Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rêve d'Afrique: Donald Byrd " Ethiopian Knights "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Donald Byrd

" Ethiopian Knights "

Blue Note. 1971

 

Lectrices panafricaines, lecteurs africanistes, je vous ai déjà chanté les louanges de Barney Wilen et d'Art Blakey partis à la recherche des racines du Jazz en Afrique de l'Ouest.

Partons maintenant pour l'Afrique de l'Est et l'an 1971, cher à mon coeur et à celui de  Juan Carlos HERNANDEZ, photographe exclusif de ce blog.

Donald Toussaint l'Ouverture Byrd, trompettiste né en 1932, est devenu docteur en ethnomusicologie en 1966. Pour poursuivre ses études sur le terrain, il partit rendre visite au berceau de l'humanité, l'Ethiopie alors dirigée par le Roi des Rois, le Negus Hailé Sélassié que Bob Marley et les rastas n'avaient pas encore rendu mondialement célèbre (pour ceux qui ne connaissent pas cet étrange personnage, je recommande vivement la lecture de " Le Negus " par Richard Kapucinszki.

De retour aux Etats Unis, Donald Byrd, célèbre pour son Hard Bop qui n'a jamais dérivé vers le Free Jazz, se lance dans un Funk à la fois orgiaque et cérébral avec un groupe au son épais et chaud comme de la lave en fusion.3 guitares, un orgue, un piano, une basse électrique, une batterie, Harold Land au sax ténor, Thurman Green au trombone, Bobby Hutcherson au vibraphone.

3 morceaux pour 40mn d'une musique qui balance terrible, mêlant le son de la rue new yorkaise à celui des hauts plateaux éthiopiens, une fusion électrique, organique lancant une série d'albums qui firent de Donald Byrd un acteur majeur de la musique populaire noire des années 70 et un des artistes les plus samplés à partir des années 90. " The Emperor ", " Jamie " et " Little rasti " tous composés par Donald Byrd s'enchaînent implacablement rivant l'auditeur à la piste de danse ou à son fauteuil, selon qu'il a envie de danser ou d'écouter. 

Si vous savez slammer, vous pouvez lire aussi à haute voix le poème contenu dans le livret de l'album au rythme de cette musique tribale et tripale. Lancez cette musique en soirée. Croyez moi, ça le fait.

Je vous laisse en compagnie du petit rasta (Little Rasti). 17'35 de groove surpuissant. Oh Yes!

 

 



Partager cet article

Repost 0

Lenny Popkin " Time Set "

Publié le par Guillaume Lagrée

Lenny Popkin

" Time Set "

Paris Jazz Corner. 2012.

 

Lenny Popkin: saxophone ténor

Gilles Naturel: contrebasse (5-10)

Carol Tristano: batterie (5-10)

Lectrices attentionnées, lecteurs attentifs, je vais vous parler maintenant d'un musicien au talent notoirement méconnu, Lenny Popkin. La preuve, cet album ne figure pas sur deezer d'où l'absence de lien musical pour l'illustrer.

J'ai fréquenté le magasin Paris Jazz Corner pendant des années en raison de son choix hallucinant de disques d'occasion. L'immense avantage d'un disquaire ou d'un libraire réel par rapport au virtuel, c'est que vous y trouvez ce que vous ne cherchez, n'imaginez même pas qu'un être humain nommé vendeur a pris le temps de vous conseiller, de vous faire découvrir. Paris Jazz Corner réédite aussi des pépites discographiques devenues introuvables sur le marché comme ces enregistrements de Lenny Popkin effectués entre 1971 et 2006.

Lenny Popkin aime tellement Lennie Tristano qu'il porte le même prénom, a étudié sous sa direction, joué avec lui, épousé sa fille Carol avec qui il joue. Pour autant, comme Lee Konitz, tristanien plus célèbre, Lenny Popkin ne se résume pas à son influence majeure. Il se reconnaît au son de son instrument, fondé sur le registre haut ce qui le différencie aisément de la foule d'épigones de John Coltrane qui occupe la majeure partie des places au saxophone ténor depuis 45 ans.

Les quatre premiers morceaux de cet album ont été enregistrés en 1971, année chère à mon coeur et à celui du photographe exclusif de ce blog, l'Eminent Juan Carlos HERNANDEZ. Lenny Popkin joue seul, utilisant une technique dont Lennie Tristano était le maître, le rerecording permettant de faire entendre en même temps plusieurs jeux du même instrument par le même musicien (écoutez par exemple le " Requiem " de Lennie Tristano pour Charlie Parker). Lenny Popkin laisse courir son imagination sur deux morceaux de JS Bach (une Fugue en n°1 et un Prélude en n°3), en n°2 un Gloria tiré d'une Messe de Johannes Ockeghem, compositeur flamand du XV° siècle (la version de Lenny Popkin est d'une beauté à pleurer) et une improvisation personnelle " Circular Logic " dont le titre résume à lui seul son style, progresser par des cercles d'une logique qui lui appartient, vous emmènent toujours plus loin pour mieux se retrouver.

Ensuite viennent 6 morceaux enregistrés entre Paris et New York de 2000 à 2006 avec ce trio toujours actif en 2012, Lenny Popkin au sax ténor, Carol Tristano  à la batterie, Gilles Naturel à la contrebasse. Le dialogue musical entre le mari et l'épouse devrait servir de modèle aux conseillers  matrimoniaux tant il est riche, varié, subtil, précis. Gilles Naturel s'y glisse avec discrétion, élégance, fermeté et naturel bien sûr. Ici, toutes les compositions sont de Lenny Popkin mais comme pour Lee Konitz, elles viennent souvent de relectures de standards comme le titre album " Time Set " (n°8) basé sur " Cherokee " lui même déjà repris par Charlie Parker sous le titre de " Koko " (les musicologues raffinés liront avec profit sur la transformation de " Cherokee " en " Koko " par Charlie Parker, " Du Be Bop au Free Jazz " de Jacques Aboucaya, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2001).

Cette musique nécessite une écoute attentive car elle proscrit la démonstration, l'étalage, la brutalité au profit de variations subtiles, de changements imperceptibles, de superpositions, d'interversions, d'infinies délicatesses. Bref, pour parler hip, c'est du Jazz Cool mais pas Smooth.


Puisque je ne dispose pas d'extrait audio ou video de l'album " Time Set " qui pourtant mérite de figurer dans les discothèques des auditeurs les plus raffinés et des auditrices les plus exigeantes, voici le trio de Lenny Popkin en concert à Linz, Autriche en 2011.  Ecoutez les jouer avec un standard " What is this thing called love ". Bonne dégustation.    

 

 

 


 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Maxime Fougères Trio " Guitar Reflections "

Publié le par Guillaume Lagrée

Maxime Fougères Trio 

" Guitar Reflections "

Gaya Music Production/Abeille

Sortie le jeudi 25 octobre 2012

Concert de présentation à Paris, à l'Improviste le jeudi 22 novembre 2012.


Maxime Fougères: guitare

Yoni Zelnik: contrebasse

Antoine Paganotti: batterie

Julien Pontvianne: saxophone ténor sur " Azure " (n°4) et " Passion flowers " (n°6).


Honorables lectrices, estimables lecteurs, soyons précis. Sur 11 morceaux du premier album du guitariste Maxime Fougères, 10 sont composés par Edward Kennedy " Duke " Ellington, un " Passion Flowers " (n°6) par son alter ego Billy Strayhorn. De plus, les ellingtoniens distingués auront remarqué que " Guitar reflections " est un clin d'oeil évident au premier album du Duke sans son orchestre " Piano reflections ". Pour autant, chez Maxime Fougères, il n'y a ni orchestre ni piano. Comment diable ce jeune homme ose t-il jouer la musique du plus grand compositeur et chef d'orchestre du Jazz, un des ses plus grands pianistes sans piano ni orchestre? Il ose et il parvient à ses fins.

C'est-à-dire que tout en préservant le raffinement et la sensualité des compositions du Duke, il en fait son oeuvre. D'abord, parce qu'il connaît parfaitement cette musique. La preuve, il ne joue pas les morceaux les plus connus. Ni Solitude, ni Poupée de satin, ni Dame Sophistiquée, ni Mariée tatouée, ni Caravane ne rodent sur cet album. Ensuite parce que ce trio swingue superbement et que cela ne veut rien dire si ça ne swingue pas. Enfin, parce que cela sonne à la fois avec l'évidence d'un classique et la fraîcheur d'un moderne. J'ignore ce que Boris Vian, fou de Duke Ellington au point de le citer dans ses romans, en aurait pensé mais Claude Carrière, le plus fin connaisseur du Duke en France apprécie. Moi aussi.

Cet album est un pur régal de la première à la dernière note, à écouter au calme pour aérer et stimuler l'esprit. Ca respire, ça balance, ça vibre. Bref, c'est du Jazz de grande qualité, fondé sur la tradition mais sans copier ni singer comme le fait Wynton Marsalis. Profitons en joyeusement!

En attendant de déguster ce trio en concert, voici ce qu'il donne en studio. Partons en voyage pour " Montevideo ".

Partager cet article

Repost 0

Eric Le Lann Trio au Duc des Lombards: " Hommage à Chet Baker "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 

Eric Le Lann Trio  

 

Hommage à Chet Baker

Paris. Le Duc des Lombards

Mercredi 3 octobre 2012. 22h.

 

Eric Le Lann : trompette

Gildas Boclé : contrebasse

Nelson Veras : guitare

 

Je n’ai pas écouté ce trio sur scène depuis mars 2012. Dès l’attaque d’Eric, je retrouve la thématique, le feeling, la magie et l’équilibre. Ni piano ni batterie. La musique respire. Chacun distille l’essence d’une musique enivrante. La douceur de la guitare aux cordes de nylon (rien à voir avec « La fille aux bas nylon » de Julien Clerc), la chaleur de la contrebasse et ce son de trompette qui me gratte l’âme. L’aisance de Nelson Veras en solo est toujours sidérante. Tout paraît si simple et pourtant, en y prêtant attention, quelle maîtrise, quel raffinement ! « Night Bird » (Enrico Pieranunzi). C’est le schéma classique du Jazz : thème, soli, thème. Avec des solistes de ce calibre, ça n’a pas des airs de déjà entendu. Certes aucun des musiciens ne chante mais qu’est ce que ça chante !

 

Un morceau plus rapide. Le titre m’échappe. La mélodie est caressée, sculptée de mains de maîtres. C’est ce mélange entre la douceur, la chaleur des cordes et l’écorchure, la griffure du cuivre qui rend ce trio irrésistible à mon goût. Nelson, en solo, semble jouer au ralenti sauf que ça va très vite, glissant sans effort apparent. Bref, la classe. Plus personne n’applaudit pendant les morceaux. Chut, on écoute… Beau solo vibrant à l’archet de Gildas Boclé.

 

Une ballade lancée par Eric. Ca touche droit au cœur tout de suite. Nelson et Gildas distillent les notes derrière. La voix de Chet sonne indistincte dans ma mémoire. Si elle était distincte, je retrouverais le titre du morceau. Une douce langueur, une mélancolie agréable nous envahit. C’est de la musique à écouter allongé. Le temps semble s’être arrêté pour écouter la musique. Après le chorus d’Eric, nous sommes obligés d’applaudir. Nelson prend la main, tranquille et superbe. Gildas lui fournit le support pour s’élever et nous avec lui. Eric va cherche toujours plus loin dans nos âmes. « Les gens aujourd’hui aiment avoir la tête fracassée par des batteries rock. C’est pour cela que je crains que le Jazz soit bientôt un art perdu » (Chet Baker). Heureusement, il avait tort. La preuve, ce concert ce soir devant un public nombreux et attentif. Des Whaouah d’admiration soulignent les applaudissements.

 

« The more I see You», standard de Jazz repris par la Pop. Une jolie chansonnette d’amour jouée avec le feeling qu’il faut. C’est plus joyeux, moins dense que le titre précédent. Les mains de Nelson volent comme des papillons sur la guitare donnant des notes légères, gracieuses, colorées. Gildas Boclé affectionne les soli à l’archet. Il faut dire qu’il les joue si bien.

 

« My one and only love ». Ballade moelleuse à souhait. Le trio d’Eric Le Lann joue moelleux, jamais mièvre ou doucereux. Ne pas confondre.

 

Eric se tient à l’écart. Dialogue à cordes et sans cri entre la guitare et la contrebasse. Celles de la guitare tintent joyeusement alors que celles de la contrebasse résonnent en bondissant. Ce duo est une nouveauté par rapport aux deux précédents concerts auxquels j’ai assisté. Il est vrai que ce trio date de 2012 alors que le duo Gildas Boclé/Nelson Veras a des années d’existence. Une dame pose sa tête sur l’épaule de son gentil mari pour mieux écouter. Cette musique y est propice. C’est un bon massage cérébral.

 

Eric remonte sur scène. Intro funky de la contrebasse. « Love for sale ». Ca swingue tout en finesse. Dieux, que c’est bon ! Soudain, l’Arsène frappe. Violent, brutal, strident. Les musiciens s’arrêtent. La magie aussi.

 

Le temps de se remettre de leurs émotions, ils reprennent avec un autre morceau. Duo trompette/contrebasse. Je ne reconnais pas l’air. Ca joue souple, tranquille, avec ce grain d’inquiétude que sème la trompette d’Eric Le Lann. Nelson se repose et écoute comme nous.

 

« Milestones » (Miles Davis). Retour au trio. Sans piano, ni batterie, ils relèvent une gageure. Ca swingue, nom d’un petit bonhomme.

 

C’est le troisième concert de ce trio auquel j’assiste cette année et je me régale toujours autant. Un album sera bientôt enregistré chez Bee Jazz. Affaire à suivre.

 

Voici le trio d'Eric Le Lann en concert à Paris au Caveau des Légendes en février ou en mars 2012 jouant " Milestones " de Miles Davis. Profitez en, lectrices sélectives, lecteurs exigeants. Film réalisé par Gildas Boclé.

 

 


 

 

Partager cet article

Repost 0

Herbie Hancock en solo salle Pleyel le 31 octobre 2012

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Herbie Hancock

La photographie d'Herbie Hancock est l'oeuvre du Virtuose Juan Carlos HERNANDEZ.Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Lectrices vertueuses, lecteurs virtuoses, réservez votre soirée du mercredi 31 octobre 2012 pour être à Paris, salle Pleyel, à écouter  Herbie Hancock seul sur scène à partir de 20h. Certes le prix des places (85 ou 60 euros) est plus élevé que la moyenne des concerts de Jazz mais il s'agit d'un des musiciens les plus influents de ces cinquante dernières années, dépassant largement le cadre du Jazz, et de la salle Pleyel. De plus, un concert en solo d'Herbie Hancock est un événement rare tant cet homme aime être (bien) entouré. Bref, il vous reste un peu plus d'un mois pour réduire d'autres dépenses afin de vous offrir ce plaisir.

 

A titre personnel, pour le piano solo, je place Martial Solal bien au dessus d'Herbie Hancock mais cela n'engage que moi.

 

Herbie Hancock est à la fois un immense pianiste et compositeur et un ingénieur électronicien. C'est pourquoi, en plus de son piano, il sera entouré de toute une pianoplie électronique avec synthétiseurs, Vocoder, ipad. Toutefois, la salle Pleyel, avec ses deux balcons, ne lui permettra pas de déployer tous ses effets. Pour savoir ce que ça va donner, il faudra y être.

 

Si vous ne pouvez être au concert parisien, sachez qu'Herbie Hancock sera aussi en concert solo à Tourcoing (Nord, Nord Pas de Calais, France) le jeudi 25 octobre 2012 et à Clermont-Ferrand (Puy de Dôme, Auvergne, France) le samedi 27 octobre 2012.

 

Partager cet article

Repost 0

Festival Jazz Danse Orne du 17 au 27 octobre 2012 dans l'Orne en Normandie

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Lectrices vives, lecteurs souples, pour ne pas oublier que le Jazz est à l'origine une musique de danse, allez prendre le bon air de la campagne en Basse Normandie, dans l'Orne, pour le festival Jazz Orne Danse (pour les lectrices distraites et les lecteurs inattentifs, je signale le lien subtil entre le français Orne et l'anglais Horn d'où Jazz Orne évidemment) du mercredi 17 au samedi 27 octobre 2012. Au menu, dans diverses villes de l'Orne, des compagnies inconnues et d'autres fameuses comme les Ballets Jazz de Montréal (Québec, Canada) qui fêtent leurs 40 ans, la compagnie parisienne Arthur Plasschaert qui fête ses 50 ans, le Ballet Jazz Art qui fête ses 30 ans. Il y aura des spectacles pour le grand public et d'autres pour un public esthète, raffiné et ultra sélectif. A vous de choisir selon votre bon plaisir.

Pour vous donner une idée des spectacles qui vous attendent, voici les Ballets Jazz de Montréal répétant " Harry " de Barak Marshall.

Partager cet article

Repost 0

Les remerciements du théâtre de Bielefeld (Allemagne)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices germanistes, lecteurs germanophiles, je vous avoue que je ne parle pas un mot d'allemand. Toutefois, un mien ami, Monsieur L, germaniste et germanophone, de passage à Bielefeld, Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, Allemagne, a recommandé mes talents à un sien ami, le Citoyen Jon Philipp von Linden, conseiller dramatique du théâtre de Bielefled qui devait présenter un concert de l'orchestre philarmonique de Bielefled où une partie du programme était dédiée à des compositeurs de Jazz (Sonny Rollins, Miles Davis, Duke Ellington, Jerome Kern, Charlie Shavers, Juan Tizol). Jon est un fin connaisseur de la musique dite classique, pas du jazz. Il ne savait comment présenter ce programme avec des informations pertinentes. Il s'en est ouvert à Monsieur L qui l'a orienté vers moi. J'ai derechef répondu au Citoyen von Linden qui s'en est servi pour alimenter son propos introductif au concert le lundi 17 septembre 2012 au Théâtre de Bielefeld. Voici ses remerciements qu'il souhaite voir publiés sur ce blog. Les voici écrits en français par Jon Philipp von Linden:

 

Comme conseiller dramatique au théâtre de Bielefeld, je suis, entre autres, responsable pour des introductions de concerts, parfois aussi pour la présentation des concerts, comme par exemple lundi dernier, 17 septembre 2012. Ce jour-là, les membres de notre orchestre philharmonique jouaient un programme Swing-Jazz avec des standards de Duke Ellington, Miles Davis, Charles Shavers, Sonny Rollins, Juan Tizol et John Coltrane. Pour préparer ma présentation et l’introduction, qui devait évidement mettre l’accent sur d’autres aspects, j’ai recherché quelques informations sur l’internet, mais on n'y trouve souvent que de la connaissance générale.

Par le biais d’un ami commun, j’ai rencontré Guillaume Lagrée qui m’a envoyé dans les plus brefs délais des citations, des anecdotes et des commentaires magnifiques sur les pièces et leurs compositeurs. Ainsi, la présentation et le concert ont tourné en une chose exceptionelle. Merci beaucoup à Guillaume Lagrée !


Jón Philipp von Linden

 

Merci beaucoup à Jon pour sa confiance. C'est la première fois que mes propos servent à introduire un concert.  Que ce soit sur une scène allemande dédiée au classique est un grand honneur. Ce soir là, l'orchestre philarmonique de Bielefled a notamment joué " Impressions " de John Coltrane. Voici comment Coltrane jouait sa composition avec Eric Dolphy en Allemagne, à Baden Baden, en 1961.

 

Partager cet article

Repost 0

Lenny Popkin Trio au Sunside ou la Leçon de Cool

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Lenny Popkin Trio

Paris. Le Sunside.

Samedi 22 septembre 2012. 21h30.

 

Lenny Popkin : saxophone ténor

Gilles Naturel : contrebasse

Carol Tristano : batterie

 

 

Pour situer ce trio, il faut d’abord savoir que Carol Tristano est l’épouse de Lennie Popkin et la fille de Lennie Tristano qui fut le maître de Lenny Popkin. C’est du Jazz de Blancs, cool, mélodieux, sophistiqué. Avec la même instrumentation, c’est l’opposé du trio de Sonny Rollins. Ce n’est ni mieux ni moins bien, juste différent.

 

Ils démarrent pile à l’heure indiquée, 21h30. Du jamais vu au Sunside. «  I’m getting sentimental over You ». Lenny Popkin est vraiment un musicien cool: il tient son saxophone légèrement incline mais moins que le Président Lester Young, tout de même. La rythmique est régulière, précise, toujours en appui, sans la ramener comme l’aimait Lennie Tristano. Les baguettes caressent comme des balais. Gilles Naturel pose les fondations, Carol Tristano la charpente et, avec Lenny Popkin, le toit s’envole, laissant passer l’air. Et pourtant, ça tient chaud. Les musiciens experts peuvent s’amuser à regarder les partitions pour comparer avec ce que ce trio en fait. Pour les ignares comme moi qui ne savent ni lire, ni écrire, ni jouer la musique, il suffit de se laisser emporter. C’est fluide. Personne ne fait de démonstration. Tout coule comme dit Héraclite. Gilles Naturel sonne comme son nom. C’est chaud, c’est boisé, ça vibre. Même sans être amateur de whisky, j’apprécie. Aucun style de musique n’a pu perturber leur cool attitude. Ils gardent un art vivant. Lenny Popkin est vraiment le digne continuateur de Warne Marsh. J’espère que son art ne disparaîtra pas avec lui (il est né à New York en 1941). 

 

Lenny présente les morceaux en français avec un délicieux accent américain : « Maintenant nous allons improviser sur un standard qui s’appelle What is this thing called love ». A part Lee Konitz et Martial Solal dans un autre genre même si Lee Konitz est aussi un ancien élève de Lennie Tristano, je ne connais aucun Jazzman qui, en 2012, improvise avec autant de liberté et de personnalité sur les standards du Great American Songbook. Quelle fluidité, quelle finesse !  Cela n’empêche pas quelques coups de pédale sur la grosse caisse de temps en temps mais juste de quoi marquer, relancer. Ca glisse comme un beau voilier, tranquille, apparemment lent et pourtant rapide. Ca vous masse le cerveau fort agréablement. La salle n’est pas remplie ce qui prouve que mon pouvoir prescriptif n’est pas encore suffisant. Pourtant quelle leçon de musique et de liberté à partir de matériaux de base apparemment éculés! Un solo de batterie joué avec intelligence, maîtrise, précision, sans démonstration. Carol Tristano est aussi cool dans son style que dans son jeu : une jupe longue à fleurs, sans chaussures derrière sa batterie.

 

Je retrouve le même groupe, le même son qu’il y a quatre ans. Mon bonheur d’auditeur se renouvelle. « You don’t know what love is ». Une ballade. La batteuse est aux balais. Ca ronronne doucement. Le thème est travaillé au corps et au cœur, poli, policé. Une spectatrice blonde, les yeux fermés, balance sa tête au gré de la musique. Elle est captivée. Lenny cesse de jouer. Un applaudissement s’éteint aussitôt. Chut, ne pas déranger. Gilles creuse le thème alors que Carol le polit avec ses balais.

 

« All the thoughts You have », une variation sur le standard « All the things You are ». Gilles Naturel a mis ses lunettes pour lire la partition et pris l’archet. Le son de sa contrebasse se confond avec celui du sax ténor alors que la batteuse est revenue aux baguettes tranchant finement le tempo. Gilles range l’archet er revient à un rôle plus classique d’assise rythmique. Là encore, les applaudissements cessent très vite. Ne pas déranger. Beauté en chantier. Un solo de Gilles Naturel ponctué par Carol Tristano, ça se savoure en silence. La qualité d’une musique peut se mesurer à la qualité du silence qu’elle impose chez ses auditeurs. Ici, musique, silences, musiciens, public, tout est de qualité.

 

Un autre standard « I remember You ». Non seulement les standards sont superbement joués mais, en plus, ils sont magnifiquement annoncés par Lenny Popkin. Le chroniqueur n’a pas le droit à l’erreur. Carol Tristano est repassée aux balais. C’est une ballade sur tempo rapide. Chet Baker la chantait. Je bats la mesure du pied droit. D’autres spectateurs hochent la tête. Bref, nous sommes captivés, envoûtés par cette musique. Lenny se repose. Ca travaille entre contrebasse et batterie. Le ballon circule et ne retombe jamais. Lenny revient aux commandes jusqu’au vertige final.

 

«  Me and You » (Lenny Popkin). Il appelle ça un Blues. Disons que c’est un Blues. Pas dirty et low down en tout cas. Tempo rapide. Gilles Naturel se glisse à merveille entre l’épouse et le mari en participant à leur joie de jouer ensemble. Lenny Popkin joue t-il du sax ténor ou de la flûte ? Que ça chante ! Il y a des appuis mais pas du tout comme Sonny Rollins ou même Stan Getz. Il semble impossible d’imaginer Lenny Popkin et Carol Tristano jouer séparément mais qui pourrait remplacer Gilles Naturel dans ce trio ? C’est comme la Sainte Trinité : trois en un, distincts et inséparables. Il y a bien des accents bluesy dans ce morceau mais travaillés selon les leçons de Lennie Tristano.

 

PAUSE

 

Improvisation sur « I should care ». Une ballade. Le charme opère instantanément. Carol est aux baguettes. Quelle subtilité, quelle grâce ! Solo de batterie aux baguettes. Une sorte de marche mais décalée, cool, quoi. Quoique, à l’instant même, elle se lâche, se déchaîne mais sous contrôle tout de même. Très vite, en moi, la voix de Chet Baker s’est effacée pour laisser place à la musique de Lenny Popkin.

 

« There will never be another You ». Révision des classiques ce soir. Carol est passée aux balais. Ca balance tranquille, léger, léger. Lenny joue tellement frais qu’il garde sa veste sur scène. Breaks de batterie aux baguettes alors que la contrebasse ponctue. Le fluide essentiel circule. L’absence de piano laisse un espace immense de silence derrière le trio. Ils ne cherchent pas à remplir le silence, juste à l’habiller élégamment. Trois jeunes garçons de moins de 20 ans écoutent attentivement. C’est rassurant. Le Cool n’est pas perdu. 

 

«  These foolish things ». A écouter chanté par Frank Sinatra après qu’Ava Gardner l’ait quitté. A mon côté, Madame F (ne pas confondre avec Mademoiselle F et Madame G, bien connues des lecteurs de ce blog) chantonne, captivée. Ce n’est pas Bird mais c’est un chant d’oiseau que ce saxo.

 

« Stella by starlight ». Joué sur un tempo rapide. Je ne reconnais pas le morceau. Ai-je mal entendu le titre, suis-je incapable de les suivre ou, pire encore, les deux à la fois ? En tout cas, ça sonne toujours aussi bien. Superbe solo de contrebasse soutenu tout en légèreté par la batteuse aux balais.

« After You’ve gone ». Carol est repassé aux baguettes. La batteuse marque le tempo mais les mains dominent car les mains sont plus intelligentes que les pieds comme ne cesse de le répéter Pete Sims dit La Roca. Si vous entendez un batteur qui fait plus parler ses pieds que ses mains, c’est soit qu’il est limité soit que le leader du groupe le limite. Joli solo de batterie, travaillé d’un seul côté, à gauche, entre cymbale et tambour.

 

PAUSE

 

Madame F doit quitter le concert pour rentrer dans sa grande banlieue. Je vis à Paris donc je reste. 

 

« How about You ? ». le titre de ce standard ne me dit rien. Par contre, la mélodie ne m’est pas inconnue. Tempo légèrement rapide, la batteuse aux baguettes. Le fluide sympathique circule toujours aussi bien entre eux trois. Il est 23h45 et le métro ferme à 2h du matin le dimanche. Nous sommes donc encore assez nombreux à écouter attentivement cette magie blanche.

 

« 122 » (Gilles Naturel). Une ballade très tranquille. Carol est aux balais. Ca berce comme dans un hamac à l’ombre sous une brise douce et légère. Jolie petite musique de nuit. Mozart aurait apprécié, j’espère.

 

« I can’t believe that You are in love with me ». Baguettes. Un tempo vif, joyeux. Normal vu le titre du morceau. Ca sautille joyeusement. Solo de contrebasse relayé par le cliquetis des baguettes sur la batterie.

 

La chronique s’arrête ici. Pas la musique. Simplement, mon carnet de notes est fini. Je pense en avoir assez écrit sur cette musique et les grandes délices qu’elle procure. A vous de l’écouter maintenant vives lectrices, vivants lecteurs.

Voici le trio de Lenny Popkin en concert au Brucknerhaus de Linz en Autriche le 1er mars 2011. Ils improvisent sur une composition de Lenny intitulée " Me and You ". Dans un style très éloigné d'Anton Bruckner, il faut bien l'avouer.

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Normandie (Orne) pour octobre 2012

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices voyageuses, lecteurs sans frontière, c'est avec l'aplomb d'un plombier-chauffagiste face à une cuve de fuel que je vous ai sélectionné quelques concerts de Jazz à Paris et en Normandie pour le mois d'octobre 2012.

Tout d'abord, afin de ne pas oublier que le Jazz est à l'origine une musique de danse, allez prendre le bon air de la campagne en Basse Normandie, dans l'Orne, pour le festival Jazz Orne Danse (pour les lectrices distraites et les lecteurs inattentifs, je signale le lien subtil entre le français Orne et l'anglais Horn d'où Jazz Orne évidemment) du mercredi 17 au samedi 27 octobre 2012. Au menu, dans diverses villes de l'Orne, des compagnies inconnues et d'autres fameuses comme les Ballets Jazz de Montréal (Québec, Canada) qui fêtent leurs 40 ans, la compagnie parisienne Arthur Plasschaert qui fête ses 50 ans, le Ballet Jazz Art qui fête ses 30 ans. Il y aura des spectacles pour le grand public et d'autres pour un public esthète, raffiné et ultra sélectif. A vous de choisir selon votre bon plaisir.

A Paris, l'événement Jazz du mois d'octobre, c'est l'ouverture le samedi 6 octobre 2012 à la  Cité de la Musique de l'exposition " Django Reinhardt. Le Swing de Paris " qui durera jusqu'au dimanche 23 janvier 2013. Je vous en parlerai après l'avoir vu mais ne m'attendez pas pour y aller, saperlipopette! Si elle est aussi intéressante que celle sur  Miles Davis au même endroit en 2009, elle vaut certainement le déplacement. Il y aura aussi des concerts de Jazz manouche à la Cité de la Musique durant l'exposition.

Voici ce que j'ai repéré dans les salles parisienne où passe du Jazz vivant joué en direct.

Matthieu-Martouret-.jpg

 

La photographie de Matthieu Marthouret est l'oeuvre du Groovy Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Les Disquaires:

dans ce bar parisien, près de Bastille, presque chaque soir, à 20h, un concert de Jazz à entrée libre. Consommations obligatoires: il faut que de l'argent entre dans les caisses pour payer les artistes et faire vivre le lieu. Plein de jeunes musiciens que je ne connais pas encore y passent. C'est là qu'il faut être pour voir et écouter pousser les jeunes bourgeons qui, espérons le, deviendront des arbres majestueux porteurs de beaux fruits.

Mercredi 3 à 20h: le Bounce Trio de Matthieu Marthouret (orgue Hammond), Toine Thys (sax ténor), Gautier Garrigue (batterie).

La Java:

Mardi 2 à 20h30: Son libre. Marteau rouge + Médéric Collignon + Bernard Lubat. Impossible de vous annoncer ce qui va se passer avec des gaillards aussi imprévisibles. 

Lundi 15 à 20h30: deux trios de Sylvain Kassap (clarinettes) pour le prix d'un. Un bel agitateur avec un esprit de savant et une âme d'enfant.

New Morning:

Mardi 2 à 20h30: Andy Weston African Rhythms Trio. Pour vous en donner une idée, je vous envoie vers ma chronique d'un précédent concert de Randy Weston au Musée du Quai Branly à Paris en 2009.

Mercredi 3 à 20h30: The Blackbyrds. Sortez les costumes à paillettes et les bottes à plate forme. Let the groove on!  

Jeudi 4 à 20h30: Sylvain Beuf (saxophones) en quartet électrique avec Manu Codjia (guitare). A découvrir. 

Jeudi 25 à 20h30: Allan Holdsworth seul avec sa guitare. Un extra terrestre ne se décrit pas. Il s'agit d'être prêt à le découvrir.

Vendredi 26 à 20h30: le Quintette de la batteuse Anne Pacéo. Classe.

Duc des Lombards:

Mardi 2 et mercredi 3 à 20h et 22h: l'hommage à Chet Baker du trio composé par Eric Le Lann (trompette), Gildas Boclé (contrebasse) et Nelson Veras (guitare). J'ai écrit le plus grand bien de ce trio en février puis en mars 2012. Je ne pense pas changer d'avis sur le sujet en octobre.

Studio de l'Ermitage:

Mercredi 10 à 20h30: Frapadingos. Une dizaine de percussionnistes sud-américains sur scène sous la houlette de l'Argentin Minino Garay. Le nom du groupe est suffisamment clair pour que je m'abstienne de tout commentaire.    

Mercredi 17 à 20h30: Tony Tixier Quartet. Tony Tixier est pianiste, frère du violoniste Scott Tixier. Lui aussi a du talent à offrir.

Mercredi 31 à 20h30: le duo Elise Caron (chant) & Edward Perraud (batterie) va bouleverser nos repères sensoriels. Ames insensibles, s'abstenir.

Le Triton:

Jeudi 18 à 21h, concert à entrée libre (consommations obligatoires): Stéphane Payen (saxophone), Ianik Taulet (batterie) et Dominique Pifarély (violon). J'ai eu la chance une fois dans ma vie d'assister à un concert du trio Levallet/Marais/Pifarély. C'était en 2001. Et dire qu'il y a des malheureux qui ont besoin de paradis artificiels pour s'évader alors que cette musique existe.

Café de la danse:

Mercredi 17 à 19h30, " La fête à Bobby ", un hommage à Bobby Lapointe par André Minvielle (chant,voix, facéties), Jean-Marie Machado (piano) et autres facétieux. Les jeunes générations vont enfin suivre la leçon de guitare sommaire, savoir pourquoi la maman des poissons elle est si gentille, les glaces vanille vont si bien avec les glaces citron. Bref, la fête à Bobby!

Mercredi 24 à 20h, concert de sortie de l'album " Think Bach " du pianiste Edouard Ferlet.Un concert fait pour que les lectrices Classiques et les lecteurs Jazzy se retrouvent partageant les mêmes émotions.

Salle Pleyel:

Mercredi 31 à 20h, Herbie Hancock en piano solo. A moins que votre religion vous interdise d'écouter du Jazz créé depuis 1962, auquel cas ce blog vous est interdit aussi, vous connaissez forcément l'importance d'Herbie Hancock, lectrices vertueuses, lecteurs virtuoses. En solo, au piano, à Paris, à Pleyel, c'est un luxe qu'il faut savoir s'offrir.

Sunset-Sunside:

Lundi 1er, mardi 2 à 20h et 22h: le saxophoniste Benny Golson en quintette. Dois je présenter l'ancien directeur musical des Jazz Messengers d'Art Blakey, le compositeur de Whisper not et I remember Clifford?

Vendredi 5 et samedi 6 à 21h, le nouveau trio du pianiste italien  Enrico Pieranunzi. La morbidezza al pianoforte. Classico, elegante, stimolante. Un fuoriclasse del Jazz.

Jeudi 11, vendredi 12, samedi 13 à 21h, le nouveau quartette du pianiste Pierre de Bethmann avec Vincent Artaud (contrebasse), Franck Agulhon (contrebasse) et David El Malek (batterie). Intéressant.

Mercredi 24 à 21h, jeudi 25 à 21h30: Jérôme Sabbagh (sax ténor) en trio avec Gary Wang (contrebasse) et Rodney Green (batterie). Jérôme Sabbagh, Parisien qui s'est imposé à New York, nous revient avec de nouveaux musiciens, de nouvelles idées, de nouvelles sensations. A ne pas manquer.

Jeudi 25 à 21h: Pierre Durand (guitare) suivi du Quartet de Sébastien Llado (trombone, conques). Deux artistes célébrés récemment sur ce blog réunis sur la même scène le même soir. Je n'y suis pour rien mais j'espère qu'il y aura du peuple et de la joie dans la salle.

Samedi 27 et dimanche 28 à 21h30: Ben Wendel (saxophone, basson, melodica), Dan Tepfer (piano), Joe Sanders (contrebasse), Nate Wood (batterie). Le duo Ben Wendel/Dan Tepfer m'avait enchanté un soir de juillet.  Les voici de retour et avec deux autres complices. De grandes délices en perspective.

Lundi 29 et mardi 30 à 21h: le pianiste américain Bill Carrothers en trio avec sa rythmique belge, Nicolas Thys (contrebasse) et Dré Pallemaerts  (batterie). Une valeur sûre.

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Bleu Indigo: Concerts de Jazz au Musée du Quai Branly du 22 septembre 2012 au 1er juin 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices afro, lecteurs futuristes, réjouissez vous car vous pouvez désormais vous réconcilier en allant à Paris, au Musée du Quai Branly, au théâtre Claude Lévi-Strauss, un samedi par mois à 18h du 22 septembre 2012 au 1er juin 2013 pour suivre la 3e saison Jazz Bleu Indigo du Musée intitulée Afro Futurismes

Au total cela fait 6 concerts à 15 ou 10 euros chacun selon que vous bénéficiez du tarif réduit ou non. Chaque concert donne droit de visiter les collections permanentes du Musée. Il vaut la visite, croyez moi. Si vous ne me croyez pas, vous pourrez le vérifier vous même à ces occasions. Chaque concert sera suivi d'une discussion informelle du public avec les artistes en compagnie d'Alexandre Pierrepont (dit Alex Stonebridge à New York) le programmateur de Bleu Indigo.

En souvenir, voici ma chronique d'un concert de Jack De Johnette, Rick Margitza, Jean Jacques Quesada accompagnant des musiciens et chanteurs mauritaniens dans le même théâtre du même musée le 21 mars 2009. Grand souvenir!

Vous avez demandé le programme? Le voici.

Samedi 22 septembre 2012 à 18h:

The hungry reapers 

Jeff Parker: guitare

Beans: voix

Samedi 24 novembre 2012  à 18h:

Gerald Cleaver Uncle June

Gerald Cleaver: batterie

Tony Malaby: saxophones

Craig Taborn: piano, claviers

Matt Manera: violon

Drew Gress: contrebasse

Andrew Bishop: flûte, saxophone, clarinette basse

Samedi 26 janvier 2013 à 18h:

Memorize the sky & Paul Lytton

Matt Bander: saxophone

Zach Wallace: contrebasse

Aaron Siegel: percussions

Paul Lytton: batterie, percussions

Samedi 16 février 2013 à 18h:

Living by lanterns

Mike Reed: batterie, électro

Jason Hasiewicz: vibraphone, arrangements

Greg Ward: saxophone alto

Taylor Ho Bynum: cornet

Tomeka Reid: violoncelle

Mary Halvorson: guitare

Joshua Abrams: contrebasse

Tomas Fujiwara: batterie

Nasheet-Waits.jpeg

 

La photographie de Nasheet Waits est l'oeuvre du Percutant  Juan Carlos HERNANDEZ.Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Samedi 6 avril 2013 à 18h:

Tartaby

Nasheet Waits: batterie

Marc Ducret: guitare

Oliver Lake: saxophone

Orrin Evans: piano

Eric Revis: contrebasse

Samedi 1er juin 2013 à 18h:

Myra Melford & Snowy Egret

Myra Melford: piano

Liberty Ellman: guitare

Ron Miles: trompette

Tyshawn Sorey: batterie, percussions

Stomu Takeishi: guitare basse acoustique


A vous de faire votre programme, lectrices afro, lecteurs futuristes. Voici par exemple un avant goût du concert du samedi 24 novembre 2012, Gerald Cleaver Uncle June. Attention, ça joue libre!

 

 

Partager cet article

Repost 0