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Avichai Ornoy Flûte tout terrain au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Avichai Ornoy

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Jeudi 12 janvier 2017, 21h.

Avichai Ornoy: flûte, compositions, direction

Olivier Hutman: piano

Yoni Zelnik: contrebasse

Tony Rabeson: batterie

 

Concert de sortie de l'album " Sneakin' in "

Intro de contrebasse. Yoni la fait vibrer à la Mingus avec un énorme son bondissant. Tony enchaîne aux baguettes. Ca swingue. Le piano entre dans la danse et la flûte chante. Ca swingue toute de suite, sapristi! La rythmique tourne à plein régime. Ca brille et ça swingue. La rythmique repart avec la contrebasse au cœur du sujet. Final bien funky poussé par la batterie.

1er concert d'Avichai Ornoy dans un club de Jazz à Paris. C'était " Abuyoyo " souvenir du temps où son père le portait sur ses épaules.

" Altoism ", écrit pour la flûte alto. Contrairement au saxophone, la flûte alto est très grande. Ballade. Tempo lent. Batteur aux balais. Délicieuse berceuse. Il y a de l'altruisme là dedans. Ca s'accélère progressivement. avec le batteur aux baguettes. Avichay Ornoy maîtrise son instrument à la perfection. Beau solo de piano, grave et majestueux, porté par la contrebasse et la batterie.

La rythmique repart sur un air bien swinguant. Batteur aux baguettes. Ca fait du bien d'entendre des jazzmen de 2017 qui swinguent, 100 ans après la naissance du Jazz. Les cymbales scintillent sous les baguettes. . La rythmique pousse la flûte qui s'envole. Quelles grandes délices! Je bats la mesure des deux pieds. Excellent signe.

" Ceora " (Lee Morgan). Une sorte de Bossa Nova. Batteur aux balais. Ca balance doucement. Un peu sirupeux. Très habile en tout cas.

" Thinking the unthinkable ". Un nouveau morceau essayé ce soir. Joli duo entre le flûtiste et le batteur aux baguettes.v Stop and go de la rythmique. Ca swingue de nouveau.

PAUSE

Me voici rassuré. Avichai Ornoy assure autant sur scène qu'en studio. C'est dire. Il y a école demain et mon hibernation n'est pas finie. La chronique cesse donc ici.

 

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Fabrice Moreau Quintet: première à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Fabrice Moreau Quintet

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Mardi 10 janvier 2017, 21h.

Fabrice Moreau: batterie, compositions, direction

Matias Szandai: contrebasse

Jozef Dumoulin: piano

Nelson Veras: guitare

Ricardo Izquierdo: saxophone ténor

C'est le premier concert à Paris du quintette du batteur Fabrice Moreau, maintes fois célébré sur ce blog pour ses talents d'accompagnateur (sideman in English). Les compositions sont de lui.

Ca commence funky entre contrebasse et batterie aux balais. Piano et sax s'ajoutent. C'est doux et inquiétant. Le temps est décomposé. Batteur aux baguettes plus énergique mais pas moins subtil. Solo de guitare. Le mystère Nelson Veras. Apparemment c'est simple mais quel guitariste fait autant d'effet avec si peu de mouvement apparent? Au tour du saxo de prendre la main, envoûtant et aspirant. Le piano égrène les notes comme des grains de sable. C'est la première fois que j'entends Jozef Dumoulin sans son orgue magique. Au piano, il sait aussi créer des atmosphères étranges. Musique hallucinogène mais sans effet secondaire. C'est aussi bien joué qu'écrit.

Stop and go entre batterie aux baguettes et guitare. Il y a de l'écoute. Le bassiste ajoute sa pulsation. Petit à petit, les phrases s'allongent. Les musiques s'enchevêtrent pour n'en former qu'une. Le bassiste garde le tempo avec la guitare alors que le piano ralentit et que sax et batterie accélèrent.

Les morceaux sont si neufs qu'ils n'ont pas tous un titre. C'était " Valence " (en Espagne ou dans la Drôme?) suivi maintenant de " Double portrait ".

La rythmique démarre sur un groove tranquille entre le grave du piano et de la contrebasse et les cymbales sous les baguettes. La guitare et le sax ténor ajoutent leur petite danse. Tout baigne. Douce berceuse.

Solo de batterie pour commencer. Le pied martèle doucement la grosse caisse alors qu'il travaille finement les cymbales aux baguettes. Quant à la suite du morceau, je n'ai pas accroché.

Solo de piano bien grave rejoint par la contrebasse à l'archet puis la guitare qui se prend pour un oud. Le sax ténor s'ajoute, suave et langoureux à souhait. Le piano creuse dans le grave. Une mélodie finit par arriver du piano, soufflée par le ténor jusqu'au final. C'était " Ajax ", un hommage au héros de Homère, pas à Johann Cruyff.

" Pensierosa " (pensive en italien). Duo guitare & sax, pensif en effet. Belle résonnance entre piano et contrebasse. Les pensées deviennent agitées avec la rythmique qui secoue le saxophone ténor.

PAUSE

Il y a école demain et c'est ma saison d'hibernation. Ma chronique cesse donc.

« On peut très bien percevoir la trajectoire d’une œuvre, ses points forts et ses points faibles, et ne pas connaître précisément son langage. Pourtant, on perçoit ce qu’elle a à nous dire. Si la musique n’était perceptible que par les gens qui la connaissent, on n’aurait jamais qu’un auditoire très limité.» (Pierre Boulez). Armé de cette pensée d'un compositeur et chef d'orchestre qui détestait le Jazz, je conclue en écrivant que, chez  Fabrice Moreau, l'interprète me convainc beaucoup plus que le compositeur. Avec des compositions plus fortes, j'aurais été encore plus enchanté.

A titre de comparaison, vous trouverez une chronique sans réserve du même concert par Franck Bergerot dans Jazz Magazine.

La photographie de Fabrice Moreau est l'œuvre du Paranormal Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Fabrice Moreau par Juan Carlos HERNANDEZ

Fabrice Moreau par Juan Carlos HERNANDEZ

 

Ne disposant pas de son ou d'image de ce quintette, voici un solo de batterie de Fabrice Moreau au Sunside dans un concert du quintette du contrebassiste Mauro Gargano.

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Adrien Chicot " Playing in the dark "

Publié le par Guillaume Lagrée

Adrien Chicot

" Playing in the dark "

Gaya Music Production

Sortie vendredi 20 janvier 2017

Adrien Chicot: piano, compositions, arrangements (sauf n°8)

Sylvain Romano: contrebasse

Jean-Pierre Arnaud: batterie

Concerts de sortie à Paris au Duc des Lombards jeudi 16 mars 2017 à 19h30 et 21h30.

Lectrices attentives, lecteurs exhaustifs, vous avez noté que je vous ai déjà chanté les louanges du pianiste et compositeur Adrien Chicot pour son album " All In " en 2014. Sur scène, au Duc des Lombards, en 2015, c'était très bien aussi.

On ne change pas une équipe qui gagne. Même trio, même leader, même compositeur, même label et même club pour le concert de sortie.

Le plaisir se renouvelle. Malgré le titre album " Playing in the dark " (n°6), cette musique dégage de la lumière. L'influence de Mac Coy Tyner s'entend mais elle n'est ni exclusive ni limitative.

Un seul standard, " Lush life " (n°8), de Billy  Strayhorn, le deuxième cerveau de  Duke Ellington.

Tout l'album est une préparation mentale pour le morceau final " Sunset with the birds " (n°9). Le trio joue accompagné par le chant des oiseaux puis s'efface pour laisser la place aux seuls oiseaux. Une merveille de douceur et d'élégance.

L'album " Playing in the dark " du trio d'Adrien Chicot sort en plein hiver alors que les jours  rallongent.

Un parfait remède pour attendre le printemps et entendre, de nouveau, les chants amoureux des oiseaux.

En voici 30 secondes pour commencer votre voyage vers le printemps, lectrices attentives, lecteurs exhaustifs.

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Le trio Bex Catherine Romano cadeau de fin d'année

Publié le par Guillaume Lagrée

Bex Catherine Romano

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Mercredi 28 décembre 2016. 21h.

Emmanuel Bex: orgue Hammond

Philip Catherine: guitare électrique

Aldo Romano: batterie

Lectrices raffinées, lecteurs distingués, j'avais clos l'an 2009 avec le trio Bex, Catherine, Romano.  L'an 2015 s'était clos avec le même trio. On ne change pas une équipe qui gagne. Je clos donc l'an 2016 avec les mêmes hommes. Toujours au Sunset à Paris.

Bex commence tout en douceur. Aldo est aux balais. Philip Catherine ajoute quelques notes de guitare élégante. Ca coule de source sûre. Effet immédiat. Les amoureux devant moi se rapprochent déjà. Ca balance tranquille. La musique est plus sage que celle du trio BFG, vaccin contre l'ennui, que j'ai entendu en ce même lieu en octobre 2016. Aldo Romano est passé aux baguettes. Solo d'orgue tout en douceur, en légèreté. Ca chante et ça danse. C'est doux émotionnellement. Le public écoute attentivement sans applaudir le solo. Deux Japonaises sont venues à Paris exprès pour ce concert. Manifestement, elles ne sont pas déçues du voyage. C'était " Dans la forêt ", une composition d'Emmanuel Bex dont le titre correspond bien à la sensation qu'elle donne à l'auditeur.

" Elsa aime " (Aldo Romano). Les cymbales scintillent sous les baguettes. L'orgue et la guitare le rejoignent. Tout cela est joyeux et entraînant. Je reconnais le répertoire du trio. C'est une madeleine de Proust musicale que ce rendez-vous de fin d'année avec le trio Bex, Catherine, Romano, au Sunset, à Paris. Elsa aime joyeusement. Tout  baigne.

" Letter for my mother " (Philip Catherine). Lettre à ma mère pour les francophones forcenés. Apparemment, cet homme aime sa mère. L'affection filiale s'entend. Les amoureux s'en vont. Un autre rendez-vous les attend. " Sinon ils vont faire un scandale ". Qui sont ces ils? Que scandale feraient-ils? Nous ne le saurons jamais et cela n'a aucune importance d'ailleurs. Le trio, lui, déroule tranquillement son tapis sonore. 

S'ensuit un morceau plus énergique. Aldo est aux baguettes. Ca pulse bien. La guitare tranche sur l'ensemble. Ca swingue dur. Solo d'Emmanuel Bex qui creuse le sujet légèrement souligné par les balais d'Aldo Romano. Il en grogne de plaisir, l'animal. Le trio repart. Ca envoie du lourd-léger comme disent les boxeurs. 

" My foolish heart ", un standard. Une ballade. Le souvenir de Chet Baker plane forcément sur cette chanson qu'il chantait si bien. Avec cette instrumentation, Cela change le point de vue. La musique a son âme propre.Comme les deux dames nippones, je hoche la tête en mesure. Cela caresse l'âme. Solo de guitare tout en retenue. Bex y ajoute sa voix trafiquée par le Vocoder, un de se jeux favoris. Le public est ravi. Il reprend la main marchant à petit pas, comme un danseur de java. Retour du trio glissant sur le final.

" Danse pour Victor ", hommage de Philip Catherine à Victor Feldman, pianiste, vibraphoniste, batteur, compositeur, directeur musical britannique, auteur notamment du fameux thème " Seven steps to heaven " immortalisé par Miles Davis. La guitare commence, vive et légère. Aldo Romano ponctue de quelques coups de baguettes et Emmanuel Bex lance une belle sarabande. Le thème joué par la guitare est gracieux à souhait.

PAUSE

Je suis en vacances et n'ai pas à me lever tôt le lendemain. Malheureusement, un coup de barre m'atteint et je ne suis plus en état de profiter d'une si délicieuse musique. Ma chronique cesse donc ici et maintenant.

 

Pour vous faire votre propre idée de ce trio, vous trouverez sous cet article, lectrices raffinées, lecteurs distingués, un bref extrait vidéo de son concert du vendredi 30 décembre 2016 au Sunset.

A titre de comparaison, j'y ajoute un extrait audio de l'album " Poisson nageur " chef d'oeuvre du trio Emmanuel Bex, Gérard Marais, Aldo Romano.

La photographie d'Emmanuel Bex est l'oeuvre du Ténébreux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

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Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour janvier 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices vénérées, lecteurs vénérables, fidèles abonné(e)s au Jazz et à l'électricité, vous avez bien noté que l'an 2017 sera celui des 100 ans du Jazz ou ne sera pas.

L'exposition " The Color Line: Les artistes africains-américains face à la ségrégation " est à voir et à écouter à Paris, au musée du Quai Branly Jacques Chirac, jusqu'au dimanche 15 janvier 2017.

A Paris, au théâtre de l'Atelier, du vendredi 6 janvier au samedi 4 février 2017, " Ce que le Djazz fait à ma Djambe ", un spectacle unissant l'acteur Jacques Gamblin au pianiste Laurent de Wilde et à ses musiciens.

Voici ma sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour janvier 2017. Pour un agenda exhaustif, voyez celui de Paris Jazz Club.

Le festival de janvier 2017 en Ile de France est, comme chaque année en janvier depuis 25 ans, Sons d'hiver dans le Val de Marne (94). Ce festival mérite bien le jeu de mots subtil de son titre. En 2017, il fête les 100 ans du Jazz.

Au programme du vendredi 13 janvier au dimanche 5 février 2017: vendredi 13 janvier à 20h30 au Kremlin Bicêtre, Nasheet Waits puis Ernest Dawkins; samedi 14 janvier à 20h à Paris 14e Stereo Club avec Magnetic Ensemble, Claudia Solal & Benjamin Moussay " Butter in my brain ", Médéric Collignon Jus de Bocse 4tet " Moovies "; mardi 17 janvier à 20h30 à Arcueil, Sylvaine Hélary Spring Roll suivie du duo Wadada Leo Smith (trompette)& Vijay Ijer (piano); jeudi 19 janvier à 20h à Ivry sur Seine, Danser à Paris dans l'entre-deux-guerres; jeudi 26 janvier à 20h30 à Vincennes, Craig Taborn piano solo suivi de Amina Claudine Myers, Miss Rhythm selon ses amis de l'AACM, piano et orgue solo; vendredi 27 janvier à 20h30 à Alfortville, Aron Ottignon Trio et Roscoe Mitchell sextet hommage à John Coltrane  et samedi 4 février à 20h à Créteil, une soirée Groove avec Chocolate Genius, Martha Hill& The Royal Italian family (Martha Hill, ancienne chanteuse et coiffeuse de James Brown tout de même) puis James Blood Ulmer avec Vernon Reid (un mélange de Blues et de Punk Rock, 100% africain-américain).

 

Egrenons maintenant les soirs dans les clubs de Paris et d'Ile de France.

Mardi 3 janvier à 21h à l'Orangerie d'Eaubonne (95) le quintet Utopia de la pianiste et compositrice Leila Olivesi maintes fois célébrée sur ce blog. Soirée Jazz et galettes pour les  mélomanes gourmands.

Jeudi 5 et vendredi 6 janvier à 19h et 21h au Baiser Salé à Paris, le quartet Jean-Pierre Como (claviers), Jean-Marie Ecay (guitare), Hadrien Feraud (basse) et Stéphane Huchard (batterie). Get your groove on!

Vendredi 6 et samedi 7 janvier à 19h et 21h au Baiser Salé à Paris: Pierre Christophe Quartet Tribute to Erroll Garner. Swing, swing, swing!

Vendredi 6 janvier à 20h au Comptoir à Fontenay sous Bois (94): Nicolas Genest Hati. Un trompettiste français métis et multiculturel. Bon voyage.

Vendredi 6 et samedi 7 janvier à 21h au Sunside à Paris: René Urtreger Trio. Présente t-on encore le Roi René?

Samedi 7 janvier à 20h à l'Espace Daniel Sorano de Vincennes (94): Macha Gharibian Trans Extended 4tet. Les mystères de l'Orient s'offrent à vous.

Mardi 10 janvier à 21h au Sunside à Paris: le 5tet du batteur coloriste Fabrice Moreau avec Jozef Dumoulin (piano) et Nelson Veras (guitare).

Mercredi 11 janvier au Baiser Salé à Paris: Rick Margitza 4tet. Un classique inusable.

Jeudi 12 janvier à 21h à Paris: choix difficile entre Avichay Ornoy (flûte) 4tet au Sunside. Album Sneakin'in  célébré sur ce blog, Julien Lourau & The Groove Retrievers au Studio de l'Ermitage et Magic Malik Association 5tet au Baiser Salé.

Vendredi 13 janvier à 20h au Comptoir à Fontenay sous Bois (94): La vapeur au dessus du riz avec notamment Sylvaine Hélary et Lynn Cassiers. Bon appétit.

Samedi 14 janvier à 21h au Triton aux Lilas (93): Christophe Monniot, Franck Vaillant, Bruno Chevillon, Didier Ithursarry, Stéphan Oliva et Marc Ducret. Chauds, les marrons, chauds!

Samedi 14 janvier à 21h au Sunside à Paris: le trio Gianluca Renzi (contrebasse), André Cecarelli (batterie) et Rick Margitza (saxophone ténor). Lyrique, forcément lyrique.

Dimanche 15 janvier à 16h30 à la Philarmonie à Paris: Here and now  (Hic et nunc pour les latinistes) Jazz at the Philarmonie avec un groupe inédit mené par le pianiste Kenny Barron comprenant notamment le violoniste français Scott Tixier.

Mardi 17 et mercredi 18 janvier à 19h et 21h au Duc des Lombards à Paris: Natalia M King. Album Bluezzin til' dawn célébré sur ce blog.

Mardi 17 janvier à 21h au Studio de l'Ermitage à Paris:  Sylvain Rifflet quartet. Des Mechanics lyriques.

Vendredi 20 janvier à 20h au Triton aux Lilas (93): David Patrois (vibraphone) + Pierre Marcault 5tet.

Lundi 23, mardi 24 et mercredi 25 janvier à 19h et 21h au Duc des Lombards à Paris. Le trio de Larry Goldings (orgue Hammond), Peter Bernstein (guitare électrique) et Bill Stewart ( batterie). Une valeur sûre du Swing.

Mardi 24 et mercredi 25 janvier à 21h au Sunside à Paris. Le quartet " Vamos " du percussionniste argentin Minino Garay. Pour fêter de nouveau le 1er titre de l'Argentine en Coupe Davis (2016).

Mercredi 25 janvier à 20h au Sunside à Paris: Philippe Macé 4tet invite Claudia Solal (chant) et Serge Lazarévitch (guitare).

Vendredi 27 janvier à 20h au New Morning à Paris: Norma Winstone Trio. La Déesse de la chanson anglaise.

Vendredi 27 janvier à 21h au Sunside à Paris: Jean-Marie Ecay acoustic trio. Tant de guitare.

Samedi 28 janvier à 21h au Triton aux Lilas (93): Louis Sclavis 4tet + Magic Malik

Lundi 30 et mardi 31 janvier à 19h et 21h au Duc des Lombards à Paris: le trio du batteur majeur Jeff " Tain " Watts.

Mardi 31 janvier à 20h30 au Centre des bords de Marne au Perreux-sur-Marne (94): le nouveau sextet Voyage du contrebassiste Patrice Caratini nous emmène voguer entre Jazz, Java et Tango sans compter quelques classicismes en cours de route.

 

 

 

 

La photographie de Nasheet Waits est l'oeuvre du Tintinnabulant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Nasheet Waits par Juan Carlos HERNANDEZ

Nasheet Waits par Juan Carlos HERNANDEZ

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2017: le Jazz a 100 ans.

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Hot, lecteurs Cool, fidèles abonné(e)s au Jazz et à l'électricité, tous mes voeux d'ordre et de beauté, de luxe, de calme et de volupté pour 2017. Et la santé pour en profiter.

La flamme du Jazz ne s'éteindra pas!

S'il faut donner une année de naissance officielle au Jazz, 1917 est la plus commode.

En effet, c'est en 1917 que l'Original Dixieland Jass Band, un groupe blanc de La Nouvelle Orléans, enregistra le premier disque vinyl de Jazz.

C'est en 1917 aussi que l'US Army effectua son premier débarquement en Europe. Les navires transportant les Sammies partirent de La Nouvelle Orléans. Pour éviter que les Boys partent avec des maladies vénériennes, les maisons closes furent fermées et les Jazzmen en furent chassés. Ils partirent alors vers le Nord, New York et Chicago surtout. Ferdinand Joseph La Mothe, dit Jelly Roll Morton, un Créole de La Nouvelle Orléans raconte cela bien mieux que moi. Comme le tango, le jazz est né dans les maisons closes et il en sortit pour conquérir le monde.

Dans l'US Army en 1917 se trouvait son premier régiment entièrement noir, le 15e régiment de la Garde Nationale de New York devenu en France le 369e régiment d'infanterie, resté dans l'Histoire sous le nom glorieux des " Harlem Hell Fighters " : pas un seul prisonnier fait dans le régiment durant toute la campagne de France jusqu'au 11 novembre 1918,pas une tranchée perdue, le régiment américain le plus décoré de la Première Guerre Mondiale et le régiment américain mis en tête des armées alliées vers le Rhin.

Un régiment offert à l'armée française car l'armée américaine n'en voulait pas, à qui la France rendit les plus hauts honneurs militaires et dont le gouvernement américain refusa que les noms de ses morts apparaissent sur ses monuments funéraires en France et n'offrit aucune pension militaire aux survivants de retour au pays natal alors même qu'ils avaient versé leur sang pour la Patrie.

L'orchestre du régiment, dirigé par le lieutenant James Reese Europe, donna les premiers concerts de Jazz en France à son arrivée dans les ports de Brest et Saint Nazaire, en Bretagne donc, en janvier 1918. Il devint ensuite l'orchestre officiel du général John Joseph Pershing, commandant du corps expéditionnaire américain en France, jouant dans les camps américains et les villages français, pour les soldats, les civils et les officiels.

Pour saisir le choc que provoqua le surgissement du Jazz en Europe, je vous renvoie à la description d'un concert de Jazz Band au Tweet Tweet Club à Londres en 1916 par Louis Ferdinand Céline dans Guignol's Band.

Pour fêter ce vaillant centenaire, le Jazz, n'hésitez pas à multiplier les initiatives en 2017, lectrices Hot, lecteurs Cool.

La banque française CIC en a déjà lancé une d'importance: The Bridge, subtile allusion à un fameux album de Sonny Rollins. Au programme, une course de grands voiliers, une croisière Cherbourg New York, du basket ball avec Tony Parker, parrain de l'événement et du Jazz bien sûr à Nantes, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France,  le mercredi 21 juin 2017 pour la Fête de la Musique.

Quant aux Harlem Hell Fighters, Will Smith doit prochainement produire un film sur leur histoire.

 

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Le chef Fred Hersch seul au piano du Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Fred Hersch

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Jeudi 15 décembre 2016. 21h30.

Fred Hersch: piano

La chronique du concert de Fred Hersch  à 19h30 le jeudi 15 décembre 2016 au Duc des Lombards se trouve sur le blog Ca  va Jazzer de Bruno Pfeiffer hébergé par Libération.

Le podcast du concert de Fred Hersch au Duc des Lombards est disponible grâce à la radio TSF Jazz.

Lectrices inspectrices, lecteurs fureteurs, vous avez noté que j'ai déjà parlé du pianiste Fred Hersch en trio au Duc des Lombards en 2016 après en avoir parlé, déjà en trio, déjà au Duc des Lombards en 2009. Je retourne l'écouter en 2016 en solo, toujours au Duc des Lombards, car c'est en solo qu'un musicien aussi intimiste livre la quintessence de son art. De plus, on parle toujours trop du disciple, Brad Meldhau, et jamais assez de son Maître, Fred Hersch.

" Thank You very much for sharing this evening with me and this piano here ". Avec Fred Hersch et un piano à portée de ses mains, nous sommes forcément en bonne compagnie.

Il commence par une ballade d'Antonio Carlos Jobim, comme lors du concert de 19h30. Le toucher frappe tout de suite. Grave, élégant; Fred Hersch sait vous déchirer l'âme dès les premières notes. Ca ne sonne pas du tout Bossa Nova mais totalement Fred Hersch. C'est insupportablement beau. Il joue le manque, l'absence. 

Deux compositions personnelles dédiées à des personnes. " West Virginia Rose " pour sa mère et sa grand-mère originaires de Virginie Occidentale. Puis " Down Home " dédié au guitariste Bill Frisell.

Fred Hersch aime tellement sa mère et sa grand-mère qu'il semble jouer à tâtons. Il semble effleurer une rose. Un morceau proustien d'un artiste ultra sensible. Puis il enchaîne sur un air entraînant , dansant même, dédié au guitariste Bill Frisell.

Fred Hersch était adolescent dans les années 1960. Voici une composition du plus grand mélodiste de la Pop Music, Sir Paul Mac Cartney. Tiré de l'album " Revolver " des Beatles (1966), " For no one ". une ballade. Je ne connais pas cette chanson mais c'est évidemment une belle mélodie car Sir Paul Mac Cartney est un mélodiste de génie. Berceuse très efficace. Elle me donne envie d'aller me coucher au son de cette musique. Mon lit est bien trop loin du Duc des Lombards. Je reste donc éveillé ici et maintenant. " Yeah ", " très beau ", disent mes voisins de derrière. Rien à ajouter.

Pour une fois, il enchaîne, sans présenter le morceau, sur un thème rapide. " Duet " (Fred Hersch).

Retour à un standard. " After You've gone ". Fred Hersch revisite le stride en l'allégeant sans qu'il ne perde rien de son rythme implacable. Cet homme si sensible peut aussi faire preuve d'une poigne de fer au piano. 

Un morceau plus moderne et plus dissonant. Au milieu coule une rivière. Il arrive à un standard. Une ballade archi connue. " The Peacocks " du pianiste Jimmy Rowles. Le barman derrière le zinc se balance au rythme de la musique en confectionnant ses cocktails.

" Dulce de coco ", un choro brésilien. Un air enjouéé, entraînant, dansant mais toujours avec une pointe de nostalgie.

" Sarabande ", titre éponyme d'un album en trio (1986) de Fred Hersch avec Charlie Haden (contrebasse) et Joey Baron (batterie). La sarabande danse sous des doigts, légère, gracieuse comme un châle de soie coloré qui s'envole au vent.

Comme au premier concert de ce  soir, après avoir commencé par Antonio Carlos Jobim, Fred Hersch finit par Thelonious Sphere Monk. Il ne sait pas par quel morceau encore. C'est bien du Monk mais adouci tout en conservant ses aspérités. Je ne reconnais pas le thème. ah si peut-être. Ma jambe gauche bat frénétiquement la mesure comme le faisait Monk. C'est donc bien du Monk. Tellement transformé que cela en devient du trafic. Je finis par reconnaître le thème sans retrouver le titre. Trop simple, sinon. Monk est inépuisable.

RAPPEL

" Valentine " ( Fred Hersch). Une ballade pour calmer le jeu. Traduire Valentin pour Fred Hersch. De la salle vient un chut contre le barman dont les glaçons viennent ponctuer le flux de la musique. Ne pas confondre club de jazz et salle de concert. Des dernières notes de piano sur un fond de glaçons remués et c'est fini. Pas tout à fait car nous en voulons encore.

" Thank You. I will play something else " nous dit Fred Hersch. Cela ne signifie pas qu'il nous jouera du Ornette Coleman ( dont un album se nomme " Something else " pour ceux qui ne suivent pas). Main gauche lourde sur les graves, légère sur les aigus. Sur le boulevard de Sébastopol, la sirène de pompiers ponctue la musique. Fred Hersch avance tranquille. Joli blues final. Un standard.

 

 

 

 

La photographie de Fred Hersch est l'oeuvre de l'Impavide Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Fred Hersch par Juan Carlos HERNANDEZ

Fred Hersch par Juan Carlos HERNANDEZ

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JAZZ 100 photos pour la liberté de la presse

Publié le par Guillaume Lagrée

JAZZ

100 photos pour la liberté de la presse

par les photographes de l'agence Magnum Photos.

Reporters Sans Frontières

9,90€ pour financer des actions au bénéfice de la liberté de la presse.

Lectrices reporters, lecteurs sans frontières, vous connaissez par coeur l'article 11  de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen  (Paris, 1789)

 La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi

et l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme (Paris, 1948)

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit 

ainsi que l'article 11 de la Convention européenne des droits de l'homme (Rome, 1950)

 1. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n’empêche pas les Etats de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d’autorisations. 2. L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire.

Vous connaissez enfin la fameuse définition de Duke Ellington: " Le Jazz, c'est la Liberté ".

Pour mettre en accord votre théorie et votre pratique, il ne vous reste plus qu'à acquérir et offrir l'album " Jazz. 100 photos pour la liberté de la presse " par les photographes de Magnum Photos.

9,90€ par exemplaire dont l'association Reporters Sans Frontières fera bon usage au profit de la liberté de la presse. En plus de faire une bonne action, vous verrez de belles photographies. Pourquoi se priver?

Dans cet album, vous ne verrez pas cette photographie de Michel Portal par le Suprême Juan Carlos HERNANDEZ, qui ne fait pas partie de l'agence Magnum Photos. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Michel Portal par Juan Carlos HERNANDEZ

Michel Portal par Juan Carlos HERNANDEZ

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DOMI EMORINE/MARCEL LOEFFLER

Publié le par Guillaume Lagrée

DOMI EMORINE/MARCEL LOEFFLER

Cristal Records. Sorti le 4 novembre 2016.

Distribué par Harmonia Mundi.

 

Domi Emorine:  accordéon

Marcel Loeffler: accordéon

Gilles Coquard: contrebasse & basse

Cédric Loeffler: guitare

 

Concert de sortie à Paris, au Sunset, mardi 4 avril 2017 à 20h30.

 

Unissez un homme et une femme de talent. Que font-ils? Du chababa, bada, bada. Si, en plus, ils marient le Jazz et la Java (Claude Nougaro), alors accordez donc l'aumône à l'accordéon (Serge Gainsbourg).

Domi Emorine et Marcel Loeffler sont de sexe, d'origine, de culture, d'âge différents mais ils partagent le même instrument, l'accordéon et ils démentent allègrement une vieille boutade de musicien, " Un gentleman est un homme qui sait jouer de l'accordéon et qui s'en abstient ". Pour ma part, je remplacerais volontiers l'accordéon par la cornemuse ou la bombarde car " la cornemuse est le seul instrument capable de faire peur à la guitare électrique " (Van Morrison).

Pour fêter leur union spirituelle, Domi Emorine et Marcel Loeffler n'ont pas convié de batteur. La présence d'une batterie eût été de trop pour une musique si légère, si aérienne. La basse et la contrebasse de Gilles Cocquard suffisent pour marquer le tempo. Pour la touche manouche, Cédric Loeffler, le fils de Marcel, est à la guitare. Bon sang ne saurait mentir.

Quant au duo, il est aérien, aussi à l'aise sur du classique " Le tombeau de Couperin - Prélude " de Maurice Ravel (n°6) ou " Take Bach " (n°7) que sur du Jazz musette  " Le chemin des forains " (n°13) ou " Douce joie " de Gus Viseur (n°8) ou sur du Jazz moderne et contemporain avec " Spain "  de Chick Corea (n°10) qui commence par le " Concerto d'Aranjuez " de Joaquim Rodrigo que Miles Davis rendit familier aux jazzmen et " Since we met " de Bill Evans (n°11) ou " September second " de Michel Petrucciani (n°2) et la " Valse des crayons " de Patrice Caratini (n°4).

La diversité des sources d'inspiration ne nuit en rien à l'unité du style. Tout est joué avec fraîcheur, grâce et légèreté. La musique va, court, vole et nous venge de la grossièreté et de la lourdeur qui nous agressent sans cesse. Les accordéons sont unis d'un même coeur et d'un même souffle. Masculin/féminin, je ne saurais les distinguer.

En attendant que ce quartet sans tambour ni trompette joue sur scène, délectons nous de l'album de Domi Emorine/Marcel Loeffler, lectrices féminines, lecteurs masculins.

 

 

 

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The Color Line: les artistes africains-américains face à la ségrégation

Publié le par Guillaume Lagrée

The Color Line

Les artistes africains-américains face à la ségrégation

Musée du Quai Branly - Jacques Chirac

Paris, Ile de France, France

Exposition visible jusqu'au dimanche 15 janvier 2017.

 

Lectrices Africaines, lecteurs Américains, retrouvez vous à Paris, au musée du Quai Branly-Jacques Chirac, jusqu'au dimanche 15 janvier 2017 pour l'exposition " The Color Line " consacrée à l'histoire de la lutte des artistes africains-américains contre la ségrégation, de la Guerre de Sécession à 2016.

Peinture, sculpture, dessin, bande dessinée, photographie sont au rendez-vous avec des artistes méconnus en France.

En illustration musicale, Billie Holiday chante " Strange Fruit ", Louis Armstrong " Black and Blue " et Miles Davis joue " Jack Johnson " son hommage au premier Noir champion du monde de boxe poids lourds, l'homme dont le Congrès des Etats Unis d'Amérique interdit par une loi de 1911 la diffusion des films de ses  matchs dans les cinémas car, à l'époque, voir un Noir payé très cher pour humilier physiquement un Blanc en public rendait fous de joie les Noirs et fous de rage les Blancs, l'homme qui se vit interdire de naviguer sur le Titanic en 1ère classe parce qu'il était Noir et qui, après la naufrage, déclara que c'était une vengeance divine pour ne pas l'avoir laissé monter à bord.

Il manque une chanson à cette exposition. James Brown " Say it Loud. I am Black and I am Proud ".

Pour prolonger la visite, je vous recommande vivement l'écoute attentive du triple album " The Color Line. Les artistes africains-américains face à la ségrégation. 1916-1962 " publié par Frémeaux. Bien entendu, vous y entendrez Duke Ellington et son orchestre jouer " Black and tan fantasy " et la suite " Black, Brown and Beige "  mais vous y entendrez aussi des discours de Marcus Garvey,  des chansons  de Josh White que Bob Dylan a largement copié mais sans avoir une aussi belle voix, Paul Robeson, Mahalia Jackson...

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