Jérémie Lucchese & Levi Harvey. Duo de rêve au 38 Riv

Publié le par Guillaume Lagrée

Cool Jazz for Quiet Dreams

Le 38 Riv

Paris, Ile de France, France

Dimanche 15 février 2026, 19h30

Jérémie Lucchese & Levi Harvey

 

Jérémie Lucchese : saxophone ténor

Levi Harvey : piano

 

La salle est petite et comble. Assis au bar avec un écran pour voir & écouter.

Intro en piano solo méditatif. Sax au souffle long. Jazz tranquille pour rêves calmes. La musique correspond bien au programme annoncé. Même sans soutien rythmique, c’est animé. Les seules percussions sont celles du barman qui prépare des cocktails. Pas en rythme avec la musique, malheureusement. Jolie fugue en duo.

La télévision interne ne permet pas de capter ce qui est dit sans microphone comme les annonces des morceaux. J’ai cru comprendre qu’il s’agit d’un standard de Jazz. Intro du piano. Joli broderie et le thème finit par apparaître. «  Just friends ». Un des 7 thèmes qu’il faut connaître pour être musicien de Jazz selon Lee Konitz. Version rapide, déliée. Dialogue vibrant entre deux musiciens complices. Solo de piano riche, fouillé.

Levi Harvey commence une ballade. Le sax s’ajoute. Vague commune qui nous emporte au loin. Solo de saxophone méditatif à souhait. Le pianiste revient doucement, distillant les notes une à une. Le duo repart sur un thème qui se déploie lentement, superbement.

Un air en duo. Vif, léger. Un standard dont le titre m’échappe. Le pianiste fait l’orchestre à lui seul. Le sax a du répondant.

Une ballade. Dialogue en finesse, note à note. Une sorte de Blues avec un sax au son plus déchiré, un piano obsédant. Et vogue le navire !

Le sax commence en douceur avec un son chuintant. La musique se déploie, tourbillonne. Solo de piano riche, ondoyant, attrayant. Une course en plein air jouée au piano dans une cave médiévale à Paris. C’est frais, c’est léger.

Un standard du Jazz. Un autre des 7 indispensables selon Lee Konitz. « Everything happens to me ». Joué comme il faut. Avec sentiment mais sans mièvrerie. Madame D et moi avons pu changer de place, grâce au barman, afin de regarder et écouter les musiciens en vrai. Mais pas seulement puisqu’un miroir convexe, placé au-dessus du piano, me permet de voir le pianiste de face.

« Drôle de journée ». Une composition de Jérémie Lucchese. Un air endiablé. Je décolle avec le duo. Une journée qui a stimulé la créativité du saxophoniste en tout cas. Ca chauffe, s’anime, s’agite. Le sax crie alors que le piano crée la vague.

Madame D était prête à enchaîner sur le deuxième concert du duo. C’est dire si elle fut ravie. Moi aussi.

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