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Le 12 mars 1955 mourait Charlie Parker (1920-1955)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices Be, lectrices Bop, vous n'avez certainement pas oublié que le 12 mars 1955 mourait Charlie Parker dit " Bird ".

" L'histoire du Jazz est très simple: elle se résume en quatre mots. Deux noms, deux prénoms: Louis Armstrong, Charlie Parker " (Miles Davis).

Avec Louis Armstrong, la trompette est devenue le symbole du Jazz. Avec Charlie Parker, ce fut le saxophone ténor car, pour son instrument, le saxophone alto, il était tout simplement intouchable. Lee Konitz l'a tout de suite compris, développant une autre esthétique, une autre technique pour échapper à son emprise.

Charlie Parker est mort avant l'âge de 35 ans et le médécin légiste qui examina son cadavre lui en donna 53 tant il était usé par la drogue, l'alcool, le tabac, les médicaments. A l'époque, des jeunes Jazzmen se défoncaient ,croyant que pour approcher le génie du Bird, il fallait se détruire comme lui. C'était le cas d'un certain Sonny Rollins par exemple qui arrêta de se droguer justement parce que Bird lui avait ordonné de ne pas suivre son mauvais exemple.

Voici le dernier jour de Charlie Parker joliment raconté dans Le Point paru ce jour.

Bird mourut chez la comtesse Pannonica de Koenigswarter, née Rotschild, chez qui Thelonious Sphere Monk s'enferma dans le silence jusqu'à sa mort en 1982.

" La première fois que j'ai entendu Bird et Diz jouer ensemble, ce fut la plus forte sensation de ma vie, habillé. Toute ma vie j'ai cherché à atteindre cette émotion dans ma musique. Je m'en suis parfois approché de très près mais je n'y suis encore jamais parvenu.Je cherche encore " (Miles Davis).

Charlie Parker et Dizzy Gillespie jouent " Hot House ". Rien à ajouter.

 

 

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Souvenirs du concert du Quartette de Jonathan Kreisberg au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Jonathan Kreisberg Quartet

Paris. Le Duc des Lombards

Mercredi 6 mars 2013. 20h.

 

Jonathan Kreisberg : guitare électrique

Will Vinson : saxophone alto, piano

Rick Rosato : contrebasse

Colin Stranahan: batterie

 

Jonathan Kreisberg 

La photographie de Jonathan Kreisberg a été prise le samedi 9 mars 2013 lors de son concert au Sud des Alpes à Genève, Suisse, par l'Inexpugnable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.


La première fois que j’ai vu Jonathan Kreisberg sur scène, c’était en duo avec Nelson Veras. Très beau souvenir. Le voici maintenant avec son quartet. Will Vinson est au piano. Nous sommes censés reconnaître le premier morceau. « Une des grandes mélodies de notre temps et du temps d’autres gens » annonce Jonathan. Le batteur tapote tranquillement.  Un standard du Jazz en effet. Ca joue tranquillement, planant. Ca masse bien la tête après une journée de labeur. Ils donnent à ce vieux standard un petit rafraîchissement pop fort agréable. Le concert a commencé pile poil à l’heure. Pro dès le départ. Au final, Jonathan fait rouler les notes de la guitare fort joliment. Un petit peu d’effet électro pour finir. Classe. C’était « Stella by starlight » que je n’avais pas identifié, je l’avoue.

 

« The spin », une nouvelle composition. Will passe au sax alto. Solo de guitare pour commencer. Avec un effet de réverbération. Une ballade. Jonathan attaque fermement et le groupe suit. Ca sautille joyeusement, rebondit comme l’effet top spin. Le sax alto est agréable mais il ne fait pas d’ombre à la guitare. 

 

Will revient au piano. Un morceau inspiré du rebetiko grec. L’idée est de transposer une musique d’un contexte à un autre. Ici du rebetiko mélangé à du Jazz moderne. Jonathan Kreisberg est un homme très sympathique, avec un bon contact avec le public, qui explique sa musique dans un anglo-américain très compréhensible. Effectivement, le mélange prend entre la Grèce et New York. Jonathan rajoute des effets électroniques pour faire une sorte d’orgue derrière. Le batteur joue ces rythmes d’influence orientale (400 ans d’occupation ottomane en Grèce ont laissé des traces). Ce morceau est bien plus original que le précédent. Cette transplantation donne de beaux fruits. Will repart au sax alto. Cela devient du Jazz plus classique, chaud, coloré. Il revient au piano comme accompagnateur et la mélodie orientale revient.

 

Will reprend son sax pour « Peace » (Horace Silver). Jonathan annonce un solo de contrebasse. Duo sax/guitare pour commencer. Tout en douceur mais pas mièvre grâce à l’aigre du sax, au bon goût du guitariste. Le batteur est aux balais. Le contrebassiste pose bien fermement les fondations de l’édifice. Joli solo de guitare, classique sur la forme, mais joué avec cœur et goût. Voici le solo de contrebasse annoncé. Calme, grave, senti. Rick Rosato a bien mérité ses applaudissements.  Joli duo guitare/sax puis le groupe repart tout en finesse avec le batteur aux baguettes. Excellent massage cérébral.

 

« Wave upon wave », une nouvelle composition. Très courte intro du sax et de la guitare. Le groupe enchaîne tout de suite. Effectivement, les vagues se succèdent. Je ne suis pas convaincu par le saxophoniste comme soliste. Beau final groupé. Ca décolle bien. C’était la 2e fois que le groupe interprétait ce morceau. Ils ont fait les mêmes erreurs ensemble, c'est dire si le groupe est soudé, explique Jonathan.

 

Un morceau en solo tiré de l’album « One » de Jonathan Kreisberg. Quelques effets de réverbération pour commencer. Jonathan joue, discute, s’arrête. Comme à la maison. Comme lors du duo avec Nelson Veras. Il repart sur « My favorite things » joué avec grâce, légèreté, à l’espagnole. Cela me rappelle la version épurée de Sarah Vaughan sur son album « Afterhours » (1961) avec Georges Duvivier (contrebasse) et Mundell Lowe (guitare). Jeu classique, sans effets. Un peu de tapping pour finir.

 

Retour du groupe sur scène. Jonathan Kreisberg est un flatteur. Il nous dit que nous sommes bien plus cool que le public suivant, celui du concert de 22h, et de ne pas leur répéter. Dira t-il au public de 22h qu’il est plus cool que celui de 20h ? « The common climb » ( ?). Démarrage funky du batteur aux baguettes sur la caisse claire. Une sorte de marche funky. Un héritage d’Art Blakey. Will repose son sax pour s’asseoir au piano. Ca groove efficacement. Le pianiste attend son tour pour intervenir. Il plaque bien ses accords. Ca bouge bien. Will revient au sax. Duo sax/batterie. Le batteur est discret mais très efficace. Jolis effets électro/funky de la guitare qui sonne comme un clavier de Stevie Wonder. Comme Bireli Lagrène, Jonathan Kreisberg peut jouer aussi bien classique que moderne. Ca remue dans tous les sens. Ils ont décidé de nous épuiser pour le bouquet final. Il produit un son d’orgue à la guitare électrique. Jusqu’où s’arrêtera t-il ? Ici, justement.

 

RAPPEL

 

Vu le temps disponible entre les deux concerts du soir, il n’y a pas habituellement de rappel au Duc des Lombards. Cette fois ci, comme les musiciens sont aussi cool que le public, il y en a un. Un classique de Mister Coltrane annonce Jonathan. Will au sax alto. Un morceau très rapide. Retour à un Jazz plus classique. Tout le monde joue très vite sans se tromper. Ca finit groupé. 

 

Un concert de Jonathan Kreisberg offre au Jazz freak tout ce qu’il désire : de la joie, du classicisme, de la modernité, de la maîtrise, de l’émotion, du partage.

 

Voici le quartet de Jonathan Kreisberg en concert au Jimmy Glass Jazz Bar à Valence, Espagne, en 2012. Olé!

 

 

 

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John Kennedy Toole " La conjuration des imbéciles "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

John Kennedy Toole

" La conjuration des imbéciles "

( " Confederacy of dunces ")

Pavillons. Robert Laffont. Paris. 1981. 405 p.

Traduit de l'anglo-américain par Jean-Pierre Carasso.

 

John Kennedy Toole (1937-1969) s'est suicidé par désespoir de ne pas être édité. Dans les années 70, sa mère a convaincu Walker Percy de lire le manuscrit de " Confederacy of dunces " (La conjuration des imbéciles en français). Il ne pouvait pas y échapper puisqu'elle est venue poser le manuscrit sur son bureau, devant lui. Lire le manuscrit d'un inconnu, mort depuis bientôt 10 ans, apporté par sa mère, quelle corvée! Walker Percy pensait s'en débarasser au bout de deux paragraphes. Sauf qu'au bout de deux pages, il était captivé et se disait: " It can be that good! " (Ca ne peut pas être aussi bon!). Si, ça l'est. En 1980, il réussit à le faire éditer par la Louisiana State University Press. En 1981, le roman obtenait le prix Pulitzer et s'est vendu depuis à des millions d'exemplaires dans le monde. Son échec anthume et son succès posthume prouvent que John Kennedy Toole avait raison: la conjuration des imbéciles existe bel et bien.

De quoi parle ce livre? De La Nouvelle Orléans en Louisiane , ex Etat membre de la Confédération (d'où le titre original en anglais) en 1963. D'un anti héros, Ignatius Reilly qui ressemble beaucoup à l'auteur. Ignatius refuse le monde moderne, le consumérisme, la société du spectacle, le travail salarié. A 30 ans, après des études brillantes (un doctorat en histoire médiévale à l'université de La Nouvelle Orléans a priori), il vit aux crochets de sa mère, son système de pensée façonné par Boèce et sa " Consolation de la philosophie " lui permettant de justifier son inaction. Il attend que la roue de la fortune, concept inventé par Boèce et non par la télévision, tourne en sa faveur. Il est très grand, très gros, très cultivé et très paresseux.

Malheureusement, pour lui, la roue de la fortune tourne en sa défaveur. Sa mère l'oblige à travailler pour gagner sa vie. Comme archiviste dans une entreprise textile nommée les pantalons Levy (sûrement un hommage à Levi Strauss et à ses toiles de Nîmes) ou comme marchand ambulant de chiens chauds (hot dogs in english) il cause catastrophe sur catastrophe. Sa mère, veuve depuis 20 ans, se trouve un prétendant et veut le chasser du domicile familial. Il rencontre des groupes sociaux dont il ignore tout et qu'il veut utiliser, échouant forcément: les Noirs, les homosexuels. Il a une histoire d'amour épistolaire avec une jeune Juive new yorkaise (Ignatius est catholique tendance thomiste) militante pour toute les causes de l'époque surtout celle des Noirs, Myrna Mirrkhoff. Le plus mauvais policier de Louisaine, l'agent Mancuso (un Rital) est à ses trousses. La patronne d'un bar louche lui en veut personnellement. Sa mère veut l'enfermer en prison ou en asile d'ailiénés. L'asile est pire puisqu'en plus de l'enfermement, il y a les médicaments, les électrochocs. Comment échappera t-il à ce monde hostile? 

Vous le saurez en lisant cet ouvrage, passionnant, bouillonnant, hilarant, explosif, débordant de sueur, de sève, de vitalité, mêlant l'anglais élisabéthain d'Ignatius à l'argot du petit peuple blanc ou noir de la Nouvelle Orléans. La traduction est d'ailleurs très bien faite, respectant ces différents nivaux de langue. Un seul reproche: le traducteur n'explique pas ce qu'est Angola, le péntiencier d'Etat de Louisiane. La grande peur de Jones, un personnage noir du livre, c'est de finir à Angola pour vagabondage. C'est pourquoi il accepte un boulot pourri et mal payé. Il est bien conscient qu'il n'a pas le choix vu qu'il est Noir, pauvre, sans diplôme, sans qualification. A la fin du livre, je me suis dit: déjà? et je voulais connaître la suite des aventures d'Ignatius Relly.

Pour vous donner une idée du style d'Ignatius Relly, voici comment il découvre le Jazz en entrant dans l'atelier de l'usine des pantalons Levy. Tous les ouvriers sont Noirs sauf le contremaître perpétuellement ivre. Ignatius Reilly, lui, est Blanc:

" Dans ma candeur naïve, je me figurais que le jazz obscène que déversaient les haut-parleurs accrochés au mur de l'usine était à la racine de l'apathie que je pouvais constater chez les travailleurs. La pysché ne peut supporter qu'une certaine quantité d'agressions et de bombardements par ces rythmes avant de se défaire et de s'atrophier. Ce fut pourquoi je me mis en quête du commutateur, le trouvai, et interrompit la musique. Ce geste ne me valut qu'un cri unanime de protestation de la part des ouvriers soudés dans la réprobation de ma personne à laquelle ils commencèrent de jeter des regards fort peu engageants. Je remis donc la musique, arborant un large sourire et faisant force gestes de la main pour reconnaître l'erreur que j'avais commise et tenter de gagner la confiance des ouvriers. (Dans leurs immenses yeux blancs, je lisais déjà ma condamnation. Il me faudrait refaire beaucoup de terrain avant de les convaincre de l'ardeur presque névrotique qui me poussait à leur venir en aide )."

Les livres qui vous font à la fois rire et réfléchir, découvrir des mondes inconnus, des perspectives nouvelles, ne sont pas si fréquents. Celui-ci en fait partie. Une lecture indispensable donc. A lire en écoutant Louis Armstrong, Sidney Bechet ou Christian Scott.

Parmi les catastrophes causées par Ignatius Relliy, il y sa tentative de discours politique lors d'une surprise party de gays à la Nouvelle Orléans. Lorsqu'il arrête le disque de Lena Horne pour prendre la parole, tout le monde le hait instantanément. Cela se comprend. C'est que c'est rudement bien, Lena Horne. La voici, chantant " Love me or leave me " en 1965. Chanté comme cela, il n'y a pas d'échappatoire. Y en aura t-il une pour Ignatius Reilly? Vous le saurez en lisant " La conjuration des imbéciles " de John Kennedy Toole.

 

 

 

 

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RIP Donald Byrd (1932-2013)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices funky, lecteurs groovy, me voici en deuil avec vous car Donald Toussaint Louverture Byrd II dit Donald Byrd  est mort le 4 février 2013.

Deux de ses albums sont chroniqués sur ce blog:

- Jazz in camera (1958). La quintessence du hard bop à Paris avec Barney Wilen.

- Ethiopian Knights (1971) enregistré aux Etats-Unis d'Amérique à son retour d'Ethiopie.

Trompettiste, compositeur, ethnomusicologue, pédagogue, découvreur de talents (le premier à faire enregistrer Herbie Hancock ce fut lui. Lui aussi qui dit à Herbie en 1963 qu'il était temps de passer chez Miles Davis pour aller plus loin encore), Donald Byrd fut dès sa naissance, Noir et fier de l'être (il portait le nom de Toussaint Louverture, le père de l'indépendance d'Haïti, la première république noire au monde). Passant du Hard Bop des années 50-60, au Funk et à la Soul dans les années 70-80, il finit sa carrière dans les années 90-2000 comme père spirituel de Guru et de son Jazzmattazz qui firent pour tant pour rétablir les liens entre les jeunes Nois américains amateurs de rap et la musique  de leurs parents et grand-parents.

Bref, lectrices funky, lecteurs groovy, les DJ de Rap et de R'n B n'ont pas fini de piocher dans les mines rythmiques et mélodiques laissées par Donald Byrd.

Vous trouverez plusieurs morceaux de Donald Byrd dont sa participation au magnifique album " His Majesty King Funk " du guitariste Grant Green sur ma web radio Le Jars jase Jazz.

Grâce à l'INA et donc à nos impôts, lectrices funky, lecteurs groovy de France, voici au festival de Jazz de Cannes, Alpes Maritimes, Provence Alpes Côte d'Azur, France, en 1958, le quintet de Donald Byrd avec Bobby Jaspar (flûte, sax ténor). Buvons à la coupe du Saint Groove, en mémoire de Donald Byrd!

 

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Festival " En avant la musique! " au Forum des Images à Paris jusqu'au 21 avril 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices cinéphiles, lecteurs mélomanes, réjouissez vous car vous allez vous pouvoir vous retrouver au Forum des Images à Paris dans le Forum des Halles (métro/RER Châtelet les Halles) pour le festival " En avant la musique! " qui durera jusqu'au dimanche 21 avrii 2013.

 

Manhattan

 

La photographie des trois hommes dans Manhattan est l'oeuvre de l'Inextinguible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Au programme, 100 films sur le thème Musique et Société. Ce thème global se divise en plusieurs rubriques. Pour rester sur les musiques liées à ce blog, voir le programme de " Black and White " dont fait partie le film " The Cool World " de Shirley Clarke (1961. Musique composée et jouée par Dizzy Gillespie) et de " Sur la route de Menphis " consacré au Folk et au Blues. Le rock'n roll, la pop music et le reggae sont eux aussi représentés.

A comparer avec " A bout de souffle " (Jean-Luc Godard et Martial Solal), " Shadows " (John Cassavetes et Charles Mingus) lui aussi sorti en 1959 sera au programme. Un film indispensable, lectrices cinéphiles, lecteurs mélomanes.

 

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Festival Confini: Les Jazzmen italiens à Paris du 11 mars au 13 juin 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices italianistes, lecteurs italophiles, réjouissez vous car les Jazzmen italiens partent à la conquête de Paris avec le festival " Confini " qui se tiendra à  l'Institut Culturel italien de Paris du lundi 11 mars au jeudi 13 juin 2013.

Francesco Bearzatti

La photographie de Francesco Bearzatti est l'oeuvre de l'Italophile Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Au programme:

lundi 11 mars à 20h:  trio YAMANAKA

lundi 8 avril à 20h: trio DROPS

lundi 29 avril à 20h: trio MARCELLI

lundi 27 mai à 20h: NICOLA SERGIO trio avec Nicola Sergio (piano), Stéphane Kerecki (contrebasse) et Fabrice Moreau (batterie)

jeudi 13 juin à 20h: TINISSIMA Quartet avec Francesco Bearzatti (sax ténor, clarinette) et Giovanni Falzone (trompette).

Réservation préalable obligatoire.

Concerts à 10 ou 7 euros.

Gratuit pour les étudiants et les demandeurs d'emploi.

Pass 5 concerts à 40 au lieu de 50 euros.

   

En hors d'oeuvre (antipasto in italiano), voici le trio de Nicola Sergio en concert au Sunside à Paris. Bonne dégustation, lectrices italianistes, lecteurs italophiles. Evviva Italia! 

 


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Le 15e printemps du Jazz à Noisiel (77) durera jusqu'au vendredi 29 mars 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Vibrantes lectrices, vivants lecteurs, rendez-vous au 15e Printemps du Jazz à Noisiel, Seine et Marne, Ile de France, France jusqu'au vendredi 29 mars 2013. Accessible directement depuis Paris par le RER A (station Noisiel).

 

CHINA Moses

 

 

Vous pourrez y regarder le Jazz au féminin dessiné sur le vif par la Citoyenne Hélène Poisson, auteur du portrait de China Moses qui orne cet article. Les dessins d'Hélène Poisson se trouvent dans quelques articles de ce blog. Je vous laisse le plaisir de les trouver, vibrantes lectrices, vivants lecteurs.

Vous pourrez aussi écouter en concert à entrée libre, en remerciant les contribuables de Seine et Marne, des artistes qui figurent en bonne place sur ce blog:  Ricky Ford, Sébastien Llado, Sylvain Beuf, Bojan Z... La réservation préalable des places est vivement conseillée si vous voulez avoir une chance d'assister à ces concerts.

 

 

Ricky Ford en concert au Duc des Lombards à Paris, cela donnait ceci. Rien à ajouter.

 

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Concert sauvage du Fluturiste le 24 mars à midi dans la Drôme, Rhône Alpes, France

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices aventurières, lecteurs aventureux, je vous ai déjà chanté les louanges du Fluturiste André Stocchetti en studio et sur scène à Paris.

Il est temps pour vous d'aller fêter le printemps avec lui dans un lieu mystérieux que vous trouverez en suivant les indices ci-dessous dans la Drôme (26), Rhône Alpes, France, le dimanche 24 mars 2013 à 12h. Bon voyage.

 

 

24 mars à 12h / Voir site web www.fluturiste.com
Vidéo concert sauvage, cliquer ci-dessous
Site web
* Un spectacle inclassable, novateur, d’un musicien caméléon qui réhabilite le mythe de l’homme orchestre «Le Dauphiné libéré» * Un homme seul avec des flûtes et des machines électroniques, du goût, de la poésie, de l’invention, de la culture, de l’intelligence... «Bsc News Mag»

Plus d'infos :
Cie C Possible Cécile Génard, Yvon Brizano
Administration / Diffusion
09 75 29 01 34 / 06 03 10 76 41 
Diff, Book Cie C Possible / Label Tempo Production
Distrib Socadisc & Believe Digital»

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Fiona Monbet " O'Ceol "

Publié le par Guillaume Lagrée

Fiona Monbet

" O'Ceol"

Justlooking productions

Sorti le mardi 26 février 2013

 

Fiona Monbet: violon

Matthieu Penot: batterie

Armel Dupas: piano

Daniel Mizrahi: guitare

 

 

Fiona Monbet est née en 1989 d'une mère irlandaise, d'où Fiona et d'un père français, d'où Monbet. Née en Seine et Marne, c'est en Seine et Marne, à Dammarie-Lès-Lys qu'elle a appris le violon Jazz à partir de l'âge de 10 ans au Centre des Musiques Didier Lockwood, pépinière de talents du Jazz français. Elle n'a pas pour autant négligé le violon classique commencé à l'âge de 8 ans puisqu'elle est encore aujourd'hui l'élève du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris

Ayant déjà accompagné sur scène et sur disque Didier Lockwood et Christian Escoudé, la voici qui, pour son premier album, plonge avec délices dans ses racines irlandaises avec " O'Ceol ". 

Je sais que John Coltrane a joué " Greensleeves ", que les danses irlandaises, métissées de danses africaines, ont donné naissance au tap dance (claquettes pour les francophones). Le numéro suprême de claquettes reste celui des Nicholas Brothers avec/dans l'orchestre de Cab Calloway lors du film " Stormy Weather ". A voir commenté par l'acteur et danseur Gregory Hines.

Je sais aussi que Bretons et Irlandais aiment se passer le Celte mais décidément je n'accroche pas sur la musique irlandaise. Le premier album de Fiona Monbet est irréprochable tant techniquement qu'émotionnellement mais je préfère le blues urbain du violoniste dyonisien installé à New York Scott Tixier et son " Brooklyn Bazaar ".

Toutefois, je dois reconnaître que " The oul' jig " (n°5) est irrésistible de mouvement et d'énergie.

Fiona Monbet sera en concert à Paris, au New Morning, le samedi 23 mars 2013 à 20h30 pour présenter son album.

Comme Mademoiselle F et Monsieur P, je vous laisse apprécier " O'Ceol " de Fiona Monbet, lectrices iliennes, lecteurs atlantiques.

 

 

 

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Le Collectif BLO s'est lancé au 59 Rivoli à Paris le 1er mars 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Collectif BLO

59 Rivoli

Paris. Vendredi 1er mars 2013. 20h30.

 

Le Collectif BLO est composé de 3 groupes: Clerks, PinocchioO, PJ5.

Avertissement sanitaire: le Collectif BLO est fabriqué en France, contient de vrais morceaux de Jazz frais, est garanti sans piano ni claviers ajoutés.

La salle est située au rez-de-chaussée du 59 rue de Rivoli, 75001 Paris, France (métro Châtelet). La façade est vitrée mais bien isolée. Nous voyons les voitures passer sans les entendre. Nous sommes dans un bocal mais personne ne s'arrête pour nous regarder. Il y un léger bruit de fond de la rue mais vraiment léger. Le 59 Rivoli est un ancien squat d'artistes devenu une résidence d'artistes au coeur de Paris avec l'aide de la Mairie. Tout a été mis aux normes d'hygiène et de sécurité mais ce n'est pas tout propre en ordre comme disent les Suisses. Il y a des oeuvres exposées dans la salle mais pas à mon goût. Le concert est à entrée libre. La participation aux frais est libre aussi. Il y a un chapeau pour cela. Habituellement, les concerts de Jazz ont lieu le samedi et le dimanche à 18h. Un horaire parfait pour les couche-tôt et les lève-tard. Ce soir, le collectif BLO est à l'honneur. Pour les pieux musulmans et les alcooliques anonymes, attention, un verre de vin rouge vous est offert à l'entrée. 

 

1er concert: PinocchioO

Marc-Antoine Perrio: guitare électrique, compositions

Pierre Bernier: saxophone ténor et soprano, compositions

Zacharie Abraham: contrebasse

Gautier Garrigue: batterie

Ca commence dans le conceptuel avec des bruitages de radio bulgare saturée. La musique monte, monte sur ce fond sonore. C'est maîtrisé au millimètre près. Batteur aux maillets. Le bruit saturé s'est arrêté. Manifestement, ils recherchent le planant. Curieusement, ça devient une ballade Jazz, plutôt classique et agréable. C'est très bien fichu mais cela ne me raconte rien.

Une ballade semble t-il. Pas du tout. Un grand coup de batterie et ça secoue dans tous les sens. Pulsation assez rock mais en souplesse. Comme soliste, je préfère le guitariste au saxophoniste. Là ça balance, me fait hocher la tête, me capte. Dehors, le flux des automobiles se poursuit. Cela fait comme un film qui se déroule en parallèle avec la musique. 

Solo de guitare pour introduire. Très calme, tranquille. La contrebasse lui répond tout en douceur. Le batteur tapote doucement. Ca démarre pas mal. Solo du guitariste. clair, pur, limpide. D'ailleurs, c'était un morceau de sa composition.

Des gens entrent, d'autres sortent en cours de concert. Discrètement. L'entrée est libre, la sortie aussi. Là, je n'accroche plus à la musique. Il fait froid dans cette salle. Juste un petit radiateur électrique pour réchauffer l'ingénieur du son qui a gardé son pull et son bonnet. C'est dire s'il fait froid. Enfin, grâce au guitariste, ça part sur un truc plus puissant émotionnellement. Le groupe enchaîne. C'était une autre composition de Marc-Antoine Perrio mais moins à mon goût. 

Gautier Garrigue aux maillets distille des sons comme un maître parfumeur. Il passe aux baguettes et cela devient plus funky. Il joue partout ce garçon. Il faut dire qu'il est bon. C'est un vrai batteur. La preuve, ses mimiques quand il joue. Solo de guitare bluesy, décontracté.

 

PAUSE

2e concert: Clerks

Thiabult Chevaillier: guitare électrique, compositions

Pierre Bernier: saxophones ténor et soprano

Julien Pontvianne: saxophone ténor, compositions

Joachim Govin: contrebasse

Gautier Garrigue: batterie

A la pause, le Brésilien dragueur repart à l'assaut des deux citoyennes qu'il avait entrepris avant le concert. Il y va en finesse, avec le sourire sous la fine moustache brune. Comme il est gentil et pas vilain de sa personne, ça marche plutôt pas mal pour lui. Elles sourient. Il reprend sa place à l'autre bout de la salle. Attaquera t-il de nouveau à la prochaine pause? Comme le 2e concert ne démarre pas, il revient à la charge. Le Brésilien prend des notes dans un carnet. Il veut améliorer son français grâce à des Françaises. Joindre l'utile à l'agréable en fait. 

La musique ressemble à la précédente. Il est vrai que Gautier Garrigue et Pierre Bernier sont communs aux deux groupes. Ca commence lentement dans un quatre sans batteur, comme on dit dans l'aviron. Le Brésilien a choisi. Il s'asseoit tout près des citoyennes. Gautier Garrigue groove tranquille aux baguettes sur la caisse claire. Ca sonne électro sans chanteur avec des saxs qui chantent les voix de la nuit. Ca prend bien. Je ne suis pas le seul à hocher la tête, capté par la rythmique qui groove tranquille alors que le guitariste, aux airs d'étudiant en droit (blanc, brun, mèche et lunettes), se ballade tranquillement. Ca sonne vraiment comme une très belle Pop Song. Peut-être en est-ce une d'ailleurs. Tout est nickel chrome jusqu'au point final posé par le batteur. C'était " Alberto Balsalm " (Aphex Twin). Une marque de shampooing britannique, devenue le titre d'un morceau d'électro minimaliste britannique et désormais du Jazz français. Les méandres de la création artistique sont toujours aussi impressionnants. " I care because You do " tel était le slogan de la marque qui inspira Aphex Twin.

" Empty, empty " (Hertz?). Effectivement, c'est de la pop actuelle jouée par des jeunes jazzmen actuels. C'est bien. Ils n'en sont pas restés à Georges Gershwin comme certains. Retour au schéma classique du Jazz avec l'exposé du thème suivi du solo de saxophone. Gros son mais c'est plus fade que le son de groupe du morceau précédent.

Nouvelle composition de Julien Pontvianne sans titre pour l'instant. Une sorte de complainte voire de chant funèbre. Bref, ce n'est pas gai.

" The major lift " (extrait de l'album de Clerks). Morceau plus pêchu. Chant/contrechant entre guitare et saxs. Gautier Garrigue sait aussi bien, avec ses baguettes, frapper les peaux que faire frissonner les cymbales. En groupe, ça sonne mieux à mon goût. Plus puissant, plus dense, plus entraînant. Avec Gautier Garrigue, ça envoie du lourd.

Une autre ballade sans nom. Le batteur est aux balais. Tranquille sur la caisse claire. Ca aussi, il sait faire. La contrebasse se met en avant, relayée par le balayage du batteur et les glissements de la guitare. 

Gautier Garrigue démarre aux baguettes. Funky drummer! Ce n'est pas le morceau de James Brown mais c'est dans ce genre efficace et puissant. C'est une composition dont je n'ai pas saisi le titre. Je me concentre sur le batteur. Quelle écoute, quelle présence! Je n'ai pas fini d'écrire sur ce musicien. Les saxs chauffent. La rythmique chauffe avec la guitare devant la batterie derrière et la contrebasse au milieu. Ca pulse, nom de Zeus! Ni monstrueux, ni impressionnant, Gautier Garrigue est tout simplement excellent. Pas le genre de musicien à rester sec pendant un morceau.

 

PAUSE

3e concert: PJ5

Paul Jarret: guitare électrique, compositions

Maxence Ravelomanantsoa: saxophone ténor

Léo Pellet: trombone

Alexandre Perrot: contrebasse

Ariel Tessier: batterie

 

En fond sonore, pendant la pause, " Walk on the wild side " (Lou Reed). Enfin une chanson que je reconnais. Les citoyennes s'en vont. Le Brésilien aussi. Pourquoi resterait-il? Sa leçon de français se poursuivra ailleurs.

" Over the lazy dog ". Ca démarre à bloc tout de suite. Ca pétarade joyeusement. Le pavillon du trombone brille sous les projecteurs. Ca joue funky mais pas simpliste. Contrebasse et batterie pulsent. Phase calme. Ca chante. Le contrebassiste relance, le batteur enchaîne. Au tour du leader de se mettre en valeur avec des effets maîtrisés de pédale. Et c'est la fin du morceau, tout à coup.

Ils enchaînent sans désemparer. Un solo du batteur aux maillets. Encore un jeune sax ténor qui a beaucoup trop écouté John Coltrane. Le guitariste reprend la main, seul, tranquille. La rythmique enchaîne. Chauds grognements du trombone qui prolonge le sax ténor. Est ce le vin rouge, la musique ou les deux? La grande demoiselle blonde à ma gauche semble enivrée. Elle se balance sur son banc en rythme. Elle est amoureuse du groupe. C'est bien en place, efficace. Le batteur brille aux maillets, le contrebassiste déploie son talent. Montée démonstrative du quartet, un peu trop à mon goût mais cela reste honnête dans le sentiment. C'était " Ashfield ", morceau qui figurera dans le prochain album du PJ5 à paraître en septembre 2013.

Pierre Bernier revient sur scène avec un sax soprano. " City hall " (?). C'est bien énervé entre les saxos. Il paraît qu'ils n'ont pas répété mais c'est en place tout de même. Ses cheveux longs et blonds jaillissent en cascade sous son bonnet mauve. C'est une demoiselle pure laine, du bonnet au gilet violet. Raffinement suprême: la couleur de ses ongles est assortie à celle de son gilet.  Et la musique alors? Une ballade fracassée par des vagues de batterie. C'était " Emily's sleep ". Les Emilie ont de la chance. Elles ont déjà inspiré une chanson aux Pink Floyd ( See Emily play), une ballade à Bill Evans ( Emily) et maintenant un morceau au PJ5.

" Peanuts " composé en souvenir d'un concours où ils pensaient avoir bien joué et n'ont rien gagné. Situation que je connais bien. Rien à voir avec le " Salt peanuts " de Dizzy Gillespie. Un morceau calme qui s'agite au fur et à mesure que le ressentiment monte. Ca déménage bien. Beau solo de guitare très rock bien poussé par la rythmique. Cette fois c'est mon voisin de droite qui se dandine joyeusement alors que ma voisine de gauche reste sage. 

" Floor dance " (titre album du PJ5). Un air entraînant à la guitare. Forte pulsation du pied sur la grosse caisse en réponse. Une sorte de satire jazz de la dance music faite avec goût. Joli tintinabulis de la batterie. Ma voisine se dresse de toute sa hauteur pour photographier les musiciens. Une vraie fan. Beau solo de guitare frais, clair. C'est devenu beaucoup plus Jazz. Au tour du sax maintenant bien stimulé par la contrebasse et la batterie. C'est bien mais j'ai trop écouté Sonny Rollins et ses pianoless trios... La guitare ajoute ses bruitages derrière. Attention à l'arrêt cardiaque pour le saxophoniste qui devient tout rouge dans l'effort. Il calme le jeu et le tromboniste revient dans la dance. Ca marche. Des jeunes filles dansent et sautillent.

Il est minuit. Les autorités compétentes (préfet de police et maire de Paris) ont ordonné, comme pour Cendrillon, que tout doit s'arrêter. Il y a un rappel tout de même. Je suis parti avant qu'il ne commence. J'étais saturé de Jazz après ces 3 concerts. 

Belle soirée, belle musique, bonne ambiance, belles filles, beaux garçons, prix modique. Le lieu (le 59 Rivoli) et les musiciens (le collectif BLO) sont recommandables et recommandés.

Voici, extrait de ce concert, le PJ5 jouant sa composition " Over the lazy dog ". Rien à ajouter.

 

 

 

 

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