Audrey Pierre 4tet en équilibre aux Bascules à Paris
Audrey Pierre 4tet
Paris, Ile de France, France
Jeudi 12 février 2026, 20h30
Album « Magic Place » d’Audrey Pierre
Audrey Pierre : chant, composition
Adrien Brandeis : piano
Vladimir Torres : contrebasse
Arnaud Dolmen : batterie
Invité
Fabien Enger : trompette
Audrey Pierre chante seule pour commencer. En je ne sais quelle langue. Elle impose le silence à une salle bruyante. Bien joué. Ah tiens ! Cela, c’est de l’anglais. Arnaud Dolmen commence à marquer le pas tout doucement aux baguettes et avec les pieds. Voix et batterie montent en puissance dans une même vibration.
La rythmique démarre tranquille. Batteur aux baguettes. Ce n’est pas un standard mais ça sonne tout comme. Le pianiste prend la main. Ca coule de source. La voix revient se couler dans le flux musical.
« Blason doré ». Chanson en français. Dialogue énergique voix-piano. A la rythmique d’échanger avec le scat. Bien dynamique. Bonne vague. Ca chauffe avec la batteur aux baguettes.
Solo de contrebasse en pizzicato. Grave, souple, chantant. Malheureusement, à la table voisine, 3 Dames sont là pour parler, manger et boire. Elle ont tout de même baissé le son mais pas ralenti le débit. Le pianiste lance une marche. Le batteur enchaîne aux maillets. Adrien Brandeis parsème de notes. La voix s’ajoute en anglais. Majestueuse. Recherche du foyer. « No place to call my home ».
Solo bondissant de contrebasse. Dialogue avec la voix. Une chanson d’amour nostalgique. En douceur, en souplesse.
Arrivée sur scène d’un invité, Fabien Enger, trompette. « Mr Brown », nom d’un épicier à New York qui vendait à Audrey Pierre des pilules pour lui permettre de chanter malgré le rhume dû au froid de l’hiver sur la Côte Est. Ce Mr Brown est manifestement un personnage marquant. Trompette sans microphone. C’est appréciable. Le 4tet swingue bien.
« Secret place ». Batteur aux balais. La mélodie file en douceur. Impulsion régulière de la contrebasse. Arnaud Dolmen joue du balai main gauche, d’une baguette main droite. Puis des baguettes. Scat délicat. Cf extrait audio au dessus de cet article.
PAUSE
Démarrage en 4tet avec la trompette. Batteur aux baguettes. Ca swingue tout de suite. La voix s’ajoute en anglais. Une chanson énergique. « Insane ».
« Sweet phantoms ». Un duo piano-voix hanté comme il se doit. La rythmique enchaîne avec le batteur aux balais. La voix et la trompette dialoguent élégamment. Solo de contrebasse au milieu de la rythmique. Apaisant. Solo de trompette sans accompagnement. Fabien Enger nous accroche note par note. Dialogue trompette – chant. Filé. Le groupe repart. Pas d’applaudissement. Le public écoute sauf mes voisines. La musique ne va pas perturber leur dîner de copines, tout de même !
Dialogue contrebasse-chant. Ponctuation rythmique par les claquements de mains du batteur et de quelques spectateurs.
« Maté », un mantra pour avoir le courage d’être imparfait(e). Batteur aux balais. La rythmique démarre en martelant souplement.
« Poème », titre provisoire d’une chanson pas encore éditée. Intro en piano solo. Paroles en français. Une chanson d’amour triste et passé.
Hommage à un oiseau tropical, le calao. Démarrage énergique du piano. La rythmique enchaîne. Batteur aux baguettes. Chanson en français sur un oisillon contestataire. Swing délicieux. Ca s’anime pour le final. Enfin, cela sonne caribéen. Cela s’entend aux tambours et au piano.
Madame D & moi avons apprécié le dîner libanais & le concert français aux Bascules à Paris.