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Le Jazz italien pour Amatrice. Concert de solidarité à Paris le 2 décembre 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Généreuses lectrices, munificents lecteurs, le récent tremblement de terre qui a frappé le village d'Amatrice, dans le Parc naturel du Gran Sasso, le 24 août dernier, n'a pu vous échapper.

Depuis lors, 600 musiciens de Jazz italiens se sont mobilisés renonçant à leurs cachets pour offrir 110 000€ dédiés la reconstruction.

En France, Jazzmen italiens et français se retrouveront le vendredi 2 décembre 2016 à partir de 19h dans l'Institut culturel italien de Paris, 50 rue de Varennes, 75007 Paris, France.

Entrée avec donation à partir de 30€. Réservation sur le site de l'Institut culturel italien de Paris.

Les fonds seront versés pour la reconstruction du théâtre-cinéma " Giuseppe Verdi " à Amatrice.

A l'initiative du pianiste italien Nico Morelli, seront réunis notamment Emmanuel Bex, Michel Portal, Olivier Temime, Paolo Fresù, Flavio Boltro, Denis Leloup, Mauro Gargano, Stéphane Kerecki, Mike Ladd, Michèle Hendricks, André Cecarelli, Antoine Banville, Minino Garay.

Au plaisir de vous y rencontrer, généreuses lectrices, munificents lecteurs.

 

La photographie d'Emmanuel Bex est l'oeuvre de l'Invisible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

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Enfin! Marc Benham en quartet au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Enfin!

Marc Benham Quartet

Le Sunside

Pairs, Ile de France, France

Lundi 31 octobre 2016. 21h.

Marc Benham : piano

Youen Cadiou : contrebasse

Jeff Boudreaux : batterie

Quentin Ghomari : trompette

Après un album solo nommé " Herbst ", un concert solo à Annecy (74), un album solo " Fats food " en hommage à Fats Waller, voici qu’enfin je vais écouter Marc Benham en quartet jouer Fats à sa façon.

Jeff Boudreaux commence par faire rouler ses tambours aux balais puis aux maillets. Tout à coup, ça s’agite avec la trompette en wah wah et le piano joué en stride. Le jeu du quartet oscille entre le jazz contemporain et le swing, d’une manière plus directe que Franco d’Andrea. J’entends même des influences classiques voire baroques.

Une sorte de marche cool qui balance. Ca sonne bien funky. Jeff Boudreaux tient le rythme au bout de ses baguettes. La trompette reprend par un chant victorieux. Le pianiste rajeunit le stride. L’héritage de La Nouvelle Orléans s’entend chez Jeff Boudreaux. Normal il est natif de Bâton Rouge en Louisiane.

Le trompettiste met une grosse sourdine et le quartet part en ballade, avec le batteur aux balais pour faire les choses proprement. La sourdine est ôtée et le batteur revient aux baguettes. Ca swingue. Duo contrebasse/trompette tranquille. Un nouveau dialogue suit entre pianiste et batteur (balai main gauche, batterie main droite). Ca frotte et ça cliquète. Le quartet repart puis tout s’arrête pour un solo de piano stride modernisé. C’était « The Sheik of Araby », composition de Fats Waller dédiée à une ville de la banlieue de La Nouvelle Orléans. Il y a du pétrole en Louisiane. Tout s’explique.

PAUSE

Le pianiste attaque par un Blues. Jeff aux balais.

Un ou deux morceaux que Fats Waller ne connaissait pas (Marc Benham). Solo de piano creusant le grave. Ca tourne. Morceau plutôt funky avec trompette wah wah puis ouverte. Ce swingue, sapristi ! Ca repart en ballade avec le batteur aux balais. La trompette monte en intensité émotionnelle. Beau solo de contrebasse qui devient plus grave et plus bondissant en avançant. C’était un medley de «  Portrait of Wellman Braud » (contrebassiste considéré comme l'inventeur de la walking bass) extrait de « New Orleans Suite » de Duke Ellington puis un morceau de Youen Cadiou pour finir par « Bourbon Street Parade ».

Batteur aux balais. Rythmique tranquille à la Erroll Garner. Très Blues. Le pianiste sonne à la Basie. Peu de notes, jouées relax. « En attendant le jour » (Sidney Bechet).

Pour la première fois de ma vie, je vois un trompettiste jouer de la trompette à coulisse. Je connaissais le trombone à coulisse et à pistons, la trompette à pistons mais j’avoue que j’ignorais l’existence de la trompette à coulisse. Faute. Cela demande une précision d’horloger jurassien dans le jeu. Quentin Ghomary en est capable. Superbe duo piano/trompette pour un classique revisité «  Petite fleur » de Sidney Bechet. «  La plupart des saxophonistes bavardent. Sidney Bechet, lui, vous parle » (Jean Cocteau). C’est dans cet esprit que ce morceau fut joué.

Retour au quartet et à la trompette wah wah. Un peu de stride, pardi ! Solo de batterie aux baguettes. « Greentigo » (Youen Cadiou) soit « Vertigo » en français.

« Les barricades mystérieuses » (François Couperin). Un morceau pour clavecin du Grand Siècle joué en piano solo par un Jazzman. Le thème est bien reconnaissable mais Marc le dérègle en y injectant des syncopes, des décalages propres au Jazz. Retour au thème pour le final.

Le quartet repart sur un classique de Fats Waller « Honeysuckle rose ». Trompettiste à la sourdine Harmon. Bien joué dans l’esprit.

PAUSE

Arrivée de 2 invités surprise du groupe The Mr Days

César Poirier : saxophone alto

Mario Ponce Enrile   : chant 

La salle s’est vidée. Il reste quelques irréductibles dont ma pomme et deux amis. Certes nous sommes un lundi soir mais le mardi 1er novembre est férié.

Le quartet devenu sextet finit par des classiques de Fats Waller.

«  Willow weep for me », « Ain’t mishebavin » (en français, " Je ne trompe pas ma femme "), «  On the sunny side of the street » et « Just one of those things ». C’est la fête finale. La joie règne sur scène et dans la salle. Ca fait du bien par où ça passe. Ca ne fait pas de mal de se faire du bien et c’est très bon pour ce que nous avons.

 

Vous trouverez des extraits sonores de l'album  " Fats foodICI.

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Jean-Philippe Scali feat. Glenn Ferris " Low down "

Publié le par Guillaume Lagrée

Jean-Philippe Scali

featuring Glenn Ferris

" Low Down "

Gaya Music. Socadisc.

sorti le 4 novembre 2016

Jean-Philippe Scali: saxophone baryton, compositions

Glenn Ferris: trombone, compositions (3,4)

Frédéric Nardin: piano, orgue Hammond B3

Samuel Hubert: contrebasse

Donald Kontomanou: batterie

Concert de sortie à Paris, au Studio de l'Ermitage, mardi 6 décembre 2016 à 21h.

Lectrices suaves, lecteurs souples, lorsque vous ajoutez un instrument moelleux, le trombone, à un instrument moelleux, le saxophone baryton, les deux étant conduits par des artistes dotés d'une moelle solide, Jean-Philippe Scali et Glenn Ferris, secondés par une rythmique aussi huilée qu'un moteur de Pacific 231, que croyez vous qu'il advient?

Un éloge du grave, dans le son, pas dans le sentiment. Ca tient chaud, ça groove, ça swingue, même " Purge " (n°3) n'en est pas une.

La musique est sous forme de blues mais policé, urbain même. Quand Glenn Ferris prend la main, ça groove plus . Cf le final de " Reflections " (n°4). Accompagner Stevie Wonder à 20 ans, ça marque à vie. Dans la section de cuivres de " Songs in the key of life " (Motown, 1976), il y a Glenn Ferris.

Eux, comme moi, vénèrent Charles Mingus. Pour conclure, ils jouent donc " Goodbye pork pie hat " (n°10). composé en hommage à un saxophoniste ténor, Lester Young.

Un album aussi agréable à danser qu'à écouter. Profitez de  " Low down ", lectrices suaves, lecteurs souples.

La photographie de Glenn Ferris est l'oeuvre du Tonitruant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDEZ

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDEZ

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" JAZZOO. Jasons avec les animaux! " Oddjob

Publié le par Guillaume Lagrée

" JAZZOO 

Jazzons avec les animaux "

Oddjob

Little Village. Harmonia Mundi. 2015.

Oddjob est composé de

Goran Kajfes: trompette

Per " Rusktrask " Johansson: sax alto, flûte, clarinette basse, guimbarde

Daniel Karlsson: piano et claviers

Peter Forss: contrebasse

Janne Robertson: batterie

Lectrices bonnes mères de famille, lecteurs bons pères de famille, vous qui souhaitez transmettre la flamme du Jazz à vos descendants, faites leur écouter sans désemparer " Jazzoo. Jazzons avec les animaux " du groupe suédois Oddjob.

Oddjob ne désigne plus seulement le dangereux domestique coréen de Goldfinger, adversaire de James Bond, mais aussi un groupe de Jazz suédois. C'est le progrès et rien ne l'arrête.

Le projet de Jazzoo est simple. Chaque morceau est le portait d'un animal, tout comme Duke Ellington écrivit des portraits de ville ou de musiciens. Les morceaux sont courts, ludiques, adaptés à l'écoute enfantine. Ils décrivent des animaux à poils et à plumes, à écailles même, qui courent, nagent, volent, rampent ou bondissent. 

Je ne vous dirai pas de quels animaux il s'agit. Il est plus amusant de deviner.

Assemblez plusieurs générations, de la nouvelle à l'ancienne, munissez chaque auditeur d'un papier et d'un crayon et demandez leur toute leur attention. Pour chacun des 13 morceaux, il faut écrire de quel animal il s'agit. Pas de triche, pas de copie sur le voisin, je vous prie. Le gagnant ou la gagnante, celui ou celle qui aura trouvé le plus de bonnes réponses, aura gagné, outre l'admiration du cercle de famille réuni, un rab de gâteau au chocolat, une corvée ménagère en moins, le droit de lire le livret illustré qui orne l'album et, mieux encore, d'aller voir et écouter ce programme en concert avec diffusion d'un dessin animé qui illustre la musique.

Deux indices. Un seul animal domestique figure sur cet album, proche cousin du jars, aussi bavard , avec aussi mauvais caractère et aussi mufle envers les Dames et Demoiselles de son espèce. Si vous savez quel animal représente le Blues en français, vous le trouverez aisément aussi.

Même si, en fidèle disciple du philosophe américain WC Fields, vous détestez les enfants et les animaux, la joie de Jazzoo vous saisira. Si ce n'est pas le cas, votre cas est désespéré. Allez vivre en ermite dans un désert, ce sera mieux pour vous et vos congénères de l'espèce humaine.

Jazzoo sera en concert en France en novembre 2016:

- vendredi 25 novembre à 20h00 : Chapelle Corneille-Auditorium de Normandie à
Rouen, Seine Maritime, Normandie.Spectacles pour les scolaires à 10h et 14h.
- dimanche 27 novembre à 17h00 : Théâtre d’Hérouville-Comédie de
Caen
, Calvados, Normandie. Spectacles pour les scolaires lundi 28 novembre à 10h et 14h;

 

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Merci aux 100 000 lecteurs du Jars jase jazz

Publié le par Guillaume Lagrée

Honorables lectrices, respectables lecteurs, depuis la création de ce blog le 4 juillet 2009, vous êtes 100 038 à en avoir parcouru les 1186 articles, lisant en moyenne 1,647 page et voyant au total 164 795 pages.

Merci beaucoup pour votre insatiable curiosité.

Un merci plus grand encore aux 32 fidèles abonnés de ce blog.

Le plus ancien d'entre eux, abonné depuis 2009, est le photographe exclusif de ce blog, l'Excellent Juan Carlos HERNANDEZ. Son talent est à louer et ses oeuvres à vendre.

Sans ses belles images, ce blog serait bien laid. A lui aussi, grand merci.

Le logo et le bandeau de ce blog mêlent habilement les Contes de ma mère l'Oye et Sonia Delaunay. Ils sont l'oeuvre de la Créatrice Elisabeth Führer. N'hésitez pas à faire appel à ses talent(muséo)graphiques, honorables lectrices, respectables lecteurs.

Pour fêter cela, écoutons le Bison, le Boss du ténor, le saxophoniste Sonny Rollins.

Né en 1930, Sonny Rollins est toujours en vie mais a cessé de jouer car il n'en est plus physiquement capable.

Il nous a tant donné que nous disposons d'heures de musique enregistrée pour profiter de son oeuvre. Profitons en pour lui rendre hommage de son vivant.

 

La photographie de Sonny Rollins est l'oeuvre de l'Epatant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

 

Merci aux 100 000 lecteurs du Jars jase jazz

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Martial Solal & Dave Liebman : bonnes ondes à la Maison de la Radio

Publié le par Guillaume Lagrée

Martial Solal & Dave Liebman

Studio 105. Maison de la Radio

Paris, Ile de France, France

Samedi 29 octobre 2016. 20h.

Concert enregistré pour l'émission " Jazz sur le vif " sur France Musique.

 

Martial Solal: piano, compositions

Dave Liebman: saxophones ténor et soprano, flûte, compositions

 

Lectrices impitoyables, lecteurs implacables, j'implore votre pardon. Cette chronique a été réalisée dans les conditions du direct, c'est à dire dans l'obscurité. Mes notes sont quasiment illisibles. Mes propos  seront donc bien pauvres eu égard à la richesse de cette musique.

Après les concerts de lancement en club à Paris, au Sunside, en décembre 2015, voici que Martial Solal reçoit de nouveau Dave Liebman sur scène, dans le cadre hémisphérique et acoustique du studio 105 de la Maison de la Radio.

Merci à Jean-Charles Richard , saxophoniste et flûtiste français, disciple de Dave Liebman, d'avoir contribué à créer ce duo.

Martial Solal est né en 1927, Dave Liebman en 1947. Au plus jeune des deux de se déplacer, c'est bien normal.

 

Ils commencent par un standard. Ca joue tout de suite. L'air est reconnaissable même si, joué comme cela, c'est inimitable. Ils jouent assis et nous font planer dans les hautes sphères de la musique. Mieux encore, ils jouent sérieusement sans se prendre au sérieux. Le thème disparaît puis réapparaît au gré de leurs fantaisies conjuguées. C'était " Invitation " que Martial Solal jouait en duo avec Lee Konitz il y a 40 ans.

 

" Stella by starlight " à la demande de Dave Liebman.  " Un morceau que j'ai joué 3 millions de fois il y a 50 ans " se plaint Martial Solal. Martial Solal introduit le thème puis le déforme à sa main. Il pilote le duo, prenant les solos et relançant Dave Liebman d'un geste ou d'un regard.

 

" In and out " (Martial Solal) tiré de l'album éponyme du duo Martial Solal&Johnny Griffin.

Une valse écrite par Dave Liebman pour une petite fille blonde, Heather. D'après Martial Solal, ça commence en do majeur et finit de même. Entre les deux, c'est du remplissage. C'est surtout rempli d'émotion, d'élégance, d'attention pour cette enfant qui vit et danse. 

PAUSE

Sax ténor. Démarrage en duo sur un standard. Je le reconnais car Stan Getz le jouait en duo avec Kenny Barron quelques mois avant de mourir. " Night and day " (Cole Porter).

" Satin Doll " (Duke Ellington). Duke Ellington a dit du bien de Martial Solal, un pianiste rafraîchissant selon ses termes. Avec ce duo, la poupée de satin devient acidulée. Ca devient une sauce aigre douce, l'aigre étant joué par le sax soprano, le doux par le piano. De vraies chinoiseries comme disait Louis Armstrong à propos du Be Bop.

" Vous ne savez pas où nous allons, n'est ce pas? Nous non plus " (Dave Liebman). Nous voilà rassurés. Martial Solal tourne la partition dans plusieurs sens comme s'il ne savait par quel bout la prendre. Dave Liebman a pris une flûte pour jouer sa composition " Chaosmos ". Martial distille son accompagnement avec parcimonie, la flûte aigrelette orne le silence de ces espaces infinis qui effrayaient Pascal (le philosophe, pas le grand frère). Nous planons.

  " Summertime ", standard de Georges Gershwin immédiatement reconnaissable au piano. Martial Solal est toujours aussi rafraîchissant. Dave le joue au soprano dans une tonalité inusitée. C'est le meilleur moyen d'être frais sur un thème rebattu me confie le pianiste Marc Benham, mon voisin attentif lors de ce concert. A ma droite. A ma gauche, l'autre voisin trouve que décidément ces musiciens auraient dû répéter au lieu de chercher leur place en plein concert. En fait, toute leur vie, Martial Solal et Dave Liebman ont répété pour ce concert. C'est la somme de leurs savoirs et de leurs vécus qui leur permet d'être si libres ce soir même sur Summertime dont la version chantée par Louis Armstrong et Ella Fitzgerald est connue même de ceux qui n'aiment pas le Jazz. Un moment de compassion pour ceux qui n'aiment pas le Jazz, s'il vous plaît.

Le reste de mes notes est illisible pour moi qui en suis l'auteur. Ne souhaitant pas embaucher d'archiviste paléographe, cette chronique fragmentaire s'arrête ici. Il y eut 2 rappels. " Inutile d'insister. Vous n'aurez pas le dernier mot " nous dit Martial Solal avant le 2e.

Des standards, des compositions, des fausses fins, des gags, du piano, du saxophone soprano et ténor, de la flûte, de l'imagination, une maîtrise technique toujours au service du discours, une imagination sans borne, une empathie entre les musiciens et avec le public, tels furent les ingrédients de ce concert.

Heureusement pour moi et pour vous, impitoyables lectrices, implacables lecteurs, tout cela fut enregistré. Attendons donc la diffusion de ce concert sur France Musique voire une sortie d'album pour nous en régaler à loisir, étudier cette musique étourdissante de fantaisie.

Martial Solal a 89 ans, Dave Liebman, 69. L'âge n'est pas une question d'état civil mais d'état d'esprit.

 

 

 

La photographie de Martial Solal est l'oeuvre de l'Eminent Juan Carlos HERNANDEZToute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Composition de Martial Solal. Ne croyez pas deezer!

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Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour novembre 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices assidues, lecteurs sérieux, c'est avec ma partialité habituelle que je vous propose une sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour novembre 2016.

Pour un agenda exhaustif, voyez Citizenjazz

Festivals d'automne:

- Jazz au fil de l'Oise se poursuit dans tout le Val d'Oise, en Ile de France, tout le mois de novembre 2016. Pour les cats des villes et les cats des champs.

- A  Antony, Hauts de Seine, festival Place au Jazz du mardi 15 au dimanche 27 novembre 2016.

- A Paris, festival Jazz n Klezmer du mardi 8 novembre au jeudi 1er décembre 2016

- A Paris, le festival Soleart aura lieu du mardi 8 au mercredi 30 novembre 2016. Je ne connais aucun des artistes. Bonnes découvertes.

- A Paris, le Blue Note festival du mardi 15 au mardi 22 novembre avec Robert Glasper Experiment et Charles Lloyd, le saxophoniste qui lança Keith Jarrett et que Michel Petrucciani relança.

- A Paris, le festival Jazzycolors réunit du jeudi 3 novembre au jeudi 1er décembre des Jazzmen des 4 coins du monde venus jouer dans les 25 centres culturels organisateurs de l'événement parrainé par le pianiste Bojan Z

- A Paris, au Centre Wallonie Bruxelles, Be.Jazz!, le festival du Jazz belge francophone les samedi 17, jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2016, une fois.

 

Autour de midi et minuit:

- Mercredi 23 à 22h: Michel Goldberg Quartet. De nombreux saxophonistes français se sont formés à la méthode Goldberg. 

- Vendredi 25 à 22h: Hervé Meschinet Quartet. Saxophones, flûtes, Hervé Meschinet sait tout faire et il le fait bien.

New Morning

Le New Morning fête ses 35 ans.

Jeudi 3  à 20h30: Tony Allen tribute to Art Blakey. Le père de l'Afro Beat, batteur de Fela pendant 15 ans (1963-1978), rend hommage au premier batteur de Jazz noir américain à s'être rendu en Afrique, dès les années 1940 et avoir enregistré avec des musiciens Africains, Nigérians même ( " The African beat ", Blue Note,  1962). Sauf avis médical formel, il est interdit de ne pas bouger sur la musique.

Vendredi 4 à 20h30: Tony AllenFullfil for life " . Tony Allen remet le couvert pour jouer son dernier album;

Mardi 8 à 20h30: Hot 8 Brass Band. Une fanfare funk de la Nouvelle Orléans; Faites le plein de chaleur avant l'hiver.

Mercredi 9 à 20h30: The Bad Plus. Un trio acoustique piano/contrebasse/batterie qui adore les rythmes électroniques et la France.

Samedi 26 à 20h30: Fred Pallem et le Sacre du Tympan. " Soul cinema ". Lectrices mélomanes, lecteurs cinéphiles, retrouvez vous à ce concert pour faire la fête ensemble.

Duc des Lombards

Lundi 7 et mardi 8 à 19h30 et 21h30: Steve Kuhn Trio. Attention, grand pianiste en vue!

Mercredi 16 et jeudi 17 à 19h30 et 21h30: Donny Mac Caslin " Black Sax ". Un hommage à David Bowie par son dernier saxophoniste.

Péniche Marcounet

- Mardi 1er à 20h: Gilles Clément Trio. Un guitariste français dans la lignée de Wes Montgomery. Bien agréable

- Mardi 22 à 20h: William Chabbey Trio. Un guitariste français, Savoyard même, dans la lignée de Grant Green et Kenny Burrrell. Délectable.

Studio de l'Ermitage

Mercredi 9 et jeudi 10 à 20h30: Itamar Borochov Quartet. Concerts de lancement du nouvel album " Boomerang " célébré sur ce blog.

Mardi 22 à 20h30: Daniel Zimmerman. Concert de lancement du nouvel album " Montagnes russes " louangé sur ce blog

Mercredi 23 à 20h30: Matthieu Marthouret Bounce quartet. Concert de lancement du nouvel album " Contrasts " fêté sur ce blog.

Théâtre Trévise

Mercredi 16 à 20h: Rimendo rend hommage à Boris Vian. Un spectacle familial pour amoureux du Jazz et de la chanson française.

Philarmonie de Paris:

- Mardi 29 à 20h30: Wayne Shorter quartet. Si vous n'avez pas votre place, sachez que le concert affiche complet.

Sunset-Sunside

Vendredi 4 et samedi 5 à 21h30 au Sunset: Gilad Hekselman trio. Excellent guitariste israélien basé à New York.

Mardi 8 à 20h30 au Sunside: Paul Jarret " Emma ". Le guitariste franco-suédois raconte l'immigration suédoise aux USA vers 1900.

Mercredi 9, jeudi 10, vendredi 11, samedi 12 à 21h au Sunset: Ben Sidran quartet. Pianiste et animateur radio new yorkais. Si vous avez une New Yorkaise à sortir à Paris, pour qu'elle se sente comme à la maison, emmenez la écouter Ben Sidran. J'ai essayé. Ca marche.

Mercredi 16 à 21h au Sunside: un double mixte magique avec Dan Tepfer (piano) et Camille Bertault (chant). Dan Tepfer est un jeune Géant du piano déjà maintes fois célébré sur ce blog. Quant à Camille Bertault, elle chante, scatte, swingue et groove en français. Mimi Perrin peut reposer en paix. La relève est assurée.

Jeudi 17 à 19h30 au Sunside: Matthieu Donarier Trio avec Manu Codjia (guitare) et Joe Quitzke (batterie). Esprits frileux s'abstenir.

Samedi 19 à 21h30 au Sunside: Julian Lage trio. Guitariste acoustique made in USA.

Lundi 21 à 21h au Sunset: Dave Douglas & Frank Woeste Quartet. Pour les aventuriers du son.

Mercredi 30 à 20h30 au Sunset: Pierre Durand " Roots " quartet pour jouer son nouvel album " Libertad ".

Le Trianon

- Vendredi 11 novembre à 20h30, Stanley Clarke Band, le premier bassiste aussi virtuose sur une contrebasse que sur une guitare basse électrique. Le prix des billets est à la hauteur du son du bonhomme: énorme mais pas inaccessible.

Le Triton, Les Lilas (93; métro Mairie des Lilas):

Jeudi 10 à 21h: trio CAB soit Canonge Mario (Martinique, piano), Adriano DD (Brésil, percussions), Blick Bassy (Cameroun, guitare et chant). Pour voyager dans les musiques noires, d'Afrique en Amérique, laissez vous conduire par CAB.

Vendredi 11 et samedi 12 à 21h. Fêtez la Victoire et l'Armistice avec le trio Romano/Sclavis/Texier.

La photographie de Matthieu Marthouret est l'oeuvre de l'Infatigable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

 

 

 

 

 

 

Matthieu Marthouret par Juan Carlos HERNANDEZ

Matthieu Marthouret par Juan Carlos HERNANDEZ

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" Boomerang " Itamar Borochov

Publié le par Guillaume Lagrée

" Boomerang "

Itamar Borochov

Album produit par Laborie Jazz.

Sorti le 7 octobre 2016

Itamar Borochov: trompette, compositions

Michael King: piano

Avri Borochov: contrebasse

Jay Sawyer: batterie

Tournée européenne de lancement de l'album en novembre 2016:

- Amsterdam, Pays-Bas, LJG, dimanche 6 novembre

- Sarrebrück, RFA, mardi 8 novembre

- Paris, France, Studio de l'Ermitage, mercredi 9 et jeudi 10 novembre

- Limoges,France,  festival Eclats d'émail, vendredi 11 novembre

- Marseille, France, Le Cri du Port, jeudi 17 novembre

- Londres, Angleterre, London Jazz Festival,  samedi 19 et dimanche 20 novembre

Lectrices internationalistes, lecteurs cosmopolites, il n'a pas échappé à vos esprits avisés qu'Israël est devenu une des sources majeures de créativité du Jazz actuel. Des musiciens y naissent, y grandissent, puis, une fois leur service militaire accompli, s'installent à New York. 

Nouvel exemple avec le trompettiste et compositeur israélien Itamar Borochov, installé à New York depuis 2007.

L'heureux homme joue avec son frère à la contrebasse et deux Américains au piano et à la batterie.

La musique est métisse. Cet homme a suivi une formation classique, a écouté religieusement Louis Armstrong, Miles Davis et John Coltrane, suit les groupes de rock new yorkais, a voyagé en Afrique (Gabon, Bénin, Mali).

De Louis Armstrong, il a retenu la puissance, le brillant et le swing. De Miles Davis, la retenue et le goût de la note juste. De John Coltrane, le souffle lyrique mais sans le mysticisme.

Il mélange jazz, chaabi, gnawa, classique avec une aisance confondante.

Le trio le propulse du premier morceau qui est une introduction " Tangerines " (1) au dernier " Prayer " (10) qui est une conclusion. 

Ce quartet nous raconte une vraie histoire avec un début, des épisodes et une fin. Quand " Ca va bien " (8), ça va vraiment bien. L'influence du classique est audible par exemple dans " Wanderer Song " (9) avec un souffle lyrique époustouflant.

Bref, vous l'avez compris, lectrices cosmopolites, lecteurs internationalistes, l'album " Boomerang " (aucun morceau de ce titre sur l'album d'ailleurs) est un outil de paix et de joie.

En novembre 2016, que vous soyez à Amsterdam, Sarrebrück, Paris, Limoges, Marseille ou Londres, vous aurez la chance d'écouter le quartet d' Itamar Borochov sur scène. Etant donné la chaleur qu'il dégage en studio, qu'est ce qu'il doit donner en concert!

 

 

 

 

 

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BFG vaccin contre l'ennui

Publié le par Guillaume Lagrée

BFG

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Samedi 21 octobre 2016. 21h.

BFG est composé de

Bex Emmanuel: orgue Hammond

Ferris Glenn: trombone

Goubert Simon: batterie

 

Concert diffusé en différé dans l'émission " Jazz Club " d'Yvan Amar sur France Musique. La date de diffusion reste à déterminer. Affaire à suivre.

 

Glenn Ferris commence avec un son feutré. Il souffle comme le vent frais qui fait balancer doucement les palmes des arbres. Le trio attaque d'un coup. C'est bien " Take Five " de Paul Desmond avec un swing plus énergique que l'original. Le morceau le plus vendu de l'histoire du Jazz. Parfois, le clavier sonne comme un orgue Hammond, parfois comme un clavier électronique. Pourtant, c'est le même instrument et le même homme aux manettes, Emmanuel Bex. Allez comprendre. Et derrière, Simon Goubert vole, virevolte, cliquète et soutient sans faille.

 

" Fa Dièse " (Emmanuel Bex). Montagnes russes musicales. Ca monte, ça descend. Ca grogne et ça fume aussi car le train est à vapeur. Bex fait un solo de basse à l'orgue soutenu par Goubert aux balais. Joli decrescendo. Bex s'amuse avec son Vocoder. Goubert reprend les baguettes pour faire rouler les tambours. " Fa Dièse " se joue en si bémol comme son titre l'indique.

 

" Le sourire de Babik " composé par Simon Goubert en hommage à Babik Reinhardt, fils de Django, lui aussi guitariste avec qui Simon et Emmanuel vécurent de belles années de musique. Chants d'oiseau dans la forêt. Souffle doux du trombone. On se croirait au bord de l'eau, à Samois sur Seine, là où reposent les Reinhardt quand ils ont fini de voyager et là, où chaque année, depuis 1968, un festival de guitare célèbre la mémoire de Django Reinhardt. La Seine coule majestueuse entre les arbres de la forêt de Fontainebleau. Bel hommage plein de chaleur et d'amitié. La batterie est malaxée aux balais alors que l'orgue ronronne. A part une dame qui lit en écoutant, le public est captivé. L'orgue sonne à la fois ecclésiastique et swinguant. Le sourire de Babik flotte dans l'air.

 

" Blue Hawk " (Thelonious Sphere Monk). Un hommage au " Black Hawk " club de San Francisco où Monk joua et fut enregistré en concert  en quintette en 1960 " at the Black Hawk ". Ca balance tranquille. C'est un Blues assurément. Premier solo de batterie aux baguettes. Plutôt un break pour relancer la machine. Bex nous sort des sons cosmicomiques.

 

" Ethnique " (Emmanuel Bex). Un morceau énergique. Le batteur martèle aux baguettes. Le trombone barrit comme un éléphant joyeux. Bex chantonne et le tout balance bien. Le public bat la mesure des pieds, de la main, de la tête, alouette. Glenn Ferris et Emmanuel Bex jouent les animaux d'une jungle imaginaire revisitant l'esprit du Jungle Style de Duke Ellington dans les années 1920. Ils s'amusent bien et nous aussi.

 

Je rassure ma charmante voisine américaine qui parle un français hésitant mais compréhensible. Ce n'est pas la fin du concert, juste de la première partie.

 

PAUSE

 

Bex redémarre tout en douceur. Ferris en wah wah à l'ancienne avec la sourdine. Belle alliance de timbres alors que les cymbales vibrent caressées par les baguettes de Simon Goubert. Belle ballade. Ca balance tranquillement alors que Glenn Ferris joue maintenant à pavillon ouvert.

 

" Lightnin'up  (if You can) " (Glenn Ferris). Selon le compositeur lui même, cela signifie " Soyez cool si vous le pouvez ". Effectivement, cela balance de façon plutôt cool. Simon Goubert est aux balais. Ca groove sérieusement. Ca pulse de plus en plus fort. Après un léger déchaînement, le trio reprend et termine par le petit air cool du début.

 

" Sometimes I feel like a motherless child ", un classique du gospel dont Louis Armstrong donna une version immortelle sur son album " Louis and the Good Book ". Louis Armstrong était orphelin de mère. Il vivait ce qu'il chantait. Ilsa attaquent fort puis jouent le thème tout en douceur, entre orgue et trombone. Le batteur est aux balais et Bex chantonne l'air avec son Vocoder. Ca devient une plainte incandescente tout en restant funky.

 

" Mister Sanders " hommage de Simon Gobert à Pharoah Sanders. Le batteur commence. C'est son morceau. Joli travail aux baguettes sur les peaux des tambours. Ca crépite doucement. Il tape plus fort et souffle sur les braises. La musique s'embrase. La batterie dépote et l'orgue avance droit devant. Très beau duo. Le trombone redonne de la voix.

 

 

PAUSE

 

" Expressour " (?). En effet, c'est expressif et dynamique. Toujours punchy. Les derniers irréductibles spectateurs ont passé le cap de minuit grâce au BFG. Il n'y a pas école le lendemain et le métro ferme à 2h du matin. C'est jouable.Chaque musicien est compositeur et prend la parole sur scène. C'est dire l'esprit démocratique qui règne dans ce trio. Rien de primaire entre ces élus. Beau duo énergique batterie&orgue.

 

" La belle vie de Maurice " hommage d'Emmanuel Bex à Maurice Cullaz. Avec la voix trafiquée par le Vocoder pour commencer puis l'orgue qui commence lentement et majestueusement. La musique crépite doucement. Le trombone vient ajouter son souffle et sa rondeur. " La belle vie de Maurice " est un morceau magnifique, disons le. Superbement interprété de plus. Le trio ronronne comme un gros chat repu. Des spectateurs sont partis mais d'autres arrivent pour les remplacer.

 

" The Coaster " (Grachan Moncur III). Une composition de tromboniste (Album " Expansion " de Grachan Moncur III, Blue Note, 1963). C'est l'histoire d'un type qui se ballade sur la plage et longe la côte d'après Emmanuel Bex. C'est une explication. Un morceau qui swingue énergiquement. Les nouveaux arrivants apprécient manifestement. Ca pulse sapristi! Sur l'album original, Tony Williams est à la batterie. " Tony Williams ne joue pas le tempo, il joue la pulsation " (Eric Dolphy). BFG vaccin contre l'ennui, garanti sans effet secondaire, validé par l'Académie de Médecine, l'Académie des Sciences et l'Académie des Arts et Belles Lettres. Un spectateur passionné mime le batteur pendant son solo. La maman du batteur est toujours là debout pour l'écouter, l'admirer et l'applaudir.

 

" On va jouer pour évacuer tous les mauvais esprits qui nous enfermement en ce moment " annonce Glenn Ferris. Le trombone grogne et l'orgue scintille. Ca groove avec retenue. Le batteur ponctue légèrement sur les cymbales. Ils envoient des bonnes vibrations dans un esprit churchy, soulful comme disent les Américains. Duo batterie&orgue avec une grosse basse derrière les clignotants de l'aigu.Le trombone repart. Glenn Ferris, l'Américain de la bande, ponctue de " Oh Yeah " bien graves et bien sentis. Glenn Ferris se remet debout pour réattaquer au trombone à pleins poumons dans l'enthousiasme général. Ca grogne et gronde, nom d'un petit bonhomme. C'était " Push " tout simplement. Rien à voir avec la chanson homonyme de Prince, bien funky elle aussi. Un dernier " Oh Yeah " pour finir.

 

" Shutterbug " (JJ Johnson), une composition d'un tromboniste, l'homme à qui ce blog est secrètement dédié. Un morceau hard bop  rapide et énergique pour finir.

 

Ill est 1h du matin. Le concert s'arrête là. J'explique à ma charmante voisine américaine que le concert est vraiment fini car le métro parisien, lui, s'arrête à 2h du matin le week end. Elle trouve cela intelligent. Elle est venue de Chicago, Illinois, USA, exprès pour ce concert et n'a pas regretté le voyage. Elle a trouvé que les deux premières parties sonnaient plus européennes et la 3e plus américaine; Elle a aussi remarqué que Glenn Ferris n'a pas le même accent en français que moi et qu'il pourrait donc bien être américain. En effet, il l'est, né à Hollywood, California, USA en 1956. 

Vous, comme elle, lectrices passionnées, lecteurs enflammés, vous pouvez écouter ce concert  en différé dans l'émission " Jazz Club " d'Yvan Amar sur France Musique. Profitez en. C'est libre.

 

La photographie de Glenn Ferris est l'oeuvre de l'Incoercible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDez

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDez

Composition de Glenn Ferris. Ne croyez pas deezer!

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Rimendo fait vivre Boris Vian au Théâtre Trévise

Publié le par Guillaume Lagrée

Rimendo joue Boris Vian

Théâtre Trévise

Paris, Ile de France, France

Mercredi 19 octobre 2016. 19h30.

Rimendo est composé de

Sarah Olivier: chant

Malo Mazurié: trompette

Virginie Peyral: piano

Sylvain Dubez: contrebasse

Nicolas Grupp: batterie

 

Le groupe commence par jouer " Whispering ", un tube des années 1920 (c'est Boris Vian, ingénieur centralien, qui inventa l'usage du mot tube pour désigner une chanson à succès. Un tube métallique c'est un cylindre brillant à l'extérieur et vide à l'intérieur. La parfaite définition de la chanson à succès) ,  sans chanteuse.

La chanteuse arrive pour " Le défilé ". " On n'est pas là pour se faire engueuler, on est là pour voir le défilé ". Chanson d'actualité en France à chaque visite du Roi Zanzibar ou de toute autre sommité internationale. C'est chanté et joué avec l'entrain qui convient.

S'ensuit " La complainte du progrès " chanson satirique envers la société de consommation toujours vraie 60 ans après. " C'est entendu, l'homme du XX° siècle sera un consommateur " (Alexandre Vialatte). L'homme du XXI° siècle l'est encore. D'où l'actualité de la chanson en 2016.

Une chanson triste " Je bois ". Un homme qui noie son mal de vivre dans l'alcool. Chanté par une femme, ça marche aussi.

Retour à la joie, sardonique toutefois avec " La Java des bombes atomiques ".  " Mon oncle, un fameux bricoleur, faisait en amateur des bombes atomiques ". Malo Mazurié est passé de la trompette à un xylophone pour enfant pour souligner le côté dérisoire de la vie humaine que souligne la chanson. Ce qui compte, ce n'est pas la portée de la bombe mais l'endroit ousqu'elle tombe.

Le spectacle est ainsi composé d'une suite de chansons de Boris Vian, certaines connues de mes services comme " Ah si j'avais 1F50 ", la version française de " Whispering " par Boris Vian et  " Le blues du dentiste " immortalisé par Henri Salvador, grand ami de Boris Vian, d'autres inconnues comme " Ne vous mariez pas, les filles " (un rock) que mon épouse apprécia beaucoup même si elle reconnut que, pour elle, c'était trop tard. 

Elles sont arrangées avec goût dans l'esprit années 50 par la pianiste et leader Viriginie Peyral. Le groupe tourne au 1/4 de tour.

Sarah Olivier chante avec émotion, que ce soit dans la joie ou la tristesse. De plus, c'est une belle blonde  comme les aimait Boris Vian qui en épousa une, Ursula.  

Elle céda sa place avec goût pour une chanson qui ne peut être interprétée que par un homme, " Le Déserteur ", chanson qui fut pour la dernière fois interdite en France par le président de la République François Mitterrand en 1990-1991 lors de la Guerre du Golfe, première du nom. Sylvain Dubez quitta sa contrebasse pour la chanter avec conviction, la pianiste et le trompettiste.

La salle, le spectacle et l'horaire conviennent à un public familial. Parents et grands-parents, emmenez y vos enfants et petits-enfants pour leur faire découvrir Boris Vian.

Prochain spectacle Boris Vian de Rimendo au Théâtre Trévise à Paris le mercredi 16 novembre 2016 à 20h.

 

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