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Terumasa Hino Special Quintet: premier concert à Paris à 72 ans!

Publié le par Guillaume Lagrée

Terumasa Hino Special Quintet

Maison de la culture du Japon à Paris

Paris, Ile de France, France

Samedi 27 février 2016. 20h.

Terumasa Hino: trompette

Erena Terakubo: saxophone alto

Akira Ishii: piano, clavier électrique

Tomokazu Sugimoto: contrebasse

Shun Ishikawa: batterie

Concert diffusé en différé dans l'émission les Mercredis du Jazz de Jérôme Badini sur France Musique le mercredi 23 mars 2016 à 20h.

La rythmique attaque brutalement d'entrée. Quand les cuivres s'y mettent, c'est parfaitement synchrone. Gros son d'ensemble. Ca s'apaise un instant, repart aussitôt. Cette musique vient clairement du dernier quintette acoustique de Miles Davis même si le sax alto d'Erena Terakubo a remplacé le sax ténor de Wayne Shorter. Ouï sa virtuosité, Terumasa Hino tient plutôt de Freddie Hubbard. Après un solo de furieux, il s'éclipse en bord de scène pour laisser place à sa saxophoniste. Par rapport à ma nièce âgée de 13 ans, elle semble chétive mais elle attaque puissamment. La rythmique est bien soudée derrière. une vague puissante la porte. Belle salle. Bonne acoustique. Dialogue de souffles et de cris sans la rythmique. Ca vibre. Ils s'en vont, laissant à place à la rythmique qui éparpille, façon puzzle, une mélodie au ralenti. Beau solo de contrebasse, métallique et swinguant. Un son vraiment original. Les souffleurs reviennent sur scène apporter leur plainte conjointe. C'est fou comme un solo bruyant et véloce de batterie impressionne toujours autant un public. Retour groupé au blues de départ.

Trompette et sax lancent ensemble une sorte de son de corne de brume. Jeux de bruitages entre contrebasse et batterie aux maillets, souffleurs et clavier électrique. Excellente musique de film d'angoisse. Nuit glauque sur le port. Bars louches. Silhouettes furtives. Le pianiste s'est remis au piano et ça attaque par à coups. Le trompettiste ajoute de l'effet. Après un moment d'agitation, la rythmique joue vive et légère. Dans le jeu, le groupe alterne le classique et le bizarre, pour nous rassurer sans nous ennuyer, nous surprendre sans nous faire fuir. Subtil dosage parfaitement réussi.

Sans nous laisser le temps de souffler, ils attaquent de suite sur autre chose. Un air énergique. Ca souffle comme le vent sur la mer du Japon. Le boss s'est mis aux maracas pour accompagner sa rythmique. Final groupé à bloc.

Le leader nous parle en anglais. Il est né en 1942 et c'est son deuxième concert à Paris. Terumasa Hino a enregistré son premier album pour Columbia en 1967 (" Alone, alone, alone " , thème repris par Blue Mitchell. Cf vidéo sous l'article). C'est un musicien reconnu et respecté au Japon, aux USA et en Europe (plusieurs albums pour le label Enja) mais les programmeurs français sont décidément très frileux. Son premier concert était déjà à la Maison de la Culture du Japon à Paris en 2013 avec des moines boudhistes. Ils préfèrent toujours un trompettiste américain de 2e classe à un trompettiste japonais de 1ère classe. Cette fois, il revient avec son groupe purement Jazz.

Terumasa Hino nous explique ses titres avec date et contexte de leur composition. Ensuite chaque musicien du groupe se présente en français en ces termes: " Je m'appelle ... Enchanté ". Effort louable. Ensuite ils s'expliquent en japonais et en anglais. Objectivement, vu le lieu et le groupe, il y a beaucoup de Japonais dans la salle. La saxophoniste souligne qu'elle joue sur un instrument français, de la maison Selmer, dont nous pouvons être fiers.

Ca repart aussi sec. Bonne musique pour film de boxe. " Le Jazz, c'est comme la boxe. Meilleur c'est, moins les gens apprécient " (Georges Foreman).

Pour nous surprendre, la première ballade du concert. Il a beau dire qu'il va sur 73 ans, Teramusa Hino a une pêche impressionnante. Il danse, souffle comme un démon, joue des percussions, anime son groupe et dialogue avec le public. Cette ballade est d'ailleurs un vieux standard brésilien " Manha de carnaval ". Belle version.

S'ensuivit un Blues pour lequel mes notes sont illisibles. Je remarque juste que le solo de saxophone était remarquable.

La suite de mes notes étant illisible, je conclurai simplement, lectrices élégantes, lecteurs distingués, que si j'atteins l'âge respectable de 73 ans, j'espère avoir la même énergie vitale que Terumasa Hino aujourd'hui.

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La chronique de Monsieur P: Colunia et le PJ5 au Pannonica

Publié le par Guillaume Lagrée

La chronique de Monsieur P

Le Pannonica

Nantes, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France

Mercredi 20 mai 2015. 20h.

Colunia & PJ5

Exquises lectrices, délicats lecteurs, c'est après des menaces de traitements inhumains et dégradants que j'ai obtenu de Monsieur P, le correspondant de ce blog à Nantes, sa chronique d'une soirée qui s'est déroulée au Pannonica le mercredi 20 mai 2015.

Les propos suivants n'engagent que Monsieur P. Pour ma part, je suis capable d'apprécier à la fois Louis Armstrong et le PJ5 du guitariste français Paul Jarret.

Exigeants lecteurs, attentives lectrices, vous vous êtes peut-être demandés ce que devenait Monsieur P et ses chroniques sur les concerts de jazz à Nantes. Est-il en train d’hiberner à l’instar des marmottes et autres loirs ? A-t-il croisé sur sa route un quelconque descendant de Carrier qui fit périr tant de Nantais pendant la Révolution française? Ou tout simplement ne va-t-il plus aux concerts de jazz ?. Soyez rassurés Monsieur P va bien .

Le mercredi 20 mai 2015, Monsieur P s’est rendu au Pannonica , salle bien connue des amateurs de jazz de la région nantaise. Ce soir-là, deux sets très différents sont proposés En première partie il y a Colunia et en seconde partie la prestation du PJ5. Ce sigle signifiant Paul Jarret quintet .

Le groupe Colunia est composé de Émilie Chevillard à la harpe chromatique, Ludovic Ernault aux saxophones alto et soprano, Rémi Allain à la contrebasse et de Florian Chaigne à la batterie.

Vopulia constitue l’entame de ce set et ce style de jazz me plaît bien. La complicité du quatuor est évidente. La harpe chromatique apporte une touche indienne . La harpe chromatique a du mal à s’exprimer face à la batterie et au saxophone. Il y a un solo agréable de harpe chromatique. On peut voir des touches blanches et noires comme sur un piano. Le médiator produit des sons étranges. Le ressenti est qu’on part vers du jazz non classique ( mais qu’est-ce que du jazz classique?). J’aime cette impression de partir en Inde. S’ensuit une ballade où on distingue nettement le son de la harpe chromatique. C’est doux , c’est agréable , j’entends le son d’un gong, j’ai l’impression d’être dans une pagode. Séquence indienne, la harpe invite à la méditation, il ne manque que l’encens, le morceau est tout en douceur. Ensuite il y a un solo de batterie, le public tape dans ses mains. Il faut reconnaître un standard du jazz, j’avoue que je ne l’ai pas reconnu mais comme vous le savez, je ne suis pas expert en matière de jazz mais plus en matière de musique celtique.

Un morceau contrebasse + batterie avec éclats de harpe. Ressac, le fils de marin que je suis ne peux être qu’attiré par ce titre où s’exprime toute la beauté de la harpe chromatique peu courante de le monde du Jazz, ensuite duo saxophone alto + contrebasse, le tempo s’intensifie, puis retour au calme.

Quelle belle première partie, je ne ne peux que vous encourager à écouter ce groupe qui sort des sentiers battus du jazz et qui s’exprime contrairement à Guillaume Viltard, l’autiste du jazz ( le rédacteur assume ses propos).

La mi temps arrive, il est l’heure pour moi de boire une boire une bière du Bouffay ( quartier de Nantes) à un prix nantais c’est à dire dans les 2€. Vous qui êtes des habitués des clubs parisiens, vous devez m’envier. La pause est l’occasion d’échanger avec le public pas très nombreux mais connaisseur. Le PJ5 arrive.

NDLR: L'abus d'alcool est dangereux pour la santé même pour la bière nantaise bue à Nantes.

Il est composé de Paul Jarret à la guitare et à la composition, de Maxence Ravelomanantsoa au saxophone ténor, de Léo Pellet au trombone, d’Alexandre Perrot à la contrebasse et de Ariel Tessier à la Batterie. Le contraste avec Colunia est évident.

This is not the sun

il y a une prédominance du saxo et de la batterie, il y a de l’intensité puis un retour à un jeu plus classique avec un batteur habité.

Passage guitare, conrtrebasse, batterie, retour des cuivres, il y a de l’humour, ce projet me paraît aller à l’encontre de pratique actuelle de la culture française. Emily sleeps, entame douce, petits trémolos du saxophone puis montée progressive concernant tous les instruments. Roulements de batterie, l’ensemble s’écoute très bien, s’ensuit un une phase très puissante et après retour au calme. Ils jouent un jazz résolument moderne. Je dois être trop « old school », j’aime moins que Colunia.

Il y a l’annonce d’un deuxième CD qui peut être téléchargé ou acheté mais j’avoue que ça sera ni l’un, ni l’autre sauf cadeau que je ne refuserai pas. Les morceaux suivant sont inspirés par les légendes scandinaves

Ce groupe joue un jazz très puissant, avec beaucoup de roulements de batterie, de saxophone, de guitare électrique et donne des sons que je n’ai pas l’habitude d’entendre. Comme quoi on ne peut pas être fan de Louis Amstrong ( ah Louis Amstrong and the good book!) et du PJ5 quartet en même temps. Cela dit si le PJ5 repasse à Nantes un de ces jours , je ne serai as contre l’idée de refaire une chronique moins espacée dans le temps entre la date du concert et la rédaction de la chronique.

À bientôt exigeants lecteurs, attentives lectrices pour une prochaine chronique de monsieur P.

Le PJ5, groupe bien connu des lectrices fidèles et des lecteurs constants de ce blog sera en concert à Paris, au Café de la Danse, le mercredi 16 avril 2016 à 19h30 pour jouer son deuxième album " Trees ". Au plaisir de vous y retrouver exquises lectrices, délicats lecteurs.

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33e festival Banlieues Bleues (93) du 18 mars au 15 avril 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

33e festival

Banlieues Bleues

Seine-Saint-Denis, Ile de France, France

du vendredi 18 mars au vendredi 15 avril 2016

Splendides lectrices, superbes lecteurs, retrouvez vous en Seine-Saint-Denis, au 33e festival Banlieues Bleues du vendredi 18 mars au vendredi 15 avril 2016.

14 villes, 27 soirées et 230 artistes sont au programme parmi lesquels Thomas de Pourquery (sax alto) et son Supersonic Orchestra et Francesco Bearzatti (sax ténor, clarinette) avec son Tinissima Quartet , bien connus des fidèles lecteurs de ce blog.

La photographie de Francesco Bearzatti est l'oeuvre du Dionisyaque Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Francesco Bearzatti par Juan Carlos HERNANDEZ

Francesco Bearzatti par Juan Carlos HERNANDEZ

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Louis Beaudoin Quartet " From the inside "

Publié le par Guillaume Lagrée

Louis Beaudoin Quartet

" From the inside "

Album disponible sur demande, moyennant phynances, auprès de Louis Beaudoin.

Louis Beaudoin: saxophone ténor

Bruno Bellemin: guitare

Michel Rosciglione: contrebasse

Hidehiko Kan: batterie

Le quartet de Louis Beaudoin sera en concert à Paris, au Sunside, le mardi 15 mars 2016 à 21h30.

Lectrices langoureuses, lecteurs voluptueux, réjouissez vous, cette musique est faite pour vous.

Un quartet sax ténor/guitare/contrebasse/batterie comme la formule magique de " The Bridge " de Sonny Rollins avec Jim Hall, un son de ténor directement hérité des Maîtres (Ben Webster, Coleman Hawkins, Dexter Gordon), une rythmique qui ronronne comme un chat angora, une alternance élégante de 6 standards et de 4 compositions qui sonnent comme des standards, un art de la ballade qui vous incite à rester chez vous au chaud et au calme, un sens de la respiration ample et mesurée, un tempo jamais relâché et jamais énervé, bref cet album " From the inside " porte bien son titre.

Il vient de l'intérieur des âmes des musiciens. C'est une musique introspective qui ne cherche ni à démontrer sa virtuosité ni à choquer le bourgeois. Elle invite à voyager à l'intérieur de sa chambre ce qui a donné de grands textes à la littérature française (Marcel Proust en fit un océan de mots) et cet album délectable.

Aucun producteur n'a encore osé s'engager sur cette musique. C'est pourquoi je ne puis vous en proposer un extrait audio ou vidéo.

Espérons que cet article aide à convaincre producteurs et distributeurs de miser sur cette musique.

L'album est déjà disponible auprès du leader, le saxophoniste Louis Beaudoin qui sera en concert avec ce quartet à Paris, au Sunside, le mardi 15 mars 2016 à 21h30.

Je compte bien vous y retrouver, lectrices langoureuses, lecteurs voluptueux. Pour cette fois, faites l'effort de sortir de votre chambre. Vous en serez récompensés.

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Florian Pellissier Quintet " Cap de Bonne Espérance "

Publié le par Guillaume Lagrée

Florian Pellissier Quintet

" Cap de Bonne Espérance "

Heavenly Sweetness. Album sorti le 4 mars 2016.

Concert de sortie à Paris au New Morning le mardi 5 avril 2016 à 20h30

Florian Pellissier: piano

Yoni Zelnik: contrebasse

David Georgelet: batterie

Christophe Panzani: saxophone ténor

Yoann Loustalot: trompette, bugle

sauf n°9: Leron Thomas: chant, trompette

Le Cap de Bonne Espérance n'est pas le point le plus au Sud de l'Afrique (c'est le Cap des Aiguilles, si vous voulez briller en société) mais il existe et a donné son nom à la ville du Cap en Afrique du Sud. C'est aussi un titre métaphorique pour un album qui respire l'optimisme et le dynamisme.

Malgré des titres comme " Le Cap de Bonne Espérance " (n°1), " Les masques africains " (n°6) ou " Yasmine " (n°8), ce n'est pas à l'Afrique que cette musique fait penser mais au New York des années 1960, celui du son Blue Note (The finest in Jazz since 1939). La formation y invite (piano, contrebasse, batterie, sax ténor, trompette) soit le format classique des quintets acoustiques de Miles Davis qui, lui, était chez CBS (ça payait mieux) et la musique elle même, bien qu'elle soit composée par des jeunes Français de l'an 2016, sonne dans ce genre.

Il lui manque ce sentiment d'urgence vitale qui se dégage des grands albums Blue Note. Par exemple ceux de Sonny Rollins.

Toutefois, cet album procure d'agréables sensations à l'auditeur et se termine par une friandise, une chanson mexicaine datée de 1934, immortalisée par Dinah Washington en 1959 avant qu'Esther Philips n'en fasse un hit disco en 1975 " What a difference a day makes ".

Je suis prêt à parier que ce quintet a besoin de la scène pour donner toute sa mesure.

Justement, il sera en concert à Paris au New Morning le mardi 5 avril 2016 à 20h30. Au plaisir de vous y retrouver, vives lectrices, vivants lecteurs.

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7e Festival Jazz à l'Etage (35) du 9 au 20 mars 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Jazz à l'Etage

Rennes Métropole & Saint Malo

Ille et Vilaine, Bretagne, France

Du mercredi 9 mars au dimanche 20 mars 2016

Grandes Lectrices , Bretons Lecteurs , retrouvez vous au 7e festival Jazz à l'Etage, à Rennes Métropole et à Saint Malo, du mercredi 9 au dimanche 20 mars 2016.

Le programme est riche:

des concerts découvertes gratuits dans toute l'agglomération de Rennes Métropole et à Saint Malo, des ateliers de musique et de cinéma pour les enfants.

Quant aux concerts, ils sont centrés autour d'un individu bien connu de nos services pour ses activités subversives de trublion musical, le sieur Médéric Collignon.

D'autres concerts impliquent des artistes bien connus des lectrices fidèles et des lecteurs durables de ce blog.

Mercredi 16 mars, 18h, Rennes: duo Médéric Collgnon (chant, voix, trompette) & Pascal Contet (accordéon).

Jeudi 17 mars, 20h30, Rennes: Warren Mutton puis Médéric Collignon et son Jus de Bocse joueront leurs " Moovies " une relecture psychédélicopataphysique des musique de films des années 60-70 (Quincy Jones, Lalo Schifrin...)

Vendredi 18 mars, 20h, Rennes: Manu Katché suivi de Sylvain Rifflet et ses " Mechanics " puis un after à partir de 23h à l'Ubu.

Vendredi 18 mars, 20h, Saint Malo: Véronique Hermann Sambin Quintet suivi du duo Grégory Privat & Sonny Troupé. Une soirée Jazz caribéen parfaitement logique dans la ville de départ de " La route du rhum ".

Samedi 19 mars, 21h, Saint Malo: Dexter Goldberg Trio puis Samuel Blais Auguste Quartet, 1er concert en France de ce saxophoniste canadien français. Logique encore pour la ville d'où Jacques Cartier embarqua pour fonder Québec et Montréal.

Dimanche 20 mars, 16h, Saint Malo: Ciné concert. " Mon oncle " de Jacques Tati accompagné en direct par Jean-Pierre Como (piano).

La photographie de Médéric Collignon est l'oeuvre du Tonique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

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35e festival de Jazz de l'AMR à Genève du 15 au 20 mars 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

35e Festival de Jazz de l'AMR

Genève, Suisse.

Du mardi 15 au dimanche 20 mars 2016.

Lectrices de Suisse, lecteurs de France, retrouvez vous à Genève, en Suisse, à deux pas de la France voisine, pour le 35e Festival de l'Association pour la Musique impRovisée (AMR) du mardi 15 au dimanche 20 mars 2016.

Le programme reflète l'identité de la ville, suisse et cosmopolite.

Deux concerts par soirée au Sud des Alpes, 10 rue des Alpes, 1201, Genève, Suisse.

Pour les Français, c'est vraiment très simple. En arrivant en train à la gare CFF de Genève-Cornavin, soit par le TGV direct en provenance de Paris gare de Lyon, soit par le TER Rhône-Alpes en provenance de Lyon Part-Dieu, vous sortez de la gare et vous avez devant vous la rue des Alpes qui descend jusqu'au Lac Léman. A pied, vous en avez pour 5mn de la gare au club.

Au sein du programme, je recommande les concerts suivants:

- mardi 15 mars: 20h30, Paralog, le trio du pianiste genevois Gabriel Zufferey suivi à 22h du quartet de John Lovano, saxophoniste ténor new yorkais. A 23h, Jam Session à entrée libre.

- mercredi 16 mars: 20h30, le trio suisse Plaistow suivi à 22h du trio scandinave Jokleba (inconnu de mes services). A 23h, Jam Session à entrée libre.

- vendredi 18 mars: 20h30, Innlaandds suivi à 22h du quintet de Louis Moholo-Moholo, légendaire batteur sud-africain. A 23h, Jam Session à entrée libre.

- dimanche 20 mars: 19h30, Marcos Jimenez Quintet suivi à 21h du Dave King Trio composé de Dave King (batterie), Billy Peterson (contrebasse) et Bill Carrothers (piano).

La photographie de Joe Lovano est l'oeuvre du Genevois Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Joe Lovano par Juan Carlos HERNANDEZ

Joe Lovano par Juan Carlos HERNANDEZ

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Sélection de concerts à Paris et en Ile de France pour mars 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, c'est avec la rigueur du sélectionneur du XV de France de rugby que je vous propose la sélection suivante de concerts de Jazz pour le mois de mars 2016 à Paris.

Pour un agenda complet, voyez mes anciens collègues de citizenjazz.

Le Concert du Mois:

Théâtre du Châtelet:

- Lundi 21 mars 2016 à 20h: Carte blanche à Patrice Caratini. Le Caratini Jazz Ensemble invite, entre autres, l'Orchestre régional de Normandie, Hildegarde Wanzlawe (chant), Martial Solal (piano), Maxime Le Forestier (chant), Juan Jose Mosalini (bandonéon), Inor Sotonlogo (percussions cubaines). Un nouveau Sacre du Printemps au Châtelet pour Patrice Caratini.

Le film concert du mois:

Le festival Jazz et Images se poursuit au cinéma Le Balzac, 1 rue Balzac, 75008 Paris, France, sous la direction artistique de Vincent Le Quang. Prochaine séance dédiée à Stan Getz le vendredi 18 mars à 20h30. Au programme, Stan Getz en concert à la Grande Parade du Jazz de Nice en 1978 (film de Jean-Christophe Averty, 28’) puis le quartet de Vincent Le Quang.

Pour le reste, vous avez le choix.

Les Disquaires

Café concert. Entrée libre. Consommations obligatoires.

Jeudi 3 mars 20h30. Panoramic Project. Nonet avec guitare. Logiquement, ça doit chauffer.

Mercredi 16 mars à 20h30. Matthieu Boré (chant) et son New Orleans Brass Band.

La Java

Lundi 14 mars à 20h30: Jazz à la Java. Duo Didier Petit (violoncelle) et Guillaume Roy (sax alto) suivi du trio Pierre Précieuse avec Claudia Solal (chant), Didier Petit (violoncelle) et Philippe Foch (percussions). Chansons consacrées à l'Espace. Ca plane pour nous.

New Morning

Jeudi 10 mars à 20h30: Kenny Barron Trio. Même si son dernier album m'a déçu, nous parlons du dernier pianiste de Stan Getz tout de même.

Vendredi 18 mars à 20h30: Otis Taylor. Du Blues, du Blues, du Blues! Du vrai qui tache et colle à l'âme.

Duc des Lombards

Mardi 1er et mercredi 2 mars à 19h30 et 21h30: Médéric Collignon et son Jus de Bocse jouent leur nouvel album Moovies consacré aux BO de films des années 60-70. Groovy moovies!

Jeudi 3 mars à 19h30 et 21h30: Trio Sud composé d'Olivier Gaubert (piano), Jannick Top (basse) et André Cecarelli (batterie) invite Thomas Savy (sax) et Christophe Leloil (trompette)

Jeudi 17 mars à 19h30 et 21h30: Harold Lopez Nussa et Alune Wade. Un ensemble africain cubain. Ce sera noir et chaud.

Mardi 29 et mercredi 30 mars à 19h30 et 21h30: le trio "Fox " composé de Pierre Perchaud (guitare), Jorge Rosy (batterie) et Nicolas Moreaux (contrebasse) déjà louangé sur ce blog.

Le Triton, Les Lilas (métro mairie des Lilas)

Jeudi 10, vendredi 11, samedi 12 mars à 20h: le duo Bojan Z (piano)/Julien Lourau (saxophones). Classieux, forcément classieux.

Samedi 12 mars à 21h: Médéric Collignon (chant) et Vardhui Yerisyan (piano) improvisent sur Scriabine. Amis du bizarre, bonsoir.

Samedi 26 mars à 20h:

" Tous dehors ", l'orchestre de Laurent Dehors fête ses 20 ans en invitant Marc Ducret (guitare électrique). Chaud devant! Enfants, emmenez vos parents, ça les décoincera sévèrement.

Le 45° Jazz Club

Vendredi 4 mars à 20h30: l'excellent " Word Out " quartet du pianiste britannique Jim Funnell prendra possession des lieux avec son concept lent et concentrique " Spirit of the snail ". Un projet déjà louangé sur ce blog.

Café de la danse:

Mercredi 16 mars à 19h30, PJ5 le quintette du guitariste français Paul Jarret bien connu des fidèles lecteurs de ce blog.

Sunset-Sunside

Jeudi 3 mars, 20h30, Sunside, The Claudia Quintet avec John Hollenbeck (batterie), Chris Speed (sax), Drew Gress (contrebasse). Le meilleur de New York débarque à Paris.

Vendredi 4 mars , 20h et 22h, Sunside. Giovanni Mirabassi Quartet. Mesdames, Mesdemoiselles, est-il besoin de vous présenter ce séduisant pianiste?

Vendredi 4 et samedi 5 mars, 21h, Sunset: Le Lady Quartet de Rhoda Scott rend hommage à La Velle, chanteuse récemment disparue fidèle compagne de jeu de ce quartet. Honneur aux Dames.

Mardi 9 mars, 20h30, Sunside: Edouard Ferlet " Think Bach Vol II ", solo et trio. Edouard Ferlet continue de jouer avec Jean Sébastien Bach. Jouons avec lui.

Samedi 12 mars à 19h et 21h30, dimanche 13 mars à 18h30 et 20h30: Jeremy Pelt (trompette) Power Quintet avec Steve Nelson, Peter Washington, Danny Grissett (piano) et Bill Stewart (batterie). Un autre débarquement new yorkais à Paris. Soyez prêts à les recevoir comme ils le méritent, lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs.

Mardi 15 mars, 21h30, Sunside, Louis Beaudouin Quartet. L'album de ce jeune sax ténor français n'est pas encore sorti mais il fait déjà mes grandes délices. Sax ténor, guitare, contrebasse, batterie. Classique et classieux.

Samedi 19 mars, 22h au Sunside, Frank Nicolas Jazz Ka Philosophy avec Grégory Privat et Tony Chasseur. Jazz et Gwo Ka, c'est bon, ça!

Vendredi 25 mars, 21h, Sunside: Franco d'Andrea Trio avec Franco d'Andrea (piano), Mauro Ottolini (trombone) et Daniele d'Aguro (clarinettes). Lectrices raffinées, lecteurs esthètes, retrouvez vous à ce concert.

Dimanche 27 mars, 20h30, Sunside:

Thomas Savy Archipel quartet. Embarquement immédiat sur la Mer éternelle et toujours recommencée.

Dimanche 31 mars, 21h, Sunside: Hommage à Phil Woods avec Pierrick Pédron (sax alto)

Petit Journal Montparnasse

Samedi 5 mars à 21h30: Benny Golson. Un des premiers Jazz Messengers, l'immortel compositeur de " I remember Clifford " et " Whisper not ". Bref ce sax ténor est une Légende vivante du Jazz.

Studio de l'Ermitage

Mercredi 16 mars à 20h30. Pierrick Pédron vient jouer son nouvel album " AnD the ". Groove cosmique en perspective.

Synagogue Copernic:

Samedi 19 mars, 20h: Nuit du Jazz à Copernic. Tous les musiciens sont Juifs mais il n'est pas nécessaire d'être Juif pour venir écouter et apprécier Omer Avital par exemple.

Le Baiser salé

Le Baiser Salé offre aux artistes une résidence. Ils peuvent y jouer pendant des années comme le duo Mario Canonge (piano)/Michel Zenino (contrebasse) que vous retrouverez, fidèle au poste, les mercredi 2, 9, 16, 23 et 30 mars à 19h.

Autre résidence, celle du saxophoniste ténor Rick Margitza en quartet le mercredi 9 mars à 21h30.

Et enfin celle du quintet de Mario Canonge et Michel Zenino le jeudi 17 mars à 21h30.

Jeudi 10 mars à 21h30 le trio de Jean-Marie Ecay (guitare) avec André Charlier (batterie) et Jean-Michel Charbonnel (contrebasse). Apprentis guitaristes, venez apprendre votre métier avec un grand professionnel.

Théâtre des ateliers du chaudron: Dimanche 20 mars à 16h et 19h. Steve Potts All Stars avec Steve Potts (saxs), Darryl Hall (contrebasse), Jean-Claude Montredon (batterie) et Michael Felberbaum (guitare électrique).

Bar de l'hôtel Lancaster: mercredi 30 mars à 18h30: Stéphane Chandelier trio avec Stéphane Chandelier (batterie), Gilles Naturel (contrebasse) et Yves Brouqui (guitare). Du Jazz classe dans un bar de palace pour les lectrices sophistiquées et les lecteurs aisés de ce blog.

Salle de l'Orangerie, Eaubonne, Val d'Oise: mardi 15 mars, 21h, Olivier Calmel " Double Celli ". Un piano, deux violoncelles et de l'improvisation.

La photographie de Médéric Collignon est l'oeuvre du Féérique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

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Omar Sosa & Gustavo Ovalles embrasent les Sons d'hiver

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Sons d’hiver

Paris. Théâtre Claude Lévi-Strauss, musée du Quai Branly.

Samedi 13 février 2016. 18h.

Omar Sosa (Cuba) : piano, clavier

Gustavo Ovalles (Venezuela) : percussions

Vidéo du concert visible sur la chaîne de télévision publique franco-allemande ARTE.

Lectrices bienveillantes, lecteurs miséricordieux, cette chronique sera brève. En effet, je ne peux lire correctement mes notes prises en direct, dans l’obscurité de la salle de concert.

Omar Sosa a toujours l’air de sortir du désert, vêtu de blanc, avec chèche et écharpe. Il commence avec une nappe sonore au clavier, qu’il ponctue dans les cordes du piano. Le percussionniste commence tout en douceur. Omar Sosa danse avec son piano comme s’il voulait l’emporter dans son mouvement. Belle cavalcade en duo. Gustavo Ovalles dispose d’une panoplie d’instruments de percussion dont la plupart me sont inconnus. Il est passé à une énorme sphère creuse qu’il tapote du bout des doigts. Un chant enregistré passe en fond sonore. La salle est comble et le public comblé. Plus qu’un concert, c’est une expérience sensorielle que nous vivons.

Une ballade percussions/piano et un fond électro. Je n’ai jamais entendu un percussionniste aussi créatif depuis Trilok Gurtu dans le trio de John Mac Laughlin (guitares) avec Kaï Eckhardt (basse). C’était en 1989, à Rennes, au Théâtre National de Bretagne. Cela ne me rajeunit pas.

Gustavo Ovalles repart sur un grand tambour coincé entre ses jambes. L’échange entre les deux hommes est si riche que, le morceau fini, Omar Sosa bondit de son siège pour taper dans les mains de son complice.

Le théâtre d’un musée voué au dialogue des cultures est le bon endroit pour jouer cette musique comme le souligne Omar Sosa en anglais et en espagnol.

Le concert s’est fini avec le public debout, battant la mesure, dansant, chantant et plusieurs rappels.

Plutôt que des mots, laissons parler la musique d’Omar Sosa et Gustavo Ovalles. A eux deux, ces gaillards produisent plus de musique et d’émotion que bien des orchestres (je ne donnerai pas de nom).

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Daniel Humair Special Show au Cinéma le Balzac (1961 & 2016)

Publié le par Guillaume Lagrée

Daniel Humair Special Show au Balzac

1961 & 2016

Paris. Cinéma Le Balzac.

Festival Jazz et Images

Vendredi 12 février 2016. 12h30.

Le cinéma Le Balzac, 1 rue Balzac, Paris 8e, comporte un bar à l’entrée. Ce soir, pour nous mettre en bouche avant la soirée, nous est offert un sandwich de Pierre Gagnaire. Le vrai chic parisien. Délicate attention pour les spectateurs qui n’ont pu dîner avant le concert. Le restaurant principal de Pierre Gagnaire se trouve au 6 rue Balzac (*** au Michelin), le cinéma au 1. Le sandwich est bon. Daniel Humair est un fin gastronome et cuisinier, ami de 35 ans de Pierre Gagnaire. Pierre Gagnaire est présent ce soir. « La musique, la cuisine, le cinéma, c’est le lien, l’amitié, la tendresse. C’est important dans une société parfois un peu déprimée et un peu tendue » (Pierre Gagnaire). Daniel Humair le dit autrement « Cuisiniers, peintres mais aussi gens du cinéma, tout ça fait un bloc positif ». Le pain est aussi l’œuvre de Pierre Gagnaire, héros de Daniel Humair.

Passons à la musique. « Jackie Mac Lean, c’est un point de repère » dit Daniel Humair avant que ne soit projeté ce film de 1961 où il joue notamment avec Jackie Mac Lean (1931-2006) à l’ORTF. Film de Jean-Christophe Averty (30’) déjà chroniqué sur ce blog et vivement recommandé aux Jazz fans. Quelle intensité dans le jeu de Jackie! A la fois absolument concentré et totalement défoncé (Mac Lean était héroïnomane à l’époque et cela se voit). Un spectateur applaudit un solo de Daniel Humair daté de 1961. Bon courage à Vincent Le Quang pour jouer du saxophone après Jackie Mac Lean. Applaudissements après la séance avec Jackie Mac Lean et après le film.

Commentaire de Daniel Humair après le film. « A l’époque, le Jazz était enregistré à la télévision grâce à Jean-Christophe Averty, Bernard Lyon. A la place, il y a des chanteurs et des chanteuses qui font du jogging ».

Daniel Humair est toujours un membre viril et actif de la confrérie des Jazzmen en 2016.

Après les archives, un concert en direct.

Vincent Le Quang : saxophone ténor, soprano.

Stéphane Kerecki : contrebasse

Daniel Humair : batterie

Daniel Humair est aussi peintre et pas un peintre du dimanche , un peintre exposé dans des galeries renommées. Les compositions du trio sont dédiées aux peintres : Yves Klein, Jim Dine, Paul Rebeyrolle (musée à Eymoutiers, Haute-Vienne, Limousin, France), Jackson Pollock.

Daniel Humair sait toujours faire ses passes magiques sans s’emmêler les baguettes. Chant méditatif du sax ténor. Pulsation douce et lente de la contrebasse. Des phrases courtes se succèdent. Belle démonstration que le Jazz est un art de la conversation. Sur un coup, ça démarre bille en tête, vite et fort. Curieusement, le batteur est au centre de la scène, trônant comme Héphaïstos derrière sa forge. Soulignons que contrairement au dieu grec, Daniel Humair ne boite pas. Passage au sax soprano pour relancer la machine. Solo de Daniel Humair. Il griffe toujours autant. Est-ce le même morceau ou un enchaînement ? Peu importe car c’est une masse sonore en mouvement. Son velouté du ténor maintenant mais la rythmique relance progressivement. Ca chauffe.

Ils nous laissent le temps de nous remettre et s’y remettent. Des petites phrases se succèdent en introduction. Nous ne savons pas où nous allons mais nous y allons. Humair est aux balais, jouant une sorte de ballade mais agitée. C’est mélodieux. Ca chante. Bref, j’aime. Très beau dialogue de pulsation entre contrebasse et batterie. Le sax ténor vient ajouter son souffle. Retour aux baguettes pour agiter l’ensemble. « Le batteur est un barman de sons » (Jean Cocteau, premier président de l’Académie du Jazz).

Sax soprano en discussion avec la contrebasse. Humair ponctue délicatement aux maillets. Kerecki lance le rythme, Humair enchaîne aux baguettes. Implacable. Le son du saxophone soprano s’élève au dessus de ce trampoline sonore. Certes cela vient de John Coltrane mais ce n’est pas de la copie. C’est la continuité d’un mouvement. Stéphane Kerecki tapote ses cordes à l’archet. Instants magiques.

Thème de François Jeanneau en hommage à un peintre français dont l’identité m’a échappé. La mélodie se perd dans des foucades. Pas glop. Beau solo de batterie avec une sorte de marche. Tiens, ils ont trouvé une mélodie avec le ténor qui chante, la contrebasse qui pulse, la batterie qui ponctue. Pas longtemps.

« Ballade pour Rebeyrolle » (Daniel Humair). Aux maillets, Daniel Humair fait vibrer les cylbales. Le sax ténor chante paisiblement. La contrebasse soupire sous l’archet. Son majestueux des tambours sous les maillets. Ca, c’est beau. Je ferme les yeux et je revois les photographies de la Camargue par Lucien Clergue.

Sax soprano. « Mutinerie » (Michel Portal). Ne pas confondre avec « Mutiny » (Prince) mais seuls les mal entendants peuvent confondre quoique si l’esprit soit proche. « C’est la première fois qu’on la joue alors soyez indulgents » nous demande Daniel Humair. Il a remarqué des gens avec des papiers qui prennent des notes. L’auteur de ce blog par exemple. Ca va, ils assurent. Très belle pulsation de la contrebasse. Les tambours roulent sous les baguettes. Le saxophone soprano jaillit, vif et clair. Le tempo est ralenti, décomposé alors que le soprano chante toujours. La mutinerie repart de plus belle, groupée. C’est la révolte de la Beauté, celle qui sauvera le monde selon Dostoïevski. Le monde roule sous les baguettes de Daniel Humair. Le petit air chantonnant qui revient sans cesse est un délice.

Délicieuse soirée entre cuisine, cinéma, Jazz et amitié.

Le festival Jazz et Images se poursuit au cinéma Le Balzac, 1 rue Balzac, 75008 Paris, France, sous la direction artistique de Vincent Le Quang. Prochaine séance dédiée à Stan Getz le vendredi 18 mars à 20h30. Au programme, Stan Getz en concert à la Grande Parade du Jazz de Nice en 1978 (film de Jean-Christophe Averty, 28’) puis le quartet de Vincent Le Quang.

La photographie de Daniel Humair est l'oeuvre du Genevois Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Daniel Humair par Juan Carlos HERNANDEZ

Daniel Humair par Juan Carlos HERNANDEZ

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