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88 résultats pour “Hervé Sellin

Leçon de Jazz d'Antoine Hervé: Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Leçon de Jazz d’Antoine Hervé.

Antonio Carlos Jobim (1927-1994) et la Bossa Nova
Mercredi 13 janvier 2010. 19h30. Auditorium Saint Germain des Prés. Paris.

Antoine Hervé



La photographie d'Antoine Hervé est l'oeuvre du Méticuleux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.


Antoine Hervé : piano, docteur en bossa nova
Rolando Faria : chant, docteur en bossa nova





Je tiens à prévenir mes sympathiques lecteurs et mes aimables lectrices que, n’étant pas lusophone, ma transcription des titres de chansons  a été corrigée par Antoine Hervé. Merci Antoine. Les erreurs qui restent après correction sont miennes.

En fond sonore, Seu Jorge, excellent chanteur, compositeur, musicien brésilien, grand mixeur musical capable de consacrer tout un album à David Bowie en portugais entre autres prodiges.

Jobim est né en 1927 à Rio de Janeiro. Il a pris des cours de piano à partir de 1941 avec un Allemand, compositeur ayant fui le nazisme. Il a fait des études d’architecture, discipline qu’il jugeait proche de la musique. 1er enregistrement à 36 ans. Il fuyait la scène. Plus de 50 albums et plus d’une centaine de chansons entre 36 et 67 ans.

« Desafinado » (Désaccordé). La quinte bémol, symbole du bebop, est censée être la note désaccordée dans le thème. Si vous ne connaissez pas cette chanson, cela fait plus de 45 ans que vous n'écoutez pas la radio ! Stan Getz en donna une version instrumentale sublime au saxophone ténor. Joli petit scat final du chanteur. Dommage que Nelson Veras n’ait pu venir ce soir avec sa guitare.

Elis Regina, chanteuse, réalisa un album complet avec Jobim « Ellis e Tom ». « So tinha de ser com voce ". C’est une ballade qui se balance en douceur, bref une bossa nova, la nouvelle vague venue de la Baie de Rio. Le chanteur est très bien placé rythmiquement, avec une voix voilée ou claire selon les besoins. Cf vidéo sous cet article pour le duo Elis Regina & Antonio Carlos Jobim sur " Aguas de Marco " (En français, " Les eaux de mars " par Georges Moustaki). 

Joao Gilberto, guitariste et chanteur, est la voix de la Bossa Nova. Il n’a écrit que 4 chansons. C’est un interprète.

« Chega de saudade ». La saudade n’est pas triste nous explique Rolando à rebours de tout ce que j’ai lu et entendu sur le sujet. En anglais « No more Blues » (cf l'album " Dizzy Gillespie on the French Riviera " , Festival de Jazz d'Antibes Juan les Pins, 1962). La Bossa Nova ça marche toujours pour le rapprochement des couples. Je le vois dans le public. Un joli petit scat dans le final. C’est la signature de Rolando.

La Bossa Nova c’est la rencontre de cultures différentes, comme le Jazz. C’est une musique de bourgeois blancs de Rio qui ont écouté la musique des pauvres, des Noirs, la Samba. Il y a beaucoup d’influence de la musique classique aussi. Exemple avec « Insensatez » (Insensitive que Sting a chanté en anglais avec Jobim au piano). Antoine Hervé a mixé un prélude de Chopin avec Insensatez. Il commence par un prélude de Chopin, dont on fête les 200 ans de la naissance en 2010, qui ressemble en effet beaucoup à Insensatez. Rolando enchaîne et chante Insensatez. Ca sonne très romantique. Une très belle version allant du classique au Jazz.

Rolando est un excellent showman. Il nous explique que Jobim a inventé des formules poétiques en portugais. Il nous explique en portugais la licence poétique. Personne, à part les lusophones, ne comprend l’explication mais c’est très drôle.

Enfin ils nous parlent de Vinicius de Moraes (1913-1980), diplomate et poète brésilien. En 1956, il rencontre Jobim. Tous deux partagent cette conception du temps liée au plaisir. La Bossa Nova se joue, s’écoute en prenant son temps comme toutes les bonnes choses. Vite fait, mal fait dit un vieux dicton français.

« Samba de una nota so » (One Note Samba jouée par Dizzy Gillespie, Stan Getz, chantée par Ella Fitzgerald). Jobim réalise là une prouesse harmonique, trouvant des accords intéressants à partir d’une note.Au démarrage Antoine joue et scatte avec Rolando. Rolando scatte puis chante. Ca swingue plus. C’est une samba tout de même. Kubicek, le président brésilien des années 1950, un président élu, le fondateur de Brasilia, était surnommé le Président Bossa Nova. J’ai un couple à ma gauche : elle applaudit, pas lui. Pourtant il reste et il n’a pas l’air de s’ennuyer.

Vinicius de Moraes écrivit une pièce de théâtre « Orfeu de Concecao », adaptation du mythe d’Orphée au Brésil des années 1950. Le Français Marcel Camus en fit un film « Orfeu Negro » palme d’Or au festival de Cannes 1959, film dont la Bossa Nova est la BO. Jobim détestait ce film, trop cliché à son goût. Rui Castro, écrivain : « La Bossa Nova est la bande sonore du Brésil idéal ».

« Din-di » chanson composée pour Silvinha, une chanteuse qui a fait le lien entre la Samba et la Bossa Nova. Version très lente.

1964 : album « Getz and Gilberto ».C’est là que figure le Méga Tube : « The girl from Ipanema » (Garota de Ipanema) la chanson la plus diffusée au monde. C’est un album de « fond de catalogue ». Ca se vend tout le temps et ça s’entend partout même dans les sonneries de téléphones portables. Astrud Gilberto, épouse de Joao, a chanté en englais parce que Joao ne parlait pas un mot d’anglais. Joao ne voulait pas qu’elle chante. Non seulement elle a chanté pour Stan Getz mais, en plus, elle a quitté Joao pour Stan. De quoi avoir la saudade…

« So danço samba » est tiré de cet album. « So danço samba, vai,vai, vai, vai, vai ». Plusieurs fausses fins. Un régal ! Cf extrait audio au dessus de cet article. 

Sur la plage d’Ipanama, Antoine Hervé a vu des gens applaudir au spectacle d’un coucher de soleil. « Inutil Paisagem » c’est la tristesse de l’amoureux abandonné devant un beau paysage. D’après Rolando, cette tristesse ne dure que le temps d’une chanson. En tout cas, c’est très triste.

« Si une chanson ne parle pas d’amour, elle n’est pas bonne » Vinicius de Moraes.
« Agua di beber » (Eau à boire). Antoine siffle l’air en le jouant. Antoine scatte, grogne, joue alors que Rolando chantonne, scatte.

Jobim habitait à Rio au pied du Corcovado, la montagne au somment de laquelle se trouve le Christ rédempteur de Paul Landowski (père de Marcel Landowski, compositeur français). « Corcovado », belle chanson avec un beau solo de piano, rêveur et rythmé.

« Luiza » musique d’un feuilleton. Et jolie chanson.

Ils n’ont joué pour l’instant que du Jobim. Ils vont jouer du Baden Powell, guitariste dont le père était un grand admirateur du général anglais Baden Powell, fondateur du scoutisme. « Salutacao » une chanson qui figure dans « Un homme et une femme » de Claude Lelouch. C’est un petit bijou. Rolando y ajoute les paroles françaises qui figurent dans le film « Il est nègre, bien nègre dans son cœur ». Le « sa ra va » de la chanson a donné son nom à Saravah, la maison de disques de Pierre Barouh, l’homme qui fit fortune en produisant les chansons d’ " Un homme et une femme », le premier producteur de Jacques Higelin. La devise de Saravah est « Il est des années où l’on a envie de ne rien faire », ce qui ressemble à des paroles de Bossa Nova…

Rappel

La Bossa Nova que tout le monde attend depuis le début du concert, l’histoire d’une demoiselle que Jobim regardait aller de l’Ecole normale d’institutrices à la plage d’Ipanema à Rio, « Garota de Ipanema » (The Girl from Ipanema). Tout le monde chante, poussé par Antoine et Rolando. Sans connaître les paroles c’est difficile mais on chantonne l’air. Comme d’habitude, les filles chantent plus et Rolando doit pousser les garçons à chanter.

Très belle soirée ludique et légère avec un duo qui sait mêler la leçon et l'improvisation avec élégance.

Prochaine leçon de Jazz le mardi 9 février 2010 à 19h30 au même endroit avec Wayne Shorter, « le plus grand compositeur du Jazz depuis la mort de Duke Ellington " (Stan Getz). Dans le rôle de Wayne Shorter, l’excellent saxophoniste français Jean Charles Richard.

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Louis Armstrong, l'invention du Swing

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Mardi 6 octobre 2009. 19h30. Paris. Auditorium Saint Germain des Prés.
 
Leçon de Jazz d’Antoine Hervé.
 
Louis Armstrong, l’invention du Swing.

Antoine Hervé : piano
Médéric Collignon : cornet de poche, euphonium (saxhorn)
Véronique Wilmart : électro biglophone

Le photomontage d'Antoine Hervé et Médéric Collignon est l'oeuvre du Professionnel Juan Carlos Hernandez. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation expresse de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Les frères Moutin ne sont pas là ce soir. Antoine Hervé présente l’époque, la Jazz Era (les années 1920), en lisant un texte d’Alain Gerber.

« Struttin with some barbecue ». Duo piano/cornet. Ils jouent le Swing années 20, bien dans l’esprit. Médéric respecte sa partition, joue clair, brillant. Antoine Hervé en solo, dans le style d’Earl Hines. Médéric scatte sur le piano. Il fait aussi la walkin bass d’époque.

Antoine raconte l’enfance de Louis Armstrong, son séjour en maison de correction où il apprit la musique. « Sweet Sue, just You ». C’est un blues. Médéric joue de l’euphonium, le plus petit des tubas, dont le son est proche du bugle, chaud et velouté. Je connaissais ce morceau sous forme rapide et joyeuse. Ici, c’est un Blues lent. Pour comparer, écouter le duo Louis Armstrong/Earl Hines sur « Weather Bird ». Médéric chantonne l’air pendant qu’Antoine trille au piano. Tout en restant fidèle au thème, Médéric fait du Collignon.

« Je viens d’une ville où tout le monde rit, chante, danse et tape du pied » (Louis Armstrong). Cette ville, c’est la Nouvelle Orléans, modèle de démocratie musicale. En 1894, la ségrégation est adoptée par la mairie de la Nouvelle Orléans. Les Créoles, métis baignés de musique classique européenne doivent quitter le Downtown pour s’installer avec les Noirs Uptown. La rencontre de ces deux communautés donne naissance au Jazz.
« Do You know what it means to miss New Orlans ? ». Médéric a mis la sourdine. C’est dansant et nostalgique à la fois. Version brève et dense.

Avec sa voix, Médéric nous joue le trombone de Kid Ory ( Ory’s creole trombone) avec de grands effets de tailgate (la queue d’alligator c’est-à-dire la coulisse du trombone).

1923 : Louis Armstrong est à Chicago où il joue dans l’orchestre de King Oliver. « I found a new baby ». Morceau swing, joyeux au cornet de poche. Médéric joue de la batterie new orleans (basée sur des rythmes d’origine congolaise) en scattant. Il reviste le scat, inventé par Louis Armstrong improvisant sur les paroles d’Heepers Jeeppers. C’est un hommage, pas de la copie.

1924 : Louis Armstrong enregistre à New York avec l’orchestre de Fletcher Henderson, Bessie Smith (surnommée l’impératrice du Blues. Leur version de « Saint Louis Blues » est la plus belle jamais enregistrée), Sidney Bechet.

1925 : Louis Armstrong devient leader poussé par son épouse, Lil Harding, pianiste. Il revient à Chicago crée le Hot Five, le Hot Seven, devient chanteur.

« Savoy Blues ». Le Savoy, salle de danse (ball room) à qui Count Basie dédia « Stompin at the Savoy ». Le cornet est bouché, ça swingue sec et cool. Je ne cesse de battre la mesure du pied. C’est bon signe. Médéric nous explique qu’il chante parce que c’est un prolongement de son expression et que ça la repose du jeu de trompette. Sans la sourdine, le cornet sonne plus clair, plus aigre. Médéric nous joue l’orgue à chiens puis l’orgue à chats, aboyant puis miaulant en rythme.

Véronique Wilmart nous fait écouter quelques notes du solo introductif de Louis Armstrong sur un de ses chefs d’œuvre « West End Blues ». Antoine nous lit ensuite la critique très élogieuse de Gunther Schuller sur ce solo.

1928 : Earl Hines remplace Lil Hardin au piano. Seul le duo Charlie Parker/Dizzy Gillespie est aussi essentiel dans l’histoire du Jazz que celui de Louis Armstrong avec Earl Hines.

« Basin Street Blues » que Louis Armstrong aimait jouer et chanter avec son complice Jack Teagarden (trombone). Il décrit une rue de la Nouvelle Orléans. C’est un morceau particulièrement lazy comme on dit dans le Sud. Version fidèle tant dans le thème que dans l’esprit. Médéric scatte la batterie aux balais. Un seul regret : Médéric ne chante pas les paroles de la chanson. Ils s’amusent bien et nous régalent.

Médéric nous fait ensuite une démonstration du son à la Louis Armstrong. Très large, très puissant. Louis pouvait faire 3 concerts par jour. A 70 ans, en se plaçant à 3m du micro, il était encore capable de couvrir tout l’orchestre sur une note. Louis affranchit le soliste, invente le chorus, le swing. Il joue hot.

« Tin roof blues ». Blues avec un gros vibrato au cornet. C’est le growl. Médéric nous fait même du wah wah avec la main gauche sur le pavillon du cornet. Ils y sont les gars. Ils ont attrapé le virus du Blues et nous le transmettent. Médéric s’amuse à crier, à chanter le Blues des Ardennes.

« Pourquoi souriez vous toujours ? » demandait-on à Louis Armstrong.
« Parce que je suis payé pour ça » était sa réponse.

Antoine Hervé nous explique le trumpet piano style d’Earl Hines, ex trompettiste devenu pianiste, le meilleur accompagnateur de Louis Armstrong. Ils jouent « High Society », un morcau vif, joyeux, qui sent la fête. Le cornet pète le feu et le piano sautille. Solo de piano accompagné du scat qui alterne contrebasse et batterie.

Louis Armstrong était très attentif au public et avait le souci d’être entouré de musiciens plus faibles que lui pour paraître le meilleur. Il faut ajouter qu’il avait le plus gros manager et le plus contrat du show business aux Etats Unis mais qu’il ne choisissait pas ses accompagnateurs. Evidemment quand il quittait ses sidemen habituels pour enregistrer avec Duke Ellington (cf l’album Louis and Duke) ça sonne bien mieux.

« What a wonderful world » morceau qui permit à Louis Armstrong de trôner en tête du Bill Board (le hit parade aux USA) pendant plusieurs semaines en 1968, devant les Beatles. Antoine est au piano et Médéric improvise sur le thème avec la voix. Comme il peut beaucoup, parfois Médéric en fait trop alors qu’à d’autres moments il est simplement parfait.

Leçon de Jazz à l’image de Louis Armstrong : simple, ludique, touchante, vivante.
J’y ajouterai deux anecdotes qui n’y figuraient pas.
Louis Armstrong enregistra son dernier album en 1970 sous la direction de l’arrangeur Oliver Nelson. Il y joue et chante « The Creator has a master plan » de Pharoah Sanders, saxophoniste free jazz. Plus étonnant encore, dans le chœur qui chante derrière Louis figurent Ornette Coleman et Miles Davis venus lui rendre hommage.
Un jour, en Angleterre, un journaliste demanda à Louis Armstrong :
« Monsieur Armstrong, pouvez nous expliquer ce qu’est le Swing ? »
« Si tu le demandes, c’est que tu ne le sauras jamais, mec » répondit Louis en éclatant de rire.

Place maintenant à l’improvisation.

Véronique Wilmart s’installe derrière son électro biglophone, hommage au Biglotron de Pierre Dac. Si vous ne savez pas ce que c’est, sachez qu’il y a un ordinateur portable avec une pomme dessus. Mais il n’y a pas que ça. Pour en savoir plus, venez à la prochaine leçon de Jazz d’Antoine Hervé.

La voix de Louis Armstrong parlant pour commencer, remixée. Piano et cornet commencent à improviser dessus. Le son du cornet est prolongé par l’électronique. Phrases brèves, répétitives de piano. Médéric fait aussi des percussions avec son cornet à pistons. Après un petit scat, Médéric passe à l’euphonium. Furtive citation de Caravan au piano. Une boucle rythmique avec des sons aquatiques et la voix de Louis passe dans l’air. Un haut parleur tombe sur la scène. Ce bruit là n’était pas prévu. Médéric scatte doucement.

Ca se termine vivement et joyeusement comme toute cette leçon de Jazz consacrée à Louis Armstrong.
Tout autre univers pour la prochaine leçon de Jazz : Weather Report, groupe phare du Jazz fusion des années 1970. Même heure, même endroit le mardi 10 novembre 2009.

 

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Rentrée des leçons de Jazz d'Antoine Hervé

Publié le par Guillaume Lagrée

 

La photographie d'Antoine Hervé est l'oeuvre du Précieux Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Antoine Hervé

 

 

 

Oyez, oyez, bonnes gens, c'est la rentrée des leçons de Jazz d'Antoine Hervé!

 

Je tâche de suivre fidèlement les leçons données à Paris. Voici le programme pour Paris, l'Ile de France et autres belles provinces du pays de France, DOM compris. Venez vous délecter du Gai Savoir du Jazz grâce à Antoine Hervé.

 

A Paris, Maison des Pratiques Artistiques Amateurs - Auditorium St Germain - 19:30

Créations à venir:

vendredi 19 novembre : John Coltrane, la quête de l'absolu - avec Rick Margitza au sax ténor

Jeudi 16 décembre : Duke Ellington, le pianiste

Vendredi 28 janvier : Charlie Parker, l'étoile filante du Be-Bop - avec Pierrick Pedron au sax alto

Lundi 14 février 2011 : Pat Metheny, guitariste sans frontière - avec Manu Codja à la guitare + groupe

Lundi 21 mars : Le Jazz manouche, Paris en fête - avec Boulou Ferré à la guitare

Lundi 11 avril : Miles Davis, les deux premiers quintettes - avec Eric le Lann trompette + groupe

 

Reprises :

 

Grenoble MC2 :

Jeudi 18 novembre : Oscar Peterson, le swing et la virtuosité

Mercredi 1er décembre : Bill Evans, le romantisme et la passion

Jeudi 13 janvier : Keith Jarrett, un improvisateur au carrefour des musiques du XXème siècle

Jeudi 3 février : Le Blues vu du côté piano

Jeudi 14 avril : Récital "I Mean You" en Hommage à Thelonious Monk - CD paru chez Plus Loin - dist Harmonia Mundi

 

 Metz, L'Arsenal

Jeudi 2 décembre : Keith Jarrett, un improvisateur au carrefour des musiques du XXème siècle

Jeudi 10 février : Wayne Shorter, le compositeur-saxophoniste extra-terrestre - avec Jean-Charles Richard au sax

Mercredi 13 avril : Louis Armstrong, L'invention du swing - avec Médéric Collignon cornet

 

Nanterre, Maison de la Musique :

Samedi 4 décembre : Thelonious Monk, l'humour et le Dandy

Jeudi 27 janvier : Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova - avec Rolando Faria chant

 

Brest, au Vauban :

Mardi 7 décembre 2010 :  Thelonious Monk, l'humour et le Dandy

Mardi 11 janvier 2011 : Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova - avec Rolando Faria chant

Mardi 8 février : Clifford Brown, l'ange de la trompette jazz - avec Eric Le Lann trompette

Mercredi 16 mars : Le Blues vu du côté piano

Mercredi 6 avril : Keith Jarrett, un improvisateur au carrefour des musiques du XXème siècle

Mardi 3 mai : Weather Report, l'avènement du Jazz-Rock - en sextet

 

Evreux - Le Cadran (27)

Vendredi 14 janvier 2011 : spectacle "Mozart, La Nuit" avec Markus Stockhausen et les frères Moutin

Vendredi 11 février : Le Blues vu du côté piano

 

Hyères - Théâtre St Denis (Var)

Samedi 11 décembre : Le Blues vu du côté piano

Vendredi 21 janvier : McCoy Tyner, tempête sur les musiques du monde - en trio avec les frères Moutin

Samedi 12 mars : Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova - avec Rolando Faria chant

Samedi 9 avril : Duke Ellington, le pianiste

 

La Seyne-sur-Mer - Fort Napoléon

Vendredi 17 juin : Le Big-Band

 

Lillebonne Centre Culturel Juliobona (76)

Mercredi 16 février : Louis Armstrong, L'invention du swing - avec Médéric Collignon cornet

Mardi 5 avril : Le Blues vu du côté piano

Mardi 10 mai : Le Big-Band

 

Bergerac (Dordogne) :

Jeudi 12 Mai : Oscar Peterson, le swing et la virtuosité - en trio avec les frères Moutin

 

Bordeaux - Halle Chartrons

Vendredi 18 février : Oscar Peterson, le swing et la virtuosité

Mardi 14 juin :  Bill Evans, le romantisme et la passion

 

Tarbes-Ibos (Hautes-Pyrénées)- Le Parvis :

Mardi 12 avril : Keith Jarrett, un improvisateur au carrefour des musiques du XXème siècle - en trio avec Michel Benita et Philippe Garcia

 

Suresnes - Théâtre Jean Vilar

Mardi 8 mars : Le Blues vu du côté piano

Mardi 15 mars : Louis Armstrong, L'invention du swing - avec Médéric Collignon cornet

Mardi 22 mars : Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova - avec Rolando Faria chant

Mardi 25 mars : Création: "Le Jazz et la Java", jazz et chanson française - avec Michel Benita et Philippe Garcia + deux chanteurs

Mardi 29 mars: Keith Jarrett, un improvisateur au carrefour des musiques du XXème siècle

 

l'Ile de La Réunion :

en Février, avril, mai et octobre 2011, une série de Leçons de Jazz et de concerts

à St Denis (Théâtre Canter), à St Paul (Leconte de Lisle), à St Leu (le Séchoir) au Tampon et au Conservatoire National de Région de St Denis

Samedi 30 avril : concert en duo de pianos avec Mahay Déra à St Gilles - Festival les Déboussolés

 

Duos avec Jean-François Zygel :

Alençon - Scène Nationale 61

Samedi 19 février : Concert en duo de pianos

Paris - Festival St Germain - Eglise St Germain

Jeudi 19 mai : Concert en duo de pianos

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Retour du concert de Nicolas Kummert au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Paris. Le Sunset.

Jeudi 2 février 2012. 21h30.

Nicolas Kummert « Voices »

 

Nicolas Kummert : saxophone ténor, voix, composition, direction

Hervé Samb : guitares, voix

Alexi Tuomarila : piano

Lennart Heyndels : contrebasse

Lionel Beuvens : batterie

 

« Petit Simon millionnaire », morceau qui ouvre l’album. Nicolas commence en chantonnant une mélopée envoûtante. Doucement le groupe le rejoint. Les notes de guitare se détachent, nettes et précises. Ca, c’est de l’émotion ! Un sax ténor qui chante, c’est rare. Il y a Gato Barbieri mais, à part lui, je ne vois pas. Au saxophone ténor, il chante encore. Je ne connais pas le héros de cette histoire mais elle est prenante. Le piano sonne un peu bastringue mais c’est bien dans l’ambiance de la musique. Ca monte, ça monte. Bon son de sax ténor, très vocal. Un vrai Jazzman. L’instrumentation et les rythmes sont Jazz, l’émotion est digne des meilleures chansons populaires.

 

Solo de contrebasse pour commencer. Bien électrifié, puissant. Nicolas Kummert s’est fâché avec les héritiers de Jacques Prévert qui lui ont interdit de reprendre ses poèmes à sa façon. Il en a fait une chanson. « Compagnon des mauvais jours, je te souhaite une bonne nuit ». Ca gronde derrière, comme le texte. Il enchaîne au sax ténor et ça fait une belle vague puissante qui nous emporte. Si la musique ne provoque pas chez l’auditeur cette vague qui lui donne envie de se laisser emporter, à quoi bon l’écouter ? C’est très beau. Je peux pas mieux dire : c’est très beau. Oh, ils n’ont pas des voix de bel canto mais ils savent vous attraper l’âme. Beau solo de guitare, puissamment bluesy, bien soutenu par la rythmique. Le sax arrive, reprend l’air de la chanson alors que le guitariste poursuit son solo. C’est bon comme ça.  Tout se calme pour revenir à la chanson. Solo de piano toujours avec ce son amusant de bastringue. Basse et batterie rythment en douceur.

 

« Liberté », une composition plus ancienne. Morceau plutôt funky. La rythmique groove grave. Le sax ténor se détache calme au dessus d’une rythmique bien frappée. Le guitariste attend tranquillement son tour. Il arrive discrètement alors que la rythmique pulse toujours autant. Ils s’ébrouent librement effectivement.

 

« La théorie des cordes », hommage à la physique quantique. Le piano pleut doucement, pas des cordes, juste du goutte à goutte. Contrebasse sèche, précise, nette. Batteur aux balais. Le guitariste distille ses notes. Sax ténor de velours. Ca tient chaud. Ca fait du bien alors qu’il fait si froid dehors. Hervé Samb prend la main avec un gros son grave.

 

« Folon » (Salif Keita). Hervé Samb passe à la guitare électro acoustique. Il la fait sonner comme une kora. Très joli solo introductif à la guitare. Ca balance doucement. Le sax ténor entre dans le jeu, en duo avec la guitare, tout en douceur, à l’africaine lui aussi. Whaouash ! Tout le groupe s’y met. La batterie cliquète, les baguettes sur les bords de caisse. C’est parti. Ca chaloupe et ça chante. C’est tout bon. Tout le monde chante. Des jeunes filles aux grand-mères. Ya ya ya ya ya ya yeo. C’est la version malienne du Yeah Yeah des Américains je suppose. C’est tout aussi entraînant.

 

PAUSE

Ca démarre avec le batteur. Sax, guitare arrivent. Ca groove sévère. Toujours dans l’ambiance africaine. Encore un poème de Prévert qui a été refusé à Nicolas Kummert. La censure stimule la créativité des artistes. Ce morceau en est une nouvelle preuve. Solo bluesy, énergique de guitare électrique. Le sax ténor reprend la main. Le batteur tapote doucement. Nicolas joue et grogne alternativement. Une technique héritée du Free Jazz mais jouée ici plus harmonieusement. Ambiance tropicale mais pas frelatée. C’est bon en pleine semaine du froid à Paris.

 

«  (They long to beClose to You » (Burt Bacharach). Ca commence avec une boite à musique. Nicolas chante en harmonie avec la mécanique. C’est drôle et charmant. Ensuite, la ballade langoureuse et voluptueuse commence. Un petit retour de la boite à musique. La ballade redémarre. C’est le moment de faire craquer les mignons minets ou les mignonnes minettes selon vos goûts, envoûtantes lectrices, séduisants lecteurs. « Ah ah ah ah ah, close to You », vous voyez le film, n’est-ce pas ?

 

« Paseo de los tristes », une composition plus ancienne. Lennart Heyndels est actuellement l’élève de Riccardo del Fra au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris , section Jazz. C’est un bon élément. Cela s’entend. Le groupe repart. Ca chante, ça vibre. Le blues à l’africaine d’Hervé Samb, c’est sacrément efficace et parlant.

 

« Mourir vivant ». Une chanson de Nicolas Kummert qui est un hymne à la vie comme son titre l’indique. Quant aux paroles, je vous laisse les découvrir en écoutant l’album, lectrices curieuses, lecteurs impatients. C’est une très belle chanson malheureusement gâchée par un couple de jeunes pies, mâle et femelle, assis près de moi qui n’y prête aucune attention.

 

« Monk’s Dream » (Thelonious Sphere Monk). Monk joué en reggae. C’est dans l’esprit. Ca balance bien. Les pies s’admirent, se parlent, s’écoutent et n’écoutent pas. Les musiciens, eux, nous font partager un rêve éveillé, à la Monk. Il a vraiment un beau gros son, ce contrebassiste. Après nous avoir fait chanter, le groupe repart à bloc. Nous chantons à nouveau. Le couple de jeunes Italiens près de chez moi chante bien. Les pies, elles, jacassent.

 

L’album m’avait plu. En concert, cela me plaît aussi parce que c’est vivant, chaleureux, rythmé, varié, authentique. De plus, ce saxophoniste-chanteur-poète sait communiquer avec le public. Bref, il faut suivre les Voix de Nicolas Kummert.

 

Voici ce groupe jouant à domicile, en Belgique, à Bruxelles, sur la Grand Place. " Compagnon des mauvais jours, je te souhaite une bonne nuit ". A vous aussi, lectrices raffinées, lecteurs distingués.

 

 

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Festival Bastille Quartier Libre à Paris les 29 et 30 septembre 2012.

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 

Samedi 29 & dimanche 30 septembre 2012

3ème édition du Festival BastilleQuartier Libre


 

Images intégrées 1

 


Pour la 3e année consécutive, l'association Carré Bastille réunit créateurs, designers, 

artistes, artisans et commerçants 

pour célébrer leur indépendance durant deux jours de festivités.

 

 

 

·          

 

***


Quelques animations du programme 

• Spectacle de marionnettes à taille humaine chez Bastille Optic (38 rue de la Roquette)
  • Studio Photo : les habitants du Quartier Bastille se font tirer le portrait et revendiquent leur part de liberté. 
• Ballet de Vincent Ensart, chorégraphe de Studio Harmonique
• Peinture de portraits à la Dorothy’s Gallery (27, rue Keller) par l’artiste Prinsedt
• Groupe folklorique colombien au Restaurant Tropicante (41 passage Thiéré) 
• Spectacle vintage de Rock and roll au Balajo
  • Fresque participative avec différentes essences de bois à l'Atelier Hervé (17, rue Charonne), 10h-19h
  • Sculpture sur ballons avec Guignolo le clown (114, rue de la Roquette), 11h-18h
  • Concert de Jazz avec le groupe Yovo chez Mum & Babe (3, rue Keller), 16h à 17h30

**

Images intégrées 2

INFORMATIONS PRATIQUES
Festival Bastille Quartier Libre - samedi 29 et dimanche 30 septembre
Animations situées dans les rues Roquette - Charonne - Keller - Lappe - Sedaine - Taillandiers et Basfroi
Entrée libre - Pour tous les publics
Début des animations à 10h.

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L.O.V.E . Le Jazz aime le Secours Populaire

Publié le par Guillaume Lagrée

Munificentes lectrices, Généreux lecteurs, sachez que 21 Jazzmen français ont enregistré une version de L.O.V.E, standard de Bert Kaempfert immortalisé par Nat King Cole ( Cf extrait audio au dessus de cet article), arrangé par Pierre Bertrand, au profit du Secours Populaire, section de Seine-et-Marne (Ile de France, France). 

Saxophones : Stéphane Chausse, Stéphane Guillaume, Bob Mintzer, Rick Margitza, Pierre Bertrand Trompettes : Joël Chausse, Claude Egéa, Michel Feugère, Nicolas Folmer, Sylvain Gontard Trombones : Cyril Galamini, Julien Chirol, Enrico Allavena, Jules Boittin, Didier Havet Vibraphone : Franck Tortiller Clarinette basse : Joris Roelofs Flûte : Hervé Meschinet de Richemond Piano : Alfio Origlio Contrebasse : Jerome Regard Batterie : Jake Reed Mixage : Bruno Minisini Monteur vidéo : Steve Mort

Le résultat se trouve dans la vidéo sous cet article. 

Si vous êtes imposables en France, votre don au Secours Populaire est déductible est de votre impôt sur le revenu ou de votre impôt sur les sociétés, Munificentes lectrices, Généreux lecteurs. 

Sans attendre le prochain concert de Jazz pour le Secours Populaire, vos dons sont les bienvenus, Munificentes lectrices, Généreux lecteurs, tant les besoins sont importants avec la crise économique et sociale provoquée par la Covid 19.

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Paris Jazz Festival du 11 juin au 31 juillet 2011

Publié le par Guillaume Lagrée

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La photographie d' Antoine Hervé et  Médéric Collignon est l'oeuvre du Subtil  Juan Carlos HERNANDEZ.

Parisiens de domicile, de voisinage ou de passage, réjouissez vous, le Paris Jazz Festival va vous réjouir chaque week end au Parc floral de Paris du samedi 11 juin au dimanche 31 juillet 2011.

Pour vous y rendre, prenez le métro ligne 1, descendez au terminus " Château de Vincennes " et marchez jusqu'au Parc floral de Paris dans le Bois de Vincennes.

Payez l'entrée du parc ( 5 €  pour les adultes, 2.50 € pour les enfants) et allez vous trouver une place assise près de la Grande Scène. Arrivez au moins 2h avant le concert avec boisson, nourriture, lecture, coussin, couverture, amis si vous voulez avoir une chance de voir les musiciens. C'est en plein air sous chapiteau. Prévoyez une tenue adaptée aux changements de météo liés à la marée. Pour le prix d'entrée du Parc, vous aurez droit au concert sur la grande scène, à un concert sur la petite scène entre 13h30 et 14h30, à des animations musicales ludiques et pédagogiques pour les enfants, à une exposition de photographie. Que demander de plus pour ce prix modique?

Deux concerts par après-midi et vous ne paierez pas de supplément pour le deuxième. Pourquoi se priver, saperlipopette?

Chaque week end est voué à un thème particulier.

En toute subjectivité, partialité et mauvaise foi, voici ma sélection. En consultant le programme, vous pourrez vous faire la vôtre et vouer la mienne aux gémonies.

Week end Jazz et Cirque les 25 et 26 juin avec des groupes inconnus de mes services mais que je compte bien découvrir dont le Surnatural Orchestra le dimanche 26 juin à 15h.

Grands Formats les 2 et 3 juillet avec pour conclure dans la Joie et la Splendeur la Multi Color Feeling Fanfare d'Eddy Louiss le dimanche 3 juillet à 16h30.

Hybridations les 9 et 10 juillet avec pour le dimanche 9 juillet à 15 le quintette de l'accordéoniste français Daniel Mille et à 16h30 le  Trilok Gurtu African Project.

Jazz et Chansons les 16 et 17 juillet avec pour le samedi 16 juillet à 15h le Magnifique spectacle du sextet d'Yves Rousseau: Léo Ferré, poète vos papiers et à 16h30 les Dodécasongs d'Isabelle Olivier et Norma Winstone.

Latin Jazz les 23 et 24 juillet avec, pour conclure, le dimanche 24 juillet à 16h30 l'Afri-Lectric Quintet du pianiste cubain Omar Sosa.

Enfin, avant de céder la place au festival Classique au vert dans le même lieu en août et septembre et pour assurer la transition, le Jazz se mettra au vert les 30 et 31 juillet avec le dimanche 31 juillet à 16h le quartet à cordes du contrebassiste Jean-Philippe Viret et à 20h45 l'Eblouissant spectacle "  Mozart la nuit " du pianiste, compositeur, chef d'orchestre Antoine Hervé avec Médéric Collignon au cornet de poche, au bugle, au chant, une maîtrise (chorale d'enfants), Louis Moutin à la batterie, Michel Benita à la contrebasse.

 


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Jean-Charles Richard sur scène en France et en Algérie en décembre 2011

Publié le par Guillaume Lagrée

Eric LOHRER Quartet
Avec Eric Lohrer (guitares), Eric Surménian (contrebasse), Patrick Goraguer (batterie), et Jean Charles Richard (saxophone soprano, bansuri)
Le 3 décembre au Théâtre de  Roanne à 20h30

    +
Diffusion sur France Musique dans "le matin des musiciens" d'Arnaud Merlin
Thème "Steve Lacy"
Le 6 décembre entre 11h et 12h30
Cette émission sera accessible à l'écoute pendant une semaine sur le site de France Musiques, et 
également 
téléchargeable. (ou pour ceux qui aiment le franglais en streaming et podcastable!)
    +

Arnault CUISINIER Quartet
Avec Arnault Cuisinier (contrebasse), Guillaume de Chassy (piano), Fabrice Moreau (batterie), et Jean Charles Richard (saxophones)
Le 8 décembre à 20h30 à l'Auditorium du CRD de Charleville Mézières
  +

Eric LOHRER Quartet
Avec Eric Lohrer (guitares), Eric Surménian (contrebasse), Patrick Goraguer (batterie), et Jean Charles Richard (saxophone soprano, bansuri)
Le 13 décembre au centre culturel La Jonquières à 20h30
88, rue de la Jonquières 75017 Paris, métro Porte de Clichy. 
    +
Diffusion sur France Musique dans "le matin des musiciens" d'Arnaud Merlin
Thème "David Liebman"
Le 27 décembre entre 11h et 12h30
Cette émission sera accessible à l'écoute pendant une semaine sur le site de France Musiques, et également téléchargeable. 
    +
Sortie du DVD "la leçon de Jazz" d'Antoine Hervé, consacrée à Wayne Shorter
Avec Antoine Hervé (piano, présentation) et Jean Charles Richard (soprano)
Ce DVD a été enregistré en public à l'Arsenal de Metz en avril 2011

+

Le souffle des Marquises Roman musical de Muriel Bloch
Avec Michaela Stapleton (saxophone soprano), Katarina Piotrowska (alto), Camille Maussion (ténor) et Morgane Carnet (baryton) et Muriel Bloch (conte)
Mise en scène : Olivier Balazuc et Mise en Musique : Jean Charles Richard
Algérie : centres culturels français d'Alger (le 1er décembre) et d'Oran (le 3.12)
Le 17 décembre à 21h à Paris au Théâtre 13
dans le cadre du festival des conteurs du 13, 30 rue du Chevaleret 75013 Paris
01 45 88 62 22 / theatre13.com

  &
Voici une vidéo de présentation de ce spectacle tout public :  http://vimeo.com/22239103

 


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Jazz à la Villette à Paris (75) du 3 au 14 septembre 2014

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Jazz à la Villette

Paris, Ile de France, France

du mercredi 3 au dimanche 14 septembre 2014

Lectrices estivales, lecteurs festifs, pour finir l'été en beauté, rendez-vous à Paris, au festival Jazz à la Villette, du 3 au 14 septembre 2014.

Le programme est gigantesque.

Il y en a pour les petits (La Villette for Kids) et les grands, des concerts, des films et des concerts autour de l'année 1959 ( il manque "A bout de souffle " de Jean-Luc Godard, avec une musique de Martial Solal mais il y a " Shadows " de John Cassavetes avec une musique de Charles Mingus)

Voici ma sélection partiale et arbitraire que rien ne vous oblige à suivre, lectrices estivales, lecteurs festifs:

- pour la série de concerts autour de l'an 1959: samedi 6 septembre à 15h Leçon de Jazz d'Antoine Hervé sur Dave Brubeck ( " Pour que Dave Brubeck swingue, il faudrait qu'il pende au bout d'une corde " disait Art Blakey. Antoine Hervé, dont j'ai beaucoup suivi les leçons de Jazz, tentera de vous démontrer le contraire), à 17h30 Omar Sosa, pianiste cubain, jouera à sa façon " Kind of Blue " de Miles Davis. Dimanche 7 septembre à 16h30: après un hommage à " The shape of Jazz to come " d'Ornette Coleman par les Anglais de Get the Blessing (inconnus de mes services),Henri Texier (contrebasse) jouera en hommage à son Maître Charles Mingus (contrebasse), l'album " Ah Um ".

- pour la série de films autour de l'an 1959, si tout est à voir, " Shadows " de John Cassavetes sort du lot car aussi révolutionnaire qu' " A bout de souffle " de Jean-Luc Godard dans la façon de tourner, de jouer, de raconter et quelle musique de Charles Mingus et Shafi Hadi! (jeudi 11 à 20h30 et samedi 13 à 20h30 au MK2 quai de Seine)

- pour les concerts officiels, la soirée du mercredi 10 septembre offre un cruel dilemme. Soit à 20h, à la Grande Halle de la Villette, les Cubains avec Roberto Fonseca en solo puis Marc Ribot y los Cubanos Postizos, soit à 20h, à la Cité de la Musique, les Français Cascadeur & Médéric Collignon. La patrie du son ou le son de la patrie? Un choix cornélien!

- pour les concerts officieux, le programme Under the radar vous invite à découvrir le duo de l'elfe Nelson Veras (guitare sèche aux cordes de nylon) et de la fée Airelle Besson (trompette) le jeudi 11 septembre à 20h30 à la Dynamo de Banlieues Bleues. Magique, forcément magique.

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Leçon de Jazz d'Antoine Hervé: Wayne Shorter

Publié le par Guillaume Lagrée

Paris. Mardi 9 février 2010. 19h30. Auditorium Saint Germain des Prés.

 

La leçon de Jazz d’Antoine Hervé.

 

Sujet :   Wayne Shorter , « le plus grand compositeur du Jazz depuis la mort de Duke Ellington » (Stan Getz)

 

 

Antoine Hervé

 

 

La photographie d'Antoine Hervé est l'oeuvre de l'Exact Juan Carlos HERNANDEZ.

 

 

Antoine Hervé : piano, narration

Jean Charles Richard : saxophone soprano, narration

 

Wayne Shorter joue des saxophones ténor et soprano. Jean Charles Richard joue des saxophones baryton et soprano.  La leçon de Jazz sur «  Wayne Shorter » a donc été entièrement jouée au soprano.

 

 

« Witch hunt » (album « Speak no evil » 1964). C est bien du Wayne Shorter; Une beauté ensorcelante et vertigineuse.

 

Wayne Shorter est né le 25 août 1933, donc après John Coltrane (1926-1967), Stan Getz ( 1927-1991), Sonny Rollins et Ornette Coleman (nés en 1930).

 

3 articulations dans sa vie musicale :

- Art Blakey et les Jazz Messengers de 1959 à 1964

- Miles Davis de 1964 à 1970

- Weather Report de 1971 à 1986

 

Dès 1959, Wayne Shorter fut le directeur artistique chez Art Blakey même si le Boss du groupe, c’était toujours Art. Chez Miles Davis il devient coauteur, compositeur, arrangeur. Chez Weather Report, il est coleader avec Jo Zawinul aux claviers. Depuis, il vole totalement librement.

 

De sa période chez Miles Davis, Wayne Shorter dit qu’il était un pilote de chasse, en danger permanent. Un jour, retrouvant Wayne, Miles lui dit : «  Wayne, nous ne jouerons peut-être plus jamais ensemble mais, pendant les 7 ans où nous l’avons fait, on leur a tous botté le cul ! ». A son départ du quintette en 1960, John Coltrane avait suggéré à Miles de prendre Wayne Shorter à sa place. Miles ne l’a pas écouté. Après 4 ans d’essais plus ou moins fructueux avec Sonny Stitt, Hank Mobley, George Coleman, Sam Rivers, Miles finit par se rendre à l’évidence. L’association entre Wayne Shorter et Miles Davis est aussi essentielle dans l’histoire du Jazz que Louis Armstrong/Earl Hines, Django Reinhardt/Stéphane Grappelli, Charlie Parker /Dizzy Gillespie. Pour Antoine Hervé, le second quintette acoustique de Miles Davis avec Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter, Tony Williams est le plus grand groupe de l’histoire du Jazz. Nous sommes au moins deux à le dire et l’écrire. Merci Antoine.

 

Certains reprochent à Wayne Shorter d’avoir été trop influencé par John Coltrane. En fait, ils étaient amis, s’influençaient mutuellement. Par ailleurs, Wayne Shorter est une personnalité trop forte pour être sous influence. Wayne Shorter a trouvé sa voie, sortant du hard bop cher à Art Blakey, ne penchant ni vers le free, ni vers le cool jazz. Son son est très léger, très aérien mais il peut aussi jouer très puissant, très funky.

 

« Speak no evil » titre éponyme de l’album. A l’époque, l’intervalle de quarte est à la mode. Deux quartes puis des chromatismes. La magie de Wayne Shorter c’est cet art de nous perdre à partir de choses simples. A un moment donné, l’auditeur s’aperçoit qu’il a perdu ses repères, qu’il ne sait plus où il est. Et pourtant, là où vous êtes, vous êtes bien. Dans ce morceau, le crescendo va du pianissimo jusqu’au fortissimo. C’est une nouveauté.

 

« Fi Fi Fo Fum », clin d'oeil au " Hi Fi Fo Fum " de Duke Ellington. Introduction debussyste. Chez Wayne Shorter, l’introduction est très différente du thème. C’est encore une nouveauté. Evidemment, comme mélodie c’est moins facile à siffler que du Sir Paul Mac Cartney mais c’est beau. Il s’agit d’un Blues que je qualifierai de sophistiqué.

 

« Infant eyes » dédié à sa fille Miyako (la première épouse de Wayne Shorter était Japonaise. Il en est resté boudhiste). Wayne Shorter compose avec très peu de matériau. L’économie de matériau renforce la densité du thème. Jean Charles Richard a transcrit le solo de Wayne sur ce morceau, c’est-à-dire écrit sur une partition les notes qu’il entendait jouées. Il remarque que dans l’improvisation aussi, Wayne Shorter exploite un seul et même motif. « Composer, c’est improviser lentement » (Wayne Shorter). Dans la version originale, Wayne joue du saxophone ténor. Ce soir, Jean Charles Richard joue du soprano. Ce morceau contient toute la douceur du regard d’un enfant dans les yeux de son père… Cf extrait audio au dessus de cet article.

 

« Wild flower » une petite valse. Mode phrygien, très prisé de Miles Davis et Gil Evans. Intervalles nouveaux pour l’époque. Morceau mélancolique et souriant en même temps, bref du Wayne Shorter. Broderies orientalisantes au piano puis du soprano.

 

Wayne Shorter est boudhiste, amateur de sons planants, électroniques. Pour Wayne Shorter, « il n’est pas possible d’être libre de manière égoïste ». Il en dit beaucoup avec très peu. Il sait s’effacer pour réapparaître. Il écoute ce qui l’entoure. Il est très énigmatique. Pour Wayne, la musique est comme la vie, elle évolue. Wayne Shorter, pour Antoine Hervé, c’est le musicien parfait car il a les pieds dans le sol (rythme) et la tête dans le ciel (harmonie, mélodie).

 

Présentation du mode oriental, sans tension, lisse. Coltrane l’utilisait pour jouer « Summertime ». « Juju » (Shorter, 1964). Certes c’est la gamme qu’aimait Coltrane mais c’est bien du Wayne Shorter. Ca plane avec une assise rythmique implacable.

 

Jean Charles Richard explique que Coltrane et Shorter, après les drogues dures, se sont tournés vers les religions pour garder des perceptions extrasensorielles (« La religion est l’opium du peuple. Elle orne de fleurs ses chaînes » Karl Marx et Friedrich Engels, « Le manifeste du parti communiste », 1848).

 

Wayne Shorter a l’oreille très fine. Il a épousé une Brésilienne et la musique brésilienne. Il a composé et enregistré avec Milton Nascimento l’album « Native Dancer » (1974). Milton échappe aux genres musicaux brésiliens comme Wayne échappe aux styles de la musique nord américaine. Il n’est pas étonnant qu’ils se soient trouvés musicalement.

 

« Beauty and the Beast ». Antoine joue la mélodie et la chantonne. Ce morceau mélange le Funk et la Bossa Nova. Son très appuyé du piano qui doit compenser l’absence de basse et de batterie. Claude Nougaro a chanté cette musique sous le titre « Comme Piaf au masculin ».

 

Explication sur l’art de la broderie selon JS Bach. La musique avance inexorablement.

Explication sur les procédés de variation :

-         modulation

-         réarticulation

-         réitération

-         expansion (la sirène d'alarme des urgences, par exemple)

-         amplification

-         mutation

-         distorsion

-         rupture

-         dissémination, saupoudrage : ça, c’est le truc de Wayne Shorter.

 

« Supernova ». Les notes tombent comme la neige en hiver. Bel exemple de saupoudrage en effet.

 

« Ana Maria » dédié à sa deuxième épouse, une Brésilienne, décédée dans l’accident de la TWA au dessus de New York en 1996. C’est une Bossa Nova qui commence par le mode phrygien. Effectivement ça respire l’amour, la tendresse, le désir et le respect.

 

La forme circulaire est aussi affectionnée par Wayne Shorter. Exemple avec « Nefertiti » titre enregistré par Wayne Shorter dans le quintette de Miles Davis. Contrairement à l’habitude, ce sont les souffleurs qui restent stables alors que la rythmique improvise. Dans la version avec Miles,  Tony Williams réalise un festival de batterie. Attention, chef d’œuvre ! Jean Charles fait tourner le thème, forme circulaire oblige, alors qu’Antoine improvise. C’est une oeuvre digne d’une Reine d’Egypte.

 

«  Fall » une évocation lente et majestueuse de la chute. Et puis ça remonte. Ce n’est pas la chute de l’homme chassé du jardin d’Eden puisque Wayne Shorter est boudhiste. C’est plutôt celle de l’oiseau qui se laisse tomber puis remonte d’un coup d’aile. D’ailleurs, Wayne Shorter a déclaré que, s’il continue à jouer, c’est parce qu’il veut continuer de voler.

 

Wayne Shorter est un grand magicien de l’harmonie. Il cherche tous les accords avant d’en choisir un, comme TS Monk, l’autre compositeur de Jazz préféré d’Antoine Hervé. Il sait renoncer, ce qui est très boudhiste aussi.

 

« Face on the bar room floor » titre de l’époque Weather Report aux couleurs harmoniques très particulières.

 

«  The last silk hat », titre énigmatique à moins que ce ne soit une allusion à deux titres de Charles Mingus « Orange was the colour of her dress then blue silk » et «  Goodbye porkpie hat ».  Cela vient de l’album « Atlantis » (1985). Wayne écrit beaucoup. Les musiciens jouent ce qu’il écrit. Ca balance bien. Rythme chaud, souple, bien marqué et le sax qui se ballade au dessus.

 

Le morceau suivant comporte normalement un tempo marqué par la batterie tous les 4 temps. A défaut de batteur, Antoine demande au public de battre la mesure. Il accentue son jeu de piano afin que nous ne perdions pas la mesure. Ca swingue méchamment avec toujours ce souffle aigre du soprano.

 

« Footprints » (1966) joué dans les albums « Adam’s Apple » de Wayne Shorter et « Miles Smiles » de Miles Davis. C’est un morceau à vous rendre fou, qui laisse son empreinte en vous. En France, c’est un des morceaux fétiches du trompettiste Eric Le Lann qui le joue à merveille. Antoine et Jean Charles improvisent sur le thème. Ca plane pour eux et pour nous. Jean Charles Richard joue juste du sax soprano alors que Wayne Shorter peut en jouer faux, sublimement faux comme sur son album en duo avec Herbie Hancock.

 

RAPPEL

 

« Beauty and the Beast ». Après un solo de piano molto agitato, retour au thème en douceur et puis ça redémarre.

 

Belle leçon de Jazz sur un Géant discret et élégant du saxophone. Jean Charles Richard a réussi l’exploit de nous faire oublier l’absence du saxophone ténor dans cette soirée. Chapeau, l’artiste !

 

La prochaine leçon de Jazz aura lieu le mardi 16 mars 2010 à 19h30 au même endroit. Thème : le Blues au piano. Non, Antoine Hervé ne chantera pas !

 

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