Mathias Levy nous embarque en Chant Song au Son de la Terre
Mathias Levy
Chant Song
Paris, Ile de France, France
Péniche Le Son de la Terre
Vendredi 18 juillet 2025, 20h.
Mathias Levy : violon, chant
Jean-Philippe Viret : contrebasse, chant
Laurent Derache : accordéon, chant
Sébastien Giniaux : guitare, violoncelle, chant
Lou Tavano : chant
L’album « Chant Song » de Mathias Levy sortira le vendredi 19 septembre 2025 et fera l’objet d’une chronique sur ce blog.
Démarrage dans un souffle conjoint voix-accordéon. Les cordes s’ajoutent. Violon, violoncelle, contrebasse. Il manque juste le violon alto. Lou Tavano chante des sons, pas des mots. La voix s’élève avec les cordes. Ca accélère doucement. Un peu de percussions sur la contrebasse. Ce quintette joue sans tambour ni trompette. C’était « L’aurore ».
« Chant Song » (Jacques Prévert). Les héritiers de Prévert leur ont permis de le chanter ce qui n’est pas le cas du Belge Nicolas Kummert . Intro en guitare solo. Acoustique bien sûr. Guitare manouche à laquelle vient s’ajouter un violon klezmer. Jazz européen dans toute sa splendeur. Ils arrivent au thème et Lou Tavano chante « Chant Song » mêlant français et anglais au gré de la fantaisie du poète. Chanson douce, printanière. Le groupe enchaîne et chante en chœur derrière la chanteuse. Le charme opère. La chanteuse se repose. A l’accordéon de jouer la voix principale. Retour à la mélopée pour un chant sans parole en fusion avec la musique. Ca parle de maison, de jardin, d’oiseau bleu, d’enfant & d’amour. Bref, c’est du Prévert.
Retour au violoncelle pour « La valse des monstres ». Une composition de Mathias Levy dédiée à ses enfants mais il n’a pas écrit le texte. Valse avec accordéon. Au son, cela me fait penser à André Minvielle. Aux allitérations, cela envoie joyeusement. Jean-Philippe Viret à l’archet sur sa contrebasse. Percussions sur le violoncelle en résonance avec la contrebasse.
« Iles ». Morceau le plus folk du répertoire. Une musique sur un poème de Blaise Cendrars. Mathias Levy a d’abord écrit la mélodie puis trouvé le texte qui colle avec. Guitare, accordéon. Poème simple qui invite au rêve, au voyage. Bref du Cendrars, Suisse qui perdit le bras droit pour la France en combattant dans la Légion Etrangère. Avec la main restante, il écrivit poèmes et romans : la prose du Transsibérien et de Jehanne de France, l’Or... J’imagine bien mon oncle Guy Lagrée chanter cette chanson dans son groupe de chants de marins, « Babord Amures ». Chanté sur la Seine, en face de l’île de la Cité à Paris, ça colle. Matias Lévy sonne comme un violon irlandais.
« Laisse aller », texte de Lou Tavano qui ne veut pas expliquer son œuvre. L’artiste garde son mystère. Intro en guitare solo. Une chanson d’amour. Pas le même thème que « Tu te laisses aller » de Charles Aznavour. Solo de contrebasse en pizzicato soutenu par la guitare. Ca bondit bien.
PAUSE
La sono diffuse « Aguas de março » (Antonio Carlos Jobim). Le violoncelliste enchaîne sur la mélodie, par jeu.
Duo contrebasse & voix en anglais pour commencer. Le groupe enchaîne avec accordéon et violoncelle. Une sorte de valse. Lou chante des notes, pas de mots. « La nuit » d’après James Joyce. Mélodie noctune et festive.
Chanson joyeuse en français. Un air folk. Guitare manouche. Jolie cavalcade.
Intro en violon solo. Grave et passionné. Jean-Philippe Viret fait vibrer la contrebasse à l’archet. Lou Tavano chante une chanson triste en français. Solo de contrebasse en pizzicato. Bien grave. L’accordéon enchaîne, mélancolique à souhait. Tous se mettent à chanter la mélopée.
« L’espoir », une chanson enflammée en français. Texte de Blaise Cendrars et non pas d’André Malraux. Belle envolée finale avec des hop, hop d’encouragement. Violoncelle, accordéon. Texte sur le départ, le voyage, typique de Cendrars. Le 3e tome de ses Mémoires est intitulé « Bourlinguer ». Cf vidéo sous cet article.
RAPPEL
« Tous les cris, les SOS » chanson de Daniel Balavoine en version acoustique, avec les sonorités africaines qu’il aimait tant. Superbe.