Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Journée mondiale du don du sang le dimanche 14 juin 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices munificentes, lecteurs généreux, sachez que l'Organisation Mondiale de la Santé organise chaque 14 juin une journée mondiale du don du sang.

Pour la France, les chiffres sont les suivants:

- 10 000 dons par jour

- 114 malades soignés par heure

- Environ 1 000 000 de malades soignés par an.

Pour en savoir plus, voyez le site de l'Etablissement français du sang.

La prochaine journée mondiale du don du sang aura lieu le dimanche 14 juin 2015.

Il est essentiel pour la santé publique que le sang ne fasse pas l'objet d'un commerce mais soit donné pour que des hommes sauvent d'autres hommes gratuitement.

Pour ma part, j'ai donné mon sang jusqu'à bénéficier moi même d'une transfusion lors d'une opération. Depuis lors, je n'ai plus le droit de donner mon sang. Merci de donner le votre,lectrices munificentes, lecteurs généreux.

Quel rapport entre le don du sang et le Jazz?

" Blood Count " de Billy Strayhorn, l'alter ego de Duke Ellington. Se mourant d'un cancer de l'oesophage à l'Upper Manhattan Medical Group (d'où sa composition " UMMG"), il écrivit sa dernière composition " Blood Count " au rythme du goutte à goutte de sa perfusion sanguine. Il mourut sans l'entendre. Duke Ellington enregistra aussitôt avec son orchestre l'album " And his mother called him Bill " où figure " Blood Count ". C'était en 1967 et Duke Ellington n'enregistra plus jamais cette composition devenue un standard du Jazz.

Partager cet article
Repost0

Count Basie au Savoy par Alain Bosquet

Publié le par Guillaume Lagrée

Anatole Bisk dit Alain Bosquet (1919-1998).

Son roman autobiographique " Les fêtes cruelles " (1984) raconte sa vie de 1940 à 1951.

Né à Odessa, avec des ascendances juives, cet étudiant belge en philologie romane à la Sorbonne se retrouve enrôlé dans l'armée belge en France. La Belgique se rend sans qu'il ait combattu. Il s'engage alors dans l'armée française qui se rend de même. Il entre alors en relation avec les premiers réseaux gaullistes de résistance à Montpellier et envoie des Belges à Londres combattre pour la France libre. En 1942, avec ses parents, il part pour Oran puis pour New York.

A New York, il découvre le Jazz pour de vrai, comme disent les enfants.

Je cède la parole à Alain Bosquet:

" Ma logeuse a beau m'avertir des dangers que je courrai seul au milieu des Noirs, je ne saurais l'écouter. La ligne IRT du métro me dépose à la 125e Rue; je vais à pied au Savoy que je sais être le temple du jazz le plus trépidant du monde. Des grands corps souples et agiles s'étonnent de ma présence insolite, mais me laissent poursuivre ma promenade; sans doute suis je trop jeune pour quelque mauvais coup qui ne rapporterait que quelques dollars, une montre, des chaussures. Les filles sur le seuil de leur maison ont des attitudes plus aguichantes: au premier étage, je pourrais goûter à leur peau, moyennant ce que contiennent mes poches, à moins qu'un frère aîné ne subtilise mes vêtements, caleçon compris, juste avant l'acte sexuel. Suis-je raciste, à cause de l'hostilité des regards, qui traduisent à l'endroit du garçon blanc un mépris sans vergogne?

Count Basie règne en maître dans la salle.On daigne me vendre un billet d'entrée, et je me tiens coi derrière une colonne, par respect pour un spectacle en tout point religieux; je me sens rassuré en découvrant ci et là, à l'orchestre, cinq ou six hommes au visage blême comme moi. Un Noir très élégant, d'une cinquantaine d'années, s'approche: " Te sens gêné? Personne pour t'accompagner? Pour un dollar, je te protège, frère. Six pieds de haut, personne n'osera te toucher, et mes muscles sont en acier. "

J'accepte le marché. Deux clarinettes font les échassiers qui se hissent sur un baobab puis, comme emportées par leurs propres stridences, soudain retombent à la manière d'un météore dans un étang. A peine se désintègrent-elles qu'un xylophone se met à sursauter, comme un beffroi aux clochettes aiguës et virevoltantes, tandis que le piano recueille, sur chaque touche, des doigts élastiques, des pouces recroquevillés, une paume prompte à la caresse, des gouttes de sueur tombées d'un front en plein affolement. Balayé d'un auriculaire, le clavier frissonne et se fait miaulant, ce que ne saurait admettre le violon, dont le métier est précisément d'imiter les chats les plus irascibles. Les trombones geignards parlent de droits et de devoirs; il ne faut pas se dévêtir de son squelette à chaque syncope, mais proclamer l'orgueil du peuple noir à pleurer son destin, non point pour l'améliorer: pour soulager une âme trop lourde, trop belle, trop invisible. Les tambours annoncent, c'est fatal, l'heure de la naissance qui coïncide avec celle de la mort et de la résurrection; la musique de jazz est affaire d'exécution fatale ou d'accouchement. Le saxophone se love en lui même, exhibe une gueule de python ou de boa constrictor, se glisse sous l'épiderme d'un autre instrument, en ressort, perd une écaille, siffle et regrette, en une longue lamentation, de ne pouvoir injecter son poison à ses ennemis, le basson et le hautbois.

(...)

Après cette cérémonie, j'aspire à un jazz plus intime et, en quelque sorte, moins physique: je préfère, dans mon ignorance, les variations d'un Duke Ellington aux déchirements impudiques d'un Louis Armstrong ou d'un Cab Calloway. Ce soir, Pee Wee Russell, accompagné de quelques musiciens obscurs, organise un jam session, chez Jimmy Ryan's, à la 52e rue. Bien avant l'improvisation collective, tous les tabourets du bar, face aux bouteilles de scotch, de rhum et de gin, sont occupés. Je me faufile entre deux spectateurs qui debout, ont posé devant eux leur menue monnaie, afin de prouver au barman qu'ils ont de quoi régler leur boisson. Une flûte se promène dans la semi-obscurité comme pour se donner une fraîcheur champêtre, en évoquant des sous-bois, des sylphes, des nains gambadeurs. L'élégie se prolonge par l'intervention du saxhorn alto: gare aux chasseurs qui approchent et aux policiers qui traquent dans les blés les fuyards d'un bagne impitoyable! Le principe de l'improvisation comporte celui de la cacophonie délibérée; aussi, après les sons idylliques, convient-il d'en émettre qui soient plus taquins, plus âpres, plus irritants. Une mailloche effleure une caisse claire et lui soutire une sorte de plainte canine, tandis qu'une timbale répond à un banjo, le flageolet, mutin et pervers, se moquant de leurs accords imprévus. La guitare électrique, en son luxe vert et mauve, balaie ce peuple d'instruments qu'elle juge vétustes et, pareille à un orgue, soumet les notes à un naufrage bruyant. Mon voisin avale le reste de son verre, inspecte le mien et, ses yeux d'Irlandais ou de Suédois sur une bouteille de whisky vieille de 16 ans, proclame:

- Ces nègres! C'est de notre faute: nous les avons importés d'Afrique. Nous voilà tous réunis pour le meilleur et pour le pire. Tu reprends le même?

-Merci, monsieur.

- Le nom, c'est Jack.

- Merci, Jack.

- On ne dit pas merci, on boit! Tu viens d'où?

- La Belgique?

- Quelle partie de la France ce coin là? L'Europe, ici, on confond.

- Au sud des Pays-Bas, monsieur.

- Jamais entendu parler. Tu t'appelles?

- Anatole.

- Anatole, content de te connaître. Tu veux autre chose?

- Merci, ça va.

- J'en suis au quatrième, alors!

Des applaudissements éclatent: Fats Waller, ventre en avant, doigts boudinés, cou immense, mâchoires herculéennes, s'empare du piano comme d'un sac de pommes de terre, le soulève, le cale contre une jambe et se met à marteler une pédale de l'autre. Comme au Savoy, l'assistance, à peine plus retenue, se met à tanguer, qui sur une chaise, qui entre deux lampes tamisées; hommes et femmes se dévisagent, l'alcool de la musique leur permettant, comme le porto et le gin, d'échanger des soupirs rauques ou des serments torrides, sans que personne ne songe à la discutable sincérité des propos. Des mains disparaissent sous les nappes et d'autres, crispées, se tendent vers des corsages gonflés à se rompre. Jack murmure:

- Le jazz, c'est un préservatif: fait pour l'amour et empêchant le vrai. Marié?

- Non, non. "

Pour écrire dans un journal gaulliste à New York, Anatole Bisk devint Alain Bosquet. Il fut ensuite officier de renseignement de l'armée américaine, détermina les objectifs des bombardements en Normandie pour le D Day, suivit l'avancée de l'US Army jusqu'en Allemagne, fut un des premiers témoins du camp de Buchenwald, devint interprète officiel en français, anglais, allemand, russe de l'armée américaine,trafiqua joyeusement dans l'Allemagne occupée, forniqua tout aussi joyeusement avec les Allemandes et laissa tout tomber en 1951 pour revenir à Paris comme écrivain et critique littéraire. Bref, de 21 à 32 ans, il vécut plusieurs vies, échappant à la mort par insouciance.

That's all, folks!

Partager cet article
Repost0

Leila Olivesi Quintet Utopia au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Utopia

Leila Olivesi Quintet

Paris, Le Duc des Lombards

Vendredi 8 mai 2015, 21h30

Leila Olivesi: piano, compositions, direction

Yoni Zelnik: contrebasse

Donald Kontomanou: batterie

Manu Codjia: guitare électrique

Alex Terrier: saxophone alto

Me voici au 2e concert de lancement de l'album Utopia de Leila Olivesi. Heureusement, je ne suis pas le seul à en profiter. La salle est comble. L'originalité, la personnalité et la beauté peuvent donc payer. C'est rassurant.

L'album est inspiré par l'univers de Cyrano de Bergerac, auteur français cosmicomique, homosexuel et libertin du XVII° siècle. Il piquait aussi bien de la plume que de l'épée car il était mousquetaire et redoutable bretteur. En garde donc pour " Le monde de Cyrano ".

Cette version est plus nerveuse que celle de l'album. Leila Olivesi dirige l'ensemble de main de maîtresse. Je sens mieux la pulsation que sur l'album. Par contre, du fond de la salle, il me semble que Manu Codjia joue mais je ne l'entends pas.

" Paris Genova " dédié à un Gênois de Paris, ami de Leila Olivesi, Rocco. Je n'ai pas vu ses frères au concert. Gênes, la ville d'origine du Bleu de Gênes (d'où les Blue Jeans, autre symbole de l'Amérique avec le Jazz). Une ballade. La guitare se fait enfin entendre et ajoute du piquant à la sauce. Leila chantonne.

Intro aux tambours. Le tempo s'étire en souplesse sous les mains du batteur. Le groupe enchaîne poussé par le batteur. Solo tranchant comme sait le faire Manu Codjia. Ce guitariste a un son qui lui est propre. C'est la marque des Grands.

" Symphonic circle ". Au public d'imaginer l'orchestre à cordes. C'est vrai que ce morceau manifeste un sens de l'espace propre aux orchestres symphoniques. Ca marche. C'est mon morceau préféré depuis le début du concert. Légère séance d'hypnose entre piano et saxo. Envoûtant. La rythmique pulse doucement mais fermement. Alex Terrier me semble plus intéressant que David Binney le saxophoniste de l'album. J'aime débiner David Binney. Désolé.

" Sunland " chanson racontant un voyage imaginaire sur le soleil, comme l'écrivit Cyrano de Bergerac, l'individu, pas le héros d'Edmond Rostand. Leila Olivesi chante avec une voix aérienne, mystérieuse, portée par la rythmique et ponctuée par la guitare.

Le public est un peu décevant mais les musiciens ont envie de jouer.

Nous avons donc droit à un

RAPPEL

Un morceau qui n'est pas extrait de l'album Utopia. " View from Moscow " du guitariste américain Kurt Rosenwikel qui jouait jeudi 7 mai au Duc des Lombards. Etonnant, non? S'agissant d'une composition de guitariste, le guitariste a droit à un beau solo. Manu Codjia ne joue pas les guitar heroes. Il raconte une histoire. Devant moi, Franck Amsallem, pianiste, savoure. Alex Terrier enchaîne avec un solo serpentin de saxophone. A part le contrebassiste qui tient la baraque, chaque musicien prend son solo. Final impeccable.

Le quintet Utopia de Leila Olivesi sera en concert le dimanche 24 mai 2015 de 15h à 16h30, à Paris, place Saint Germain, dans le cadre d'un programme " Jazz au féminin " du festival Jazz à Saint Germain des Prés. Concert gratuit.

Lors de ce concert, j'ai aussi appris que le Bal Nègre, haut lieu des musiques noires américaines et antillaises du Paris de l'entre-deux-guerres, va bientôt ressusciter dans le même lieu, au 33 rue Blomet, 75015 Paris, France. Ceci est une autre histoire que je vous raconterai bientôt, lecteurs distinguées, lecteurs raffinés.

Partager cet article
Repost0

Festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés à Paris (75) du 21 mai au 1er juin 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés

Paris, Ile de France, France

du jeudi 21 mai au lundi 1er juin 2015

Lectrices germanopratines, lecteurs parisiens, retrouvez vous au festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés, du jeudi 21 mai au lundi 1er juin 2015.

Le programme est si riche qu'il faut choisir.

Pour ma part, sauf cas de force majeure, je serai le mercredi 27 mai 2015 à 21h au Réfectoire des Cordeliers, 15 rue de l'Ecole de Médecine, 75006 Paris, France (métro Odéon) pour le duo de la fée Airelle Besson (trompette) et de l'oiseau Nelson Veras (guitare).

Nelson Veras sait tellement bien parler aux femmes qu'il utilise des cordes de nylon sur sa guitare.

Airelle Besson sait tellement bien parler aux hommes qu'elle joue de la trompette, instrument viril par tradition (les trompettes de Jéricho et de tous les corps d'armée jusqu'à la Garde Républicaine pour la France de 2015).

Bref un duo indispensable.

Partager cet article
Repost0

3e festival Violons et Chants du monde à Calais (62) du 21 au 24 mai 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Violons et Chants du Monde

Calais, Pas de Calais, Nord Pas de Calais, France

Du jeudi 21 au dimanche 24 mai 2015

Lectrices violonistes, lecteurs chanteurs, retrouvez vous sur la Côte d'Opale, dans Calais et son aggiomération, pour le festival Violons et Chants du monde, du jeudi 21 au dimanche 24 mai 2015.

Le festival est parrainé et animé par un célèbre dentellier de Calais, le violoniste Didier Lockwood.

Outre les concerts, un concours international de violon Jazz dédié à Stéphane Grapelli y est organisé les 21 et 22 mai.

N'oublions jamais qu'une des gloires artistiques de la France est d'avoir donné au monde une école Jazz du violon avec Stéphane Grapelli, Michel Warlop, André Hodeir, Jean-Luc Ponty, Didier Lockwood, Dominique Pifarély et dont la relève est assurée aujourd'hui avec Scott Tixier et Fiona Monbet.

Partager cet article
Repost0

33e festival de Jazz aux Cropettes, à Genève, du 24 au 28 juin 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices curieuses, lecteurs fureteurs, retrouvez vous en Suisse, à Genève, au Parc des Cropettes, du mercredi 24 au dimanche 28 juin 2015 pour le 33e festival de Jazz aux Cropettes organisé par l'AMR.

27 concerts offerts sont au programme.

Mercredi 24 juin dès 18h30.

Jeudi 25 juin dès 17h30.

Vendredi 26 juin dès 17h30.

Samedi 27 juin dès 17h30.

Dimanche 28 juin dès 17h.

Ne connaissant aucun des groupes programmés, je n'en conseille ni déconseille aucun. A vous de les découvrir sur pièces et sur place, comme disent les comptables, lectrices curieuses, lecteurs fureteurs.

La photographie du festival de Jazz aux Cropettes est l'oeuvre du Souverain Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Jazz aux Cropettes par Juan Carlos HERNANDEZ

Jazz aux Cropettes par Juan Carlos HERNANDEZ

Jazz aux Cropettes par Juan Carlos HERNANDEZ

Partager cet article
Repost0

Le Jazz, 1er genre des festivals de musiques actuelles en France

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Hot, lecteurs Swing, sachez que le Jazz est le premier genre représenté dans les festivals de musiques actuelles en France.

En effet, les 1615 festivals de musiques actuelles qui ont eu lieu en France en 2014 se répartissent de la manière suivante:

- 115 pour la chanson soit 7%

- 283 pour les musiques actuelles soit 18%

- 284 pour les musiques traditionnelles et du monde soit 18%

- 464 pour les musiques amplifiées et électroniques soit 29%

- 469 pour le Jazz, le Blues et les musiques improvisées soit 29%

Pour le Jazz et les musiques improvisées, 3 régions concentrent le plus grand nombre de festivals:

1) l'Ile de France

2) Rhône-Alpes

3) Provence-Alpes-Côte d'Azur

Bref, l'amateur de Jazz doit suivre la ligne ferroviaire du Paris - Lyon - Méditerranée ou la Nationale 7 que chantait Charles Trénet pour passer de bonnes vacances estivales car les festivals de Jazz ont souvent lieu durant la saison touristique.

Les festivals sont essentiels à l'économie du Jazz et des musiques improvisées car ils représentent 42% des fréquentations payantes et 44% des recettes de billeterie.

Pour autant, des festivals continuent de disparaître.

Pour plus d'informations, voyez l'enquête commune sur les festivals de musique en France par la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique, le Centre national de la chanson des variétés et du Jazz et le Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles.

Partager cet article
Repost0

La plantation Whitney, 1er musée de l'esclavage aux Etats Unis d'Amérique

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices avisées, lecteurs avertis, sachez qu'il existe désormais aux Etats-Unis d'Amérique, en Louisiane, une plantation qui ne raconte pas le bon vieux Sud du point de vue des esclavagistes mais du point de vue des esclaves, la plantation Whitney.

Elle est le fruit de la volonté d'un multimillionnaire américain, John Cummings, descendant d'ouvriers agricoles irlandais, qui a reconstitué la vie d'une plantation en suivant les conseils d'un historien sénégalais, Ibrahima Seck, donc d'un homme qui, 150 ans auparavant, n'aurait pu être qu'esclave sur cette plantation.

Pour en savoir plus, lisez, en anglais, l'article du New York Times, sur le 1er musée de l'esclavage aux Etats-Unis d'Amérique, dans la plantation Whitney, en Louisiane.

Une traduction française de l'article du New York Times se trouve sur Courrier International. Rien à ajouter.

Partager cet article
Repost0

1000e article de ce blog: Journée internationale du Jazz le 30 avril 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices inépuisables, lecteurs infatigables, l'article que vous lisez est le 1000e depuis la création de ce blog le 4 juillet 2009, jour de la fête nationale des Etats-Unis d'Amérique, Etat où naquit le Jazz.

A ce jour, 78 371 visiteurs uniques sont passés sur ce blog, lisant 133 927 pages uniques, soit 1,7 pages vues par visiteur. 35 fidèles abonnés reçoivent la notification de chaque nouvelle publication sur ce blog. L'abonnement est gratuit. Avis aux amateurs. Il existe certes des annonces de réclame sur ce blog mais rien ne vous oblige à les lire. Enfin, sur 1000 articles, seuls 2 ont fait l'objet de commentaires négatifs et anonymes. Je n'y ai pas répondu.

Merci pour votre fidélité, lectrices inépuisables, lecteurs infatigables.

Pour fêter cela, j'ai l'honneur de vous annoncer la Journée Internationale du Jazz, qui a lieu chaque 30 avril, créée par l'Organisation des Nations Unies en 2011 pour célébrer le Jazz, vecteur de liberté d'expression, symbole de liberté et de paix, organisée le jeudi 30 avril 2015 sur toute la Terre. Ce n'est pas un hasard si Eddie Rosner fut pourchassé par Hitler et par Staline. Juif, Allemand d'origine polonaise et trompettiste de Jazz. Son existence même constituait un défi pour ces dictateurs.

Le jeudi 30 avril 2015, vous pourrez jouer et écouter du Jazz partout dans le monde mais c'est à Paris, en France, que se trouve le siège de l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture). C'est donc à Paris, au palais de l'UNESCO, le jeudi 30 avril 2015 à 19h, que se tiendra un concert spécial d'un All Stars Band composé de:

John Beasley (direction musicale et piano), Herbie Hancock, Antonio Farao et A Bu (pianos)

Till Brönner, Ibrahim Masekela et Claudio Roditi (trompettes)

Dee Dee Bridgewater, Al Jarreau, Rudy Perez, Diane Reeves (chant)

Igor Butman, Ravi Coltrane, Femi Kuti, Guillaume Perret et Wayne Shorter (saxophones)

James Benus, Marcus Miller et Ben Williams (basses)

Lee Ritenour (guitare)

Terri Lyne Carrington (batterie)

Mino Cinelu (percussions)

Grégoire Maret (harmonica)

Daher Youssef (oud)

La photographie d'Herbie Hancock est l'oeuvre du Précis Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Herbie Hancock par Juan Carlos Hernandez

Herbie Hancock par Juan Carlos Hernandez

Partager cet article
Repost0

Disquaire Day le samedi 18 avril 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices discophiles, lecteurs discoboles, retrouvez vous le samedi 18 avril 2015 pour le Disquaire Day si vous vous trouvez en France, en Belgique, au Luxembourg ou en Suisse.

Pour le reste du monde, voyez les événements du Record Store Day toujours le samedi 18 avril 2015.

Un disquaire est comme un libraire. Il est là pour vous faire découvrir des trésors dont vous ignoriez l'existence.

Pour ma part, quand la discothèque paternelle ne m'a plus suffi, j'ai découvert le Jazz avec le vendeur spécialisé de Rennes Musique à Rennes, Ille et Vilaine, Bretagne, France puis complété mon éducation avec Jazz House à Genève, en Suisse. Ces deux boutiques ont aujourd'hui disparu. Il reste des disquaires prêts à vous faire découvrir leurs goûts et leurs dégoûts (" Je suis très sûr de mes dégoûts " disait Oscar Wilde) le samedi 18 avril 2015 avec des concerts, des objets cultes, des éditions limitées.

Pour fêter cela, cet article est illustré par un extrait d'un V (comme Victory ) Disc enregistré par Count Basie et son orchestre pour soutenir le moral de l'US Army (la musique qu'écoutaient les soldats qui libérèrent mes grands-pères en Allemagne) et par un album rare qui m'est cher, " Moshi too " de Barney Wilen et Caroline de Bendern.

Partager cet article
Repost0