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Ramona Horvath trio & ses invités régalent au Bal Blomet

Publié le par Guillaume Lagrée

Ramona Horvath trio

&

Invités

Bal Blomet

Paris, Ile de France, France

Jeudi 29 janvier 2026, 20h

Programme Sunset-Sunside hors les murs

Concert de sortie de l’album « Absinthe » de Ramona Horvath

 

 

Ramona Horvath : piano

Nicolas Rageau : contrebasse

Antoine Paganotti : batterie

Invités

André Villeger : saxophone ténor

Carlos Miguel Hernandez : chant

 

Après un précédent album inspiré par la musique classique, « Carmen’s Karma » (2023),  l’album « Absinthe » de Ramona Horvath est inspiré par la Pop des années 70-80.

Mes notes étant illisibles, ma chronique sera brève. J’étais à la fois mal assis et mal éclairé. Tels sont les aléas du direct.

En commençant par « Heal the World » de Michael Jackson transformé en valse Jazz en trio. Délicieux. « Le Jazz, ça consiste à transformer le saucisson en caviar ». (Barney Wilen).

Un classique du Disco. « How deep is Your love ? » (The Bee Gees). Délicieusement sucré mais sans écoeurer. Comme un Saint Honoré à la crème réussi. Premier solo de contrebasse au milieu du trio. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Intro en piano solo. Le solide bagage classique de la diplômée de piano du conservatoire de Bucarest s’entend. Le trio démarre sur un tempo plus rapide. Je bats la mesure du pied droit. Ca swingue, sapristi ! Je reconnais la chanson. «  Killing me softly with his song » reprise par Roberta Flack en 1973, par les Fugees en 1996, notamment. Très belle chanson au départ. Très belle version en trio Jazz à l’arrivée.

Le 1er invité monte sur scène. André Villeger, saxophone ténor. Classe 1945. Toujours victorieux pour jouer « Absinthe », le titre album. Batteur aux baguettes. Une ballade. Son velouté à souhait du sax ténor. Ca tient chaud. Une musique à rester sous la couette, en agréable compagnie de préférence. Conduite à l’œuf. Pas d’à coups, pas de coups de volants brusques, pas de coups de frein, accélération légère et en souplesse. Enivrant comme l’absinthe mais sans les effets secondaires. Dans le Doubs, absinthe toi ! Proverbe de Franche-Comté.

« Just the way You are » (Billy Joel). Comme l’explique Ramona Horvath, il faut aimer l’être aimé tel qu’il est. Ne pas vouloir le changer. On essaie mais en vain. « I love You just the way You are ». Je t’aime tel que tu es chante Billy Joel. Voix remplacée ici par le sax ténor d’André Villeger.

Le premier invité sort, le deuxième entre sur scène. Le chanteur cubain Carlos Miguel Hernandez. Pour chanter en espagnol du Charles Aznavour. N’ayant jamais accroché sur Charles Aznavour, je ne connais pas cette chanson. « De t’avoir aimée » pour le titre original en français. Une chanson triste et lente. Batteur aux balais. Aznavour façon latino. Amusant.

Retour sur scène d’André Villeger après s’être fait désirer. Batteur aux baguettes. Rythme et chant latino. Son velouté du sax ténor. De la musique pour latin lover en série. Délicieusement kitsch. A la rythmique de prendre les commandes. Je bats la mesure du pied gauche alors que ma voisine de gauche balance sa jambe droite. Bref, c’est rythmé.

Retour au trio pour Stevie Wonder « You are the sunshine of my life ». « Un accord de Stevie Wonder se reconnaît au fait qu’il vous enveloppe immédiatement dans une bulle de douceur ». Berry Gordy, patron de Motown Records. Cela se vérifie aussi dans cette version en trio Jazz. Cf vidéo sous cet article.

RAPPEL

« Con tres palabras ». Un grand classique latino de Luis Miguel. Le boléro mexicain« Con tres palabras. Mi gustas ti ». En 3 mots, tu me plais. Joué, chanté, sussuré, suggéré en quintette.

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Daniel Zimmermann tire ses Snapshots au New Morning

Publié le par Guillaume Lagrée

Daniel Zimmermann 4tet

Le New Morning

Paris, Ile de France, France

Mardi 27 janvier 2026, 20h30

Sortie de l’album « Snapshots »

Concert diffusé par France Musique dans le Jazz Club

 

Première partie :

 

Katarina Pejak: piano, chant

 

Une chanson nostalgique en anglais. Charmante.

« Panic mode ». Pop de qualité. Elle me donne de bons frissons. Elle délivre une angoisse douce. Oxymore réussi. Cf extrait audio au dessus de cet article.

« Don’t tell the children ». Chanson qui a 13 ans d’âge mais qui prend une signification nouvelle avec l’actuel mouvement étudiant en Serbie, son pays natal. Chanson triste mais pas pessimiste. « Don’t tell the children they won’t change the world ». Ne dites pas aux enfants qu’ils ne changeront pas le monde.

Chanson sur la jalousie. « Ne soyez pas jaloux. Ce n’est pas digne. C’est un sentiment très mauvais mais ça fait écrire des chansons ». En français dans le texte. Une chanson au rythme hispanisant. L’héroïne, victime de la jalousie masculine, c’est Carmen.

«Old Pain ». Une Serbe qui parle en français et chante en anglais. Emouvante, franchement émouvante.

PAUSE

 

Deuxième partie : Daniel Zimmermann 4tet

Daniel Zimmermann : trombone, composition, voix

Pierre Durand : guitare électrique

Elise Blanchard: guitare basse électrique

Julien Charlet : batterie

 

Concert de sortie de l’album « Snapshots » de Daniel Zimmermann. Enregistré et diffusé par France Musique dans l’émission Jazz Club.

 

Ca balance tranquille. Hommage à Steve Mac Queen pour son rôle dans le film «  Papillon ». Scène où il se jette dans les vagues pour s’évader du bagne de Guyane.  Batteur aux baguettes. Ca commence à s’agiter comme la Mer. Pierre Durand distille subtilement les notes une à une. Clair comme le cristal. Le batteur joue finement avec les baguettes. Le trombone coulisse bien et nous chauffe.

«  Les maximiseurs de Pi ». Souvenirs d’études d’économie où Pi étant le profit, il doit toujours être maximisé dans l’équation, les valeurs emploi, salaire, bien être n’étant toujours que des variables. Bref, pour soigner son traumatisme, Daniel Zimmermann a abandonné l’économie pour la musique. Trombone en sourdine. Je traduis les blagues de Daniel Zimmermann pour Tim & Catherine le charmant couple de retraités britanniques assis à ma droite. La tension monte doucement dans le dialogue guitare-batterie. La basse tient la route. Pi se fait savamment et puissamment maximiser. Tout se calme pour le solo de trombone bouché. Ca grogne doucement. Temps haché finement par le batteur.

« Come Home ». Pas besoin de traduire le titre pour mes voisins anglais. Solo de guitare en intro distillée note par note. Notes de basse qui tombent et s’étirent. Trombone bouché. Retour en douceur à la maison. Montée en puissance groupée. Joie du retour. A trombone ouvert mais en douceur pour finir.

Une reprise des Neville Brothers. « Yellow Moon ». Batteur aux balais. Un air délicieusement funky. Normal. Ce sont les Neville Brothers, groupe de 4 frères originaires de La Nouvelle Orléans. Solo de guitare planant, bien soutenu par la rythmique. Batteur aux baguettes. Ma jambe gauche bat la mesure. Cf vidéo sous cet article.

« Mamelles » une composition de Daniel Zimmermann en hommage aux musiques qui l’ont nourri : Soul, Blues, Funk. Le 4tet démarre. Le trombone barrit joyeusement. Solo de guitare au son étouffé. Ca danse, ça balance. Le 4tet repart.

« Le mieux et le bien ». Morceau d’ouverture de l’album « Snapshots ». Ca pulse bien derrière le trombone. 1er solo de basse. En douceur, en finesse, ponctué par le batteur aux baguettes. Solo de batterie poussé par la basse et la guitare. Entre Elvin Jones & le cirque Pinder, Julien Charlet, comme l’a présenté Daniel Zimmermann.

Un morceau tiré de l’album « Montagnes russes » (2016). « Dans le nu de la vie ». « Dans le nu de la vie » c’est le titre du premier des trois volumes consacrés par Jean Hatzfeld au génocide rwandais (1994). Gros son mystérieux de basse. Petits bruits de guitare. Grosse pulsation de la batterie. La tension, l’émotion se sentent. Guitare et batterie évoquent l’Afrique. Le trombone crie la douleur d’un peuple. L’ensemble me remue entrailles, cœur & tête. Tout se calme pour un solo poignant de guitare poignant, finement ponctué par basse et batterie. Retour du trombone poignant lui aussi. Basse et batterie ramènent le thème.

« Notre île ». Thème écrit en Corse. L’ambiance du petit matin au réveil au côté de l’être aimé. Batteur aux maillets. Belle ballade tendre. Et affectueuse sans mièvrerie. Dialogue en finesse note à note entre guitare et basse délicieusement ponctué par le batteur aux balais. Chacun à son tour dirige le flux. Retour du trombone. Tout glisse en douceur.

« My little sweet New Zeland bunker ». Ecrit en hommage aux milliardaires qui s’offrent des ranchs en Nouvelle Zélande pour échapper aux conséquences du dérèglement climatique que leur œuvre déclenche. Solo de guitare saturée en dialogue avec le batteur aux baguettes. Musique inspirée du hillbilly en fait.

Mon carnet de notes est fini. Pas le concert. A écouter sur France Musique dans l’émission Jazz Club.

Tim & Catherine, mes sympathiques voisins britanniques, ont découvert et apprécié ces musiciens français. Tim a été impressionné par le guitariste Pierre Durand. Il m’a demandé si ce gars mène ses propres projets, son propre groupe. Je lui ai confirmé que oui. Tim a noté l’influence de Bill Frisell. J’y ai ajouté John Scofield. Il y en a beaucoup d'autres, pas forcément guitaristes, me précise Pierre Durand.

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Sélection de festivals & de concerts de Jazz pour février 2026

Publié le par Guillaume Lagrée

Enrico Pieranunzi par Juan Carlos HERNANDEZ

Enrico Pieranunzi par Juan Carlos HERNANDEZ

Eblouissantes lectrices, resplendissants lecteurs, fidèles abonnés au Jazz et à l'électricité,  en toute subjectivité, je vous propose la sélection suivante de festivals & concerts de Jazz pour février 2026.

Pour une sélection plus complète sur Paris et l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez l'agenda de Jazz Magazine

Si vous ne voulez ou ne pouvez pas sortir de chez vous, plusieurs solutions s'offrent à vous:

- Ecouter les concerts sur France Musique avec les émissions Jazz Club  et Jazz sur le Vif (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live.

- Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Il s'agit d'une radio associative, sans publicité. Si vous êtes imposables en France, vos dons sont déductibles fiscalement.

 

Le  podcast de l' émission de juin 2022 en 2 parties sur France Culture," Une histoire particulière " consacrée à Dizzy Gillespie Président reste disponible.  Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog.

Sur la radio TSFJAZZ, vous trouverez le podcast de l'émission du mercredi 14 février 2024 " Caviar  et champagne " consacrée au " Jazz et aux amours contrariées " pour la Saint Valentin. Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog. 

Vous pouvez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, des clubs Small's et Mezzrow. Accès gratuit hors frais de connexion. Sur Internet, si c'est gratuit, c'est toi le produit.

Aux Lilas (93), le Triton vous propose un service de vidéo à la demande qui vous permet de voir et d'écouter les concerts passés pour une somme modique.

Quelques festivals de Jazz en France

 

En France, Ile de France, à Paris, à la Philharmonie, exposition " Kandinsky. La musique des couleurs " du mercredi 15 octobre 2025 au dimanche 1er février 2026.

En France, Ile de France,  dans le Val de Marne, du vendredi 30 janvier au vendredi 21 février 2026, 35e festival Sons d'Hiver. Dans le riche programme, il y a même du Jazz.

En France, Ile de France, à Paris, du jeudi 29 janvier au vendredi 21 février 2026, 19e festival Au fil des voix. Pas de jazz dans le riche programme de ce festival vocal.

En France, Ile de France, à Paris, au théâtre du Châtelet, du jeudi 5 au mardi 10 février, festival Le Châtelet fait son Jazz.

André Cecarelli par Juan Carlos HERNANDEZ

André Cecarelli par Juan Carlos HERNANDEZ

Quelques concerts de Jazz en France

 

Le lundi & le mardi, à Paris, au Duc des Lombards, Nouvelle scène à 19h30, 21h, 22h30. Entrée libre pour découvrir les jeunes talents du Jazz en France.

Mardi 3 février:

- 20h30, Sceaux (92), Scène nationale Les Gémeaux: Song for Abbey. Marion Rampal chante Abbey Lincoln.

- 21h30, Paris, le Sunside: trio de Maîtres. Enrico Pieranunzi, Diego Imbert, André Cecarelli. Ames sensibles, ne pas s'abstenir. Cf photographies au dessus de cet article.

Mercredi 4 février:

- 19h30, 21h30 & 22h30 (jam session), Paris, le Jass Club: Mario Ponce Enrile 4tet. " For this moment on ", album célébré sur ce blog. Cf extrait audio au dessus de cet article.

- 19h30, Paris, Salle Cortot: soirée pour fêter les 10 ans du label Continuo Musique. 25 musiciens sur scène. Que la fête commence!

Jeudi 5, vendredi 6 & samedi 7 février, 21h30, Paris, le Sunside: le 4tet de Minino Garay & Baptiste Herbin joue l'album " Los Arregladores " célébré sur ce blog. Cf vidéo sous cet article.

Jeudi 5 février:

- 19h30, Paris, le Sunside: And Now The Queen. A tribute to Carla Bley par le trio Guillaume de Chassy, Florent Nisse & Lou Tavano.

- 20h30, Paris, les Bascules: dîner concert avec le trio Benoît Sourisse, André Charlier & Pierre Perchaud. Groovy.

- 20h30, Paris, le Melville: dîner concert avec le 4tet d'Audrey Pierre.

Vendredi 6 février:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Baiser Salé: 4tet de créateurs avec Fabrice Moreau, Nelson Veras, Ricardo Izquierdo & Jozef Dumoulin.

- 20h, Paris, le Bal Blomet: Paul Bley + invitée mystère.

- 20h, Paris, Salle Cortot: Eric Ferrand N'Kaoua avec un récital de piano classique & jazz. Variations Goldberg de JS Bach, Robert Schumann, Igor Stravinsky, Martial Solal & Georges Gershwin. 

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: le trio électrique d'Yvan Robilliard

Samedi 7 février:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Baiser Salé: le trio de Pieternel Van Oers. Suivez cette Femme!

- 20h, Vincennes (94), Espace Sorano: Carmen Jazz. D'après Barney Kessel. Nonet pour mélanger Jazz & Georges Bizet.

Lundi 9 février, 20h30, Saint Denis (93), Saint Denis Jazz ligne 13: le 5tet de Pierre Perchaud joue son nouvel album " Fleur d'immortelle ".

Mardi 10 février, 20h30, Paris, Chez Georges: le trio de Mathias Lévy joue Stéphane Grappelli.

Mercredi 11 février, 20h, Paris, Bal Blomet: Django! Baptiste Herbin joue Django Reinhardt en trio sans guitare. 

Jeudi 12 février:

- 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: le trio de Cyrus Chestnut.

- 20h30, Paris, Les Bascules:  dîner concert avec le 4tet d'Audrey Pierre.

Samedi 14 février, 20h30, Les Lilas, Le Triton: Sweet Comic Valentine. Le trio Riccardo del Fra, Bruno Ruder & Glenn Ferris célèbre la Saint Valentin à sa douce manière.

 

Dimanche 15 février:

- 16h & 19h, Paris, Théâtre des Ateliers du Chaudron: 4tet Steve Potts, Jobic le Masson, Jean-Philippe Viret & Simon Goubert. Jazz libre.

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: Cool Jazz for Quiet Dreams avec le duo Levi Harvey & Jérémie Lucchese. Doux rêves assurés.

Lundi 16 février, 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le trio de Maurizio Minardi pour l'album " Invisible ". 

Mardi 17 février:

- 20h, Paris, Bal Blomet: concert Jazz Magazine avec le duo Airelle Besson & Lionel Suarez. Aérien. 

- 21h30, Paris, le Sunside: le trio Nicola Sergio, Mauro Gargano & Christophe Marguet. Poétique. 

Mercredi 18 février:

- 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: le trio de Rémi Panossian

- 21h, Paris, le Baiser Salé: Jazz de demain avec le trio Xavier Belin, Irving Acao & Kristof Negrit.

- 21h, Toulouse (31), Le Taquin: Dadef 4tet pour la sortie de l'album " Ephémère ".

Jeudi 19 février:

- 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: le trio de Rémi Panossian

- 19h30, 21h30 & 22h30 (jam session), Paris, le Jass Club: le 4tet de Jorge Vistel. Cuba libre!

- 20h, Paris, Bal Blomet: concert Jazz Magazine avec le duo Airelle Besson & Lionel Suarez. Aérien. 

- 20h30, Paris, ECUJE: Jazz à l'ECUJE avec le trio Yonathan Avishai, Pierre Perchaud & Christophe Panzani.

- 20h30, Paris, le Sunset: le 4tet de Sandro Zerafa avec Bill Mac Henry.

- 21h30, Paris, le Sunside: le Background trio de Simon Goubert.

Vendredi 20 février:

- 19h30, 21h30 & 22h30 (jam session), Paris, le Jass Club: le trio Lukmil Perez, Felipe Cabrera, Irving Acao. Cuba libre!

- 20h30, Les Lilas (93), le Triton: dialogue Thierry Eliez & Leila Olivesi aux pianos.

Samedi 21 février, 20h30, Les Lilas (93), le Triton: dialogue Jean-François Zygel & Dan Tepfer aux pianos.

Mardi 24 février:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Baiser Salé: le trio de Ramona Horvath joue Mary Lou Williams, Grande Dame du Jazz. 

- 19h30, Paris, le Sunside: les Blakettes. Un 4tet de musiciennes françaises joue Art Blakey. Concert enregistré.

Mercredi 25 février, 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: le 4tet de Dmitri Baevsky avec Alain Jean-Marie. Valeur sûre.

Vendredi 27 février:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Baiser Salé: carte blanche à Magic Malik Jazz Association.

- 20h30, Les Lilas (93), le Triton, Bruno Angelini en solo. 

Samedi 28 février:

- 19h, Paris, Maison de la Radio, studio 104: Jazz sur le VifAffinities le duo Manuel Rocheman & Olivier Ker Ourio + le trio de Sullivan Fortner, deux groupes célébrés sur ce blog. Concerts enregistrés et diffusés par France Musique dans le Jazz Club en direct et en différé.

- 19h30 & 21h30, Paris, le Baiser Salé: carte blanche à Magic Malik 4tet XP

- 20h30, Les Lilas (93), le Triton, Emmanuel Bex en solo.

Les photographies d'Enrico Pieranunzi & André Cecarelli sont l'oeuvre du Latin Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de ces oeuvres sans autorisation de leur auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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" Los Arregladores " Baptiste Herbin & Minino Garay

Publié le par Guillaume Lagrée

" Los Arregladores "

Baptiste Herbin

Minino Garay

Continuo Jazz.

Sortie le vendredi 16 janvier 2026

Concerts de sortie en France, à Paris, au Sunside

jeudi 5, vendredi 6 & samedi 7 février 2026 à 21h30

 

Minino Garay: batterie, percussion, voix

Baptiste Herbin: saxophone alto & soprano

Felipe Cabrera: contrebasse

Leonardo Montana: piano

Patricio Tripo Bonfiglio: bandonéon (5 & 13)

 

Lectrices cosmopolites, lecteurs voyageurs, voici un album à faire peur aux xénophobes. Du Jazz sous influence sud américaine joué par un Argentin à la batterie et aux percussions, un Français aux saxophones, un Cubain à la contrebasse, un Brésilien né en Bolivie d'une mère anglaise et d'un père colombien au piano et un Argentin invité au bandonéon.

Tout ce beau monde est réuni pour célébrer " Los Arregladores ", en français " Les Arrangeurs ".

Posons les termes avec la définition de l'Arrangeur par Philippe Baudouin dans le Nouveau Dictionnaire du Jazz: 

" Musicien qui écrit des arrangements, des orchestrations. La plupart des arrangeurs de Jazz sont des (multi) instrumentistes, quelques-uns étant plus connus comme solistes: Benny Carter, Dizzy Gillespie, Gerry Mulligan. On a tendance à mettre l'accent sur les arrangements écrits pour big band, et à occulter ceux conçus pour trio ou quintette mais John Lewis pour le MJQ (quartette) est aussi arrangeur qye Gil Evans. Il est d'ailleurs très rare, dans le jazz de rencontrer un musicien qui n'ait pas , un jour, composé un morceau , écrit un arrangement ou participé à l'élaboration d'un arrangement oral, ne serait-ce qu'en fournissant l'idée d'un simple riff (...) ".

Ajoutons, avec Barney Wilen, que le Jazz consiste à transformer le saucisson en caviar.

Guidés par ces principes directeurs, nos 4 gaillards transforment la lambada, tube de l'été 1989 pour une marque française de boisson fruitée gazeuse, en un pur bijou, tout en respectant le thème. Cf " Llorando se fue " (4). Une bluette de Charlie Chaplin prend elle aussi un sacré coup de jeune. " Smile " (2).

Ils jouent aussi, à leur douce manière, des standards du Jazz qui sont, dès le départ, du caviar. En commençant par " Evidence " (1) de TS Monk transformé en Latin Jazz. " Nica's Dream " (5) d'Horace Silver devient un tango endiablé grâce au bandonéon de Patricio Tripa Bonfiglio, 5e homme de ce quartette. Cela devrait ravir une fidèle abonnée de ce blog. Elle se reconnaîtra. Baptiste Herbin passe au saxophone soprano, forcément au soprano, pour une splendide interprétation d'un thème immortel de Wayne Shorter , " Footprints " (10), hymne officiel de mon deuxième blog consacré à la marche à pied, cumpedibus.

Baptiste Herbin est tout à fait crédible en compositeur et musicien mexicain avec " La Malinche part I & II " (6-7), hommage à l'esclave interprète d'Hernan Cortès.  Cf extrait audio au dessus de cet article.

Bien entendu, Minino Garay percute que ce soit avec ses mains ou avec ses mots. Cf " Animas " (8) de Felipe Cabreras & " Night in Tunisia " (9) de Dizzy Gillespie.

Cette musique chauffera beaucoup plus sur scène avec vous qu'en studio sans vous, lectrices cosmopolites, lecteurs voyageurs.

Retrouvez vous, lectrices cosmopolites, lecteurs voyageurs, aux concerts de sortie de l'album " Los Arregladores " en France, à Paris, au Sunsidejeudi 5, vendredi 6 & samedi 7 février 2026 à 21h30

 

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Ellinoa + Jowee Omicil = Jazz sur le Vif à la Maison de la Radio

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazz sur le Vif

Ellinoa

+

Jowee Omicil

Paris, Ile de France, France

Maison de la Radio, studio 104

Samedi 10 janvier 2026, 19h

Concerts à écouter sur France Musique dans l’émission Jazz Club

 

Première Partie : Ellinoa «  Mejiro »

Elllinoa : voix, glockenspiel, composition & arrangements

Alba Obert : violon

Mathilde Vrech : alto, chœurs

Juliette Serrad : violoncelle, chœurs

Arthur Henn : mandoline, chœurs

Christelle Raquillet : flûtes, ocarina, chœurs

 

Pas d’instrument de percussion ou à percussion (comme le piano), pas de cuivres, pas de basse, pas de Swing, pas de Blues, pas de Jazz. 5 femmes, un homme, tous Blancs.

Musique discrète, aérienne, légère, en hommage à un oiseau japonais, le Mejiro ou zosterops japonicus. C’est très écrit, savant, raffiné, précis, travaillé, étudié, élégant, en place. Bref, cela sent le bon travail du bon élève du Conservatoire mais cela ne me touche guère. Cela plaît beaucoup à mes voisins de droite par contre.

J’exagère. Madame Camille Durand alias Ellinoa n’est pas passée par le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris mais par le Centre des musiques Didier Lockwood où elle enseigne désormais. Je suis certainement trop frustre et trop simple pour apprécier ces raffinements sonores.

 

Deuxième Partie : Jowee Omicil «  Bwa KaYimaN FreeDoM SuiTe »

Jowee Omicil : saxophones, clarinettes, trompette de poche, claviers, chant

Jonathan Jurion : piano, clavier électrique

Jendah Manga : guitare basse électrique

Tiss Rodriguez : batterie

Yoann Danier : batterie

5 hommes. Tous Colorés comme disent les Américains des Etats Unis. Esthétique totalement opposée au premier concert. Du Swing, du Blues, de la joie, de la vie, de la sublimation de la souffrance et de la douleur, du désordre, du chaos, de la folie, de la fête, du chant, de la danse, de la conscience historique & politique, des fausses notes (pour un musicien classique), de la percussion, de l’improvisation, bref du Jazz.

Mes voisins de droite ont préféré la première partie de cette soirée. Moi la deuxième. Chacun a eu droit à son moment de joie.

Bwa Kayman ou Bois Caïman, c’est le lieu sur l’île de Saint Domingue où se tint le 14 août 1791 le premier rassemblement de révolte des esclaves noirs. Le début de la révolution et de la guerre d’indépendance contre la France qui aboutit à la naissance d’Haïti, première république indépendante issue d’une guerre de décolonisation.

Le site de Bois Caïman à Haïti est désormais classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO au titre du réseau des lieux d’histoire liés à la mémoire de l’esclavage et à la traite et la date du 23 août, date du soulèvement qui suivit le rassemblement du 14 août, retenue par l’UNESCO comme journée internationale du souvenir de la traite des esclaves.

« Chaque fois que j’entends un homme défendre l’esclavage, je souhaite qu’il devienne esclave lui-même » (Abraham Lincoln).

Freedom Suite, c’est un hommage à des grands musiciens de Jazz noirs américains engagés dans le mouvement de la lutte pour les droits civiques aux Etats Unis d’Amérique. « Freedom Suite » (1958) de Sonny Rollins avec Oscar Pettiford & Max Roach, « We insist ! Freedom Now Suite » (1960) de Max Roach & Abbey Lincoln et bien sûr « Free Jazz » (1959) d’Ornette Coleman.

" L'esclavage fut une bénédiction. Sans l'esclavage, il n'y aurait jamais eu de Jazz ". (Max Roach).

Bwa Kayman Freedom Suite, ce furent 55 mn de totale improvisation, transformant le studio 104 de la Maison de la Radio à Paris en cérémonie vaudou à Haïti. Musique inspirée par les esprits comme l’a expliqué Jowee Omicil, Canadien, né à Montréal, Québec, de parents Haïtiens.

Après cet ouragan sonore, Jowee Omicil et ses complices.nous ont joué des morceaux de son concept BASH dont j’ignore la traduction je l’avoue. A part le verbe anglais to bash qui signifie «  frapper » ou le mot anglais « bashlack », le réactionnaire. Fameux blues de Nina Simone, «  Mr Backlash ». 

 Là, ça frappe mais positivement. Comme beaucoup de spectateurs, j’ai chanté en créole haïtien sans en comprendre un mot, tapé dans mes mains, battu des pieds. Comme personne ne se levait pour danser, je ne l’ai pas fait non plus alors que sur scène, Jowee Omicil, lui, jouait et chantait en dansant.

Bref je souhaite revoir Jowee Omicil et ses hommes sur scène en plein air avec de la place pour écouter et pour danser. Comme dans le concert filmé lors de l'édition 2025 du festival Jazz à Porquerolles. Cf vidéo sous cet article.

Prochaine édition de Jazz sur le Vif à la Maison de la Radio à Paris en France le samedi 28 février 2026 à 19h avec deux groupes déjà célébrés sur ce blog: le duo Affinities composé d'Olivier Ker Ourio & Manuel Rocheman suivi du trio de Sullivan Fortner. Concerts diffusés par France Musique dans l'émission Jazz Club.

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" Confluences " Hugo Diaz Quartet

Publié le par Guillaume Lagrée

Hugo Diaz 4tet

" Confluences "

L'Horizon Violet. 2024

 

Hugo Diaz: saxophone soprano, électronique, composition (sauf n°4 & 6)

Alexandre Cahen: piano, composition (4)

Vladimir Torres: contrebasse

Louis Cahen: batterie, composition (6)

 

Lectrices aux aguets, lecteurs à l'affût, je n'ai découvert Hugo Diaz en concert que le 18 décembre 2025. Ceci sans avoir jamais écouté une note de l'album " Confluences " sorti en mai 2024. Le concert eut lieu en trio, aucun véhicule automobile qu'il soit ferroviaire ou routier n'étant disponible pour amener à temps à Paris le contrebassiste du 4tet, Vladimir Torres.

Comme son titre l'indique, " Confluences " est consacré à l'eau. Plutôt l'eau douce que l'eau de mer puisque les 4 musiciens du 4tet vivent entre les régions Grand Est et Bourgogne Franche Comté

L'eau, par son mouvement, est un thème classique de la musique, art du mouvement justement. Que ce soient la " Water Music " de Georg Friedrich Haendel, " L'eau vive " de Guy Béart,  les " Jeux d'eau " de Maurice Ravel, la " Waterchute " d'Erik Satie, les " Jardins sous la pluie " de Claude Debussy, " After the rain " de John Coltrane, le gospel " Didn't it rain ", " Purple Rain " de Prince, " Water Babies " de Miles Davis...

Comme Hugo Diaz & ses complices sont Français, ils ont écouté et joué Fauré, Ravel, Debussy, Satie. Mais ce sont aussi des jazzmen d'aujourd'hui qui ont écouté et joué le Jazz et la Pop Music.

Cela s'entend dans leur musique. En commençant par le Roi des poissons des lacs alpins, le salvelinus alpinus, l'omble chevalier. Un délice de gourmets qui ouvre l'album. " Le choral de l'omble " (1). Y aurait-il une allusion subtile entre omble et ombre? 

Confluence, c'est pour moi Lyon en France, ville de la confluence entre le Rhône et la Saône et le musée des Confluences situé justement à cette confluence. J'ai donc trouvé la musique idéale pour ce musée avec " Confluences part I & II " (2-3).

Le contrebassiste Vladimir Torrès était absent du concert auquel j'ai assisté. Sur cet album, il se fait sentir magnifiquement. Par exemple, en introduction du 2e titre, " Confluences Part I " où le piano joue l'eau et la contrebasse le poisson qui y nage librement et du 5e titre " Aigo " (Eau en provençal comme Chaudes Aigues dans le Cantal ou le lac d'Aiguebelette en Savoie).

L'eau, c'est aussi le mystère des profondeurs comme dans " Sonar " (8). Cf extrait audio au dessus de cet article. L'eau, comme la musique, c'est le jeu, les éclaboussures, le surgissement. Toutes belles choses suggérées dans " Electrolyse " (9). Enfin, l'eau c'est un miroir. Celui où Narcisse se noie séduit par son image. D'où le " Miroir d'eau " (10) qui conclue paisiblement cet album élégant.

Les musiciens de Jazz dédiés exclusivement au sax soprano sont rares & remarquables. Sidney Bechet, Steve Lacy, Steve Potts. J'en oublie certainement. Ces trois là, originaires des Etats Unis d'Amérique, ont tous vécu une longue et riche histoire d'amour avec la France. 

Il faut désormais y ajouter le Français Hugo Diaz. Avec un saxophone soprano, de l'électro (toujours utilisée avec bon goût) et une rythmique classique de Jazz (piano, contrebasse, batterie), il crée une musique élégante, mouvante & émouvante.

Je me réjouis à l'idée d'écouter ce quartet sur scène dans un lieu où les spectateurs viennent d'abord pour écouter de la musique, ensuite pour boire un verre et discuter entre gens de bonne compagnie comme le sont les musiciens du 4tet d'Hugo Diaz.

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