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87 résultats pour “Hervé Sellin

Radio France rend hommage à Martial Solal de son vivant

Publié le par Guillaume Lagrée

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Concert d'ouverture de la saison 2020-2021 de Radio France

3 concertos de Martial Solal par l'Orchestre National de France et divers solistes

Auditorium de la Maison de la Radio.

Paris. Ile de France, France.

Vendredi 11 septembre 2020 . 20h.

Concert diffusé en différé sur France Musique

 

Bienvenue à la 56e abonnée de ce blog. Que les Dieux et les Muses la protègent!

 

Orchestre National de France dirigé par Jesko Sirvend. Divers solistes pour les 3 concertos de Martial Solal.

Toutes les oeuvres sont composées par Martial Solal (1927) qui ne jouait pas sur scène mais assistait au concert. 

1. Concerto pour trombone, piano, contrebasse et orchestre (1989)

Hervé Sellin: piano

Jean-Paul Céléa: contrebasse

Denis Leloup: trombone

 

Orchestre symphonique au complet avec cordes, cuivres et percussions. Ca sonne très musique de film noir. Martial Solal a gagné au Loto, comme il le dit lui même, en composant la musique d'A bout de souffle de Jean-Luc Godard, un polar expérimental. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Couleur sombre de l'orchestre. Eclairs de lumière du piano. Notre héros se bat au bord de la Seine la nuit. C'est du Solal mais ce n'est pas Martial au piano. Hervé Sellin est un excellent pianiste, Martial Solal un pianiste unique. La différence s'entend.

Le héros s'en est sorti, errant obscur dans la nuit solitaire. Trouvera t-il Suzie, sa chérie? Solo de trombone grognon. Il a trouvé Suzie mais elle est de mauvaise humeur. Les cordes font passer la tendresse des propos du héros. Ca marche. Suzie s'amadoue. Roulement de tambour. La voiture a démarré et emmène notre héros et sa bien aimée vers de nouvelles aventures.

Promenade au calme en campagne. Le pianiste fait courir le ruisseau. Tout va bien pour nos tourtereaux. Joli solo de contrebasse élégamment ponctué par des gémissements, des glissements d'archet sur d'autres bêtes à cordes. Solo de contrebasse à l'archet. Le mystère plane de nouveau. La route deviendrait-elle dangereuse pour nos amoureux? Jazz et classique s'additionnent mais ne se multiplient pas. 1+1 = 2 et non pas 1 * 1 = 1. 

2. Concerto pour saxophone et orchestre (2014)

Jean-Charles Richard: saxophones baryton et soprano

Avec François Merville: batterie

Jean-Paul Céléa sort de scène en emmenant sa contrebasse. Les cuivres ont quitté l'orchestre. Seul survivant: un tromboniste. Jean-Charles Richard, saxophoniste, époux de Claudia Solal, chanteuse, gendre de Martial Solal (pianiste, chef d'orchestre et compositeur) arrive sur scène avec ses engins dans les mains. Pas de pianiste. Jean-Charles Richard est un saxophoniste classique de formation. Son très droit, très propre qui se mêle parfaitement à celui de l'orchestre. Une esthétique opposée à celle d'Albert Ayler en résumé.

François Merville apporte une pulsation subtile et interrompue à la batterie. Vibraphone et marimbas y ajoutent des couleurs. Scène champêtre. Un fleuve bordé d'arbres qui se ploient et se déploient sous le vent. La Seine à Samois sur Seine où est mort et enterré Django Reinhardt par exemple. La musique fusionne bien plus que dans le concerto précédent, à mon goût. La qualité du soliste y est pour beaucoup et Jean-Charles Richard est une pointure. Quant à François Merville, ajoutez un e à son nom et vous saurez ce que j'en pense.

Passage du baryton au soprano. Echanges percutants entre batterie et vibraphone. Les cordes jouent le vent dans les arbres. Le soprano le chant d'oiseau. Pas de présence humaine. C'est juste, beau, paisible, naturel et entièrement créé par la main de l'homme. Tout colle et forme un ensemble cohérent et varié en même temps. Retour au baryton. Changement de chant. Plus grave, plus terrien. L'éléphant après l'oiseau. La musique plane en nuages majestueux. Le tromboniste relance. La batterie se fait entendre derrière les coups d'archet. Une pulsation discontinue, juste assez pour chauffer la machine. Retour du soprano. Petits traits aigus. Quelques notes du soprano en solo pour finir. Splendide. 

 

3. Concerto " Coexistence " pour piano et orchestre (version inédite 2019 du concerto créé en 1996 avec l'ONF et le Dodecaband)

Eric Ferrand N'Kaoua: piano

Avec François Merville: batterie

Le piano est remis en avant de la scène. Un technicien masqué passe sur le clavier un chiffon enduit de gel hydroalcoolique. Covid 19 oblige. Cela fait de la musique. Applaudissements. L'orchestre est au complet. Les cuivres sont de retour. Eric Ferrand N'Kaoua, pianiste concertiste de classe internationale, joue Martial Solal avec la même fidélité et la même passion que Liszt ou Rachmaninov. Il est célébré sur ce blog tant en studio qu'en concert.

Batterie et percussions se répondent derrière l'orchestre symphonique qui déploie ses ailes. Tout s'arrête pour laisser place au pianiste. Eric Ferrand N'Kaoua distille l'ambiance. Des roulements, des changements brusque et incessants d'ambiance du piano au forte, du triste au gai, du vif au lent. Dérouter l'auditeur, ne jamais le laisser s'endormir dans le confort d'une jolie mélodie mais en suggérer plusieurs qui se succèdent ou se mélangent, tel est l'art du solo selon Martial Solal.

Une ligne directrice se dégage du piano. L'orchestre la reprend. Nouveau solo de piano. Ligne puissante reprise par l'orchestre. Après les grandes masses orchestrales, un solo de piano mélancolique . L'orchestre reprend crescendo puis s'arrête pour laisser la parole au piano. Comme dit Martial Solal de ses oeuvres concertantes, les styles ne fusionnent pas mais se succèdent. Batterie et percussions entretiennent la pulsation que soulignent les cordes. Le piano entre dans la danse. 

Longs applaudissements. Les musiciens tous réunis remercient le public et saluent en le montrant à la clameur populaire Martial Solal, compositeur de l'instant. Pas de rappel. Tout a été joué. Rien à ajouter.

Les salauds salissent Solal. Cela me lasse. Sur ce, salut.😎

 

La photographie de Martial Solal est l'oeuvre de l'Essentiel Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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Johnny Griffin Maître de désobéissance

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Propos recueillis à Paris le mardi 23 juin 2009.

Olivier Temime, saxophoniste ténor français né en 1974, a joué avec Johnny Griffin dit « Little Giant », saxophoniste ténor noir américain (1928-2008) de 1999 à 2008. Johnny était, en musique, son grand-père adoptif. Olivier a eu la gentillesse de me raconter ce qu'il a appris de Johnny Griffin.

Comment avez vous découvert la musique de Johnny Griffin ?

J'ai découvert sa musique avec le Jazz vers 13-14 ans. Il y avait des vinyls de Jazz chez mon père, trompettiste amateur de Free Jazz. Parmi mes albums préférés il y avait « Monk. Live at The Five Spot » avec Johnny Griffin et un « Live in Japan » de Johnny Griffin. Je les ai écoutés, réécoutés. Je n'ai pas fait de relevé des thèmes. J'ai étudié Parker, Coltrane, Rollins. J'avais remarqué que Johnny Griffin avait beaucoup d'aisance, d'humour dans son jeu.

Comment avez vous rencontré Johnny Griffin en personne ?

Lorsque je l'ai rencontré il correspondait à ce que j'imaginais de lui. Il jouait dans un parc à Marseille en 1996. J'avais une crête rouge et il m'a remarqué. J'ai fait le bœuf avec ses musiciens à Marseille en 1998. Il jouait avec Guy Laffitte comme deuxième saxophone ténor car il aimait les Chases ( à écouter les duos de ténors de Johnny Griffin avec Eddie Lockjaw Davis, Dexter Gordon et surtout « A blowin' session » de Johnny Griffin avec Hank Mobley et John Coltrane aux saxophones ténors). Je jouais au Petit Opportun (club parisien disparu aujourd'hui). L'agent de Johnny m'a appelé pour que je joue avec lui au festival de Montségur dans le Sud Ouest car Guy Laffitte était malade. J'ai dit oui. J'ai pris le train à Paris et Johnny m'a rejoint dans le train à Poitiers car il vivait dans le coin. En me voyant, il a dit : « But You are a baby ! ». J'avais 25 ans et je n'avais pas dormi de la nuit à l'idée de jouer avec Johny Griffin sur scène. Je lui demande : « Qu'est ce qu'on joue ? » . Johnny me répond : « Tu verras, tu verras ». Le soir, à table, je lui redemande et il me répond : « Tu verras, tu verras ». Jean Pierre Arnaud, le batteur, me dit : « Enlève ta casquette ». Je ne voulais pas mais j'ai fini par céder. Johnny a éclaté de rire à cause de ma crête. Il m'appelait « Le monstre » parce qu'il trouvait que ça me donnait une tête de dragon. Je ne savais toujours pas quoi jouer avant de monter sur scène. Après, c'est parti. Johnny était content de mon jeu, de mon répondant. Guy Laffitte était malade et Johnny devait décider si je le remplacerais. Il a dit oui. Je lui ai demandé pourquoi il me gardait . Il a répondu qu'il aimait mon jeu, mon énergie.

Qu'avez vous appris de Johnny Griffin ?

Johnny m'a beaucoup appris sur le rapport entre la vie et la musique. Je jouais beaucoup, partout, jusqu'à 4 bœufs par soir dans 4 clubs différents. Johnny m'a appris à avoir confiance en moi, à ne pas être tributaire du regard des autres, à créer par moi même. Un jour où j'étais chez moi, Johnny jouait au Duc des Lombards, à Paris et son agent m'a appelé pour m'inviter à le rejoindre sur scène pour le 2e set. Tout le monde du Jazz parisien était là. Je stressais et j'ai découvert, une fois sur scène, que le concert était diffusé en direct au Jazz Club de France Musique. Johnny joue un thème que je ne connais pas, sent que je ne suis pas à l'aise et me pousse : « Blow motherfucker, Blow mother fucker » me répétait-il pour m'interdire de finir mon chorus.
Johnny avait un grand sens de l'humour, une mémoire hallucinante. Il était rusé, charmeur. Un homme très curieux des gens qui ne profitait pas de son statut de star même s'il en était une. Il était curieux de tout.

Comment se passait la vie avec Johnny Griffin ?

J'ai joué 10 ans avec Johnny, dans son groupe (Hervé Sellin :piano, Ricardo Del Fra :contrebasse, Jean Pierre Arnaud :batterie). Il me mettait en valeur. Ca le reposait de m'avoir à ses côtés sur scène. L'émulation lui plaisait. Il me transmettait le fond, l'esprit. On parlait de musique, de son, de drive, de swing, de mélodie. J'étais l'élève avec le Maître. Pour mon deuxième album, Saï Saï Saï, il l'a bien écouté et il a mis un petit mot en commentaire dans le livret. Lorsque je suis allé jouer en Arabie Saoudite, il m'avait déconseillé ce voyage, l'estimant dangereux. J'ai échappé de quelques minutes à un attentat d'Al Qaida et il a pris de mes nouvelles à mon retour.


Pourquoi Johnny Griffin a t-il quitté l'Amérique pour l'Europe ?

Johnny était plus respecté en Europe qu'à New York. Il en avait marre de l'Amérique. Il a beaucoup joué en Scandinavie. Il aimait la qualité de vie ici. Griff n'était pas un mystique comme Coltrane. C'était un jouisseur. Il aimait la vie et il ne comptait pas la sacrifier pour la musique.
Il a eu une attaque au cerveau. Après, il se rappelait des standards mais plus de ses compositions alors qu'il composait tout le temps. Il voyait la partition à l'envers. Il se sentait diminué et il avait horreur de ça. Il se battait contre ses limites. C'était un guerrier, Johny.


Quels sont vos derniers souvenirs de Johnny Griffin ?

Le dernier soir où nous avons joué ensemble, c'était avec Rhoda Scott, l'organiste aux pieds nus. Ils ont discuté ensemble après le concert. Il croyait à la victoire d'Obama. « Obama passera si on ne le tue pas avant » a t-il dit. Pour un Noir américain de sa génération, qui avait quitté l'Amérique à cause du racisme, c'était énorme.
Johnny parlait beaucoup de Don Byas, autre Géant du saxophone ténor. Un jour où Johny faisait le bœuf à Philadelphie, s'arrachant sur scène, Don Byas arrive derrière lui, joue quelques notes en douceur et ramasse la mise. D'y repenser, des années après, ça le rendait encore fou!


Comment a fini Johnny Griffin ?

Johnny est mort sur le perron de sa maison, d'une crise cardiaque, tenant son étui de saxophone et sa valise, prêt à partir pour un concert avec Rhoda Sott et moi. A la demande de sa veuve, j'ai joué devant son cercueil à ses funérailles. « Lover Man » en duo avec Hervé Sellin. C'était très émouvant pour moi.

Quel message vous a transmis Johnny Griffin ?

Le message :
croquer la vie à pleines dents, croire en ce que je fais, travailler, l'énergie, la joie de vivre. Johnny était attaché au Jazz des années 1950 et à la musique classique. Le free jazz le gonflait. Il aimait la pulsation. Johnny a commencé par jouer dans des orchestres de danse.
Pendant la guerre de Corée, Johnny est parti faire ses classes à Hawaï avec ses amis musiciens de Chicago. Il a demandé à faire partie de l'orchestre de la base. Il a été engagé pour jouer du hautbois. Aucun de ses amis n'est entré dans l'orchestre. Aucun n'est rentré vivant de Corée. Il aimait dire : « Oboe saved my life ».

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Résultats du concours international de piano Martial Solal 2010

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Finale du concours de piano Jazz Martial Solal. Edition 2010.

Un concours international de la ville de Paris.

Paris. L’Alhambra. Samedi 23 octobre 2010. 19h30.

 

Finale avec la participation de François Moutin (contrebasse), Louis Moutin (batterie) et du Newdecaband.

 

Le Newdecaband est composé de Martial Solal (piano, direction), Claudia Solal  (voix), Jean Philippe Morel (contrebasse), Thomas Grimmonprez (batterie) ; Eric Le Lann et Claude Egea (trompettes), Denis Leloup et Marc Roger (trombones), Jean Jacques Justafré (cor), François Thuillier (tuba). Exceptionnellement, pour cette soirée, Martial Solal a cédé sa place sur le tabouret du pianiste.

 

La photographie de Martial Solal est l'oeuvre de  Juan Carlos HERNANDEZ.

Martial Solal

 

Le jury était composé de :

 

Martial Solal (France), président

Franco d’Andrea (Italie)

Claude Carrière (France)

Jean-Louis Chautemps (France)

Ronnie Lynn Patterson (Etats-Unis d’Amérique)

Xavier Prévost (France)

Hervé Sellin (France)

Emil Spanyi (Hongrie)

Mario Stantchev (Bulgarie)

 

Les six finalistes étaient :

Alessandro Lanzoni (Italie)

Thomas Enhco (France)

Nikolas Anadolis (Grèce)

Vadim Neselovskyi (Ukraine/Allemagne)

Sebastian Sternal (Allemagne)

 

Dan Tepfer (France/USA) ne faisait pas partie des finalistes. Peu importe. Qu’il joue en leader ou en accompagnateur de Lee Konitz, ce garçon est tout simplement merveilleux.

 

Les épreuves finales étaient les suivantes :

1)      Une improvisation pour piano solo

2)      Une version solo d’un standard du Jazz :I got rhythm ou All the things you are. Tous les candidats ont choisi All the things you are.

3)      Zizaguerie une composition de Martial Solal avec le Newdecaband

4)      Une composition originale du candidat en trio avec les frères Moutin, accompagnateurs habituelsde Martial Solal.

 

Arrivé pour 20h30, erreur de ma part, j’ai manqué le premier candidat, Alessandro Lanzoni (Italie).

 

Le deuxième candidat Thomas Ehnco (France) m’a ennuyé. Brillant techniquement mais fade émotionnellement.

 

Le troisième candidat Nikolas Anadolis, un Grec de 19 ans m’a emballé. Il a d’ailleurs séduit le jury aussi puisqu’il a reçu le premier prix. Son impro était sombre, retenue, mystérieuse. Le standard roulait, tournait élégamment. Un très joli final, surprenant, dans l’aigu. Avec l’orchestre, il a accéléré le tempo, menant la troupe d’une main de maître. En trio, sa composition « Dark stories » est une superbe ballade avec là encore une fin surprenante.

 

PAUSE

 

Le quatrième candidat Vadim Neselovskyi (Ukraine/Allemagne) m’a prodigieusement agacé. Eblouissant de virtuosité technique mais des poses de poète maudit (cheveux au vent, bouche ouverte du nageur qui cherche son souffle, mimiques) prodigieusement agaçantes. Par ailleurs, il swingue comme une huître. Je pense qu’il s’est trompé de musique, de concours. Il ferait mieux de passer un concours dirigé par Pierre Boulez qui a horreur du Jazz. Là, il serait parfait.

 

Le cinquième candidat Sebastian Sternal (Allemagne) m’a enchanté. Malheureusement, le jury ne m’a pas suivi. En solo, il nous a délivré un rigodon sautillant et charmant en impro. Sur le standard, il  a attaqué lentement, accélérant progressivement. Une version chantante et touchante. Il est entré dans le jeu de l’orchestre comme s’il le connaissait depuis toujours. En trio, il nous a livré une ballade cool, relax, classieuse comme disait Serge Gainsbourg, Ghana. Du Jazz et du meilleur, baigné d’influence romantique sans perdre de vue le Swing. Pour la multiplicité de ses talents et sa maturité, je vote pour Sebastian Sternal. Le Grec est très doué mais il n’a que 19 ans et a encore besoin de mûrir pour donner tous ses fruits. C'est l'avis de Mademoiselle F et je le partage.

 

Résultat final.

 

Après 80mn, et non 45 comme indiqué, de délibéré, Martial Solal a proclamé les résultats. Dans l’attente, Mademoiselle F et moi avons eu le temps de dîner, de revenir dans la salle où François Moutin a profité de la présence d’un Fazoli de concert, un vrai crocodile avec toute sa queue, pour jouer le Blues pendant que le public restant bavardait.

 

Deux mentions pour deux musiciens absents de la finale :

-         André Joseph Petersen, Afrique du Sud

-         Dimitar Bodurov, Bulgarie

-          

Prix du jeune soliste :

Alessandro Lanzoni, 18 ans, Italie

 

4e prix :

Sebastian Sternal, Allemagne

3e prix :

Thomas Ehnco, France

2e prix :

Vadim Neselovskyi, Ukraine/Allemagne

 

Grand prix de la ville de Paris :

Nikolas Anadolis, Grèce

 

Les trois premiers ont joué le dimanche 24 octobre à 17h à l’Alhambra en trio avec les frères Moutin. Comme je n’y étais pas, je n’en parlerai pas. Comme lors du concours 2006, je regrette que le jury ne soit pas composé uniquement de pianistes de Jazz afin que le jugement ne soit porté que par des pairs comme c'est le cas dans les concours internationaux de musique classique. Manquaient dans ce jury Enrico Pieranunzi, Marc Copland, Kenny Barron, Antoine Hervé par exemple.

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Sélection de concerts de Jazz à Paris et dans le Genevois pour octobre 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices raffinées, lecteurs esthètes, c'est avec la rigueur d'un général romain décimant ses légionnaires que je vous propose la sélection suivante de concerts de Jazz  à Paris et à la frontière franco-suisse, en pays genevois, pour le mois d'octobre 2013. Profitez en. C'est la dernière du genre.

 

Emmanuel-Bex.jpg

La photographie d'Emmanuel Bex est l'oeuvre du Gigantesque Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Le festival  Jazz sur Seine (Jazz sur Seine est aussi le titre d'un superbe album hard bop de Barney Wilen daté de 1959 avec, rareté pour l'époque, un percussiionniste sénégalais) réunira 18 clubs, 115 concerts, 450 musiciens à Paris et en Ile de France du samedi 12 au  jeudi 24 octobre 2013. Plusieurs concerts de cette sélection en font partie.

 

La Java

Lundi 21 à 20h30: Jazz à la Java avec Futura Marge Experience n°6, réunion d'avant-gardistes du Jazz français des années 60 à nos jours dont le mirifique flûtiste Michel Edelin.

Café de la danse

Dimanche 13 à 17h, dans le cadre du festival " Sound Painting ", l'Algèbre Trio avec le guitariste Pierre Durand. Poètes et géomètres y sont les bienvenus.

Jeudi 17 à 21h: l'Enchanteuse albano-helvète Elina Duni viendra nous chanter les mystères de son Jazz balkanique. " Matane malit ".

Le Triton

Du mardi 8 au samedi 12 à 19h30: L'Enchanteuse Elise Caron (chant, guitare, flûte, claviers) vient nous chanter ses " Nouvelles antiennes " en duo avec son fidèle complice Denis Chouillet (piano). Une grande Dame du temps présent dans un nouveau tour de chant.

Samedi 19 à 19h30: le trio Benjamin Moussay (piano), Bruno Chevillon (contrebasse) et Daniel Humair (batterie). Esprits libres bienvenus. De plus, les peintures de Daniel Humair sont exposées à la galerie Doria à Paris jusqu'au mardi 29 octobre 2013.

New Morning

Mardi 8 à 20H30: " B to Bill " l'hommage à Bill Evans de Nico Morelli, Emmanuel Bex et Mike Ladd. Stimulant, assurément.

Lundi 14 à 20h30: Cassandra Wilson (chant, poésie) accompagné du trio Harriett Tubman qui rend hommage à une Noire américaine, héroïne de la lutte contre l'esclavage. Militant et enivrant.

Mercredi 16 à 20h: Ablayse Sissoko (kora) et Simon Goubert (batterie) " African Jazz Roots " dialogue entre musiciens français de Jazz et musiciens africains de l'Ouest. 1ère partie: Sonny Troupe Quartet. Jazz antillais actuel.

Mercredi 23 à 20h: Le PJ5 présentera sur scène son album " Word ". Avec tout le bien que j'en ai écrit, sauf cas de force majeure, je serai présent à ce concert.

Lundi 28 à 20h: Mavis Staples, une Soul Sister de première classe. Quand Prince l'invite à chanter avec lui, c'est lui qui s'avoue honoré. " i'll take You there ".

Cave du 38 Riv

Mardi 15 à 20h30: le trio de Lenny Popkin (sax ténor) avec Gilles Naturel (contrebasse) et Carol Tristano (batterie). Absolument indispensable.

Mercredi 16 à 20h30: le duo Eric Barret (saxs)/Alain Jean-Marie (piano). Pour amants distingués.

Petit Journal Montparnasse

Jedui 17 à 21h30: le quartet de Sébastien Llado (trombone). Show devant!

Les Disquaires

Concerts gratuits. Consommations obligatoires. Le bar doit tourner pour que les musiciens soient payés.

Mercredi 2 à 20h: le saxophoniste cubain Ricardo Izquierdo en quartet avec notamment Antoine Banville (batterie).

Mercredi 9 à 20h: Matteo Pastorino quartet. Un jeune clarinettiste italien à découvrir.

Péniche l'Improviste

Vendredi 25 à 21h: Francesco Bearzatti Tinissima Quartet. Ca va tanguer et gîter sur la péniche!

Duc des Lombards

Jeudi 10, vendredi 11 à 20h et 22h: Ben Wendel (saxophones) en quartette avec Gerald Clayton (piano). LE saxophoniste que tous les leaders demandent présente son propre groupe.

Mercredi 16 à 20h et 22h: Larry Garner. Du Blues, du Blues, du Blues. Si vous aimez votre Blues sans colorant ni conservateur, sans glaçon ni jus de fruit, ce concert vous est indispensable, lectrices raffinées, lecteurs esthètes.

Lundi 21 à 20h et 22h: Pierre de Bethmann Medium Ensemble. Pierre de Bethmann se lance dans l'aventure du Big Band.

Caveau de la Huchette

Mercredi 30 à 22h le Brother D Blues Band avec le guitariste Pierre Durand.

Sunset-Sunside

Vendredi 4 à 20h30: le pianiste Mard Bentham en trio. Je recommande toujours vivement son album solo " Herbst ".

Mercredi 9 à 20h30: duo Jacques Pellen (guitare)/Eric Barret (sax ténor). Entre Jazz et Bretagne. 2 places pour le prix d'une en réservant sur Internet.

Samedi 12 à 21h: Eric Le Lann Trio " I remember Chet " avec Eric Le Lann (trompette)/Nelson Veras (guitare) et Matthias Allamane (contrebasse) à la place de Gildas Boclé. Je ne cesse de chanter les louanges de ce trio d'enchanteurs. J'y serai.

Mardi 15 à 21h: Marilyn Mazur (percussions) avec notamment John Taylor (piano). Vous prendrez bien une tasse de beauté?

Jeudi 17 à 19h20: Baptiste Herbin (sax alto) trio. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Lundi 21 à 21h30: Kneebody avec Ben Wendel (saxs) et Nate Wood (batterie).

Mardi 22 à 21h: le quartet de Carl Allen (batterie) avec Hervé Sellin (piano), Riccardo del Fra (contrebasse) et Pierrick Pédron (sax alto). Be bop, bop, rebop, bop.

Mercredi 23, jeudi 24, vendredi 25, samedi 26 à 21h: Moutin Factory Quintet avec François Moutin (contrebasse), Louis Moutin (batterie) et Manu Codjia (guitare électrique).

Mercredi 24 à 21h30 au Sunset: Leo Parker Organ Quartet. Maître Batteur.

Lundi 28 à 21h: duo Giovanni Guidi (piano)/Gianluca Petrella (trombone). La classe all'italiana.

Jeudi 31 à 21h: le trio BFG reconstitué. Emmanuel Bex (orgue Hammond)/Glenn Ferris (trombone)/Simon Goubert (batterie). Ouvrez grands vos oreilles et vos esprits. Suivez les. Voyage inoubliable.

Pour voyager sans quitter Paris, allez au festival Jazzycolors, festival international de Jazz organisé par les instituts culturels étrangers à Paris du dimanche 27 octobre au samedi 30 novembre 2013. Paris est la ville au monde qui compte le plus d'instituts culturels étrangers. Leur union vous permettra de découvrir le Jazz d'aujourd'hui de l'Argentine à l'Azerbaïdjan en passant par l'Autriche et des dizaines d'autres pays dont l'Islande, le Danemark et la Norvège, nouveaux arrivants. C'est la 11e édition de ce festival parrainée par le pianiste français Bojan Zulfikarpasic dit Bojan Z.

 

Pour les contribuables français souffrant d'hernie fiscale, afin de justifier vos fréquents séjours en Suisse, dites aux douaniers que vous allez au festival Jazz Contreband. 18 salles, 45 concerts de Jazz en pays genevois, sur France et sur Suisse, du jeudi 3 au samedi 26 octobre 2013. John Abercrombie, Ray Lema, L'European Jazz Orchestra, Rusconi, Grand Pianoramax sont notamment au programme.   

 

Assez de mots. Place à la musique. Le trio BFG invite Francesco Bearzatti (sax ténor, clarinette) sur scène au New Morning. Chaud devant!

 


 

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Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour mai 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices printanières, lecteurs en fleur, voici venir le printemps et le joli moi de mai.

Pour fêter cela, voici ma sélection rigoureusement inique de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour le mois de mai 2016.

Pour un agenda complet, voyez Citizenjazz.

Deux festivals à signaler:

- Ferté Jazz Festival,à la Ferté sous Jouarre, Seine et Marne, du jeudi 12 au lundi 16 mai , avec notamment les concerts de Fred Wesley and the New JB's (Funk is not dead!) et le saxophoniste ténor Frédéric Borey. Outre les concerts, vous y trouverez une brocante musicale, des expositions, un espace jeune public, des apéros concerts, du ciné jazz. Navettes retour gratuites vers Paris.

- Festival Jazz à Saint Germain des Près, à Paris, du jeudi 19 au mardi 31 mai avec notamment le Nick Bärtch's Mobile, déjà louangé sur ce blog, Ray Lema, auteur compositeur interprète congolais, de Kinshasa, à qui je dois un des plus beaux concerts de ma vie (Ray Lema et les Gnaoua lors de la fête de la Musique 1998 à Paris. Piano, chant, percussions, danse. Voyage en Afrique sans quitter Paris. Et dire que des malheureux prennent des substances illicites et nocives pour planer alors que cette musique existe!) et un Grand Bal Swing.

Lundi 2 mai:

- Duc des Lombards, Paris: 19h30 et 21h30: Kenny Werner Trio. Un doux colosse du piano.

Mardi 3 mai:

- Duc des Lombards, Paris: 19h30 et 21h30: Kenny Werner Trio. Un doux colosse du piano.

- Salle de l'Orangerie, Eaubonne, Val d'Oise, 21h. Hervé Sellin (piano) trio invite Pierrick Pédron (sax alto) pour un hommage à Phil Woods. Classieux.

Mercredi 4 mai:

- Le Baiser Salé, Paris, 19h: " Les Caribéennes de Mai! ", festival de Jazz caraïbe, avec le duo Mario Canonge (piano)/ Michel Zenino (contrebasse) qui poursuit sa route.

- Le Sunside, Paris, 21h: Leon Parker Quartet & Guests. Ebattez vous!

Jeudi 5 mai:

- Le Sunside, Paris, 21h: Leon Parker Quartet & Guests. Ebattez vous!

Samedi 7 mai:

- Le Baiser Salé, Paris, 21h30: " Les Caribéennes de Mai! ", festival de Jazz caraïbe, avec Franck Nicolas et sa Jazz Ka Philosophy.

Mercredi 11 mai:

- Le Baiser Salé, Paris, 19h: " Les Caribéennes de Mai! ", festival de Jazz caraïbe, avec le duo Mario Canonge (piano)/ Michel Zenino (contrebasse) qui poursuit sa route.

- Le Baiser Salé, Paris, 21h30: Rick Margitza Quartet. Le dernier saxophoniste de Miles Davis vit et joue à Paris, ne l'oublions pas.

Jeudi 12 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Billy Hart Quartet. Un Maître tambour d'Amérique.

- Le Baiser Salé, Paris, 19h: " Les Caribéennes de Mai! ", festival de Jazz caraïbe, avec le duo Mario Canonge (piano)/ Michel Zenino (contrebasse) qui poursuit sa route.

- Le Sunset, Paris, 21h30: Trio Kornazov-Codjia-Tamisier. Pour les aventuriers du son.

Vendredi 13 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Billy Hart Quartet. Un Maître tambour d'Amérique.

- Le Cirque Electrique, Paris, 20h30: soirée dédiée aux Amours Poly Gammes dans le cadre du festival La voix est libre avec le duo Claudia Solal (chant)/Benjamin Moussay (piano, claviers) que je suis dans ses aventures sonores depuis sa création il y a 12 ans. Esprits aventureux, ne pas s'abstenir.

Samedi 14 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Billy Hart Quartet. Un Maître tambour d'Amérique.

- Péniche Le Marcounet, Paris, 20h: Le Bounce Trio de l'organiste Mathieu Marthouret. Prêts à bondir de plaisir?

- Le Sunset, Paris, 21h: Damien Schmitt " Dam'n Co Group ", batteur français prodigieux. Je me souviens d'un concert phénoménal en duo avec Médéric Collignon au Triton et de sa présence dans le quartet Le Lann/Top.

Dimanche 15 mai:

- Le Sunside, Paris, 21h30: Ricardo del Fra " Open Book ". Classieux.

Mercredi 18 mai:

- Théâtre du Vésinet, Le Vésinet, Yvelines, 21h: Alain Jean-Marie Trio et André Villéger (saxophone). Classieux.

Jeudi 19 mai:

- Le Sunside, Paris, 21h30: Sébastien Llado Quartet. Chaud et vivant.

Vendredi 20 mai:

- Cinéma Balzac, Paris, 20h30: Le festival " Jazz & Images " se poursuit avec une soirée spéciale Aldo Romano composée d'un concert du trio d'Aldo Romano, Henri Texier et Vincent Le Quang sur scène et de la projection de " Appunti per un film sul Jazz. VII Festival internazionale di Bologna " ( Gianni Amico, 1965, 36' avec Aldo Romano, Jean-François Jenny Clark, Steve Lacy, Don Cherry, Mal Waldron). Evviva Aldo Romano!

Samedi 21 mai:

- Espace Sorano, Vincennes, Val de Marne, 20h30: Julien Lourau " Electric Biddle ". Indescriptible.

Mardi 24 mai:

- Petit Journal Montparnasse, Paris, 21h30: Michel Legrand en trio avec Pierre Boussaguet (contrebasse) et François Laizeau (batterie). Est-il utile de présenter le seul Français à avoir obtenu 3 Oscars pour la musique de film et à avoir dirigé deux fois Miles Davis (" Legrand Jazz " en 1958 et " Dingo " en 1991)?

Jeudi 26 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Minino Garay " Vamos ". Juste avant l'ouverture des Internationaux de France de tennis de Roland Garros et la quête du 10e titre pour Rafael Nadal, ce concert s'impose même si Minino Garay est Argentin.

- La Fabrique, Brie Comte Robert, Seine et Marne, 21h: Véronique Herman Sambin & Xavier Richardeau, du Jazz vocal antillais de qualité. Déjà loué et célébré sur ce blog.

Vendredi 27 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Minino Garay " Vamos ". Juste avant l'ouverture des Internationaux de France de tennis de Roland Garros et la quête du 10e titre pour Rafael Nadal, ce concert s'impose même si Minino Garay est Argentin.

- Théâtre de Maisons Alfort, Maisons-Alfort, Val de Marne, 20h45: Omar Sosa Quarteto Afrocubano. Muy caliente!

- Le Sunside, Paris, 21h: Leila Olivesi "Utopia " Quartet. Une créatrice déjà célébrée sur ce blog à laquelle se joint pour la première fois, lors d'un concert, le saxophoniste et flûtiste Jean-Charles Richard.

Samedi 28 mai:

- Le Sunset, Paris, 19h30 et 21h30: Lucky Peterson " Singing the Blues ". Une Star du Blues dans un club de Jazz, c'est rare. Profitons en.

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Florian Pelissier Quintet. Passez le Cap de Bonne Espérance en bonne compagnie.

- L'Espace des Arts, Pavillon sous Bois, Seine Saint Denis, 21h30: Trio Didier Lockwood/Philip Catherine/Diego Imbert. La classe, forcément la classe.

Dimanche 29 mai:

- Le Sunside, Paris, 16h: Hommage à Sonny Rollins par Jacques Vidal (musicien) et Lionel Ezkenazi (conférencier).

- Théâtre des Ateliers du Chaudron, Paris, 16h et 19h: Steve Potts (sax soprano) et ses amis. Free Jazz is not dead!

- Le Sunset, Paris, 18h et 20h30: Lucky Peterson " Singing the Blues ". Une Star du Blues dans un club de Jazz, c'est rare. Profitons en.

- L'Espace des Arts, Pavillon sous Bois, Seine Saint Denis, 18h: Richard Galliano (accordéon)& Sylvain Luc (guitare) " La vie en rose ". Pour finir le dimanche en douceur.

Lundi 30 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Fred Hersch Trio. Homosexualité, SIDA, trithérapie, dépression, Fred Hersch a survécu à tout et sublime sa souffrance grâce à son piano. Un Maître discret.

Mardi 31 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Fred Hersch Trio. Homosexualité, SIDA, trithérapie, dépression, Fred Hersch a survécu à tout et sublime sa souffrance grâce à son piano. Un Maître discret.

La photographie de Mathieu Marthouret est l'oeuvre du Talentueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour mai 2016

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Sélection de concerts de Jazz pour septembre 2020

Publié le par Guillaume Lagrée

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices adorées, lecteurs adorables, alors que les Etats Unis d'Amérique et la République fédérative du Brésil, deux pays fondamentaux pour le Jazz, sont encore durement frappés par la pandémie de Covid 19, l'Europe et la France sortent de mois de confinement. 

Tous les festivals de Jazz de l'été sont annulés. Tous? Presque tous. Quelques irréductibles Gaulois prennent des mesures pour vous donner la possibilité de participer à des concerts pour de vrai.  En septembre 2020, vous pourrez aller au concert à condition d'être masqués, de respecter la distance physique avec votre voisin (le jeu de la séduction n'en sera que plus subtil!) et d'oindre vos mains de gel hydroalcoolique aux normes de l'OMS. 

Si vous ne pouvez assister aux concerts, écoutez les sur France Musique avec les émissions Jazz Club (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live

Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Mon émission Le jars jase jazz est consacrée à l'influence de l'Italie sur le Jazz sous le titre générique Evviva Italia! 5 émissions différentes sur ce thème de juillet à novembre 2020 inclus. Diffusion chaque lundi à 22h et chaque vendredi à 12h (heure de Paris & di Roma). No podcast. En septembre, 8 diffusions: lundi 7 , 10, 14, 21 & 28 septembre à 22h; vendredi 4, 11, 18 & 25 septembre à 12h .

Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, pour les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.  

Festival Jazz à la Villette à Paris du vendredi 4 au dimanche 13 septembre avec notamment Bojan Z & Michel Portal

Blues Roots Festival à Meyreuil (13), au domaine de Valbrillant, du vendredi 11 au dimanche 13 septembre avec Rhoda Scott le vendredi 11. 

Aix en Oeuvres, flâneries d'art contemporain à Aix-en-Provence (13), samedi 12 et dimanche 13 septembre avec un concert gratuit de Thomas Leleu (tuba) , Philippe Jardin (batterie) et Laurent Elbaz (piano) dimanche 13 septembre à 11h30 au Jardin des Etuves. 

Le festival Au Sud du Nord débutera dans l'Essonne (91) le mercredi 30 septembre à 20h30. Musique d'Henri Texier sur des textes de Jacques Prévert. 

Jeudi 3 & vendredi 4 septembre, 21h30, Le Baiser Salé, Paris: Sylvain Beuf Power Trio. Energique. 

Vendredi 4 septembre, 21h, Sunside, Paris: Dan Tepfer Improvisation libre en piano solo pour Dan Tepfer dont j'ai déjà chanté les mérites de ses " Variations on Goldberg Variations ". " Dieu doit beaucoup à Bach " (Nietzche). " Dieu doit tout à Bach " (Cioran). 

Samedi 5 septembre, 21h30, Sunside, Paris: Tribute to Chet Baker avec Robin Mansanti, Alain Jean-Marie & Jean Bardy. Alain Jean-Marie & Jean Bardy ont joué avec Chet Baker. Robin Mansanti est sa réincarnation. 

Vendredi 11 septembre:

- 20h, concert en ligne pour le Liban de Ziad Kreidy, pianiste et musicologue libano-français, maintes fois célébré sur ce blog. L'intégralité de vos dons sera versé pour la reconstruction du Liban par la Fondation de France. Il ne s'agit pas d'un concert de Jazz mais de musique classique. Sonates de Joseph Haydn (1732-1809) au programme. 

- 20h, Maison de la Radio, Paris: soirée spéciale Martial Solal avec 3 concertos joués par l'Orchestre National de France dirigé par Jesko Sirvend. Solistes: Hervé Sellin & Eric Ferrand N'Kaoua (piano), Jean-Charles Richard (saxophones), Denis Leloup (trombone), Jean-Paul Céléa (contrebasse). Né en 1927, Martial Solal ne joue plus sur scène mais il compose toujours. C'est au compositeur que rendra hommage le concert de rentrée de Radio France. Cf photographie au dessus de cet article. Concert diffusé en différé sur France Musique

- 21h30, Sunside, Paris: Cuarteto Minino Garay, Noë Huchard, Manu Codjia & Felipe Cabrera. Muy caliente!

Samedi 12 septembre à 9h (Honolulu & Papeete), 12h (Seattle), 14h (Chicago & Mexico), 15h (New York & Saint Martin), 16h (Cayenne & Brasilia), 17h (Saint-Pierre-et-Miquelon), 19h (Rekjavik & Ouagadougou), 20h (Londres & Cotonou), 21h (Paris & Berne),  22h (Vilnius & Mamoudzou), 23h (Saint-Pierre-de-la-Réunion & Port Louis), 23h30 (Téhéran), concert diffusé en direct depuis Brooklyn, New York, USA, de Dan Tepfer (piano) & Ben Wendel (saxophone ténor), un duo maintes fois encensé sur ce blog tant en studio qu'en concert. Droit d'entrée: 5$ US minimum. Pas de maximum.

Samedi 12 septembre, 21h30, Sunside, Paris: hommage à Miles Davis avec Médéric Collignon, Yvan Robilliard, Stéphane Kérecki & Fabrice Moreau. " Joue ce que tu ne sais pas " (Miles Davis). 

Lundi 14 septembre, 19h30 & 22h, Le Duc des Lombards, Paris: trio Christophe Laborde, Emmanuel Bex, Louis Moutin . Les 70's revisitées. 

Mardi 15 septembre, 21h30, Le Baiser Salé, Paris: Elie Martin-Charrière Quartet avec Olga Amelchenko. La jeune garde assure la relève. La flamme du Jazz ne s'éteint pas!

Vendredi 18 septembre, 21h30, Sunside, Paris: Quartet Simon Goubert, Sofia Domancich, Boris Blanchet & Mïchel Zenino. Invention & émotion. 

Samedi 19 septembre:

- 19h, Le Baiser Salé, Paris: Max Cilla " Jazz Racines des Mornes ". La Martinique authentique hors guide touristique. Magnifique! Cf vidéo sous cet article. 

- 19h30, La Scala, Paris: Paul Lay. Premier concert en solo pour un pianiste déjà célébré sur ce blog. 

- 21h, Maison de l'Ile, Auvers sur Oise (95): Jean-Philippe Scali Low Down Quintet. Un sax baryton déjà applaudi sur ce blog. 

Mardi 22 septembre:

- 19h30, Le Sunside, Paris: Pieternel Van Oers trio. Une pianiste néerlandaise dont je ne connais pas la musique mais, pour avoir discuté avec elle à la pause du concert du trio de Marc Benham, je certifie qu'il s'agit d'une Donna per bene comme disent les Italiens. La citoyenne Van Oers joue ses compositions.

- 20h45, Le Comptoir, Fontenay sous Bois (94). Dîner concert avec le quartet de Christophe Marguet

Mercredi 23 septembre:

- 19h30 & 22h, Duc des Lombards, Paris: Felipe Cabrera y su grupo. Cuba si! 

- 21h30, Sunside, Paris: Rimendo joue Boris Vian. Pour fêter joyeusement les 100 ans de Bison Ravi, et Vian! 

Jeudi 24 septembre:

- 20h30, le Triton, Les Lilas (93): Emmanuel Borghi trio invite Frédéric Borey (saxophone) et Mathias Lévy (violon). Aérien.

- 20h30, La Marbrerie, Montreuil (93): Dîner concert avec Raul Barboza, accordéoniste argentin, Roi du Chamamé. 

- 21h, Sunside, Paris: Nicola Sergio (pianoforte) & Irene Amata (voce). " Canzoni Italiane ". Dans la continuité de mon émission de septembre sur Couleurs Jazz Radio, Evviva Italia!

Jeudi 24 septembre à 9h (Honolulu & Papeete), 12h (San Francisco), 14h (Chicago & Quito), 15h (New York & Saint Martin), 16h (Cayenne & Brasilia), 17h (Saint-Pierre-et-Miquelon), 19h (Rekjavik & Dakar), 20h (Londres & Lisbonne), 21h (Paris & Madrid),  22h (Vilnius & Mamoudzou), 23h (Saint-Pierre-de-la-Réunion & Port Louis), concert en direct, en duo et en ligne depuis Paris, France, de Dan Tepfer (pianiste maintes fois célébré sur ce blog) & Thomas Enhco (piano). Au programme: des compositions personnelles, des standards du Jazz et du Ligeti (1923-2006). Droit d'entrée: 5$ minimum. 

 Vendredi 25 septembre, 21h, 38 Riv, Paris: Neil Saidi & Noé Codjia Quintet avec Alain Jean-Marie. 2 générations réunies dans l'amour du Jazz. 

Jeudi 24, vendredi 25 & samedi 26 septembre à 19h30 & 22h, Duc des Lombards, Paris: le trio vocal Bloom déjà célébré sur ce blog. Cf extrait audio au dessus de cet article. 

Vendredi 25 & samedi 26 septembre, 21h30, Le Sunside, Paris: Michele Hendricks Quintet. Oubliez les minettes et les starlettes! Voici une vraie chanteuse de Jazz, Dame Michele Hendricks. 

Mercredi 30 septembre, 20h30, Le Bal Blomet, Paris:" Night Bus " par le trio Gary Brunton (contrebasse), Simon Goubert (batterie) et Bojan Z (piano). La classe, forcément la classe. 

La photographie de Martial Solal est l'oeuvre de l'Incommensurable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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Leçons de Jazz d'Antoine Hervé au festival Off d'Avignon (84) du 6 au 29 juillet 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Leçons de Jazz d'Antoine Hervé

Festival off d'Avignon, Vaucluse, Provence Alpes Côte d'Azur, France

6 - 29 juillet 2013

 

La photographie d'Antoine Hervé est l'oeuvre de l'Incomparable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Antoine Hervé 

Honorables lectrices, estimables lecteurs,

La Leçon de Jazz d'Antoine Hervé sera au Festival OFF d'Avignon, au Théâtre du Petit Louvre, tous les jours à 14h50 du samedi 6 au lundi 29 juillet 2013.

Ludiques et pédagogiques, ces Leçons de Jazz vous feront danser sur le pont, d'Avignon, évidemment. Pour vous en donner une idée, voici mes chroniques des Leçons sur Duke Ellington , le Blues et Keith Jarrett.

 

 

Un spectacle pour les petits et les grands, les ignorants et les savants. Laissons parler le Docteur Antoine Hervé, Jazzologue, qui nous explique Keith Jarrett.

 


 

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Leçon de Jazz d'Antoine Hervé: " Wayne Shorter, Jazzman extraterrestre "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Auditorium Saint Germain

Paris. Lundi 26 mars 2012. 19h30.

Antoine Hervé: piano, enseignement

Jean-Charles Richard: saxophone soprano

Antoine Hervé

La photographie d'Antoine Hervé est l'oeuvre du Turbulent Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Je suis venu à la Leçon de Jazz d'Antoine Hervé sur " Wayne Shorter, Jazzman extraterrestre " en simple touriste, sans carnet de notes. Quelles grandes délices! Je renvoie mes bienveillantes lectrices et mes généreux lecteurs à la lecture d'une chronique d'une précédente édition de cette Leçon. Antoine Hervé donne ses Leçons de Jazz dans toute la France, y compris Outre Mer. Si vous passez une retraite paisible dans un village perché à plus de 1000m d'altitude loin du bruit et de la foule ou, au contraire, menez une vie trépidante, sans cesse en voyage entre Vladivostok et Tombouctou, sachez que vous pouvez acquérir en CD et DVD cette Leçon de Jazz pour en bénéficier où et quand il vous plaira.

" Wayne Shorter est le plus grand compositeur du Jazz depuis la mort de Duke Ellington " (Stan Getz).

Grâce aux Dieux, Wayne Shorter est toujours en activité, avec un quartet magnifique. Voici d'ailleurs une chronique de son concert à la Défense en juin 2010.

Dans l'extrait ci-dessous, Antoine Hervé explique la filiation entre Wayne Shorter et Claude Debussy. A Antoine Hervé de jouer. Avec  Jean Charles Richard bien sûr.

 

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Leçon de Jazz d'Antoine Hervé: " Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova "

Publié le par Guillaume Lagrée

Leçon de Jazz d'Antoine Hervé:
" Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova "

" Jouer une sambe sans tristesse, c'est comme aimer une femme qui ne serait que belle " (Vinicius de Moraes).

Paris. Auditorium Saint Germain.

Lundi 16 avril 2012. 19h30.

Antoine Hervé: piano, enseignement

Rolando Faria: chant, enseignement

Antoine Hervé

La photographie d'Antoine Hervé est l'oeuvre du Carioca  Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Respectables lectrices, honorables lecteurs, sachez que certains critiques musicaux professionnels, payés pour ce travail, sont capables de vous raconter un concert sans y avoir assisté. C'est ce que m'ont assuré certains musiciens professionnels. N'étant qu'un amateur bénévole, je suis incapable d'une pareille prouesse.

C'est pourquoi je vous avoue franchement que je n'ai pas assisté à la Leçon de Jazz d'Antoine Hervé sur " Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova " donnée le lundi 16 avril 2012 à l'Auditorium Saint Germain à Paris.

Toutefois, puisque j'y ai déjà assisté, je vous renvoie à la lecture de la chronique d'une précédente édition de cette Leçon.

Pour ceux qui l'ont manqué cette Leçon à Paris, sachez qu'Antoine Hervé la dispense dans toute la France y compris Outre Mer pour l'instruction et l'amusement des petits et des grands.

Si votre emploi du temps, votre santé, votre éloignement des centres urbains vous empêchent d'y assister, sachez que vous pouvez la déguster à votre guise en CD et en DVD.

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Leçon de Jazz d'Antoine Hervé sur Chick Corea le lundi 22 octobre à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Antoine Hervé

Leçon de Jazz sur Chick Corea

Paris. Auditorium Saint Germain.

Lundi 22 octobre 2012. 19h30.

 

Antoine Hervé

 

La photographie d'Antoine Hervé est l'oeuvre du Sensible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Lectrices fidèles, lecteurs assidus, vous avez certainement remarqué que je suis un élève studieux des Leçons de Jazz d'Antoine Hervé, pianiste, chef d'orchestre, compositeur et pédagogue inspiré. Voici qu'elles reprennent à Paris à l'Auditorium Saint Germain avec le plus célèbre des pianistes scientologues, Chick Corea. Après Keith Jarrett (Leçon de Jazz sortie le 9 octobre 2012 en DVD) et Herbie Hancock (en tournée solo en France ce mois-ci), il est tout à fait logique qu'Antoine Hervé nous fasse découvrir l'oeuvre du troisième pianiste et claviériste de Miles Davis entre 1963 et 1971, accompagné par François Moutin (contrebasse) et Louis Moutin (batterie).

N'étant pas à Paris ce soir là, je compte sur vous pour y assister à ma place et je compte spécialement sur un fidèle abonné à ce blog, élève assidu des Leçons de Jazz d'Antoine Hervé (il se reconnaîtra) pour nous faire part, en commentaire de cet article, de ses impressions sur cette leçon là. Merci à lui par avance.

 

 


 

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