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Olivier Témime trio au Sunset: Marcenay conquiert Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

Olivier Témime Trio

Paris, ile de France, France

Le Sunset

Mercredi 26 novembre 2025, 20h30

 

Olivier Témime : saxophone ténor, composition

Emmanuel Bex : orgue Hammond

Simon Goubert : batterie

 

Album « Marcenay » d’Olivier Témime. Olivier Témime a quitté Paris pour Marcenay, Côte d’Or, Bourgogne Franche Comté, France en 2022. Il est revenu à Paris au Sunset nous faire partager ses créations bourguignonnes.

« Soul Drums ». Gros son immédiat. Le trio est tout de suite en résonnance. Rupture avec un solo de batterie. Simon Goubert à l’œuvre. Ca repart avec un son plus électro de l’orgue. C’est Soul et envoûtant à la fois. Bref, Soul Drums. Emmanuel Bex sait aussi faire sortir un son de guitare électrique de son orgue Hammond. Duo orgue-batterie explosif et maîtrisé. Le trio est chaud dès le premier morceau. Retour du sax ténor avec un gros son étiré. C’était enchaîné avec « Zuka Dance ». Cf vidéo sous cet article.

« Aldonza ». La Dulcinée de Don Quichotte de la Manche était auparavant une prostituée nommée AldOnza. J’ai lu Don Quichotte il y a longtemps. J’avais oublié ce détail. Ca pousse toujours ferme. Duo orgue-batterie. Ca chante et percute. J’ondule bien des épaules. Ca balance sévère. Retour au trio et final en solo de batterie aux baguettes sur les tambours, en decrescendo.

« Ethan’s walk » composé pour Ethan, 10 ans, le fils de ses voisins au village de Marcenay (21). Solo de batterie aux balais pour commencer. Simon Goubert teste et masse ses tambours. C’est subtil, souple, énergique. Le fluide sympathique circule. L’orgue Hammond vient ajouter de la profondeur. Ce garçon marche lentement apparemment. Son velouté du sax ténor. Effets de percussion en manipulant les clefs du sax ténor sans souffler dedans. Le souffle chaud revient. Duo orgue-batterie. Bex chante avec son Vocoder. C’est son jeu pour transformer sa voix en sons. Peu importent les paroles. Reprise du trio en souplesse. Echange de doux sons entre orgue et saxophones. Grincements de cymbales. Planant. Cf extrait audio au dessus de cet article.

« Didier du Duc », un hommage à Didier Nourygat, le créateur du Duc des Lombards, comme club de Jazz, en 1989. Attaque orgue-batterie. Funk explosif. Ca groove tranquille. Je bats la mesure du pied droit. Duo orgue-batterie avec effets d’échos à l’orgue & la pulsation implacable de la batterie. Solo du batteur aux baguettes. Ca chante. La ligne directrice est claire avec des brisures pour relancer le rythme et l’attention. «  Le batteur est un barman de sons » (Jean Cocteau). Le trio repart tranquille. Le Didier en question est assis seul au bar du Sunset et savoure ce morceau en son honneur.

PAUSE

 

Après la pause, Michelle Hendricks, chanteuse de Jazz et Pierre, son époux ingénieur du son, quittent la salle. Michelle considère Olivier Temime comme son fils tant ils ont joué ensemble. Elle apprécie ce nouveau trio mais il leur faut jongler avec les trains de banlieue pour rentrer chez eux.

Orgue & saxophone reprennent le temps que le batteur revienne sur scène. Mélodieux à souhait. Le trio repart. Toujours dynamique. Duo orgue-batterie. Entre basse puissante et éclairs aigus. Batteur aux baguettes. C’était « Koala Sam » dédié à Samuel Hubert, contrebassiste décédé à 45 ans en 2024 qui jouait avec Olivier Témime sur son précédent album " Inner Songs ".

« Bitchin' on the Beach » .Solo d’orgue qui évoque bien la Mer, sa puissance par temps calme. Batteur aux balais. Sax ténor tranquille. Ca remue chaudement. Fin veloutée en trio decrescendo.

Solo du batteur aux baguettes sur les cymbales. Ca scintille délicieusement. Air léger, rapide. Le sax ténor enchaîne, l’orgue envoie et le trio est parti. Chauffe, Marcel ! Dialogue léger rapide entre l’orgue et le batteur aux balais. Un régal sonore. Ca monte en puissance avec le batteur aux baguettes. Trio en fusion pour le final.

Bex commence en douceur en tenant ses notes. Il a remis les lunettes noires. Rituel habituel avant de chanter dans le Vocoder. Il les enlève et chante, toujours mystérieux. Ca ondule de plus en plus dans ce solo. Le sax ténor s’ajoute, velouté à souhait. Batteur aux maillets. Duo orgue batteur aux balais. Une bulle de douceur et de chaleur nous enveloppe. Le sax ténor revient tranquille.

Démarrage groupé, énergique. Dialogue intense batterie sax ténor. Le sax ténor décolle. Bex ajoute la pulsation de l’orgue Hammond. Dialogue intense avec le batteur aux baguettes. Ca groove terrible. Retour du sax ténor. Ca grogne et ronronne.

Ce n’est pas fini. Simon Goubert repart sur un solo diabolique aux baguettes. Ca chauffe dur. Trio ultra rapide, énergique. Ils donnent tout pour le final. Dialogue orgue batterie aux balais. Ca swingue dur. Solo de batterie aux baguettes. Simon Goubert hache vite et fin. Il ralentit, décompose le temps. Il repart et relance le trio à fond la caisse. Bex produit un son de vent en rafale, de blizzard ponctué par le batteur aux baguettes. De quoi nous inciter à rentrer chez nous au chaud sous la couette. D’ailleurs, c’est fini.

La photographie d'Emmanuel Bex est l'oeuvre de l'Organique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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Germano Mazzocchetti Ensemble enchante l'Institut culturel italien de Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Germano Mazzocchetti Ensemble

Festival Jazzycolors

FICEP

Institut culturel italien de Paris

Paris, Ile de France, France

Mardi 25 novembre 2025, 18h30

 

Le Germano Mazzocchetti Ensemble est composé de

Germano Mazzocchetti : accordéon, composition, direction

Paola Emanuele : alto

Luca Pirozzi : contrebasse

Valerio Vantaggio : batterie

Francesco Marini : saxophone soprano, clarinettes

Marco Acquarelli : guitare

 

Le festival Jazzycolors du FICEP se poursuit à Paris en France jusqu’au mardi 9 décembre 2025.

 

Germano Mazzocchetti est originaire des Abruzzes en Italie. Cela compte pour beaucoup dans sa musique.

La contrebasse commence, impulse. La guitare apporte de légères nuance, note par note. Sax soprano. C’est tout de suite lyrique. C’est bien italien. Accordéon & alto ajoutent du vague à l’âme. Je bats la mesure des deux pieds. Cette musique vient du bal populaire mais enrichie, sublimée même. Ca roule entre contrebasse et batterie. Accordéon & alto nous font chavirer. Ca repart avec le solo de sax soprano qui tranche dans le vif. Fin groupée. Magnifico.

Son abrupt de l’alto au-dessus de la pulsation de la contrebasse. Trio jazz sax soprano, contrebasse & batterie. Acide et saccadé. Je bats la mesure des deux pieds. Ca se calme avec un trio contrebasse à l’archet, batterie, guitare. Plus rond, plus souple. Un Italien ne joue pas de la guitare comme un Espagnol. Cela s’entend. L’homme assis devant moi hoche de la tête. Le groupe reprend sa danse. Ils ont joué « Un gioco sottile » (jeu subtil en effet) puis ?

« Luz clara ». Clarinette. Un air de danse. Ca balance tranquille. Les convives dansaient dans ce salon de l’hôtel de Gallifet du temps où il fut le ministère des Affaires étrangères de la République française puis l’ambassade du Royaume d’Italie. En 2025, je suis au concert à l’Institut culturel italien de Paris et les spectateurs restent sagement assis pour écouter.

Solo de contrebasse. Batteur aux balais. La guitare souligne en douceur. Du miel pour les oreilles.  Solo de guitare parfaitement articulé avec soutien sans faille de la contrebasse et du batteur aux balais. L’accordéon vient ajouter l’emballage & l’alto la touche de romantisme in più.

Une composition dédiée à la France et à la valse musette. « La tela bianca ». Solo de sax soprano pour commencer. Le groupe enchaîne sur une valse. Avec la pompe du musette entre contrebasse, batterie & accordéon qui sonne façon Gus Viseur ou Jo Privat. Le guitariste s’y met aussi. Henri (Enrico) Crolla, le guitariste d’Yves Montand (né Ivo Livi en Italie), était né à Naples. Bel envoi final.

« Berceuse », titre en français. In italiano, si dice « ‘Ninnananna ». Début avec un duo accordéon-guitare tout en douceur. C’est bien une berceuse. La clarinette éclaire avec un jeu plus souple que le soprano. Dialogue alto-contrebasse ponctué par la guitare. Pas de batteur mais il se glisse aux balais pour impulser avec la contrebasse. Solo d’accordéon en decrescendo sur le thème pour finir.

La contrebasse grince sous l’archet. L’alto est fluide, lui. L’accordéon  ponctue et la guitare entre dans la danse. Flamboyant. Un air de tango. Il y a tant d’Argentins originaires d’Italie que des Italiens peuvent s’approprier le tango senza vergogna. Il y eut même un Pape italo argentin, Francesco. Ca envoie et la guitare fait s’envoler les notes.

Un morceau inspiré des Abruzzes. « Cinque Sei ». Un rythme en 5 et 6 temps. Dans son pays, il connut un homme dénommé Gino Cinque Sei. Un cordonnier philosophe. Par ailleurs, ce morceau est aussi inspiré du jeu de cartes «  Patruni e sutta » où il s’agit de jouer aux cartes et de boire du vin. Un jeu très compliqué où personne ne perd ni ne gagne selon Germano Mazzochetti.

Ca balance toujours. Equilibre dans le déséquilibre. Sax soprano en résonance avec l’alto en pizzicato. L’accordéon emballe. Le sax soprano s’énerve bien poussé par la rythmique, accordéon inclus. L’alto calme le jeu. Solo de contrebasse soutenu par le batteur aux balais et finement ponctué par la guitare.

Dialogue animé contrebasse-accordéon. Le groupe démarre et sonne la charge. Saxophone soprano. Ca part sur un air dansant. Le groupe sonne de nouveau la charge avec des breaks de batterie. Premier solo du batteur aux baguettes. Roulez tambours, sonnez cymbales. Le groupe ponctue et termine surn air sautillant, dansant.

« Come con lei », morceau dédié à une amie actrice de Catane, morte il y a quelques années. Musique de scène. Ce morceau marquait son entrée en scène pour « La moglie pazza » de Luigi Pirandello. Effectivement, Luigi Pirandello avait une épouse folle, folle de jalousie et dut se résoudre à la faire interner tant elle rendait sa vie et celle de leurs enfants, impossible.

Solo de contrebasse pour commencer. Lent, pesant, grave. Poignant. L’absence s’entend (si sente in italiano). La guitare et la clarinette s’ajoutent paisiblement. L’alto apporte son chant grave. Le groupe est parti avec l’accordéon qui chante l’amie absente définitivement pour cause de décès. Batteur aux balais. La musique crie la douleur de l’absence et chante l’apaisement du temps qui atténue tout à force. Cf extrait audio au dessus de cet article.

L’écrivain préféré de Germano Mazzocchetti est Georges Simenon. Certes, il était Belge mais il a longtemps vécu et écrit à Paris. «  L’homme qui regardait passer les trains » est justement le récit d’une fuite pour Paris d’un bon père de famille néerlandais qui décide de tout plaquer, Kees Popinga. Le morceau est donc intitulé « Kees ».

Démarrage par un dialogue entre la contrebasse et la batterie jouée à mains nues. La guitare s’ajoute puis le sax soprano. Un délicieux bibelot sonore. Le batteur s’est mis aux baguettes. Ca pulse. Je balance des épaules et bats des pieds. Dieux, que cela me donne envie de danser ! Savant et populaire, lyrique & rythmique, c’est du Jazz italiano. Ca tourne en boucle, obsessionnel et passionnel.

« ASAP » (As Soon As Possible). Le batteur faut tinter ses cymbales aux baguettes. Le groupe démarre sur un air rapide évidemment. Ca danse toujours. Musique de cirque, de fête, de bal. Sax soprano. Solo enflammé de guitare bien poussé par la rythmique. Le groupe ponctue. Bel envol final.

RAPPEL

« La passagietta sulla Via Etnea ». Un court extrait de ce morceau sur Youtube a suffi de me convaincre de me rendre au concert de ce groupe que je ne connaissais pas, le Germano Mazzocchetti Ensemble. Le concert de ce soir est gratuit mais sur réservation obligatoire. Deux semaines avant, plus aucune place disponible. Je suis venu, ai attendu dehors jusqu’à ce qu’une place se libère et ait pu entrer dans le secret espoir d’écouter ce morceau en direct. Vœu exaucé.  

Morceau inspiré par un roman de Vitaliano Brancati. Promenade des familles à Catane en Sicile de 11h à 12h. D’abord, nous entendons le texte original lu par un acteur italien. Le batteur commence à jouer doucement aux balais alors que la voix raconte. La voix s’efface. La contrebasse enchaîne. C’est le son de la promenade tranquille à l’ombre. Cf vidéo sous cet article.

Le concert n’est pas fini. Mon carnet de notes si. La chronique aussi.

Musique somptueuse, celle de l’Ensemble de Germano Mazzochetti dans un lieu somptueux, l’hôtel de Gallifet, siège de l’Institut culturel italien de Paris.

Rendez-vous en 2026 au prochain concert de Jazz italien à l’Institut culturel italien de Paris pour le festival Jazzycolors du FICEP. Cette fois, je réserverai ma place un mois à l’avance.  Al meno.

 

Le festival Jazzycolors du FICEP se poursuit à Paris en France jusqu’au mardi 9 décembre 2025.

 

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Sélection de festivals & de concerts de Jazz pour décembre 2025

Publié le par Guillaume Lagrée

Magic Malik par Juan Carlos HERNANDEZ

Magic Malik par Juan Carlos HERNANDEZ

Eblouissantes lectrices, resplendissants lecteurs, fidèles abonnés au Jazz et à l'électricité,  en toute subjectivité, je vous propose la sélection suivante de festivals & concerts de Jazz pour décembre 2025.

Pour une sélection plus complète sur Paris et l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez l'agenda de Jazz Magazine

Si vous ne voulez ou ne pouvez pas sortir de chez vous, plusieurs solutions s'offrent à vous:

- Ecouter les concerts sur France Musique avec les émissions Jazz Club  et Jazz sur le Vif (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live.

- Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Il s'agit d'une radio associative, sans publicité. Si vous êtes imposables en France, vos dons sont déductibles fiscalement.

Le  podcast de l' émission de juin 2022 en 2 parties sur France Culture," Une histoire particulière " consacrée à Dizzy Gillespie Président reste disponible.  Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog.

Sur la radio TSFJAZZ, vous trouverez le podcast de l'émission du mercredi 14 février 2024 " Caviar  et champagne " consacrée au " Jazz et aux amours contrariées " pour la Saint Valentin. Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog. 

Vous pouvez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, des clubs Small's et Mezzrow. Accès gratuit hors frais de connexion. Sur Internet, si c'est gratuit, c'est toi le produit.

Aux Lilas (93), le Triton vous propose un service de vidéo à la demande qui vous permet de voir et d'écouter les concerts passés pour une somme modique.

Quelques festivals de Jazz en France

 

En Ile de France, à Paris, à la Philharmonie, exposition " Kandinsky. La musique des couleurs " du mercredi 15 octobre 2025 au mercredi 1er février 2026

Au cinéma, excellent film documentaire belge " Soundtrack to a Coup d'Etat " sur l'ascension et l'assassinat de Patrice Lumumba, premier Premier ministre de la République démocratique du Congo (1960) au rythme de la rumba congolaise et du jazz américain (Louis Armstrong, Duke Ellington, Dizzy Gillespie, Charles Mingus, Max Roach, Dave Brubeck...)

En Ile de France, dans le Val d'Oise, 29e édition du festival Jazz au fil de l'Oise du samedi 11 octobre au mardi 16 décembre 2025. Avec le groupe Double Celli d'Olivier Calmel & ses Métamorphoses à Persan-Beaumont (95) le samedi 13 décembre 2025 à 20h30. 

En Ile de France, en Seine Saint Denis, aux Lilas, au Triton, festival Inclinaisons du mercredi 17 au samedi 20 décembre 2025.

A Paris, le Forum des Instituts Culturels Etrangers de Paris (FICEP) organise le festival Jazzycolors du lundi 3 novembre au mardi 9 décembre 2025. Découvrez le Jazz d'Europe, d'Asie et d'Amérique à Paris. Pas cher en plus.

En Nouvelle Aquitaine, dans les Pyrénées Atlantiques, à Pau, 55e Chicago Blues Festival le vendredi 5 & samedi 6 décembre 2025.

Quelques concerts de Jazz en France

& en Suisse

 

Le lundi & le mardi, à Paris, au Duc des Lombards, Nouvelle scène à 19h30, 21h, 22h30. Entrée libre pour découvrir les jeunes talents du Jazz en France.

Mardi 2 & mercredi 3 décembre, 19h30 & 21h30, Paris, le Sunside: 4tet All Stars avec Ravi Coltrane (le fils de John Coltrane joue aussi du saxophone), Reggie Washington, David Gilmore (rien à voir avec Pink Floyd) & Gene Lake.

Jeudi 4 décembre:

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: le 4tet de Christophe Monniot

- 20h30, Paris, les Bascules: le 4tet de Baptiste Herbin & Richard Manetti. Dîner concert.

Vendredi 5 décembre:

- 20h, Vincennes (94), Espace Sorano: Shai Maestro en solo

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: le 4tet de Christophe Marguet avec Sébastien Texier, Manu Codjia & François Thuillier.

Vendredi 5 & samedi 6 décembre, 20h30, Paris, le Sunset: Emmanuel Bex célèbre Eddy Louiss. Cf vidéo sous cet article.

Samedi 6 décembre, 19h30 & 21h30, Paris, le Baiser Salé: Magic Malik XP en résidence. Cf photographie au dessus de cet article.

Lundi 8 décembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le trio de Robin Mansanti.

- 20h, Paris, la Rhumerie: Hugo Corbin invite Yoann Loustalot. Entrée libre.

Mardi 9 décembre, 21h30, Paris, le Sunside: Hommage à Steve Lacy par le 4tet Mathieu Donarier, Sophia Domancich, Stéphane Kerecki & Simon Goubert.

Jeudi 11 décembre:

- 20h, Paris, Bal Blomet: le trio de Laurent Courthaliac rend hommage à Duke Ellington. Concert Jazz Magazine.

- 20h30, Les Lilas (93), le Triton: le trio de Benjamin Moussay.

Vendredi 12 décembre:

- 19h30, Paris, le New Morning: le trio de Richard Galliano

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le 4tet de Elie Martin Charrière Era P. 

- 19h30 & 21h30& 22h30, Paris, le Jass Club: Alexis Valet & The Cypher + Janoya.

- 21h30, Paris, le Sunside: le 5tet de Jean Bardy

Samedi 13 décembre:

- 19h, Andé, Eure, Normandie, au Moulin d'Andé: le 5tet " African Rhapsody " de Leila Olivesi

- 19h30 & 21h30& 22h30, Paris, le Jass Club: The Blakettes. The Art Blakey Women's Band. Un 4tet de Dames inspirées par la musique d'Art Blakey

- 20h, Paris, péniche le Son de la Terre: le duo " Affinities " composé d'Olivier Ker Ourio & Manuel Rocheman.

- 20h30, Persan-Beaumont (95), Conservatoire municipalle groupe Double Celli d'Olivier Calmel & ses Métamorphoses.

- 21h, Suisse, canton de Genève, Genève, le Sud des Alpes: New York is Now. Sylvie Courvoisier & Ohad Talmor.

Dimanche 14 décembre, 18h, Paris, péniche Le Son de la Terre: Hymne. Le 5tet de Jacques Vidal.

Du dimanche 14 au mardi 16 décembre, 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: le trio de Sullivan Fortner. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Du dimanche 14 au mardi 16 décembre, 10h, Genève (CH), le Sud des Alpes: New York is Now. stage de piano avec Sylvie Courvoisier, Grand prix suisse de la Musique 2025.

Lundi 15 décembre, 20h, Paris, salle Pleyel: 22e édition de You and the Night and the Music. Le concert de Jazz de l'année à Paris. Organisé et diffusé en direct par TSF JAZZ avec le soutien de la SACEM et de l'ADAMI.

Lundi 15 & mardi 16 & mercredi 17 décembre, 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le nouveau 6tet de Pierrick Pédron.

Mercredi 17 & jeudi 18 décembre, 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: le 4tet d'Isaiah J.Thompson.

Jeudi 18 décembre:

- 20h30, Paris, ECUJE: Lisa Murcia 5tet puis Daniel Garcia solo.

- 20h30, Paris, les Bascules: dîner concert avec le 4tet d'Hugo Diaz pour la sortie de son album " Confluences ".

- 21h30, Paris, le Sunside: Erik Satie & Jazz . Les 100 ans de sa disparition. " Le Jazz raconte sa douleur et on s'en fout. C'est pourquoi il est beau, réel " (Erik Satie). Maki Nakano - sax, metallo, clarinette, voix; Stephane Tsapis - piano; Karsten Hochapfel - violoncelle. 

Jeudi 18 & vendredi 19 décembre, 20h, Paris, Péniche Le Son de la Terre: le 4tet de Jérome Sabbagh joue son album " Stand Up! " célébré sur ce blog.

Vendredi 19 décembre:

 - 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: Jérémie Lucchese group. 

- 20h, Paris, M. le Musée du Vin: le 4tet de Jean-Michel Proust se souvient de Barney Wilen.

Vendredi 19 & samedi 20 décembre, 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: Roberto Fonseca en 5tet puis en duo. Cuba libre!

Samedi 20 décembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Baiser Salé: les Frères Vistel avec Benoit Delbecq.

- 21h30, Paris, le Sunside: le 4tet de Pier Paolo Pozzi joue Jacques Brel. Poétique.

Lundi 22 décembre, 20h30, Saint-Denis (93), Saint Denis Jazz: Laurent Coulondre, Emmanuel Bex & Julie Saury. Groovy.

Mardi 23 décembre, 19h30 & 21h30, Paris, le Sunside: hommage à Chet Baker par Robin Mansanti & le Be Bop trio d'Alain Jean-Marie. Tellement bon que ça devrait être illégal. Cadeau de Noël.

Mercredi 24 & jeudi 25 décembre, 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: Christmas with Estelle Perrault

Jeudi 25 décembre19h30 & 21h30& 22h30, Paris, le Jass Club: Christmas with Franck Amsallem & Hetty Kate.

Jeudi 25, vendredi 26 & samedi 27 décembre, 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: Felipe Cabreras Cuban Descargas. Cuba libre!

Vendredi 26 & samedi 27 décembre, 19h30 & 21h30, Paris, le Sunside: le trio de Jacky Terrasson

Dimanche 28 décembre, 19h & 21h, le Sunside: le trio de Jacky Terrasson invite Eric Le Lann.

Mardi 30 décembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le 4tet de Mario Ponce Enrile. Un vrai crooner

 - 20h30, Paris, le Sunset: Hommage à Miles Davis par Médéric Collignon & ses amis. Funkissimo!

Mercredi 31 décembre, 21h & 23h30, le 38 Riv: Happy Zoot Year! 5tet avec Mario Ponce Enrile & Thomas Gomez.

 

La photographie de Magic Malik est l'oeuvre du Créatif Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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Jazzoduc New York- Paris: " Listen In " Gui Duvignau Trio

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazzoduc New York - Paris

Gui Duvignau Trio 

" Listen in "

Adhyaropa Records.

Sorti le 24 octobre 2025

 

Gui Duvignau: contrebasse, composition sauf n°9 de Ron Carter.

Jacob Sacks: piano

Nathan Ellman-Bell: batterie

 

Lectrices raffinées, lecteurs esthètes, le contrebassiste franco-brésilien Gui Duvignau vit et joue à New York, USA. Le Jazzoduc New York-Paris vous a déjà amené sur ce blog le flux de Jazz chaud de son trio enregistré " Live in Red Hook " (2024).

Le voici de retour en studio avec le même trio en 2025 pour un album au titre programme " Listen In " . Jeu de mots en anglais. Listening, listenin', listen in.  Ecouter dedans bref, écouter vraiment.

Ce trio au format classique en jazz, piano-contrebasse-batterie, ne joue pas de la musique pour ascenseur de bar de navire de croisière. C'est plus exigeant et plus stimulant.

C'est une musique raffinée, énergique, démocratique, en interaction permanente des premières notes de " Indecisao " (1) qui flotte délicieusement dans l'indécision aux dernières notes de " Listening In: Closing " (10) après quoi il n'y a plus rien à ajouter. Cf vidéo sous cet article.

 Le choix des titres est aussi précis que la musique. Ainsi " Listening In: One at time " (4) où chacun joue en même temps sans jamais se chevaucher, se gêner. Chacun tient sa place, la bonne. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Les influences sont assumées et mêlées. Ainsi Alexandre Scriabine et Charles Mingus se trouvent-ils mêlés pour " Scriamingus " (7). Je reconnais l'influence de Mingus dans le jeu de contrebasse . Je vous laisse, lectrices raffinées, lecteurs esthètes, retrouver celle de Scriabine dans le jeu du pianiste. Quant au batteur, il sait quoi faire.

En parlant d'influence, Gui Duvignau joue un seul morceau qu'il n'a pas composé sur les 10 de l'album " Listen In ". Il revisite une composition du Boss de la Basse, probablement le contrebassiste le plus enregistré de l'histoire de la musique enregistrée, Maestro Ron Carter. En l'espèce," Eighty One " sorti sur l'album " E.S.P " du Miles Davis Quintet en 1965. Un morceau qui anticipait le  virage Pop de Miles Davis en 1968 tout en gardant la sophistication du jazz d'avant garde. " Listening In: Eighty One " (9) nous fait redécouvrir ce classique, reconnaissable mais transformé.

Autant vous l'écrire, lectrices esthètes, lecteurs raffinés, les musiciens sont à la hauteur de la musique. Ca joue à un niveau technique stratosphérique sans jamais perdre le sens de l'émotion ni l'art de raconter de belles histoires.  C'est cela qui m'importe comme auditeur. Etre emporté par de belles histoires, tristes ou gaies, pas écouter des mathématiciens résoudre des équations à plusieurs inconnues. 

Gui Duvignau, citoyen français & brésilien, vit à New York, USA, parle français mais ne joue pas en France. Je compte sur vous pour le faire venir jouer dans son pays, lectrices raffinées, lecteurs esthètes. Rien à ajouter.

 

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Tönu Tubli Trio en fusion au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Tönu Tubli trio

FICEP

Festival Jazzycolors

Concert organisé par le Centre culturel estonien

Paris, Ile de France, France

Jeudi 20 novembre 2025, 20h30

Le Sunset

 

Concert enregistré et diffusé par la radio TSF JAZZ dans l’émission Jazz live.

Le festival Jazzycolors du FICEP se poursuit à Paris en France jusqu’au mardi 9 décembre 2025

 

Tönu Tubli : batterie, électronique

Indrek Mill : guitare basse électrique

Marvin Mitt : guitare électrique, électronique

 

Ambiance planante. Gros effets sur la guitare. Son puissant de la basse. Batteur aux balais. Ces Estoniens groovent bien. Ca y est, la guitare se détache. Le batteur est passé aux baguettes. Bon son jazz rock planant. Cap au Nord. Le trio de Tônu Tubli vient d’Estonie. Ca sent la brume, la mer froide, la pluie, le vent et le hareng frais. Je balance des épaules. Ca se danserait bien avec une partenaire de qualité.

Ils sont chauds dès le premier morceau, ces gaillards. La tension est calme mais permanente. Ils ne lâchent rien.

Le batteur s’était arrêté. Il reprend finement aux baguettes. La basse creuse, la guitare plane. Des voix enregistrées, saccadées, viennent en interférence contrôlée avec la musique. En anglais, pas en estonien. Le batteur trafique des sons à partir des claquements de doigts, frottements de mains. Il s’amuse avec l’électro avec goût. La basse vibre dans mon ventre. Ca redevient planant et s’éteint doucement.

La musique est totalement improvisée. A nous de les inspirer.

Démarrage du batteur avec des bruitages vocaux transformés par l’électronique. Autres bruitages cosmicomiques de la basse et de la guitare. Le batteur installe un tempo rigoureux. Son saturé de la guitare aux cordes triturées durement. Le trio travaille fermement la pâte sonore pour la faire lever. Ca devient une sorte de Blues funky torturé.  Intéressant. Je balance la jambe gauche. A nouveau je me vois danser dessus. Les tambours roulent sous les baguettes. Solo de batterie en finesse. De nouveau, le son planant de la guitare en harmonie avec les tambours qui roulent. Batteur aux balais. Frottis frotta sur les peaux des tambours. La guitare sonne comme un synthétiseur avec chambre d’écho. La basse pose les fondements. Le batteur joue tranquille aux balais. Je sais avec quelle partenaire j’aimerais danser cette musique mais elle n’est pas à Paris ce soir. De toute façon, le public ne danse pas. Il est concentré et écoute. Ca s’éteint tout en douceur.

 

PAUSE

A la pause, l’équipe de TSF JAZZ s’en va. Je demeure.

Le batteur repart avec des bruitages. La basse pose tranquillement le tempo. Guitare au son étouffé. Le batteur tapote à mains nues. Le trio joue mezzo voce. Ca sautille doucement. Baguette main droite, main gauche nue. Douce tension. La musique se déploie. Batteur aux baguettes. Basse solide. La guitare décolle. Ca plane pour moi. Je hoche la tête de nouveau. Ils me captivent. Je décolle avec eux. Ca envoie. Le batteur frappe plus vite, plus fort, plus sec. La guitare crie comme les mouettes de la Baltique. La basse fracasse. Ils sont chauds de nouveau. En maîtrise. La preuve qu’ils sont chauds c’est que le batteur a enlevé le bonnet qu’il portait lors du premier set.

Ils enchaînent direct. Bruitage électronique et solo de batterie. Coassements der grenouilles électroniques. Les grenouilles d’Estonie ne chantent pas comme celles de France. Le trio part sur un groove puissant, en boucle, avec des effets électroniques pas vilains. Ca décolle à nouveau et moi avec eux. Liberté dans la rigueur. Je me régale. Je ne connais pas la Baltique mais je connais la Manche l’hiver. Ca doit être proche comme ambiance.  Tönu Tubli nous permet de photographier, enregistrer, mixer, sampler, cette musique improvisée dans l’instant. Fort aimable de sa part.

Bruitages électroniques du batteur. Il cherche et trouve avec humour et fantaisie. Ca commence à tourner doucement en boucle. Batteur et bassiste installent le tempo. La guitare ondule doucement. Batteur aux balais. Jouer du jazz rock fusion improvisé aux balais, ce n’est pas fréquent et c’est appréciable. Baguette main droite, balai main gauche. Le guitariste se lance dans un solo tranquille et planant bien poussé par les deux autres.  Coup de barre et ils me bercent en plus. Je vais faire de beaux rêves. Final hyper planant. Rien à ajouter.

 

Concert enregistré et diffusé par la radio TSF JAZZ dans l’émission Jazz live.

Le festival Jazzycolors du FICEP se poursuit à Paris en France jusqu’au mardi 9 décembre 2025

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Janis Fedotovs 4tet: Baryon Acoustic Oscillation en direct au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Janis Fedotovs 4tet

Paris, Ile de France, France

Le Sunset

Mardi 18 novembre 2025, 20h30

Concert de sortie de l’album «  Baryon Acoustic Oscillation ».

 

Janis Fedotovs : vibraphone, composition

Clément Merienne : piano

Etienne Renard : contrebasse

Elie Martin Charrière : batterie

 

En attendant le concert, la sono du Sunset diffuse du Thelonious Monk. D’abord un album mythique « Thelonious Monk plays Duke Ellington » en trio avec Oscar Pettiford & Kenny Clarke. Chef d’œuvre immarcescible. Puis Monk en 4tet en concert, Monk avec Charlie Parker et, pour finir, Monk en solo jouant « I got it bad and that ain’t good ».

Le 4tet démarre d’un coup, par surprise. Jannis Fedotovs joue avec 4 maillets. Vite et précis. Grosse pulsation.  Energie toute autre que l’album. Je suis étonné. Déluge de notes entre piano & vibraphone. Tout s’apaise. Duo piano & vibraphone en douceur.

Même groupe que sur l’album. Jannis Fedotovs présente musiciens et morceaux en français, avec un charmant accent letton. Bel effort d’intégration.

Morceau au titre japonais dédié à une technique d’aïkido, art martial japonais qu’il pratique.

Dialogue piano& vibraphone tout en douceur. Janis fait grincer les lames du vibraphone en les frottant sur les bords avec les manches des maillets. La contrebasse ajoute son pas lent. Maintenant il frotte les lames sur le plateau. Jolis bruits. Le batteur tapote ses maillets aux tambours. Ca m’évoque plus une marche en sous-bois qu’un combat sur un tatami avec des sabres de bois mais c’est lui qui pratique l’aïkido, pas moi. Le 4tet joue en égrenant les notes comme des gouttes de pluie.

 Ca s’anime doucement. Dialogue contrebasse& vibraphone à petits pas. Le pianiste ajoute ses touches. Le batteur met du rythme en douceur. Ca y est, la pulsation s’emballe. Ca balance. Je hoche la tête. Le moteur est chaud. C’était « Nambikwara », un hymne à la découverte.

Intro en piano solo. Ca balance doucement, note après note. Ca enchaîne. Le 4tet démarre en douceur. Je hoche la tête de satisfaction. Délicieusement planant.

Démarrage groupé. Energie tranquille. Batteur aux baguettes. Le chef se repose. La rythmique chauffe dur. Solo inspiré du pianiste bien poussé par ses complices. Breaks de batterie bien relayés par les 3 autres. A la fois puissant et mystérieux. « Cross country Ski Hop », exercice physique qu’il pratique le matin au réveil.

Un solo de vibraphone inspirée de scènes de rue à New York. «  Corner of Union street and 7th avenue » suivi du titre album « Baryon Acoustic Oscillation ». Cf extrait audio au dessus de cet article.

Pour le solo, le temps est suspendu. Silence total. Personne n’applaudit.

Le 4tet enchaîne sur le titre album. Au rythme des oscillations de l’Univers après le Big Band. En effet, l’Univers a commencé par un Big Band ! D’où ses puissantes oscillations acoustiques baryoniques. La rythmique chauffe. C’est coupé décalé entre piano & batterie liés par la contrebasse. Le groupe décolle. C’est cosmicomique. Heurté, saccadé mais harmonieux.

« Power of Love, Love of Power ». Hommage à Jimi Hendrix. Une ballade amoureuse. Batteur aux balais. Solo de contrebasse. Le batteur et le pianiste ponctuent. Je suis bercé en douceur. Dialogue magique contrebasse-vibraphone ponctué en finesse par le piano & la batterie. Un enchantement.

 

PAUSE

Intro en solo de vibraphone. Une ballade ronronnante démarre. Batteur aux balais. 10h10 du soir et je m’endors bercé par la musique.

Pour me réveiller, le 4tet démarre sec, rapide, énergique. Grosse pulsation de la rythmique derrière un vibraphone virevoltant. Le pianiste insiste et la rythmique chauffe dur. Le 4tet repart sur le thème. C’était « Duke Ellington’s sound of love » (Charles Mingus) puis « The root » (Janis Fedotovs).

La contrebasse introduit lentement. Le temps se décompose, se décortique en quartet.

Intro en piano solo. A la Monk. ¨Précis de décomposition sonore. Ca s’organise et le groupe enchaîne. Un standard du Jazz dont le titre m’échappe. Breaks de batterie qui relancent la machine. Pas de machine arrière avec Elie Martin-Charrière. Solo de contrebasse & ça repart en trio sans batterie. Elie s’immisce doucement et ça chauffe de nouveau. C’était « Skippy » (Thelonious Sphere Monk).

Une composition d’Elie Martin-Charrière. Dédié aux créatures mythologiques de l’Inde, entre hommes et dieux, créatrices des Arts. L’équivalent des muses de la Grèce antique si je comprends bien. Solo de piano en intro, méditatif à souhait. Batteur aux balais. La musique part en ballade. Pont du piano. Le 4tet repart énergique. Final tonique.

« Blues Connotation » (Ornette Coleman). Un Blue étrange, décalé. Du Ornette Coleman sans saxophone, trompette ni violon mais avec piano. Le 4tet finit énergiquement. Je bats la mesure du pied gauche en dormant. Coup de barre. Dialogue tonique contrebasse& batterie. Ca pulse ferme. Solo de batterie chantant ; sec, rapide, précis, axé sur les tambours qui roulent.

En concert, le 4tet de Janis Fedotovs dégage une énergie, une vibration très différente de celle de l’album « Baryon Acoustic Oscillation ». C’est dire s’il est intéressant. Suivez cet homme, lectrices mélodieuses, lecteurs harmonieux.

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Victoria Kirilova Trio. Première triomphale à Paris au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Victoria Kirilova trio

FICEP

Festival Jazzycolors 2025

Concert organisé par l'Institut culturel bulgare

Paris, Ile de France, France

Le Sunside

Samedi 15 novembre 2025, 19h

 

Victoria Kirilova : contrebasse, composition

Dimitar Gorchakov : piano, composition

Rossen Zahariev- Rocco : bugle, composition

Album « Roots and Skies » de Victoria Kirilova avec un autre groupe.

 

Bugle et non pas trompette comme indiqué sur le programme. Intro de la contrebasse. Victoria pince ferme. Ca résonne. Le piano reprend. Le trio démarre. C’est très élégant. Ca balance délicatement. Je balance des épaules. La musique se construit, se développe en finesse mais pas sans énergie.

19h. 1 set. 10€ l’entrée. Salle comble. Exemple à suivre.

Victoria Kirilova joue yeux fermés ou sourit en regardant le pianiste. Tout va bien. « City of hills » dédié à une ville imaginaire. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Une chanson traditionnelle bulgare qui l’obsède depuis l’enfance. Elle l’a réécrite à sa manière. Bugle avec wah wah. Dialogue mélancolique et tendre entre bugle et contrebasse. Rossen Zahariev porte un goatee, le petit brin de moustache vertical sous la lèvre inférieure, comme Dizzy Gillespie. Hommage ou commodité pour caler le bugle ? Le trio reprend une marche tranquille. Retour du wah wah au bugle. Ambiance feutrée, mystérieuse.

Intro en piano solo. Une ballade. Le trio avance tranquille, fluide. Retour au wah wah pour le final. Sentimental à souhait mais sans mièvrerie. C’était une composition du pianiste.

Une composition du souffleur. « Amadeus ». Hommage à Wolfgang Amadeus Mozart ? Une ballade. Dialogue piano contrebasse à pas comptés. Ca avance tranquille. Le trio repart, toujours bien soudé.

Intro au piano en boucle. Contrebasse à l’archet. Cela m’évoque le cours fluide d’une rivière. Ca commence à swinguer. Retour du bugle.

Dialogue contrebasse à l’archet, bugle. Le piano s’ajoute. Tout coule doucement. Retour au pizzicato. Le trio joue la même mélodie mais différemment. Ajout du wah wah. Rossen Zahariev a écouté Kenny Wheeler je pense. Bonne influence.

« Travelling light » (Victoria Kirilova). Solo de contrebasse en intro. Le bugle vient ajouter son souffle chaud. Cf vidéo sous cet article.

Retour à la ballade. Le bugle plane au-dessus. Dialogue élégant piano contrebasse. C’est certainement le premier concert de ce trio à Paris. Victoria Kirilova est manifestement heureuse et fière de jouer ici au Sunside. Elle peut l'être. La salle est comble et le public comblé.

RAPPEL

 

Le festival Jazzycolors du FICEP se poursuit à Paris en France jusqu'au mardi 9 décembre 2025.

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Huu Bac Quach 5tet. 1ère mondiale à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Huu Bac 5tet

Centre culturel Canadien

FICEP

Festival Jazzycolors

Paris, Ile de France, France

Jeudi 13 novembre 2025, 20h

 

Le festival Jazzycolors du FICEP se poursuit à Paris jusqu'au mardi 9 décembre 2025.

 

Huu Bac Quach : dan bau (monocorde du Vietnam), erhu (vièle de Chine), quena (flûte des Andes, Pérou), guitare électrique, composition, direction

Alba Obert : violon

Yvan Robilliard : piano électrique

Alexandre Perrot : contrebasse

Rafael Koerner : batterie

 

Solo de piano avec un gros son. Contrebasse et batterie funky. Je tape du pied droit. Violon romantique. Son oriental du dan bau. Le mélange Orient-Occident fonctionne efficacement.

Erhu en solo pour commencer. Le groupe enchaîne. Ca groove étrangement mais ça groove. Violon au son folk. Le duo violon vièle fonctionne à merveille. Huu Ba est né au Vietnam mais il est arrivé au Canada à 18 mois. Très jeune boat people. Son français a donc l’accent québecois. C’est son premier concert en Europe et le premier avec des musiciens français car son groupe habituel est resté au Canada.

Rythme saccadé, très funky. Flute andine et violon viennent alléger. Je bats la mesure du pied droit. Très efficace. Dialogue rythmé clavier-batterie. Le groupe repart. C’est à la fois complexe et cantabile (chantable en français).

Guitare électrique. Souvenir d’un voyage en inde et d’une marche sur les marches au bord du Gange face aux rites religieux et funéraires hindous. Rythme de la musique hindoustanie. Dialogue guitare & contrebasse à l’archet. Tout en douceur. Méditatif. Batteur aux balais. Clavier électrique mystérieux à souhait. Bonne vibration. Retour au dan bau du Vietnam. En résonance avec la contrebasse et le piano électrique.

Le morceau suivant nous emmène au Pérou, avec un rythme afro-péruvien ; le festero. Rythme de fête comme son nom l’indique. Ca swingue joyeusement et de façon originale. Je bats de nouveau la mesure du pied droit.

«  Sifflement d’arbres », un morceau inspiré par la recherche d’inspiration en marchant en forêt. Avec le dan bau, instrument monocorde vietnamien. Ca évoque bien le sifflement du vent dans les arbres. Au Canada, pour ce qui est des forêts, il y a de quoi faire. Bonne vibration de la contrebasse à l’archet. Violon en pizzicato. Tout vibre. Trio à cordes.

Retour à l’Occident avec la guitare électrique. Dialogue contrebasse-guitare méditatif à souhait. Tout en douceur. Comme pour conjurer la violence de l’exil. Le batteur s’ajoute finement aux balais. Je suis délicieusement bercé. Comme je manque d’heures de sommeil, je m’endors déjà.

Un hommage à la ville canadienne où il a grandi. Salaberry de Valleyfield au Québec. Manifestement, son enfance fut heureuse.

Huu Bac Quach a 6 frères et sœurs et une ribambelle de neveux et nièces. Il essaie de composer pour chacun mais il a du mal à suivre le rythme familial. Ce morceau est dédié à une nièce qui adore danser. Morceau funky donc. Bon groove du batteur. Ca marche. Des spectatrices devant moi dansent assises dans leur fauteuil. Solo de contrebasse bien énergique.

« Sur le parvis de Saint Paul ». Dédicace pour une église je présume.

Morceau énergique pour finir avec un solo de batterie et un petit Blues final.

Pas de rappel car la salle ferme tôt.

Premier concert en Europe, en France, pour Huu Bac Quach avec un groupe français. Une petite tournée suit. Concert à Nice vendredi 14 novembre. J’espère revoir sur scène à Paris Huu Bac Quach et son mélange très personnel entre Occident et Orient.

Le festival Jazzycolors du FICEP se poursuit à Paris jusqu'au mardi 9 décembre 2025.

" Les eaux du Mékong " furent jouées ce soir. La vidéo sous cet article en donne une autre version avec le groupe canadien de Huu Bac Quach.

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Lucas Dorado 5tet joue El Sueno au Jass Club

Publié le par Guillaume Lagrée

Lucas Dorado 5tet

Paris, Ile de France, France

Le Jass Club

Mercredi 12 novembre 2025, 19h30

 

Concerts à 19h30 & 21h30. Jam session (bœuf en français) à 22h30.

Album « El Sueno » de Lucas Dorado encensé sur ce blog.

 

Lucas Dorado : vibraphone, composition, direction

Fabrizio Colombo : bandonéon

Gabriel Zamora-Cortese   : guitare électrique

Juan Villaroel   : guitare basse électrique

Sacha Souêtre   : batterie

 

4 maillets. Le jeu moderne du vibraphone depuis Gary Burton.

Avec le bandonéon, ça sonne très tango. Ca balance délicieusement dès le début. Batteur aux baguettes. Solo de guitare électrique qui vient ajouter une touche de Rock. Le 5tet envoie énergiquement. Je bats la mesure du pied gauche. Je reconnais le son de l’album « El Sueno » en plus énergique.

Lucas Dorado vit depuis 3 ans à Paris. Après Berlin et avoir grandi en Suisse. « Cherry Oliva Magenta » est dédié à Paris, Berlin & une ville suisse (Biel/ Bienne ou Lausanne ou bien?). Chaque couleur correspond à une ville. A nous de deviner. Mes épaules bougent avec le bandonéon. Le batteur joue avec la tête près du bonnet. Du moins avec un bonnet blanc sur la tête. Pas un bonnet de Schtroumpf tout de même. Je ne reconnais ni les couleurs ni les villes mais je ressens l’énergie positive. Solo de bandonéon qui nous emporte au-delà de l’Europe, au-delà de l’Océan Atlantique, en Argentine. Belle pulsion derrière. Retour au calme avec la basse. Premier solo de vibraphone. Le groupe décolle. Atterrissage final en douceur.

« Eternal Stairs ». Une ballade. Intro en solo du bandonéon. Méditatif et langoureux à souhait. Lucas Dorado s’est assis par terre pour savourer. Il se relève. Duo en douceur vibraphone-bandonéon. Le batteur vient secouer doucement aux balais. Le 5tet part en ballade. Batteur aux baguettes. Plainte planante de la guitare. Ca devient une ballade funky avec le solo de basse soutenu par le batteur et ponctué par le guitariste.

« Oscuro ». Pas de bandonéon. Démarrage énergique du 4tet. Dialogue percutant entre batterie et vibraphone. Fermement soutenu par la basse. Bonne énergie Rock du solo de guitare. Ca balance pas mal à Paris au Jass Club.

Morceau en solo du vibraphoniste. Lucas Dorado enregistrera prochainement un album solo. « Blue » tel est le titre de cette composition. Ca sonne bleu de mer car c’est beau et agité ou bleu de lac sous un coup de vent puisque Lucas Dorado vient de Suisse. Ca résonne, vibre ; sonne en tempête puis revient en douceur caresser les tympans.

«  Yacaranda » °. Hommage au percussionniste argentin Topo Gioia décédé en avril 2024 à Berlin et qui a contribué à lancer Lucas Dorado. Il va falloir chanter. Pas de bandonéon. Ca balance bien. Je reconnais le titre de l’album. Je balance des épaules. Ma voisine de droite aussi. Musique vive, rythmée, joyeuse comme ce percussionniste argentin qui portait bien son nom. A nous de chanter.

Retour du bandonéon pour " Ese Momento ». Morceau relax qui me fait onduler sur mon siège des épaules au bassin. J’adore ce morceau. Du miel pour les oreilles. Je me régale. Cf vidéo sous cet article.

« LOOYOGU ». Notre morceau Pop (sic). Grosse attaque basse batterie style Queen « Another one bites the dust ». Vibration funky de la guitare. Le bandonéon et la guitare ajoutent une autre couleur, une autre souplesse. Je pars en voyage au son du bandonéon. J'ondule à nouveau joyeusement..Dialogue funky basse-batterie. Ce ne sont pas Sonny T & Michael B du NPG derrière Prince mais ils assurent. La guitare ponctue en vibrato. Le bandonéon fait monter la sauce. Bel envoi final. Cf extrait audio au dessus de cer article.

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" Baryon Acoustic Oscillation " Janis Fedotovs

Publié le par Guillaume Lagrée

Janis Fedotovs

" Baryon Acoustic Oscillation "

Jazz Family. 2025.

Concert de sortie en France, à Paris, au Sunset,

le mardi 18 novembre 2025 à 20h30

 

Janis Fedotovs: vibraphone, composition

Elie Martin-Charrière:  batterie

Etienne Renard: contrebasse

Clément Merienne: piano

Lectrices cosmiques, lecteurs logiques, les oscillations acoustiques baryoniques n'ont plus de secret pour vous. Ignorant comme je suis, il m'a fallu lire un article scientifique sur le sujet pour apprendre de quoi il s'agit.

En anglais, cela se dit BAO, comme Baryon Acoustic Oscillation titre du 7e morceau de cet album du Letton vibraphoniste Janis Fedotovs.

J'ai appris la dualité onde & particule de l'Univers (théorie du Français Louis de Broglie, prix Nobel de physique 1929) mais j'ignore le rythme et la fréquence des BAO. A vous de les comparer avec le titre (7) album , lectrices cosmiques, lecteurs logiques.

La formation vibraphone, piano, contrebasse,  batterie est celle du Modern Jazz Quartet (MJQ) mais la musique ne m'y fait jamais penser. D'abord parce que ce ne sont pas des musiciens Noirs Américains de Jazz, ensuite parce que nous ne sommes plus dans les années 1950 à 1990, enfin parce que le leader n'est pas le pianiste (John Lewis pour le MJQ) mais le vibraphoniste letton Janis Fedotovs accompagné d'une rythmique française.

Pourtant, ils savent jouer le Blues à leur façon. Cf " Love of Power and Power of Love " (8).  Comme le MJQ, cette musique est puissante à bas bruit. Nul besoin de monter le son pour suivre la Loi des cycles. " Law of cycles " (5). Cf extrait audio au dessus de cet article.

Cette musique m'a captivé de bout en bout comme les Nambikwaras fascinèrent Claude Lévi Strauss. " Nambikwara ", 3e morceau de l'album.

Un titre en solo du leader. " Corner of Union St. and 7th avenue " (6). Magique. Absolument magique. Il s'en passe des choses étranges à ce carrefour de Park Slope, Brooklyn, New York, USA.

Par goût du paradoxe, l'album " Baryon Acoustic Oscillation " se termine par un " Prélude " (9) très bref (1'43) qui laisse un goût d'inachevé et le désir d'en écouter plus encore.

Tension, détente, surprise, entente, virtuosité, énergie, émotion, raffinement, cette musique a tout pour vous ravir, lectrices cosmiques, lecteurs logiques.

A savourer sur scène , en France, à Paris, au Sunset, le mardi 18 novembre 2025 à partir de 20h30.

 

 

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