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Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ille et Vilaine pour mars 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Honorables lectrices, estimables lecteurs, voici le mois de mars célèbre pour ses eaux (" Aguas de marco " chantait Antonio Carlos Jobim avec Ellis Reginha, " Les eaux de mars " dans la version française de Georges Moustaki). Voici, choisie avec l'honnêteté d'un sommelier de grand restaurant, une sélection de concerts de Jazz pour le mois de mars 2013 à Paris et en Ille et Vilaine, Bretagne, France.

Pour trouver le Jazz en fuyant Paris, allez au festival Jazz à l'Etage en Ille et Vilaine, Bretagne, France du mercredi 13 au dimanche 17 mars 2013.

 

Dave Liebman

 

La photographie de Dave Liebman est l'oeuvre du Magique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.


Les Disquaires:

la jeune garde du Jazz parisien se trouve sur la scène de ce bar. Concerts gratuits à 20h quasiment tous les soirs.

Auditorium Saint Germain

Lundi 25 mars, 19h30: " Atomic Basie ". La première Leçon de Jazz d'Antoine Hervé en big band est consacrée à Count Basie, à  son album " Atomic Basie " avec le Big Band du Xe arrondissement de Paris. Wham bam boom!

 

Cité de la Musique:

Mardi 19 mars. Ouverture de l'exposition " Musique et cinéma: le mariage du siècle? " avec des vrais morceaux de Jazz dedans. Concerts de Jazz autour de l'exposition dès le mois de mars. L'exposition durera jusqu'au dimanche 18 août 2013.

 

Baiser salé:

Mercredi 20 mars à 21h30: Rick Margitza Quartet. Le dernier saxophoniste de Miles Davis avec son propre groupe, entre cool et hard bop. Classieux.

 

L'improviste:

Samedi 16 à 21h30 le trio de Sylvain Kassap (clarinette), Didier Petit (violoncelle), Edward Perraud (batterie, percussions). Si vous avez des enfants et/ou une âme d'enfant, il faut aller à ce concert onirique. Avec des gaillards de cet acabit, l'imagination prend le pouvoir.

Jeudi 21 à 21h30: le trio du pianiste Jobic Le Masson. Enfin un pianiste actuel qui n'a pas écouté exclusivement les trios de Bill Evans et de Keith Jarrett.

Vendredi 22 à 21h30: le 5e concert du guitariste Pierre Durand. Ici avec son Roots Quartet. Chaque concert ayant un programme unique, il faut y être pour savoir ce qui s'y passe.

Vendredi 29 à 21h30: le trio d'Olivier Le Goas (batterie) avec Michael Felberbaum (guitare) et Marc Buronfosse (contrebasse). Elegance quand tu nous tiens...

 

La Java

Lundi 18 à 20h30. Big Band Futura Experience. Le Free Jazz bouge encore.

 

Le New Morning

Jeudi 7 à 20h30: Billy Cobham, Mr Groove en personne. Les batteurs sont attendus dans la salle pour écouter un Maître de l'instrument.

Mercredi 20, jeudi 21 à 20h30: Patricia Barber (piano, chant). Une présence, une énergie, une vivacité d'esprit. Je l'ai vue sur scène au Cully Jazz Festival (Vaud, Suisse) en 2001. Je me souviens encore de sa version de " Come on baby, light my fire " des Doors. Gloups!

Vendredi 22 à 20h30: Médéric Collignon&Jus de Bocse jouent leur hommage à King Crimson. Je n'ai pas écouté l'album mais tout le monde en parle.

Samedi 23 à 20h30: Fiona Montbet (violon). Cette ancienne élève de Didier Lockwood vient de sortir son premier album à 23 ans. Je la découvre.

Mercredi 27 à 20h30: Carte blanche à Thierry Péala (chant, voix) .Enfin il unit son trio transalpin à son quartette brésilien le même soir sur la même scène. Bravo, bravissimo!

 

Studio de l'Ermitage

Vendredi 22 à 20h30: Frapadingos, groupe de percussionnistes sud-américains mené par l'Argentin Minino Garay. Muy caliente!

 

Duc des Lombards

Mercredi 6 à 20h et 22h: Jonathan Kreisberg, l'actuel guitariste de Sonny Rollins, jouera avec son propre quartet.

 

Théâtre du Châtelet:

Vendredi 1er à 20h. Henri Texier " Equanimity meeting " avec comme invités d'Amérique, Joe Lovano (sax ténor) et John Scofield (guitare électrique). Seront aussi présents Manu Codjia (guitare), son fils Sébastien Texier (saxos), Francesco Bearzatti (sax ténor, clarinette), Christophe Marguet et Louis Moutin (batterie).

 

Le Triton (Les Lilas, métro Mairie des Lilas)

Vendredi 29 à 21h: le trio de Sylvaine Hélary (flûte, voix). Ames insensibles s'abstenir.

 

Sunset-Sunside

Jeudi 7, vendredi 8 à 21h: Alain Jean-Marie Biguine Reflection. Un nouvel album. Un classique immarcescible.

Vendredi 8 à 21h30: Leandro Guffanti(sax ténor)&Lalo Zanelli Quartet. Entre Jazz et Tango, les créateurs du Gotan project nous éclairent et nous réchauffent.

Vendredi 15 à 21h, samedi 16 à 21h30: Dave Liebman&Vein Trio. Est-il encore besoin de présenter Dave Liebman?

Vendredi 15 à 21h30, samedi 16 à 21h: Eric Le Lann+Gildas Boclé+Nelson Veras jouent leur nouvel album "  I remember Chet. Tribute to Chet Baker ". J'ai vu 3 fois ce trio sur scène en 2012, ai été le premier à écrire sur l'album. Bref, à mes oreilles, cette musique est indispensable.

Dimanche 17 à 20h30: Note forget the project, vainqueur des Trophées du Sunside 2012, votre humble serviteur faisant partie du jury, estimables lectrices, honorables lecteurs.

Mardi 19 à 20h30: Macha Gharibian (piano, voix) vient jouer son album " Mars ". Je vous renvoie à ma chronique d'un récent concert de cette talentueuse Citoyenne pour vous persuader de vous y rendre à votre tour.

Jeudi 21, vendredi 22 à 21h: Dan Tepfer (piano)&Ben Wendel (sax) viennent fêter la sortie de leur album duo " Small construction " chez Sunnyside Records.

Dimanche 31, 21h: Mark Helias (contrebasse)+Tony Malaby (sax ténor)+Tom Raney (batterie)= concentré d'énergie complexe! Je serai à 350km à l'Ouest de Paris ce soir là mais allez y et racontez moi ce que j'aurais manqué, honorables lectrices, estimables lecteurs.

 

Lorsque Lalo Zanelli joue sa " Memoria Colectiva " sur scène, c'est très bien. Avec Leandro Guffanti, c'est encore mieux. Vous le constaterez vous même le vendredi 8 mars à 21h30 au Sunset-Sunside, honorables lectrices, estimables lecteurs.

 

 

 

 

 

 

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Le Mississipi, dernier Etat à ratifier l'abolition de l'esclavage, le 7 février 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

" L'esclavage fut une bénédiction. Sans l'esclavage, il n'y aurait jamais eu de Jazz. " (Max Roach).

Lectrices électrices, lecteurs électeurs, sachez que l'Etat du Mississipi est le dernier à avoir officiellement ratifié le 13e amendement à la Constitution des Etats-Unis d'Amérique, celui qui, en 1865, a aboli l'esclavage et donné prétexte à la Guere de Sécession. L'instrument de ratification a été déposé officiellement le jeudi 7 février 2013. Le Mississipi faisait partie de la Confédération en 1865.

Après avoir vu le film " Lincoln " de Steven Spielberg, un citoyen du Mississipi, originaire d'Inde,le Docteur Rajan Batra, s'est aperçu que son Etat était le seul des Etats-Uns d'Amérique à ne pas avoir déposé l'instrument de ratification du 13e amendement auprès du Gouvenement fédéral. Le texte était ratifié depuis 1995 par le Congrès et le Sénat du Mississipi. Il a fait bouger les choses. Pour les anglophones, l'histoire est racontée par le Clarion Ledger, quotidien de Jackson, Mississipi, USA.  

Les juristes noteront que l'esclavage reste légal aux Etats-Unis d'Amérique comme peine pénale aux termes du 13e amendement. C'est pourquoi les travaux forcés existent toujours au Pénitentier d'Etat de Louisiane à Angola. Le vieux temps n'est pas toujours bon, contrairement à ce que disent les chansons. Pas toutes les chansons. Billie Holiday chantait déjà " Strange Fruit " en 1939 à la grande frayeur de sa maison de disques, Columbia.

 

Avec le mouvement des droits civiques, le ton est devenu plus revendicatif. En concert aux Pays-Bas en 1965, Nina Simone joue et chante sa chanson " Mississipi Goddam ". Nina Simone, pour toujours " Young, Gifted and Black ". Depuis, le Mississipi a évolué. Rien à ajouter.

 

 

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Je me souviens de David S. Ware (1949-2012)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

" Je me reconnais en David S. Ware " (Sonny Rollins)

Lectrices Free, lecteurs Jazz, je me souviens de David S. Ware, saxophoniste ténor noir américain. Un homme d'une intégrité rare. Il avait été chauffeur de taxi à New York pendant plus de dix ans parce que sa musique n'intéressait personne et que lui ne voulait pas, ne pouvait pas en changer puisque cette musique c'était lui. Il adorait Sonny Rollins avec qui il avait étudié, discuté, répété mais jamais joué en concert ni enregistré en studio. Trop tard maintenant.

 

J'avoue ne pas connaître sa musique car le Free Jazz n'est pas vraiment ma tasse de thé. Cependant j'ai eu l'honneur de le rencontrer à Paris en 2005 alors qu'il répétait et jouait au Couvent des récollets, cette magnifique bâtisse Grand Siècle près de la gare de l'Est. Une rencontre avec David S. Ware est inoubliable. J'étais accompagné de l'Excellent Jérôme Gransac (Mr Big Bag pour les anglophones) aujourd'hui patron des Disques de Lily dont certains artistes figurent en bonne place sur ce blog: Sébastien Llado, Pierre Durand. Nous oeuvrions alors pour citizenjazz et Jérôme Gransac connaît vraiment, lui, l'oeuvre de David S. Ware.

 

Voici l'interview que nous avions réalisée alors conduite par Mr Big Bag avec des interventions minuscules de votre serviteur, lectrices Free, lecteurs Jazz.

 

 

Lisez le commentaire du Citoyen Jérôme Gransac sous cet article pour plus d'informations sur David S.Ware, lectrices Free, lecteurs Jazz.

 

David S. Ware était un homme grand, impressionnant, entier, habité, sans concession mais fragile. En 2009, une fan lui avait offert un rein et quelques années de vie en plus.

 

 

Pour aller plus loin, regardez le documentaire " David S. Ware. A world of sound " produit par le cinéaste américain David Lynch, autre amateur de méditation transcendentale. " Transcendental meditation gives you peace of mind " (Stevie Wonder). 

 

 

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Rodolphe Burger&Olivier Cadiot " Psychopharmaka " à la Gaîté Lyrique

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Rodolphe Burger

&Olivier Cadiot (

 

 «  Psychopharmaka »


Paris. La Gaîté Lyrique.

Jeudi 14 février 2013. 20h.

 

 

Rodolphe Burger : guitare électrique, voix

Olivier Cadiot : sample.

Jeanne Added  : voix

Julien Perraudeau : basse

Arnaud Dieterlen : batterie

 

Première partie : Jennifer Cardini, DJ.

Electro minimaliste à l’allemande car cette DJ française vit à Cologne (Köln pour les germanistes et les fanatiques de Keith Jarrett). Pas du tout à mon goût. Par contre, les sandwiches servis au bar de la Gaîté Lyrique le sont, eux. Faits sur place, devant vos yeux, avec des ingrédients frais que vous choisissez. Un régal. 6€ le sandwich certes mais il le vaut.

 

Deuxième partie : Rodolphe Burger&Olivier Cadiot « Psychopharmaka ». Un voyage réel et imaginaire à travers l’Allemagne, ses musiques, ses dialectes. Ne jamais oublier que Rodolphe Burger est Alsacien de Sainte Marie aux Mines (68) où il a fondé en 2001 le festival C’est dans la vallée qu’il anime toujours lorsque la mairie ne l’annule pas comme en 2012.

 

Le bassiste se sert d’un clavier. Le batteur d’une batterie minimaliste et électronique.

 

En introduction, un monologue incompréhensible en français. Ensuite, l’ambiance germanique commence. Les chants d’oiseaux, une voix en allemand, la guitare électrique, le blues métallique de Rodophe Burger. Ca nous emmène Outre Rhin entre les sons enregistrés et ceux joués. C’est mélancolique et électrique.

 

Le son d’un piano. Une voix de femme en allemand. Ce n’est pas un lied à l’ancienne puisque c’est « Sing mir ein neues lied ». Une pulsation électronique se déclenche, pétrissant nos ventres alors que la guitare mord doucement en arrière plan. Pas de chaises. Tout le monde est debout et écoute. Personne ne danse. C’est l’inverse des concerts de Jazz où tout le monde est assis alors que, parfois, on aurait envie de danser. La guitare monte en saturation mais sans vulgarité ni brutalité. Cette musique est à la fois trop savante, trop complexe pour être du rock, de la pop pour radio commerciale mais elle garde l’énergie, la brusquerie de ces genres musicaux. Le public réagit plus.

 

« Le dadasophe » nous récite quelques poèmes de 1918. Pour entretenir le mythe de Dada, allez en Suisse alémanique, à Zurich au Cabaret Voltaire  où le mouvement est né. A vous de me dire, lectrices curieuses, lecteurs voyageurs, si l’esprit  Dada s’y est conservé depuis 1917. Je n’y ai jamais été. Une rythmique bien lourde, une guitare qui griffe, tranche comme l’éclair et cette voix de poète qui joue au fou. Ca plane pour nous. Jusqu’où peut mener le Blues ? Jusque là en tout cas car la guitare de Rodolphe Burger est gorgée de Blues (souvenez vous de son duo avec James Blood Ulmer. La voix du poète jouant au fou revient pour finir.

 

Une chanson centrée sur le cheval au galop. Rodolphe Burger est fasciné par les chevaux. Souvenez vous de « Cheval-mouvement » écrit par Olivier Cadiot pour Rodolphe Burger en 1993. La musique galope, un cheval hennit, la guitare court en liberté. Rodolphe Burger chante en allemand (en alsacien ?) avec sa voix grave, râpée. C’est à la fois grave et léger. Il me suffit de fermer les yeux pour visualiser un cheval qui galope dans un champ clos. La musique dense, qui tourne en boucle, m’entraîne dans le vortex.

 

L’orchestre symphonique démarre stimulé par la voix de Sergiu Celibidache . «  Certains me considèrent comme un fou, d’autres comme un dictateur, d’autres comme un mégalomane. Que leur répondez-vous ? Je ne leur réponds pas ». La rythmique électronique avec boucle et éclairs se lance par-dessus l’orchestre en répétition qui, lui aussi, tourne en boucle. Puis la guitare griffe franchement, se reprend avec le chant des oiseaux que Celibidache aimait tant. Ca décolle. Nous sommes à la fois dans le jardin de Celibidache à Neuville-sur-Essonne (28), dans la fosse d’orchestre, dans une usine en furie, une aciérie tournant à plein régime. Celibidache explique qu’il se débarrassait de son expérience pour voir Bruckner, dont il pouvait écrire la musique tant il la connaissait par cœur, comme un enfant de 10 ans. Sergiu Celibidache (1912-1996) finit sa carrière comme directeur de l’orchestre philarmonique de Munich. D’où le lien avec l’Allemagne pour ce Roumain qui vécut, mourut et repose en France.

 

Clin d’œil à Kraftwerk groupe allemand fondé en 1970, pionnier de la musique électronique et industrielle. Très électro, dense, sombre avec la guitare qui allège de temps en temps. « It’s machine music ». Rodolphe Burger ajoute sa voix chaude et teutonique. Une voix jeune, féminine, reprend la chanson. Celle de Jeanne Added. Cela devient plus sexy tout en restant glacial. Le cube métallique qui sert de salle correspond bien à la musique. L’acoustique est bonne. Je l’avais déjà remarqué avec Dan Tepfer pour une autre musique et dans une autre configuration.

 

Rodolphe Burger lance un Blues épuré. C’est le slove. Jeanne Added ajoute sa voix toujours si impressionnante venant d’une femme si menue. Je l’ai entendu chanter en français, en italien. En allemand, c’est nouveau. Ca marche. Devant moi, un jeune couple s’enlace. Pas besoin de « My funny valentine » pour fêter la Saint Valentin.  C’est presque trop sage par rapport au reste du concert.

 

Une voix masculine allemande au débit rapide, haletant, murmuré. Les machines repartent à l’attaque. Nostalgie de la guitare tranquille alors que la voix et les machines, elles, semblent pressées. Sur l’écran, en fond de scène, une sorte de personnage essaie de marcher à grand peine.

 

« C’est pire qu’un crime, c’est une faute » dit une voix qui reprend le mot du Prince de Talleyrand-Périgord sur l’assassinat du Duc d’Enghien. Ensuite une voix dit en français, avec un fort accent allemand, « mais je ne prends jamais de psychopharmaka ». C’est le titre album. Pyschopharmaka = médicaments psychotropes. Ca part vite, haletant, sur un rythme cardiaque accéléré. La guitare tranche, vibre, déchire mais en finesse. Nous replongeons dans un maelstrom musical. Le seul trip ici c’est la musique. C’est licite et non nocif pour la santé.

 

Une jeune Allemande amoureuse dit en français : « Je veux regarder en toi, je veux me balader en toi. Je veux te respirer comme l’air ». La musique est planante. Je ne sais plus si c’est Jeanne Added qui chante ou une voix enregistrée. En fait, les deux se mêlent. C’est la confusion des sensations. Maintenant c’est Jeanne seule avec sa voix grave qui plane au dessus du groupe. Elle ne chante pas des paroles mais des sons.

 

Des cloches sonnent, un air classique s’élève, une symphonie allemande (de Bach je pense). Une voix en allemand. Puis l’électro et une guitare qui frappe comme un marteau pilon. Ca fouaille les entrailles.

 

« Da Da Da » (Kraftwerk). Un des morceaux les plus samplés au monde, certainement. La voix et la guitare de Rodolphe Burger s’ajoutent avec Jeanne Added à cette ritournelle électronique irrésistible. Seul le personnage dessiné sur l’écran bouge son corps. «  Bouge ton corps, Parisien ! » comme disait un spectateur lors d’un concert cubain à la Cité de la Musique.

 

Pour conclure le concert, en toute logique, « Gute nacht » (Bonne nuit pour les non germanistes comme moi). Retour aux bruits de campagne. Les oiseaux, les chiens, la sonnette de vélo. Quand on pense à l’Allemagne, on pense à la forêt (noire de préférence), à l’industrie lourde, aux villages bavarois, éventuellement à la montagne mais jamais à la Mer. Comme s’il n’y avait pas la mer en Allemagne alors que c’est dans le port d’Hambourg que les Beatles ont joué leur premier concert hors d’Angleterre. Jeanne Added chante en allemand une berceuse avec sa voix d’enchanteuse. Il y a aussi des bruits de basse cour, un son de piano. C’est un bien joli capharnaüm musical que tout cela.

 

RAPPEL

 

« Radioactivity » (Kraftwerk). Un final énergique et nucléaire.

 

C’est la première fois que je vous parle, lectrices électrisantes,  lecteurs électriques, d’une musique à dominante électronique. Elle vaut le voyage, en Allemagne, une Allemagne vécue et rêvée qui nous emmène au delà de nous mêmes. En attendant que je vous parle de l’album, vous pouvez aller assister à d’autres concerts parisiens de ce groupe pangermanique :

-       à la Bibliothèque Nationale de France , site François Mitterrand, le samedi 23 février de 18h30 à 20h avec Jeanne Added. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

-       Au Centre culturel suisse le mardi 26 février à 20h avec Stefan Eicher, le mercredi 27 février à 20h avec Anna Aaron. 12€.

 

Une très courte video de l'album " Psychoparmaka " de Rodolphe Burger &Olivier Cadiot se trouve ici.

 

 

 

 

 

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Michel Boujut " Souffler n'est pas jouer " (Louis Armstrong en polar)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Michel Boujut ( 1940-2011) " Souffler n'est pas jouer " Paris. Editions Payot et Rivages. Collection RIVAGES/NOIR.2000. 155p.

 

Tour Eiffel

 

La photographie de la Tour Eiffel est l'oeuvre du Swinging  Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Lectrices Jazz, lecteurs Hot, si vous voulez tout savoir de Louis Armstrong (Satchmo pour les Blancs, Pops pour les Noirs) en français, il faut lire Michel Boujut. Je n'ai pas lu son " Pour Armstrong " (1976) mais simplement un polar fort amusant sur sa tournée européenne de 1934, " Souffler n'est pas jouer ".

Louis Armstrong arrive à Paris débarassé de son manager new yorkais mafieux Johny Collins. Celui-ci lui envoie deux de ses hommes de main, Lepinsky et Di Maggio pour le ramener de gré ou de force à New York. Il n'y a que Louis qu'ils n'ont pas le droit de tuer. Un Juif et un Rital. Parfaitement logique pour l'époque. Le minority factor jouait pour les gangsters comme pour les Jazzmen. Lisez " Le Jazz et les gangsters " de Ronald L Morris pour en savoir plus, lectrices Jazz, lecteurs hot. Rassurez vous, le sang va gicler, les balles fuser comme les notes de la trompette de Louis ( " On ne peut rien jouer à la trompette, même les trucs les plus modernes, qui ne viennne de Louis Armstrong " Miles Davis) mais les méchants seront punis et Louis reviendra triomphalement à New York libre de toute entrave à son art. 

Ce qui est intéressant dans ce roman, c'est la reconstitution quasi cinématographique (Michel Boujut était critique de cinéma) de la France, de l'Europe de 1934. Il passe par des endroits que j'aime: Paris, le Haut Doubs, Lausanne. Louis n'est pas le bienvenu en Allemagne nazie et en Italie fasciste mais peu lui importe. Partout il triomphe suscitant l'admiration de Django Reinhardt, de Robert Desnos, de Boris Vian alors enfant et de tant d'autres.

Les femmes sont folles de Louis, il est en pleine forme, capable de transformer le moindre saucisson en caviar comme dira plus tard Barney Wilen, de transcender un orchestre qu'il soit amateur ou professionnel, de conquérir n'importe quel public à part les racistes les plus endurcis évidemment. C'est terrible d'être raciste. Ca vous empêche d'apprécier Louis Armstrong. C'est dire si c'est grave comme maladie mentale.  " J'essaie de mettre toute ma vie dans chaque note que je joue " (Louis Armstrong). Heureusement pour nous, ce génie vivait au XX° siècle. Il a donc été enregistré et filmé.

Louis Armstrong a vécu à Paris d'août 1934 à février 1935. Il vivait dans le IX° mais c'est dans le XIII° arrondissement qu'il enregistra son premier album hors des Etats Unis d'Amérique. Lorsqu'il l'entendit chanter, l'ingénieur du son lui proposa des pastilles pour lui éclaircir la voix. Il a désormais une place à son nom dans le XIII° avec un jardin. Un clin d'oeil à Royal Garden Blues, certainement.

Voici, extrait de cette tournée européenne, Louis Armstrong en concert à Copenhague (Danemark) à l'automne 1933. Presque 80 ans après, ça remue toujours autant le corps et l'âme.

 

 

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La caisse des congés spectacle: un régime dérogatoire défaillant

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Lectrices contribuables, lecteurs cotisants, le rapport annuel 2013 de la Cour des comptes vient de sortir. A nouveau le régime dérogatoire des intermittents du spectacle fait l'objet d'un chapitre du rapport.

Que les musiciens et les acteurs soient rémunérés pendant les périodes de réflexion, de création, de répétition me semble tout à fait légitime au regard des particularités de ces professions. Que des contrats à durée indéterminée de secrétaires ou de techniciens de chaînes de télévision brassant des milliards d'euros soient au final en large partie financés par les contribuables est un véritable scandale contre lequel la Cour des comptes s'élève chaque année depuis 2008. Je vous en parlais déjà lors de la publication du rapport annuel 2012. En vain manifestement puisque le spectacle continue.

Décidément, lectrices contribuables, lecteurs cotisants, comme vous l'avez déjà remarqué, la chanson fétiche de ce blog demeure There is no business like show business d'Irving Berlin.

Même les Muppets l'ont chanté. La preuve ci-dessous. Qui animait les marionnettes, les faisait bouger, chanter? Des intermittents du spectacle, je le parie.

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RECLAME: DDessin, Première édition à l'Atelier Richelieu (Paris) du 12 au 14 avril 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

      RECLAME

 
DDessin (13)
1ère édition de DDessin
ATELIER RICHELIEU
DU 12 AU 14 AVRIL 2013
 
 

Du vendredi 12 au dimanche 14 avril 2013, la première édition de DDessin, DDessin (13), investit les 700 m2 sous verrières de l'Atelier Richelieu. Une vingtaine de galeries françaises et étrangères mettent à l'honneur le dessin et l'œuvre sur papier, un coin Illustrateurs révèle les travaux de sept illustrateurs français et belges de mode et de presse, une boite noire dédiée au dessin en mouvement accueille cinq vidéos d'artistes contemporains, tandis qu'une carte blanche à la librairie-galerie de Ménilmontant Le Monte-en-l'air permet de découvrir un vaste choix de dessins et d'éditions. Un prix sera par ailleurs décerné lors de l'événement.





 


DDessin (13)
Atelier Richelieu
60, rue de Richelieu - 75002 Paris
Métros : Bourse, Richelieu-Drouot, Palais Royal-Musée du Louvre
Entrée : 7 euros / Tarif réduit : 5 euros

 
Du 12 au 14 avril 2013
Vendredi 12 avril de 11h à 19h
Samedi 13 avril de 11h à 20h
Dimanche 14 avril de 11h à 17h
 

Lectrices rêveuses, lecteurs poètes, si vous avez vu le film " Mary Poppins " de Walt Disney, vous connaissez les pouvoirs magiques du dessin. " Chim Chim Cheree " fut repris par les plus grands Jazzmen: John Coltrane, Duke Ellington, Charlie Byrd, Wes Montgomery... Bon festival DDessin.

 


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Retour du concert du trio de Kenny Werner au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Kenny Werner Trio 

Paris. Le Duc des Lombards.

Mercredi 6 février 2013. 22h.

 

 

Kenny Werner : piano

Johannes Weidenmueller : contrebasse

Hans Van Oosterhout: batterie

John Betsch: batterie (un morceau)

 

Ils commencent tout de suite à jouer, sans se présenter. Il est vrai que la speakerine invisible du Duc des Lombards l’a fait. La filiation avec Bill Evans est évidente. Kenny Werner a vieilli, maigri. Son toucher est toujours là, son imagination et sa sensibilité aussi. Ca balance, ondule, nous remue élégamment. Il y a des allusions à « My favorite things » dans le jeu du piano me semble t-il mais je ne reconnais pas le morceau. C’était « Free wheel » composé par Kenny Werner pour Kenny Wheeler. Un titre logique donc.

 

Kenny commence seul. Il ne nous parle pas. Il joue. Cette fois c’est un standard au thème reconnaissable mais dont le titre m’échappe. Le batteur est aux balais. Beau duo contrebasse/batterie ponctué par le piano. Ca tourne bien. Le batteur est passé aux baguettes et décompose le tempo. Ca joue. Je bats la mesure du pied droit. Même si Hans Van Oosterhout remplace Ari Hoenig, il y a tout de même des années de complicité entre ces trois musiciens. Cela s’entend positivement. Pas de routine mais c’est rodé. Premier solo de batterie, histoire de se défouler un peu mais avec mesure. C’était « If I should lose You », un standard en effet.

 

Balloons “, un vieux morceau dédié par Kenny Werner à sa fille. Quand elle était petite, son épouse remplissait le salon de 50 ballons de baudruche pour son anniversaire. Au début, c’était très joli et puis les ballons se dégonflaient, descendaient. Bref, c’était déprimant. Leur fille est morte à 17 ans, en 2006, dans un accident de voiture. Solo de piano en introduction qui évoque les ballons volant librement dans le salon, montant, descendant. Kenny Werner devient émouvant. Il joue une musique de souvenir qui rappelle et exorcise la perte de l’être aimé. Contrebasse et batterie arrivent tout en douceur. Le piano se fait conteur, chanteur comme s’il berçait un enfant. C’est terriblement émouvant. Il arrive à me mettre la larme à l’œil ce qui est rarissime dans un concert. Quelle force, quelle dignité dans cette musique ! La vie reprend le dessus. La musique devient plus vive, plus énergique. Retour au thème d’une infinie nostalgie. Enfin, c’est la lutte entre le souvenir et l’avenir.

 

John  Betsch remplace Hans Van Oosterhout à la batterie. Kenny Werner et lui jouaient ensemble avec Archie Shepp. John Betsch commence seul aux baguettes. C’est un Noir américain, pas un Blanc hollandais. Cela s’entend tout de suite en plus de se voir, évidemment. Ca tient chaud. Le trio part en ballade alors que John malaxe délicatement et vigoureusement aux balais. Il revient aux baguettes. C’est plus énergique mais toujours fin. Leur plaisir à rejouer ensemble nous fait plaisir. Duo pianiste/batteur aux maillets. Ils s’amusent comme des gamins et nous en font profiter. Après ce beau duo, ils finissent en trio. Ca roule sous les doigts au piano et sous les maillets à la batterie. Du grand Art.

 

Hans Van Oosterhout reprend sa place dans le trio. Pour jouer « Guru » de Kenny Werner (album «  Beat Degeneration »). Duo piano/contrebasse tout en douceur pour commencer. Le batteur arrive aux maillets. Ca gronde de son côté alors que tout est doux au piano. Nom de Zeus, c’est beau ! Hans Van Oosterhout montre qu’il tient la comparaison après John Betsch. Johannes Weidenmueller pose les fondations au milieu du duo piano/batterie. Kenny Werner chante en jouant. C’est un gentil gourou qui ne nous dépouille pas de notre avoir en échange d’une hypothétique amélioration de notre être.

 

« In Your own sweet way », un standard arrangé par Kenny Werner. Les mains bondissent sur le piano. Ca y est, il attaque franchement. Batteur aux baguettes. Ca tourne mais pas en rond. Petit jeu de questions réponses entre pianiste et batteur. Ils se regardent, s’écoutent, se parlent en musique. Le contrebassiste tient la baraque au milieu. Fin très ludique.

 

J’avais vu deux fois Kenny Werner sur scène en trio, en 2000. D’abord au club Chorus à Lausanne. C’était magnifique. Puis, quelques mois après, au Sunside à Paris. C’était bof. Le même groupe, la même musique mais la magie avait disparu. 13 ans après, il était grand temps que j’y revienne. Techniquement, émotionnellement, ce fut au-delà de mes espérances les plus folles. Merci à eux. Même si je dois encore attendre 13 ans pour un 4e concert de Kenny Werner, même si celui-ci s’avérait décevant, je lui pardonnerai en raison du 3e. C’est le risque avec une musique qui laisse autant de place à l’imagination, à l’improvisation. Celui de passer à côté du sujet. Mais quand ce trio joue dans sa zone, comme disent les sportifs, il est intouchable, imparable, impeccable.

SI vous allez écouter Kenny Werner en trio à New York, au Small's, vous aurez plutôt Ari Hoenig à la batterie comme ci-dessous. Ils jouent " Nardis " (Bill Evans). Rien à ajouter.    

 

 

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Festival Jazz à l'Etage en llle et Vilaine, Bretagne, France du 13 au 17 mars 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Lectrices aimées, lecteurs aimables, voici que le festival Jazz à l'Etage revient à Rennes Métropole et Saint Malo, bref en Ille et Vilaine, Bretagne, France du mercredi 13 au dimanche 17 mars 2013.

 

Au menu, des masterclasses pour musiciens, des initiations au Jazz pour petits et grands et des concerts.

 

pierrick-pédron.jpg

 

La photographie de Pierrick Pédron est l'oeuvre du Voluptueux  Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Mercredi 13 mars à 20h à l'Etage, Rennes: le trio de Sylvain Luc (guitare). Une valeur sûre.

 

Jeudi 14 mars à 20h30 au 1988 Jazz Club, Rennes: soirée 2 concerts avec le trio de Mina Agossi (chant) puis le trio de Rémi Panossian (piano). Je ne supporte pas la première et j'ignore tout du deuxième.

 

Vendredi 15 mars à 20h30 au Carré Sévigné à Cesson-Sévigné: soirée 2 concerts avec le quartet de Malo Mazurié (trompette) suivi du quintet de Kellylee Evans (chant). J'ignore tout du premier et je n'ai pas d'opinion sur la deuxième sauf qu'elle est bien accompagnée.

 

Samedi 16 mars à 20h30:

Théâtre Chateaubriand, Saint Malo, le quartet de Malo Mazurié augmenté de Pierrick Pédron (sax alto). La génération montante invite celle en place. Intéressant.

Le Liberté, Rennes, le quartet de Bireli Lagrene (guitare). Une valeur sûre, assurément.

 

Samedi 16 mars à 23h:

1988 Jazz Club, Rennes, after avec les DJ RKK&Seb V. J'ignore tout de ces créateurs.

 

Dimanche 17 mars à 16h:

Théâtre Chateaubriand, Saint Malo, Ciné concert " Les vacances de M Hulot " (Jacques Tati) avec Jean-Pierre Como (piano) et Francesco Bearzatti (sax ténor, clarinette).Le concert à ne pas manquer à mon avis. Avec des musiciens aussi créatifs, ludiques, oniriques et féériques, petits et grands s'amuseront, s'émerveilleront, se secoueront, je le parie.

 

 

Quand Sylvain Luc et Bireli Lagrene s'amusent sur scène avec " Isn't she lovely " de Stevie Wonder, cela donne ceci. Rien à ajouter.

 

 


 

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RECLAME: PSYCHOPHARMAKA en concert à Paris en février 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

RECLAME

Un voyage allemand de RODOLPHE BURGER & OLIVIER CADIOT

A l'occasion de la sortie du disque " PSYCHOPHARMAKA "

sur le label Dernière bande, triple évènement live à Paris.

Jeudi 14 FEVRIER @ GAITE LYRIQUE

La Gaité Lyrique présente le concert de sortie de l'album avec le groupe dans sa formation complète et des invités de marque :

Jennifer Cardini, figure de proue de l'électro minimale allemande et,

- la chanteuse Jeanne Added, splendide ovni musical.

Rodolphe Burger : voix, guitare, samples // Olivier Cadiot : voix, samples // Julien Perraudeau : clavier // Arnaud Dieterlen : batterie // Cédric Scandella : vidéo

www.gaite-lyrique.net

Vendredi 22 & Samedi 23 FEVRIER @ BNF, WEEK-END ALLEMAND

Le 22 à 18h30 : projection du film  Kaspar Hauser de Werner Herzog ; 

Le 23 de 14h30 à 18h : conférences, tables rondes avec Jean Christophe Bailly, Barbara Cassin, Heinz Wismann et (sous réserve) Anne Weber et Herta Müller.

Le 23 à 18h30 : Concert de Burger, Cadiot et quelques invités pour une version « de chambre », un Psychopharmaka « littéraire ». Ils alterneront musique et lectures de textes pour déplier leur lettre d’amour à l’Allemagne.

Evènement gratuit dans la limite des places disponibles. 

www.bnf.fr

Mardi 26 & Mercredi 27 FEVRIER @ CENTRE CULTUREL SUISSE

Le Centre Culturel Suisse accueille Burger, Cadiot et des invités helvètes de marque (Stephan Eicher le 26, Anna Aaron le 27) afin de rappeler qu’une des sources d’inspiration de Psychopharmaka est également la région de Bâle : hors des frontières allemandes, mais sur un territoire voisin, jumeau de par la culture, la langue et son pouvoir d’évocation romantique.

www.ccsparis.com

Le disque est en pré-commande sur le site du Label Dernière Bande.

 

Contact label // dernierebande@gmail.com

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