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" Boomerang " Itamar Borochov

Publié le par Guillaume Lagrée

" Boomerang "

Itamar Borochov

Album produit par Laborie Jazz.

Sorti le 7 octobre 2016

Itamar Borochov: trompette, compositions

Michael King: piano

Avri Borochov: contrebasse

Jay Sawyer: batterie

Tournée européenne de lancement de l'album en novembre 2016:

- Amsterdam, Pays-Bas, LJG, dimanche 6 novembre

- Sarrebrück, RFA, mardi 8 novembre

- Paris, France, Studio de l'Ermitage, mercredi 9 et jeudi 10 novembre

- Limoges,France,  festival Eclats d'émail, vendredi 11 novembre

- Marseille, France, Le Cri du Port, jeudi 17 novembre

- Londres, Angleterre, London Jazz Festival,  samedi 19 et dimanche 20 novembre

Lectrices internationalistes, lecteurs cosmopolites, il n'a pas échappé à vos esprits avisés qu'Israël est devenu une des sources majeures de créativité du Jazz actuel. Des musiciens y naissent, y grandissent, puis, une fois leur service militaire accompli, s'installent à New York. 

Nouvel exemple avec le trompettiste et compositeur israélien Itamar Borochov, installé à New York depuis 2007.

L'heureux homme joue avec son frère à la contrebasse et deux Américains au piano et à la batterie.

La musique est métisse. Cet homme a suivi une formation classique, a écouté religieusement Louis Armstrong, Miles Davis et John Coltrane, suit les groupes de rock new yorkais, a voyagé en Afrique (Gabon, Bénin, Mali).

De Louis Armstrong, il a retenu la puissance, le brillant et le swing. De Miles Davis, la retenue et le goût de la note juste. De John Coltrane, le souffle lyrique mais sans le mysticisme.

Il mélange jazz, chaabi, gnawa, classique avec une aisance confondante.

Le trio le propulse du premier morceau qui est une introduction " Tangerines " (1) au dernier " Prayer " (10) qui est une conclusion. 

Ce quartet nous raconte une vraie histoire avec un début, des épisodes et une fin. Quand " Ca va bien " (8), ça va vraiment bien. L'influence du classique est audible par exemple dans " Wanderer Song " (9) avec un souffle lyrique époustouflant.

Bref, vous l'avez compris, lectrices cosmopolites, lecteurs internationalistes, l'album " Boomerang " (aucun morceau de ce titre sur l'album d'ailleurs) est un outil de paix et de joie.

En novembre 2016, que vous soyez à Amsterdam, Sarrebrück, Paris, Limoges, Marseille ou Londres, vous aurez la chance d'écouter le quartet d' Itamar Borochov sur scène. Etant donné la chaleur qu'il dégage en studio, qu'est ce qu'il doit donner en concert!

 

 

 

 

 

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BFG vaccin contre l'ennui

Publié le par Guillaume Lagrée

BFG

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Samedi 21 octobre 2016. 21h.

BFG est composé de

Bex Emmanuel: orgue Hammond

Ferris Glenn: trombone

Goubert Simon: batterie

 

Concert diffusé en différé dans l'émission " Jazz Club " d'Yvan Amar sur France Musique. La date de diffusion reste à déterminer. Affaire à suivre.

 

Glenn Ferris commence avec un son feutré. Il souffle comme le vent frais qui fait balancer doucement les palmes des arbres. Le trio attaque d'un coup. C'est bien " Take Five " de Paul Desmond avec un swing plus énergique que l'original. Le morceau le plus vendu de l'histoire du Jazz. Parfois, le clavier sonne comme un orgue Hammond, parfois comme un clavier électronique. Pourtant, c'est le même instrument et le même homme aux manettes, Emmanuel Bex. Allez comprendre. Et derrière, Simon Goubert vole, virevolte, cliquète et soutient sans faille.

 

" Fa Dièse " (Emmanuel Bex). Montagnes russes musicales. Ca monte, ça descend. Ca grogne et ça fume aussi car le train est à vapeur. Bex fait un solo de basse à l'orgue soutenu par Goubert aux balais. Joli decrescendo. Bex s'amuse avec son Vocoder. Goubert reprend les baguettes pour faire rouler les tambours. " Fa Dièse " se joue en si bémol comme son titre l'indique.

 

" Le sourire de Babik " composé par Simon Goubert en hommage à Babik Reinhardt, fils de Django, lui aussi guitariste avec qui Simon et Emmanuel vécurent de belles années de musique. Chants d'oiseau dans la forêt. Souffle doux du trombone. On se croirait au bord de l'eau, à Samois sur Seine, là où reposent les Reinhardt quand ils ont fini de voyager et là, où chaque année, depuis 1968, un festival de guitare célèbre la mémoire de Django Reinhardt. La Seine coule majestueuse entre les arbres de la forêt de Fontainebleau. Bel hommage plein de chaleur et d'amitié. La batterie est malaxée aux balais alors que l'orgue ronronne. A part une dame qui lit en écoutant, le public est captivé. L'orgue sonne à la fois ecclésiastique et swinguant. Le sourire de Babik flotte dans l'air.

 

" Blue Hawk " (Thelonious Sphere Monk). Un hommage au " Black Hawk " club de San Francisco où Monk joua et fut enregistré en concert  en quintette en 1960 " at the Black Hawk ". Ca balance tranquille. C'est un Blues assurément. Premier solo de batterie aux baguettes. Plutôt un break pour relancer la machine. Bex nous sort des sons cosmicomiques.

 

" Ethnique " (Emmanuel Bex). Un morceau énergique. Le batteur martèle aux baguettes. Le trombone barrit comme un éléphant joyeux. Bex chantonne et le tout balance bien. Le public bat la mesure des pieds, de la main, de la tête, alouette. Glenn Ferris et Emmanuel Bex jouent les animaux d'une jungle imaginaire revisitant l'esprit du Jungle Style de Duke Ellington dans les années 1920. Ils s'amusent bien et nous aussi.

 

Je rassure ma charmante voisine américaine qui parle un français hésitant mais compréhensible. Ce n'est pas la fin du concert, juste de la première partie.

 

PAUSE

 

Bex redémarre tout en douceur. Ferris en wah wah à l'ancienne avec la sourdine. Belle alliance de timbres alors que les cymbales vibrent caressées par les baguettes de Simon Goubert. Belle ballade. Ca balance tranquillement alors que Glenn Ferris joue maintenant à pavillon ouvert.

 

" Lightnin'up  (if You can) " (Glenn Ferris). Selon le compositeur lui même, cela signifie " Soyez cool si vous le pouvez ". Effectivement, cela balance de façon plutôt cool. Simon Goubert est aux balais. Ca groove sérieusement. Ca pulse de plus en plus fort. Après un léger déchaînement, le trio reprend et termine par le petit air cool du début.

 

" Sometimes I feel like a motherless child ", un classique du gospel dont Louis Armstrong donna une version immortelle sur son album " Louis and the Good Book ". Louis Armstrong était orphelin de mère. Il vivait ce qu'il chantait. Ilsa attaquent fort puis jouent le thème tout en douceur, entre orgue et trombone. Le batteur est aux balais et Bex chantonne l'air avec son Vocoder. Ca devient une plainte incandescente tout en restant funky.

 

" Mister Sanders " hommage de Simon Gobert à Pharoah Sanders. Le batteur commence. C'est son morceau. Joli travail aux baguettes sur les peaux des tambours. Ca crépite doucement. Il tape plus fort et souffle sur les braises. La musique s'embrase. La batterie dépote et l'orgue avance droit devant. Très beau duo. Le trombone redonne de la voix.

 

 

PAUSE

 

" Expressour " (?). En effet, c'est expressif et dynamique. Toujours punchy. Les derniers irréductibles spectateurs ont passé le cap de minuit grâce au BFG. Il n'y a pas école le lendemain et le métro ferme à 2h du matin. C'est jouable.Chaque musicien est compositeur et prend la parole sur scène. C'est dire l'esprit démocratique qui règne dans ce trio. Rien de primaire entre ces élus. Beau duo énergique batterie&orgue.

 

" La belle vie de Maurice " hommage d'Emmanuel Bex à Maurice Cullaz. Avec la voix trafiquée par le Vocoder pour commencer puis l'orgue qui commence lentement et majestueusement. La musique crépite doucement. Le trombone vient ajouter son souffle et sa rondeur. " La belle vie de Maurice " est un morceau magnifique, disons le. Superbement interprété de plus. Le trio ronronne comme un gros chat repu. Des spectateurs sont partis mais d'autres arrivent pour les remplacer.

 

" The Coaster " (Grachan Moncur III). Une composition de tromboniste (Album " Expansion " de Grachan Moncur III, Blue Note, 1963). C'est l'histoire d'un type qui se ballade sur la plage et longe la côte d'après Emmanuel Bex. C'est une explication. Un morceau qui swingue énergiquement. Les nouveaux arrivants apprécient manifestement. Ca pulse sapristi! Sur l'album original, Tony Williams est à la batterie. " Tony Williams ne joue pas le tempo, il joue la pulsation " (Eric Dolphy). BFG vaccin contre l'ennui, garanti sans effet secondaire, validé par l'Académie de Médecine, l'Académie des Sciences et l'Académie des Arts et Belles Lettres. Un spectateur passionné mime le batteur pendant son solo. La maman du batteur est toujours là debout pour l'écouter, l'admirer et l'applaudir.

 

" On va jouer pour évacuer tous les mauvais esprits qui nous enfermement en ce moment " annonce Glenn Ferris. Le trombone grogne et l'orgue scintille. Ca groove avec retenue. Le batteur ponctue légèrement sur les cymbales. Ils envoient des bonnes vibrations dans un esprit churchy, soulful comme disent les Américains. Duo batterie&orgue avec une grosse basse derrière les clignotants de l'aigu.Le trombone repart. Glenn Ferris, l'Américain de la bande, ponctue de " Oh Yeah " bien graves et bien sentis. Glenn Ferris se remet debout pour réattaquer au trombone à pleins poumons dans l'enthousiasme général. Ca grogne et gronde, nom d'un petit bonhomme. C'était " Push " tout simplement. Rien à voir avec la chanson homonyme de Prince, bien funky elle aussi. Un dernier " Oh Yeah " pour finir.

 

" Shutterbug " (JJ Johnson), une composition d'un tromboniste, l'homme à qui ce blog est secrètement dédié. Un morceau hard bop  rapide et énergique pour finir.

 

Ill est 1h du matin. Le concert s'arrête là. J'explique à ma charmante voisine américaine que le concert est vraiment fini car le métro parisien, lui, s'arrête à 2h du matin le week end. Elle trouve cela intelligent. Elle est venue de Chicago, Illinois, USA, exprès pour ce concert et n'a pas regretté le voyage. Elle a trouvé que les deux premières parties sonnaient plus européennes et la 3e plus américaine; Elle a aussi remarqué que Glenn Ferris n'a pas le même accent en français que moi et qu'il pourrait donc bien être américain. En effet, il l'est, né à Hollywood, California, USA en 1956. 

Vous, comme elle, lectrices passionnées, lecteurs enflammés, vous pouvez écouter ce concert  en différé dans l'émission " Jazz Club " d'Yvan Amar sur France Musique. Profitez en. C'est libre.

 

La photographie de Glenn Ferris est l'oeuvre de l'Incoercible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDez

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDez

Composition de Glenn Ferris. Ne croyez pas deezer!

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Rimendo fait vivre Boris Vian au Théâtre Trévise

Publié le par Guillaume Lagrée

Rimendo joue Boris Vian

Théâtre Trévise

Paris, Ile de France, France

Mercredi 19 octobre 2016. 19h30.

Rimendo est composé de

Sarah Olivier: chant

Malo Mazurié: trompette

Virginie Peyral: piano

Sylvain Dubez: contrebasse

Nicolas Grupp: batterie

 

Le groupe commence par jouer " Whispering ", un tube des années 1920 (c'est Boris Vian, ingénieur centralien, qui inventa l'usage du mot tube pour désigner une chanson à succès. Un tube métallique c'est un cylindre brillant à l'extérieur et vide à l'intérieur. La parfaite définition de la chanson à succès) ,  sans chanteuse.

La chanteuse arrive pour " Le défilé ". " On n'est pas là pour se faire engueuler, on est là pour voir le défilé ". Chanson d'actualité en France à chaque visite du Roi Zanzibar ou de toute autre sommité internationale. C'est chanté et joué avec l'entrain qui convient.

S'ensuit " La complainte du progrès " chanson satirique envers la société de consommation toujours vraie 60 ans après. " C'est entendu, l'homme du XX° siècle sera un consommateur " (Alexandre Vialatte). L'homme du XXI° siècle l'est encore. D'où l'actualité de la chanson en 2016.

Une chanson triste " Je bois ". Un homme qui noie son mal de vivre dans l'alcool. Chanté par une femme, ça marche aussi.

Retour à la joie, sardonique toutefois avec " La Java des bombes atomiques ".  " Mon oncle, un fameux bricoleur, faisait en amateur des bombes atomiques ". Malo Mazurié est passé de la trompette à un xylophone pour enfant pour souligner le côté dérisoire de la vie humaine que souligne la chanson. Ce qui compte, ce n'est pas la portée de la bombe mais l'endroit ousqu'elle tombe.

Le spectacle est ainsi composé d'une suite de chansons de Boris Vian, certaines connues de mes services comme " Ah si j'avais 1F50 ", la version française de " Whispering " par Boris Vian et  " Le blues du dentiste " immortalisé par Henri Salvador, grand ami de Boris Vian, d'autres inconnues comme " Ne vous mariez pas, les filles " (un rock) que mon épouse apprécia beaucoup même si elle reconnut que, pour elle, c'était trop tard. 

Elles sont arrangées avec goût dans l'esprit années 50 par la pianiste et leader Viriginie Peyral. Le groupe tourne au 1/4 de tour.

Sarah Olivier chante avec émotion, que ce soit dans la joie ou la tristesse. De plus, c'est une belle blonde  comme les aimait Boris Vian qui en épousa une, Ursula.  

Elle céda sa place avec goût pour une chanson qui ne peut être interprétée que par un homme, " Le Déserteur ", chanson qui fut pour la dernière fois interdite en France par le président de la République François Mitterrand en 1990-1991 lors de la Guerre du Golfe, première du nom. Sylvain Dubez quitta sa contrebasse pour la chanter avec conviction, la pianiste et le trompettiste.

La salle, le spectacle et l'horaire conviennent à un public familial. Parents et grands-parents, emmenez y vos enfants et petits-enfants pour leur faire découvrir Boris Vian.

Prochain spectacle Boris Vian de Rimendo au Théâtre Trévise à Paris le mercredi 16 novembre 2016 à 20h.

 

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Theo Bleckmann & Ben Monder en plein vol au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Theo Bleckmann & Ben Monder

Le Sunside.

Paris, Ile de France, France.

Dimanche 16 octobre 2016. 20h.

Festival Jazz sur Seine

Theo Bleckmann:voix, électronique

Ben Monder: guitare électrique, électronique

 

Concert diffusé en différé dans l'émission Jazz Club d'Yvan Amar sur France Musique. Profitez en, c'est libre.

Dès les premières notes, Ben Monder crée une bulle de magie. Il installe l'ambiance et le silence. Dans la salle je reconnais des musiciens de qualité: Tigran Hamasyan  et Rick Margitza notamment. Des musiciens de cette valeur ne se déplacent pas pour écouter des peintres. C'est bon signe. La voix de Theo Bleckmann est très claire. Il chante du son plutôt que du sens. Il trafique son timbre avec l'électronique. Au tour de Ben Monder d'étirer le son et le temps. Ce sont des romances sans paroles (Paul Verlaine). Pour une scène de western dans le désert, ce serait parfait. C'était " Late green " (Ben Monder)

Theo Bleckmann fait l'effort, apprécié, de nous parler en français. " Orchard " (Ben Monder) inspiré de Roumi, poète soufi. Cette fois, Theo Bleckmann chante la beauté et la fragilité d'un verger.

Enchaînement subtil de la guitare pour deux morceaux de Ben Monder inspirés du même poète soufi, Roumi. Ambiance froide et mystérieuse. D'ailleurs Theo Bleckmann chante l'absence de lumière. Les sons font des effets de vagues. Le duo fouille la matière sonore. Je n'accroche pas sur tout mais je reconnais l'originalité du travail. Ce n'est pas de la musique soufi: ni flûte, ni percussions, ni danseurs. Plutôt une transe froide.

Un nouvel album de ce duo paraîtra en janvier 2017. Affaire à suivre. Un poème zen adapté par Theo Bleckmann. Il n'y a plus d'effet électronique. C'est sobre et pur. Zen.

Une chanson qui balance doucement sans effet. Ca repose. Ce sont des chants d'amour courtois du XXI° siècle.

Le seul reproche à leur faire, c'est qu'il faut aimer les ballades. Il y a des variations mais ce sont toujours les mêmes sentiments d'absence, de fragilité qui sont joués. Dans le genre, ils sont excellents. Retour aux effets sur la voix pour une chanson de Joni Mitchell.

Ouï ce que joue la guitare, je ne reconnais pas le thème mais quand Theo Bleckmann chante, c'est évidemment " Norvegian wood " des Beatles. D'ailleurs, la façon de chanter de Theo Bleckmann sur cette chanson est inspirée de la façon de parler des Norvégiens nous explique t-il. Lectrices linguistes, lecteurs orthophonistes, je vous laisse en débattre.

PAUSE

Après un passage illisible dans mes notes, je repère " Douce dame jolie " de Guillaume de Machaut (1300-1377), chanté en français médiéval avec un délicieux accent américain accompagné par la guitare et l'électronique. Le choix de cette chanson montre bien le goût de ces artistes pour l'amour courtois. L'air et la chanson sont parfaitement reconnaissables mais portés vers une réalité augmentée, comme disent les xylolinguistes, grâce à la fée Electricité. Magique.

Retour à un son direct, clair et simple pour la chanson suivante. La voix s'étire alors que la guitare joue la mélodie en boucle sans jamais être répétitive. 

Un nouveau poème zen mis en musique par Ben Monder. Depuis Jack Kerouac et la Beat Generation, le zen est à la mode aux Etats Unis d'Amérique. 

" Comme nous sommes dans un club de Jazz, nous allons jouer un standard " I remember You " annonce Theo Bleckmann. Leur version n'avait rien de standard. Des envolées électriques, électroniques et lyriques de très haut niveau. Une véritable orgie sonore. Après un tel ouragan cosmique, il n'y a plus rien à ajouter.

Nous avons tout de même eu droit à un bis.

Theo Bleckmann nous remercie d'être venus car, à New York, le dimanche soir, il n'y a personne dans les clubs. Ce soir à Paris, ce n'est plein à ras bord mais il y a assez de mélomanes avertis pour apprécier. Très peu de départs en cours de concert d'ailleurs. Ils nous jouent un autre standard " I fall in love too easily " sans effet électro et sans nous faire penser à Chet Baker.

J'ai enfin découvert un duo qui existe depuis 15 ans, Theo Bleckmann & Ben Monder. Il était temps.

La photographie de Ben Monder est l'oeuvre du Céleste Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Ben Monder par Juan Carlos HERNANDEZ

Ben Monder par Juan Carlos HERNANDEZ

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La chronique de Monsieur P: Dany Doriz & Sweet Screamin Jones au Pannonica

Publié le par Guillaume Lagrée

La chronique de Monsieur P

Dany Doriz + Sweet Screamin Jones

Le Pannonica. Vendredi 27 mai 2016. 20h.

Nantes, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France

L'honorable correspondant à Nantes de ce blog, le conservateur Monsieur P a enfin pu écouter un concert à son goût, du Jazz qui swingue et fait danser dans les traditions d'avant-guerre mondiale (la 2e , pas la 1ère tout de même). Je laisse la parole à Monsieur P.

 

C’est avec beaucoup de retard que je chronique ce concert qui eut lieu le 27 mai 2016 à Nantes,   pour fêter la sortie du nouvel album de Sweet Screamin Jones «  The Chicago Sessions ».

 

Il y a une trentaine de personnes présentes  ce soir là dans la salle du Pannonica qui m’est maintenant familière, le Dany Doriz quartet est l’invité de la première partie , du premier set si vous préférez.  Le Dany Doriz quartet est composé de Pierre le Bot au piano, Philippe Dardelle   à la contrebasse, Jean-Pierre Chêne à la batterie et de Dany Doriz au vibraphone.. Chères lectrices, chers lecteurs de ce blog je ne vous explique pas ce qu’est un vibraphone puisque vous êtes des amatrices, des amateurs de jazz voire même des passionné(e)s de jazz.

 

Au début du concert un hommage est rendu à Benny Goodman, célèbre clarinettiste de Jazz américain. Dany Doriz communique beaucoup et avec humour.

 

Il y a peu de monde mais la salle participe, les gens dansent, c’est bien la première fois que je vois le public danser à un concert de jazz. (Vous allez me dire que je n’ai pas vu beaucoup de concerts non plus). En plus de jouer du vibraphone, Dany  Doriz joue aussi très bien du piano. Quelques morceaux Hamp’s Boogie woogie (hommage à Lionel Hampton) , Midnight sun ( hommage à Ella Fitzgerald).  J’ai l’impression d’être dans un club de jazz. Les spectateurs sont  aussi des acteurs de cette performance, les musiciens prennent du plaisir et donnent l’impression d’être dans les années 40.  Jumping at  the Woodside , un hommage à Count Basie . L’ambiance est au maximum.

 

La pause arrive, je précipite vers le bar et comme d’habitude je partage mes impressions sur la première partie du concert, j’entends cette expression «  c’est du vrai jazz » ( appellation d’origine non contrôlée).  Pour un profane comme moi, je dirai que c’est du jazz traditionnel opposé au jazz contemporain qu’apprécie l'auteur habituel de ce blog. Je prends une bière du Bouffay sympathique quartier du centre de Nantes (A consommer avec modération même à Nantes).

 La deuxième partie est composée des artistes suivants .

 

 

Pierre Le Bot  Piano

Philippe Dardelle à la contrebasse

 Jean-Pierre Chêne à la batterie

Screamin Jones au chant et au sax alto

 Boney Fields à la trompette et au chant

Lectrices attentives, lecteurs éveillés, vous aurez noté que les leaders changent mais pas la section rythmique. 

Dés le début, ça swing, c’est du jazz traditionnel dansant.  «  I want a little girl » j’ai l’impression d’être à La Nouvelle-Orléans . Il y a ensuite «  the viper » , «  just a gigolo » par exemple.  La salle participe et danse, les titres s’enchaînent sans commentaires, est-ce si important ? L’important n’est-il pas d’écouter ou de danser plutôt que de savoir les titres? Dany Doriz revient avec son vibraphone, et tous les musiciens font le bœuf pour la  grande joie des spectateurs présents dans la salle du Pannonica.  Le temps passe vite à écouter ce type de musique. Je trouve dommage qu’il y ait eu si peu de public, à croire que ce type de jazz n’intéresse pas grand monde. Moi qui suis plutôt « old school », je passe un très bon moment avec un type de jazz qu’il me plaît. Si Dany Doriz revient, je serai sûrement dans la salle tant cela m’a plu.

 

À bientôt pour de nouvelles chroniques

 

Monsieur P 

 

 

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Isabelle Olivier sur sa harpe perchée

Publié le par Guillaume Lagrée

Isabelle Olivier

" Don't worry be harpy "

Théâtre du Marais. Paris.

Dimanche 25 septembre 2016. 19h.

Isabelle Olivier: harpes, voix, direction du public

Vives lectrices, vivants lecteurs, même si vous n'avez pas lu " Le baron perché " d'Italo Calvino ( " Il barone rampante " in italiano), écoutez ce qu'en fait la harpiste Isabelle Olivier.

Rappelons l'argument comme disent les Italiens. Le 15 juin 1767 le baron Côme de la Verse du Rondeau ( Cosimo del Vasco del Rondo en VO) décide de monter sur un arbre et de ne plus jamais en descendre. Depuis les arbres, il séduit des femmes, correspond avec le monde, se bat pour la Liberté et discute avec Napoléon Bonaparte. C'est une fable philosophique sur la posture d'observateur de l'écrivain et son (dés)engagement politique. En effet, Italo Calvino (1923-1985) l'écrivit en 1957, un an après avoir rompu avec le PCI suite à la répression par l'Armée rouge de l'insurrection de Budapest.

Isabelle Olivier part de cet argument pour créer son opéra bouffe, nous emmener en voyage avec le comte.

Lors de la représentation du dimanche 25 septembre à Paris, au théâtre du Marais, elle était seule sur scène avec 2 harpes, une grande et une petite, sans micro. Elle joua, nous fit jouer avec des instruments qu'elle nous distribua, chanter, battre la mesure, siffler. Bref, elle fit du public son orchestre avec humour, empathie, fantaisie et sensualité. Nous étions peu nombreux mais nous savions que nous étions les heureux élus.

Les représentations antérieures et postérieures étaient forcément différentes puisqu'elle joue seule, en duo, en trio, en quatuor ou plus si affinités. 

La réussite de ce spectacle dépend aussi du public. Des pisse freins, comme disait mon grand-père pour qualifier les avares, ne peuvent que lui nuire. Il faut venir les oreilles, le coeur et l'esprit grand ouverts, prêts à participer et non seulement à consommer. Vous n'êtes pas face à un écran mais face à une femme, vivante et vibrante.

Isabelle Olivier recrute hommes et femmes de bonne volonté pour donner à ce spectacle une dimension cosmicomique plus grande encore. Don't worry, be harpy!

 

 

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Flute fever emballe l'Atelier du plateau

Publié le par Guillaume Lagrée

Flute Fever

Paris. Atelier du Plateau

Samedi 24 septembre 2016. 20h.

Flute Fever est composé de

Michel Edelin: flûtes, voix, compositions, direction

Sylvaine Hélary: flûtes, voix, compositions

Ludivine Issambourg: flûtes, voix, compositions

Peter Giron: contrebasse, voix

John Betsch: batterie, voix

Concert de sortie de l'album " Kalamania " chez Rogueart.

Lectrices bienveillantes, lecteurs magnanimes, je suis au regret de vous annoncer que les notes que j'ai prises lors du concert du quintet Flute Fever à l'Atelier du Plateau le samedi 24 septembre 2016 sont totalement illisibles même pour moi qui les ai écrites.

La présente chronique sera donc basée sur mes souvenirs et rien n'est moins fiable que des souvenirs sans trace écrite. N'importe quel officier de police judiciaire ou juge d'instruction vous le confirmera.

Ce dont je suis certain c'est que le groupe était disposé de la manière suivante, vu de la salle, de gauche à droite: Sylvaine Hélary, Ludivine Issambourg, Michel Edelin, Peter Giron, John Betsch. Le groupe est presque paritaire et nul ne peut prétendre que l'égalité républicaine entre hommes et femmes n'y est pas respectée tant il est soudé et tant chacun y a droit à la parole.

Autre souvenir certain: il n'y avait aucun microphone dans la salle. Le défi était donc pour le batteur. Comment allait-il adapter son volume sonore à 3 flûtes et une contrebasse? Il a trouvé le truc tout de suite. John Betsch is the best! Je l'ai d'ailleurs remarcié après le concert pour son fréquent usage des balais, ustensile en voie de disparition chez les batteurs comme j'ai pu le constater avec Jean-Claude Montredon dans le trio Biguine Reflections d'Alain Jean-Marie et chez Joe Farnsworth dans le trio d'Harold Mabern. Sans balais et sans prise porte plume, un batteur n'est pas un batteur de Jazz. Batteur peut-être mais de Jazz, certainement pas.

3e souvenir certain: 3 compositions neuves furent jouées ce soir là. Il fallait bien se lancer. Cela sonnait moins coulé que les compositions de l'album mais cela avait le mérite de la fraîcheur.

Peut-être aussi n'y eut-il pas assez de tutti et trop de soli de flûtes mais c'est ainsi que les artistes avaient envie de jouer, d'exprimer leurs personnalités. Même en fermant les yeux, même en n'étant pas flûtiste, vous entendiez la différence entre Michel Edelin, Sylvaine Hélary et Ludivine Issambourg.

Quant au soutien de la rythmique, est-il encore besoin de souligner l'intelligence du jeu de Peter Giron et de John Betsch? Avec un énorme son de contrebasse et un doux son de batterie, l'équilibre se trouvait sans amplification. L'électricité était dans l'air, pas dans des câbles.

Pour finir, " Obsession " avec son refrain " We all should be obsessed by true love and freedom " (" Nous devrions tous être obsédés par le vrai amour et la liberté " ), slogan politique auquel j'adhère sans réserve. Aucun candidat primaire ne le reprendra.

En illustration audiovisuelle de cet article, un précédent concert de Flute fever avec une version de " Le chant du faune fou ", morceau qui fut joué ce soir là à l'Atelier du plateau et qui figure sur l'album " Kalamania ".

La photographie de Peter Giron est l'oeuvre du Suprême Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Peter Giron par Juan Carlos HERNANDEZ

Peter Giron par Juan Carlos HERNANDEZ

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Daniel Zimmermann " Montagnes russes "

Publié le par Guillaume Lagrée

Daniel Zimmermann

" Montagnes russes "

Label Bleu. Maison de la Culture d'Amiens.

Sortie le vendredi 21 octobre 2016

Daniel Zimmermann: trombone, compositions

Pierre Durand: guitare électrique, dobro

Jérôme Regard: basse, contrebasse

Julien Charlet: batterie

Didier Havet: soubassophone (1)

Concerts de sortie

Mardi 22 novembre 2016 à 21h à Paris, Ile de France, France, au Studio de l'Ermitage.

Vendredi 10 mars 2017 à 19h à Amiens, Somme, Picardie, France, à la Maison de la Culture.

" La musique est la langue des émotions " (Emmanuel Kant). Daniel Zimmermann n'a pas oublié ce précepte du professeur de Koenigsberg dont la vie était réglée comme du papier à musique. Ses compositions au lieu d'être des exercices de styles, des résolutions d'équations à 4 inconnus, défaut largement répandu chez nombre de compositeurs actuels (ma religion m'interdit de citer des noms), nous racontent des histoires.

Elles nous invitent à regarder lentement passer le temps, " Au temps ôtant " (1), à entrer dans " Le nu de la vie " (4), à violer un interdit administratif " Mademoiselle " (5), à inviter une belle demoiselle à danser " Come on baby " (6), à nous méfier d'un " Mr Squale " (7) ( subtile allusion aux affaires en cours), à nous moquer gentiment d'un " Vieux beau " (9).

Enfin, Daniel Zimmermann nous rappelle que la vie est une suite de " Montagnes russes " (8), faites de hauts et de bas, qu'il faut savoir glisser , descendre et remonter sans se décourager.

Pour venir à bout de ce parcours, le chef, maître tromboniste, instrument ô combien expressif dans ses mains et sous son souffle, s'est entouré d'excellents musiciens.

Le guitariste Pierre Durand dont j'ai déjà chanté les louanges ici et , est capable de mêler dans son jeu Jazz, Blues, Funk, Pop, Folk tout en restant lui même.

Quant à la rythmique composée de Jérôme Regard (basse, contrebasse) et Julien Charlet (batterie), elle tient la barre et garde le cap sous les coups de vent du trombone et les lames de la guitare.

Bref, vous l'avez compris, subtiles lectrices, sensibles lectrices, l'album " Montagnes russes " de Daniel Zimmermann est une offrande à la vie. La preuve? Il se termine par " Believe " (11).

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Harold Mabern Trio bleuit le Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Harold Mabern Trio

Paris. Le Duc des Lombards

Vendredi 23 septembre 2016. 19h30.

Harold Mabern : piano

?: contrebasse

Joe Farnsworth : batterie

Harold Mabern est un pianiste de Blues qui comprend le Jazz. C’est ainsi qu’il se définit. Cela s’entend dès son solo introductif gorgé de Swing et de Blues comme un fruit mûr et juteux. Le trio enchaîne. Ca swingue, saperlipopette ! Il y des chinoiseries, une sorte d’évocation de l’Extrême Orient dans son jeu de piano. Quand le trio démarre, ça tourne comme une belle Américaine. Ils arrivent à un standard. Ca swingue tellement que je ne reconnais plus le thème. Quelle énergie dans ce jeu de piano ! 80 ans. Respect Monsieur Harold Mabern. Chaque musicien prend son tour de solo, classiquement. Nihil novi sub sole sed semper bonum est. Tiens, ça devient latin maintenant. Caclaque. Roulement de tambours bien sec du batteur en solo. Ca chante et ça danse avec un travail aux baguettes en finesse sur les bords de caisses. Retour au standard dont le titre m’échappe. C’était une bossa nova d’Antonio Carlos Jobim « Insensatez » (« Insensitive » in english) transformée en Blues.

« Bobby Benny Jimmy Lee Bu Food ». Un hommage à 4 musiciens de Philadelphie, ville dont est originaire Harold Mabern. Swing débordant de joie et d’amitié. L’esprit de la danse est là. C’est de la musique à écouter paraît-il mais qu’est ce que ça danse. Un vrai feu d’artifice sonore jaillit des doigts puissants d’Harold Mabern. La musique éclaire et stimule nos âmes fatiguées. Solo de contrebasse bien pulsé stimulé par des trilles de contrebasse et des cliquetis de baguettes. Le trio repart pour relancer des breaks de batterie. Joe Farnsworth est très fort pour jouer doucement une pulsation puissante aux baguettes. Pas besoin de monter le son pour se faire entendre. Beau final groupé decrescendo. C’était un Blues. « Le Blue est le choix le plus facile mais c’est aussi le plus difficile car c’est une question de feeling » (Harold Mabern). C’était un hommage aux Jazz Messengers, édition 1958 : Bobby Timmons, Benny Golson, Jimmy Merritt, Lee Morgan, Abdulah Ibn Buhaina (Art Blakey).

Le trio repart sur un tempo rapide. Solo de contrebasse vif et chantant. Au tour du batteur de faire scintiller ses cymbales aux baguettes. Puis des roulements de tambour qui chantent et qui dansent. C’était un standard « Cherokee ».

Harold remercie le public d’être venu car ils ne sont pas des superstars mais d’honnêtes musiciens qui voyagent dans le monde. Ils ne tiennent pas le public pour acquis. Harold Mabern est communicatif et chaleureux avec le public. Longue intro au piano bien charpentée. Ca ressemble à Fantasy d’Earth Wind and Fire. C’est bien cela. Superbe version en trio Jazz. Quelle patate! Une belle chanson est toujours adaptable au Jazz surtout si elle est noire américaine. Le leader, Maurice White, était batteur de jazz, du Ramsey Lewis Trio. Ici, le trio reste fidèle au thème et à son crescendo permanent. Quelle énergie vitale ils nous communiquent !

Un morceau dédié à John Coltrane qui aurait eu 90 ans le 23 septembre 2016. « My favorite things » standard dont Trane fit sa chose pour l’éternité. Belle cascade de notes. C’est rafraîchissant. Harold Mabern n’est pas Mac Coy Tyner mais il ne prétend pas l’être. Que de bonnes vibrations il nous envoie ! Il s’arrête pour un solo de contrebasse sur le thème. Solo de batterie maintenant. Comme Jean-Claude Montredon, Joe Farnsworth ne joue qu’aux baguettes. Deux batteurs de jazz qui n’usent pas des balais, c’est inquiétant. Pourvu que je ne trouve pas le 3e. Force est d’admettre que Joe Farnsworth sait faire parler et chanter ses tambours sans violence ni menace.

Un petit interlude funky et c’est fini.

Harold Mabern, le pianiste favori de Wes Montgomery, a encore plein de belles histoires à nous raconter. Profitons en de son vivant.

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Sélection de concerts de Jazz à Lyon, en Ile de France, en Charente Maritime, en Lorraine, en Auvergne et dans le Genevois pour octobre 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices sophistiquées, lecteurs raffinés, voici ma sélection ignominieusement personnelle de concerts de Jazz pour le mois d'octobre 2016.

6 festivals d'automne sur France et sur Suisse:

- en Auvergne, à Clermont-Ferrand, le festival Jazz en tête fêtera sa 29e édition du mardi 18 au samedi 22 octobre avec notamment le trio de Kenny Barron, John Scofield, le duo de pianos en noir et blanc Ray Lema&Laurent de Wilde .

- en Charente Maritime, à La Rochelle, le festival Jazz entre les deux tours aura lieu du samedi 1er au dimanche 9 octobre 2016. Programmé par Didier Lockwood (violon), s'y produiront notamment Christian Escoudé (guitare), Fabien Ruiz (claquettes) et André Cecarelli (batterie).

- dans le Genevois, sur Suisse et sur France, le 20e festival Jazz Contreband se jouera des frontières géographiques et musicales du samedi 1er au samedi 29 octobre 2016.

- en Ile de France, le 5e festival Jazz sur Seine unira les clubs de Paris, de la petite et de la grande couronne avec des concerts, des show cases et des master classes du vendredi 7 au samedi 22 octobre avec notamment le quartet " Moovies " de Médéric Collignon, les trii d'Enrico Pieranunzi et Jean-Philippe Viret.

- en Ile de France, dans le Val d'Oise, le festival Jazz au fil de l'Oise se déroulera du samedi 15 octobre au dimanche 11 décembre 2016 avec des concerts et des activités pour les chats des villes et les chats des champs et des artistes déjà célébrés sur ce blog: Francesco Bearzatti, -abutbul-music.html">Omer Avital, Airelle Besson, Bojan Z & Julien Lourau.

- en Lorraine, Nancy Jazz Pulsations rayonne de Nancy sur toute la Lorraine du mercredi 5 au samedi 15 octobre 2016.

Le concert du mois aura lieu à Lyon, Rhône, à l'Opéra, vendredi 14 octobre à 20h30:

Martial Solal (piano) en trio avec Mads Vinding (contrebasse) et Bernard Lubat (batterie) invitera sa fille Claudia Solal (chant). Une rareté à ne pas manquer.

Conférence musicale " Opposing the color line " à Paris, au Musée du quai Branly dimanche 16 octobre à 17h par Sébastien Danchin (France, journaliste musical) et Harrison Kennedy (USA, Bluesman) à l'occasion de l'exposition " The color line " consacrée aux artistes africains-américains et à la ségrégation, visible jusqu'au dimanche 15 janvier 2017. Entrée libre pour les auditeurs munis d'un billet d'entrée au musée.

Dans les clubs de Paris, ville jolie:

- Dimanche 2 octobre à 19h au Théatre du Marais la harpiste Isabelle Olivier nous emmène en voyage en solo, duo, trio et plus si affinités sur les pas du " Baron perché " d'Italo Calvino (Il Barone rampante, in italiano), roman qui émerveilla mes 15 ans, avec son spectacle " Don't worry, be harpy ".

- Mardi 4 octobre, à 20h30, au New Morning: Ray Lema. Je dois à ce pianiste, compositeur, arrangeur, congolo-français, un de mes rares souvenirs d'extase musicale. Son concert avec les Gnaoua dans la cour d'un hôtel particulier du Marais à Paris pour la fête de la Musique 1998. Inoubliable.

- Jeudi 6 octobre à 21h30 au Sunside, le trio du jeune pianiste français Dexter Goldberg. Le fils du saxophoniste Michel Goldberg se fait un prénom.

- Vendredi 7 octobre à 21h au Triton (Les Lilas, métro Mairie des Lilas): le trio Sylvain Cathala (sax) - Pierre Durand (guitare) - Franck Vaillant (batterie) invite Alois Benoît (trombone). Ames insensibles, s'abstenir.

- Vendredi 7 octobre à 21h30 au Baiser Salé: Rick Margitza " Tandem Paris NYC ". Le dernier saxophoniste de Miles Davis vit et joue à Paris. Je ne le répéterai jamais assez.

- Dimanche 9 octobre à 19h au Théatre du Marais la harpiste Isabelle Olivier nous emmène en voyage en solo, duo, trio et plus si affinités sur les pas du " Baron perché " d' Italo Calvino (Il Barone rampante, in italiano), roman qui émerveilla mes 15 ans, avec son spectacle " Don't worry, be harpy ".

- Mardi 11 octobre à 21h au Studio de l'Ermitage: André Minvielle + Journal Intime + Ti'bal Tribal. Enfants, si vous voulez prouver à vos parents qu'il est possible de faire une carrière sérieuse d'artiste tout en faisant le fou, emmenez les écouter André Minvielle.

- Mercredi 12 et jeudi 13 octobre à 19h30 et 21h30 au Duc des Lombards: Ben Wendel Group. Sous une allure d'expert comptable, se cache un Maître du saxophone actuel dont l'immense maîtrise technique ne gâche ni le propos ni l'émotion.

- Jeudi 13 octobre à 20h30 au New Morning: David Krakauer's Ancestral Groove enflammera pacifiquement la salle en mêlant joyeusement klezmer, funk et hip hop.

- Vendredi 14 octobre à 20h au Triton (Les Lilas, métro Mairie des Lilas): Jean-Philippe Viret Trio. La grâce et la classe.

- Vendredi 14 et samedi 15 octobre à 20h30 au New Morning: Biréli Lagrène trio invite Adrien Moignard. Le jazz manouche du XXIe siècle, c'est Biréli Lagrène.

- Vendredi 14 et samedi 15 octobre à 21h30 au Jazz Club Etoile: Natalia M King. Soul Power.

- Samedi 15 octobre à 21h au Triton (Les Lilas, métro Mairie des Lilas): Elise Caron " Orchestrales ". Voici une Enchanteuse dont je ne cesse de chanter les louanges, la Dame Elise Caron.

- Dimanche 16 octobre à 20h au Sunset: Duo Theo Bleckmann (voix) & Ben Monder (guitare). Phénoménal!

- Mercredi 19 octobre à 20h30 au 38 Riv: Dexter Godberg Trio " 38 nuances de femmes ", bien plus coloré que " 50 nuances de gris ".

- Mercredi 19 octobre à 21h au Sunside: Dominique di Piazza " Living Home " Project. Le seul Français à avoir été bassiste de John Mac Laughlin. Respect.

- Jeudi 20 octobre, vendredi 21 et samedi 22 octobre à 21h au Sunside: Trio Enrico ¨Pieranunzi - Diego Imbert - André Cecarelli. Classieux.

- Jeudi 20 octobre à 21h30 au Baiser Salé: Thierry Fanfant & Groove Bones. Groovy.

- Samedi 22 octobre à 21h au Sunset: trio BFG. Emmanuel Bex (orgue) Glenn Ferris (trombone) Simon Goubert (batterie). Pain, amour et fantaisie.

- Vendredi 28 octobre à 20h au Pan Piper: Orchestre Poly Rythmo de Cotonou. Le groove du Bénin va ensorceler Paris!

- Samedi 29 octobre à 20h à la Maison de la Radio: un duo de Maîtres, Martial Solal & Dave Liebman. Pour ceux qui ne peuvent y assister, le concert sera diffusé à la radio et sur la Toile dans l'émission "  Jazz sur le vif " sur France Musique.

- Lundi 31 octobre à 21h au Sunset: Becca Stevens Band. Ce blog a déjà chanté les louanges de cette créatrice et interprète sur scène et sur album.

- Lundi 31 octobre à 21h30 au Sunside: Marc Benham Quartet " Tribute to Fats Waller ". Après avoir écouté le pianiste et compositeur français Marc Benhamg>trong> seul sur target="_blank" href="http://lejarsjasejazz.over-blog.com/2014/10/marc-benham-est-passe-par-annecy.html">scène, en studio et en studio, le voici enfin démultiplié en quartet sur scène. Gloria! Hosanna! Alleluia!

La photographie de Glenn Ferris est l'oeuvre de l'Irréfutable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDEZ

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDEZ

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