Sélection de concerts de Jazz en Ile de France pour juin 2018

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Cool, lecteurs Hot, l'été approche et les festivals de Jazz commencent à fleurir.

Ceux m'ayant octroyé des sommes permettant de passer de l'enfer légal au paradis fiscal sont évidemment privilégiés dans cette chronique.

Voici donc ma sélection intéressée de festivals et de concerts de Jazz en Ile de France pour juin 2018.

Pour une sélection exhaustive sur l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, lisez Citizenjazz et Jazz Magazine

Pour écouter les concerts parisiens d'hier et d'aujourd'hui sans aller à Paris, écoutez les émissions Jazz Club et Les Légendes du Jazz sur France Musique et Jazz Live sur TSF Jazz

A Paris, le festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés se poursuit jusqu'au lundi 4 juin. 

A Maisons-Laffitte (78), le festival de Jazz de Maisons-Laffitte se déroule du vendredi 8 au dimanche 17 juin. Pierrick Pédron, Thomas de Pourquery et Biréli Lagrène, déjà loués sur ce blog, seront au programme.

A Paris, la Petite Halle de la Villette accueille lundi 18 juin à partir de 20h30 une soirée festive dédiée au Secours Populaire. Entrée 18€. Boire et manger en vente sur place. Intégralité de la recette versée au Secours Populaire. Soirée animée par Thomas de Pourquery et ses amis.

Jeudi 21 juin 2018, c'est la Fête de la Musique. En cherchant bien, vous trouverez du Jazz au programme.

Dimanche 24 juin, 19h, Galerie Hus, Paris: Joëlle Léandre (contrebasse) en solo + invité mystère. Pour les aventuriers du son.

A La Défense (92), La Defense Jazz Festival fera swinguer les tours  du lundi 25 juin au dimanche 1er juillet. Tous les concerts sont gratuits. Le concours national de Jazz distingue les jeunes talents du Jazz français depuis plus de 40 ans. Eric Le Lann, maintes fois acclamé sur ce blog, fut un des premiers lauréats du concours.

En Seine et Marne (77), le festival de la Ferté sous Jouarre vous permet de profiter du Jazz à la campagne du jeudi 28 juin au dimanche 1er juillet. Marion Rampal, chanteuse célébrée sur ce blog, sera de la partie. 

A Paris, pour vous mettre au vert, rendez vous au Paris Jazz Festival du samedi 30 juin au dimanche 22 juillet. L'entrée du Parc floral de Paris est payante, les concerts offerts le samedi et le dimanche. 

Vendredi 1er juin:

- 20h30, Paris, Bal Blomet: " Il était une fois Saint Germain des Prés ". Marion Rampal ressuscite les chansons de Béart, Barbara, Gainsbourg, Prévert...

- 21h, Paris, le Sunside: Francesco Bearzatti (saxophone, clarinette) en duo avec Federico Casagrande (guitare). Cf photo de cet article. Evviva Italia!

Vendredi 1er, samedi 3 et lundi 5 juin, 20h, Jazz au Chesnay Parly (78) organise " Hors Brexit " en invitant deux guitaristes électriques britanniques, Pete Oxley et Nicolas Meier.

Samedi 2 juin:

- 20h, Les Lilas (93), Le Triton: Benjamin Moussay (piano) & François Jeanneau (saxophone). Création en action.

- 21h30, Paris, Le Sunside: Leila Olivesi Travel Songs Quintet. Je suis amoureux de Leila Olivesi. Son mari le sait, mon épouse aussi.

Lundi 4 juin:

- 18h, Paris, Péniche Le Marcounet: Frédéric Borey Trio. Entrée libre. 

_ 20h30, Paris, Odéon Théâtre de l'Europe: Melanie De Biasio, chanteuse déjà saluée sur ce blog.

Jeudi 7 juin:

Prince aurait eu 60 ans.

- 20h30, Paris, Bal Blomet: Fabrice di Falco et l'ensemble Les Sauvages jouent " Begin the Biguine " spectacle acclamé sur ce blog.  

- 21h, Paris, New Morning: Airto Moreira, le percussionniste brésilien de Miles Davis en 1970, est de retour sur scène avec un nouveau groupe. Tropical et pas banal.

Vendredi 8 juin, 20h45, Fontenay sous Bois (94), Musiques au comptoir: Synaesthetic Trip avec Edward Perraud & Benoît Delbecq. Dîner à partir de 19h30.

Samedi 9 juin:

- 20h, Paris, Maison de la Radio, Studio 104: " Jazz sur le Vif ", émission diffusée en différé sur France Musique. Duo Vincent Peirani & Emile Parisien suivi du quartet de Daniel Humair, tambour majeur qui fête ses 80 ans sur scène. 

- 20h, Paris, New Morning: Echoes of Prince. Tribute to the Purple One

Lundi 11 juin, 18h, Paris, Péniche Le Marcounet: Frédéric Borey Trio. Entrée libre. 

Mercredi 13 juin, 21h30, Paris, Baiser Salé: Rick Margitza Quartet. Le concert mensuel d'un Maître du saxophone ténor. 

Jeudi 14 juin:

- 19h, Paris, Baiser Salé: duo Alain Jean-Marie & Sylvain Beuf " Tea for two and Two for Tales ". Révisions nos classiques avec des Maîtres. 

- 19h30 & 21h30, Paris, Le Duc des Lombards: Stéphane Kérecki " French Touch ". La French touch des DJ français a conquis le monde. La voici transposée par des Jazzmen français. 

Lundi 18 juin, à Paris, la Petite Halle de la Villette  à partir de 20h30 une soirée festive dédiée au Secours Populaire. Entrée 18€. Boire et manger en vente sur place. Intégralité de la recette versée au Secours Populaire. Soirée animée par Thomas de Pourquery et ses amis.

Mercredi 20 juin, 20h30, Paris, Le New Morning: Concert de sortie de l'album " Bijou, voyou, caillou " du Florian Pellissier Quintet déjà acclamé sur ce blog. 

Jeudi 21 juin 2018, c'est la Fête de la Musique. En cherchant bien, vous trouverez du Jazz au programme.

Samedi 23 juin, 21h30, Paris, Le Sunside: Michele Hendricks Quintet. Une vraie chanteuse de Jazz qui scatte et swingue comme une diablesse avec une voix d'ange. Cf vidéo sous cet article.

Lundi 25 juin, 20h, Paris, Péniche Le Marcounet: Concert de sortie de l'album du quartet Lucky Dog déjà célébré sur ce blog. Cf extrait audio sous cet article.

Mardi 26 juin, 21h, Paris, Le Sunside: duo Yonathan Avishai & Sylvain Rifflet

Jeudi 28 juin:

- 20h30, Paris, Bal Blomet, Jeudi Jazz Magazine: Raphaël Imbert " Music is my hope " avec Marion Rampal et Pierre Durand, favorablement connus de nos services. 

- 21h, Paris, Duc des Lombards: duo Yonathan Avishai (piano) & Omer Avital.

Vendredi 29 juin, 21h30, Paris, Le Baiser Salé: Magic Malik Quintet. Le Magicien de la flûte revient au Jazz acoustique.

Samedi 30 juin, 20h, Les Lilas (93), Le Triton: Un trio de leaders. Louis Sclavis, Sarah Murcia & Benjamin Moussay

La photographie de Francesco Bearzatti est l'œuvre de l'Inflexible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Francesco Bearzatti par Juan Carlos HERNANDEZ

Francesco Bearzatti par Juan Carlos HERNANDEZ

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Jack Johnson réhabilité par Donald Trump

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices pugilistes, lecteurs boxeurs, l'histoire de Jack Johnson (1878-1946), premier Noir champion du monde de boxe poids lourds n'a pu vous échapper.

En plus de déclencher des émeutes raciales à chaque combat contre un boxeur Blanc (en plus d'être mieux payé, il les battait et voir un Noir payé pour rosser un Blanc en public rendait fous de joie certains Noirs et fous de rage certains Blancs. Le Congrès des Etat Unis d'Amérique vota même une loi pour interdire la diffusion des films de ses combats), Jack Johnson eut trois épouses, toutes Blanches.

Etant donné les lois et les jurés de l'époque (1913), Jack Johnson fut condamné à une peine de prison pour relation sexuelle avec une femme blanche. Il s'en sortait bien. Il avait échappé au lynchage. La femme en question était majeure et consentante. 

Plus de 100 ans après cette condamnation, Jack Johnson vient d'être réhabilité publiquement par Donald John Trump, 45e Président des Etats-Unis d'Amérique. Etonnant, non?

Jack Johnson était un grand amateur de Jazz. Il revendit même un club à New York à un certain Owney Madden qui y créa le Cotton Club où le génie de Duke Ellington fut révélé à la face du monde.

Miles Davis (1926-1991), boxeur amateur, composa la musique d'un film documentaire de William Cayton (1928-2003) sur Jack Johnson en 1970. C'est le seul album de Miles Davis pour lequel il écrivit le texte de la pochette. C'est dire si Miles y avait mis du sien. Pour l'accompagner, un groupe de feu: Steve Grossman (sax soprano), John Mac Laughlin (guitare électrique), Herbie Hancock (clavier électrique), Michael Henderson (guitare basse électrique) et Billy Cobham (batterie). Ici, Miles Davis a réussi son pari. Créer le plus grand groupe de Rock du monde. 

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Créons la Symphonie des Possibles avec Stoketti!

Publié le par Guillaume Lagrée

Bienvenue à la 42e abonnée de ce blog. Que les Dieux et les Muses la protègent!

 

Lectrices flutistes, lecteurs baroques, je vous ai déjà parlé d' Andrea (cf extrait audio sous cet article) dit André Stocchetti en solo.

Le voici renommé André Stoketti, flutiste, chanteur, chef d'orchestre, compositeur, rassemblant adultes, enfants, amateurs, professionnels, musiciens, chanteurs pour créer ensemble une œuvre unique

La Symphonie des Possibles

(cf vidéo sous cet article)

 

Inscrivez vous, participez, jouez, chantez.

Soyez prêts pour jouer et chanter dans la Drôme, région Auvergne Rhône-Alpes, France, Union Européenne, planète Terre.

à Portes-les-Valence le samedi 16 juin 2018

à Valence le jeudi 21 juin 2018, pour la Fête de la Musique.

Evviva Stoketti!

 

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" Bijou, Voyou, Caillou " Florian Pellissier Quintet

Publié le par Guillaume Lagrée

" Bijou, Voyou, Caillou "

Florian Pellissier Quintet

Un album du label Heavenly Sweetness

Concert de sortie à Paris en France,

au New Morning le mercredi 20 juin 2018 à 20h30

 

Florian Pellissier: piano

Yoni Zelnik: contrebasse

David Georgelet: batterie

Christophe Panzani: saxophone

Yoann Loustalot: trompette, bugle

Invités

Roger Raspail: percussions

Erwan Loeffel: percussions (1,2, 7 & 11)

Arthur H: chant (3 & 4)

Anthony Joseph: chant (7)

 

Lectrices Funky, lecteurs Groovy, dans son dernier voyage, en 2016, Florian Pellissier nous avait fait passer le " Cap de Bonne Espérance ". Cette fois, il a remonté la côte Atlantique de l'Afrique pour arriver au cœur du Vaudou, au Bénin, où vit un fidèle abonné de ce blog. Je le salue ici et maintenant.

Pour chauffer mieux encore dans la noirceur, le quintet de Florian Pellissier reçoit des invités de marque. J'en connais 3 sur 4. Le percussionniste guadeloupéen, Maître du Gwo Ka, Roger Raspail. Le chanteur britannique, originaire de Trinidad et Tobago, Anthony Joseph. Tous deux ajoutent un puissant feeling caribéen à ce Jazz marqué par le son Blue Note. Avec Arthur H, fils de Jacques Higelin, un frisson de Cool Jazz s'insère. Curieusement, après ce voyage initiatique, il n'y a pas de musicien africain sur cet album. Le nouveau " Moshi " reste à créer.

Ca ne veut rien dire si ça ne balance pas comme le disait si bien Duke Ellington ( " It don't mean a thing if it ain't got that swing "). C'est avec cette devise gravée sur leurs fronts que les musiciens du Florian Pelllissier Quintet ont créé cette musique.

Ca commence sans round d'observation avec " Fuck  with the police " (n°1), se la roule cool avec les deux chansons d'Arthur H ( " Bijou Voyou Caillou ", titre album, n°3 et " Hibou Bleu ", n°4) . Vous tomberez amoureux au son  de " Coup de foudre à Thelassonique " (n°5), lectrices funky, lecteurs groovy. Vous sentirez la tension de la violence des Caraïbes avec " Boca " (n°6), chanté par Anthony Joseph. L'album se termine en une orgie rythmique et sonore sur l'envoi final de " Jazz Carnival " (n°11).

La rythmique tourne du feu de Zeus, les souffleurs, déjà célébrés par ailleurs sur ce blog, ont le Diable au corps. Les invités ajoutent leurs épices à ce savoureux gumbo. Musique à consommer sans modération.

A savourer sur scène à Paris en France, au New Morning le mercredi 20 juin 2018 à 20h30

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