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Martial Solal " Coming Yesterday ". Live at Salle Gaveau 2019

Publié le par Guillaume Lagrée

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Martial Solal

" Coming Yesterday "

Live at Salle Gaveau 2019

Challenge Records

Sortie en France le mercredi 12 mai 2021

Album disponible sous format digital, CD et vinyle.

Martial Solal: piano

Concert enregistré à Paris, salle Gaveau, le mercredi 23 janvier 2019 par Radio France pour France Musique.

Lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, j'ai l'honneur de faire partie des privilégiés qui assistèrent au dernier concert public de Martial Solal, à Paris, salle Gaveau, le mercredi 23 janvier 2019. Je vous renvoie à ma chronique du concert pour cueillir mes impressions du moment. 

Martial Solal est né à Alger le 23 août 1927. La seule drogue de sa vie, c'est la musique. Il ne peut s'en passer mais elle ne nuit point à sa santé. C'est pourquoi il joue et compose toujours mais chez lui. Martial Solal avait déjà arrêté le piano dans les années 2000 puis repris à la demande de son coetano Lee Konitz (1927-2020).

Martial Solal avait joué à  Paris, salle Gaveau en trio avec Guy Pedersen (contrebasse) et Daniel Humair (batterie) pour les premiers concerts de Jazz donnés dans cette salle vouée à la musique dite classique. C'était le 3 mai 1962 et le 11 décembre 1963. Je n'y étais pas mais j'ai une excuse valable. Je n'étais pas né. Ces concerts ont été enregistrés et édités sur disque. L'édition originale vaut un prix certain.

Pour clore sa carrière sur scène, jusqu'à nouvel ordre, Martial Solal avait donc décidé de revenir à Gaveau mais en sa seule compagnie le mercredi 23 janvier 2019. Daniel Humair était dans la salle comme auditeur. 

Ce concert est désormais accessible à tous mais pas dans son intégralité. Certains morceaux du concert ont disparu dans cette édition mais ce qui reste vaut l'acquisition. En musique, le diamant est vendu au même prix que le plastique. Ici, c'est un diamant taillé de la plus belle eau vendu au même prix que n'importe quelle collection de tubes (le tube est un cylindre brillant à l'extérieur et creux à l'intérieur comme l'expliquait Boris Vian, ingénieur centralien et musicien, chanteur, producteur, critique de musique, écrivain). Profitez en, lectrices sélectives, lecteurs exigeants. La pochette de l'album est ornée d'une peinture d'Anna Solal, l'épouse de Martial. A apprécier en grand sur la pochette du vinyle. Texte de présentation par Martial Solal en français et en anglais.

Pour commencer, " I can't get started " (1), morceau fétiche de son ami Dizzy Gillespie. Non pas, comme l'explique Martial, parce qu'il n'arrive pas à démarrer mais pour se débarrasser de cet air qui lui trottait dans la tête depuis plusieurs jours.

Après cet échauffement, Martial Solal attaque directement le morceau le plus long du concert (11'40), une composition personnelle qui donne son titre à cet album , " Coming Yesterday " (2). Seul au piano, Martial Solal joue piano, contrebasse & batterie. Les échanges d'un trio en solo. Eblouissant. Cf vidéo sous cet article. Pour comparer, écoutez justement la version en trio avec NHOP (contrebasse) & Daniel Humair (batterie) qui ouvre un album majeur de Martial Solal, " Suite for trio " (1978). Martial Solal l'a joué aussi récemment en duo avec Dave Liebman (saxophones).

Vient ensuite un hommage à son Maître, Duke Ellington avec un " Medley Ellington " (3) dont Martial Solal a le secret. Evidemment, " Caravan " y figure mais pas seulement. Je vous laisse trouver les thèmes ellingtoniens, cachés dans le labyrinthe solalien, lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs. 

Après quoi, un petit jeu typique de Martial Solal. Transformer une comptine enfantine sans intérêt, " Frère Jacques " en une composition intéressante ," Sir Jack " (4). Soyez bien attentifs, lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs car ce thème est un fil rouge qui revient régulièrement, sous diverses formes, dans les morceaux suivants du concert. Je vous laisse le plaisir de les trouver. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Le reste du concert est composé de standards immarcescibles auxquels Martial Solal continue de donner de l'intérêt grâce à sa technique, son invention, sa fraîcheur et sa sensibilité. " Tea for two " (5), " Happy birthday " (6), " Lover Man " (7), " I'll remember April " (8), " My funny Valentine " (9) & " Have You met Miss Jones " (10). Avec des citations de " Frères Jacques " alias " Sir Jack " (4) parsemées ici et là. Pour finir en beauté, un dernier accord conclut le propos. 

Bref, vous l'aurez compris, lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, ce concert parisien de Martial Solal publié sous le titre " Coming Yesterday ", conjugue passé et futur au présent mais toujours au plus que parfait. C'est le testament musical public d'un Grand Maître du Jazz, Monsieur Martial Solal. Mélomanes et musiciens peuvent puiser dans cette fontaine de jouvence à volonté. Rien à ajouter.

La photographie de Martial Solal est l'oeuvre de l'Imputrescible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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Bertrand Tavernier (1941 - 2021) fournisseur de Jazz et d'électricité

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices cinéphiles, lecteurs mélomanes, le décès du cinéaste français Bertrand Tavernier (1941- 2021) n'a pu vous échapper.

Français, Lyonnais même, Bertrand Tavernier aimait dans les Etats Unis d'Amérique ce qu'ils ont produit de meilleur: le film noir, le western, le Jazz et le Blues.

Avec un de ses Maîtres en cinéma, l'Américain Robert Parrish (1916 - 1995), il réalisa un documentaire tourné dans le Sud des Etats Unis d'Amérique au début des années 1980, les années Ronald Reagan (acteur hollywoodien de 2e rang devenu président des Etats Unis d'Amérique), " Mississipi Blues "  (1984) qui reste essentiel pour découvrir le Blues et le Gospel de l'intérieur. 

Bertrand Tavernier reste surtout l'auteur du plus beau film de fiction sur le Jazz, tourné à Paris, dans un Saint Germain des Prés des années 50 reconstitué par la magie d'Alexandre Trauner, " Autour de minuit " (1986) qui reconstitue l'histoire d'amitié entre Bud Powell, pianiste remplacé pour les besoins du film par le saxophoniste Dexter Gordon alias Dale Turner et son fan français Francis Paudras joué par François Cluzet.

Musique composée et arrangée par Herbie Hancock. Le film est tellement bon que Dexter Gordon, dont ce fut le premier et dernier rôle au cinéma, fut nommé aux Oscar 1987 comme meilleur acteur et finit 2e derrière Paul Newman. Herbie Hancock, lui, gagna l'Oscar de la musique de film pour " Autour de minuit " . 

Dans la vidéo ci-dessous, extraite du film, Herbie Hancock (piano), Pierre Michelot (contrebasse), Billy Higgins (batterie), John Mac Lauglin (guitare) et Dexter Gordon (sax ténor) jouent " Body and Soul " face à un François Cluzet fasciné. Je le comprends. Rien à ajouter. 

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Sélection de concerts de Jazz pour avril 2021

Publié le par Guillaume Lagrée

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices passionnantes, lecteurs passionnés, en avril 2021, en France, je crains que nous ne puissions toujours pas assister en direct à un concert de Jazz sans le truchement d'un écran ou d'une radio.

François Grenier, 39 ans, claveciniste, s'est suicidé le mercredi 17 mars 2021 parce qu'il ne supportait plus cette incertitude, les tournées annulées et l'absence de perspective de retour à une vie normale. Condoléances pour sa famille et ses amis. Souhaitons qu'il ne soit pas suivi par d'autres artistes.

Il est encore trop tôt pour chanter " The Masquerade is over ". avec Nancy Wilson (1937 - 2018).

Puisque vous ne pouvez assister aux concerts, écoutez les sur France Musique avec les émissions Jazz Club (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live

Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Mon émission Le jars jase jazz est consacrée à l'influence de la France sur le Jazz et lycée de Versailles  sous le titre générique Détours de France. La France à la lumière du Jazz 3 ans d' émissions différentes sur ce thème à partir de décembre 2020. Diffusion chaque lundi à 22h et chaque vendredi à 12h (heure de Paris). Pas de podcast. En avril 2021, cinquième épisode avec 9  diffusions: lundi 5 , 12, 19 & 26 avril à 22h; vendredi 2, 9, 16, 23 & 30 avril à 12h . L'émission d'avril est consacrée au Jazz d'aujourd'hui. Elle commencera et finira par le guitariste français Jean de Aguiar . Jean de Aguiar le mérite. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, pour les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.  

Jérôme Sabbagh, saxophoniste ténor français maintes fois célébré sur ce blog, programme un concert chaque mercredi à 19h30 (heure de New York) au Bar Bayeux à New York. Cf photographie au dessus de cet article.

Concert diffusé en direct sur Internet puis en différé pendant 6 jours. Un club de Jazz de New York livré chez vous sans autre frais que la connexion à la Toile. Vos dons sont les bienvenus. 

Mercredi 7 avril: Nir Felder Trio (Matt Penman, Dan Weiss)


Mercredi 14 avril: Jerome Sabbagh/Greg Tuohey Group (Joe Martin, Kush Abadey). Cf vidéo sous cet article.

Mercredi 21 avril: Sam Newsome Quartet (Sam Newsome, Angelica Sanchez, Hilliard Greene, Reggie Nicholson)

Mercredi 28 avril: Joe Dyson Quintet (Barry Stephenson, Mike King, Marcus Strickland, Carlos Abadie)
 
Chaque lundi, à 14h (heure de New York) depuis le début de la pandémie, le pianiste franco-américain Dan Tepfer, maintes fois célébré sur ce blog, offre un concert en direct sur Youtube et Facebook depuis New York. Soit en solo soit accompagné d'invités. Lundi 5, 12, 19 & 26 avril à 14h ( New York) & 20h (Paris). 
 
Le festival Banlieues Bleues, en Seine Saint Denis, Ile de France, France, sera à suivre sur la Toile du vendredi 9 au jeudi 15 avril 2021 avec notamment Rodolphe Burger au programme.
 
Samedi 17 avril à 21h (heure de Paris), le trio de Frédéric Borey, saxophoniste ténor maintes fois célébré sur ce blog, sera en concert en direct sur le Net depuis l'Osons Jazz Club à Lurs (04). Entrée: 5€.
 
Le Triton, Les Lilas (93) diffuse chaque dimanche à 20h30 (heure de Paris) un concert. Entrée: 2€. Possibilité de revoir le concert pendant 31 jours à volonté. De plus, plus de 200 concerts enregistrés en public sont aussi disponibles au même prix et aux mêmes conditions. A signaler le dimanche 11 avril à 20h30 (heure de Paris), un duo maintes fois acclamé sur ce blog, Claudia Solal & Benjamin Moussay.
 

La photographie de Jérôme Sabbagh est l'oeuvre de l'Authentique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

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" Notes de sang " François Joly

Publié le par Guillaume Lagrée

" Notes de sang "

François Joly

Série Noire n°2465.

Gallimard. Paris. 1997. 214p.

 

Lectrices festives, lecteurs d'estive, une pandémie mondiale vous a privé de festivals de Jazz durant l'été 2020 et pour l'été 2021, en France, ce n'est pas encore gagné. Pas perdu non plus. 

Pour entretenir votre nostalgie, lisez " Notes de sang " de François Joly, un roman noir qui tourne autour du festival Jazz à Vienne, en Isère, région Auvergne Rhône Alpes, en France dans les années 1990. 

Il s'agit de l'histoire d'un groupe d'amis lyonnais passés par le même lycée dont les chemins de vie divergent ensuite. Artisan, cadre, professeur, commissaire de police. De la politique à gauche comme à droite. Un fondateur d'Action directe, groupe français terroriste des années 70-80, tendance extrême-gauche, selon ses écrits. Tous fous de Jazz.

33km séparent la primatiale Saint Jean à Lyon (69) du théâtre antique de Vienne (38). Toute cette histoire se passe donc dans un petit cercle, tant géographique qu'amical. De concerts en meurtres, de bons restaurants (autre nostalgie!) en disparitions, l'enquête suit son cours. Comme Action directe financée par l'Iran, nos terroristes d'extrême gauche sont financés par l'extrême droite dirigée par un Breton au verbe haut dénommé Le Goff. Rien à voir avec l'historien médiéviste Jacques Le Goff (1924-2014), vous l'aurez deviné, lectrices festives, lecteurs d'estive.

Comme il s'agit d'un polar, je ne vous raconte ni les soubresauts ni la conclusion de cette sombre histoire, lectrices festives, lecteurs d'estive. Sachez simplement qu'elle vous donnera envie de bien manger, de bien boire, d'écouter du bon Jazz et de réfléchir à la théorie selon laquelle, en démocratie, les extrêmes se touchent toujours car ils ont en commun la haine de la démocratie, du débat, de l'échange, bref de ce qui fait l'essence du Jazz.

La vidéo ci-dessous est extraite de l'édition 1990 du festival Jazz à Vienne avec un quartet d'All Stars: Herbie Hancock (piano, claviers), Dave Holland (contrebasse), Jack de Johnette (batterie) & Pat Metheny (guitare électrique). Ils revisitent une composition d'Herbie Hancock devenue un standard du Jazz moderne, " Cantaloupe Island " ( Album " Empyrean Isles " Blue Note. 1964).

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" Sleeper Train " Chesnel - Chiffoleau - Loustalot - Pasqua

Publié le par Guillaume Lagrée

 Sleeper Train "

Album sorti le vendredi 12 mars 2021

Yoann Loustalot: trompette, bugle

François Chesnel: piano

Frédéric Chifolleau: contrebasse

Fred Pasqua: batterie

 

Lectrices exploratrices, lecteurs randonneurs, vous êtes sevrés de voyage par suite d'une pandémie mondiale qui se poursuit toujours à l'instant où j'écris ces lignes. Vous rêvez de partir pour le Cameroun, le Japon, les Etats Unis d'Amérique, la Mongolie, la Russie, l'île de La Réunion, le Japon, l'Ecosse, le Brésil. En prenant un train couchette, moyen de transport qui redevient à la mode alors que l'avion se ringardise à vue d'oeil. 

L'album " Sleeper Train " vous attend pour vous mener dans ces 9 destinations au fil de 9 compositions jouées par 4 musiciens français qui ont tous le sens des grands espaces, qualité généralement reconnue aux musiciens américains et russes, Yoann Loustalot, François Chesnel, Frédéric Chiffoleau & Fred Pasqua.

Cela commence au Cameroun avec la " Sanza triste " de Francis Bebey (1929-2001), évidente allusion à la " Samba triste " du guitariste brésilien Baden Powell (1937-2000). Une ballade triste, élégante mais avec une pulsation bien africaine.

Cela se poursuit au Japon avec " Le chemin vers Izumé " (2), délicat comme une estampe japonaise où Yoann Loustalot retrouve une fraction de seconde le son de Miles Davis dans " Ascenseur pour l'échafaud " (1957). 

Vient ensuite un air traditionnel des Etats Unis d'Amérique, " Oh where " (3) qui sonne comme une vieille ballade anglaise. 

Puis un air traditionnel mongol " Ekh ornii magtaal " (4) qui vous invite à prendre le Transsibérien, entre Moscou et Pékin, en train couchette évidemment. Cf vidéo sous cet article. 

Restez dans les grands espaces avec la Russie et toujours ses trains à travers la steppe avec " Oh, Moroz, Moroz " (5).

Changez de monde en partant pour l'île de La Réunion où il n'y a plus de train depuis que Michel Debré premier ministre du président Charles de Gaulle, député de La Réunion, le fit fermer au début des années 1960. Un morceau à la fois entraînant et émouvant du poète, chanteur, musicien réunionnais Alain Péters (1952-1995), " Mangé pou le coeur " (6). Cf extrait audio au dessus de cet article.

De La Réunion, embarquez pour le Japon pour une nouvelle estampe " Koruda - Bushi " (7). 

Des brumes du Japon, embarquez pour celles de l'Ecosse avec un air traditionnel " Tam Lin - Child 39 " (8).

Pour finir le voyage, rendez hommage aux gens humbles du Brésil avec " Gente humilde " (9) de Vinicius de Moraes, Chico Buarque & Anibal Augusto Sardinhal. La boucle est bouclée puisque le premier morceau de l'album,  " Sanza Triste " de Francis Bebey est un clin d'oeil du Cameroun au Brésil et que le dernier morceau de l'album vient du Brésil, justement.

Lectrices exploratrices, lecteurs randonneurs, j'espère que ces quelques impressions de voyage glanées au fil des 9 morceaux qui composent l'album " Sleeper Train ", vous auront donné envie de l'acheter, de l'écouter et de l'emmener avec vous dans vos prochains voyages en train couchette pour dormir et rêver.

" Les vibrations trépidantes des trains vous glissent des désirs dans la moëlle des reins " (Alphonse Allais).

 

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Sélection de concerts de Jazz pour mars 2021

Publié le par Guillaume Lagrée

Ben Monder par Juan Carlos HERNANDEZ

Ben Monder par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices raffinées, lecteurs esthètes, en France, en mars 2021, vous n'aurez toujours pas le droit d'aller de nouveau écouter du Jazz en concert dans une vraie salle avec des vrais musiciens, un vrai public, un vrai patron & de vrais employés. Il est encore trop tôt pour chanter " The masquerade is over " avec Georges Benson (1943)

Puisque vous ne pouvez assister aux concerts, écoutez les sur France Musique avec les émissions Jazz Club (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live. Martial Solal (1927), mon pianiste préféré, maintes fois célébré sur ce blog, sera à l'honneur sur France Musique dans l'émission Les Légendes du Jazz samedi 13 mars à 18h (concert de 1976 à la Maison de la Radio en duo avec NHOP, contrebasse. Cf album " Movability " du même duo la même année) et dimanche 14 mars à 18h (concert de 1968 à la Maison de la Radio en trio avec Gilbert Rovère, contrebasse et Daniel Humair, batterie). Si vous n'êtes pas disponible samedi 13 et dimanche 14 mars à 18h (heure de Paris), ces concerts seront ensuite disponibles selon votre bon plaisir (on replay, in english), lectrices raffinées, lecteurs esthètes. 

Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Mon émission Le jars jase jazz est consacrée à l'influence de la France sur le Jazz et lycée de Versailles  sous le titre générique Détours de France. La France à la lumière du Jazz 3 ans d' émissions différentes sur ce thème à partir de décembre 2020. Diffusion chaque lundi à 22h et chaque vendredi à 12h (heure de Paris). Pas de podcast. En mars 2021, quatrième épisode avec 9  diffusions: lundi 1er , 8, 15, 22 & 29 mars à 22h; vendredi 5, 12, 19 & 26 mars à 12h . L'émission de mars est consacrée au Jazz d'hier, commence avec Miles Davis en concert à Paris, salle Pleyel, en 1967 et se termine avec Horace Silver, en concert à Paris, à l'Olympia, en 1959.

Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, pour les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.  

Jérôme Sabbagh, saxophoniste ténor français maintes fois célébré sur ce blog, programme un concert chaque mercredi à 19h30 (heure de New York) au Bar Bayeux à New York. Concert diffusé en direct sur Internet puis en différé pendant 6 jours. Un club de Jazz de New York livré chez vous sans autre frais que la connexion à la Toile. Vos dons sont les bienvenus. Elle est pas belle, la vie?

Mercredi 10 mars: Marta Sanchez Quintet (Alex Lore, Roman Filiu, Rashaan Carter, Allan Mednard)
Mercredi 17 mars: Adam Nussbaum and the Lead Belly Project (Ohad Talmor, Steve Cardenas, Nate Radley) . Cf. vidéo en dessous de cet article.
Mercredi 24 mars: Marcus Strickland Trio (Dezron Douglas, EJ Strickland)
Mercredi 31 mars: Jonathan Blake Quartet (Immanuel Wilkins, Dayna Stephens, Dezron Douglas)

Le pianiste franco-américain Dan Tepfer, maintes fois célébré sur ce blog, jouera en duo avec le batteur mexicain  Antonio Sanchez en direct depuis New York, USA, sur la Toile.

Démarrage samedi 13 mars 2021 à  12h (Hawaï et Papeete), 13h (Los Angeles), 15h (New York), 16h (Fort de France et Pointe à Pitre), 17h (Saint Pierre et Miquelon, Cayenne et Rio de Janeiro), 20h (Londres & Lisbonne), 21h (Paris & Lagos), 22h (Vilnius & Beyrouth), 23h (Mamoudzou & Antananarivo), 0h (Saint Denis de la Réunion & Port Louis). Tickets: 5$US minimum. Pas de maximum. 

Dimanche 14 mars à 17h (heure de Paris), concert pédagogique en ligne de Leila Olivesi, pianiste maintes fois célébrée sur ce blog, sur Duke Ellington & Thelonious Monk. Un hommage sera rendu à Claude Carrière, journaliste et producteur de Jazz récemment décédé (1939-2021). Entrée: 8€/ 5€ pour les adhérents à la Maison du Duke

Samedi 20 mars à 17h (Hawaï et Papeete), 18h (San Francisco), 20h (New York), 21h (Fort de France & Pointe à Pitre), 22h (Saint Pierre et Miquelon, Cayenne & Brasilia). Dimanche 21 mars à 2h (Londres & Lisbonne), 3h (Paris & Dakar), 4h (Vilnius & Beyrouth), 5h (Mamoudzou & Moroni), 6h (Saint Denis de la Réunion & Port Louis), 10h (Pékin), 11h (Tokyo), 14h (Nouméa & Canberra), 15h (Auckland), Dan Tepfer jouera en piano solo et en direct sur l'Internet son programme " Bach to the future " qui mélange pour la première fois son programme Bach et son programme " Natural Machines ". Entrée: 15$. Si vous n'êtes pas réveillé au moment où cette musique sera jouée, car il sera 3h du matin à Paris, en payant votre droit d'entrée, vous pourrez l'écouter et la regarder quand vous voudrez pendant un an.

Par ailleurs, Dan Tepfer joue en direct au  piano, gratis pro Deo, chaque lundi à 8h (Hawaï & Papeete), 11h (Los Angeles), 14h (New York, Pointe à Pitre & Fort de France), 15h (Cayenne, Brasilia & Saint Pierre et Miquelon), 18h (Londres & Lisbonne), 19h ( Paris & Abuja), 20h (Vilnius & Beyrouth), 21h (Mamoudzou& Antananarivo), 22h (Saint Denis de la Réunion & Port Louis). A voir et écouter sur Facebook & Youtube. Lundi 22 mars 2021, ce sera la 50e semaine de ce concert hebdomadaire spécial pandémie. 

Les clubs de Jazz recommencent à ouvrir sur la rive Ouest de l'Océan Atlantique, i.e la côte Est des Etats-Unis d'Amérique. Sur la rive Est de l'Océan Atlantique, i.e la côte Ouest de la France, par contre, vous devez encore patienter pour aller au concert, lectrices raffinées, lecteurs esthètes.

Pour fêter cette reprise des activités au pays natal du Jazz, TSF Jazz, radio française, diffuse plusieurs concerts enregistrés aux USA dans son émission Jazz Live à 21h (heure de Paris).

Jeudi 18 mars à 21h (heure de Paris) le quartet de Jérôme Sabbagh avec Ben Monder, Joe Martin & Nasheet Waits, maintes fois célébré sur ce blog, enregistré au Small's, club de New York. A écouter sur TSF Jazz. A regarder et écouter sur Youtube. Concert soutenu par les services culturels de l'ambassade de France à Washington. Cf photographie de Ben Monder au dessus de cet article. 

Du lundi 22 au vendredi 26 mars à 21h (heure de Paris), Jazzlive sur TSFJazz diffusera chaque soir un concert enregistré dans une ville différente de l'East Coast: lundi 22 mars à Boston, mardi 23 mars à Washington, mercredi 24 mars à Baltimore, jeudi 25 mars à Philadelphie & vendredi 26 mars à New York.

 

Vendredi 26 mars à 12h (Hawaï et Papeete), 13h (Los Angeles), 15h (New York), 16h (Fort de France et Pointe à Pitre), 17h (Saint Pierre et Miquelon, Cayenne et Rio de Janeiro), 20h (Londres & Lisbonne), 21h (Paris & Lagos) , 22h (Vilnius & Beyrouth), 23h (Mamoudzou & Antananarivo), 0h (Saint Denis de la Réunion & Port Louis), depuis le Studio de l'Ermitage, à Paris, France. concert sur la Toile du Blazin Quartet dont l'album " Sleeping Beauty " est célébré sur ce blog. Entrée: 10€ minimum. Cf extrait audio au dessus de cet article.

La photographie de Ben Monder est l'oeuvre du Pétrifiant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

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Chick Corea (1941-2021): Retour pour Toujours. Encore.

Publié le par Guillaume Lagrée

Lecteurs piano, lectrices forte, vous avez déjà pu savourer sur ce blog, un premier hommage de musiciens et compositeurs français vivants (Pierre Durand, Leila Olivesi & Olivier Calmel) à Chick Corea. Overblog ne me permettait pas de tout inclure dans un seul article.
 
Les 4 témoignages sont désormais réunis dans un seul article publié sur Couleurs Jazz, dirigé par Jacques Pauper dont l'empire s'étend aussi sur Couleurs Jazz Radio où votre serviteur sévit dans l'émission " Le Jars Jase Jazz " chaque lundi à 22h et chaque vendredi à 12h (heure de Paris). 
 
Voici donc un Encore avec le témoignage de Marc Benham (piano) qui répond aux 3 mêmes questions que ses 3 collègues créateurs:
1. Quels sont vos souvenirs personnels de Chick Corea (concerts, rencontres)?
2. Quelle est l'influence de Chick Corea sur votre musique?
3. Quels albums, morceaux de Chick Corea recommanderiez vous à ceux qui ne le connaissent pas?
 
Marc Benham (piano, orgue Hammond, claviers)
 
1- Souvenirs personnels
 
Ma passion pour Chick Corea est lointaine. Tandis qu'enfant je me gorgeais de quelques vinyles d'Art Tatum, d'Oscar Peterson et du Modern Jazz Quartet trouvés à la maison entre mille compiles de chanson française (ha, les collections Le Cadeau de la Vie...), mon frère âgé de 11 ans de plus rentra un jour à la maison en possession d'un cd du Chick Corea Elektric Band. Une musique totalement saisissante, qui avait ceci de séduisant que l'on y entendait des sons de synthétiseur, très virtuoses de surcroît, ce qui fut une bonne première accroche pour l'enfant assoiffé de sensations que j'étais. L'univers sonore de ce groupe, souvent raillé depuis pour la rapide obsolescence des sons de synthés, mais aussi pour le côté froid que peut avoir le jazz-fusion de ces années 80, rempli de mises en places rythmiques, de rigueur à l'époque, tout comme un son de sax alto très "saxo", type générique d'un épisode de la série Rick Hunter. Pour autant cette musique était également, entre autres pleine de fantaisie, de lyrisme (je recommande l'écoute du titre Eternal Child sur l'album Eye of the Beholder  ), et d'un groove monstrueux (cf: l'album Beneath The Mask par exemple).
Bref, une belle porte d'entrée dans l'univers gargantuesque de Chick Corea, dont je découvris un peu à rebours un grand nombre d'albums, très différents les uns des autres, mais au milieu duquel on retrouvait un jeu de piano aussi fascinant qu'extrêmement personnel, libre et d'une unité absolue.
Depuis lors, je fus accompagné à chaque période de ma vie par différents albums de Chick, tout en m'éprenant de nombreux autres artistes passionnants, mais comme découverts plus tard, ayant moins ce caractère familier des artistes écoutés dans la petite enfance.
 
Je l'ai rencontré deux ou trois fois lors de ses concerts ou de certains festivals où j'eu la chance de me produire également, et n'ai jamais raté une occasion de venir lui serrer respectueusement la louche, en groupie éternelle que je suis avec lui. Il me vient une anecdote rigolote: avec un ami pianiste très proche, dont je tairai ici le nom, nous étions allé écouter le concert de son groupe Origin au New Morning, à la fin des années 90 donc avant la loi Evin (NDLR: Erreur factuelle. La loi n°91-32 du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme dite Loi " Evin " était déjà en vigueur en France à la fin des années 1990). Placés idéalement, juste derrière Chick pour ne pas perdre une miette de ses doigts sur le clavier, mon camarade a l'idée saugrenue d'allumer un joint " pour profiter un peu plus du moment ". Cela a considérablement incommodé Chick et avant la reprise du 2eme set une annonce faite au micro résonna pour demander au honteux contrevenant anonyme de s'abstenir désormais, sous peine d'annulation du concert. 
Mon ami, cramoisi sur le moment rangea vite sa camelote mais nous rions encore aujourd'hui de cette histoire. 
Certaines personnes prétendent que Chick fit usage des substances il y a fort longtemps, avant d'être aidé à décrocher par le truchement d'une certaine adhésion à une secte bien connue. Ses détracteurs l'ont toujours souligné, personnellement cela m'en touche une etc...
Cela me rappelle cette petite histoire, lue il y a longtemps : un jeune et récent musicien du groupe, dans le car de tournée, qui aurait suggéré, goguenard : "Hey guys, let's get high before the gig!" Ce à quoi Chick aurait répondu du tac au tac: " Hey guys, let's get CLEAN before the gig! " Anecdote gouleyante... (NDLR: Hé les gars, on se défonce avant le concert! Hé les gars, on se met PROPRES avant le concert!)
 
2- Quelques mots à propos de son influence sur mon travail:
 
J'ai été longtemps obsédé par le style stride au piano, que je trouve à la fois suranné, spectaculaire parfois, mais surtout nostalgique et très poétique. J'ai longtemps cherché à marier celui-ci avec des couleurs plus modernes. 
La musique de Chick, lui même très connaisseur du patrimoine qu'il a toujours passé à sa moulinette pianistique, m'a prouvé qu'il était parfaitement possible de développer sa propre palette sonore, chargée d'influences souvent multiples, pour essayer d'en tirer un substantifique style, que l'on passera sa vie à polir, et à requestionner. C'est ce que j'aime dans cette musique de jazz. Cela donne du sens à la vie.
 
La musique de Chick Corea m'a également prouvé que l'hétérogénéité des projets et instrumentations mettent en exergue l'importance de l'unité du jeu de piano en lui même, le sien reconnaissable au milieu de mille nuances esthétiques ou tout simplement sonores. Ce qui confère une énorme liberté de monter des groupes ou répertoires très différents sans forcément perdre ses auditeurs.
 
Enfin, à l'instar d'un John Lewis ou d'un Bill Evans, Chick, fin connaisseur de nombreuses musiques antérieures, fait également un lien appuyé entre les couleurs harmoniques médiévales, baroques, classiques, et le jazz. C'est un point très important de mon travail, en tant que compositeur, improvisateur et également enseignant. Je dis d'ailleurs souvent à mes étudiants qu'en tant que musiciens de jazz, nous devons accomplir en parallèle le métier d'historien et celui de chercheur (NDLR: En tant que fils d'un historien chercheur, Michel Lagrée (1946-2001), qui m'inocula le virus du Jazz à vie, je ne puis qu'approuver). 
 
3- Albums ou titres à conseiller
 
Ils sont innombrables bien sûr, et dès l'article envoyé à Guillaume je regretterai d'en avoir omis beaucoup, donc voici ceux qui me viennent à l'instant :
 
À découvrir dans le désordre:
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Expressions (piano solo)
 
 
Play (duo avec Bobby McFerrin)
 
Solo piano -Originals & Standards (double album)
 
Et bien d'autres encore, de nombreux lives, disques en sideman également, (avec Miles Davis, Stan Getz, Joe Henderson, mais aussi Mongo Santamaria, Lionel Hampton, Chick aurait même accompagné Cab Calloway!)
bref ce serait trop long!
 
 
Par esprit de contradiction, j'ai choisi pour illustrer cet article un extrait audio d'un double album que Marc Benham n'a pas mentionné. " Trio Music " (1982)  avec Miroslav Vitous (contrebasse) & Roy Haynes (batterie). Le 1er morceau de la première partie de l'album, totalement improvisée, " Trio Music improvisation Part 1 ". La seconde partie de l'album est consacrée au répertoire de Thelonious Sphere Monk (1917- 1982).
 
Dans la vidéo ci-dessous, au festival de Jazz de Montreux (Suisse), édition 1972, Stan Getz (sax ténor) est accompagné par Chick Corea (piano électrique), Stanley Clarke (contrebasse) & Tony Williams (batterie) pour jouer le titre album " Captain Marvel ". 
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Chick Corea (1941-2021): Retour pour Toujours

Publié le par Guillaume Lagrée

Bienvenue au 59e abonné de ce blog. Que les Dieux et les Muses le protègent!

 

Lectrices piano, lecteurs forte, le décès d'Armando Anthony dit Chick Corea n'a pu vous échapper.

L'influence de ce pianiste, claviériste, batteur, compositeur sur la musique vivante depuis plus de 50 ans est tellement immense qu'elle mérite d'être saluée par des musiciens vivants tous très favorablement connus de nos services.

J'ai donc posé à plusieurs musiciens et compositeurs français les 3 mêmes questions:

1. Quels sont vos souvenirs personnels de Chick Corea (concerts, rencontres)?

2. Quelle influence a t-il eu sur votre musique?

3. Quels morceaux, albums recommanderiez vous d'écouter à ceux qui ne connaissent pas la musique de Chick Corea?

 

Voici leurs réponses.

Pierre Durand (guitare)

1. Quels sont vos souvenirs personnels de Chick Corea?
 
Il y a un ou deux ans, Chick Corea était en concert au festival Jazz à Vienne.. 
J’y jouais également avec le quartet de Daniel Zimmermann plus tôt en journée.
Nous sommes donc allés l’écouter au théâtre antique.
C’était la première que je le voyais en concert.
J’ai adoré sa sobriété, le gars était une « star » du jazz et on sentait qu’il n’était pas dans la posture scénique, le plus important était la musique que le groupe allait jouer.
Je voyais comme il n’avait pas d’a priori, il écoutait, réagissait en fonction, suivait une idée, la lâchait ensuite.
On sentait aussi qu’il voulait mettre en valeur les musiciens du groupe, qu’ils n’étaient pas des faire-valoir.
Et puis il avait aussi envie de s’amuser, ça se sentait.
Ce soir-là, le public a demandé à Chick Corea de jouer Spain en rappel, c’était le moment le plus convenu du concert. On sentait bien que le public aurait été énormément déçu s’il ne le jouait pas. 
C’est dire que le reste de la soirée, du convenu, il n’y en a pas eu.
 
2 . Quelle influence Chick Corea a t-il eu sur votre musique?
3. Quels albums, morceaux recommanderiez vous d'écouter à ceux qui ne le connaissent pas?
 
Ce que je connais surtout de Chick Corea, c’est « Now he sings, now he sobs »(1968).
J’ai adoré cet album, l’interaction du groupe, les compositions, les improvisations.
En l’écoutant, j’ai compris que Chick Corea franchissait un nouveau pas dans le trio piano, contrebasse & batterie.
 
À l’époque, j’avais un jeu plutôt bop et j’avais envie d’aller ailleurs.
Le morceau « Matrix »  sur cet album m’a complètement retourné et j’ai relevé le solo de Corea tellement il me faisait tripper.
Cette façon de survoler le morceau, de l’ouvrir et de l’exploser d’une certaine manière, et ça sur un blues… Avec une légèreté, une aisance et un côté un peu enfantin… 
Ludique, c’est le mot que je cherche, ludique. Pour moi c’est ce que je garde de Corea avec Matrix qui a changé ma façon de jouer. Un musicien qui a su rester ludique.
 
J’ai ressenti la même chose quand j’avais joué en 1ère partie d’Herbie Hancock avec mon « ROOTS » 4tet.
Ces géants sont avant tout des musiciens dans le sens où ce qu’ils font d’abord, c'est de donner des concerts, pas des spectacles, pas des shows. 
Ils ne sont pas non plus désabusés sur scène, et ne la jouent pas tranquille.
Au contraire, ils ont cet état d’esprit où il y a un toujours quelque chose de nouveau à chercher et à trouver.
 

Leila Olivesi (piano, claviers)

Le piano magique de Chick
 
1. Quels sont tes souvenirs personnels de Chick Corea (concerts, rencontres)?
 
Plusieurs concerts de Chick Corea m’ont marquée, notamment celui qu’il a donné en duo avec le vibraphoniste Gary Burton à Marciac en 2007. 
Et son concert avec son groupe à la Cité de la Musique en mai 2004 est inoubliable.
J’ai été bouleversée par la Children song n°6 qu’il a jouée lors de ce concert :
Je me souviens en particulier d’un moment magique de ce concert, lorsque le public a commencé à chanter avec lui. Il avait d’abord séparé le public en trois groupes pour leur faire chanter les notes d’un accord mineur, celui qui conclut sa pièce Spain. Puis il a joué littéralement ce morceau avec la salle en questions/réponses. Lorsque le dernier accord a résonné dans tout l’espace de la Cité de la Musique à la fin du concert, ce fut une communion musicale et sonore comme j’en ai rarement vécues. Quel enchantement !
 
2. Quelle influence a t-il eu sur ta musique ?
 
La joie musicale de Chick est très communicative. Il suffit d’écouter les premières secondes du disque " Now he sings, now he sobs " pour être immédiatement ensorcelé. Toutes les fois où il m’a inspirée, c’était en rapport avec cette énergie rythmique et cette vivacité mélodique qui lui est propre. Ses couleurs harmoniques et son toucher de piano sont également  admirables. En tant que compositeur, Chick est le maître des climats : il réussit à les installer et à les développer sans jamais détourner le regard. Il crée une sorte de transe musicale pleine de surprises et d’émotions qui sont une véritable source d’inspiration.
 
3. Quels albums, morceaux recommanderais tu d'écouter à ceux qui ne le connaissent pas?
Résultat de recherche d'images pour "chick corea time warp"
Ma première rencontre avec l’album " Time Warp " (1995) fut fortuite et heureuse ! Jeune étudiante, je flânais dans les rayons de la boutique de disques Gibert Jeunes, Boulevard St Michel, à Paris et la pochette originale m’a attirée sans que je connaisse encore bien le maestro Chick Corea. Je m’imaginais à tort que cet univers de comics haut en couleurs annonçait un jazz funk et électrique dans le même style qu’Herbie Hancock et les HeadHunters. A la première écoute, quelle ne fut ma surprise ! Un quartet acoustique mais une musique sacrément moderne et riche qui m’a séduite.
 
Anecdote mise à part, je recommanderais aussi volontiers Matrix de l’album " Now he sings now he sobs » avec Miroslav Vitous (contrebasse) & Roy Haynes (batterie), qui est un monument du jazz :
 
J’aime aussi beaucoup 500 miles high avec Flora Purim et son groupe Return to forever  :
Il y a quelques années, nous avons eu le plaisir d’enregistrer une version de cette composition de Chick Corea avec la chanteuse Stéphanie Lemoine dans son album Sweet Talk.
 
Enfin, ne manquez pas son duo avec Herbie Hancock : une entente musicale parfaite et l’intelligence du piano sans saturation de l’espace sonore !
 
Merci Chick !
 

Olivier Calmel (piano)

Evitons les superlatifs. Soyons simples. Chick Corea était un génie.

 

Il avait une capacité hors du commun à la mise en espace, à l’écoute, à la couleur, à l’interaction et au partage.

Depuis que je me souviens m’être intéressé aux univers des musiques improvisées et du jazz, Chick Corea était présent. Dès le début. En effet, lorsqu’on est adolescent dans les années 90, on s’attaque au répertoire par l’incontournable jazz fusion des années 70. Evidemment un musicien aussi accompli n’est pas identifiable ou réductible qu’à un seul univers, aussi vaste soit-il !

 

Chick Corea est musicien, tout simplement.

 

Ses influences sur ma musique et sur mon parcours sont immenses, depuis très longtemps. Quel pianiste en herbe n’a pas tenté de jouer de bout en bout une version de ‘" Spain " et de son introduction du concerto d'Aranjuez ? Quel musicien en devenir n’a pas joué les ‘" Children’s Song " dans une version pour son instrument personnel (il en existe tant !). A ce propos, je vous propose vivement l’écoute de la version vibraphone et marimba du duo Aisha Duo sur le disque Quiet Songs, par Andrea Dulbecco (Vibraphone) et Luca Gusella (Marimba). Quel artiste n’a pas proposé sa version de " La Fiesta " avec plus ou moins de possibles digressions ?

 

Son influence sur mon travail est d’autant plus forte que j’ai toujours eu un appétit  pour les musiques rythmées et ensoleillées, les harmonies ouvertes, la modalité. Cela se trouve très clairement dans ma musique dont les contours se dessinent bien souvent entre le sud de l’Europe et l’Afrique du Nord. Chick Corea est aussi un dessinateur du temps, et de ce point de vue il m’a également grandement influencé. J’ai passé beaucoup de temps à écouter et relever ses improvisations sur certains standards, découvrir et redécouvrir la liberté qu’il insuffle sur des textes intemporels, les audaces harmoniques, les variations extrêmes d’énergies, de rythmes et de nuances qu’il propose. Au détour d’une grille, un élément en total apesanteur, comme ce fameux début de chorus dans le " Round Midnight " de " Play ". Intemporel, merveilleux et essentiel.

 

La discographie de Chick Corea est immense. Mes propositions d’écoute sont dictées par ma seule expérience personnelle avec sa musique, c’est arbitraire et subjectif.  Evidemment, les albums avec Miles Davis, Return to Forever, l' Elektric Band, le trio ou encore l'Akoustic Band sont incontournables. Pour moi, ce sont surtout ses duos et solos qui m'ont le plus grandement touché :

 

- " Play ", son duo avec Bobby McFerrin, un album dont je ne saurais dire à quel point il fait désormais partie de mon ADN tant chaque note qu'il recèle me casse en deux d’émotion profonde. C'est un disque de captations de concert, sur des standards : " Spain " évidemment, mais aussi " Autumn Leaves " ou encore un " Round Midnight " dont la version m'émeut de la première note au dernier souffle. Ces musiques font pour moi partie de celles que j’emmène sur l'île déserte

 

- " An Evening With Herbie Hancock And Chick Corea in Concert ",  son duo avec Herbie Hancock, dont la grâce et la justesse n'ont d'égale que le respect mutuel qui permet à chacun de trouver sa juste place. A un moment, il y aussi un solo, et je ne vous dirai ni où ni quand, mais il faut l'écouter, on ne peut pas vivre sans

 

- " Portraits ": un disque solo très intime ou l'artiste nous convie à sa lecture d'un répertoire à la fois large et cohérent : Powell, Monk, Wonder mais aussi Bartok et Scriabine. Il nous y livre une étendue infinie d'émotions et de champs des possibles

 

Comme je l’ai écrit, Chick Corea est musicien, tout simplement. Et il vivra éternellement.

 

 

Mes souvenirs personnels de Chick Corea sont les suivants. Sa contribution déterminante à 1969, l'année érotique de Miles Davis, avec deux albums cultes " In a silent way " (l'hiver) et " Bitches Brew " (l'été) et une série de concerts en 1969 avec un quintet de feu (Wayne Shorter, Chick Corea, Dave Holland, Jack de Johnette),puis un septet bouillonnant en 1970 (Steve Grossman, Keith Jarrett, Chick Corea, Dave Holland, Jack de Johnette, Airto Moreira) sans oublier le plus grand concert de l'histoire du Jazz, Miles Davis à l'île de Wight ( l'île où mourut Victoria Reine d'Angleterre et Impératrice des Indes en 1901) devant 600 000 spectateurs le 29 août 1970. 30 ans que j'écoute ces groupes et cette musique me fait toujours autant d'effet.

Au début des années 1990, j'eus la chance d'assister à un concert de Chick Corea en trio (Akoustic & Electrik Band) au Théâtre National de Bretagne à Rennes. Chick Corea passait du piano au clavier électrique avec une aisance stupéfiante. John Patitucci (contrebasse, guitare basse électrique) & Dave Weckl (batterie) étaient à son niveau, c'est-à-dire stratosphériques. A la pause, le personnel du théâtre distribuait aux spectateurs un carton sur lequel nous étions invités à laisser nos coordonnées pour recevoir " news and informations about Chick ". Comme je ne souhaitais pas entrer dans les bases de données de l'Eglise de Scientologie dont Chick Corea était un membre éminent, je n'ai pas répondu à cette invitation. Il n'empêche. Sur scène, c'était " La Fiesta ". Cf vidéo sous cet article. 

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" Sleeping Beauty " Blazin Quartet

Publié le par Guillaume Lagrée

Magic Malik par Juan Carlos HERNANDEZ

Magic Malik par Juan Carlos HERNANDEZ

" Sleeping Beauty "

Blazin Quartet

Album sorti le 12 février 2021

Concert de lancement d'album (SGDG)

Mardi 9 mars 2021, Paris (75), Studio de l'Ermitage

Le Blazin Quartet est composé de

Srdjan Ivanovic: batterie, claviers, compositions (sauf 3 & 8 d'Ennio Morricone), direction musicale

Andreas Polyzogopoulos: trompette

Federico Casagrande: guitare électrique

Mihail Ivanov: contrebasse

Invité

Magic Malik: flûte (4 & 6)

 

Lectrices cosmopolites, lecteurs internationalistes, l'album " Sleeping Beauty " du Blazin Quartet est fait pour vous. 

D'abord, par la personnalité des musiciens qui le composent. Le directeur musical Sdrjan Ivanovic est né en 1983 à Sarajevo (alors en Yougoslavie. JO d'hiver de 1984 à Sarajevo. Aujourd'hui capitale de la Bosnie-Herzégovine). En 1992, pour fuir la guerre, son père, guitariste et compositeur classique, l'emmène à Athènes. En 2003, il s'installe aux Pays-Bas où il étudie aux conservatoires d'Amsterdam et d'Utrecht. Depuis 2014, il vit en France, à Paris. Le guitariste italien Federico Casagrande est né à Trévise, en Vénétie, ville célèbre pour une marque de vêtements multicolore. Il a étudié au  Berklee College of Music aux Etats Unis d'Amérique. Andreas Polyzogopoulos, trompettiste grec, est né à Samiko, a étudié à Athènes puis aux Pays-Bas à Amsterdam. Aujourd'hui, il vit à Bruxelles en Belgique. Mihail Ivanov, contrebassiste bulgare, a étudié à Sofia puis à Amsterdam. Amsterdam est la ville clef du Blazin Quartet comme elle l'est de la pensée de Spinoza

L'invité, Magic Malik Mezzadri, flutiste français, est né en 1969 à Abidjan (Côte d'Ivoire), a grandi à Pointe-à- Pitre (Guadeloupe) puis étudié au conservatoire de Marseille. 

Ensuite par les influences qui se mêlent dans cette musique. Balkans (Bosnie-Herzégovine & Grèce), Pays-Bas, Italie, Bulgarie, France, Belgique, toutes ces graines poussent dans le terreau du Jazz, musique née aux Etats-Unis d'Amérique de la rencontre brutale entre l'Afrique et l'Europe. Ce sont toutes ces influences qui ressortent dans la musique du Blazin Quartet (Quartet Incendiaire en version française). Avec ces musiciens, la flamme du Jazz ne s'éteint pas. 

Pour les Balkans, écoutez " Rue des Balkans " (n°6). Cf vidéo sous cet article. Des Balkans loin des guerres fratricides qui les déchirèrent il y a 30 ans, ouverts aux vents du monde. Notamment par la flûte de Magic Malik.

Pour l'Italie, deux reprises d'Ennio Morricone (1928 - 2020), le compositeur fétiche de Sergio Leone, avec " The man with the harmonica " (3), le fameux thème du duel le long d'une voie de chemin de fer déserte entre Charles Bronson et 3 tueurs dans " Il était une fois dans l'Ouest " (1968). Tout en gardant la tension, le Blazin Quartet en livre une version adoucie, plus méditerranéenne qu'américaine. " A l'aube du cinquième jour  (Gott mit uns)" (8), thème du film de guerre italo yougoslave (1970) est d'une douceur trompeuse mais, sans le film, impossible de s'en apercevoir.

" Sleeping Beauty " est dédié à Catherine, l'épouse de Srjan Ivanovic. Deux versions de cette ballade figurent dans l'album. En groupe (2), en solo de guitare donc sans le mari et compositeur (7). Etant donné la beauté de cette musique, Madame Catherine Ivanovic est certainement une Dame de qualité. 

J'aime aussi " Guchi " (4), allégé par la flûte de Magic Malik.

Comme il faut un début et une fin à cette histoire, l'album " Sleeping Beauty " du Blazin Quartet commence par une " Intro " (1) et finit par une " Outro " (9). 

9 morceaux en 37mn. Ces musiciens ont l'audace de faire court et cela fait du bien. Les thèmes sont beaux, marquants. Les interprètes font fondre leurs origines, leurs formations, leurs influences dans le creuset d'une musique riche et chatoyante. 

Je soulignerai aussi la beauté de la pochette de l'album (cf extraits audio au dessus de cet article) avec les collages de Séverine Scaglia, plus doux que ceux de Max Ernst. 

Bref, vous l'aurez compris, lectrices cosmopolites, lecteurs internationalistes, le Blazin Quartet m'enchante et m'enflamme avec cet album " Sleeping Beauty ".

Le Cool Jazz né en 1948 à New York dans un album de Miles Davis & Gil Evans, " Birth of the Cool " se renouvelle en 2021 avec ce Jazz transeuropéen qui va d'Est en Ouest (de la Grèce à la France) et du Nord au Sud (des Pays-Bas à l'Italie) avec comme point de rencontre, les Balkans. C'est l'esprit du Coolectif, collectif de musiciens de Jazz actuels basé à Paris en France dont le Blazin Quartet de Srjan Ivanovic fait partie. Que leur message d'amour et de beauté se diffuse avec gloire dans le monde entier!

 

La photographie de Magic Malik est l'oeuvre de l'Ebouriffant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

 

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" Le temps des violons " Florin NIculescu

Publié le par Guillaume Lagrée

" Le temps des violons "

Florin Niculescu

Album sorti sur Label Ouest le 5 février 2021

Concert de sortie prévu mardi 23 mars 2021 à 21h à Paris au Studio de l'Ermitage (SGDG)

 

Florin Niculescu: violon 

Hugo Lippi : guitare électrique

Philippe Aerts : contrebasse

Bruno Ziarelli : batterie

Invité

Stochelo Rosenberg: guitare

 

George Enescu (1881-1955): "  La perfection, qui passionne tant de gens, ne m'intéresse pas. Ce qui importe en art, c'est de vibrer soi-même et de faire vibrer les autres ".

C'est à cette école roumaine que Florin Niculescu a été formé au violon. Roumaine et Tzigane. Son père jouait du violon près du ventre de son épouse enceinte. Dès que l'enfant Florin a tendu les bras, ce fut pour agripper le violon, après ses parents bien sûr. Né en 1967, cela fait désormais 30 ans que Florin Niculescu a pris un aller simple de Bucarest pour Paris, la capitale mondiale du violon Jazz, celle de Michel Warlop, Stéphane Grappelli, Jean-Luc Ponty et Didier Lockwood. Il a beaucoup écouté le premier et rencontré les 3 autres. 

Michel Warlop (1911-1947), l'artiste maudit, génial mais alcoolique, banni à la Libération pour avoir joué sous l'Occupation comme tant d'autres musiciens. Django Reinhardt (1910-1953) a enregistré " Nuages " à Paris en 1943 pour la première fois.

Stéphane Grappelli, (1908-1997), le partenaire indispensable de Django Reinhardt à qui les thèmes et les interprétations de cet album rendent évidemment hommage. Ecoutez " Stardust " (1) par exemple. Cf vidéo sous cet article. Ou " Fascinating rythm " (11) qui conclue cet album.

Jean-Luc Ponty (1942), le violoniste partenaire de Frank Zappa, de Stanley Clarke et Tony Williams, le seul à remplir un stade aux Etats Unis d'Amérique sur son seul nom.

Didier Lockwood (1956-2018), le créateur de la seule école de violon Jazz au monde, le Centre des musiques Didier Lockwood à Dammarie les Lys (77)

C'est aux 4 violonistes réunis que rend hommage la superbe Suite for Michel, Stéphane, Jean-Luc & Didier (5) créée par Florin Niculescu qui réunit les 4 styles français dans l'archet de leur disciple roumain. Cf extrait audio au dessus de cet article. C'est là que la musique se lâche, décolle, sort de l'hommage élégant pour passer réellement à la création. Nous nous hissons sur les épaules des géants qui nous ont précédé pour voir plus loin que les nains que nous sommes.

Contrebassiste et batteur sont de fidèles accompagnateurs. Ils poussent et stimulent mais toujours à l'arrière plan. La parole est aux cordes. Le violon virevoltant et sentimental de Florin Niculescu (cf " Carioca " n°9 et " The nearness of You " n°9), les guitares Jazz d'Hugo Lippi (cf " Stardust " n°1, précité) et Jazz manouche de Stochelo Rosenberg (cf " I surrender dear ", n°8).

Lectrices violonistes, lecteurs guitaristes, vous l'aurez compris, rien de révolutionnaire dans cet album " Le temps des violons " de Florin Niculescu mais ce n'est pas une copie sage de bon élève non plus. A écouter au chaud, au sec, au calme dans votre zone de déconfinement mental pour laisser votre esprit voguer librement au gré des mélodies du violoniste roumain, fils adoptif de la France, Florin Niculescu.

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