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Le trio de Pieternel Van Oers rafraîchit le Baiser Salé

Publié le par Guillaume Lagrée

Pieternel Van Oers Trio

Le Baiser Salé

Paris, Ile de France, France

Samedi 18 juillet 2026, 19h

 

Pieternel Van Oers: piano, compositions

Tommaso Montagnani: contrebasse

Karl Jannuska: batterie

 

Batteur aux balais. Une ballade. Grosse pulsation de la contrebasse. Air chantant, romantique à souhait, mais sans mièvrerie. Ca respire. Rafraîchissant par ce temps de canicule. La pianiste dirige en souplesse. Le fluide sympathique circule bien entre les 3 musiciens. Batteur aux baguettes. Plus sec, plus énergique. Ostinato du piano. Le batteur hache menu sur les cymbales et bords de caisses. Toujours la grosse pulsation de la contrebasse au centre. Nous ne sommes plus du tout dans la ballade tranquille. Et hop, le pont pour passer sur l'autre rive, celle de la ballade. A l'ombre. Au frais. " Valse bleue ". Titre proposé par un spectateur d'un précédent concert du trio. Pieternel l'a adopté. Mais ce n'est pas en titre en 3 temps.

" Unexpected ". Batteur aux baguettes. Bonne vague puissante. Solo de contrebasse bien puissant soutenu par piano & batterie. Ca avance vite et bien. Ca marche. Je hoche la tête. 

Batteur aux balais. Une ballade. Son profond, mystérieux de la contrebasse. Son cristallin du piano dans l'aigu. Joli contraste sonore. Ponctuation fine de Karl Jannuska qui griffe les cymbales. Mystérieux à souhait. Cela ferait une bonne musique pour film noir. Le trio me balance délicieusement. Je hoche doucement la tête. Batteur aux baguettes. Ca scintille plus. Toujours en douceur. " Summer shadows ", les ombres qui dansent l'été. Un titre de saison.

" Amber Moon ". Batteur aux balais. Morceau énergique. Bonne pulsation. Tension relâchement, la base de la musique notamment du Jazz. La figure rythmique tourne en boucle au piano. Le contrebassiste ponctue et le batteur hache menu. Les balais volent comme des papillons sur les cymbales et les tambours. Solo de Tommaso Montagnani. Les notes s'étirent. Sans piano. Le piano revient dans la danse. La tension monte. Le volume aussi. Le batteur est aux baguettes. Le trio finit crescendo.

Batteur aux maillets. Un air tourne en boucle à la main droite ponctué par la main gauche. Relâchement puis ça repart dans une bonne vague. Batteur aux balais. Contrebasse à l'archet. Dialogue piano & contrebasse en pizzicato. Majestueux. Fine ponctuation par vagues du batteur aux balais. Le trio s'élance, s'arrête, repart, nous emporte au loin. La dame devant moi danse assise sur son banc. " Floating ". Bonne sensation de flottement en effet. 

" Urgence ". Batteur à mains nues sur les tambours. Contrebasse à l'archet. Le piano tourne en boucle. Pieternel Van Oers aime ce genre de formule en introduction de ses morceaux. Batteur aux baguettes. La musique prend corps. Sur le même thème mais en se développant. La dame devant moi danse de nouveau.

La pianiste attaque. Batteur aux baguettes. Tempo bien en place. Pulsation régulière. La contrebasse se fond au centre. Je hoche de nouveau la tête. La dame devant moi danse toujours. Elle est dedans. Solo de contrebasse bien encadré par le piano & la batterie. Ca vibre dans mon ventre et mes oreilles. Dialogue contrebasse & batterie aux baguettes. Energique, déstructuré mais en place. La pianiste ponctue ce dialogue. Retour au thème entêtant ponctué par la pianiste.

Intro du contrebassiste à l'archet. Ca sonne baroque. Sa solide formation classique s'entend. Belle vibration. Tommaso Montagnani travaille le son y compris dans l'aigu de l'instrument. La pianiste enchaîne. Pas d'applaudissement. Public silencieux et concentré. Le batteur s'ajoute aux balais et la musique sonne vivement. La dame devant moi danse toujours et mon voisin de droite hoche la tête de contentement. Bref nous sommes captivés.

Ils ont joué " Dialogue ", le titre de l'album célébré sur ce blog puis " Right before ". Cf extrait audio au dessus et vidéo en dessous de cet article. 

" Crossroads ". Batteur aux baguettes. Morceau joyeux, énergique. Les voitures arrivent vite à ce carrefour. Espérons qu'il n'y ait pas de collision. C'est l'envol final. Cela s'entend. Ca remue et vibre de partout. Batteur aux baguettes qui fracasse avec méthode. Le contrebassiste triture ses cordes. La pianiste tourne en boucle, calme et énergique.

Intro en piano solo. Ca swingue. Batteur aux baguettes. En décomposant le temps. La dame devant moi danse toujours. Une vraie fan! Ca se calme avec le batteur à mains nues sur les tambours.

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Gustave Reichert 4tet en fête aux Bascules

Publié le par Guillaume Lagrée

Gustave Reichert 4tet

Les Bascules

Paris, Ile de France, France

Jeudi 25 juin 2026, 20h30

 

Gustave Reichert: guitare électrique, chant

Simon Chivallon: piano

Slim Chikhaoui: contrebasse

Tom Peyron: batterie

 

Ca commence par un classique du  Cool Jazz. " Boplicity " (Miles Davis & Gil Evans) . Joué de façon lente et calme. Comme il se doit. Batteur aux balais. Ca swingue bien. Batteur aux baguettes. Le pianiste a pris la main. Je bats la mesure du pied droit. Bon signe. Solo de contrebasse. Batteur aux balais. La guitare ponctue doucement. Breaks du batteur aux balais.Schéma classique et efficace.

Un air rapide. Du Be Bop apparemment. La rythmique swingue dur. Je bats la mesure du pied droit. Jeu de guitare rapide, fluide, Batteur aux baguettes sur les cymbales. Le pianiste ponctue. La rythmique repart énergiquement, menée par le pianiste, avec des breaks de batterie. Le pianiste est lancé. Ca swingue délicieusement. Batteur aux balais. Le guitariste chante façon crooner. Un vieux standard de Jazz inconnu de mes services. Une chanson d'amour bien sûr. Je bats la mesure du pied droit. Solo de contrebasse qui ronronne bien. Yeux et bouche ouverts, le contrebassiste est concentré. " Candy " , chanson d'amour sucrée.

Solo de guitare pour introduire " Tea for two ", un des 7 standards qu'il faut connaître par coeur pour être musicien de Jazz selon Lee Konitz. Les tambours roulent. Version avec une pointe d'accent brésilien. Ils sont partis sur autre chose. Ca swingue toujours. Un air rapide, léger. Batteur aux balais. Ca swingue toujours autant. Le Swing existe toujours en 2026. C'est rassurant. Ca joue plus énergique. Batteur aux baguettes. La contrebasse pulse, le piano virevolte. Solo du batteur aux baguettes sur les tambours. Bons roulements.

 

PAUSE

" Hey Lock ! " (Eddie Lockjaw Davis). Ca swingue rapide & efficace. Je reprends mon battement du pied droit. Solo de contrebasse. Batteur aux balais. La guitare souligne doucement. Délicieux. Le 4tet repart allègrement avec des breaks. Ballade qui ronronne délicieusement.

Un air dynamique. Batteur aux baguettes. Je bats de nouveau la mesure du pied droit. Ca swingue terrible. Les tambours roulent, les cymbales scintillent. Thème connu dont le titre m'échappe.

" Happy birthday to You " joué et chanté façon Jazz pour une spectatrice. 

" I can't give You anything but Love ". Chanté et dédié à la même spectatrice. Ellie? Retour à la guitare de Gustave Reichert. Solo de contrebasse. Quelques notes de guitare à peine grattée en soutien. Batteur aux balais. Simon Chivallon ponctue doucement au piano.

" Route 66 " chantée et jouée avec le dynamisme qui convient. Les spectateurs américains apprécient cet hommage à une de leurs grandes routes, celle qui va de Chicago à Los Angeles, plus de 2 000 miles en chemin. Retour à la guitare. Ecoutez les versions de Nat King Cole & Chuck Berry.

Madame D a apprécié le dîner & le concert aux Bascules.

lA

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Hillai Govreen 4tet au 38 Riv

Publié le par Guillaume Lagrée

Hillai Govreen 4tet

Paris, Ile de France, France

Le 38 Riv

Samedi 13 juin 2026, 19h30

 

Hillai Govreen: saxophone ténor, clarinette

Simon Chivallon: piano

Shimon Gambourg: contrebasse

Jesus Vega: batterie

 

Hillai Govreen vit et joue à New York. Elle est de passage à Paris. Je la découvre sur scène ce soir au 38 Riv.

 

Attaque groupée. Beau son de ténor. Souple. Fausse fin. Un spectateur applaudit trop tôt et s’arrête net.

Attaque en vague souple, puissante. Batteur aux baguettes. Hillai Govreen joue ses compositions. Solo de contrebasse. Batteur aux balais. Le pianiste ponctue. Bon massage cérébral. Le 4tet est reparti bien énergique avec le batteur aux baguettes. Bon feeling. Je voyage avec la musique.

Batteur aux balais. Je connais ce thème. Un classique du Be Bop il me semble. Souple, raffiné. Be Bop ou West Coast ? Les deux ? La rythmique balance bien. Je hoche la tête en mesure. Même en suivant le concert sur une télévision depuis le bar, ma zone de relégation ce soir au 38 Riv. Je n’entends rien des annonces des musiciens mais j’entends la musique.

Clarinette. Batteur aux balais. Air léger, rapide, mezzo voce. Jouer vite et doucement, ça c’est difficile techniquement. Et si bon à écouter ! Une spectatrice est si proche de la scène qu’elle remet les baguettes sur la batterie. Joli son scintillant de la batterie sous les balais pendant le solo de piano. La contrebasse impulse bien au centre. Retour de la clarinette au son fluide, léger. Ce ne sont pas des balais mais des baguettes souples. Roulez tambours, vibrez cymbales. Ca persiste et signe.

Retour au sax ténor. Batteur aux balais. Une ballade veloutée à souhait. Changement total avec un air rapide et le batteur aux baguettes. Retour au calme et à la ballade avec le batteur aux balais et le sax velouté à souhait. Ca repart à  fond les manettes puis s’arrête net. Solo perlé du piano avec le batteur aux balais et la contrebasse qui ronronne. La rythmique repart énergique avec le batteur aux baguettes. Cette succession d’ambiances entre calme et nervosité c’est l’idée centrale du morceau manifestement. Fin au rythme désarticulé mais toujours en ordre.

Un standard. Une ballade. Batteur aux balais. Je connais le thème dont le titre m’échappe. Je reconnais l’air de la chanson mais ne retrouve pas les paroles. Très bien joué d’ailleurs. Sensuel, intime, profond. J’ai trouvé. « Never let me go ». Un classique du trio de Keith Jarrett. Chanté par Nat King Cole bien avant. Solo de sax ténor sans soutien jusqu’au final groupé. Belle envolée. Shirley Horn l’a chanté aussi.

Clarinette. Batteur aux balais. Un air rapide, léger, délicieux. Solo de piano bondissant. Soutien rapide & ferme de la contrebasse & de la batterie.

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