Ramona Horvath trio & ses invités régalent au Bal Blomet
Ramona Horvath trio
&
Invités
Paris, Ile de France, France
Jeudi 29 janvier 2026, 20h
Programme Sunset-Sunside hors les murs
Concert de sortie de l’album « Absinthe » de Ramona Horvath
Ramona Horvath : piano
Nicolas Rageau : contrebasse
Antoine Paganotti : batterie
Invités
André Villeger : saxophone ténor
Carlos Miguel Hernandez : chant
Après un précédent album inspiré par la musique classique, « Carmen’s Karma » (2023), l’album « Absinthe » de Ramona Horvath est inspiré par la Pop des années 70-80.
Mes notes étant illisibles, ma chronique sera brève. J’étais à la fois mal assis et mal éclairé. Tels sont les aléas du direct.
En commençant par « Heal the World » de Michael Jackson transformé en valse Jazz en trio. Délicieux. « Le Jazz, ça consiste à transformer le saucisson en caviar ». (Barney Wilen).
Un classique du Disco. « How deep is Your love ? » (The Bee Gees). Délicieusement sucré mais sans écoeurer. Comme un Saint Honoré à la crème réussi. Premier solo de contrebasse au milieu du trio. Cf extrait audio au dessus de cet article.
Intro en piano solo. Le solide bagage classique de la diplômée de piano du conservatoire de Bucarest s’entend. Le trio démarre sur un tempo plus rapide. Je bats la mesure du pied droit. Ca swingue, sapristi ! Je reconnais la chanson. « Killing me softly with his song » reprise par Roberta Flack en 1973, par les Fugees en 1996, notamment. Très belle chanson au départ. Très belle version en trio Jazz à l’arrivée.
Le 1er invité monte sur scène. André Villeger, saxophone ténor. Classe 1945. Toujours victorieux pour jouer « Absinthe », le titre album. Batteur aux baguettes. Une ballade. Son velouté à souhait du sax ténor. Ca tient chaud. Une musique à rester sous la couette, en agréable compagnie de préférence. Conduite à l’œuf. Pas d’à coups, pas de coups de volants brusques, pas de coups de frein, accélération légère et en souplesse. Enivrant comme l’absinthe mais sans les effets secondaires. Dans le Doubs, absinthe toi ! Proverbe de Franche-Comté.
« Just the way You are » (Billy Joel). Comme l’explique Ramona Horvath, il faut aimer l’être aimé tel qu’il est. Ne pas vouloir le changer. On essaie mais en vain. « I love You just the way You are ». Je t’aime tel que tu es chante Billy Joel. Voix remplacée ici par le sax ténor d’André Villeger.
Le premier invité sort, le deuxième entre sur scène. Le chanteur cubain Carlos Miguel Hernandez. Pour chanter en espagnol du Charles Aznavour. N’ayant jamais accroché sur Charles Aznavour, je ne connais pas cette chanson. « De t’avoir aimée » pour le titre original en français. Une chanson triste et lente. Batteur aux balais. Aznavour façon latino. Amusant.
Retour sur scène d’André Villeger après s’être fait désirer. Batteur aux baguettes. Rythme et chant latino. Son velouté du sax ténor. De la musique pour latin lover en série. Délicieusement kitsch. A la rythmique de prendre les commandes. Je bats la mesure du pied gauche alors que ma voisine de gauche balance sa jambe droite. Bref, c’est rythmé.
Retour au trio pour Stevie Wonder « You are the sunshine of my life ». « Un accord de Stevie Wonder se reconnaît au fait qu’il vous enveloppe immédiatement dans une bulle de douceur ». Berry Gordy, patron de Motown Records. Cela se vérifie aussi dans cette version en trio Jazz. Cf vidéo sous cet article.
RAPPEL
« Con tres palabras ». Un grand classique latino de Luis Miguel. Le boléro mexicain« Con tres palabras. Mi gustas ti ». En 3 mots, tu me plais. Joué, chanté, sussuré, suggéré en quintette.