Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Gérard Marais Quartet fait du Sunside son village

Publié le par Guillaume Lagrée

Gérard Marais Quartet

Paris. Le Sunside.

Mardi 29 septembre 2015. 21h.

Concert de sortie de l’album « Inner Village » (Cristal Records)

Gérard Marais : guitare électrique et compositions

Christophe Marguet : batterie

Henri Texier : contrebasse

Jérémie Ternoy : piano

C’est fusionnel dès les premières notes. Ce son de guitare me rappelle Pat Metheny, clair comme du cristal. Le pianiste est le benjamin du groupe mais il prend la rythmique fermement en main. Ca balance bien. Dialogue de vieux complices entre Henri Texier et Christophe Marguet. Monsieur Henri a toujours ce gros son bondissant qui vous chauffe des entrailles à l’âme.

En intro, un duo piano batterie qui se répondent par vagues successives. Contrebasse et guitare s’en mêlent pour une sorte de boléro bluesy. Batteur aux balais. Ca glisse. Dommage, il n’y a pas de piste de danse au Sunside. Ces gars là vous emmènent avec eux, tout en finesse. On se croirait dans un bordel de luxe à Buenos Aires. Mousse et pampre. Ca berce bien. Nous dodelinons joyeusement.

Gérard Marais s’exprime par la musique. A part un petit merci, il n’a rien dit jusqu’ici. Par contre, pour la musique, il prend grand soin du bien être de son public, c’est indéniable. Le batteur est toujours aux balais. Une ballade tranquille mais pas pépère. Il y a des surprises, des virages brusques, des relances bref de quoi laisser l’auditeur éveillé, toujours à l’attente de la surprise suivante.Le batteur passe aux baguettes et le tempo s’accélère. Le Blues n’est pas réservé aux Noirs du Mississipi. Ah, ce gros son de contrebasse ! Christophe Marguet, revenu aux balais, pétrit la pâte sonore. Quelques douces notes de guitare. Gérard Marais fut le professeur de générations de guitaristes en France. Qu’ils continuent d’apprendre en l’écoutant.

Tiens, un indice. « Le morceau suivant s’intitule Serengeti ». Inspiré de l’Afrique comme son titre l’indique. Batteur aux balais. Ca groove élégamment. Sans effort apparent, Henri Texier propulse l’ensemble. Le pianiste brode sa dentelle de Calais. Ponctuations de guitare pile poil dans le tempo. Le piano se tait. La guitare décolle, poussée par la contrebasse et la batterie. Le piano revient pour donner encore plus de fond au son. Quel régal ! Par petites phrases qui se succèdent, l’histoire se construit. Fin sèche et nette.

Une ballade. Duo piano/guitare entre l’ancien élève et l’ancien professeur. Quand la maîtrise technique est au service de l’émotion, c’est là que la musique nous offre son meilleur. Marguet aux balais. Texier vient ajouter plus de rondeur encore. Court et élégant.

Nouvelle ballade. Batteur aux balais. Le quartette nous emmène en promenade au bord de l’eau, le long d’un chemin de halage. Ca devient plus blues quand le piano s’arrête. Le flux descend puis remonte doucement sous l’impulsion du piano. Quel délicieux bain de sons !

« Katchinas » pour conclure le 1er set. La guitare vient résonner avec les cordes du piano travaillé de la main gauche du pianiste, la main droite jouant sur le clavier. Batteur aux balais et contrebasse viennent s’y ajouter. Ca danse. Quel chorégraphe ou maître de ballet s’emparera de cette musique ? Ca monte en puissance et en volume progressivement. Ce sont des amants experts de la musique. Pendant que la rythmique joue, Gérard Marais fait comme nous, il écoute et profite. Il revient reprendre la mélodie avec des effets discrets de distorsion du son. Solo de batterie aux balais. Le son tourne comme des balles de jongleur, sans jamais retomber. Et voilà.

PAUSE

La musique est magnifique, il n’est pas tard mais je suis déjà fatigué et il y a école demain. Ma chronique s’arrête donc là. Des interprètes de qualité dans le Jazz actuel, ça se trouve. Des compositeurs élégants et raffinés, beaucoup moins. Henri Texier et Christophe Marguet en font partie. Ce n’est pas par hasard qu’ils jouent dans le quartet de Gérard Marais.

La photographie de Christophe Marguet est l'oeuvre du Mystérieux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Christophe Marguet par Juan Carlos HERNANDEZ

Christophe Marguet par Juan Carlos HERNANDEZ

Partager cet article
Repost0

" Perfect Animal " Becca Stevens Band

Publié le par Guillaume Lagrée

" Perfect Animal "

Becca Stevens Band

Decca. Universal.

Sorti le 18 septembre 2015

Unique concert en France le jeudi 22 octobre 2015 à 20h30 à Paris au New Morning.

Lectrices observatrices, lecteurs scrutateurs, il ne vous a pas échappé que Prince est un fan de Joni Mitchell. Sur l'album " Controversy " (1981), le prénom " Joni " figure sur la pochette. Sur l'album " Sign o' the times " (1987), Prince chante dans " The ballad of Dorothy Parker " : " My favourite song she said. It was Joni singing. "

Si vous cherchiez un(e) artiste qui réalise la fusion de Prince et de Joni Mitchell, ne cherchez plus, elle s'appelle Becca Stevens.

Auteur, compositeur, interprète, cette femme donne un grand coup de fraîcheur à la Pop Music.

Ambrose Akinmusire et Esperanza Spalding figurent au nombre de ses admirateurs.

Perfect Animal parle d'amour. Un thème inépuisable pour la chanson. Elle constate que nous sommes tous des animaux imparfaits à la recherche de perfection, donc de l'inaccessible ( " Imperfect animals ", n°2), d'un amour plus haut (" Higher love ", n°9). J'envie l'homme auquel elle pense de cette manière ( " Thinking about You " n°3), ou qui lui donne envie ( " You make wanna ", n°7).

Les chansons sont assez longues au regard des standards de la Pop Music, de 3'34 ( " I asked " n°1) à 5'36 ( " Tillery ", n°6). Elle prend le temps de développer son propos avec de vrais musiciens (personnel détaillé dans l'album), d'installer une ambiance, de transmettre des émotions.

Bref, je suis sous le charme de cet album, de Becca Stevens et de son groupe.

A vous d'y succomber ou pas, lectrices observatrices, lecteurs scrutateurs.

Partager cet article
Repost0

Une saison au Paradis à Paris avec Patrice Caratini

Publié le par Guillaume Lagrée

Ravissantes lectrices, charmants lecteurs, c'est avec délectation que je vous invite à partager les 50 ans de carrière de Patrice Caratini.

Sideman ou leader, en petite ou en grande formation, du Jazz à la Java, de la Biguine à la chansonnette, du Latino au cinématographe, compositeur ou interprète, Patrice Caratini est un Boss de le Basse. Un uomo per bene comme disent les Italiens.

Pour fêter cela, Patrice Caratini donnera 5 concerts à Paris, Ile de France, France, de 2015 à 2016.

Studio de l'Ermitage:

- dimanche 4 octobre 2015 à 20h: le Bal avec le Caratini Jazz ensemble. Préparez les robes longues et les smokings, cirez les ballerines et les mocassins. Dansez maintenant!

- dimanche 18 octobre 2015 à 20h: Jazz et accordéon. 1ère partie: David Venitucci trio. 2e partie: Patrice Caratini " Voyage " sextet. Un Jazzman rital doit accorder l'aumône à l'accordéon (Serge Gainsbourg). Voilà qui sera fait.

- dimanche 8 novembre 2015 à 20h: Jazz et Caraïbes. 1ère partie: trio avec Alain Jean-Marie (piano) et Roger Raspail (percussions). 2e partie: Patrice Caratini " Latinidad " quintet. Pani problem.

- dimanche 6 décembre 2015 à 20h: 1ère partie: Ciné concert " Body and Soul ". 2e partie: le Bal avec l'orchestre. Dernier entraînement avant le réveillon du Nouvel An pour assurer sur les pistes de danse.

Théâtre du Châtelet:

- Lundi 21 mars 2016 à 20h: Carte blanche à Patrice Caratini. Le Caratini Jazz Ensemble invite, entre autres, l'Orchestre régional de Normandie, Hildegarde Wanzlawe (chant), Martial Solal (piano), Maxime Le Forestier (chant), Juan Jose Mosalini (bandonéon), Inor Sotonlogo (percussions cubaines). Un nouveau Sacre du Printemps au Châtelet pour Patrice Caratini.

Partager cet article
Repost0

Julien Lourau & Electric Biddle triturent le Triton

Publié le par Guillaume Lagrée

Julien Lourau

& Electric Biddle

Le Triton ,

Les Lilas, Seine-Saint-Denis, Ile de France, France

Vendredi 18 septembre 2015, 21h.

Julien Lourau : saxophones ténor, soprano, alto ; FX

Hannes Riepler : guitare électrique

Dave Maric : piano, claviers

Jim Hart : batterie

J’ai découvert Electric Biddle à Paris, au Sunset, en janvier 2014. Je le retrouve mûri aux Lilas, au Triton, en septembre 2015.

Pas de basse. Le batteur bâtit le groove tout seul. Quelques notes de piano. Bruitages de la guitare et du sax ténor. Ils font durer les préliminaires pour rendre le jeu plus excitant. Finalement, Julien Lourau passe à l’alto et la musique se lance. Une sorte de fantasmagorie marine (logique pour un groupe franco britannique) avec la guitare qui nous fait des bruits de vagues et de mouettes. Batteur aux balais. Montée en puissance de la musique comme une lame de fond qui surgit. Lourau trafique le son de l’alto pour le faire coller au plus près de la guitare. Ca y est, ils commencent à m’emmener en voyage dans leur sous-marin, pas jaune.

Roulements de tambour pour enchaîner sur un autre morceau. Pas de temps mort, pas d’applaudissement. La musique suit son cours. A nous de partir avec elle ou de rester à quai. C’est le clavier qui reproduit un son de basse alors que la guitare joue très Jazz en fait. Le batteur malaxe ses tambours. Le sax s’est tu puis revient avec un son déformé par l’électronique. Lourau bidouille de l’électro en boucle. Douces notes du piano et tapotis de la main droite du guitariste sur sa caisse. Le batteur se glisse aux balais dans la musique. Joli contraste entre dur et doux. Julien Lourau s’éclipse de la scène pour revenir au soprano. Piano, guitare, batterie, sax soprano. Mais c’est du Jazz, sapristi ! Ils ne sont pas Bretons mais ils déménagent. Le batteur martèle ses tambours. Sa religion lui interdit l’usage des cymbales pour l’instant. Ca repart sur de l’électro déjantée. Ce qui n’empêche pas la musique de rouler d’ailleurs. Première pause au bout de 30mn pour que nous puissions nous remettre de nos émotions et applaudir.

A un morceau sans titre, succède un morceau sans titre. Julien Lourau annonce aux spectateurs du concert qu’ils peuvent laisser leur adresse électronique pour recevoir l’album d’Electric Biddle en format digital. Voici une récompense matérielle du militantisme comme disent les sociologues.

Ca commence comme une ballade langoureuse entre guitare électrique et saxophone ténor. Julien Lourau commence à mordre le bec du sax, à attaquer. Le batteur a changé de religion. Il ne travaille que les cymbales désormais. Il y a aussi une sirène d’alarme. Le piano vient s’ajouter. Ca pulse, nom de Zeus ! C’est devenu franchement rock entre la guitare, la batterie martelée et les claviers. Le sax ténor devient électronique. Un tel trafic de sons, est-ce bien légal ?

Il appert que le premier morceau s’appelle « Bar Cycle », logique pour un groupe né dans un pub londonien, le « Biddle Bros » d’où son nom Electric Biddle.

Après une pause, Dave Maric lance différents bruitages avec son « Dave-o-tron ». Expérience de musique concrète avec instruments. Chacun triture dans son coin mais ça s’harmonise tout de même. Retour au sax alto. La musique s’organise, sort lentement du chaos. Elle est sculptée en direct. Ca devient une sorte de Blues déjanté. Lourau revient au soprano ponctuer d’un chant d’oiseau. Tout à coup, ça plane pour nous. Qu’on est bien (Guy Béart). Le groupe décolle et moi avec. Pas de basse pour nous ancrer. Lévitons donc ! Le sax s’est tu. Clavier, batterie, guitare, malaxent les sons. La, c’est terrien mais ça bouge, saperlipopette ! Retour de l’alto dans le groupe. Ils nous envoient claque sur claque. Même pas mal. C’est tellurique. C’est même funky, morbleu !

Une petite dernière pour la route, avant la projection du documentaire sur le groupe. Piano, batterie, guitare, sax ténor pour un Funk sombre. C’est plus calme. Ca tourne bien. Le clavier vient ajouter des sons distordus. Ca dépote pour l’envoi final. Ca se termine groupé en decrescendo.

Vortex, c’est le nom d’un groupe de jazz rock français des années 70 animé par les frères Jacques et Jean-Pierre Vivante, aujourd’hui propriétaires du Triton. Vortex, c’est aussi le nom d’un club de Jazz londonien où la musique d’Electric Biddle s’est créée. C’est donc en toute logique que ce groupe cosmopolite (un Français, un Autrichien, un Australien et un Anglais), né à Londres, se développe des deux côtés de la Manche, au Vortex et au Triton puisque c’est au Triton que l’album d’Electric Biddle a été enregistré. Le résultat est digne d’un Crunch (le match de rugby, pas le chocolat). Vive l’Entente cordiale ! Rule Electric Biddle !

Le groupe Electric Biddle crée grâce à l'aide de Jazz Shuttle qui finance des groupes franco britanniques de musique neuve et improvisée.

Le concert fut suivi de la projection d'un documentaire de 12mn sur le projet Electric Biddle, sa naissance (à Londres, Julien Lourau, né en 1970, est revenu vers 2010 pour se frotter à la nouvelle génération de musiciens), son développement, sachant que son apogée reste à venir. Je n'ai pas trouvé ce film sur la Toile. Désolé pour vous, honorables lectrices, respectables lecteurs.

En compensation, voici un extrait filmé de la séance de travail au Triton au printemps 2014 qui a abouti à l'album d'Electric Biddle.

Partager cet article
Repost0

Festivals de Jazz à Paris et Genève en octobre 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Hot, lecteurs Swing, pour le mois d'octobre 2015, je ferai au plus simple en vous recommandant deux festivals:

- Jazz sur Seine, à Paris et en Ile de France, du vendredi 9 au samedi 24 octobre. Au programme, 20 clubs, 120 concerts, 450 musiciens. Passe à 40€ pour 3 concerts dans 3 clubs différents. Showcases pour les professionnels de la profession mais ouverts au public sur réservation, ateliers d'initiation au Jazz pour les enfants, master classes pour les musiciens ouvertes au public. A noter: le Becca Stevens Band dont l'album " Perfect animal " fera bientôt l'objet d'un article élogieux sur ce blog en concert le jeudi 22 octobre à 20h30 au New Morning (concert unique en France). LE festival annuel des clubs de Jazz à Paris et en Ile de France.

- Jazz Contreband, dans le Genevois, sur Suisse et sur France, du jeudi 1er au samedi 24 octobre. 21 lieux, 56 concerts. A noter, par exemple, le concert du quartet de Jérôme Sabbagh, saxophoniste ténor souvent louangé sur ce blog, le samedi 24 octobre 2015 à 21h30 à l'AMR à Genève.

N'oubliez pas, par ailleurs, la tournée française du pianiste arménien Tigran Hamasyan et du Choeur de chambre d'Etat de Yerevan dans le programme " Luyz i Luso ". Indispensable.

La photographie de Jérôme Sabbagh est l'oeuvre du Fougueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Partager cet article
Repost0

L'art de la chanson selon Guy Béart (1930-2015)

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices chanteuses, lecteurs français, voici que le quatrième Grand B de la chanson française nous a quitté le 16 septembre 2015.

Après Jacques Brel, Georges Brassens et Barbara, Guy Béart.

Des experts en chanson française vous raconteront longuement sa carrière, vous feront remarquer qu'il était ingénieur diplômé des Ponts et Chaussées alors que Boris Vian et Antoine ont fait Centrale.

Des complotistes feront remarquer qu'il était né Guy Béhar Hassan au Caire.

Des politiques vont le récupérer, plutôt à droite, puisqu'il n'était pas encarté à gauche.

Il peut aussi servir à gauche puisqu'il était un exemple d'intégration républicaine par l'étude et le travail.

La presse people rappellera que sa fille Emmanuelle était devenue plus célèbre que lui et que Serge Gainsbourg l'avait engueulé en direct à la télévision mais qu'il ne s'était pas laissé faire.

Guy Béart estimait que la chanson devait respecter quatre grandes règles:

- avoir une vraie mélodie,

- enchanter les enfants,

- séduire les femmes,

- faire passer aux hommes un message de contrebande.

Je ne saurais mieux dire.

Après une rupture amoureuse où j'étais malade comme un chien d'avoir été abandonné, je découvris une merveilleuse chanson de Guy Béart, " Les grands principes " (1965) qui correspondait tellement à cette femme que je dédramatisai aussitôt la situation.

Paroles et musique de Guy Béart, à chanter joyeusement, évidemment:

Aujourd'hui les filles s'émancipent

Et vous parlent de leurs grands principes

Puis elles font comme leur maman

En vertu des grands sentiments

Elle aussi avait ses phrases types

Et me parlait de ses grands principes

Puis n'agissait n'importe comment

En vertu des grands sentiments

Elle aimait aussi vivre en équipe

Toujours en vertu des grands principes

Mais me surveillait jalousement

En vertu des grands sentiments

Elle allait au Louvre avec Philippe

Toujours en vertu des grands principes

Mais faisait la foire avec Armand

En vertu des grands sentiments

Elle me soigna pendant ma grippe

Toujours en vertu des grands principes

Puis elle me quitta bien portant

En vertu des grands sentiments

Elle épousa vite un autre type

Toujours en vertu des grands principes

Mais elle prit un nouvel amant

En vertu des grands sentiments

Il faudra qu'un beau jour je l'étripe

Toujours en vertu des grands principes

Mais que je le fasse élégamment

En vertu des grands sentiments

Je lui porterai quelques tulipes

Toujours en vertu des grands principes

Mais je pleurerai abondamment

En vertu des grands sentiments

Mais je pleurerai abondamment, maman

En vertu des grands sentiments

Guy Béart était aussi un Maître dans l'art de la chanson érotique qui dit tout sans rien dévoiler, comme avec " Chandernagor ".

Enfin, il aimait le Jazz comme le prouve cette émission en direct à la télévision française le 8 juillet 1973 où il souhaitait la Bienvenue à Duke Ellington (1899-1974) comme le Duke l'aimait, avec des bons musiciens (Michel Gaudry à la contrebasse, Daniel Humair à la batterie, Bill Coleman à la trompette, Guy Laffitte au sax ténor, Mickey Baker à la guitare, Aaron Bridgers au piano) et des jolies femmes.

RIP Guy Béart. Vos chansons vous survivront.

Partager cet article
Repost0

Tigran Hamasyan & Yerevan State Chamber Choir " Luys i Luso "

Publié le par Guillaume Lagrée

Tigran Hamasyan &

Yerevan State Chamber Choir

" Luys i Luso "

ECM. Sortie le 4 septembre 2015

En tournée en France en octobre 2015

Jeudi 8 octobre à 20h30: Cathédrale, Lille, Nord, Nord Pas-de-Calais

Vendredi 9 octobre à 20h: Auditorium, Lyon, Rhône, Rhône-Alpes

Samedi 10 octobre à 20h: Cathédrale Saint Christophe, Belfort, Territoire de Belfort, Franche Comté

Lundi 19 octobre à 20h30: Théâtre, Angoulême, Charente, Poitou Charentes

Mardi 20 octobre à 20h30: église Saint Sulpice, Paris, Ile de France

Mercredi 21 octobre à 20h30: Eglise de Bezouce, Gard, Midi Pyrénées

Jeudi 22 octobre à 20h30: Abbaye Saint Victor, Marseille, Bouches du Rhône, Provence Alpes Côte d'Azur

Tigran Hamasyan est né en Arménie en 1987. C'est là que le pianiste et producteur français Stéphane Kochoyan le découvrit en l'an 2000. Stupéfait par le génie de ce garçon de 13 ans, il l'emmena aussitôt en France le présenter à tout le monde. Le manager de Charles Aznavour le prit sous son aile et d'Arménie, via la France, Tigran Hamasyan partit pour les Etats-Unis d'Amérique conquérir le monde. C'est en Suisse, à Lausanne, au club Chorus que je le découvris en 2003, accompagné des frères Le Van. Il avait 16 ans et m'impressionna immédiatement. Un Mozart du Jazz venait de surgir d'Arménie. Depuis, je le suis ou le perds, selon ses diverses aventures musicales. Par définition, les génies sont difficiles à suivre pour les simples mortels. Je recommande toujours son unique et superbe album solo " A Fable " (2011). J'avais alors réalisé une entrevue avec lui et une chronique d'un concert mémorable au théâtre du Châtelet à Paris.

Aux Etats Unis, Tigran Hamasyan se passionne pour toutes sortes de musique, du hard bop au hip hop, de la pop au hard rock suédois, de l'électro à la techno. Il sembla même un moment renier son identité en s'appelant Tigran, enlevant son nom Hamasyan qui sentait trop bon le papier d'Arménie.

En 2015, les Arméniens du monde entier commémorent leur génocide dont la négation est interdite en France en vertu d'une loi prise à l'initiative du député Patrick Devedjian.

Pour son premier album sur le label bavarois ECM (Echoes of Contemporay Munchen disent les Berlinois), Tigran Hamasyan s'est purifié dans ses sources, revisitant le chant religieux arménien du V° au XIX° siècle, allant à l'essentiel: un piano acoustique et une chorale mixte.

Le pari est tenu. La pureté spirituelle de cette musique est respectée et elle est rendue accessible aux oreilles occidentales contemporaines par l'ajout d'un piano qui, en soi, n'est ni utile ni nécessaire pour ce genre de musique mais qui, ici, le devient.

Tigran Hamasyan est un vrai Jazzman mêlant la sophistication harmonique à la complexité rythmique (essayez de chanter en 13/16!) et il est Arménien, où qu'il vive, quoi qu'il joue.

L'identité nationale arménienne est indissociable du christianisme oriental. Cette langue et cette culture sont vivants. Le génocide de 1915 n'a pu les faire disparaître. L'album Luys i Luso de Tigran Hamasyan et du Choeur de chambre de Yerevan en est une nouvelle preuve qui défie par la Beauté, génocidaires et négationnistes de tout acabit.

Cette musique est à découvrir, dans toute l'Europe, d'Est en Ouest, du Nord au Sud, au fil de 100 concerts . La tournée française aura lieu en octobre 2015. Les dates et lieux sont indiqués au début de cet article.

La photographie de Tigran Hamasyan est l'oeuvre du Vertueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Tigran Hamasyan par Juan Carlos HERNANDEZ

Tigran Hamasyan par Juan Carlos HERNANDEZ

Partager cet article
Repost0

RECLAME:Trophées du Sunside 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices sélectives, lecteurs exigeants, je fus juré des Trophées du Sunside en 2012. Je ne peux plus l'être.

Voici les primés pour l'an 2015.

MEILLEUR GROUPE
1er prix : Frédéric PERREARD Trio
2ème prix : Florian MARQUES Quintet

MEILLEUR SOLISTE
1er prix : Ann SHIRLEY (chant)
2ème prix : Anthony JAMBON (guitare)

PRIX MEILLEURE COMPOSITION
Xavier ROUMAGNAC Eklectik Band

Partager cet article
Repost0

Festival des Nuits de nacre à Tulle (19) du 17 au 20 septembre 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival des Nuits de nacre

Tulle, Corrèze, Limousin, France

du jeudi 17 au dimanche 20 septembre 2015

Lectrices au piano, lecteurs à bretelles, retrouvez vous du jeudi 17 au dimanche 20 septembre 2015 dans le département qui offre à la France des présidents de la République et des accordéons, la Corrèze, pour le Festival des Nuits de nacre, à Tulle.

Thème pour 2015: du Jazz au Jazz manouche.

Avec notamment les deux Marcel, Azzola et Loeffler, Richard Galliano.

" Accordez, accordez, accordez donc l'aumône à l'accor, l'accordéon " (Serge Gainsbourg).

Partager cet article
Repost0

Jim Funnell's Word Out " Spirit of the snail "

Publié le par Guillaume Lagrée

Jim Funnell's Word Out

" Spirit of the Snail "

Produit par Jim Funnell

Sortie le mardi 22 septembre 2015

Concert de sortie à Paris, Ile de France, France,

au Sunside, le mardi 22 septembre 2015 à 19h30.

Jim Funnell: piano, compositions sauf indications contraires

Olivier De Gabriele: contrebasse

Thibault Perriard: batterie

Isabelle Olivier: harpe

Lectrices cosmopolites, lecteurs xénophiles, comme vous le savez, la devise de l'Union européenne est " Unis dans la diversité ". En politique, cela reste à prouver. En musique, le Britannique Jim Funnell, le Maltais Olivier de Gabriele et le Français Thibault Perriard le démontrent à chaque fois qu'ils jouent ensemble. Je vous ai déjà chanté les louanges de ce trio en concert et en studio. Cet accord de tierce est désormais augmenté par la présence de la harpiste Isabelle Olivier. Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur la harpe. Isabelle Olivier n'est ni un alibi féministe pour un trio masculin, ni un alibi classique pour un trio Jazz. Sa harpe sonne comme une kora d'un Maître mandingue.

Le premier morceau " Spirit of the snail " (l'esprit de l'escargot) définit bien cette musique: la lenteur et la spirale intérieure. Cette musique est le fruit d'une réflexion sur les rythmes, les sons, les couleurs, rare dans la production Jazz actuelle. Tellement rare que cette musique est auto produite tant elle sort des normes de l'industrie spectaculaire marchande.

Elle oscille dans un subtil balancement entre un trio Jazz délicieusement funky et un quartet plus inouï dans sa matière sonore.

Les rythmes sont complexes car le pianiste a l'habitude de jouer avec des percussionnistes africains, du Ghana notamment. Les sons sont étranges, dans cette fusion entre harpe et piano.

Cette complexité, cette étrangeté ne dérangent pas, ils stimulent l'auditeur curieux, l'auditrice attentive.

Cette diversité se trouve aussi dans les titres (en français, anglais et allemand) et la durée des morceaux.

Le leader est un Anglais. Il n'oublie pas son identité avec " Stonehenge " le 13e et dernier titre de l'album.

Bref, que vous vouliez stimuler vos oreilles, votre cerveau ou vos jambes, entrez dans l'Esprit de l'escargot de Jim Funnell and Co!

Partager cet article
Repost0