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518 résultats pour “Jean Cocteau

Jazz Archive (Mezzo & INA): Jazz sur la Croisette. Cannes. 1958. 2e partie.

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Jazz Archive

Mezzo & INA

Jazz sur la Croisette. Cannes. 1958. 2e partie.

Un film de Jean-Christophe AVERTY pour l'ORTF

Diffusé sur Mezzo le jeudi 29 mai 2014 à 20H30

DVD en vente libre

 

Le film de Jean-Christophe AVERTY sur le seul et unique festival de Jazz de Cannes, à l'été 1958, le premier festival de Jazz en France filmé par la télévision, fut diffusé en 4 soirées par l'ORTF de 1958 à 1959. Mezzo le diffuse en 2 parties. Après la première partie le jeudi 22 mai 2014 à 20h30, rendez-vous le jeudi 29 mai 2014 à 20h30 pour la 2e partie.

3. 

Diffusé le 20 décembre 1958 par l'ORTF. 54'34

Ca commence par une interview de Teddy Buckner, trompettiste disciple de Louis Armstrong. Concert New Orleans avec Teddy Buckner. Ca swingue dur.

Puis un trio piano/contrebasse/batterie qui sonne bluesy en diable mais je ne reconnais pas les musiciens. Il y a aussi du New Orleans joué par des jeunes fanatiques français de l'époque. A côté de l'original présent au même festival (Albert Nicholas, Sidney Bechet), la copie est bien pâle.

Enfin vient Stan Getz, " The Sound " , au saxophone ténor. " En fait nous aimerions tous sonner comme cela. La vérité est que nous ne le pouvons pas. " (John Coltrane à propos de Stan Getz). Il est accompagné de l'inamovible rythmique du Bue Note, club parisien de l'époque: Martial Solal (piano), Pierre Michelot (contrebasse) et Kenny Clarke (batterie). Ce n'est plus du velours, c'est de la soie. Comme le dit Jean Cocteau, pendant ce même festival, c'est de la grande musique de chambre jouée par des solistes incomparables.

Zoots Sims (sax ténor), ancien complice de Stan Getz dans le grand orchestre de Woody Herman (The 4 Brothers au saxophone), joue accompagné de Walter Davis (piano) et Art Taylor (batterie). Là aussi, la définition de Jean Cocteau s'applique parfaitement. Un Swing élégant.

Une interview de Martial Solal, jeune, moustachu et fumeur. Son trio a accompagné à Cannes Stan Getz et Dizzy Gillespie. Respect. Pour lui, le niveau des musiciens en France monte et, même si les Américains continuent d'être au devant musicalement, dans 20 ans, ils ne domineront plus les autres. Pour la musique, c'était bien vu mais pour le show business, les Américains restent loin devant ce qui permet toujours à des musiciens américains de second ordre de passer en tête d'affiche, dans les festivals, devant des musiciens européens de premier ordre.

Dizzy Gillespie sur scène avec le trio de Martial Solal. Ca tient chaud. Martial Solal en accompagnateur, quelle stimulation pour le leader.

Le Modern Jazz Quartet, en 1958, a trouvé sa forme immarcescible, avec John Lewis (piano), Percy Heath (contrebasse), Connie Kay (batterie) et Milt Jackson (vibraphone). Ils jouent " Bag's groove " de Milt Jackson devenu depuis un standard du Jazz. Une fois encore, la définition du Jazz par Jean Cocteau s'applique parfaitement: de la grande musique de chambre jouée par des solistes incomparables. Connie Kay a des percussions en plus de sa batterie. Original en 1958. 

Retour à Ella Fitzgerald et à son Swing irrésistible. Et quelle robe!

4. 

Diffusé le 17 janvier 1959 par l'ORTF. 32'29

Un groupe de Français jouant New Orleans. Charmant mais pas indispensable.

Des admirateurs du Modern Jazz Quartet dans la même configuration. Logiquement, ce doit être le Belge Sadi au vibraphone.

Un pianiste de boggie woogie. Du vrai, pas de la mécanique comme dit Jean Cocteau. Beau solo de contrebasse, à l'archet, dans le grave.

Le ciel, le soleil, la mer, des coquetèles, des boeufs. Manifestement, l'ambiance était bonne au festival de Jazz de Cannes en 1958. Avec, en fond sonore, Dizzy Gillespie accompagné par la rythmique Solal/Michelot/Clarke. C'est dire si ça assure. 

Un pianiste blanc à lunettes noires. Je penche pour le pianiste britannique aveugle Georges Shearing et son Jazz cocktail raffiné.

Le Modern Jazz Quartet en costumes blancs et noeuds papillons noirs. Le Blues et le Swing avec classe. Je le répète mais c'est toujours vrai: de la grande musique de chambre avec des solistes incomparables (Jean Cocteau).

Coleman Hawkins avec Hubert Rostaing (clarinette), Vic Dickenson (trombone) et Roy Eldrige (trompette). Le Hawk, en solo, plane au dessus de la rythmique. L'image s'efface, reste la musique et le Swing.

 

 

Au festival de Jazz de Cannes 1958, Ella Fitgzerald chante " Midnight Sun " accompagnée par un trio de gentlemen: Lou Levy (piano), Rene Goldstein (contrebasse), JC Heard (batterie). Qulle voix! Quelle robe! Rien à ajouter.

 


 

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RECLAME: Concerts français de Pierre Durand en mars 2014

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

Pierre Durand (guitare électrique) en concert en France en mars 2014

 

VENDREDI 7 MARS, 20h30 

Jazz Club de Savoie (Chambéry)

DAVID PATROIS 5tet

 

MERCREDI 19 MARS, 19h30

Place des fêtes, 2-4 rue des Lilas, Paris, Métro Place des fêtes

JCO4 (Jean-Claude Oleksiac)

 

 

JEUDI 20 MARS, 19h (1ère partie avec les élèves de l'école de musique)

Centre culturel Didier-Bienaimé (La Chapelle-Saint-Luc)

DAVID PATROIS 5tet

 

MARDI 25 MARS, 20h30

FESTIVAL JAZZEBRE, Le Théâtre / Salle Cocteau (Perpignan)

SOLO

 

VENDREDI 28 MARS, 20h30

péniche L'IMPROVISTE (Paris)

CINE-CONCERT RICHARD BONNET & PIERRE DURAND

" LA NUIT DES MORTS-VIVANTS "

 

SAMEDI 29 MARS, 22h

CAVEAU DE LA HUCHETTE (Paris)

BROTHER D BLUE BAND

 

Lectrices curieuses, lecteurs fureteurs, pour attiser votre insatiable curiosité, voici un précédent ciné concert des guitaristes Richard Bonnet et Pierre Durand,à Paris, à bord de l'Improviste. En toute logique, vu qu'ils jouaient sur une pénche, ils improvisaient sur " Steamboat " de Buster Keaton, acteur et réalisateur américain qui inspira aussi une fort jolie chanson à Jacques Higelin.


 
 

 

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David Patrois Trio " Flux tendu "

Publié le par Guillaume Lagrée

David Patrois Trio

" Flux tendu "

Arts et spectacles. 2015.

David Patrois: vibraphone, marimba

Jean-Charles Richard: saxophones baryton et soprano

Luc Isenmann: batterie

Compositions de David Patrois sauf n°3 " Something sweet, something tender " (Eric Dolphy) et n°7 " In walked Bud " (Thelonious Sphere Monk).

En concert à Paris, Ile de France, France, au Sunset, le samedi 31 octobre 2015 à 21h30.

Malgré son nom, David Patrois aime le trio. Merci à Lionel Eskenazi d'avoir osé ce jeu de mots subtil avant moi. Il aime aussi les héros, pas les superhéros des comics, mais les héros de la littérature populaire: " Capitaine Achab " (n°1) ou " Le cri de Rahan " (n°4). Il n'aime pas que le Jazz car ce serait se limiter " Seven for reggae " (n°8) qui apparaissait déjà dans le précédent album, un reggae léger, léger en 7/4. Il se passe de la contrebasse pour que la musique ne soit pas ancrée même si le saxophone baryton en fait parfois office. Cf " Capitaine Achab ". Le fait qu'il ne joue pas du piano mais du vibraphone ou du marimba donne une couleur plus africaine à cette musique française.

David Patrois est entouré de fidèles complices. Luc Isenmann est un batteur mélodique. Ecoutez le faire chanter son instrument sur " Wrong and strong " . Jean-Charles Richard est aussi ailé au soprano ( " Wrong and strong ") que terrien au baryton ( " Something sweet, something tender "). Sans contrebasse, le baryton peut même sonner comme un violoncelle (n°9: " Something You miss ").

Flux tendu n'est pas synonyme ici d'oppression sociale et de dégâts écologiques mais d'un souffle créatif commun et continu, le groupe ayant plusieurs années d'existence, parfois augmenté du trombone et des conques de Sébastien Llado et de la guitare électrique de Pierre Durand.

Comme le disait Jean Cocteau au festival de Jazz de Cannes en 1958: " Le Jazz est la plus parfaite musique de chambre de notre temps ".

Flux tendu du trio de David Patrois en constitue une nouvelle preuve en 2015.

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Giovanni Falzone e Bruno Angelini in concerto nella Casa della Radio

Publié le par Guillaume Lagrée

Paris. Maison de la Radio.  Studio Charles Trénet. Samedi 23 janvier 2010. 17h30

 

 

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Giovanni Falzone : trompette

Bruno Angelini : piano

 

 

La photographie de Giovanni Falzone et Bruno Angelini est l'oeuvre du Signore Juan Carlos HERNANDEZ.

 

 

La trompette vibre et vrille. Bruno caresse les cordes de son piano. Giovanni Falzone est un musicien expressionniste alors que Bruno Angelini est impressionniste. Le contraste entre les deux fait la richesse des couleurs de ce duo. Ca sent le souffle du vent dans le cyprès, le parfum d’une terre natale, si loin, si proche. Le son de la trompette nous perce droit au cœur. Bruno ajoute du liant à cette inquiétude. Giovanni nous fait même la sirène du port de Gênes. Après un solo de Bruno entre angoisse distillée et douceur installée, Giovanni fait siffler son instrument d’une manière qui n’est pas prévue dans le manuel du petit trompettiste. Normal, c’est un grand trompettiste, un créateur qui brise les codes. Jusqu’à un souffle final, le public retient son souffle puis applaudit.

 

Bruno part à l’attaque. Giovanni déploie son talent sur l’instrument. Vagues bondissantes du piano. Giovanni fait couiner sa trompette par un wah wah très personnel avec la sourdine Harmon. C’est heurté, brusque, presque brutal. La bataille des Horaces contre les Coriaces. Giovanni repart, sans sourdine, dans une sorte de folle sarabande, un héritage modernisé des fanfares d’Italie du Sud.

 

C’était « Marie » puis « Saut dans le vide ». Ce sont des morceaux du premier album, écrits par Giovanni Falzone. Le second album sera écrit par Bruno Angelini.

 

« Maschere » (Masques), morceau inspiré du théâtre. Des masques de la commedia dell’arte, je suppose. C’est une ballade. Le piano installe une ambiance mystérieuse, à suspense qui fait le grand écart entre grave et aigu. De la trompette sort un son voilé, parfois grognon, mais le plus souvent rêveur. Les masques de la commedia dell’arte dansent dans l’air. Dansent-ils seuls ou portés par leurs maîtres, les acteurs ? A nous de le ressentir. Giovanni s’amuse à produire des sons qui n’appartiennent qu’à lui, des sons qui ont un sens, pas pour faire œuvre de démonstration. Pendant ce temps, Bruno construit le temps, embellit le silence. Cette musique nécessite et impose l’attention à l’auditeur. C’est une musique de fond, pas de bruit de fond.

 

Bruno repart à l’attaque entre medium et grave. Giovanni sonne la charge. Ils nous emportent, nous élèvent, nous dérangent, nous stimulent. C’est une nuit d’orage dans les collines toscanes. Un monde ultra civilisé vacille. Giovanni aime revisiter le growl ellingtonien des années 1920 mais à la sauce méditerranéenne contemporaine. Ce son lui appartient. Tiens, on dirait un canard moqueur maintenant. D’ailleurs, Bruno fait dandiner le piano comme un canard. La basse cour est en marche. Le jars jase jazz ! Giovanni enlève sa sourdine Harmon pour un solo entre notes attaquées, étirées, staccato et glissando. Une dernière attaque conjointe pour conclure ce morceau.

 

Giovanni nous parle en français avec un délicieux accent italien et Bruno corrige ses italianismes. Le 23 janvier 1910 à Liberchies, Belgique, naissait Django Reinhardt. Pour le centenaire de cette naissance, Bruno et Giovanni nous jouent « Django » que John Lewis, le pianiste du Modern Jazz Quartet, composa en 1953 après la mort de Django, justement. « Django » est une très belle ballade, peu jouée de nos jours, même par les Jazzmen français, alors qu’elle est un hommage au plus grand d’entre eux. Bruno et Giovanni la jouent très bien. Bruno joue économe, comme le faisait John Lewis. Giovanni ajoute tout son lyrisme italien à ce thème. Bellissimo ! C’est joué comme il le faut, émouvant mais sans pathos, un chant d’hommage où la beauté vainc la mort. Giovanni se laisse parfois emporter par son tempérament fougueux mais il sait revenir au calme sous la conduite légère du piano de Bruno. Il finit par un chant d’oiseau à la trompette. Du grand art.

 

« Jean Cocteau », hommage de Giovanni Falzone à l’homme de théâtre et de Jazz. Jean Cocteau fut, en effet, le premier président de l’Académie du Jazz jusqu’à sa mort en 1963. « Le batteur est un barman de sons », « La plupart des saxophonistes bavardent. Sidney Bechet, lui, vous parle », deux de mes formules favorites de cet Académicien si peu académique. Belle introduction de Bruno qui lance la machine. C’est un thème varié, grave. Giovanni bat la mesure de la main droite sur sa cuisse. Le morceau est chaud, passionné comme le tempérament de Jean Cocteau. Le dialogue est riche, mouvementé.

 

Bruno entame une ballade rêveuse, descendant du style de Keith Jarrett mais sans les maniérismes. Giovanni a mis la sourdine Harmon mais ne sonne pas tout à fait comme Miles Davis. Ca change des imitateurs habituels. Bruno distille le temps entre grave et aigu. Cette musique est propice aux effusions sentimentales sans sentimentalisme. Du concentré d’émotion.

 

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance d’assister en direct à ce concert, il sera diffusé sur France Musique le samedi 27 février 2010 à 23h dans l’émission « Le Bleu sur la nuit ». Il sera ensuite audible gratuitement sur Internent pendant quatre semaines.

 

Puisque je ne me renie point, je conseille à mes fidèles lecteurs  une précédente chronique de ce duo en concert , à Paris, au Sunside, le mercredi 4 juin 2008.

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so, now? bruno angelini mauro gargano fabrice moreau

Publié le par Guillaume Lagrée

 

so, now? ...

sans bruit. 2011.

bruno angelini: piano

mauro gargano: contrebasse

fabrice moreau: batterie

Bruno-Angelini.jpg

 

La photographie de  Bruno Angelini est l'oeuvre du Délicat Juan Carlos HERNANDEZ.

Je chanterai les louanges de trois hommes, d'un trio sans chef mais pas sans direction. Ici, Bruno Angelini, Mauro Gargano, Fabrice Moreau composent, interprètent, improvisent, produisent démocratiquement.

Quand ils ne jouent pas leurs oeuvres, ils ont le culot de s'attaquer à des standards aussi connus que Round Midnight (n°11), Nefertiti (n°10) qui évoque et prolonge l'oeuvre du Miles Davis Quintet, du Bill Evans (The two lonely people, n°5, Twelve tone tune, n°7), un morceau de Steve Swallow, un autre de Carla Bley. Bref, leurs influences vont du noir au blanc en passant par d'infimes et infinies variations.

Celles-ci se retrouvent dans leurs compositions. Le  Vert de Fabrice Moreau (n°9) est à comparer avec la version du trio de Jean Philippe Viret. Bruno Angelini chante Adrien (n°1) et Caroline (n°4: clin d'oeil à l'oeuvre de Sarah Murcia?).

Si je ne devais choisir qu'un seul morceau parmi les onze proposés à ma délectation, ce serait before 1903 de Mauro Gargano (n°6). La contrebasse dirige, impulse, mystérieuse, impérieuse alors que piano et batterie tournent autour. Le genre de morceau que vous écouterez en boucle, analyserez, décortiquerez pour en saisir le charme, en briser le mystère.

Peine perdue. Ce n'est pas là affaire de technique. " Le virtuose ne sert pas la musique, il s'en sert " (Jean Cocteau). Ce n'est pas le jeu de ces hommes là. Voici une musique de silence, de retenue, de mesure. La Grâce est avec eux. Ils nous l'offrent. Profitons en.

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Ari Hoenig&Chris Potter en duo au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Paris. Le Sunside.

Lundi 22 août 2011. 21h.

 

ari hoenig et chris potter

 

La photographie de Chris Potter et Ari Hoenig est l'oeuvre du Pacifique Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Chris Potter : saxophone ténor, flûte traversière, piano

Ari Hoenig : batterie

 

Pour commencer, un standard du bebop. Du Monk. Ari Hoenig est un bon batteur. Il fait des grimaces magnifiques. Il joue avec les poignets curieusement raides. Gros son de sax ténor dans la lignée de Sonny Rollins. Pas de pulsation de la contrebasse, pas de ponctuation du piano. C’est du brut de décoffrage. Et pourtant très savant. Je suis assis au premier rang avec,à ma droite, l’homme qui était assis à ma gauche lors du concert du quartet de Laurent Coq avec Jérôme Sabbagh dans le même club. Etonnant, non ? C’était « Monk’s Dream » de Thelonious Sphere Monk, évidemment.

 

Ari Hoenig commence avec les mains sur les tambours. Ca roule bien mais ça ne sonne pas africain. Heureusement car ce serait de la copie. Il revient aux baguettes. Ca vibre dans les tambours et dans les ventres. Chris Potter à la flûte traversière. Délicat, charmant alors que la batterie pousse derrière, délicate, puissante mais sans trop monter le son. Chris repart au ténor. Ca déroule bien. Ca monte en puissance, part en volutes de fusée. C’est impressionnant certes mais ce n’est pas émouvant. Ce gars là sait clairement tout faire avec un sax ténor mais l’abondance de biens peut nuire si elle noie le discours. Décidément, je préfère Rick Margitza qui, lui, me parle. « La plupart des saxophonistes bavardent. Sidney Bechet, lui, vous parle » (Jean Cocteau). C’était « Togo », un air traditionnel ouest africain d’après Ari Hoenig.

 

Une ballade. Ari Hoenig a pris les balais en mains. « Ask me now » (TS Monk). Superbe ballade bien lancée. Non seulement Ari Hoenig grimace très bien mais il tire aussi très bien la langue. Le saxophoniste débite ses phrases comme un rhéteur. J’entends le public conquis. Une dame derrière moi en grogne de joie. Retour des baguettes. Ca devient rock’n roll. Après tout Monk déclarait aimer toutes les musiques mais il ne jouait que la sienne. Retour au thème, à la ballade, aux balais pour le final.

 

Encore un thème de Monk. C’est l’homme de la soirée. Les tambours vibrent très fort. Là, ils sont partis très loin de Monk. Très loin de moi aussi d’ailleurs. Et ça dure, ça dure. Dur, dur… C’est démonstratif au possible, nombriliste, pénible. Tout l’opposé de Monk en fait. C’était « Evidence », la preuve qu’ils ne jouent pas du Monk.

 

Chris Potter s’assoit au piano pour jouer un morceau de sa composition « Okinawa », île au Sud du Japon où se trouve toujours la principale base de l’US Navy pour la zone Asie-Pacifique. C’est une ballade. Chris Potter distille les notes. C’est assez touchant car il n’est pas pianiste. Le batteur s’ajoute aux maillets, créant une belle vague. Potter joue du piano d’une main, du sax ténor de l’autre. Belle prouesse. Le batteur tapote le tambour de ses mains. C’est joli, charmant. Chris Potter se remet au sax ténor. La démonstration technique reprend. Approchez, Mesdames et Messieurs ! Y en aura pour tout le monde ! « Un virtuose ne sert pas la musique, il s’en sert » (Jean Cocteau). Nouvel exemple ce soir. Joli solo de batterie aux maillets, le sax fait des percussions avec son anche sur les clefs. Ca c’est original. Ensuite le démonstrateur en saxophone reprend son boniment. Ca peut le mener loin. Bernard Tapie a bien commencé comme démonstrateur d’aspirateurs. Le batteur se met lui aussi à faire beaucoup de bruit. Pour rien.

 

PAUSE

 

C’est mon deuxième concert de Chris Potter dix ans après le premier. Je ne change pas d’avis. Pour moi, c’est sans intérêt. C’est bon pour ceux qui aiment comme disait ma grand-mère. Mon voisin de droite, batteur amateur, a aimé, lui. Je lui laisse donc le droit de réponse.

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Jazz sur la Croisette. Cannes 1958

Publié le par Guillaume Lagrée

" Jazz sur la Croisette "

Le Festival de Jazz de Cannes 1958.

Enregistré au Palais des Festivals de Cannes, Alpes Maritimes, France du 8 au 13 juillet 1958 pour la Radiodiffusion française.

Edité par l'Institut National de l'Audiovisuel.

Lectrices aimées, lecteurs aimables, alors que la saison estivale des festivals s'annonce, cette chronique revient sur le seul festival de Jazz de Cannes qui eut lieu en 1958.

Le Jazz est associé à la Côte d'Azur grâce aux festivals d'Antibes Juan les Pins créé en 1960 et de Nice créé en 1971 après une première édition en 1948. Le cinéma c'est Cannes. Et pourtant en l'an 1958, deux mois après le festival du film, un festival de Jazz unique eut lieu à Cannes, au Palais des Festivals, sur la Croisette et même sur le porte-avions Saratoga de l'US Navy.

Le programme était hallucinant à l'époque et il le reste encore 54 ans après.

Pour le Jazz dit " classique ", Sidney Bechet au saxophone soprano, Sammy Price et Joe Turner au piano, Coleman Hawkins au saxophone ténor, Roy Elridge, Teddy Buckner, Bill Coleman à la trompette, Ella Fizgerald au chant.

Pour le Jazz dit " moderne ", Donald Byrd et Dizzy Gillespie à la trompette, Barney Wilen, Zoot Sims, Stan Getz au saxophone ténor, Sacha Distel à la guitare électrique, le Modern Jazz Quartet, Tete Montoliu au piano, la rythmique du Club Saint Germain, club parisien de l'époque (Martial Solal, Pierre Michelot, Kenny Clarke).

Bref que des grands musiciens tous référencés dans le Nouveau Dictionnaire du Jazz.

La musique ruisselle de Swing et de joie. Enthousiasmé par la cuisine locale, Sammy Price composa et joua un " Bouillabaisse boogie " pour l'occasion. Dizzy Gillespie, disciple improbable de Guillaume Apollinaire (" Et l'unique cordeau des trompettes marines ") joua de sa trompette coudée dans la Mer Méditerranée (c'est photographié mais pas enregistré malheureusement). Martial Solal brille de mille feux, accompagnateur stimulant de Barney Wilen, Stan Getz, Dizzy Gillespie et éblouissant de légèreté et de vivacité en trio sur " The Squirrel " de Tadd Dameron. Ella Fitzgerald, ravie de l'accueil qui lui a été réservé (un de ses fans, Jean Cocteau, lui offrit un dessin dédicacé) renverse tout sur un son passage avec un " Saint Louis Blues " d'anthologie. Jean Cocteau fit en outre visiter aux musiciens la chapelle des pêcheurs de Villefranche sur Mer qu'il venait de peindre en y représentant notamment son ami Django Reinhardt.

Cette musique regorge de tant de merveilles qu'il est vain de vouloir les décrire toutes. Je vous laisse donc les découvrir, lectrices balnéaires, lecteurs estivants. L'INA les a édité dans un coffret en  deux CD: un consacré au Jazz classique, un au Jazz moderne. Vous trouverez encore plus d'image et de son, moyennant phynances, sur le site Internet de l'INA.

Pour vous donner une idée de l'ambiance, voici la rythmique Martial Solal, Arvell Shaw, JC Heard au service de quatre géants du saxophone ténor: Coleman Hawkins surnommé le Père du saxophone ténor, Don Byas qui assura la transition entre le Jazz classique et le bebop, Barney Wilen jeune homme surdoué (il n'a alors que 21 ans et a déjà enregistré avec Miles Davis en 1957 la BO du film " Ascenseur pour l'échafaud " de Louis Malle) et " The Sound " Stan Getz. Le Français Guy Laffitte se défend fort bien au milieu de ces géants de l'instrument.

 

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Jazz sur la Croisette. Cannes 1958. Le film de Jean-Christophe Averty

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Festival Jazz et cinémas

MK2 Grand Palais

Vendredi 12 avril 2013. 20h.

" Le festival de Jazz de Cannes. 1958 ".

Un film de Jean-Christophe Averty. 1958.

RTF/INA

 

Lectrices observatrices, lecteurs scrutateurs, vous avez déjà noté la chronique du double CD " Jazz sur la Croisette " qui relate le seul festival de Jazz à s'être déroulé à Cannes, Alpes Maritimes, Provence Alpes Côte d'Azur, France, du 8 au 13 juillet 1958.

Toujours grâce à l'Institut National de l'Audiovisuel et donc à nos impôts, taxes et contributions, heureux contribuables français, voici qu'est présenté restauré le premier festival et même le premier concert de Jazz filmé par la télévision française. C'était en 1958 et c'est l'oeuvre de Jean-Christophe Averty, évidemment. En France, nous devons le Jazz en concert à la radio à André Francis, à la télévision à  Jean-Christophe Averty (" Averty, c'est moi " comme l'a écrit Martial Solal en son hommage). Merci aux cinémas MK2 de l'avoir diffusé dans le cocon de sa salle du Grand Palais à un prix (7 €) et à une heure (20h) parfaitement raisonnables.

En 1958, le festival de Jazz de Cannes fut organisé conjointement avec celui d'une autre station balnéaire, Knokke-le-Zoute, en Belgique, sur la Mer du Nord. La conjonction des deux événements permit de constituer une affiche fabuleuse allant du New Orleans au Hard Bop et au Cool, de Sidney Bechet à Donald Byrd et Stan Getz en passant par Dizzy Gillespie et Ella Fitzgerald. Sans oublier deux saxophonistes ténors de légende réunis: Coleman Hawkins et Don Byas.

En séance d'ouverture, le soleil, la Mer Méditerranée, la plage, les jolies filles qui bronzent et Coleman Hawkins en fond sonore. Elle est pas belle, la vie? Les concerts avaient lieu au Palais des Festivals, celui du cinéma. Pour que des concerts de Jazz en France aient lieu en plein air, au bord de la mer, comme à Newport, il fallut attendre Antibes-Juan-les Pins et 1960, rejoint en 1974 par Nice.

Que voit-on d'autre dans ce film? Sidney Bechet, toujours ébouriffant de puissance et de swing, accompagné par de jeunes musiciens français qui sont plutôt ses fans que ses sidemen. Dès que Sidney prend un solo, il met tous ces blanc-becs à l'amende. Ella Fitzgerald arrive à l'aéroport de Nice où elle est accueillie comme une Reine. Logique. Si Louis Armstrong était le Roi du Swing (titre usurpé par Benny Goodman), Ella en était la Reine. Puis elle chante sur scène " How long has this been going on? " et c'est le grand frisson. 

Ensuite viennent Coleman Hawkins et Roy Elridge dit " Little Jazz " parce qu'il était petit et qu'il était le Jazz incarné, le lien, à la trompette, entre le jeu de Louis Armstrong et celui de Dizzy Gillespie. Si Adolphe Sax a inventé le saxophone ténor, c'est Coleman Hawkins dit " Hawk " ou " Bean " qui a inventé la façon de s'en servir. Voir et entendre Hawkins et Elridge jouer sur scène ensemble, quelle claque! Interviewés, les musiciens se réjouissent de l'accueil, de l'ambiance, d'avoir pris le bateau jusqu'à  l'île Sainte Marguerite, salué la mémoire de Nicola Paganini ( qu'Ella Fitzgerald chanta d'ailleurs) et dégusté de la bouillabaisse ce qui leur inspira un " Bouillabaisse Blues " d'anthologie sur l'île au milieu des vacanciers.

Ensuite apparaît Dizzy Gillespie en costume blanc et lunettes noires accompagné d'une rythmique où Martial Solal, au piano, est déjà en train de construire son univers lorsqu'il prend un solo tout en offrant un solide et stimulant soutien comme accompagnateur. Quant à Dizzy Gillespie, en 1958, il est dans une forme olympique, chaud bouillant, rythmique, pyrotechnique et nous tenant chaud à l'âme. 

La première émission se termine par un trumpet summit avec Dizzy Gillespie, Bill Coleman, Teddy Buckner, Roy Elridge aux trompettes. La rythmique est la même que pour Dizzy (Martial Solal, Arvell Shaw, JC Heard) et Dizzy reste le boss.

La deuxième émission commence par une jam session sur " Perdido " (Juan Tizol) mélangeant musiciens français et américains. Don Byas (sax ténor) et Teddy Buckner (trompette) mènent les débats avec classicisme et efficacité. Vient ensuite Albert Nicholas, clarinettiste New Orleans moins puissant que Sidney Bechet mais fort élégant et intéressant à écouter.

Sidney Bechet revient sur scène avec un groupe de musiciens de son niveau puisqu'il est accompagné de Vic Dickenson (trombone), Teddy Buckner (trompette), Sammy Price (piano), Arvell Shaw (contrebasse), JC Heard (batterie). Ils improvisent sur " Sweet Georgia Brown " et nous infligent une sévère leçon de Swing. Nom de Zeus, ça déménage! La première fois que John Coltrane écouta Sidney Bechet jouer du sax soprano, il demanda au critique qui lui avait fait écouter l'album: " Est-ce que ces vieux types swinguaient tous autant? ". Pas tous, juste Sidney que Duke Ellington considérait comme un soliste de valeur supérieure à Louis Armstrong.

Retour au calme avec une interview de Jean Cocteau, premier Président de l'Académie du Jazz en France. Cocteau explique qu'il fut le premier à considérer le Jazz comme une musique de chambre et non plus comme une musique de danse. Il reproche d'ailleurs aux spectateurs leurs débordements d'enthousiasme car ils tapent des mains et des pieds pendant que les musiciens jouent. Sauf que l'ami Jean ne tient pas compte du fait que les musiciens peuvent chercher cette réaction du public. Le Jazz est de la poésie qui soulève l'enthousiasme. Ce n'est plus une machine à rythme car les musiciens y ont ajouté de l'expression, de la sentimentalité (il ne dit pas sentimentalisme car il est évident que le sentimentalisme est propre à la musique de variété et étranger au Jazz). Le Jazz est le concert de chambre absolu avec des solistes incomparables. Bien parlé, Monsieur Cocteau. 

La preuve que le Jazz est cette alliance de virtuosité technique et de sentimentalité avec le quintet de Donald Byrd (trompette) et Bobby Jaspar (flûte) qui suit aussitôt l'interview de Jean Cocteau. Ensuite,Kenny Clarke interviewé nous explique sa joie de jouer avec Martial Solal à Paris et de retrouver Dizzy Gillespie sur scène à Cannes. Cela s'entend tout de suite quand Dizzy revient sur scène avec Martial Solal, Arvell Shaw et Kenny Clarke.

Pour finir, un tenor saxophone summit avec Stan Getz, Guy Laffitte, Barney Wilen, Don Byas, Coleman Hawkins par ordre d'apparition sur scène. La rythmique est composée de Martial Solal, Pierre Michelot et Kenny Clarke mais elle n'est là que pour faire briller les solistes. Il n'y a pas de discours cohérent. Chaque saxophoniste fait son numéro chacun son tour. C'est le jeu. Barney Wilen n'a que 21 ans mais c'est déjà un crack, sidérant d'aisance. Il n'y a pas de manchot là dedans même si Guy Laffitte, fidèle disciple du Hawk est le moins original ce qui ne signifie pas qu'il ne soit plaisant à entendre.

Bref, écouter comme voir ces enregistrements revient pour le spectateur à se livrer à une orgie de Swing en toute légalité, sans aucun risque pour la santé. Cure vivement recommandée. Elle n'est pas remboursée par la Sécurité Sociale bien que ses effets antidépresseurs soient éprouvés et garantis depuis maintenant 55 ans. Précision: lectrices observatrices, lecteurs scrutateurs, sachez que le double album contient beaucoup plus de musique que le film.

 

Voici Stan Getz jouant " Ghost of a chance " et " Indiana " lors du festival de Jazz de Cannes 1958 accompagné par Martial Solal au piano. La pure classe. Rien à ajouter.

 

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David Chevallier Trio " Second Life "

Publié le par Guillaume Lagrée

David Chevallier Trio

" Second Life "

Cristal Records

Sortie le vendredi 22 septembre 2017

David Chevallier: guitares, banjo, composition

Sébastien Boisseau: contrebasse

Christophe Lavergne: batterie

En concert

A Argenteuil (95), à la Cave Dimière , le vendredi 19 avril 2019.

 

" Un virtuose ne sert pas la musique. Il s'en sert " (Jean Cocteau). Telle fut ma première impression en écoutant cet album. M..., encore un virtuose!

Tout de même, quelque chose m'intriguait là dedans. Ce passage de la guitare au banjo, de la 6 cordes à la 12 cordes. Ces compositions subtiles, stimulantes. Et puis je suis patient.

Alors j'ai écouté en entier à suivre les 10 morceaux qui composent cet album. Plusieurs fois.

Ma patience fut récompensée avec " Patience " (n°6). 10 minutes et 7 secondes pour prendre tout le temps de développer un thème à trois jusqu'à son aboutissement. Là, j'ai vraiment décollé sans l'aide d'aucune substance licite ou illicite et nocive à la santé physique ou mentale.

Je recommande aussi " Dodici ' (n°8). Une mesure en 12/8 pour une guitare à 12 cordes car " dodici " signifie " douze " en italien. Un nombre sacré pour les Juifs et les Chrétiens. David Chevallier explique brièvement ses intentions pour chaque morceau dans le livret de l'album. Cela éclaire l'écoute.

Ce qui l'éclaire aussi, c'est la finesse de l'accompagnement. Contrebasse et batterie sont présentes mais jamais pesantes. Le fluide sympathique circule à merveille entre les trois compères de ce trio éprouvé mais pas usé. 

Lectrices averties, lecteurs aguerries, une curieuse citation de TS Monk au banjo ne saurait vous échapper sur cet album. Centenaire oblige. 

De formation, David Chevallier  est un guitariste classique et cela s'entend: la clarté, la précision, le toucher. Il vous emmène à travers chants. Il existe à Lyon une Association à la Recherche d'un Folklore Imaginaire. C'est ce que crée le trio de David Chevallier sur cet album. Ce n'est certes pas une musique facile, ni pour ses créateurs, ni pour ses auditeurs mais elle vaut la peine de s'y arrêter, d'insister. La récompense est au bout: l'éveil de l'esprit. 

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Il était une voix André Francis (1925-2019)

Publié le par Guillaume Lagrée

Il était une voix

 André Francis

(1925-2019)

 

Lectrices radio, lecteurs phoniques, quand vous entendiez la voix d'André Francis présenter un concert ou une émission, que ce soit sur scène ou en studio, vous saviez que vous alliez vous régaler.

Au Festival international de Jazz d'Antibes-Juan-les-Pins, édition 1963, pour présenter le quintette de Miles Davis sur scène (cf extrait audio au dessus de cet article) et à Paris, dans les studios de l'ORTF, en 1972, (cf vidéo sous cet article), pour nous expliquer le groupe Mwandishi d'Herbie Hancock il fallait la voix d'André Francis, toujours chaleureuse, concise, courtoise et si française, spécialement en anglais (ah ses Herbie Hankook et ses Bill Evansse!).

De 1947 à 1996, année de sa retraite officielle, André Francis a présenté plus de 10 000 formations sur scène, créé le bureau du Jazz à Radio France, animé des émissions de Jazz sur Radio France et l'ORTF. 

Journaliste, animateur, organisateur, producteur, tous les moyens légaux lui étaient bons pour promouvoir la musique qu'il adorait, le Jazz. Il créa ainsi l'Académie du Jazz avec Jean Cocteau en 1955, le concours national de Jazz de la Défense en 1977 et l'Orchestre national de Jazz en 1986. Ces trois institutions existent encore. 

Lectrices radio, lecteurs phoniques, je vous renvoie vers le Blog de choc de mon illustre aîné Pierre de Chocqueuse pour partager ses souvenirs d'André Francis. 

Pour présenter le nonet de Thelonious Monk en concert à Paris, salle Pleyel,  en 1967 (c'est enregistré et en vente libre. Ecoute attentive recommandée), André Francis concluait: " J'espère que vous serez tous contents ". Oh oui, nous étions tous contents de vous entendre nous annoncer de si belles et si grandes musiques, M. André Francis. Merci pour tout. 

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