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RECLAME: Kamiblue, designer californien francophile, lance le projet " Jazz Junkies "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

RECLAME

 

 

Lectrices dessinatrices, lecteurs dessinateurs, j'ai le plaisir de vous présenter un designer californien fou de Jazz et amoureux de la France, KAMIBLUE.

Cet homme qui a travaillé pour des compagnies californiennes aussi connues que Yahoo et Oracle aime particulièrement Django Reinhardt, Billie Holiday, Charlie Parker et Chet Baker.

Avec son chat Excalibur, il lance le projet Jazz Junkies.

Il s'agit de motifs imprimés sur soie représentant Chet Baker, Charlie Parker, Billie Holiday. Le clip de présentation est illustré par la musique de Django Reinhardt et Excalibur y parle français. Parfaitement, lectrices dessinatrices, lecteurs designers!

Attention, il s'agit d'une édition limitée. Je n'ai aucun intérêt dans la réussite de l'affaire. A vous de la financer si elle vous plaît.

Si vous passez par Mill Valley, Californie, Etats-Unis d'Amérique, saluez le de ma part, s'il vous plaît.

Assez causé. Billie Holiday chante " Fine and Mellow " le 8 décembre 1957 accompagnée de quelques amis choisis dans un studio de télévision. Merci au producteur de nous avoir conservé ce trésor.

 

 

 

 

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Concerts de Sylvaine Hélary à Paris et Montreuil sous Bois (93) en janvier et février 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Sylvaine Hélary

(flûte, voix)


le  vendredi 25 janvier  “Incidents!” 
à 20h30 à l’Atelier du Plateau – Paris 19ème
sur une idée de Noémi Boutin, avec Noémi Boutin, Frédéric Aurier, Benjamin Colin, Fantazio, Jean-François Vrod  

Issus d’univers hétéroclites, rassemblés par d’heureux Incidents, ces artistes ont développé les uns envers les autres et vice-versa, attirance, curiosité, admiration et l’envie pugnace de partager leurs histoires. Musiques classiques, contemporaines, improvisées, traditionnelles se narguent et se répondent, tandis qu’au loin le rockabilly le plus sauvage s’impatiente.
Tous ont aussi le goût de mêler à leur musique le texte, chanté, haché, chuchoté, égosillé, balbutié, déclamé .. Ils ont au fil des expériences, des rencontres et des concerts, inventé des passerelles entre théâtre musical, poésie sonore, chanson et performance. 
À l’occasion de cette soirée ils feront quelques clins d’œil à Daniil Harms. Cette figure de la poésie satirique, membre du dernier mouvement d’avant garde russe, terrifiait la dictature avec son humour cruel. Il était traité de "voyou littéraire".
Au programme, des œuvres de Maurice Ravel, François Sarhan, Frédéric Aurier, Jean-François Vrod, Giacinto Scelsi, Fantazio et Benjamin Colin, des œuvres spontanées et puisées dans la tradition orale.


le  samedi 26 janvier  “Profondo Rosso” Surnatural Orchestra – sortie du livre-disque!
à 20h30 au Nouveau Théâtre de Montreuil – 10 place Jean Jaurès - Montreuil

Venez assister à la demi-sortie de notre livre-disque: "PROFONDO ROSSO: notes pour un ciné-spectacle"
Après une tempête inopinée de neige, le papier ne supportant pas le froid et l'humide, vous ne pourrez découvrir que la partie disque de notre disque-livre. La partie livre de ce livre-disque attendra le redoux et des jours plus secs pour arriver jusque dans vos mains. 
En attendant, nous jouons au Nouveau Théâtre de Montreuil le spectacle d'où tout est parti, Profondo Rosso: un ciné-spectale où le chef d'œuvre de Dario Argento, perle du giallo italien des 70's rencontre Pier Paolo Pasolini et les Années de Plomb.


le samedi 9 février  “Printemps” et “Passage du Nord-Ouest” (Brice Martin et Aline Pénitot)   
à 20h à la Sirène – 20 rue Dareau - Paris 14ème - infos: prog@lasirene.info
sur une idée de Sylvaine Hélary (flûtes, voix, composition), avec Antonin Rayon (piano), Sylvain Lemêtre (vibraphone, marimba, métaux), Aalam Wassef (polygraphe, performer)

« Trois instrumentistes. 
Un polygraphe. 
Un écran de projection.
Quelques bandes magnétiques imprimées de sons. 
Des dessins accrochés au mur. 
De petits pas. 
Un grand sursaut. » 

"Printemps" est un concert-installation au cours duquel on pourra voir et entendre de la musique écrite et improvisée, des images projetées, des sons enregistrés, des corps bouger, chuter, des mots murmurés ou scandés.
      

Le Surnatural Orchestra ressemblait à ça en 2007. En 2013, c'est différent, forcément. A juger sur pièces et sur place, vénérées lectrices, vénérables lecteurs.

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Guillaume Séguron/Lionel Garcin/Patrice Soletti " Solo pour trois "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Guillaume Séguron/Lionel Garcin/Patrice Soletti

« Solo pour trois »

AJMI Series. Label membre des Allumés du Jazz . 2012.

 

Guillaume Séguron : contrebasse, compositions (sauf n°6)

Lionel Garcin : saxophone alto

Patrice Soletti : guitare électrique et jeux électroniques

 

Lectrices attentives, lecteurs assidus, vous avez certainement remarqué que je vous ai déjà parlé du contrebassiste Guillaume Séguron comme accompagnateur (« All around « ) puis comme soliste (« Nouvelles réponses des archives »). Le voici maintenant comme membre d’un trio où, même s’il apporte la plupart des compositions (7/8, la 6e est collective), il ne se considère pas comme un leader. D’où le titre « Solo pour trois » qui montre bien la liberté donnée à chaque musicien de s’exprimer dans cette musique. 

 

Il ne s’agit pas de trois musiciens jouant chacun de leur côté sans se soucier du résultat ni d’un chef et de deux acolytes mais bien d’une circulation permanente des idées comme dans une équipe de sport collectif sans capitaine (le beach volley par exemple même s’il se joue à deux).

 

Il y a de la suite dans les idées chez ces musiciens. Il y a dix ans, Guillaume Séguron sortait " Witches " un album de reprises du groupe Police. Le premier titre de cet album se nomme « Waiting for Stewart » en hommage à Stewart Copeland, batteur du groupe sachant qu'il n'y a pas de batteur dans ce trio. L'attendent-ils pour passer en quartet?. Une fois cette introduction posée, tout se déroule logiquement et pourtant toujours de façon surprenante. Le « Bal 47-81 » a deux parties (n°2-3). 1947 : départ des communistes du Gouvernement français, 1981 : retour des communistes au Gouvernement français. Interprétation politique. « Pal(azzo) F7 » a deux parties aussi (n°4-5). Un F7, c’est un palais de nos jours. Interprétation urbanistique. « Avant l’intrus » (n°6) se trouve avant les deux parties de « L’intrus » (n°7-8). Qui est l’intrus ? Cherchez l’intrus ! Interprétation ludique.

 

Au final, l’interprétation ludique me semble la meilleure pour l’auditeur de cet album. Ca joue acoustique, électrique, électronique dans un subtil mélange où la composition des éléments change sans cesse, n’explosant jamais mais entretenant le calme et la tension. Parfois au sein d’un même morceau qui, je l’avoue, par moments, agace mes dents et mes oreilles alors que d’autres m’enchantent (n°5).

 

La contrebasse est si puissante qu’elle remplace le batteur absent. La guitare et l’électronique se mêlent avec tact et goût. Le saxophone alto peut être tour à tour agaçant comme du raisin aigre ou suave comme une figue mûre.

 

C’est un album complexe, subtil, prenant, exigeant pour les musiciens comme pour les auditeurs, qui demande plusieurs écoutes attentives. Ce n’est ni de la musique de bar, ni de la musique de bal. En 8 morceaux et 52’38 de musique, ce « Solo pour trois » vous éveillera longtemps, lectrices attentives, lecteurs assidus.

 

Avant d'écouter l'album, lectrices attentives, lecteurs assidus, voici comment ce trio travaillait en résidence à la Tour d'Aigues (Vaucluse, Provence Alpes Côte d'Azur, France) en 2011. Un lieu propice à l'inspiration.

Ce trio sera en concert au Panonnica à Nantes, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France, le mercredi 30 janvier 2013 à 20h30. Monsieur P, honorable correspondant à Nantes de ce blog, y sera présent.

 

 

 

 

 

 

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Ziad Kreidy joue les Pièces lyriques d'Edvard Grieg sur un piano à 5 euros

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Ziad Kreidy joue les Pièces lyriques d’Edvard Grieg sur un piano à 5 euros

Label LDN 2012

 

Ziad Kreidy : piano droit Erard 1867

 

Pièces lyriques d’Edvard Grieg opus 12, 38, 43, 47 composées de 1867 à 1888.

 

Lectrices impécunieuses, lecteurs désargentés, imaginons que vous ayez chez vous la place pour installer un piano mais pas l’argent pour en acheter un, même fabriqué en Chine à la chaîne. Le pianiste et musicologue Ziad Kreidy dont je vous ai déjà parlé du livre stimulant «  Les avatars du piano » possède la solution pour votre problème. Adoptez un piano droit fabriqué au XIX° siècle. Personne n’en veut. Ils finissent à la casse. Les accordeurs ne savent pas les accorder, les pianistes ne veulent pas en jouer, les vendeurs de piano n’osent pas les vendre. Ils seraient presque prêts à payer pour s’en débarrasser. Vous pouvez donc vous en offrir un pour une somme comprise entre 0 et 5 euros. A ce prix là, vous aurez un superbe piano de bastringue qui sonne comme ceux des maisons closes de la Nouvelle Orléans. Vous pourrez vous prendre pour Scott Joplin ou Jelly Roll Morton, jouer avec un chapeau melon sur la tête, des chemises aux manches retroussées, en fumant des cigares et buvant du whisky  (je vous le déconseille vivement vu les risques pour votre santé), créer de l’ « Ugly beauty » comme disait Thelonious Sphere Monk, monter des « houses parties » pour payer votre loyer, vous faire haïr de vos voisins si l’isolation phonique de votre logement n’est pas correcte, bref vous amuser comme des petits fous pour un prix minime, hors coût des procès intentés par les voisins bien sûr.

 

Ziad Kreidy ne se livre pas à ce genre de facéties. Pianiste et musicologue, il respecte l’instrument et le traite avec ses possibilités et ses limites. Il s’est donc enregistré chez lui, avec des amis pour spectateurs (ils n’osent même pas applaudir. C’est vous dire si c’est du sérieux !). Comme il s’agit d’un piano français fabriqué en 1867, il joue une œuvre qui a été composée à partir de 1867, les pièces lyriques pour piano du compositeur national norvégien Edvard Grieg (1843-1907). C’est la fin du romantisme musical mais il a encore de beaux restes. Il y a même des morceaux qui swinguent comme la Valse (n°2) et « La Valse Impromptu » (n°23). 

Les amateurs de Jazz savent que la valse comme le Jazz est ternaire et qu’elle swingue ( The drum also waltzes . Max Roach) .Le Papillon (n°17) est très évocateur tant le morceau semble voler dans tous les sens. L’Oisillon (n°20) l’est lui aussi tant il décrit bien les tentatives d’envol qui finissent par aboutir. « Au printemps » (n°22) évoque merveilleusement l’éveil de la Nature. Grieg vivait dans une belle maison en pleine campagne norvégienne. Elle se visite. L’album compte 29 pièces en tout pour 58'31 de musique. Il n’est pas question que je vous dise tout.

 

Ce n’est pas du Jazz mais c’est une curiosité musicale. A une époque où les conservatoires produisent à la chaîne des pianistes formatés, tant en classique qu’en Jazz, aussi formatés que les pianos dont ils jouent il est agréable d’entendre un pianiste classique, respectueux des œuvres (il n’improvise pas), proposer une interprétation différente par le simple choix d’un instrument dont personne ne veut, un piano droit du XIX° siècle, piano qui, à son époque, figurait dans toutes les bonnes maisons bourgeoises et sur lequel tant de chefs d’œuvre ont été composés et joués pour la première fois avant de passer au format concert sur un piano à queue (un crocodile disent les pianistes de Jazz).

 

Si, convaincus par cette chronique et la musique de Ziad Kreidy, vous achetez, lectrices impécunieuses, lecteurs désargentés, un pianoforte droit à 5€ et que vous ne savez pas comment l’accorder, en jouer, adressez vous directement à Ziad Kreidy, ses coordonnées figurent dans l’album. Il se fera un plaisir de vous faire partager sa passion pour ces instruments dédaignés comme il le fait déjà avec son livre et cet album. Amusez vous bien !

 

Voici à quoi ressemble un piano droit Erard de 1867, lectrices impécunieuses, lecteurs désargentés. Ecoutez Ziad Kreidy en jouer puis consultez le pour vous en offrir un aussi beau. En avant la musique!

 

 

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Guillaume Séguron " Nouvelles réponses des archives "

Publié le par Guillaume Lagrée

Guillaume Séguron

« Nouvelles réponses des archives »

Rude Awakening.  2012

            Album publié avec le soutien de la région Languedoc Roussillon.

 

Guillaume Séguron: contrebasse

 

Lectrices républicaines, lecteurs espagnols, voici un album qui va vous réconcilier. Alors que les Archives nationales viennent d’ouvrir un nouveau site à Pierrefitte sur Seine (93), le contrebassiste Guillaume Séguron s’est lancé à cœur éperdu dans un projet mémoriel sur la trace des Républicains espagnols exilés en Languedoc-Roussillon. Ces hommes et ces femmes qui virent la République espagnole en 1939 puis la République française en 1940 s’écrouler sous les coups du nazisme, du fascisme, du franquisme (sans oublier les coups fourrés du communisme. Lire «  Spanish Cockpit. Rapport sur les conflits sociaux et politiques en Espagne. 1936-1937 » par Franz Borkenau, Autrichien, ancien du Komintern) et qui n’abandonnèrent jamais la lutte pour la liberté.

 

Avant que ces hommes ne meurent, la région Languedoc-Roussillon a enregistré leur parole, en catalan, langue parlée dans cette région dans le département des Pyrénées Orientales (euphémisme républicain pour désigner la Catalogne française) et, de l’autre côté des Pyrénées, en Catalogne. Au hasard des rencontres, Guillaume Séguron s’est trouvé appelé à illustrer leurs voix. Il l’a fait au plus épuré, seul avec sa contrebasse, les compositions étant essentiellement siennes, illustrant les voix par un propos toujours clair et juste. Pas d’effets spéciaux électroniques ou électriques. Un homme, une voix, un instrument. Cela n’en sonne que plus vrai, plus juste.

 

Si le livret de l’album explique le projet, il n’en révèle pas tous les secrets. Ne parlant pas le catalan, je ne comprends rien de ce qui se dit là. Juste quelques bribes, quelques mots qui me rappellent la langue française. Si je n’en comprends pas le sens précis, j’en saisis l’esprit par la rudesse, la fermeté, la chaleur du ton des voix. Des hommes bâtis comme les Pyrénées qu’ils durent franchir en classe réfugiés. Certes, ça manque de femmes alors que les femmes jouèrent un rôle important dans la Guerre d’Espagne. La Pasionaria ne s’est pas réfugiée en France mais en Union Soviétique.

 

Par l’instrumentation, cet album évoque « Amir » d’Henri Texier mais par l’ambiance, le propos politique et critique, il m’évoque plutôt « A colloquial dream », morceau qui figure sur l’album « Tijuana Moods » de Charles Mingus qui évoque l’errance d’un homme dans la nuit à New York. « Notre vie est un voyage dans l’hiver et dans la nuit. Nous cherchons notre passage dans le ciel où rien ne luit » chantaient les Gardes Suisses. Ces Républicains espagnols, même en exil, savaient quel était le chemin à suivre, que la mort pouvait être au rendez-vous, contre les légions franquistes puis contre les SS, la Wermacht, la Gestapo mais peu importait puisqu’ils avaient des principes et qu’ils ne transigeaient pas dessus. D’ailleurs, l’Histoire leur a donné raison.

 

« L’engagement fut militaire. Pour être efficace. Et il le fut. La poésie, elle, n’était pas « engagée » » (René Char, poète et chef de réseau dans la Résistance française). Cette musique est à écouter comme un rêve éveillé, nuit et jour, pour sortir de la nuit.

 

Je ne sais pas si cette musique est destinée à être jouée sur scène.

Voici en tout cas ce que donne Guillaume Séguron seul sur scène. Etonnant, non?

 

        

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Le trio Angelini/Gargano/Moreau de retour à l'Improviste

Publié le par Guillaume Lagrée

Trio Angelini/Gargano/Moreau

Paris. Péniche L'Improviste.

Vendredi 18 janvier 2013. 21h30.

 

Bruno Angelini 

 

La photographie de Bruno Angelini est l'oeuvre de l'Incoercible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Bruno Angelini: piano

Mauro Gargano: contrebasse

Fabrice Moreau: batterie

Concert diffusé dans le Jazz Club d'Yvan Amar sur France Musique. A écouter ou réécouter sur Internet jusqu'au dimanche 17 février 2013.

Intrépides lectrices, vaillants lecteurs, je vous ai déjà parlé de l'album " So now? " du trio formé par Bruno Angelini, Mauro Gargano et Fabrice Moreau ainsi que d'un précédent concert à l'Improviste de ce trio. L'y voici de retour et moi aussi en compagnie de Monsieur L, ami lyonnais de passage à Paris. Ils commencent à 21h35, marque de respect pour le public fort appréciable. Ce soir, il neige à Paris. Cela se voit derrière le hublot embué de la Péniche l'Improviste. 

" Ida Lupino " (Carla Bley). Ida Lupino (1918-1995) fut la première femme à devenir réalisatrice à Hollywood. Une très forte personnalité comme Carla Bley. Une mélodie douce, chantante, élégante. Bref du Carla Bley. Une musique parfaitement adaptée à l'ambiance feutrée de Paris sous la neige. Attention, ça swingue. Ca tient chaud même. La péniche reste à quai mais nous partons en voyage. Comme le dit Bruno Angelini, " ce n'est pas mon trio ". C'est comme la Sainte Trinité ou l'huile pour moteur d'automobile, trois en un.

Bruno commence seul, installe l'ambiance, dansante et nostalgique. La contrebasse ronronne. Le batteur hache menu aux balais avec des percussions en plus. Ca marche. Je hoche la tête, pris par la musique. Ca balance gravement et suavement. Si c'était un tableau, ce serait une marine d'Eugène Boudin. C'était " L"indispensable liberté " (Bruno Angelini).

" Immersion " (Bruno Angelini). Une première mondiale pour ce concert. La péniche va t-elle se transformer en sous-marin? Effectivement, le trio donne l'impression de descendre par palier sans nous étouffer. Puis ils nagent en profondeur. Il y a toutes sortes de bêtes en dessous, pas toutes sympathiques, mais toutes intriguantes, impressionnantes, diverses. Le concert est diffusé dans le Jazz Club d'Yvan Amar sur France Musique. Pour ceux qui veulent plonger comme pour ceux qui veulent repartir en immersion, il suffit de surfer sur le Net jusqu'à l'émission. Ce même soir, à Lausanne (Suisse), au club Chorus, Dan Tepfer (piano) joue en trio avec Stéphane Kerecki (contrebasse) et Anne Pacéo (batterie). Je ne peux pas être partout. Ca devient plus agité, plus tumultueux. Ils se bagarrent avec un requin, au moins. Le trio est si soudé qu'il n'y a pas de solo à proprement parler. C'est une conversation permanente, vibrante, riche à trois dont nous profitons. 

" The two lonely people " (Bill Evans). Fameuse ballade. Solo du contrebassiste soutenu par ses complices. Ca masse agréablement le cerveau. Un silence de dégustation avant d'applaudir.

" Nefertiti " (Wayne Shorter). Pour la première fois du concert, Fabrice Moreau entame le débat. La pulsation du pied sur la grosse caisse, des frottements sur un tambour, des vibrations de cymbale. Tout est sous contrôle au service de l'émotion. C'est une composition de Wayne Shorter pour le dernier quintet acoustique de Miles Davis, son meilleur groupe selon Antoine Hervé et moi. Cette mélodie étrange et familière à la fois, c'est bien du Wayne Shorter.

PAUSE

" Round midnight " (Thelonious Monk). Duo piano/contrebasse pour commencer. Le batteur faufile ses balais derrière. Ils arrivent au thème joué en souplesse, en étirement. Tout à l'opposé de Monk donc. Très élégante façon de rafraîchir un vieux morceau.

Un morceau à l'italienne, lyrique, vif. C'est beau comme la Méditerranée un soir d'été. A Paris, un soir d"hiver enneigé, cela fait du bien. Ca décolle. Le trio fait du kite surf au dessus des flots. C'était " Caroline " dédié par Bruno Angelini à son épouse préférée. Une belle illustration d'un vieux principe: la monogamie, c'est varier les gammes avec un(e) partenaire. Rien à voir avec le projet "  Caroline " de la contrebassiste Sarah Murcia.

" Echoes " (Steve Swallow). Le piano avance à pas lents. L'archet de la contrebasse lui fait écho. Il y a 20 ans, étudiant à Rennes, j'écoutais le Jazz Club d'Yvan Amar pour savoir ce qui se passait à Paris. Maintenant, j'y suis. La musique berce. Parti comme je suis, je ferai certainement de beaux rêves cette nuit. Un long silence avant que nous n'osions applaudir.

Un morceau que j'aime particulièrement dont le titre m'échappe. Est-ce de Chick Corea? Un certain feeling latino m'y fait penser. Pas du tout puisqu'il s'agit d' un morceau de Bruno Angelini dédié à son fils, " Adrien danse ". 

Puisque Bruno Angelini a joué pour son épouse et son fils, Mauro Gargano joue pour sa grand-mère, née en 1903. " Before 1903 ". Ce morceau est précédé d'un " Prélude ". Mauro commence seul à l'archet. C'est le Prélude. Ca vibre, ponctué par des pincements en haut du manche, ce que ne ferait pas un contrebassiste classique. Bruno Angelini arrive tout doucement. Mauro Gargano lâche l'archet pour en venir aux mains avec son instrument, en douceur évidemment. Le dialogue s'élargit puisque Fabrice Moreau vient ajouter son grain de batterie. Une vibration s'élève, fragile, mais qui ne lâche pas. Ca s'anime, s'agite. Le paysage devient raide, escarpé, montagneux. Voire même caillouteux et glissant. Comme la descente de Saorge vers la Roya dans les Alpes Maritimes. C'est beau mais il faut regarder où vous mettez les pieds. 

" Astrogange "? ( Mauro Gargano). Un morceau vif, joyeux fait pour réveiller en fin de concert. Ca sautille librement.

RAPPEL

" Vert " (Fabrice Moreau). A comparer avec celle jouée par le trio de Jean-Philippe Viret. Ce soir, c'est noir et blanc dehors, vert dedans. La neige protège l'herbe avant le printemps.

Monsieur L et moi sommes restés jusqu'au bout, ravis par cette musique. Pour vivre ou revivre ces impressions, le concert est audible sur Internet dans l'émission Jazz Club d'Yvan Amar sur France Musique jusqu'au dimanche 17 février 2013.

Quant à le voir, ce trio est rare sur scène. Le voici lors d'un précédent concert à l'Improviste. Profitez en, intrépides lectrices, vaillants lecteurs.

 

 

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RECLAME: Activités d'Arts et Muses en janvier 2013 à Paris, Auvers sur Oise et Argenteuil (95)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 

Eduardo Lopes

 

 

 

20 janvier 2013 à 20h30 à PARIS - CONCERT JAM

Musicas do Brasil - Entrée Libre

Jazz Club Autour de Midi Minuit,

11 rue Lepic 75018

avec Eduardo LOPES, guitare, flûte, chant

Pascal SALMON, piano

Edmundo CARNEIRO, percussions

Venez fêtez le Brésil avec les élèves du Maître Eduardo LOPES

A 20h30 concert des élèves de la Masterclass d'Eduardo LOPES,

Suivi d'une grande jam brésiliennevous pourrez chanter, jouer de votre instrument préféré, accompagné de musiciens exceptionnels,

Nous vous attendons nombreux pour faire la fête !

 

 

Pierrick Pedron

 

 

 

 

 

 

26 janvier 2013 à 21h à AUVERS-SUR-OISE

Concert de PIERRICK PEDRON TRIO

Organisé par Auvers'Jazz à la Maison de l'Ile

Pierrick Pedron, sax alto

Thomas Bramerie, contrebasse

Franck Agulhon, batterie

Tarif exceptionnel de 8€ réservé aux adhérents ART&MUSES

Renseignements et réservations : Auvers'Jazz tél. 06 48 17 66 89 et 01 34 48 00 10 - info@auversjazz.com

INFOS AUVERS'JAZZ

 

Michele Hendricks

 

 

Nouvelle Formule à La Cave à ARGENTEUIL :

Atelier Jazz Vocal & ApéroJam

Atelier dirigé par Michele Hendricks

accompagné au piano par Laurent Katz de 15h à 18h

suivi d'un ApéroJam de 18h30 à 20h30

les dimanches 24 mars, 14 avril et 9 juin 2013

Inscriptions ouvertes !

Venez développer et enrichir votre talent en jazz vocal : techniques d'improvisation vocale, travail du rythme, harmonie, phrasé, interprétation et expression scénique.

Participez et invitez vos amis à la JAM que Laurent KATZ accompagnera au piano, dans ce nouveau lieu dédié à la gastronomie et à la culture : LA CAVE.

Inscriptions dès maintenant Informations et bulletin d'inscription ICI

 

PROCHAINEMENT TOUTES LES INFOS SUR JAZZECOLE EN 2013

ET LES ARTISTES SOUTENUS PAR ART&MUSES

 

 

 

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Juan Carlos Hernandez verse ses gains pour aider à soigner le tromboniste Julian Priester

Publié le par Guillaume Lagrée

Généreuses lectrices, munificents lecteurs, le tromboniste Julian Priester, né en 1935, a besoin de 10 000$ pour se soigner puisqu'il n'existe toujours pas de Sécurité sociale aux Etats-Unis d'Amérique même pour un musicien qui a plus de 50 ans de carrière professionnelle dont 35 d'enseignement à la Cornell University. Il jouait notamment dans les sessions Africa Brass (1961) de John Coltrane qui illustrent cet article.

Pour l'aider à recouvrer cette somme, mon associé photographe genevois Juan Carlos Hernandez verse les gains tirés des ventes de ses photographies, jusqu'au vendredi 25 janvier 2013, pour cette noble cause.

La situation de Julian Priester est décrite ici

Les tarifs de Juan Carlos HERNANDEZ se trouvent .

 

Julian Priester a accompagné les plus grands Jazzmen. Il fit notamment partie du groupe Mwandishi d'Herbie Hancock au début des années 1970. Voici ce que cela donnait en concert en 1972. " Sleeping Giant " va vous réveiller, généreuses lectrices, munificents lecteurs.

 

 

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Communiqué: Projet " Cityscape " à Pont à Mousson (54) le 15 janvier 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

COMMUNIQUE

Cher(e)s ami(e)s,

En juillet de cette année, le projet "Cityscape" sur lequel ma petite équipe & moi travaillons maintenant depuis quelques années, devait être donné sur la scène du « Wolfi Jazz », festival de Wolfisheim (67), mais a été annulé quelques minutes avant de monter sur scène pour cause d’un orage violent.
Ce coup dur a révélé la grande qualité humaine de cette aventure. Tous les nombreux acteurs de ce projet ont choisi de me suivre de nouveau pour cette nouvelle tentative, dans un contexte pourtant beaucoup plus artisanal, sur la scène de
l'Espace Montrichard de PONT-À-MOUSSON, Meurthe-et-Moselle, Lorraine, Francece mardi 15 janvier 2013, à 20h30.

Antoine Banville
La photographie d'Antoine Banville est l'oeuvre du Percutant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Ce projet, c’est d’abord un rêve…
Celui de faire vivre un chef d'œuvre composé par Claus Ogerman, comme un soliste classique interprète une œuvre du patrimoine... et de par là même, rendre un très humble hommage à Michael Brecker, avec sans doute l'une des plus belles partitions que l'on ait pu lui donner à habiter.
Et comment le compositeur et arrangeur que je suis peut-il résister à l’envie d’ajouter une petite suite de son cru, lorsqu’il a la chance d’avoir un tel orchestre sous la main.

Ce projet, c’est aussi une grande aventure humaine…
Celle d’un orchestre symphonique d’une cinquantaine de musiciens,
de six incontournables complices  - Jean-Charles Richard (direction), Frédéric Favarel (guitare), Paul-Christian Staïcu (piano), Marc Buronfosse (contrebasse), Antoine Banville (batterie) & Sebastian Quezada (percussions)
 

… et de précieuses personnes à l’inestimable soutien - 
Jean-Jacques Goron & Ann Daboville (Fondation BNP Paribas), Jean-François Bescond (Rico), Thierry Cornolti (Cornolti Prod), François Lubrano & François Nowak (Spedidam)...

Je vous propose des places détaxées à 8€ à quiconque donnera son nom et adresse e-mail à   thierry@cornolti-production.com


 

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Colin Vallon Trio " Ailleurs "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Colin Vallon Trio

« Ailleurs »

Hat Hut  2006

 

Colin Vallon

 

 

La photographie de Colin Vallon est l'oeuvre du Suisse  Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 


Colin Vallon : piano, piano préparé

Pat Moret : contrebasse

Samuel Rohrer : batterie

12 morceaux. 56’45.

Lectrices des montagnes lecteurs des vallées, je rendrai aujourd'hui hommage à la Suisse. D'abord, en raison de décès de Claude Nobs, fondateur et infatigable directeur du Montreux Jazz Festival. Ensuite pour vous présenter un album, " Aileurs ", d'un label suisse, Hat Hut, d'un groupe suisse, le trio de Colin Vallon, pianiste photographié par mon honorable associé suisse, Juan Carlos Hernandez. Hop Suisse!

Voici un album qui porte bien son titre. « Ailleurs » n’est pas le titre d’un morceau mais celui de l’œuvre. Aucun autre ne saurait mieux le définir. Apparemment, il s’agit d’un trio classique en Jazz, format piano/contrebasse/batterie. Apparemment seulement.

 

 D’abord, parce que Colin Vallon joue aussi du piano préparé. Ensuite, parce que le trio ne joue qu’un seul standard, un gospel, « Swing low, sweet charriot » (n°3) dans une version bien éloignée de celle que chantent les supporters du XV de la Rose pour soutenir leur équipe. Aussi par la variété des thèmes, des climats joués. Il y a des compositions collectives, du leader, des interludes, du Brel, un chant folklorique bulgare, de la Pop Music. Enfin, s’il existe encore des trios de Jazz qui se contentent du sempiternel déroulement thème/soli/thème, le trio de Collin Vallon ne joue pas dans cet esprit. Il existe entre ces trois musiciens un échange permanent d’émotions, de vibrations qui évite à tout prix les clichés du genre.

 

La musique est bien ailleurs au point de dérouter le chroniqueur qui ne sait la saisir, la caractériser. Dans cette petite heure de musique, l’auditeur ne cesse d’être dérouté, surpris, pour finir par se retrouver dans ce qui est, à l’évidence, une chanson d’amour « Elle » (n°12). Mais, même là, le doute demeure : amour heureux ou brisé ? 

 

Si vous voulez être rassurés, n’écoutez pas cette musique. Si vous êtes prêts à l’aventure, partez sur les traces du « Paradis perdu » (n°1), en voyage à « Babylone » (n°2) sans bus, plongez avec « Le sous-marin » (n°6) et, le voyage fini, vous vous direz « Quand même » (n°11), c’était rudement bien. Alors, vous voudrez y repartir derechef.

Lectrices des montagnes, lecteurs des vallées, puisque je n'ai pas d'extrait de cet album à vous proposer sur deezer, voici comment ce trio joue en concert un morceau figurant sur l'album " Ailleurs ", " Zombie " des Cranberries ( les Canneberges en français). L'énergie du morceau original est toujours là. Bon voyage.



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