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Larry Goldings, Peter Bernstein & Bill Stewart: un trimumvirat au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Bill Stewart par Juan Carlors HERNANDEZ

Bill Stewart par Juan Carlors HERNANDEZ

Larry Goldings 

Peter Bernstein

&

Bill Stewart

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Jeudi 17 août 2023, 21h

 

Larry Goldings : orgue Hammond

Peter Bernstein : guitare électrique

Bill Stewart : batterie

 

Complet. Bien que nous soyons un jeudi 17 août à Paris. Cela s’explique par la qualité du trio.

Concert annoncé pour 21h. Musiciens sur scène à 21h05. Professionnalisme à l’américaine.

Solo d’orgue avec un gros son de basse pour commencer. Batteur et guitariste s’ajoutent en finesse. Batteur aux balais. C’est tout de suite maîtrisé. Ils ne jouent pas ensemble de la veille. J’ai été écouter ce trio au Sunside en septembre 2010. Le premier concert de Jazz avec Florence, devenue mon épouse ensuite. Elle avait aimé. J’y retourne seul car nous avons divorcé. Ca swingue terrible. Ils nous bercent dès le départ. Ils nous réveilleront plus tard. Très ancré et, en même temps, ça vole. Ca sonne comme un standard mais c’est peut-être une composition. Tranquille. Le batteur passe aux baguettes. Ca devient plus chaud. Le guitariste prend la direction bien poussé par les deux autres.

Solo d’orgue en intro. Un peu étrange, planant. Larry Goldings cherche et trouve de l’inouï. Comme s’il faisait du wah wah à l’orgue Hammond. Etrange boucle. Ca balance tranquille. Ils jouent relâchés, sans montrer les muscles. Pour l’instant. La tension, la vibration sont bien là. Je hoche la tête en mesure. Ca groove mezzo voce, groupé. Ca sonne bien funky. Final decrescendo funkissimo.

C’était « Mr Meagles » (Larry Goldings) après « Nobody else but me » (Jerome Kern). Ils ont donc bien commencé par un standard. Larry Goldings est ravi de revenir avec son trio au Sunside. « On joue au Sunside deux fois dans sa vie. La première quand on monte. La seconde quand on descend » déclare Larry Goldings (sic). Mr Meagles est un personnage de " Little Dorrit ", roman de Charles Dickens.

Solo de guitare pour commencer. « Django » (John Lewis). Morceau écrit en mémoire de Django Reinhardt. L’essence du Jazz manouche transcrite par un pianiste et compositeur noir américain. Batteur aux baguettes. Ca balance bien. Ca roule sous les doigts de l’organiste et les baguettes du batteur. Je bats la mesure de la jambe gauche. Beau final en douceur, d’un Blues subtil.

« United » (Wayne Shorter). Thème écrit pour Art Blakey & The Jazz Messengers. Intro du batteur aux baguettes. Ca swingue bien. Un feeling caribéen transformé à la Wayne Shorter. La musique bondit de part et d’autre du trio. Orgue devant bien poussé par la batterie et ponctué par la guitare. Au guitariste de pousser sa pointe. Ca ondule formidablement. Le dragon se déploie et crache mille feux. Break de batterie et ça repart. Solo de batterie où les cymbales tintent, les tambours roulent. Sans démonstration. Juste pour remettre du charbon dans la machine.

« FU Donald » (Bill Stewart). Il manque 2 lettres à ce titre. Je pense que c’est voulu. Une allusion au précédent président des Etats Unis d'Amérique me semble probable. Son étrange, cosmique à l’orgue. Aigu agaçant volontairement. Avec des effets d’échos. La guitare sonne comme un piano. Le batteur malaxe ses tambours aux balais puis lance la pulsation aux baguettes. Orgue et guitare enchaînent. Sons spatiaux ou spéciaux de l’orgue. Ca titille les neurones. Grincements des cymbales sous les baguettes. Solo de batterie où tout vibre en puissance contenue avec la précision d’un métronome. Cf extrait audio au dessus de cet article.

PAUSE

La musique est excellente et mes 2 voisins de gauche sympathiques. 2 futurs lecteurs de ce blog. Malheureusement pour moi, je ne suis plus assez éveillé pour suivre. En souvenir, je me suis offert le t-shirt d'Hans Groiner, créature de Larry Goldings, célébrée sur ce blog.

La photographie de Bill  Stewart est l'oeuvre de l'Impétueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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Deborah Tanguy trio ristretto au Café Laurent

Publié le par Guillaume Lagrée

Deborah Tanguy Trio

Le Café Laurent

Paris, Ile de France, France

Vendredi 4 août 2023, 19h45

 

Deborah Tanguy : chant

Christian Brenner : piano

Jean-Pierre Rebillard : contrebasse

 

Début en duo piano-contrebasse. Un standard selon l’esprit du Café Laurent. « How deep is the Ocean ».

Deborah Tanguy monte sur scène. Voix grave et chaude. « The boy next door ». Normalement, c’est « The girl next door » mais c’est une femme qui chante. Un standard peu chanté de nos jours. Dialogue charmant piano-contrebasse. Scat en fusion avec la rythmique.

« Sugar ». Ca swingue un peu plus. Scat bien grave, fluide. Solo de contrebasse finement ponctué par le piano. La voix reprend, parfaitement en rythme.

« Angel face ». Une ballade. Une composition d’Hank Jones chantée par Abbey Lincoln. La musique avance à pas lents et légers. Articulation, envolée, placement rythmique, chaleur, Deborah Tanguy a tout dans la voix. Retour au duo instrumental. Contrebasse majestueuse. Perles du piano. « The power of love » chante Deborah pour finir.

Duo contrebasse-voix. Une sorte de Blues. Ca swingue. Le piano arrive. Duo bluesy piano-contrebasse. Ca swingue tranquille. Scat chaud, grave. Deborah lance la contrebasse qui enchaîne. Elle lance des petits cris pour provoquer le contrebassiste. « Fine and mellow » un classique de Billie Holiday, traité de façon originale, plus rapide.

« Close your eyes ». Je ne connais pas. Ca swingue bien. Scat tout en souplesse qui monte, descend, ondule avec la musique. Solo de contrebasse finement ponctué par le piano.

« Day dream ». Une ballade. Classique du genre. Tout en douceur. Avec gravité et suavité dans la voix. Comme un rêve éveillé. Comme son titre l’indique. Chet Baker chantait aussi ce thème.

Un air qui swingue. Solo rafraîchissant au piano. Un standard « Yesterdays ». Cf extrait audio au dessus de cet article.

A la demande du barman, Flavien, personnage clef du Café Laurent, avec le directeur musical, Christian Brenner, une chanson française. « Les feuilles mortes » chantée en français (« Autumn leaves » pour les anglophones). Contrebasse à l’archet pour sonner plus romantique. Retour au slap pour le duo piano-contrebasse. Le shaker du barman n’est pas en rythme avec la musique alors que c’est lui qui a demandé la chanson. Manque de répétition. "  Le batteur est un barman de sons " (Jean Cocteau).

« Long ago and far away ». Chet Baker la chantait. Ca nous emmène loin. Dame D. découvre le Jazz vocal et le Café Laurent. Elle apprécie.

PAUSE

Un standard en duo piano & contrebasse pour commencer le deuxième set comme le premier.

« Beautiful love » chante Deborah Tanguy. Solo rafraîchissant du piano. La voix est toujours bien en place, en fusion avec les instruments, un des instruments du trio.

Piano et contrebasse. Una bossa nova. Chantée en portugais. Très romantique avec un doux balancement. Il y a de la saudade là-dedans.

« I am old fashioned ». Solo bondissant de contrebasse. Le piano s’ajoute. Une version swing du thème. Solo cristallin du piano dans l’aigu.

« Body and Soul », standard des standards. Une des 7 chansons qu’il faut connaître par cœur pour être musicien de jazz disait Lee Konitz. Ballade superbe comme toujours. Piano et contrebasse forment un écrin à la voix chaude et grave de Deborah Tanguy.

Changement de contrebassiste avec l’arrivée de Stéphane ? . Pour jouer « All Blues » (Miles Davis). La fameuse ligne de basse de Mr P.C (Paul Chambers). La voix de Deborah Tanguy remplace les cuivres. Personne ne remplace Jimmy Cobb à la batterie.

Retour de Jean-Pierre Rebillard à la contrebasse. « What is this thing called love ? ». Ca swingue toujours. Voix toujours en phase avec les instruments.

Un swing brillant demande Deborah Tanguy en claquant des doigts pour lancer le morceau. Effectivement, les musiciens swinguent avec éclat. Beau dialogue entre la voix en scat et la contrebasse. Je ne connais pas ce thème. « Our love is orange coloured sky ».

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Merci aux 200 000 lecteurs uniques du blog Le Jars jase Jazz

Publié le par Guillaume Lagrée

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices vénérées, lecteurs vénérables, fidèles Septante abonnés au Jazz et à l'Electricité, depuis la création de ce blog  le Jars jase Jazz, le 4 juillet 2009 (né un 4 juillet, jour de la fête nationale des Etats Unis d'Amérique, pays de naissance du Jazz. Ce n'était pas voulu), plus de 200 000 lecteurs uniques l'ont visité. 200 006 à la date du mardi 1er août 2023 pour être précis.

La barre des 100 000 lecteurs avait été franchie en novembre 2016.

100 000 lecteurs tous les 7 ans, cela devrait donner 300 000 lecteurs uniques en 2030 si la tendance et le blog se poursuivent.

Merci encore pour votre fidélité et votre bienveillance. 5 commentaires négatifs pour 1833 articles, c'est gérable. Même un commentaire négatif est un signe d'attention. Auquel je ne réponds jamais. Par principe.

Merci toujours au Citoyen Juan Carlos HERNANDEZ photographe exclusif de ce blog et premier abonné depuis sa création le 4 juillet 2009.

Ainsi qu'à la Citoyenne Elisabeth FUHRER, créatrice du logo et du bandeau de ce blog.

Vous avez droit de lire, commenter, diffuser, critiquer ce blog, dans le respect de l'ordre public et des bonnes moeurs bien entendu. Et de vous y abonner, gratuitement. 

La photographie de Médéric Collignon est l'oeuvre du Tourbillonnant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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Fred Hersch Le Grand Trio au Bal Blomet

Publié le par Guillaume Lagrée

Fred Hersch par Juan Carlos HERNANDEZ

Fred Hersch par Juan Carlos HERNANDEZ

Fred Hersch

Le Grand Trio

Le Bal Blomet

Paris, Ile de France, France

Samedi 1er juillet 2023, 19h

 

Fred Hersch : piano

Drew Gress : contrebasse

Joey Baron : batterie

Ma sœur préférée et son fils dernier né viennent de passer 15 jours de vacances à New York. J’avais lourdement insisté pour qu’ils aillent écouter le Great Trio de Fred Hersch au Village Vanguard. Ils ne l’ont pas fait. Le Grand Trio a franchi l’Atlantique et est en concert à Paris au Bal Blomet avant un concert à Rotterdam, Pays-Bas, dans le cadre du North Sea Jazz Festival samedi 8 juillet. Je suis au concert à Paris. L’honneur de la famille est sauf.

Pour commencer, une composition inspirée d’une danseuse et chorégraphe américaine, Suzanne Farell. Effectivement, ça danse. C’est gracieux et ça pulse. Le trio se lance d’emblée. Finesse du jeu de Joey Baron sur les cymbales aux baguettes. Pulsation souple et énergique de la contrebasse alors que le piano joue les pas de danse. Le trio a joué 2 concerts au Bal Blomet hier soir. C’est son 3e concert de suite dans cette salle. Ma voisine de droite était présente aux 2 concerts hier soir. A priori, elle apprécie. Une bonne vague nous emporte. Tambours et cymbales se répondent sans cesse sous les baguettes de Joey Baron. Drew Gress tisse les liens au cœur du trio.

Introduction en piano solo. Une ballade. Le temps suspend son vol. Salle comble. La beauté peut encore attirer le public. C’est rassurant. Petits coups de maillets sur les cymbales. Pas lent et grave de la contrebasse. Joey Baron passe aux balais et malaxe sa contrebasse. Tout en douceur. Un peu trop pour moi. Enfin, ça démarre. Bonne pulsation du trio avec le batteur aux balais. Un standard dont le titre m’échappe. Bien transformé. Là ça swingue, cavalcade joyeusement à 3. Batteur aux baguettes pour une pulsation plus énergique jusqu’au final.

Solo de batterie aux baguettes en intro. Sur les bords de caisses et les tambours. Ca swingue avec grâce. Le trio enchaîne. Il avance groupé par vagues successives. Non mollare mai comme disaient les antifascistes italiens. Premier solo de contrebasse. Boisé, finement ponctué par les baguettes sur les cymbales, les mains sur les tambours et quelques notes clairsemées de piano.

Le standard dont je ne trouvais pas le titre était « Moon and sand ».  Ils ont joué ensuite « Plain song ». Puis un autre standard, que je ne connais pas, « My everything ».

 Deux compositions de Fred Hersch. Une inspirée par Antonio Carlos Jobim et une autre inspirée par Charlie Parker et non pas par le golf « Birdie ». Deux de ses Maîtres.

Intro en piano solo. Pulsation lente de la contrebasse. Très romantique. Logique pour une musique, la Bossa Nova, fortement inspirée par Frédéric Chopin. Je bats la mesure de la jambe gauche. Joli dialogue percutant entre piano & batterie. Break de batterie en finesse, à mains nues sur les tambours.

Le trio démarre un morceau qui sonne Be Bop. Logique pour un hommage à Bird. Le trio roule bien avec le batteur aux balais puis aux baguettes. Ca marche. Je bats la mesure du pied droit. Bonne percussion finale entre le pianiste et le batteur aux baguettes.

Intro en piano solo. Le trio reprend. Batteur aux balais. Ca sonne de nouveau Bossa Nova. Bon massage cérébral. Ma jambe gauche se remue. Le pianiste attaque. Le trio reprend. C’est sautillant à souhait. Break de batterie et trio ensuite. Ca c’est du Jazz. Sautillant, énergique. A 3 créateurs en toute liberté.

Un thème d’Ornette Coleman suivi d'un thème de Cole Porter.

« Floating » (Fred Hersch). Une ballade qui flotte comme son titre l’indique. Batteur aux balais tout en douceur sur les cymbales. La contrebasse fait avancer la barque à coups de rame lents et puissants. Le batteur malaxe aux balais. Solo de contrebasse bien au cœur du trio. Je flotte avec eux. Retour au tempo de ballade avec le batteur aux balais. Relaxation tension, bref du Jazz.

Pour finir, un morceau de TS Monk, le compositeur fétiche de Fred Hersch. Intro en piano solo. Le trio démarre en ballade. Batteur aux balais. Je ne reconnais pas ce thème. Ca ne sonne pas comme du Monk. Trop fluide. Batteur aux balais. Souplesse de la contrebasse. Chant mélodieux du piano. Ca berce comme une valse. Douces caresses jusqu’au final. Non, ça repart énergiquement au piano. Le trio joue enfin du Monk. Heurté, percussif, abrupt comme il convient. Batteur aux baguettes. Batteur aux baguettes. Je connais l’air, le chantonne mais ne trouve pas le titre.

Après 3 concerts de ce trio, ma voisine de droite en veut encore. Elle bat le rappel. Une fanatique mais sans danger pour la République.

RAPPEL

Fred Hersch nous fait une déclaration d’amour. Le Bal Blomet est son endroit préféré pour jouer à Paris. Il aime la salle, le piano, le patron, le public. Bref, il aime tout ici.

Le trio joue une chanson extraite de « West side story » (Leonard Berstein). « Somewhere » (A place for us). Une chanson d’amour. Une ballade avec le batteur aux balais. Cf la vidéo sous cet article pour la version jouée en rappel du 1er concert au Bal Blomet vendredi 30 juin 2023.

Ferd Hersch revient encore pour jouer en solo « Round midnight » (TS Monk) et un autre thème. Ni lui, ni le public ne voulaient partir.

 

La photographie de Fred Hersch est l'oeuvre du Lyrique Juan Carlos HERNANDEZToute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

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Jean Renoir en ciné concert à la Fondation Pathé Seydoux

Publié le par Guillaume Lagrée

Ciné concert

Fondation Pathé-Seydoux

Paris, Ile de France, France

Mardi 27 juin 2023. 19h30

Création sur 2 courts métrages de Jean Renoir

« La petite marchande d’allumettes »

&

« Sur un air de Charleston »

 

Kolia Chabanier : piano, composition

Fiona Monbet : violon

Oscar Viret : trompette

 

Après un ciné concert sur Douglas Fairbans avec le duo Benjamin Moussay & Louis Sclavis en janvier 2022, me voici de retour à la fondation Pathé Seydoux pour un nouveau ciné concert.

Présentation de Jean-François Zygel et de Chloé ?

Catherine Hessling (1900-1979) fut le dernier modèle du peintre Auguste Renoir (1841-1919) et la première épouse de son fils Jean Renoir (1894-1979), cinéaste.

Par amour pour son épouse et en faire une vedette, Jean Renoir est devenu cinéaste.

Ce soir sont projetés 2 courts métrages :

  • La petite marchande d’allumettes d’après le conte de Hans Christian Andersen, tourné dans le grenier du théâtre du Vieux Colombier, théâtre qui existe toujours à Paris et dans les dunes de Marly pour l’extérieur
  • Sur un air de Charleston, hommage visuel au Jazz naissant

Pour le premier film, « La petite marchande d’allumettes » (1928) prennent place Kolia Chabanier au piano & Fiona Monbet au violon.

Le sujet est connu et il est fort triste. La petite marchande d’allumettes meurt de faim et de froid dehors ayant vainement tenté de se réchauffer avec des allumettes que personne n’a voulu lui acheter.

Ni l’agent de police ni le jeune homme ne lui porteront secours. Et les rombières concluent qu’elle n’a que ce qu’elle mérite. Quelle idée stupide de penser se réchauffer avec des allumettes !

Une création en duo piano violon pour accompagner le film. Lors des projections de films muets, il y avait toujours un orchestre qui jouait. Ce fut le premier emploi avec contrat de Stéphane Grapelli (1908-1997).

Le sujet est triste et glacial. La musique aussi. Mais pas seulement. Elle exprime les angoisses de la jeune fille, ses rêves d’amour et de richesse, sa fuite éperdue face à la Mort personnifiée par un grenadier à cheval à l’uniforme noir et au bonnet à tête de mort. Très belle cavalcade avec envolée du piano et du violon.

 

Jeu sans micro et sans électricité. La violoniste joue de l’archet en le glissant ou en tapotant, en pizzicato. Pas de percussion sur le violon. Le pianiste et compositeur dirige mais lui laisse toute la place nécessaire.

La musique accompagne l’action sans la surligner. Jean Renoir est d’une invention visuelle stupéfiante, jouant de la lumière pour éclairer ou assombrir son noir et blanc, usant de trucages, d’effets spéciaux, de la contrainte du décor (grenier d’un théâtre et dunes de sable) pour mettre sans cesse en valeur, la beauté de l’actrice principale, son épouse Catherine Hessling, une rousse flamboyante.

 

Le deuxième film « Sur un air de Charleston » (1927) est une satire sur les préjugés et les fantasmes de la relation entre l’homme noir et la femme blanche, l’Afrique et l’Europe. Cf vidéo sous cet article.

Prennent place en bord de scène Kolia Chabanier au piano et Oscar Viret à la trompette. Pour jouer le Charleston, il faut une trompette.

L’action se passe en 2028. L’Afrique est riche.  L’Europe est désertique, terra incognita. Un explorateur Africain part en ballon explorer l’Europe et se pose en France. Est-ce un homme noir ou un homme blanc grimé (Black Face comme disent les Américains) ? J’ai un doute sur le sujet. Après vérification, il s'agit de Johnny Hudgins (1896-1990), acteur noir américain, qui se grimait en Black Face, noircissant sa peau et blanchissant ses lèvres. Un ami de Joséphine Baker.

Une fois atterri, le savant rencontre une femme blanche, quasi nue, qui danse dans une rue en ruine avec un singe, enfin un homme dans un costume de singe visiblement.

C’est encore Catherine Hessling qui, après un film triste, « La petite marchande d’allumettes » déborde de joie, de vitalité, de sensualité, d’énergie, capture le savant noir, puis le délivre pour lui apprendre le Charleston, danse traditionnelle des Blancs aborigènes (sic). Séduit, envoûté, l’explorateur noir repart en ballon emmenant la femme blanche et laissant sur place le singe inconsolable.

Cette fois, Kolia Chabanier a composé une musique inspirée du Charleston, joyeuse, sautillante, saccadée. Oscar Viret à la trompette brille de mille feux, avec ou sans sourdine Harmon. Ils expriment la surprise, la joie, l’énergie, la vitalité, la sensualité qui se dégagent du film.  Même s’il n’y a ni contrebasse ni batterie, la musique percute bien. Jean Renoir apparaît même avec des amis en ange rigolard qui regarde ces scènes de séduction entre femme blanche primitive et homme noir civilisé.

Jean Renoir & Catherine Hessling ont eu un fils Alain Renoir (1921-2008) et ont divorcé en 1943. A l’époque de ces films Jean Renoir était fou amoureux de son épouse et cela se voit qu’il la filme triste ou joyeuse. Merci à Kolia Chabanier, Fiona Monbet & Oscar Viret d’avoir su transcrire cet amour, cette vitalité, cette créativité en musique.

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Sélection de festivals de Jazz pour juillet & août 2023

Publié le par Guillaume Lagrée

Magic Malik par Juan Carlos HERNANDEZ

Magic Malik par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices festives, lecteurs d'estive, fidèles abonnés au Jazz et à l'électricité, armé de mauvaise foi et de partialité, je vous propose la sélection suivante de festivals de Jazz pour l'été 2023 (juillet & août) en France, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Suisse, en Belgique, aux Pays Bas, au Royaume Uni et aux Etats Unis d'Amérique.

Pour une sélection plus complète sur Paris et l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez l'agenda de Jazz Magazine

Si vous ne voulez ou ne pouvez pas sortir de chez vous, plusieurs solutions s'offrent à vous:

- Ecouter les concerts sur France Musique avec les émissions Jazz Club  et Jazz sur le Vif (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live.

- Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Il s'agit d'une radio associative, sans publicité. Si vous êtes imposables en France, vos dons sont déductibles fiscalement. Couleurs Jazz Radio sera présent sur plusieurs festivals de Jazz cet été. Ainsi que Couleurs Jazz Magazine.

 

Le  podcast de l' émission de juin 2022 en 2 parties sur France Culture,   " Une histoire particulière " consacrée à Dizzy Gillespie Président reste disponible.  Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog

- Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, pour,  les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.  

Jérôme Sabbagh, saxophoniste ténor français maintes fois célébré sur ce blog, programme un concert chaque mercredi à 19h30 (heure de New York) au Bar Bayeux à New York.

Mercredi 5 juillet: Dayna Stephens Quartet (Emmanuel Michael, Rafael Enciso, JK Kim)
Mercredi 12 juillet: Alfredo Colon Quartet (Marta Sanchez, Lester St Louis, Connor Parks)
Mercredi 19 juillet: Charlotte Greve Trio (Chris Tordini, Vinnie Sperrazza)
Mercredi 26 juillet: Micah Thomas Quintet (Adam O’Farrill, Kalia Vandever, Kanoa Mendenhall, Lesley Mok)
 
Mercredi 2 août: Julian Shore
Mercredi 16 août: Joe Dyson
Mercredi 23 août: Wayne Escoffery maintes fois célébré sur ce blog
Mercredi 30 août: Kaisa’s Machine (Tivon Pennicott, Max Light, Lex Korten, 
Kaisa Mäensivu, Joe Peri)

 

Vous pouvez assister aux concerts sur Internet en direct puis en différé et verser une libre contribution au Bar Bayeux pour que la musique continue. 

A Paris, à la Philharmonie, jusqu'au dimanche 30 juillet 2023, exposition " Basquiat Soundtracks " sur les influences musicales dans l'oeuvre picturale de Jean-Michel Basquiat (1960 - 1988). Le Jazz en héritage, du Be Bop au Hip Hop. Sans oublier le Roi des Zoulous, Louis Armstrong. Divers concerts mettront l'exposition en musique. Un ouragan de sons et d'images va vous emporter lectrices festives, lecteurs d'estive.

La sélection de festivals proposée ci-dessous est classée selon la géographie afin que, quel que soit votre lieu de séjour cet été (Paris, ville, campagne, montagne, mer, lac), vous en trouviez un près de chez vous, lectrices festives, lecteurs d'estive. En France essentiellement mais pas seulement.

JAZZ SUR LA TOILE

Samedi 8 juillet à 14h (heure de NYC) et 20h (heure de Paris), duo en ligne entre Dan Tepfer, pianiste maintes fois célébré sur ce blog & Kristin Berardi (chant). Exquis, forcément exquis. En direct sur Internet.

JAZZ A PARIS

Samedi 1er juillet, 19h, le Bal Blomet: plus qu'un trio, un triumvirat. Fred HerschDreW GressJoey Baron

Samedi 8 juillet, 20h, le Moulin à café: le 5tet de Jean de Aguiar, guitariste maintes fois célébré sur ce blog. Entrée libre.

Au Sunside, 18e festival PIANISSIMO consacré aux pianistes du mardi 4 juillet au samedi 30 septembre avec Bojan  Z duo (mardi 4 juillet. 21h), Jacky Terrasson trio (jeudi 6 & vendredi 7 juillet. 19h30&21h30; samedi 8 juillet.19h & 21h30), Mark Priore trio (mardi 11 juillet, 21h30), Alain Jean-Marie Be Bop Trio (vendredi 21 & samedi 22 juillet, 21h30), Paul Lay & Eric le Lann (mardi 25 juillet, 21h30), Leila Olivesi Astral 5tet (mercredi 26 juillet, 21h), Adrien Brandeis 4tet (mardi 1er août, 21h30), Nico Morelli trio (mercredi 2 août, 21h30), Giovanni Mirabassi (jeudi 3 août, 21h30), Giovanni Mirabassi 4tet (vendredi 4 & samedi 5 août, 21h), Larry Goldings trio (jeudi 17, vendredi 18 & samedi 19 août, 21h), Fred Nardin 4tet (samedi 26 août, 21h), Yonathan Avishai trio (jeudi 31 aout à 21h). 

Au Parc floral, dans le Bois de Vincennes, Paris Jazz Festival, du dimanche 2 juillet au dimanche 3 septembre. Musiciens totalement inconnus de mes services. C'est dire le niveau d'exigence de la programmation et l'immensité de mon ignorance. Excellent, forcément excellent.

Au New Morning, festival All Stars jusqu'au mercredi 1er août avec Hermeto Pascoal (samedi 1er juillet, 19h30&22h), Stanley Clarke (mardi 11 juillet, 19h30 & 22h), Danilo Perez (lundi 24 juillet, 19h30). Club fermé en août.

Le Duc des Lombards reste ouvert en juillet et ferme en août. Lundi 24 juillet à 19h30: le 4tet d'Olga Amelchenko, sax alto maintes fois acclamée sur ce blog. Entrée libre.

Le Son de la Terre, nouvelle péniche Jazz, reste ouvert. Dimanche 16 juillet à 20h: le trio Jazz d'Alain Jean-Marie, le pianiste qui vous rend le piano mieux accordé qu'il ne l'a trouvé à son arrivée. Samedi 19 août à 18h: Fady Farah & Robin Mansanti. Samedi 26 août à 18h: David Patrois.

Le Café Laurent reste ouvert avec ses concerts de jazz à entrée libre à 19h45 & 21h25 du lundi au samedi. Quelques concerts recommandés en juillet & août 2023. Samedi 8 juillet: le 4tet Arnaud Lechantre, Yoni Zelnik, François Chesnel, Yoann Loustalot. Jeudi 20 juillet: duo Mark Priore & Blaise Chevallier. Vendredi 21 juillet: trio Laurent Coq, Yoni Zelnik & Fred Pasqua. Samedi 22 juillet: le 4tet de Sylvain Beuf avec Jeff Boudreaux. Samedi 29 juillet: le 4tet de Christian Brenner avec Frédéric Borey. Lundi  31 juillet: Deborah Tanguy accompagnée par Christian Brenner & Jean-Pierre Rebillard. Vendredi 4 août: Deborah Tanguy accompagnée par Christian Brenner & Jean-Pierre Rebillard.

Au 38 Riv, mercredi 30 août à 20h, le trio de Pieternel Van Oers, pianiste et compositrice, déjà célébrée sur ce blog.

A la Cité de la Musique, festival JAZZ à la Villette du mercredi 30 août au dimanche 10 septembre, avec Henri Texier Indian 7tet  mercredi 5 septembre à 20h.

JAZZ EN VILLE

Auvergne Rhône Alpes

En Isère, à Vienne, festival Jazz à Vienne, du mercredi 28 juin au jeudi 13 juillet avec Macha Gharibian (mercredi 28 juin, 19h30), Pat Metheny & SIXUN (mercredi 12 juillet, 20h30).

Hauts de France

Dans le Pas de Calais, à Saint-Omer, Saint Omer Jaaz Festival du jeudi 6 au samedi 8 juillet. 22 concerts à entrée libre en 3 jours. Avec Magic Malik(vendredi 7 juillet, 21h30). Cf photographie au dessus de cet article.

Occitanie

Dans l'Hérault, à Montpellier, festival de Radio France du lundi 10 juillet au vendredi 28 juillet. Programme tous azimuts avec du classique, du théâtre, des débats, du jazz. Michel Portal (jeudi 27 juillet. 18h30)

Italie

En Ombrie (Umbria), à Pérouse (Perugia), 50e Umbria Jazz Festival du jeudi 6 au dimanche 16 juillet avec Stefano Bollani (samedi 8 juillet), Enrico Pieranunzi (dimanche 9 juillet), Herbie Hancock (dimanche 9 juillet), Fred Hersch (jeudi 13 juillet)...

Royaume Uni

En Ecosse, à Edimbourg, Edimburgh Jazz Festival du vendredi 14 au dimanche 23 juillet. Musiciens inconnus de mes services. C'est dire le niveau d'exigence de la programmation.

JAZZ EN CAMPAGNE

Auvergne Rhône Alpes

En Drôme provençale, festival Parfum de JAZZ, International Jazz Ladies Festival, du mardi 8 au dimanche 20 août. Honneur aux Dames avec Camille Bertault (vendredi 18 août.20h30)

Dans la Drôme, à Crest, Crest Jazz vocal, du dimanche 30 juillet au samedi 5 août avec Kaz Hawkins (jeudi 3 août.21h). Cf extrait audio au dessus de cet article. Stage de chant jazz.

Bourgogne Franche-Comté

En Saône et Loire, à Cluny, festival et stage Jazz campus en clunisois, du samedi 19 au samedi 26 août avec Simon Goubert (jeudi 23 août. 20h30), Sylvain Rifflet (samedi 25 août.20h30), Daniel Zimmerman qui joue Serge Gainsbourg (samedi 25 août. 20h30). Partout où il vente, l'abbé de Cluny a rente (proverbe français).

BRETAGNE

Dans le Finistère, à Chateauneuf du Faou, Fest Jazz du jeudi 27 au dimanche 30 juillet avec Kaz Hawkins (dimanche 30 juillet). Cf extrait audio au dessus de cet article.

Dans les Côtes d'Armor, à Langourla, 28e festival Jazz in Langourla du vendredi 4 au dimanche 6 août avec Yoann Loustalot, Dexter Goldberg & Pierrick Pédron, 3 musiciens maintes fois célébrés sur ce blog.

Dans le Morbihan, à Malguenac, 26e festival Arts des villes, arts des champs du jeudi 17 au dimanche 20 août avec Baptiste Herbin & Nicolas Gardel symetric 4tet (jeudi 17 août).

Normandie

Dans l'Eure, à Andé, au Moulin d'Andé, le seul moulin à eau complet demeurant sur la Seine, le 5tet  Astral de Leila Olivesi samedi 22 juillet à 19h. Possibilité de réserver gîte et couvert sur place.

Nouvelle Aquitaine

En Charente, à La Rochefoucauld en Angoumois, au Patio de la Roche, Denis Colin & Ornette hommage à Nino Ferrer (samedi 1er juillet), Olivier Ker Ourio & Quentin Dujardin (samedi 8 juillet), Patrice Caratini Short songs (vendredi 14 & samedi 15 juillet), album célébré sur ce blog.

Occitanie

Dans le Lot, à Souillac, 47e festival Sim Copans Souillac en Jazz du samedi 15 au samedi 22 juillet avec Médéric Collignon (jeudi 20 juillet)

Dans le Gers, à Marciac, 45e festival Jazz in Marciac du jeudi 20 juillet au dimanche 6 août avec Abdullah Ibrahim & Kenny Barron (mercredi 26 juillet).

Dans le Gard, à Junas, festival Jazz à Junas, du mardi 18 au samedi 22 juillet avec le Sacre du Tympan (samedi 22 juillet). Festival suivi et diffusé par Couleurs Jazz Radio en direct. Chroniques et photographies publiées sur Couleurs Jazz Magazine.

Dans l'Aude, à Caunes Minervois, festival musical de Caunes Minervois du lundi 21 au samedi 26 août avec Omar Sosa (lundi 21 août) & Marion Rampal (mardi 22 août).

Dans l'Aveyron, à Capdenac Gare, festival Les nuits et les jours de Querbes du vendredi 4 au dimanche 6 août avec Pronto, le 4tet de Christophe Marguet (samedi 5 août).

Dans l'Aveyron, à Millau, Millau Jazz Festival du dimanche 16 au samedi 22 juillet avec le 4tet d'Arnaud Dolmen (samedi 22 juillet, 21h).

Sud. Provence Alpes Côte d'Azur

Dans les Bouches du Rhône, 43e festival international de piano de La Roque d'Anthéron du jeudi 20 juillet au dimanche 20 août avec un seul concert de Jazz au programme, le trio de Paul LAY (samedi 5 août. 21h).

Dans le Vaucluse, à Pertuis, festival de Big Bands du lundi 7 août au samedi 12 août. L'Univers a commencé par un Big Band! 

Belgique

En  Wallonie, dans la Gaume, Gaume Jazz Festival du vendredi 11 au dimanche 13 août avec un concert spécial de Philip Catherine, guitariste belge déjà célébré sur ce blog, pour ses 80 ans, dimanche 13 août.

 

JAZZ EN MONTAGNE

Jura

Dans le Jura français, à Frontenay, Frontenay Jazz Festival, vendredi 18 & samedi 19 août avec  ¿Who's The Cuban?  (18 août)  & Kaz Hawkins ( 19 août) .Festival suivi et diffusé par Couleurs Jazz Radio en direct. Cf extrait audio au dessus de cet article. Chroniques et photographies publiées sur Couleurs Jazz Magazine.

Vosges

En Alsace, dans le Bas Rhin, à la Petite Pierre, festival  Au grès du jazz du dimanche 30 juillet au dimanche 13 août avec Rhoda Scott (4, 7 & 9 août), Airelle Besson 4tet (7 août).

Massif Central

En Auvergne, dans le Cantal, à La Roquebrou, le plus grand festival de  boogie woogie au monde. 70 artistes du mercredi 9 au dimanche 13 août.

Alpes

En Haute-Savoie, à Chamonix, Cosmo Jazz Festival, du samedi 22 au samedi 29 juillet avec le duo de piano classique & jazz André Manoukian & Jean-François Zygel samedi 29 juillet à 12h.

En Haute-Savoie, à Clermont en Genevois, festival Jazz au château du vendredi 25 au dimanche 27 août avec le trio de Mario Canonge (samedi 26 août.19h30)

Dans les Hautes-Alpes, à Chaillol et environs, 27e festival Aujourd'hui les musiques du samedi 15 juillet au vendredi 11 août avec le tour de chant L'âme des poètes déjà célébré sur ce blog (mercredi 9 & jeudi 10 août). Cf vidéo sous cet article.

Dans les Alpes Maritimes, à Tourette Levens, Danaus Festival, du jeudi 3 au samedi 5 août avec Leila Martial & Guillaume Perret.

Pyrénées

Dans les Hautes Pyrénées, à Luz Saint Sauveur, festival Jazz à Luz du mercredi 12 au samedi 15 juillet. Musiciens totalement inconnus de mes services. Vous ne les trouverez pas ailleurs cet été. A découvrir sur pièces et sur place.

 

Dolomites

En Italie, dans le Trentin Haut Adige, Sud Tirol Jazz Festival, du vendredi 30 juin au dimanche 9 juillet. Plusieurs artistes français au programme dont Elie Martin-Charrière déjà célébré sur ce blog.

 

 

JAZZ A LA MER

Mer Méditerranée

Dans les Bouches du Rhône, sur la planète Marseille, festival de jazz des cinq continents du samedi 8 au dimanche 30 juillet. Festival suivi et diffusé par Couleurs Jazz Radio en direct. Chroniques et photographies publiées sur Couleurs Jazz Magazine.

Dans les Bouches du Rhône, sur la planète Marseille, Mandolin' Marseille Festival du mercredi 5 au vendredi 14 juillet. La mandoline sous toutes ses formes: classique, baroque, jazz, folk, avant-garde. Avec le Brésilien Hamilton de Holanda (lundi 10 juillet. 21h).

Dans les Alpes Maritimes, à Nice, Nice Jazz festival du mardi 18 au vendredi 21 juillet avec Dave Holland (mardi 18 juillet. 22h30) & Herbie Hancock (jeudi 20 juillet. 23h)

Dans les Alpes Maritimes à Antibes Juan les Pins, 62e édition de Jazz à Juan du samedi 8 au mardi 25 juillet avec le 4tet de Branford Marsalis (samedi 15 juillet, 22h). Festival suivi et diffusé par Couleurs Jazz Radio en direct. Chroniques et photographies publiées sur Couleurs Jazz Magazine.

Dans le Var, sur l'île de Porquerolles, au fort Sainte Agathe, 22e festival Jazz à Porquerolles du dimanche 9 au mercredi 12 juillet avec Michel Benita Looking at sounds 4tet  déjà acclamé sur ce blog (lundi 10 juillet)

Dans le Var, à Toulon, 33e festival Jazz à Toulon du samedi 15 au dimanche 23 juillet avec Stanley Clarke N'4 Ever. Entrée libre à tous les concerts, du in et du off.

Dans le Var, à la Londe les Maures, La Londe Jazz Festival du jeudi 3 au dimanche 6 août avec le trio vocal féminin BLOOM maintes fois célébré sur ce blog (jeudi 3 août).

Dans l'Hérault, à Sète, 28e édition de Jazz à Sète du samedi 15 au vendredi 21 juillet avec Stanley Clarke, Pat Metheny. Festival suivi et diffusé par Couleurs Jazz Radio en direct. Chroniques et photographies publiées sur Couleurs Jazz Magazine.

En Haute-Corse, à Patrimonio, festival des Nuits de la guitare, du mardi 18 au mardi 25 juillet avec Stochelo Rosenberg & Joscho Stephan (mercredi 19 juillet) pour la guitare manouche.

Océan Atlantique

En Espagne, aux Iles Canaries, Canarias jazz mas, du vendredi 30 juin au dimanche 23 juillet. Festival suivi et diffusé par Couleurs Jazz Radio en direct. Chroniques et photographies publiées sur Couleurs Jazz Magazine.

En Espagne, au Pays Basque, à Saint Sébastien, 58e édition de Jazzaldia du vendredi 21 au mardi 25 juillet avec Michele Hendricks, chanteuse maintes fois célébrée sur ce blog (samedi 22 et dimanche 23 juillet).

Au Portugal, à Lisbonne, concerts de Jazz gratuits en plein air, dans des jardins publics, chaque dimanche à 17h en juillet, août et septembre. Out jazz festival pour le programme détaillé.

Aux Etats Unis d'Amérique, Etat de Rhode Island, 70e Newport JAZZ festival du vendredi 4 au dimanche 6 août  avec un hommage de plusieurs artistes à feu Chick Corea.

En France, en Bretagne, dans le Morbihan, à Vannes, festival Jazz en ville du mercredi 26 au samedi 29 juillet avec Anne Pacéo (vendredi 28 juillet).

En France, en Bretagne, dans le Finistère, à Concarneau, festival Jazzykrampouezh du samedi 15 au lundi 17 juillet avec BLOOM & Baptiste Herbin.

En France, en Nouvelle Aquitaine, dans les Landes, Cap Breton jazz festival du samedi 1er au dimanche 9 juillet avec le 4tet de Baptiste Herbin & Nicolas Gardel (samedi 8 juillet)

En France, en Nouvelle Aquitaine, en Charente Maritime, sur l'île de Ré (chantée par Claude Nougaro) , festival Jazz au phare du dimanche 30 juillet au jeudi 3 août avec Biréli Lagrène qui commémore les 70 ans de la mort de Django Reinhardt avec orchestre symphonique.

En France, en Nouvelle Aquitaine, en Charente Maritime, sur l'île d'Oléron, festival Jazz dans la pinède du lundi 14 au jeudi 17 août.

Manche

En France, en Bretagne, dans les Côtes d'Armor, à Sables d'Or les Pins (à  Sables d'Or, près des dunes chantées par Etienne Daho), festival à l'Est des Dunes au théâtre de Diane. Entrée libre. Concerts de jazz mercredi 26 juillet & mercredi 9 août à 20h.

Mer du Nord

Aux Pays-Bas, en Hollande Méridionale, à Rotterdam, du vendredi 7 au dimanche 9 juillet, North Sea Jazz Festival avec le trio, le triumvirat même. Fred HerschDreW Gress, Joey Baron (samedi 8 juillet, 19h45)

 

JAZZ AU LAC

Lac d'Enghien

En Ile de France, dans le Val d'Oise, à Enghien les Bains, Barrière Enghien Jazz festival du jeudi 29 juin au lundi 3 juillet avec le trio de Richard Galliano (jeudi 29 juin. 19h).

Lac Léman

En Suisse, canton de Vaud, à Montreux, Montreux jazz festival, du samedi 30 juin au samedi 15 juillet avec Pat Metheny & Marcus Miller (jeudi 13 juillet)

En Suisse, canton de Vaud, à Nyon, festival Rive jazzy du vendredi 30 juin au dimanche 6 août. Avec une croisière jazz sur le lac, ou bien!

En Suisse, canton de Genève, à Genève, sur la scène Ella Fitzgerald, festival Musique en été du mercredi 5 juillet au vendredi 25 août. Entrée libre. Hermeto Pascoal (mercredi 5 juillet. 21h). " Quand je manque d'idée, j'écoute Hermeto Pascoal " (Miles Davis).

 

La photographie de Magic Malik est l'oeuvre du Vibrant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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" Kikun pele mi Wa " Ricardo Izquierdo

Publié le par Guillaume Lagrée

Ricardo IZQUIERDO

" Kikun pele mi Wa "

MIRR. 2023

Concert de sortie à Paris, Ile de France, France,

au Studio de l'Ermitage,

jeudi 29 juin 2023 à 20h

Ricardo Izquierdo: saxophones, percussions (6), compositions sauf (5)

Sergio Gruz: piano

Gildas Boclé: contrebasse

Fabrice Moreau: batterie

Juan Sébastien Jimenez: contrebasse (9)

Javier Campos: percussions (3, 5 & 6)

KIkun pele mi Wa " signifierait en yoruba " Peindre avec mes racines ". Je laisse le soin à mon fidèle abonné Yoruba, M. N, le soin de vérifier et de corriger si besoin cette traduction.

Ricardo Izquiserdo est Cubain. Etant donné l'histoire de la traite transatlantique des esclaves, il est fort possible que ses racines soient Yoruba. A Cuba, le grand tambour se nomme la Conga. Logiquement, il doit venir du Congo comme me l'avait fait remarquer un camarade d'études Congolais. A Cuba, les étudiants congolais se sentent chez eux m'avait appris l'ambassadeur de la République du Congo en France. Et le Congo est loin des Yoruba. Mais des Yoruba ont bien été envoyés comme esclaves à Cuba.

Ricardo Izquierdo rend donc hommage à ses ancêtres Yoruba. En jouant du saxophone ténor & soprano mais pas du tout comme Fela, démiurge yoruba.

Avec un son très léger, très aérien comme dans " Libellule " (1) et " Elle " (7). CF extrait audio au dessus de cet article.

Mêmes lorsque les percussions afro cubaines sont présentes  sur " Autour du jardin " (3), " Pueblo nuevo " (5), " Pa'agayu " (6); elles restent discrètes. " Le rythme afrocubain est comme la joie de l'homme qui a découvert le feu " (Michel Leiris). Ici ce n'est pas un feu de joie, plutôt un lit de braises chaudes.

C'est une musique introspective, tournée vers l'intérieur. Cf " Adentro " (4) en vidéo sous cet article.

Elle devrait chauffer plus sur scène au concert de sortie à Paris, Ile de France, France, au Studio de l'Ermitage, jeudi 29 juin 2023 à 20h.

 

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Les 5 grandes villes les plus musicales de France

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices expertes, lecteurs comptables, à l'occasion de la Fête de la Musique, édition 2023, la société SMAPPEN, spécialisée dans la géomercatique,  a calculé les villes de plus de 20 000 habitants dans lesquelles la musique est la plus présente.

Ce classement intègre des milliers de données issues d'INTERNET en comptant les magasins spécialisés, les lieux d'écoute (clubs, salles de concerts...), les groupes de musique et lieux d'enregistrement référencés dans la ville, les écoles de musique le tout rapporté au nombre d'habitants.

Deux régions comprennent les 5 premières villes du classement.

L'Ile de France avec Brunoy (91) en 1er et Paris (75)  en 3e.

La Nouvelle Aquitaine avec Biarritz (64) en 2e, Périgueux (24) en 4e et Le Bouscat (33) en 5e.

Cela donne pour chacune de ces villes:

- 1: plus de 62 établissement et entités musicales pour 100 000 habitants

- 2 : 29 pour 100 000

- 3: 21 pour 100 000

- 4: 19,74 pour 100 000

- 5: 19,67 pour 100 000

Quelle place pour le Jazz dans ce classement? Je vous laisse chercher lectrices expertes, lecteurs comptables.

Pour illustrer le propos, deux albums célébrés sur ce blog:

- " Europa Paris " par l'Orchestre national de Jazz. Un portrait de Paris, 3e du classement, en musique. Cf extrait audio au dessus de cet article.

- " Aftermath " d'Alex Stuart (guitariste australien domicilié en France) avec " La pluie basque " en hommage à Biarritz, 2e du classement. Cf vidéo sous cet article.

 

 

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" Basquiat Soundtracks " l'exposition à la Philharmonie de Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

BASQUIAT SOUNDTRACKS

Philharmonie de Paris

Paris, Ile de France, France

Exposition ouverte jusqu'au lundi 31 juillet 2023

Lectrices créatrices, lecteurs novateurs, retrouvez vous à Paris, à la Philharmonie pour l'exposition Basquiat Sound tracks jusqu'au lundi 31 juillet 2023.

Après Fela et la rébellion afrobeat, exposition célébrée sur ce blog,  la Philharmonie de Paris nous présente l'oeuvre foisonnante d'un deuxième démiurge noir du XX° siècle.

Jean-Michel Basquiat (1960- 1988) a subi la malédiction des 27 ans qui a frappé tant de rock stars à commencer par le bluesman Robert Johnson, suivi de Janis Joplin, Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain (Nirvana), Amy Winehouse. En France, Saint-Just ( 1767-1794) est un précurseur de cette tradition mais ce n'est pas une rock star même s'il en avait le look et la flamboyance.

 Mort d'une overdose avant ses 28 ans, Jean-Michel BASQUIAT a eu le temps de passer du statut de clochard à celui de millionnaire entre ses 17 et ses 22 ans par son art foisonnant: peintre, graphiste, colleur, graffeur, clarinettiste, producteur, acteur... 

Le premier artiste peintre noir millionnaire de son vivant c'est lui. Aujourd'hui, un de ses tableaux peut se vendre plus de 93 000 0000$. C'est sa cote sur le marché de l'art. A ce prix, il y a encore des acheteurs.

L'exposition de la Philharmonie de Paris est la première au monde à rassembler les oeuvres de Basquiat autour d'un thème, la musique, omniprésent dans son oeuvre.

La subdivision se fait par genre musical:

- rap puisque le rap est né à New York du vivant de Basquiat à la fin des années 70

no wave née aussi à  New York du vivant de Basquiat à la fin des années 70 pour se moquer de la new wave

Pour ces deux genres musicaux, Jean-Michel BASQUIAT ne fut pas spectateur mais acteur de leur création.

 - Jazz puisque le Jazz est la grande musique noire du XX° siècle et que Jean-Michel BASQUIAT né à New York d'un père Haïtien et d'une mère Porto Ricaine, s'est toujours revendiqué comme un homme et un créateur noir.

L'exposition est aussi répartie selon les modes d'expression, les types d'oeuvre. Bref, elle est aussi foisonnante que la vie dense et intense du créateur célébré ici.

 Pour le JAZZ, deux Géants se trouvent particulièrement célébrés par Basquiat: Louis Armstrong, King of Zulu, un des plus célèbres tableaux de Basquiat, présenté dans l'exposition et Charlie Parker, dit BIRD, dont le génie tourmenté et drogué lui ressemblait tant.

" L'histoire du Jazz est très simple. Elle se résume en 4 mots, 2 noms et 2 prénoms: Louis Armstrong, Charlie Parker " (Miles Davis).

D'autres célébrations du Jazz figurent dans l'exposition. Notamment un film émouvant où Basquiat crée, dans son atelier, en dansant au rythme du Jazz des années 20.

Comme beaucoup de Jazzmen, Jean-Michel Basquiat est allé sur la terre des ancêtres, en Afrique, exposant en Côte d'Ivoire, à Abidjan, en 1986 et en ramenant des instruments traditionnels qui ornaient son atelier.

Laissons parler les artistes. Le graffeur TOXIC présente le tableau de Basquiat nommé TOXIC  qui le représente et l'influence des musiciens, spécialement des jazzmen comme Charlie Parker et Miles Davis, sur la vie et l'oeuvre de Jean-Michel BASQUIAT dans un entretien réalisé pour l'exposition Basquiat Soundtracks.

Une liste à jouer (playlist in english) des morceaux en lien avec l'exposition est disponible sur Youtube. En commençant par Robert JOHNSON, bluesman mort à 27 ans.

L'exposition BASQUIAT SOUNDTRACKS est à savourer sans modération à la Philharmonie de Paris jusqu'au lundi 31 juillet 2023, lectrices créatrices, lecteurs novateurs.

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Thierry Péala & Edouard Ferlet ont quartier libre au Café Laurent

Publié le par Guillaume Lagrée

Edouard Ferlet par Juan Carlos HERNANDEZ

Edouard Ferlet par Juan Carlos HERNANDEZ

Thierry Péala

&

Edouard Ferlet

Le Café Laurent

Paris, Ile de France, France

Lundi 12 juin 2023, 19h45

 

Edouard Ferlet : piano

Thierry Péala : chant

 

« The sweetest things, the sweetest sounds ». Le plus doux est à venir dit la chanson. Thierry Péala chante en claquant des doigts. Edouard Ferlet joue en douceur. C’est l’ambiance. Sans contrebasse ni batterie, ça pulse. Thierry joue un accompagnement aux balais avec sa voix. Le pianiste s’élance. Ca roule joyeusement. Du scat en harmonie avec le piano. Ca marche. Je bats la mesure des pieds. Bonne vague. Une chanson de Cendrillon, le film de Walt Disney.

« Everybody’s song but my own » (Kenny Wheeler).  Thierry Péala a enregistré son premier album « Inner traces » (2000) avec Kenny Wheeler. Chef d'oeuvre d'emblée. Une ballade qui nous hante. Chantée et jouée énergiquement. Musique thaumaturge. Belle envolée du pianiste en solo. Délicat dialogue entre le piano et la voix qui chantonne.

« I remember April ». Un standard du Jazz. Joué et chanté avec la légèreté et le rythme qui conviennent à cette chanson d’amour. Ma jambe gauche bouge toute seule emportée par le dialogue piano scat.

« Love reborn » (George Duke). Un titre que jouait Michel Graillier avec qui Thierry Péala a débuté sa carrière. Thierry fait les balais avec la voix. Même sans basse ni batterie ni guitare, c’est funky. Normal, c’est une composition de Georges Duke. Une chanson d’amour funky donc.

« My kingdom » (Mon royaume). Une composition d’Edouard Ferlet à laquelle Gil Gladstone, poétesse qui a travaillé avec Thierry Péala, a mis des paroles. Une ballade mystérieuse, vaporeuse. Ce royaume est-il de ce monde ? Un air paisible.

« Par tous les temps » (Edouard Ferlet). Une variation sur les mesures en 3, 5, 7 temps. La musique progresse inexorablement en variant. Thierry accompagne le piano en scatant, chantonnant, instrumental et vocal. Ca monte, descend.

« Humpty dumpty » (Chick Corea). Pendant le confinement du printemps 2020, Thierry Péala prenait de l’énergie en écoutant les improvisations quotidiennes de Chick Corea sur le Net. Un morceau très joyeux, sautillant. Thierry chante et scatte en claquant des doigts. Il joue même un solo de contrebasse. Solo de piano haché, joyeux, comme il faut. Ca reprend joyeusement en duo. Cf extrait audio au dessus de cet article.

PAUSE

Edouard reprend seul au piano. Ca plane pour nous.

Thierry le rejoint sur scène. Le pianiste lance un petit air qui swingue. Thierry reprend en scattant. Ca swingue terrible juste à deux. Thiery joue des percussions avec sa voix et des claquements de langue. J’avoue ne pas avoir reconnu « Impressions » (John Coltrane).

« Monk’s dream » (T.S Monk). Paroles de Jon Hendricks évidemment. Ca swingue be bop, heurté, haché. Bref, du Monk.

Une chanson pour la maman de Thierry présente ce soir. Son grand frère est là aussi. Une ballade. « People who need people ». Une chanson sur la solidarité humaine. Pleine de bons sentiments mais jouée et chantée avec fougue.

Un thème de Ralph Towner. Paroles de Norma Winstone qui a, elle aussi, travaillé avec Thierry Péala sur son premier album « Inner traces » (2000). « The glide ». Morceau lumineux, vif, qui glisse comme l’indique son titre. Ca swingue bien en duo puis en piano solo. Thierry danse sur la scène, emporté par la joie de la musique.

Un air joyeux, scatté. Ca bondit, court, rebondit. Solo de piano ponctué par quelques percussions vocales.

Un morceau percutant. Scat. « Keskidi ? » chante Thierry. Puis il chante. Un standard du Jazz je pense.  Ca swingue terrible. « Invitation ». Un standard en effet.

« Pannonica » (T.S Monk), composition dédiée à la baronne Pannonica de Koenigswarter, née Rothschild, mécène du Jazz et amie des musiciens. Tout en douceur, en souplesse. Comme un vol de papillon. Délicieux solo de piano.

« But not for me ». Un standard du Jazz. Chanté et joué avec la passion qu’il faut.

Un thème de Miles Davis dont je n’ai pas entendu le titre et que je n’ai pas reconnu. Ca balance bien. Jeu de balais à la voix. " Boplicity " composé par Gil Evans pour le premier album mythique de Miles Davis " Birth of the Cool ".

RAPPEL

En hommage à Astrud Gilberto (1940-2023), récemment décédée, « The girl from Ipanema ».

Cela fait des années que je savoure les créations de Thierry Péala et Edouard Ferlet et en écris du bien sur ce blog. C’était la première fois que je les écoutais ensemble. J’ai été déçu en bien comme disent les Suisses. Madame E, elle, découvrait ces artistes ce soir. Elle aussi a apprécié.

La photographie d'Edouard Ferlet est l'oeuvre de l'Imputrescible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute reproduction de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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