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RECLAME: Ouverture des candidatures pour les résidences Occijazz 2021 en Occitanie

Publié le par Guillaume Lagrée

RECLAME

Ouverture des candidatures pour les résidences Occijazz 2021

 

Lectrices créatrices, lecteurs improvisateurs, supposons que vous viviez en France, en région Occitanie , entre Mer Méditerranée, Cévennes et Pyrénées, et que vous soyez musicienne ou chanteur de Jazz.

Si vous remplissez ces deux conditions essentielles, l'annonce qui suit est pour vous. 

 

Depuis 2011, Occijazz met en place des résidences de création à l'attention des musiciens et musiciennes de la région Occitanie. C’est près d’une trentaine de créations qui ont déjà vu le jour accompagnées par des partenaires historiques de diffusion : Jazzèbre à Perpignan (66), Jazz à Junas (30), Le Théâtre Molière Sète - Scène Nationale Archipel de Thau (34) rejoints par L'Astrada à Marciac (32), Millau Jazz (12), Le Taquin (31) et un réseau qui s'étoffe au fil des années.
 
Chaque année, les partenaires des résidences accueillent entre 3 et 6 groupes pour des temps de création qui varient entre 5 et 10 jours. Les créations sont ensuite accueillies dans la programmation de leurs saisons.
 
L'appel à candidature pour 2021 est lancé pour les musiciens et musiciennes !
Date limite de candidature : Dimanche 13 décembre 2020 à minuit.

Pour accéder au dossier de candidature, cliquez ICI.

En illustration de cet article, voici deux exemples de Jazzmen français actuels inspirés par les beautés de la région Occitanie

" Summer in Barrancoueu " est extrait de l'album " Dichotomie's " de Daniel Zimmermann (trombone). Barrancoueu est une commune de la communauté de communes Aure Louron, département des Hautes Pyrénées, région Occitanie, France. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Dans la vidéo ci-dessous, Jean-Charles Richard (saxophone soprano) improvise dans le cadre majestueux de la forteresse de Salses, département des Pyrénées Orientales, région Occitanie, France, au festival Jazzèbre, édition 2011. 

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" Nuages " Mauro Gargano

Publié le par Guillaume Lagrée

Nuages par Juan Carlos HERNANDEZ

Nuages par Juan Carlos HERNANDEZ

" Nuages "

Mauro Gargano

Diggin Music Prod

Sorti vendredi 13 novembre 2020

Concert de sortie à Paris, en France, au Sunside, vendredi 22 janvier 2021. 

 

Mauro Gargano: contrebasse, compositions sauf 1 & 11

Matteo Pastorino: clarinettes

Giovanni Ceccarelli : piano

Patrick Goraguer: batterie

Lectrices rêveuses, lecteurs voyageurs, l'album " Nuages " du contrebassiste et compositeur italien Mauro Gargano est fait pour vous retrouver même si le confinement et la distanciation de Covid 19 vous séparent encore. De plus, il vous portera chance puisqu'il sortira un vendredi 13.

La ligne directrice de cet album est fuyante puisque le thème en est les Nuages justement, ceux qui vont et viennent, se font et se défont au gré des vents. Impossible de créer sur ce thème sans jouer Django Reinhardt, fils du vent, dont le plus célèbre thème se nomme " Nuages ". C'est le passage obligé et il clôt l'album (11), sans guitare, en laissant la porte ouverte à nos imaginations. Joué en duo contrebasse & clarinette,le thème en sort rafraîchi.

Une autre reprise, bien moins connue des amateurs de Jazz, encore moins s'ils ne sont pas Italiens, c'est la chanson de Domenico Modugno pour Toto (le Maestro italien de Louis de Funès, lui même d'origine espagnole. Entre aristocrates du rire, ils se comprenaient) dans la séance  de Pier Paolo Pasolini " Che cosa sono le nuvole? " (1) du film collectif " Capriccio all'italiana " (1968. Le dernier film de Toto). La clarinette colle parfaitement à la voix humaine absente.

L'album suit une logique propre qui entraîne l'auditeur sans qu'il s'en aperçoive. Ainsi le 2e morceau, une composition, se nomme " Nuvole ". Cf extrait audio au dessus de cet article.

Logique après " Che cosa sono le nuvole ?" (1) et toujours dans la même ambiance rêveuse. 

S'ensuit une danse du soir, " Danza della sera " (3) faite encore pour vous retrouver, lectrices rêveuses, lecteurs voyageurs. 

Pier Paolo Pasolini, lui, revient avec une composition agitée comme les mauvais garçons de la banlieue romaine qu'il aimait tant et qui, officiellement, le tuèrent. " Pasolini (Nubi di periferia) " (8). 

Autres allusions artistiques avec la Vénus au miroir, " Venere allo specchio " (4) à écouter en regardant les différentes versions de ce thème classique de la peinture européenne par Le Titien, Véronèse ou Velazquez. 

Ou encore " L'isola di Arturo " (7), d'après le roman d'Elsa Morante, roman où un garçon qui a grandi sur l'île de Procida, au large de Naples, quitte le monde de l'enfance en se détachant de son père, de son île et en vivant chagrins et plaisirs d'amour avec des femmes. Tout un roman dans 7'44 de musique. 

Une autre référence me revient qui ne figure pas dans cet album. " Aldilà delle nuvole " (1995) le film conjoint de Michelangelo Antionioni & Wim Wenders. Musique de U2, pas très Jazz donc.

Le jeu de batterie de Patrick Goraguer (le fils d'Alain Goraguer, pianiste et arrangeur de Boris Vian et Serge Gainsbourg?) n'ancre pas la musique. Il la propulse avec le piano de Giovanni Ceccarelli (un neveu italien d'André Ceccarelli, batteur français?) et la contrebasse de Mauro Gargano. Le choix de la clarinette ajoute à cette légèreté. Le jeu de Matteo Pastorini vient plutôt de Mozart que du Klezmer. Il donne encore plus de fraîcheur à l'ensemble. 3 Italiens et un Français jouent ensemble du Jazz d'inspiration italienne et française. C'est cela l'Union européenne, par delà les Alpes et les nuages.

En résumé, l'album " Nuages " de Mauro Gargano vous offre un beau voyage, lectrices rêveuses, lecteurs voyageurs. Profitez en pleinement pour nourrir votre imaginaire en ces temps de confinement en espérant pouvoir bientôt en profiter plus encore sur scène. 

 

La photographie des Nuages est l'oeuvre du Voyageur Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

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" In Town " Switch Trio

Publié le par Guillaume Lagrée

Switch Trio

" In Town "

Jazz Family

Album sorti le vendredi 6 novembre 2020

 

Le Switch Trio est composé de

Maxime Fougères: guitare électrique

Fred Nardin: piano

Samuel Hubert: contrebasse

 

Lectrices admirées, lecteurs admirables, je vous ai déjà chanté sur ce blog les louanges de Fred Nardin (piano) et de Maxime Fougères (guitare électrique), chacun pour son oeuvre respective. J'ignorais l'existence de Samuel Hubert (contrebasse) et que les 3 musiciens réunis formaient le Switch Trio. Cette ignorance est désormais terminée pour ma part. 

Vu le nom du trio, impossible de ne pas penser à " Switch Blade " composition de Duke Ellington (1899-1974) pour son triumvirat avec Charles Mingus (contrebasse) & Max Roach (batterie) sur " Money Jungle " (1962), album phare de l'histoire du Jazz. 

Vu la composition du trio (piano, contrebasse, guitare électrique), impossible d'oublier les trios de Nat King Cole (1919-1965) et Oscar Peterson. Dans le Switch trio, il n'y a ni la voix d'ange de Nat King Cole ni la masse d'Oscar Peterson (1925-2007) (" La première fois que j'ai entendu Oscar Peterson à la radio, je me suis dit: " Tiens, voilà un petit Blanc qui a travaillé dur son piano et qui croit qu'il sonne comme un Noir ". Kenny Clarke 1914-1985). 

Que joue le Switch Trio?

Des standards anciens comme " Take the A Train " (9)  de Billy Strayhorn, devenu l'indicatif du Grand Orchestre de Duke Ellington. Même les Rolling Stones ont utilisé " Take the A train " pour fêter leur entrée sur scène dans la tournée américaine de 1981, celle où Prince se faisait siffler et injurier en première partie par le public des Stones. Ou un peu moins ancien comme " Blue Tempo " (1) de René Thomas que je connais sous un autre titre qui m'échappe sur l'album " Dynasty " (1971) de Stan Getz avec René Thomas justement.  Cf vidéo sous cet article. Ou même franchement récent comme " Second thought " (8) de Mulgrew Miller.

Ils jouent toujours avec un Swing tranquille et efficace même sur une ballade comme " Song for my mother " (5) de Steve Grossman.

Même quand ils jouent leurs compositions, les musiciens du Switch Trio les font sonner comme des standards. Simples, efficaces et pas sots. Exemple avec le " Don't forget the Blues " (3) de Fred Nardin que j'ai déjà célébré sur ce blog dans le format du trio piano, contrebasse, batterie.

Pas de batterie dans ce trio. Volonté de ne pas peser, choix de la légèreté qui n'empêche pas le Switch Trio de jouer funky quand il en a envie. Cf " Moore's alphabet " (7) de John Ellis. Extrait audio au dessus de cet article. 

Le Switch Trio ne cherche pas à épater le client ni à renverser la table du consommateur. Il vise à passer du bon temps ensemble et à vous en faire profiter, lectrices admirées, lecteurs admirables. A mon avis, il y parvient. Je vous laisse juges. Santé!

 

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" LE DEAL " jazz traficantes

Publié le par Guillaume Lagrée

LE DEAL

jazz traficantes

Favorite Recordings.

Sorti le 16 octobre 2020

 

jazz traficantes est composé de

Florian Pellissier; piano Steinway, Fender Rhodes, composition

Théo Girard: contrebasse, composition

Malick Koly: batterie, composition

Yoann Loustalot: bugle, composition

 

Lectrices rigoureuses, lecteurs vertueux, je vous ai déjà chanté les mérites respectifs de Yoann Loustalot et Florian Pellissier. Tous deux sont des passionnés du son Blue Note  des années 1960-70, tel qu'il fut enregistré dans le studio de Rudy Van Gelder (1924-2016) à Englewood Cliffs, New Jersey, USA. Studio surnommé " la cathédrale " chez les musiciens en raison de l'espace disponible, de la voûte en plein cintre et de la qualité de l'acoustique. 

Rudy Van Gelder est mort mais son studio reste ouvert et ce son si particulier disponible. Ce quartet de Français a saisi l'occasion pour venir y enregistrer une musique dans l'esprit de celle qu'ils aiment tant. 

Rassurez vous, lectrices rigoureuses, lecteurs vertueux, malgré le nom du groupe " jazz traficantes " et le titre de l'album " LE DEAL ", rien de contraire à l'ordre public et aux bonnes moeurs dans cette musique. Aucun risque de passer  une nuit en prison ( " Noche en la carcel ", 7) après l'avoir écouté même si l'album est dédié à tous les prisonniers. Pas de risque non plus de vous faire arrêter par les douanes pour possession de cet album " Custom agents " (3) ni de créer une émeute à Chinatown " Riot in Chinatown " (2). Cf vidéo sous cet article.

Dès le premier titre, " jazz traficantes " (1), le ton est donné. Ca groove tranquille. Musique parfaite pour accompagner au chaud un dimanche de pluie automnale comme le jour où j'écris cette chronique. Cf extrait audio au dessus de cet article. 

Il faut reconnaître le travail d'écriture particulièrement soigné du quartet avec le triptyque " Mexican Junkanoo " (4, 5 & 6).

Si vous connaissez les albums de Lee Morgan, Donald Byrd ou Freddie Hubbard pour Blue Note ou  CTI dans les années 1960-70, vous reconnaîtrez les influences de ce quartet français. Si vous ne les connaissez pas, je vous incite à les découvrir pour vous réjouir corps et âme.

L'album " LE DEAL " me fait passer un moment agréable sans effet secondaire nuisible pour ma santé mais j'attends que les concerts reprennent normalement pour que ce quartet joue ce répertoire en se lâchant vraiment. 

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Sélection de concerts de Jazz pour novembre 2020

Publié le par Guillaume Lagrée

Elise Caron par Juan Carlos HERNANDEZ

Elise Caron par Juan Carlos HERNANDEZ

 

Honorables lectrices, respectables lecteurs, alors que les Etats Unis d'Amérique et la République fédérative du Brésil, deux pays fondamentaux pour le Jazz, sont encore durement frappés par la pandémie de Covid 19, l'Europe et la France n'en sont pas encore sortis. 

En novembre 2020, vous pourrez aller au concert à condition de ne pas être en France. 

En temps normal, vous auriez pu aller écouter à Paris, en France, le Nuzut trio (cf extrait audio au dessus de cet article), la chanteuse Elise Caron (cf photographie au dessus de cet article) et la pianiste Pieternel Van Oers (cf vidéo en dessous de cet article). 

Puisque vous ne pouvez assister aux concerts, écoutez les sur France Musique avec les émissions Jazz Club (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live

Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez sur Ecouter le live radio au centre de l'écran et le programme démarre. Mon émission Le jars jase jazz est consacrée à l'influence de l'Italie sur le Jazz sous le titre générique Evviva Italia! 5 émissions différentes sur ce thème de juillet à novembre 2020 inclus. Diffusion chaque lundi à 22h et chaque vendredi à 12h (heure de Paris & di Roma). No podcast. En novembre, 5e et dernier épisode avec 9  diffusions: lundi 2 , 9, 16, 23 & 30 novembre à 22h; vendredi 6, 13, 20 & 27 novembre à 12h . L'émission commence avec le Nuzut trio et se termine avec Henri Texier

Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, pour les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.  

Jérôme Sabbagh, saxophoniste ténor français maintes fois célébré sur ce blog, programme un concert chaque mercredi à 19h30 (heure de New York) au Bar Bayeux à New York. Concert diffusé en direct sur Internet puis en différé pendant 6 jours. Mercredi 4 novembre: Sullivan Fortner

Mercredi 11 novembre: Adam Kolker pour la sortie du disque " Lost " (Sunnyside) avec Bruce Barth, Ugonna Okegwo et Billy Hart

Mercredi 18 novembre: Jerome Sabbagh, Mark Turner, Joe Martin, Bill Stewart
 

Mercredi 25 novembre: Adam Birnbaum Trio (David Wong, Rodney Green)

Un club de Jazz de New York livré chez vous sans autre frais que la connexion à la Toile. Vos dons sont les bienvenus. Elle est pas belle, la vie?

Jeudi 5 novembre à 9h (Hawaï et Papeete), 11h (Mexico), 12h (San Francisco), 15h (New York & Le Lamentin),  16h (Saint Pierre et Miquelon, Cayenne & Brasilia),  19h (Londres & Ouagadougou), 20h (Paris & Cotonou), 21h (Vilnius & Johannesburg), 22h (Mamoudzou & Bagdad), 23h (Saint Pierre de La Réunion & Victoria),  duo Dan Tepfer pianiste maintes fois célébré sur ce blog & Christian Marc Bride (contrebasse) en direct depuis New York, USA, sur le Net. Droit d' entrée: 5$ minimum (pas de maximum).

Vendredi 20 novembre à 13h30 (Hawaï et Papeete), 15h30 (Mexico), 16h30 (Los Angeles), 18h30 (Allntown), 19h30 (New York et Saint Martin), 20h30 (Saint Pierre et Miquelon, Cayenne et Brasilia), 23h30 (Londres & Dakar). Samedi 21 novembre à 0h30 ( Paris & Kinshasa), 1h30 (Vilnius & Beyrouth), 2h30 (Mamoudzou & Ryad), 3h30 (Saint Pierre de La Réunion & Port Louis), 9h30 (Nouméa & Canberra), 11h30 (Wellington), trois trios menés par Gene Perla (contrebasse), Adam Nussbaum (batterie) & Nicole Glover (sax ténor) avec 3 pianistes: Oscar Williams, Sean Gough & Davis Whitfield en direct sur le Net depuis le Miller Symphony Hall, Allentown, Pennsylvanie, USA. Droit d'entrée: 15$.

Mercredi 25 novembre à 10h (Hawaï et Papeete), 12h (San Francisco), 15h (New York et Fort de France), 17h (Saint Pierre et Miquelon, Cayenne et Brasilia), 20h (Londres & Lisbonne), 21h ( Paris & Rome), 22h ( Vilnius & Beyrouth), 23h (Mamoudzou & Nairobi), concert en duo & en direct sur Internet de Dan Tepfer (France-USA), pianiste maintes fois célébré sur ce blog, avec Melissa Aldana (Chili, sax ténor) pour jouer " Bach upside down " soit les Variations Goldberg de JS Bach n° 16 à 20, à l'endroit puis à l'envers. Curieux tricot musical en perspective. Billets en vente libre: 5$ minimum. Pas de maximum. Le billet vous donne le droit de voir et d'écouter le concert en différé, à l'heure qui vous convient, la semaine qui suit sa création. 

Vendredi 27 novembre de 9h30 à 11h (Hawaï et Papeete), de 11h30 à 13h (Los Angeles), de 14h30 à 16h (New York et Pointe à Pitre), de 16h30 à 18h (Saint Pierre et Miquelon, Cayenne et Brasilia), de 19h30 à 21h (Londres), de 20h30 à 22h (heure de Paris), de 21h30 à 23h (Vilnius et Beyrouth), de 22h30 à 0h (Mamoudzou & Nairobi), de 23h30 à 1h (Saint Pierre de La Réunion à Port Louis), depuis le Petit Duc à Aix en Provence (13), le duo Claudia Solal & Benjamin Moussay, maintes fois célébré sur ce blog, créera sa " Punk Moon " en direct sur Internet. Droit d'entrée: 5€.

Pour 2€ le film, vous pouvez voir et écouter à volonté 185 concerts filmés au Triton (Les Lilas) dont le quartet Bartok Impressions pour un concert de décembre 2018 narré sur ce blog.

La photographie d'Elise Caron est l'oeuvre de l'Inspiré Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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Montmartre 1964. Dexter Gordon

Publié le par Guillaume Lagrée

" Montmartre 1964 "

Dexter Gordon

Storyville Records.

Sortie vendredi 20 novembre 2020.

Enregistré en concert au Jazzhus Montmartre, à Copenhague, Danemark, pour la télévision danoise (1-4. 28/07/1964) et la radio danoise (5-7. 20/07/1964)

Dexter Gordon: saxophone ténor, chant (2)

Tete Montoliu: piano

Niels Henning Orsted Pedersen (NHOP): contrebasse

Alex Riel: batterie

En 1964, Dexter Gordon (1923-1990) commence la belle vie en Europe, au Danemark, à Copenhague. Là-bas, il ne souffre pas du racisme, il a coupé les ponts avec les dealers, les musiciens sont de qualité, le Jazzhus Montmartre (le club existe toujours) l'accueille à bras ouverts et les Danoises aussi. 

En 1964, Dexter Gordon est toujours le plus grand saxophoniste ténor de l'histoire du Jazz (6 pieds 6 pouces soit 1m98 sous la toise. Son surnom: " Long Tall ") mais il ne cherche plus à innover. Innovateur, il le fut dans les années 1940 en étant le sax ténor du Be Bop, le père spirituel de John Coltrane et Sonny Rollins. Dans les années 60, il maintient haut et clair le son Hard Bop accompagné ici d'un trio européen de classe internationale: l'Espagnol Tete Montoliu au piano, les Danois NHOP (18 ans et déjà génial) à la contrebasse et Alex Riel à la batterie. 

Au répertoire, trois de ses compositions: " King Neptune " (1), bel hommage pour une ville portuaire comme Copenhague, " I want more " (5) annoncé en anglais et en danois par Dexter qui comprend un solo vertigineux de contrebasse par le jeune Maître NHOP (" le grand Danois avec un nom interminable " disaient les musiciens) et enfin " Cheese Cake " (7) chef d'oeuvre tiré de son album culte " Go! " (Blue Note, 1962).

Seule concession à l'époque. Une Bossa Nova; " Manha de Carnival " (3) de Luis Bonfa jouée de façon plus virile que Stan Getz, devenu millionnaire grâce à cette musique.

Pourquoi les Danoises craquaient-elles pour Dexter? Pour son apparence (1m98, bien taillé et toujours sapé comme un prince), pour ses yeux bleus, pour sa voix grave, pour sa gentillesse et pour la façon dont il jouait les ballades au saxophone ténor.

Sur cet album " Montmartre 1964 ", figure un superbe exemple avec une interprétation de " Misty " (6) d'Erroll Garner, la musique obsessionnelle du premier film de Clint Eastwood comme réalisateur " Play Mysty for me " (1971. " Un frisson dans la nuit " pour la version française). Cf extrait audio au dessus de cet article.

Dans cette version de " Mysty ", Dexter Gordon puis Tete Montoliu nous livrent chacun leur tour un solo à tomber à genoux. C'est beau, suave, sensuel, irrésistible. Comment les Danoises auraient-elles pu résister à autant de charmes unis en un seul homme, Dexter Gordon?

Dexter Gordon a vécu jusqu'à 1976 à Copenhague devenant l'ami du couple Ulrich et le parrain de leur fils Lars (1963). Lars Ulrich, le batteur de Metallica. Qu'a retenu Lars de Dexter Gordon, l'homme et le musicien? Il faudrait le lui demander tant Metallica semble éloigné du Hard Bop. 

Le livret de l'album " Montmartre 1964 " raconte plein de souvenirs de musiciens danois à propos de Dexter Gordon, de son séjour au Danemark, de son intégration à Copenhague, de sa relation avec les jeunes musiciens & de son charme magnétique sur les Danoises. Manifestement, Long Tall a laissé un excellent souvenir de son passage au Royaume du Danemark.  

Dans la vidéo ci-dessous, Dexter Gordon joue en club en Europe en 1963-1964. En Belgique, Suisse, aux Pays Bas mais pas au Danemark. Cela commence avec Dexter Gordon arrivant au club où sa rythmique a déjà commencé à chauffer la salle: les Suisses Georges Gruntz (piano) & Daniel Humair (batterie, toujours en activité en 2020) et le Français Guy Pedersen (contrebasse). Installez vous confortablement. Coupez les téléphones. Eloignez les enfants et toute autre facteur de perturbation sonore. Long Tall parle et joue. C'est la quintessence du Jazz. Rien à ajouter. 

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Chance! Le quintette d'Henri Texier fait frétiller le Triton

Publié le par Guillaume Lagrée

Henri Texier & Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Henri Texier & Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Chance!

Quintette d'Henri Texier 

Le Triton

Les Lilas, Seine-Saint-Denis, Ile de France, France

Vendredi 16 octobre 2020, 20h30.

Henri Texier: contrebasse, composition, direction

Manu Codjia: guitare électrique, composition

Gautier Garrigue: batterie, composition

Sébastien Texier: clarinette, saxophone alto, composition

Vincent Le Quang: saxophones soprano & ténor, composition

 

Lectrices vénérées, lecteurs vénérables, sachez que l'album " Chance " du quintette d'Henri Texier est sorti en le 28 février 2020. Album salué sur ce blog. Cf extrait audio au dessus  et vidéo en dessous de cet article.

Le concert de sortie était prévu le 21 mars 2020 et fut annulé en raison du confinement lié à la pandémie de Covid 19. Pas de concert depuis sauf le concert de ce soir au Triton, aux Lilas, juste avant l'entrée en vigueur du couvre feu à Paris, en Ile de France et dans quelques métropoles régionales, du jamais vu en France en temps de paix. Un soir d'attentat terroriste contre la liberté d'expression et d'enseignement en France. C'est dire si l'ambiance est joyeuse. 

Bref, quelle chance, d'écouter le quintette Chance d'Henri Texier en concert!

Les musiciens jouent sans masque, à bonne distance l'un de l'autre et du public. Les spectateurs sont masqués et respectent une place d'écart avec leur voisin inconnu. Tout est en place. Henri Texier porte toujours barbe et bonnet sur scène mais il joue assis. Cela ne nuit en rien à la puissance de son jeu. Dès les premières notes de son solo introductif, je suis emporté au loin. La Beauté fait toujours du bien à l'âme. Le  batteur tapote chaudement ses tambours sans toucher aux cymbales. Clarinette et soprano s'envolent comme des oiseaux ivres de joie et de liberté. Le batteur gratte ses cymbales. La guitare produit, elle, des chants d'oiseaux marins. Solo de batterie pour faire chauffer la machine et le quintette repart comme porté par une brise chaude. La musique descend doucement en spirale vers le final comme un parapentiste qui se pose. 

Les souffleurs passent à l'alto pour Sébastien Texier et au ténor pour Vincent Le Quang. Jeu plus classique que dans le morceau précédent. Après l'exposé du thème, chaque musicien prend son tour de solo, selon la tradition du Jazz. Son tranchant, à la fois chaud et froid de la guitare électrique, propre à Manu Codjia. Le quintette repart groupé jusqu'au final. 

Je n'ai entendu que deux morceaux mais ils en ont joué trois: " Standing Horse " et " Chance " d'Henri Texier (cf extrait audio au dessus et vidéo en dessous de cet article) et " Jungle Jig " de Manu Codjia. 

Une composition de Vincent Le Quang, " Le même fleuve ". Un morceau qui coule de source évidemment. Sax alto et ténor se rejoignent dans le même flux.

Solo de contrebasse en intro. Ca plane pour moi. Les baguettes reprennent sur la batterie. La guitare s'ajoute. Clarinette et sax ténor font décoller l'ensemble. Beau solo de sax ténor bien charpenté. Dialogue subtil entre contrebasse et batterie sous les baguettes. Ils chauffent doucement. Sax, clarinette et guitare ajoutent un peu de flamme de temps en temps. Une composition d'Henri Texier en hommage à la danseuse et chorégraphe allemande Pina Bausch (1940-2009), " Pina B ". 

Une composition de Gautier Garrigue, " Laniakea ". Ca commence en douceur par un solo de batterie aux balais. Solo de guitare avec de beaux effets de réverbération maîtrisée. Ca tient chaud à l'âme. Les saxophones reviennent sur le devant de la scène.

Mon carnet de notes finit ici. La chronique aussi. Ils jouèrent ensuite " Cinecittà " de Sébastien Texier avec un superbe dialogue fils-père entre clarinette et contrebasse, " Amir " d'Henri Texier tiré de l'album précédent " Sand Woman " (cf vidéo sous cet article pour une précédente version par le même groupe dans la même salle, le Triton) et, en rappel, " Simone et Robert ", une composition d'Henri Texier en hommage à Simone Veil & Robert Badinter. 

" Prenez grand soin de vous " nous dit Henri Texier en mot d'au revoir. C'est déjà fait puisque nous sortons d'un concert du quintette Chance d'Henri Texier au Triton. Merci pour la musique et prenez grand soin de vous aussi Henri & Cie.

La vidéo ci-dessous vous propose, lectrices vénérées, lecteurs vénérables, un extrait de ce concert.  Le titre album " Chance ". Moyennant 2€, vous pouvez vous offrir la vidéo intégrale de ce concert afin d'en profiter selon votre bon plaisir. A consommer sans modération. 

La photographie d'Henri Texier & Manu Codjia est l'oeuvre du Somptueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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" Kong " Oddjob

Publié le par Guillaume Lagrée

" Kong "

Oddjob

Outthere Music. 2020.

Oddjob est composé de

Peter Forss: contrebasse, guitare basse électrique, guitare électrique

Per " Ruskträsk " Johansson: saxophones, flûte, clarinette basse

Daniel Karlsson: piano, orgue, synthétiseur

Goran Kafjes: trompette, synthétiseur, congas

Lars Skoglund: batterie, cymbales, percussions, vibraphone, guitare acoustique

 

Album " Kong " entièrement composé et arrangé par Oddjob.

Lectrices attentives, lecteurs scrutateurs, il ne vous a pas échappé que le collectif suédois Oddjob, fondé en 1997, a déjà été chanté pour ce blog pour son programme pour petits et grands " Jazzoo " et que le trompettiste d'Oddjob, de père croate, Goran Kafjes anime aussi le Subtropic Arkestra dont l'album " The Reason Why. Volume 3 " est lui aussi célébré sur ce blog. 

L'album " Kong " est entièrement composé et arrangé par Oddjob. Pas de chef. Pas de Roi bien que nous soyons en Suède. Pas de " King " avant le Kong. La musique vient directement des années 1970, entre Clint Eastwood et le Monty Python Flying Circus. Revisité à la sauce 2020 avec des influences scandinaves comme " I Druidens Flaska " (1). Cf vidéo sous cet article. Logique pour des Suédois. Mais ils ont aussi écouté la musique africaine, " Kong " (4) et asiatique , " Kali Ma " (2). Cf extrait audio au dessus de cet article.

La musique d'Oddjob est aussi colorée que celle de Charles Mingus ou d'Oliver Nelson mais avec un autre message. Ils visent à bâtir, " The Carpenter " (5), à nous emmener en voyage loin vers " l'Est " (6).

L'évasion, c'est la sensation que me procure essentiellement Oddjob. Pas seulement. Ces Suédois savent  aussi jouer monstrueusement Funky. Pour preuve, le morceau final " Bon " (8). Sauf avis médical contraire, celui là est fait pour bouger votre corps sans effort, lectrices attentives, lecteurs scrutateurs. Avis aux DJ. Un nouveau morceau à sampler vous attend à la fin de l'album " Kong " d'Oddjob. Merci de leur verser leurs droits d'auteurs. 

En cette période de réclusion, de fermeture des frontières, de distance physique due à une pandémie mondiale pas encore terminée alors que j'écris ces lignes, " Kong " d'Oddjob est une excellente thérapie pour aérer les cerveaux. En vente libre sans ordonnance. Garanti sans effet secondaire autre qu'une douce euphorie passagère. A consommer sans modération. 

 

 

 

Dans la vidéo ci-dessous, Oddjob joue " I Druidens Flaska " (la flasque du druide si je devine bien le suédois), premier morceau de l'album " Kong " au restaurant " TAK " à Stockholm, capitale du Royaume de Suède. Un hommage à Panoramix le druide, fournisseur exclusif des gourdes de potion magique, certainement.

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Adrien Brandeis Quartet chauffe le Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Adrien Brandeis Quartet

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Samedi 10 octobre 2020, 19h30

Adrien Brandeis (Haute-Savoie): piano, compositions

Arnaud Dolmen (Guadeloupe): batterie

Damian Nueva (Cuba): contrebasse

Inor Sotolongo (Cuba): percussions

Invité

Orlando Poleo (Venezuela): percussions

 

Lectrices rythmiques, lecteurs dynamiques, ce blog vous a déjà chanté les louanges de l'album " Meetings " du pianiste français Adrien Brandeis sous la plume de mon ami Philippe. Philippe m'accompagnait à ce concert de sortie au Duc des Lombards mais, cette fois, c'est moi qui écrit. 

Introduction en piano solo tout en douceur. A la Bill Evans. Le quartet se lance et ça sonne tout de suite caribéen. Le percussionniste est assis à côté du batteur. La contrebasse marque le pas, ponctuée par les instruments à percussion. Le quartet nous réchauffe à feu doux. La cuisson monte doucement en température. Beau dialogue piano & percussion ponctué par la contrebasse et la batterie.

" Agonda " une plage en Inde dans la province de Goa. Démarrage en douceur de la contrebasse. Les percussions et le piano viennent ajouter des vagues douces comme l'Océan Indien par temps calme. Le piano lance le signal et la musique devient plus dansante, plus rythmée. Batteur et percussionniste, dans la même pulsation, dialoguent avec le pianiste. Puis Cuba et la Guadeloupe dialoguent entres îles par instruments rythmiques alors que piano & contrebasse ponctuent. 

Un morceau plus calme. Inor Sotolongo gratte et frotte en même temps. Ca balance tranquille. Solo de contrebasse qui devient un instrument de percussion entre les mains du Cubain Damian Nueva. Batterie et conga ponctuent. Pas de démonstration. Le fluide sympathique circule bien entre les 4 musiciens. " Cha Cha Paris " chantent ils. Cf extrait audio au dessus de cet article. 

Solo de contrebasse en intro. Majestueux, profond, résonnant. Le quartet se lance par vagues puis déroule en douceur.

Retour au Jazz pour un hommage à Chick Corea, " Chick"s Garden ". Inor Sotolongo a quitté la scène. Ca sonne Jazz et c'est bon mais moins original que le quartet.

Inor Sotolongo remonte sur scène. Percussions et sons étranges dans les cordes du piano. Scène du château hanté ce qui nous éloigne de la Caraïbe dans l'imaginaire. Solo de piano mystérieux à souhait en intro. Entre ici, Nosferatu! Le quartet enchaîne sur un air doucement dansant, caribéen. Ca balance tranquille d'un même mouvement. 

Le quartet attaque direct sur un air plus vif, plus rythmé. Les paumes des mains d'Inor Sotolongo font bondir sa conga. Ca ressemble à une envolée finale tant le quartet galope joyeusement. Dialogue puissant entre piano d'un côté de la scène, batterie et conga de l'autre. La contrebasse assure le lien au second plan.

Orlando Poleo vient s'ajouter sur scène comme il le fait sur l'album. Inor Sotolongo tape deux bout de bois l'un contre l'autre pour marquer le rythme. Le pianiste brode autour. Ca y est, le quintette se lance. Les peaux d'Orlando Poleo tiennent chaud. Ses mains volent sur le tambour.

Après ce final caliente, un RAPPEL pour le quartet qui finit bien en rythme.

Mon ami Philippe vit dans l'Hexagone depuis le siècle précédent mais il est né et a grandi en Martinique. L'album " Meetings " et ce concert du quartet d'Adrien Brandeis l'ont retrempé dans l'eau vive et salée de sa jeunesse. Merci pour la musique. 

Dans la vidéo ci-dessous, enregistrée chez TSF Jazz le lundi 28 septembre 2020, Adrien Brandeis joue 4 morceaux de son album " Meetings " avec un autre contrebassiste (Felipe Cabrera) et un autre batteur (Thomas Galliano), les percussionnistes demeurant inchangés (Inor Sotolongo & Orlando Poleo). 

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" JAZZOO. VOL. 1 & 2 ". ODDJOB.

Publié le par Guillaume Lagrée

" JAZZOO. VOL. 1 &  2 "

ODDJOB

Outheremusic. 2020.

 

ODDJOB est composé de

Goran Kafjes: trompettes

Per " Ruskträsk " Johansson: saxophones, saxophone électrique, flûtes, clarinettes, kazoo

Daniel Karlsson: piano, claviers, orgue

Peter Forss: contrebasse, guitare basse électrique

Janne Robertson: batterie (volume 1: 1-13)

Lars Skoglund: batterie (volume 2: 14-26)

 

Lectrices majeures, lecteurs mineurs, je vous ai déjà chanté sur ce blog les louanges de Jazzoo volume 1 & Jazzoo volume 2 ainsi que de l'interprétation en concert de ce programme. Le tout créé par les Suédois du groupe Oddjob

Voici enfin les deux volumes de JAZZOO réunis en un seul album . 26 morceaux, chacun dédié à un animal ou des animaux, soit un peu plus de 56' de musique pour persuader vos parents, vos grands-parents, vos oncles, vos tantes, vos soeurs, vos frères, vos cousins, vos cousines, vos amis, vos voisins, vos voisines que le Jazz n'est pas ringard, qu'il se joue, se danse, permet d'exprimer librement des émotions et notamment l'émerveillement sans cesse renouvelé de l'Homme face aux beautés de la Nature.

La musique peut être énergique comme la charge de l'Hippopotame (6). Cf vidéo sous cet article.

Elle peut être paisible et puissante comme la nage de la Baleine (4). Cf extrait audio au dessus de cet article.

Un livret avec des images permet aux petits et aux grands de suivre les histoires. Une appli permet  à votre téléphone portable de télécharger le dessin animé qui accompagne cette musique, dessin animé projeté lors des concerts de Jazzoo. 

Le plus amusant reste de deviner, sans lire le livret, quel animal est joué dans chaque morceau. Pour les bonds du Kangourou (1) ou de l'Ecureuil (5), la charge de l'Eléphant (3) ou du Gorille (15), c'est assez facile. Pour le Requin et l'Epinoche (8) ou l'Orignal (17), c'est déjà plus compliqué.

Les thèmes sont plutôt joyeux et colorés comme le fox trot des Pingouins (19) ou le bain du Cochon (20) mais pas tous. Ainsi la Mouche (13) ou le Cafard (7), superbe blues. Parfois la musique plane comme le vol de l'Aigle (21)

Vous l'aurez compris, lectrices majeures, lecteurs mineurs, pour demeurer un art en vie, le Jazz doit séduire la génération montante. Jazzoo est une méthode très efficace pour donner le goût du Jazz à des enfants dès leur conception. Je peux témoigner que des petits de 2-3 ans sont captivés par cette musique et suivent les concerts avec attention. Leurs parents et leurs grands-parents ne le sont pas moins.

Avis aux programmateurs de festivals et de concerts de Jazz! Si vous voulez avoir encore un public dans 20 ans, commencez par inviter Jazzoo chez vous ici et maintenant. Du moins quand les Suédois d'Oddjob auront le droit de quitter la Suède, une fois la pandémie de Covid 19 maîtrisée. 

Vive la Vie! Vive JAZZOO!

 

 

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