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" Between two silences " REVERSO

Publié le par Guillaume Lagrée

REVERSO

" Between two silences "

Alternate Side Records

Sortie le vendredi 27 mars 2026

Concert de sortie en France aux Lilas (93), au Triton

le vendredi 17 avril 2026 à 20h30

 

Le trio REVERSO est composé de

Frank Woeste: piano 🇫🇷

Ryan Keberle: trombone 🇺🇸

Vincent Courtois: violoncelle 🇫🇷

Erik Satie (1866-1925) était surnommé par son compatriote & ami, natif lui aussi de Honfleur, Calvados, en Normandie, Alphonse Allais (1854-1905) , Esoterik Satie ou SatiErik. Je ne saurais mieux définir cet insaisissable pianiste et compositeur. 

" La plus petite oeuvre de Satie est petite comme un trou de serrure. Tout change si on approche son oeil. "

Jean Cocteau.

101 ans après sa mort, voici qu'un trio transatlantique (2 Grenouilles et 1 Yankee), Reverso, rend hommage à Erik Satie avec un album entre deux silences, " Between two silences ".

Les compositions sont des musiciens du trio. Pourtant, les titres comme les musiques sont parfaitement dans l'esprit de Satie Erik. Immobiles, autocentrés, mélancoliques, humoristiques, minimalistes, denses, intenses, essentiels.

Je laisse les experts musicologistes retrouver les compositions d'Erik Satie cachées derrière celles du trio REVERSO.

Tout commence par " Le chat qui mangeait des nuages " (1). Je vois les nuages joués par le violoncelle. J'entends le chat les manger par le trombone qui avale tout. Je vois le chat voguer en l'air avec les notes du piano.

Le charme se poursuit avec la " Danse des horloges sans aiguille " (2). Je finis d'écrire cet article le jour du passage à l'heure d'été, cette invention diabolique qui vous oblige à vous lever et vous coucher trop tôt par rapport au rythme de la Nature donc du Soleil. Là, j'entends la pulsation des aiguilles absentes dans le tempo implacable du piano.  Cf extrait audio au dessus de cet article.

" Désespoir agréable " (3) . Un titre qui me rappelle cette pensée de Georges Duhamel: " L'humour est la politesse du désespoir " qui correspond si bien à l'esprit de Satie.

Les mystères de l'Univers s'entrouvent avec " Origin of the Unseen " (4) et un dialogue piano violoncelle à la recherche sonore sophistiquée sans jamais perdre l'essentiel, l'émotion.

11 titres sur cet album et chacun porteur d'un Univers sensible. Je ne vais pas les détailler tous mais, puisque ce blog traite essentiellement du Jazz, je ne puis que conclure en retenant " Gyrostride " (8) où le stride du Jazz est traité d'une étrange et féconde manière. Cf vidéo sous cet article.

 

Pour savourer le charme de cette musique jouée en direct sur scène, rendez-vous en France, en Ile de France, en Seine Saint Denis, aux Lilas, au Triton, le vendredi 17 avril 2026 à 20h30 pour le concert de sortie de l'album " Between two silences " du trio REVERSO.

 

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Stand Up! le 4tet de Jérôme Sabbagh en escale à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Ben Monder par Juan Carlos HERNANDEZ

Ben Monder par Juan Carlos HERNANDEZ

Jérome Sabbagh 4tet

Paris, Ile de France, France

l'ECUJE

Jeudi 19 mars 2026, 20h30

Tournée européenne de l'album " Stand up

du 4tet de Jérôme Sabbagh

Concert à écouter sur France Musique dans le Jazz Club

 

Jérome Sabbagh: saxophone ténor, composition, direction musicale

Ben Monder: guitare électrique

Joe Martin: contrebasse

Nasheet Waits: batterie

 

Lectrices électriques, lecteurs acoustiques, ce blog vous a déjà chanté les louanges du dernier album de Jérôme Sabbagh " Stand Up! " ainsi que d'un précédent concert de Jérôme Sabbagh à Paris sur la péniche le Son de la Terre en décembre 2025, jouant cet album mais avec un autre groupe.

Ce quartette de Jérôme Sabbagh existe depuis plus de 20 ans. Je le suis avec un plaisir renouvelé depuis un concert à Paris, au Sunset, en mai 2010.  Le batteur peut changer dans ce groupe. Parfois, c'est Daniel Humair  présent comme spectateur ce soir. Nasheet Waits occupe le siège du batteur de manière incontestable. Le contrebassiste c'est Joe Martin indubitablement.

Salle obscure. Notes illisibles. Cette chronique sera plus brève et hachée que la musique.

Ca commence sur un tempo lent et pesant. Volontairement. Gros son de contrebasse. Batteur aux baguettes qui entretient la tension sur les cymbales. Ce ne sont pas des standards mais des compositions simples et profondes que je reconnais sans les identifier. Le saxophone s'efface et le guitariste prend la main. Acide, tranchant mais sans violence. Le moteur monte en puissance. Batteur au soutien du solo de contrebasse. 

 

Beaucoup de musiciens dans la salle. Ce n’est pas tous les jours que ce 4tet de New York joue à Paris. Ils étaient hier en Roumanie, ils seront demain en Italie. Outre Daniel Humair, je croise Frank Amsallem, Manuel Rocheman & Pierre Durand venu savourer le talent de son collègue guitariste Ben Monder, l’homme qui sait tout faire à la guitare électrique, des nappes de son, du bruit, des notes ciselées une à une comme par le ciseau d’un sculpteur, avec effet, sans effet, en murmure, en volume, en puissance. J’ai déjà écouté ce 4tet avec Greg Tuohey à la guitare électrique. Je préfère Ben Monder.

Un petit air qui roule tranquille. Plus Country que Blues. 21h20 et je m’endors déjà bercé par la musique.

Ils ont joué «  The Turn » puis «  Lone Jack », hommage à Ray Charles.

« Lunar cycle », paraphrase de « Secret Episode » de Sam Rivers, saxophoniste. Cf vidéo sous cet article.

Un morceau énergique. Trio sans guitare pour commencer. Batteur aux baguettes. Ca file vite et droit. La guitare vient s’ajouter délicieusement en arrière-plan. Trio sans saxo. Nappes de son de la guitare à la puissance contenue. Ca pulse derrière. Batterie cinglante. La contrebasse tient le fil de la conversation. Je me balance sur ma chaise au rythme du batteur. Bonne vibration en solo. Ca danse. Mémoires d’Afrique dans ces sons de percussions.

Le 4tet démarre groupé. Un air rapide léger. Batteur aux baguettes. Une sorte de Rock simple et efficace. Avec l’improvisation propre au Jazz. Je bats la mesure du pied gauche. Vite. La guitare repart, rapide, acide. La puissance monte. Le volume sonore aussi mais sans excès.

Retour au calme avec une ballade. Duo saxophone guitare pour commencer. La rythmique s’ajoute tranquillement. Batteur aux baguettes. Solo de guitare tout en douceur. Notes distillées une à une comme un parfum. Le batteur masse ses tambours aux balais. Ca marche. 21h45 et je m’endors de nouveau, bercé par la musique. Bravo ! s’écrie un homme avant d’applaudir.

C'était « Vanguard », hommage à Paul Motian dont Jérôme Sabbagh fut le dernier saxophoniste sur la scène du Village Vanguard à New York, USA.

« The Break Song », hommage à Stevie Wonder. Cf extrait audio au-dessus de cet article.

Morceau fait de ruptures en douceur. « Un accord de Stevie Wonder  se reconnaît à ce qu’il vous enveloppe immédiatement dans une bulle de douceur »  (Berry Gordy, patron du label Motown). 4tet avec batteur aux baguettes. Mon morceau préféré de l’album « Stand Up ! » mais je vénère Stevie Wonder. Bel hommage. Stevie Wonder l’a-t-il écouté ? Il est capable d’en faire une chanson à sa façon. Le groupe reste bien soudé dans son balancement. Magnifique ! dit un homme avant d’applaudir.

 

PAUSE

 

En fond sonore, un des Maîtres de Jérome Sabbagh, Joe Henderson. Je parie pour son album trio avec Ron Carter & Al Foster « The State of the Tenor. Live at the Village Vanguard » (1985).

Reprise en douceur. Saxophone au son velouté. La mémoire de Stan Getz, un autre de ses Maîtres, passe dans le jeu de Jérome Sabbagh. 4tet avec batteur aux balais. 22h20. Ils malaxent le son et m’endorment doucement de nouveau. C’est délicieux. Je ferai de beaux rêves apaisés cette nuit. Nasheet Waits a repris ses baguettes. Ca pulse plus énergiquement mais toujours en souplesse. Solo de contrebasse en dialogue avec la batterie. La guitare ponctue en douceur.

Le groupe me réveille avec un morceau plus énergique. Batteur aux baguettes. Je bats la mesure du pied droit. Solo de guitare saturée bien poussé par la rythmique. Puissant mais sans excès de volume. Breaks de batterie. Ca roule.

Le sax ténor lance un  air que je reconnais sans l’identifier. Entre envolée et retenue. Ben Monder prend la main. Petits sons secs et rapides. Batteur aux baguettes. Retour au 4tet. La contrebasse pose les bases. Le batteur les hache menu. Sax et guitare dialoguent. Tout se tient. Fin en douceur dans un souffle commun. Bravo dit mon voisin de droite avant d’applaudir.

Pour nous réveiller en fin de concert, le morceau le plus énervé de l’album «Stand Up ! ». Maelstrom sonore avec batteur aux baguettes, guitare saturée, contrebasse qui creuse dans le ventre, sax ténor grognant, gémissant. Dialogue sur une mélodie décomposée entre contrebasse et guitare. Le thème revient doucement en 4tet. Ca monte tranquillement en puissance bien groupé. J’apprécie plus cette énergie en concert que sur l’album.

Ils ont joué « Follow the light » puis ? puis « Heart » titre album d'un trio de Jérôme Sabbagh avec Al Foster puis ?

Une ballade tranquille. Batteur aux balais. Je savoure. Ovation debout. Standing ovation.

RAPPEL

« Vintage » titre album d’un autre 4tet de Jérôme Sabbagh.

 

Nasheet Waits par Juan Carlos HERNANDEZ

Nasheet Waits par Juan Carlos HERNANDEZ

Les photographies de Jérome Sabbagh, Ben Monder & Nasheet Waits sont l'oeuvre de l'Indélébile Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de ces oeuvres sans autorisation de leur auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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Marc Benham " Tricératops "

Publié le par Guillaume Lagrée

Marc Benham

" Tricératops "

Pegazz & l'Hélicon. 2026.

Concert de sortie en France, à Paris, au Sunset,

dimanche 5 avril 2026 à 19h.

 

Marc Benham: piano, orgue Hammond, Moog, appeaux, jouets, compositions (sauf 8 & 10)

Fidel Fourneyron: trombone

Emile Biayenda: batterie, percussions

Trio vocal (5, 6 & 7)

Célia Tranchand: soprano

Laurence Ilous: mezzo

Léa Castro: alto

 

Lectrices attentives, lecteurs exhaustifs, vous avez noté que ce blog vous a déjà maintes fois chanté les louanges du pianiste, organiste & compositeur français Marc Benham.🇫🇷

Adoubé chevalier des touches par le Maestro Martial Solal, ce créateur reste un Jazzman.

A l'heure de l'omniprésence de la musique d'ambiance ( " L'ennui naquit un jour de l'uniformité " Chateaubriand), il ne cesse de poursuivre l'art de la surprise, consubstantiel au Jazz, ce qui fait mes grandes délices et les vôtres, je l'espère, lectrices attentives, lecteurs exhaustifs.

J'ai déjà savouré sur scène le trio augmenté " Tricératops " le 3 octobre 2025. L'album " Tricératops " est sorti le 23 janvier 2026. Il n'est pas trop tard pour en écrire du bien.

La surprise est d'abord dans l'instrumentation. Un trio sans basse ni contrebasse mais  un trombone à la place. Pas juste un batteur mais un batteur percussioniste bercé au rythme du fleuve Congo. Pas seulement du piano mais aussi de l'orgue Hammond, du Moog, des jouets et des appeaux. Avec des musiciens de cette qualité et de cette inspiration, la pâte sonore lève sans jamais retomber. Un vrai soufflé à la française.

Pas seulement un trio de musiciens mais aussi un trio de chanteuses qui vient ajouter son souffle féminin à cet ensemble masculin sur " Anhédonie " (5), " Opuscule " (6) & " Pétropolis " (7). Cf vidéo sous cet article.

Marc Benham aime les femmes corps et âme. Cela s'entend avec l'écrin qu'il a préparé pour mettre en valeur ces Dames de diamant. Je retrouve ici Léa Castro et Laurence Ilous célébrées sur ce blog pour leur trio vocal Bloom et je découvre Célia Tranchand.

La musique comprend  80% de compositions originales. 8/10 cela fait bien 80%.

La musique prend la mer comme une " Frégate " (1), chante le printemps en deux parties avec " Frühling Part I " (2) et " Frühling Part II "  (3) qui évite le piège du romantisme sirupeux grâce  au stride cher au Jazzman Marc Benham.

" Pourquoi lire du Platon alors que le son d'un saxophone ténor suffit à vous ouvrir la porte d'un autre monde ? " (Emil Cioran). Pas de sax ténor dans cet album mais un " Cioran Boogaloo " (4) diablement dansant à l'orgue Hammond. Un boogaloo pessimiste, c'est amusant.

Enfin, parce que Marc Benham connaît ses classiques, il en revisite deux.

" In my Solitude " (8) de Duke Ellington où le trombone de Fidel Fourneyron évoque les mânes de tous les grands trombonistes qui firent merveille dans l'orchestre du plus grand compositeur et chef d'orchestre de l'histoire du Jazz.

" Le Dodo " (ou l'amour au berceau) de François Couperin dit Couperin le Grand (comme les Bach d'Allemagne, il y eut plusieurs musiciens dans cette famille française).  C'est le dixième et dernier morceau de l'album. Là, le trio chatouille les étoiles. Avec des jouets, des appeaux, de l'eau, des percussions et du trombone, la recherche sonore approche le sublime. Au point de vouloir remettre l'album " Tricératops " du début à la fin pour m'envoler une fois encore avec cet envoi final. Cf extrait audio au dessus de cet article.

 

Pour écouter ce groupe sur scène, avec ces gentils Messieurs et ces gentes Dames, rendez-vous pour le

Concert de sortie en France, à Paris, au Sunset, le dimanche 5 avril 2026 à 19h.

 

 

 

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Sélection de festivals & de concerts de Jazz pour avril 2026

Publié le par Guillaume Lagrée

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDEZ

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDEZ

Eblouissantes lectrices, resplendissants lecteurs, fidèles abonnés au Jazz et à l'électricité,  en toute subjectivité, je vous propose la sélection suivante de festivals & concerts de Jazz pour avril 2026.

Pour une sélection plus complète sur Paris et l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez l'agenda de Jazz Magazine

Si vous ne voulez ou ne pouvez pas sortir de chez vous, plusieurs solutions s'offrent à vous:

- Ecouter les concerts sur France Musique avec les émissions Jazz Club  et Jazz sur le Vif (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live.

- Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Il s'agit d'une radio associative, sans publicité. Si vous êtes imposables en France, vos dons sont déductibles fiscalement.

 

Le  podcast de l' émission de juin 2022 en 2 parties sur France Culture," Une histoire particulière " consacrée à Dizzy Gillespie Président reste disponible.  Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog.

Sur la radio TSFJAZZ, vous trouverez le podcast de l'émission du mercredi 14 février 2024 " Caviar  et champagne " consacrée au " Jazz et aux amours contrariées " pour la Saint Valentin. Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog. 

Vous pouvez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, des clubs Small's et Mezzrow. Accès gratuit hors frais de connexion. Sur Internet, si c'est gratuit, c'est toi le produit.

Aux Lilas (93), le Triton vous propose un service de vidéo à la demande qui vous permet de voir et d'écouter les concerts passés pour une somme modique.

En France, Ile de France, à Paris, au Grand Palais:  exposition MATISSE 1941 - 1954 ,jusqu'au dimanche 26 juillet 2026.  L'époque de son album Jazz (1947).

Quelques festivals de Jazz

en France,

en Allemagne

&

dans les Balkans

En France, Hauts de France, dans l'Aisne, à Laon, 29e festival Jazztitudes du samedi 7 mars au samedi 30 mai 2026.

En France, Ile de France, en Seine Saint Denis, à Montreuil, 15e festival Rares Talents consacré aux musiques africaines mardi 24, vendredi 27 & samedi 28 mars; vendredi 3 & samedi 4 avril.  Avec Manu Dibango à l'écran & Magic Malik sur scène.

En France, Ile de France, en Seine Saint Denis, 43e festival Banlieues Bleues du vendredi 27 mars au vendredi 17 avril.

En France, Ile de France, à Paris, salle Cortot, festival Jazz à Cortot mardi 28 & mercredi 29 avril. Acoustique unique. Concerts diffusés en différé par France Musique dans le Jazz Club.

Dans les Balkans, au Monténégro, Jazz Appreciation Month (JAM, jeu de mots subtil pour jazzfans) du mercredi 1er au jeudi 30 avril 2026. Avec le soutien du Réseau Jazz France Balkans.

Dans les Balkans, en Macédoine du Nord, à Bitola, Jazz Factory Festival du jeudi 16 au samedi 18 avril 2026.  Avec le soutien du Réseau Jazz France Balkans.

Dans les Balkans, en Albanie, à Tirana, l'Albanian Jazz Society organise le Balkan Jazz Showcase du jeudi 16 au dimanche 19 avril 2026. Avec le soutien du Réseau Jazz France Balkans.

En Allemagne, à Brême, Jazzahead Festival du mercredi 22 au dimanche 26 avril. Festival et foire du Jazz. C'est là que se fait la programmation des festivals de Jazz. Invité d'honneur: la Suède. Pour le Jazz suédois, sur ce blog, voyez et écoutez l'excellent groupe Oddjob.

 

Quelques concerts de Jazz

en France

Le lundi & le mardi, à Paris, au Duc des Lombards, Nouvelle scène à 19h30, 21h, 22h30. Entrée libre pour découvrir les jeunes talents du Jazz en France.

Prince (1958-2016) est mort le 21 avril 2016. 10 ans après, des célébrations sont prévues.

Jeudi 2 avril:

- Sceaux (92), Scène nationale les Gémeaux, 20h30: Macha Gharibian. Enflammé.

- Les Lilas (93), le Triton, 20h30: Louis Sclavis & Benjamin Moussay invitent Alexandra Grimal. Surprenant.

Vendredi 3 avril:

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 RIV: le trio Ludivine Issambourg, François Poitou & Manu Codjia invite Minino Garay.

- 19h30, Paris, le Sunside: le 4tet d'Audrey Pierre, chanteuse déjà célébrée sur ce blog.

- Sceaux (92), Scène nationale les Gémeaux, 20h30: Macha Gharibian. Enflammé.

- 21h, Paris, le Studio de l'Ermitage: Ray Lema fête ses 80 ans avec l'Ensemble Partage pour jouer l'album " Passion Congo ". 

Samedi 4 avril:

- Sceaux (92), Scène nationale les Gémeaux, 20h30: Macha Gharibian. Enflammé.

- 20h30, Le Blanc Mesnil (93), Espace culturel Musique et Danse: Marion Rampal.

- 21h30, Paris, le Sunside: le trio Absinthe de Ramona Horvath. Enivrant. 

Dimanche 5 avril, 19h, Paris, le Sunside: Marc Benham & ses invités jouent l'album " Triceratops ". Le trio revisité. Ebouriffant. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Mercredi 8 avril, 20h30, Paris, le Studio de l'Ermitage: le Blazin 4tet de Sdrjan Ivanovic maintes fois célébré sur ce blog. Balkanique. 

Jeudi 9 avril:

- 19h30, 21h30 & 22h30 (jam session), Paris, le Jass Club: le trio Minino Garay, Lucas Dorado & Laurent Salzard. 🇦🇷 

- 20h30, Paris, le Studio de l'Ermitage: Sonny Troupé 4tet. Caribéen. 

Vendredi 10 avril:

- 19h30, Paris, le Sunside: le 4tet d'Emilie Forbin, chanteuse et créatrice

- 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: dialogue Martin Taylor & Ulf Wakenius. Il y a aura des guitaristes dans la salle.

- 20h30, Paris, le Sunset: Django Celebration. Philip Catherine, William Brunard & Antoine Boyer rendent hommage à Django Reinhardt. Délicieux.

Samedi 11 avril:

- 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: dialogue Martin Taylor & Ulf Wakenius. Il y a aura des guitaristes dans la salle.

- 19h30 & 21h30, Paris, le Sunset: Django Celebration. Philip Catherine, William Brunard & Antoine Boyer rendent hommage à Django Reinhardt. Délicieux.

- 19h30 & 21h30, Paris, le Baiser Salé, résidence du Newtet de Glenn Ferris. Funkissimo. Cf photographie au dessus de cet article.

Dimanche 12 avril, 18h30, Paris, ECUJE: de Broadway au Jazz. Le rôle des musiciens Juifs dans la culture populaire américaine. Conférence musicale par Olivier Hutman.

Mardi 14 avril, 19h30, Paris, le New Morning: Macha Gharibian

Mercredi 15, jeudi 16 & vendredi 17 avril, 20h30, Paris, théâtre de l'Athénée Louis Jouvet: Jazz à l'Athénée avec Sons of Jumira 🇳🇱

Mercredi 15 avril:

- 19h30, Paris, le New Morning: le trio Larry Goldings, Peter Bernstein & Bill Stewart. Plus de 30 ans de création pour ce trio. Valeur sûre. Cf vidéo sous cet article.

- 20h30, Paris, le Sunside: le trio de Jiuleta Eugenio🇦🇷

Jeudi 16 avril, 20h, Paris, Cité  internationale universitaire, Fondation Suisse, Pavillon Le Corbusier: solo de Lucas Dorado avec , pour invitée, Mathilde Vendramin. Entrée libre dans la limite des places disponibles.🇨🇭

Vendredi 17 avril:

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: le trio Reverso joue l'album " Between two silences " célébré sur ce blog. Concert de sortie.

- 21h30, Paris, le Sunside: le 4tet acoustique de Pierrick Pédron. Valeur sûre.

Samedi 18 avril:

Disquaire Day en France et dans le monde francophone, International Record Store Day aux USA et dans le monde anglophone. Editions rares de vinyls et de CD, concerts spéciaux, venez découvrir la musique hors des choix imposés par les algorithmes des ingénieurs de la Toile.

- 19h30 & 21h30 , Paris, le 38 Riv: le 4tet de Leila Olivesi joue Geri Allen. Honneur aux Dames!

- 19h30 & 21h30, Paris, le Baiser Salé, résidence de Magic Malik XP. Cosmicomics. 

- 21h30, Paris, le Sunside: le trio d'Alain Jean-Marie avec Jody Sternberg. Classieux.

Lundi 20 avril, 20h, Paris, la Rhumerie: le trio de Sandro Zerafa. Groovy. Entrée libre. Cuisine et boissons de Martinique depuis 90 ans.

Mardi 21 avril, 20h30, Paris, le Sunset: pour les 10 ans de la mort de PRINCE, Thomas Naïm Prince Experience. Sometimes it snows in April.

Mercredi 22 avril:

 - 19h30, 21h30 & 22h30 (jam session), Paris, le Jass Club: le 5tet de Hugo Diaz " Home to Home ". Bon voyage.

- 20h, Paris, le Bal Blomet: Olivier Ker Ourio pour la sortie de son album " Life as it is ".

- 20h30, Paris, le Sunset: le trio Gilad Hekselman, Jeff Ballard, Orlando le Fleming. Le meilleur de New York à Paris.

- 21h, Paris, Le Baiser Salé: Jazz de demain avec le trio Tambours de Xavier Belin. Martinique.

Jeudi 23 avril:

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 RIV: le trio inédit Tony Tixier, Henri Texier & Gautier Garrigue.

- 20h30, Paris, le Sunset: le trio Gilad Hekselman, Jeff Ballard, Orlando le Fleming. Le meilleur de New York à Paris.

Vendredi 24 & samedi 25 avril, 21h30, Paris, le Sunside: le trio Laurent de Wilde, Diego Imbert & Donald Kontomanou. Valeur sûre.

Samedi 25 avril:

- 19h, Paris, Maison de la Radio, Jazz au Studio 104: François Couturier & Dominique Pifarély Preludes and Songs + Marc Ribot Hurry Red Telephone Quartet. Concerts diffusés en direct & en différé par France Musique dans le Jazz Club.

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 RIV: Camille Bertault, l'Enchanteuse et son 4tet masculin. 

- 20h30, Paris, le Sunset: Médéric Collignon & son Jus de Bocse célèbrent Michel Portal.

Dimanche 26 avril, 19h30, Paris, le Jass Club: Zoot Sundays! Le collectif Zoot présente le trio Otrium de Quentin Ghomari déjà célébré sur ce blog.

Lundi 27 avril, 19h30 & 21h30, Paris, le 38 RIV, duo Alain Jean-Marie & Vincent Ségal. Raffiné. 

Mardi 28 avril, 20h, Paris, salle Cortot, festival Jazz à Cortot avec 3 duos:  Punk MoonJulien Lourau & Bojan Z, Joe Sanders & Rob Clearfield. Acoustique unique. Concerts diffusés en différé par France Musique dans le Jazz Club.

Mercredi 29 avril:

19h30 & 21h30, Paris, le 38 RIV, le Background Trio de Simon Goubert.

- 20h, Paris, salle Cortot, festival Jazz à Cortot avec Emile Parisien, Yaron Herman, David Lynx, Gautier Garrigue & Nelson Veras. Acoustique unique. Concerts diffusés  en différé par France Musique dans le Jazz Club.

- 20h30, Paris, le Melville: trio Alexis Valet, Simon Chivallon & Clément Daldosso. Elégant.

Jeudi 30 avril 2026, Journée Internationale du JAZZ sous le patronage de l'UNESCO. Pour l'an 2026, le centre mondial du JAZZ sera à Chicago, Illinois, Etats Unis d'Amérique, grande ville du Blues & du Jazz. Concert à suivre en direct sur Internet. Direction musicale assurée par Herbie Hancock, dans sa ville natale. Concerts organisés dans le monde entier pour célébrer le Jazz, musique de paix & de démocratie.

 

La photographie de Glenn Ferris est l'oeuvre de l'Etonnant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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Le Quartette d'Olga Amelchenko en vogue au 38 RIV

Publié le par Guillaume Lagrée

Olga Amelchenko 4tet

38 Riv

Paris, France

Vendredi 6 mars 2026, 21h30

 

Olga Amelchenko : saxophone alto, compositions
Rob Clearfield : piano
Etienne Renard : contrebasse
Jesus Vega : batterie

 

Eblouissantes lectrices, resplendissants lecteurs, ce blog vous a maintes fois chanté les louanges de la musicienne et compositrice russe Olga Amelchenko. Toujours en concert. Comme directrice ou comme accompagnatrice. A Paris. Au Sunside le 26 février 2020 (avant que tout ne ferme pour Covid).  Au Sunside le 22 décembre 2021. Au Duc des Lombards le 11 janvier 2022. Au Baiser Salé le 11 octobre 2022. Au Duc des Lombards le 7 mars 2023.  Au Café Laurent le 6 janvier 2024.  Au Sunside le 29 novembre 2024. Au Studio de l'Ermitage le 16 septembre 2025.

Pour ce concert au 38 Riv le vendredi 6 mars 2026 à 21h30, j'étais loin de Paris.  La Citoyenne Carla PAQUIN, Dame du temps présent, a accepté de me remplacer et d'écrire sur ce concert. Je l'en remercie encore & lui cède la place. A lire aussi sur ce blog une autre chronique de Dame Carla PAQUIN consacrée à un concert du pianiste marocain Ismael Sentissi.

 

Le quartette joue les morceaux de Howling Silence, le second album d’Olga Amelchenko.

 

1. « Howling Silence ». Le concert débute par le titre éponyme. C’est un oxymore que l’on peut traduire par « silence hurlant ». Le morceau est dynamique et strident. Le jeu de la saxophoniste est tel sa tenue, sombre et longitudinal. La résonance du quartet ne fait qu’augmenter, la batterie y a une place importante et le morceau s’arrête justement à la fin de son solo. 

 

2. « Midnight Dances ».  La mélodie est assez sombre, on dirait le cri d’une cicatrice. La rythmique est bien soutenue, la contrebasse et la batterie ne fatiguent pas pendant le généreux solo du piano. Celui de la saxophoniste est maîtrisé.

 

3. « April ». Le tempo semble moduler, s’étendre et se précipiter. Le solo du pianiste est d’abord légèrement romantique puis tout à fait joueur puisque sautillant. Les jeux du contrebassiste et du batteur tissent un fond sonore imperturbable qui soutient notre attention. Après un ralentissement sensuel et un peu groovy, un souffle doux et ambitieux se fait entendre au saxophone alto, lui-même sporadiquement agrémenté par des notes jouées au piano. La fin du morceau est très jolie. 

 

4. « When It’s Time To Say Goodbye ». La cadence est encore plus lente. Le jeu au piano rend compte du temps qui défile pendant que le saxophone chante tristement. Les intervalles s’espacent de plus en plus et éveillent l’étonnement. Le solo du piano met du temps à se dégager. Il y a une grande similarité entre ce qui y est joué à la main droite et ce qui pourrait être entonné par la saxophoniste. Les souffles et les touchers sont souples mais ne laissent entrevoir ni des notes d’espoir, ni l’impression d’une ascension. Cf extrait audio au dessus de cet article.

 

5. « Cass ». Il s’agit du seul morceau de ce concert qui appartient à l’album précédent  d'Olga Amelchenko, " Slaying the Dream " Il est nommé d’après un caractère de Charles Bukowski dans The most beautiful woman in the city, livre qui, selon les propos d’Olga Amelchenko, porte de façon tragique sur l’objectivation du corps de la femme. Cela part fort. Les sonorités sont proches à la contrebasse, au piano et à la batterie, et cela fait ressortir le jeu de l’alto. Il y a une ambiance d’attente et de suspens. Au gré d’un très bon jeu à la batterie, l’agitation monte graduellement. Le saxophone et le piano se donnent le change à travers une succession de phrases interrogatives et affirmatives en plus de quelques grésillements côté alto.

 

6. « May Have Forgotten It’s Way ». Des sonorités orientales à l’alto et l’impression d’un battement d’ailes. Le batteur a sorti les fouets, le contrebassiste joue de larges espacements de notes et le pianiste rappelle le chant soufflé par Olga Amelchenko. Le morceau est poétique ; triste mais clair et joli. Premier et unique solo de la contrebasse qui ne manque pas de me plaire. Le jeu à la batterie est malheureusement dense et fort - il fait résonner les parois des caisses et des cymbales - et ce surplus d’informations sonores nuit à la pleine écoute de la contrebasse. Celle-ci se fond à nouveau dans le décor pour laisser la place au pianiste ; chacune des notes pincées que l’on perçoit encore est agréable à entendre. Ces deux instruments s’accordent bien. Douce texture à l’alto, et fin du morceau sur une pluie de cymbales en forme de fines cascades.

 

7. « Irreversible ». Olga Amelchenko claque des doigts et échange regards et sourires à chacun des musiciens. Clapotis à la batterie. Au piano, une même tierce est répétée alors qu’une troisième note se balade sur le clavier. Le corps est donné par le saxophone qui prend son temps pour sortir son propos. Il devient de plus en plus perçant. Le morceau est lent mas pas sombre. Le batteur alterne entre les fouets et leur dos pour faire ressortir la sonorité des cymbales. Le saxophoniste monte dans les aigus. Le chant est maintenant plus décalé et s’assombrit. Mais voilà maintenant qu’il se dynamise, je crois percevoir un changement de tonalité et j’ai envie de chanter. Légère cacophonie, chacun est dans son monde. Le piano joue un motif qu’il répète dans les aigus, en boucle, avant que le morceau ne prenne fin. Cf vidéo sous cet article.

 

8 C’est un bon nom de dernier morceau de set : « Reset ». La vivacité de ce morceau réveille et le rend moins sombre que les précédents. Lors du solo du pianiste, les deux mains plébiscitent : celle à droite affirme, celle à gauche approuve. Mais le dessus est pris par l’alto qui, tel un paon, montre son large éventail de couleurs. Ce morceau est plus vigoureux et plus répétitif. L’impression de chœur ressort ; à mesure que le morceau chemine, tous jouent plus fort et dans une même direction.

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Le duo Affinities & le trio de Sullivan Fortner enthousiasment le Studio 104

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazz sur le Vif

Maison de la Radio et de la Musique

Studio 104

Paris, Ile de France, France

Samedi 28 février 2026, 19h

Concerts diffusés par France Musique dans l’émission Jazz Club

 

La salle est obscure. Mes notes sont illisibles. La chronique sera brève.

 

Première partie : Affinities

Olivier Ker Ourio :harmonica

Manuel Rocheman : piano

 

Le duo Affinities a été déjà été chroniqué sur ce blog pour l’album et pour des concerts à Paris au Café Laurent et au Duc des Lombards.

C’est dire si je viens à ce concert en toute confiance. Mon voisin de gauche est Xavier Prévost, journaliste et animateur radio, un des auteurs du «  Nouveau dictionnaire du Jazz », Bible du Jazz en français, désormais retraité mais toujours auditeur passionné de Jazz. Un grand plaisir de discuter musique avec un Monsieur aussi charmant et aussi savant.

Pour commencer, « Syracuse », chanson écrite par Bernard Dimey et interprétée par Yves Montand & Henri Salvador notamment.  L’harmonica joue le rôle de la voix. Cette musique intimiste emplit le studio 104, bien plus vaste que les clubs de Jazz où joue habituellement ce duo. Je connais leurs trucs mais le charme opère toujours. C’est délicieux.

Intro du piano. Cristalline. Thème inconnu.  

Une ballade. Forcément une ballade vu le duo. Montée en intensité émotionnelle.

Un thème que je reconnais au piano sans retrouver le titre.

« Un été 42 «  (Michel Legrand). Son deuxième Oscar de musique de fim en 1972. Délicieuse ballade. Thème limpide. La musique s’écoule, note par note.

Illisible

«  Just Love » (Manuel Rocheman). Titre d’actualité comme dit son auteur. Une ballade tout en douceur, pleine d’amour, sans mièvrerie. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Enchaînement en duo sur un air rapide. Ne serait-ce pas le « Sire OKO » ou Sirocco d’Olivier Ker Ourio ? Le vent souffle. Silence dans la salle. Même pas de toux pour troubler l’attention. Sortie sous des ovations méritées.

 

Deuxième partie : trio de Sullivan Fortner

Sullivan Fortner : piano

Tyrone Allen : contrebasse

Kayvon Gordon : batterie

 

Le pianiste a froid. Il porte un bonnet et une veste. Il les a gardé tout le concert. Le bonnet est peut-être un hommage à Thelonious Sphere Monk. J’ai écouté le même trio en concert à Vincennes (94) à l’Espace Sorano le 8 mars 2025.

Illisible.

 

Une sorte de valse à 3 temps. Tension palpable. Air swinguant.

Baguettes sur les bords de caisses. Solo de contrebasse véloce avec ponctuation du pianiste et du batteur. Le batteur joue des claquettes avec ses baguettes pour finir. Délicieuc.

Un air rapide lancé en trio. Batteur aux baguettes. Ca file tout droit avec quelques virages serrés. Solo du batteur en finesse sur les tambours.

Un air rapide en trio. Batteur aux baguettes. Ca file droit avec quelques virages serrés. Solo du batteur en finesse sur les tambours. « No Smokin’ » (Horace Silver).

Auparavant le trio a joué notamment l’air de «  Wheel of Fortune » composé par le créateur de l’émission de télévision. En français, la Roue de la Fortune. Concept venu de Boèce et de «  La consolation de la philosophie » cher au héros de «  La conjuration des imbéciles ».

Illisible.

Début en piano solo. Note à note. Une ballade. Un standard de Jazz je pense. Je cherche le titre. Je trouve. C’est « The more I see You », écrit en 1945, chanté par Chet Baker & Ella Fitzgerald, dont la version la plus célèbre est de Chris Montez en 1966.  Sullivan Fortner joue si bien la mélodie que j’entends les paroles dans ma tête. Batteur et contrebassiste le rejoignent tout en douceur. C’est exquis.

Un air caribéen. Cela s’entend dans le rythme. Batteur aux balais. Ca balance bien.

Retour au Be Bop rapide. Batteur aux balais. Ca file vite et droit avec des saccades. Solo du batteur aux balais. Tout en finesse. Le trio s’arrête net. Ovation debout.

RAPPEL

« Nostalgia in Times Square «  (Charles Mingus) enchaîné avec «  The Beautiful Ones "  (Prince) et, pour finir, un air de Jazz très swinguant. Ovation debout (Standing Ovation in english).

Prochaine édition de Jazz sur le Vif au Studio 104 de la Maison de la Radio à Paris le samedi 28 mars 2026 à 19h. Delphine Deau & Julien Soro The Other Side Orchestra + The Bad Plus, Chris Potter & Craig Taborn. Concerts diffusés en direct & en différé par France Musique dans le Jazz Club.

 

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