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Sélection de festivals & de concerts de Jazz pour novembre 2026

Publié le par Guillaume Lagrée

Samuel Blaser par Juan Carlos HERNANDEZ

Samuel Blaser par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices vénérées, lecteurs vénérables, à tous, présents et à venir, Salut. En toute partialité et mauvaise foi, je vous présente une sélection de festivals & de concerts de Jazz pour le mois de novembre 2026.

Si vous ne voulez ou ne pouvez pas sortir de chez vous, plusieurs solutions s'offrent à vous:

- Ecouter les concerts sur France Musique avec les émissions Jazz Club  et Jazz sur le Vif (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live.

- Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Il s'agit d'une radio associative, sans publicité. Si vous êtes imposables en France, vos dons sont déductibles fiscalement. 

Le  podcast de l' émission de juin 2022 en 2 parties sur France Culture," Une histoire particulière " consacrée à Dizzy Gillespie Président reste disponible.  Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog.

 

Sur la radio TSFJAZZ, vous trouverez le podcast de l'émission du mercredi 14 février 2024 " Caviar  et champagne " consacrée au " Jazz et aux amours contrariées " pour la Saint Valentin. Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog. 

Vous pouvez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, des clubs Small's et Mezzrow. Accès gratuit hors frais de connexion. Sur Internet, si c'est gratuit, c'est toi le produit.

Aux Lilas (93), le Triton vous propose un service de vidéo à la demande qui vous permet de voir et d'écouter les concerts passés pour une somme modique.

Quelques festivals de Jazz

en France & en Europe

 

Rentrée des Grands Formats le vendredi 18 septembre 2026. Concerts de Grands Orchestres de Jazz du vendredi 18 septembre au vendredi 20 novembre 2026 en Allemagne, Finlande, France & au Portugal. Temps fort du mardi 17 au vendredi 20 novembre à Bourg en Bresse, Ain, Auvergne Rhône Alpes, France. L'Univers a commencé par un Big Band!

En Ile de France, dans le Val d'Oise, 30e festival Jazz au fil de l'Oise du samedi 26 septembre au samedi 12 décembre 2026.

En Ile de France, dans les Hauts de Seine, à Antony, festival Place au Jazz du vendredi 20 novembre au mardi 1er décembre.

En Ile de France, à Paris, 24e festival Jazzycolors du FICEP (Forum des Instituts Culturels Etrangers à Paris) du mardi 3 novembre au vendredi 11 décembre 2026. Sous le Haut parrainage de Son Excellence Monsieur Bojan Z. 

A Paris et en France, 24e festival Jazz 'n Klezmer, du samedi 31 octobre au lundi 16 novembre 2026. Parce que le Jazz est aussi une musique juive.

En Bretagne, en Ille et Vilaine, à Rennes, festival Jazz à l'Ouest du mardi 3 au samedi 21 novembre.

 

Quelques concerts de Jazz

en France & en Europe

 

Tournée européenne (Suisse, Allemagne, France, Espagne, Italie) en novembre 2026 du 4tet de Samuel Blaser pour la sortie de son album " Rosina ":

Cf photographie au dessus de cet article.

- mercredi 4 novembre, Suisse, La Chaux de Fonds, théâtre de l'ABC. 🇨🇭

- jeudi 5 novembre, Suisse, Baden, Kulak. 🇨🇭

- vendredi 6 novembre, Suisse, Lausanne, Chorus. 🇨🇭

- samedi 7 novembre, Allemagne, Villingen, Jazz Club Villingen. 🇩🇪

- dimanche 8 novembre, Allemagne, Berlin, Jazzkeller 69. 🇩🇪

- lundi 9 novembre, Allemagne, Köln (Cologne), Loft. 🇩🇪

- mardi 10 novembre, Allemagne, München (Munich), Seidvilla. 🇩🇪

- jeudi 12 novembre, France, Paris, Centre culturel suisse 🇫🇷

- vendredi 13 novembre, Suisse, Biel (Bienne), Carré noir. 🇨🇭

- samedi 14 novembre, Suisse, Oberengstringen, Jazz club allmend. 🇨🇭

- dimanche 15 novembre, Espagne, Vic, Jazz Cava. 🇪🇸

- lundi 16 novembre, Espagne, Badalona, Baladona. 🇪🇸

- mardi 17 novembre, Espagne, Barcelone, Jamboree. 🇪🇸

- mercredi 18 novembre, France, Paris, galerie Paul Fort. 🇫🇷

- vendredi 20 novembre, Allemagne, Marburg, Cavete. 🇩🇪

- samedi 21 novembre, Allemagne, Kassel, Shelter Sounds. 🇩🇪

- lundi 23 novembre, Italie, Villa San Giovanni, Jazz club La Sosta. 🇮🇹

- mardi 24 novembre, Italie, Palermo (Palerme). 🇮🇹

- mercredi 25 novembre, Italie, Catania (Catane). 🇮🇹

Lundi 2 & mardi 3 novembre, 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club: Hermeto Pascoal's Mothership. La musique du Mage Brésilien jouée par ses musiciens. Todo bem! 🇧🇷

Mercredi 4 novembre:

- 19h45, Paris, le Café Laurent: dialogue Thierry Péala & Levi Harvey. Classieux. Entrée libre.

- 20h30, Boulogne-Billancourt (92), la Seine Musicale: Elegant People. Le 4tet de Bireli Lagrène.

Jeudi 5 novembre:

- 19h30 & 23h, Paris, le Baiser Salé: Pléonasme 5. Le trio de Xavier Belin. Martinique.

- 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club: Minino Garay & Friends. 🇦🇷

- 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: le 4tet d'OIga Amelchenko pour son nouvel album " Touching the Invisible ".

Vendredi 6 novembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club: le trio d'Hetty Kate. Délicieux.

- 20h, Nanterre (92), Maison de la Musique: Makoto Ozone en solo & trio invite Emile Parisien.

- 20h30, Les Lilas (93), le Triton: trio Manu Sija, Lucas Dorado & Minino Garay. 🇦🇷. Flamboyant.

Samedi 7 novembre:

- 11h, Paris, Médiathèque musicale de Paris. Autour de Mary Lou Williams. II. Conférence musicale de Leila Olivesi. Réservation obligatoire. Entrée libre.

- 20h, Vincennes (94), Espace Sorano: Miles at 100. Franck Amsallem fête le centenaire de Miles Davis en 5tet. Période acoustique (<1968).

- 21h, Paris, La Louloute: le 4tet d'Adrien Brandeis & Lucas Dorado.

Jeudi 12 novembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club:  le 4tet de Ramona Horvath avec Saul Rubin. Swing, swing, swing!

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: carte blanche à l'Enchanteuse Camille Bertault.

- 20h, Paris, le Bal Blomet: concert Jazz Magazine avec le trio de Mark Priore.

- 20h30, Paris, La Louloute: le trio de Manu Codjia. Entrée libre.

- 20h30, Paris, le Sunset: le 4tet d'Arnault Cuisinier pour son nouvel album " Eternity ".

Vendredi 13 novembre:

- 19h & 21h, Paris, le Baiser Salé: le 4tet de Michael Felberbaum

- 19h45, Paris, le Café Laurent: le trio Alain Jean-Marie, Gilles Naturel, Philippe Soirat. Musique, Maestro! Entrée libre.🇫🇷

- 20h, Paris, le Bal Blomet: le 4tet de Marc Copland. Dreaming.

- 20h30, Paris, le Sunset: le 5tet de Jeremy Pelt.

- 21h30, Paris, le Sunside: le trio de Laurent de Wilde.

 

Samedi 14 novembre:

- 19h, Paris, Maison de la Radio.  Jazz sur le Vif avec le sextet de Diego Imbert suivi du Devil 4tet de Paolo Fresu. A suivre en direct puis en différé dans le Jazz Club sur France Musique.

- 19h45, Paris, le Café Laurent: le 4tet Hillel Salem, Pierre de Bethmann, Gilles Naturel, Philippe Soirat. Entrée libre.

- 21h30, Paris, le Sunside: le trio de Laurent de Wilde.

Dimanche 15 novembre, 16h & 19h, Paris, Théâtre des Ateliers du Chaudron: Un dimanche avec Michel Edelin + 9 Musiciens ( 2 flûtes, 1 saxophone, 1 chanteur, 1 piano, 2 contrebasses, 2 batteries). L'indiscipline aveugle et de tous les instants fait la force principale des hommes libres (Alfred Jarry). 

Lundi 16 novembre, 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv, Gustave Reichert.

Mercredi 18 novembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le trio d'Ari Hoenig. New York à Paris. Cf extrait audio au dessus de cet article.

- 21h, Paris, le Baiser Salé: le duo Thierry Péala & Verioca Lherm fête ses 20 ans. Brasil! 🇧🇷🇫🇷

- 21h, Saint Denis (93), Saint Denis Jazz 3 T: Jazz Révolution. Trio Mathias Lévy, Emmanuel Bex, Simon Goubert. Jouissif.

Jeudi 19 novembre, 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le trio d'Ari Hoenig. New York à Paris. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Vendredi 20 novembre:

- 19h30, Paris, le Sunset: Django Célébration avec le trio Dorado Schmitt, Noé Reinhardt & William Brunard.

- 19h45, Paris, le Café Laurent: trio Olivier Robin, Vincent Bourgeyx & Daryl Hall. Classieux. Entrée libre.

Samedi 21 novembre:

- 21h30, Paris, le Sunset: Django Célébration avec le trio Dorado Schmitt, Noé Reinhardt & William Brunard.

- 19h45, Paris, le Café Laurent: 4tet Bruno Schorp, Christophe Panzani, Rémi Decormeille, Karl Jannuska. Classieux. Entrée libre.

Mardi 24 novembre, 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le 4tet de Pierre Marcus.

Mercredi 25 novembre, 21h30, Paris, le Sunside: le trio vocal Bloom fête la sortie de son nouvel album " Mosaïque ". 

Jeudi 26 novembre:

- 18h30, Paris, ECUJE: Georges Gershwin de Broadway à Porgy and Bess. Conférence musicale de Lionel Eskenazi.

- 19h30, Paris, Les Deux Magots: le trio de Florin Niculescu. Entrée libre.

- 20h, Paris, le Bal Blomet: concert Jazz Magazine avec le trio de Patrice Caratini.

Vendredi 27 novembre, 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club: Sdrjan Ivanovic Blazin 4tet " Cosmogonie ". Cf vidéo sous cet article.

Samedi 28 novembre, 19h45, Paris, le Café Laurent: 4tet Sylvain Beuf, Pierre de Bethmann, Yoni Zelnik, Pier Paolo Pozzi. Energique. Entrée libre.

Dimanche 29 novembre, 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: Cool Jazz for Quiet Dreams. Dialogue Pierre Perchaud & Chris Jennings.

 

La photographie de Samuel Blaser est l'oeuvre de l'Helvétique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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Jimmy Giuffre " Jimmy joue free ". Philippe Carles & Daniel Baillon + Jimmy Giuffre Anthologie 1947 - 1992

Publié le par Guillaume Lagrée

Jimmy Giuffre

(1921 - 2008)

" Jimmy joue free " 

Philippe Carles ( 1968)

&

Daniel Baillon (2026)

+

Jimmy Giuffre Anthologie

1947 - 1992

Frémeaux (194 p) 2026

&

Frémeaux (2 CD). 2026.

 

" GIUFFRE James Peter Jimmy  (1921 - 2008). Clarinettiste, flutiste, saxophoniste (ténor, soprano & baryton), arrangeur et compositeur américain. (...) Four Brothers, le thème qui l'a rendu célèbre, a sans doute créé un malentendu: Jimmy Giuffre n'aura jamais été; à l'image de Stan Getz, le parangon du style cool revu par la Californie. Il aura su, au contraire, traverser 40 ans de jazz en épousant, sans s'y perdre, tous les méandres évolutifs, et sans cesser d'y cultiver cette " petite musique " qui n'appartient qu'aux grands. (...) Mais c'est à la clarinette, instrument que la West Coast lui permit de réhabiliter, que Giuffre affirme son incomparable originalité. La matière sous ses doigts, s'épure, se fragilise, devient transparence parfaite. La mélodie sinue ondule, , qui trace sa ligne impalpable au travers du souffle roi. Il y a du Mallarmé chez ce magicien des bibelots sonores "

Notice de Jean-Robert Masson dans " Le nouveau dictionnaire du Jazz " dirigé par Jean-Louis Comolli, Philippe Carles & André Clergeat.

Philippe Carles, directeur de Jazz Magazine de 1971 à 2006, co directeur du Nouveau Dictionnaire du Jazz (collection Bouquins, édition Robert Laffont, 2011), est l'auteur d'un article intitulé " Jimmy joue free " paru dans le numéro de mai 1968 de Jazz Magazine. Cet article résumant la carrière et la création de Jimmy Giuffre de 1968 à 1921 (l'auteur remonte le temps) n'avait jamais été réédité depuis.

Grâce aux éditions Frémeaux, cet article fondamental est réédité accompagné d'une étude de Daniel Baillon intitulé " Jimmy joue free 2 " sur la période suivante de 1968 à 2008, la carrière de Jimmy Giuffre s'arrêtant en 1993 à cause de la maladie de Parkinson.

La musique parle d'elle même, selon une expression chère à Miles Davis. Le livre est donc accompagné d'une compilation en 2 CD de l'oeuvre de Jimmy Giuffre allant de 1947 à 1992, des Four Brothers composition qui le rendit immédiatement riche et célèbre jusqu'au dialogue d'oiseaux avec son disciple saxophoniste et clarinettiste français, marseillais même, André Jaume (1940).

 

 

Comme Ornette Coleman, père du Free Jazz,  Jimmy Giuffre était natif du Texas et ancré dans le Blues, le Folk, la Country Music. Lui aussi sut en sortir mais d'une façon plus discrète, moins tempêtueuse. Par définition, il existe plusieurs voies pour la Liberté. Jimmy joue free et Jimmy joue frais.

Less is more. Moins c'est plus. Jimmy Giuffre commença comme aranngeur pour le grand orchestre de Woody Herman avec sa fameuse composition " Four Brothers " revisitée sous différents titres et différents formats dans le CD1 de la compilation. Il mena ensuite de petits groupes enlevant toujours un instrument pour aller à l'essentiel. Jusqu'au solo de clarinette accompagné du battement de ses pieds, selon la méthode traditionnelle du Jazz New Orleans. " So low " (CD1, n°12). 

Son art du trio doit beaucoup aux compositeurs classiques du XXe siècle, le Français Claude Debussy et le Finlandais Jean Sibelius. Spécialement son trio sans batteur avec Paul Bley (piano) & Steve Swallow (contrebasse).3 albums " Fusion ", " Thesis ", " Free fall ". Fusion, thèse, chute libre. Tout un programme. Dont les promesses sont tenues.

Le trio fut un échec commercial total. Un soir, en club, les musiciens durent se partager la recette. Les pourboires plus précisément. Même pas 1 dollar pour 3. Fin du trio et fin des enregistrements studio pour Jimmy Giuffre jusqu'à son retour en 1972 sur un label indépendant et non plus chez les majors comme Verve ou CBS où il était tricard. Ces séances sont les seules publiées par le label allemand ECM alors  qu'elles ont été enregistrées sur un autre label. Cf extrait audio au dessus de cet article. " Cry, Want " (CD2, n°7). J'adore cette musique. A chaque écoute de ce morceau, j'entends un bébé qui pleure et veut. 

Pourtant, sous cette forme du trio sans batteur ( La pulsation du musicien doit être intérieure. Je n'ai pas besoin de soutien extérieur) , Jimmy Giuffre savait captiver les foules comme lors de ce concert au Newport Jazz festival, édition 1958, en trio avec Bob Brookmeyer (trombone à pistons) & Jim Hall (guitare électrique). " The train and the river " (CD1, n°15). Retour au Texas avec le train à vapeur dont le chant croise celui de la rivière. Cf vidéo sous cet article.

 

Grâce à Philippe Carles d'abord, à Daniel Baillon ensuite, vous saurez tout de l'oeuvre et de la vie de Jimmy Giuffre, de 1921 à 1968 puis au delà car sa mort en 2008 n'arrête pas son oeuvre. D'abord, parce que les enregistrements sont disponibles, ensuite parce que ses compositions sont toujours jouées . La discopgraphie complète du Maestro et de ses disciples se trouve à la fin du livre.

C'est écrit avec plus de flamme par Philippe Carles, avec plus de précision par Daniel Baillon. 

L'ensemble se lit et s'écoute en parallèle. Au fait, Giuffre est un nom italien. Lors d'une tournée en Italie, Jimmy Giuffre découvrit qu'un homonyme, Capo de la Mafia, venait d'être arrêté par la police. Plus honorable, les éditions Giuffrè à Milan spécialisées dans le droit et la gestion. Une maison sérieuse achetée par la maison française Francis Lefebvre. Spéciale dédicace pour un fidèle lecteur, avocat d'affaires. Rien à ajouter.

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Samuel Blaser quartet " Rosina "

Publié le par Guillaume Lagrée

Samuel Blaser par Juan Carlos HERNANDEZ

Samuel Blaser par Juan Carlos HERNANDEZ

Samuel Blaser quartet

" Rosina "

Blaser Music.

Sorti le vendredi 16 octobre 2026

Samuel Blaser: trombone

Russ Lossing: piano

Masa Kamaguchi: contrebasse

Billy Mintz: batterie

 

Tournée européenne (Suisse, Allemagne, France, Espagne, Italie) en novembre 2026:

- mercredi 4 novembre, Suisse, La Chaux de Fonds, théâtre de l'ABC. 🇨🇭

- jeudi 5 novembre, Suisse, Baden, Kulak. 🇨🇭

- vendredi 6 novembre, Suisse, Lausanne, Chorus. 🇨🇭

- samedi 7 novembre, Allemagne, Villingen, Jazz Club Villingen. 🇩🇪

- dimanche 8 novembre, Allemagne, Berlin, Jazzkeller 69. 🇩🇪

- lundi 9 novembre, Allemagne, Köln (Cologne), Loft. 🇩🇪

- mardi 10 novembre, Allemagne, München (Munich), Seidvilla. 🇩🇪

- jeudi 12 novembre, France, Paris, Centre culturel suisse 🇫🇷

- vendredi 13 novembre, Suisse, Biel (Bienne), Carré noir. 🇨🇭

- samedi 14 novembre, Suisse, Oberengstringen, Jazz club allmend. 🇨🇭

- dimanche 15 novembre, Espagne, Vic, Jazz Cava. 🇪🇸

- lundi 16 novembre, Espagne, Badalona, Baladona. 🇪🇸

- mardi 17 novembre, Espagne, Barcelone, Jamboree. 🇪🇸

- mercredi 18 novembre, France, Paris, galerie Paul Fort. 🇫🇷

- vendredi 20 novembre, Allemagne, Marburg, Cavete. 🇩🇪

- samedi 21 novembre, Allemagne, Kassel, Shelter Sounds. 🇩🇪

- lundi 23 novembre, Italie, Villa San Giovanni, Jazz club La Sosta. 🇮🇹

- mardi 24 novembre, Italie, Palermo (Palerme). 🇮🇹

- mercredi 25 novembre, Italie, Catania (Catane). 🇮🇹

 

Le tromboniste suisse Samuel Blaser a eu une grand-mère italienne, d'Emilie Romagne. Rosina. Engagée dans la Résistance contre le fascisme et le nazisme avant d'émigrer en Suisse. A la recherche de ses ancêtres, Samuel Blaser s'est trouvé des cousins à New York là où il a tant étudié et joué le Jazz.

Avec des chansons italiennes traditionnelles et des compositions personnelles, il effectue un travail de mémoire dans son nouvel album " Rosina ". 

Cela commence par une chanson traditionnelle que Samuel Blaser transforme en Blues avec sa rythmique américaine. " Boara " (1). Cf extrait audio au dessus de cet article.

S'ensuit un autre Blues, personnel, dédié à ses deux fils " Amaaka " (2) en conjuguant les deux surnoms que les garçons s'étaient donnés enfants. Solo de piano qui franchit les obstacles en douceur, soutenu et déstructuré par la contrebasse & la batterie.

Le titre album c'est " Rosina " (3). Le prénom de sa grand-mère et le titre d'une chanson traditionnelle italienne enregistrée par Alan Lomax , ethno musicologue que toutes les musiques traditionnelles intéressaient, pas seulement celles de son pays natal, les Etats Unis d'Amérique. Le 4tet en fait une superbe ballade. Le piano coule de source. Le trombone grogne doucement. Avec une fin énergique digne de celle de cette Dame.

" Elgnij " (4) est l'anagramme de Jingle. C'est un jeu à 4 sur les codes de la musique de jingle. A adopter comme sonnerie sur votre téléphone portable pour sortir de l'ordinaire sonore, lectrices distinguées, lecteurs raffinés. Avec du wah wah au trombone qui revivifie en 2026 le son Jungle de 1926. 

L'album compte 8 morceaux et j'en ai déjà décrit 4. Je ne vais pas tout vous raconter lectrices distinguées, lecteurs raffinés. 

" Rosina " n'est pas une musique de fond à écouter négligemment. C'est une musique qui a du fond, à écouter ou à danser passionnément.

En novembre 2026, que vous vous trouviez en Suisse, en Allemagne, en France, en Espagne ou en Italie, allez écouter le 4tet de Samuel Blaser jouer l'album " Rosina " sur scène, lectrices distinguées, lecteurs raffinés. Bon voyage.

 

La photographie de Samuel Blaser est l'oeuvre du Suisse Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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SOLAXIS comble le Studio de l'Ermitage

Publié le par Guillaume Lagrée

Lisa Cat-Berro

SOLAXIS

Concert de sortie de l’album « SOLAXIS »

Paris, Ile de France, France

Le Studio de l’Ermitage

Mercredi 21 octobre 2026, 20h30

 

SOLAXIS est composé de

Lisa Cat-Berro : saxophone alto, composition, direction

Géraldine Laurent : saxophone alto

Camille Maussion : saxophone soprano

Sophie Alour : saxophone ténor

Céline Bonacina : saxophone baryton

Timothée Robert : guitare basse électrique

Guillaume Lantonnet : batterie

 

Attaque du baryton. Contre chant de Lisa Cat-Berro. Les hommes installent une pulsation puissante. Le groupe enchaîne alors que le saxophone soprano décolle. Même effet que l’album « SOLAXIS ». En mieux. Une puissante onde positive traverse la salle. Je bats la mesure des pieds, hoche la tête, chantonne. Bref, je suis dedans. Des effets choraux des vents me rappellent le chant médiéval alors que les hommes groovent terrible derrière. Contraste saisissant entre légèreté et pesanteur. Ici, les hommes sont lourds, les femmes sont légères et cela n’a rien de péjoratif. Solo de sax soprano inspiré et bien soutenu par la basse & la batterue. Camille Maussion en fusion. Les autres souffleuses en contrechant jusqu’au final. C’était « Travel », le voyage vu d’un train.

 La salle est archi-comble. Les organisateurs ont refusé des spectateurs.

 

2 altos + soprano pour commencer dans l’aigu. Contrechant du ténor. Basse & batterie toujours en roulement. Le baryton vient ajouter ses doux grognements. Je baigne toujours dans la bonne onde. Solo de Lisa Cat Berro poussée par la rythmique. Le groupe repart. En contrechant du solo d’alto. « Selva dança ». La danse de la forêt en portugais. Cf le parc amazonien de Guyane pour la France.

« Sound track ». Hommage à la musique de film, celle d’Ennio Morricone pour « Le clan des Siciliens » notamment. Je ne suis pas le seul spectateur à danser assis sur ma chaise. Camille Maussion donne le ton. Solo de Sophie Alour au ténor. Des spectateurs se lèvent et dansent. Je reste assis à prendre des notes. 

« Analog technoïd ». Musique de jeu vidéo des années 80 (sic). C’est mon époque mais je n’ai jamais joué aux jeux vidéo. En tout cas, ça déménage. Course de voitures effrénée. Solo d’alto par Géraldine Laurent. Elle attaque dur, abrupte. Bien poussée par la rythmique, toujours. Chacune a sa part de Lionne. Le solo d’alto se poursuit, bien chassé par le reste du groupe. Solo de ténor bien haché par la rythmique.

Il faudrait jouer cette musique dehors, aux beaux jours, avec de la place pour danser devant la scène. Ce serait tip top.

Gros solo de basse en intro. Le batteur enchaîne. Le sax baryton s’y met. Puis le groupe nous emporte. Et hop !

« La Terre ; le Vent, le Feu ». Traduction française d’Earth, Wind and Fire, groupe de Soul Funk, issu du Jazz. Groupe fondé par Maurice White, batteur du Ramsey Lewis trio, dont la section de cuivres (saxophones, trombone, trompette), les Phenix Horns demeure réputée pour son énergie sophistiquée. Ca balance délicieusement mais ne sonne pas comme Earth, Wind and Fire. Doux, chaud, puissant. Echange entre baryton, ténor, alto sans soutien. Ca revient. Juste le batteur avec percussion. Chant de l’alto, contrechant groupé du ténor et du baryton. Le groupe repart au complet. Tout s’arrête pour un dialogue grave entre baryton et basse. Le batteur hache menu. Les deux altos jouent le contrechant ondulant. Le soprano ajoute son acidité. Le groupe entonne un chant triomphal puis conclue en douceur.

« Kids of Joy ». Le chant joyeux des enfants. Je les vois danser et jouer au soleil. Ce morceau est-il pour leurs enfants ou pour les enfants ? Les deux je présume. En tout cas, ça respire la joue, le rire, la folie douce. Géraldine Laurent à grande vitesse poussée par le baryton et la rythmique. Toujours impeccable et implacable la rythmique. Solo parkérien de sax alto. Le groupe enchaîne et se déchaîne. Solo de sax ténor plus calme. La rythmique pousse toujours fermement.

« Massilia ». Hommage à la planète Marseille. Souvenir d’un concert joué au dernier étage du MUCEM, en terrasse, avec vue sur la Méditerranée. C’est la Mer qui balance doucement sous le vent. En intro. Ca s’énerve avec la rythmique, le baryton, le groupe qui enchaîne. Soleil et vent au programme. Dialogue percutant sax baryton & batterie. Ca mord. Le sax baryton tonne. Cf extrait audio au dessus de cet article.

« Œil du tigre ». En anglais, « Eye of the tiger », la chanson de Rocky, le film de Sylvester Stallone. Musique de documentaire sur la boxe et la danse classique, explique Lisa Cat-Berro. Dialogue puissant baryton-batterie pour commencer. Le côté boxe. « La boxe, c’est comme le jazz. Mieux c’est, moins le public apprécie » (Georges Foreman, champion du monde de boxe poids lourds). Puis son groupé et léger des saxophones. Le côté danse classique. La rythmique garde le rythme de la boxe. (cf compilation The Boxer and the Jazzman , l’album «  Jack Johnson » de Miles Davis). Solo de Lisa Cat-Berro plutôt funky, bien poussé par la rythmique. Chant du sax alto, contrechant des autres saxophones. Le truc fonctionne toujours. Cf vidéo sous cet article.

Les saxs s’effacent. Solo de basse. En douceur. Mélodieux. Puis le groupe démarre à fond les ballons. C’est l’élan final. Cela s’entend. Tension finement entretenue par la rythmique et le baryton. Montée en puissance progressive pour ramener le groupe plus tard. Solo de sax alto calme avant de ramener la tempête. Sax soprano finement soutenu par basse & batterie. Batteur aux baguettes. Toujours. Les balais ne conviendraient pas à ce genre de musique. Le groupe repart sur le thème, à bloc, sans limitation de vitesse ni sortie de route.

RAPPEL

 

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Le Quinteto Libertad fait tanguer le Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Quinteto Libertad

Paris, Ile de France, France

Le Sunside

Mercredi 7 octobre 2026, 19h

 

Le Quinteto Libertad est composé de 

Joseph Bonneton: violon, arrangements, composition, direction

Fabrizio Colombo: bandonéon

Leo Geller: guitare électrique

Florian Coppey: contrebasse

Adrien Irankhah: piano

 

Chronique brève pour cause de notes illisibles. Ce sont les aléas du direct, lectrices honorables, lecteurs respectables.

 

Ni batterie ni percussion dans ce 5tet franco argentin dédié au Tango Nuevo d'Astor Piazzola (1921-1992). Cf extrait audio au dessus de cet article.

Démarrage groupé. Le bandonéon lance. La contrebasse assure le soutien rythmique. Je bats la mesure. La pulsation est bien présente. Ca donne envie de danser. Le tango bien sûr.

Une composition d'Astor Piazzola. " Verano del 79' ". Cf vidéo sous cet article. Ca grince mélodieusement. 1979, c’est l’époque de la dictature des généraux argentins, un an après la première coupe du monde de football de l’Argentine, à domicile. Ca pulse, vibre, grince. Le bandonéon donne la couleur principale à l’ensemble. Notes distillées de la guitare. Ca donne du vague à l’âme, en mesure.

«  Acacongua », composition du violoniste dédiée au sommet des Andes et des Amériques, le Mont Aconcagua (6962m), situé en Argentine. Fabrizio Colombo vient de Mendoza, ville située au pied de cette montagne. La musique sonne fraîche et pure. Un vol de condor au-dessus des Andes. Duo élégiaque entre piano et violon. La contrebasse pose la pulsation. Tempête sur les Andes. Retour au calme avec la descente en plaine et le final.

Intro au piano. Dans le grave. Mélancolie. Guitare et violon étirent les sons. Ca grince de nouveau. Percussions sur la contrebasse. Ca balance toujours aussi bien.

(…)

«  Soledad ». C’est bien une mélodie sur la solitude. Cela s’entend. Ca s’énerve, s’envole, s’arrête net. Repat aussitôt avec un dialogue sentimental entre piano et violon. Contrebasse & violon ajoutent la pulsation. Solo de guitare aux cordes frottées solidement. Chaque note se détache distinctement. La guitare chante puis le groupe enchaîne dans un tango hypnotique.

« La Camorra » composition en 3 parties d’Astor Piazzola dédié à la société criminelle de Naples et de Campanie. Astor Piazzola avait des ancêtres italiens comme beaucoup d’Argentins (Diego Armando Maradona, Lionel Messi, Pape François. La Sainte Trinité Argentine. Tous 3 d’origine italienne). Excellente musique pour film noir, sur la Camorra évidemment. Lire les ouvrages de l’Italien Roberto Saviano (journaliste) et du Français Jean-François Gayraud (policier).

Grand souffle puissant. Tout se calme pour le solo de contrebasse. Toujours énervé, agressif mais en souplesse. Ca danse férocement, devient plus calme et glisse avec le violon et le bandonéon. Hypnotique. Je bats des pieds. Lente descente vers le final. Ca envoie toujours. Groupé. Avec un thème qui tourne en boucle. Tout se calme pour le solo de piano. Pulsé doucement par la contrebasse. Violon qui étire les notes et joue sur nos cordes sensibles.

(…)

 Madame D, elle aussi, avait envie de danser le Tango Nuevo au son du Quinteto Libertad.

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" Luna & Sol " Lucas Dorado. Concert de sortie au Triton

Publié le par Guillaume Lagrée

Lucas Dorado

Le Triton

Les Lilas, Seine-Saint-Denis, Ile de France, France

Jeudi 1er octobre 2026, 20h30

Concert de sortie de l'album " Luna & Sol "

 

Lucas Dorado: vibraphone, compositions, direction

 

Fabrizio Colombo: bandonéon

Gabriel Zamora-Cortese: guitare électrique

Juan Villaroel: guitare basse électrique

Sacha Souêtre: batterie

Première partie: Concert de sortie de l'album " Luna & Sol " en solo de vibraphone. Cf vidéo sous cet article. 

Lune & Soleil sont les thèmes du nouvel album de Lucas Dorado. Ses deux côtés. En Jazz, il existe des musiciens lunaires: Charlie Parker, Miles Davis, Bill Evans, Stan Getz & des musiciens solaires Louis Armstrong, Count Basie, Duke Ellington, Dizzy Gillespie. Lucas Dorado vise à concilier les deux. Son côté introverti et son côté extraverti. 

" Luz Imagen ". Lumière Image. Ce que nous voyons par la fenêtre en voyage en train ou en voiture. Côté lunaire avec le vibraphone martelé et frotté. Entre douceur et grincements. Planant par une soirée de lune ascendante. Ce qui n'empêche pas le rythme, la course. 

Morceau solaire. Le père de Lucas Dorado, Carlos Dorado, est Argentin et guitariste. Il disait à son fils que la musique ne se joue pas, elle se touche. " Tocar " en espagnol, langue que je ne parle pas. Effectivement, c'est rythmé, joyeux, solaire. 

Lucas Dorado vit depuis 4 ans à Paris. Après 7 ans à Berlin où il a suivi sa formation musicale. Un élément qu'il ne supportait pas à Berlin, c'est le vent froid. A Paris, il ne subit plus ce vent qui finalement lui manque. " Viento para olvidarte ". La salle est froide, bien dans l'ambiance. La salle, pas le public. J'entends couler la Spree et le vent s'engouffrer dans les grandes avenues de Berlin. Pour l'ambiance de Berlin il y a 100 ans, lire " Berlin Alexanderplatz " d'Alfred Doblin au son de la trompette d'Eddie Rosner. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Morceau solaire dédié à sa mère. Suissesse. 4 enfants et un mari Argentin et musicien. Son fils lui même ne sait pas comment elle fait pour tenir Elle est toujours joyeuse et dynamique. Ca respire l'amour filial. Délicieusement touchant. Ca sonne comme une comptine mais les rôles sont inversés puisque le fils joue pour sa mère.

Deuxième partie: Musique de l'album " El Sueno " en 5tet.

" Cherry, Olive & Magenta ". Une couleur par ville. Berlin, Paris, Bienne (Suisse). A nous de deviner quelle couleur correspond à quelle ville. Ca balance, me donne envie de danser. Ca, ça sonne Argentin, sapristi! Batteur aux balais. Transition en douceur vers une autre couleur moins vive. Olive je présume. Ca balance toujours. Batteur aux baguettes. Je bats la mesure du pied. Le morceau ralentit, part vers un autre thème. Lancé par la basse. Ca chaloupe. Je balance des épaules sur mon siège.

Démarrage du vibraphone. Batteur aux balais. Ca balance délicieusement.

" Ese momento " . Ce moment de repos où on oublie tous ses problèmes. Après quoi, ils se résolvent d'eux mêmes. Ca balance en souplesse. Je danse sur mon siège. Quelle bonne vibration! Quelle douce sensation! 

Morceau pour ses amis en Suisse. Gros son de basse. Batteur aux balais. Non aux baguettes. Ca, ça sonne Argentin! Duo funky basse & batterie. Lucas Dorado nous fait applaudir en rythme. Ca sent l'envol final. 

Un rythme en 6/8. Du Nord de l'Argentine. Influencé par son père Carlos Dorado, dit Charlie. " Charliendo ". Ca balance avec le feu sacré. Après le calme maternel en solo, la fougue paternelle en quintette.

RAPPEL

 

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Romain Fitoussi & le collectif 3.33 au Zèbre de Belleville

Publié le par Guillaume Lagrée

Collectif 3.33

Enpire

Romain Fitoussi

Paris, Ile de France, France

Le Zèbre de Belleville

Jeudi 24 septembre 2026, 19h

 

Collectif 3.33

Romain Fitoussi : saxophone alto, guitare électrique

Frédéric Scamps: orgue Hammond B3

Stanislas Grimbert: batterie, vibraphone

Invités

Clémence Gaudin : guitare basse électrique, contrebasse

Marie Jouhaud : clavier

Daniel Beaussier: clarinette basse, soprano, flûtes

Julien Duchet: saxophone alto, soprano, trompette

Mathilde Bouffigny & Julie Fond : danse

 

Le Zèbre de Belleville est un cabaret. Le bar reste ouvert pendant le concert. La piste de danse devant la scène aussi.

Après une introduction légère au vibraphone, gros son groupé.

Passage du sax alto à la guitare électrique. Une belle femme danse devant la scène. Une danseuse professionnelle. Cela se voit à sa musculature et à sa gestuelle. La claviériste joue du tambourin. Un Blues efficace qui tourne bien. Le groupe vit son rêve américain à Paris.

Les compositions sont les œuvres des trois hommes du groupe, le collectif 3.33 auquel s’adjoignent deux musiciennes et deux danseuses.

Beau son d’orgue Hammond. Un autre Blues. La claviériste se repose hors de la scène. Efficace. Je bats la mesure du pied droit.

Retour au sax alto. Danseuse sur scène cette fois. Pulsation lente et puissante, allégée par le vibraphone. Elle danse dans un espace restreint entre pupitres et hauts parleurs. Bel exercice de souplesse et de précision.

Contrebasse à l’archet pour la résonance avec les claviers et le vibraphone. Pizzicato à la contrebasse. Ca sonne comme une marche funèbre. Martèlement de la batterie main droite et vibraphone sous deux maillets main gauche. L’orgue Hammond en remet un coup et gronde. Son churchy (d’église) comme disent les Américains. Retour à la douceur avec le vibraphone aux maillets. Son grave, imposant de l’orgue.

Solo de guitare pour commencer avec un gros vibrato. Son planant du clavier. Le vibraphone ponctue doucement. Pas de basse.

Retour de la bassiste à la basse. Sax alto. « Enpire - Spiritus corpus » issu de l’album éponyme louangé sur ce blog. C’est la musique pour laquelle je suis venu à ce concert, qui me fait aussitôt bouger et vibrer. Grosse pulsation. Souffle puissant. Comme personne ne danse, je ne danse pas non plus. Crescendo decrescendo très efficace.

Retour à la guitare électrique. La claviériste fait une pause au bar.

 

PAUSE

Je ne trouve pas dans ce concert l’unité, la cohérence et l’énergie que je ressentais à l’écoute de l’album « Enpire - Spiritus Corpus » de Romain Fitoussi. Ressenti personnel. Musiciens et danseuses étaient de qualité. Je suis donc parti à la première pause. A tort probablement.

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Une prière pour John Coltrane. Jérôme Schmidt

Publié le par Guillaume Lagrée

Jérôme Schmidt 

" Une prière pour John Coltrane "

Notabilia. 2026. 125p

 

Lectrices cosmiques, lecteurs pacifiques, vous savez peut-être qu'une église de San Francisco, Californie, Etats Unis d'Amérique pratique sa liturgie  exclusivement au son de la musique de John Coltrane (1926 - 1967), un ange descendu sur Terre selon son batteur, Elvin Jones.

Mais savez-vous que John Coltrane est aussi vénéré dans des lieux laïcs, des bars japonais dédiés exclusivement au Jazz, voire exclusivement à  John Coltrane, les Jazzkissas (les baisers de Jazz) ? Des bars où les clients ne viennent pas pour parler, si ce n'est à voix basse et rarement, mais pour écouter, du Jazz.

Jérôme Schmidt est Français, né en 1977, mesure 2 m et ne parle pas Japonais. Bref, au Japon, c'est un Barbare. Mais ce Barbare est aussi musicien de Richard Pinhas, joue et séjourne au Japon depuis plus de 20 ans, est écrivain et fou de Jazz. 

Ce Barbare, têtu et patient, obstiné et discret malgré sa carrure, nous livre avec " Une prière pour John Coltrane ", un guide touristique tout à fait personnel, hors des sentiers battus, du Japon.

John Coltrane joua au Japon en juillet 1966 avec Pharoah Sanders, Alice Mac Leod épouse Coltrane, Jimmy Garrison & Rashied Ali.

John Coltrane demanda à jouer à Hiroshima & Nagasaki, les deux seules villes au monde, au jour de publication de cet article, à avoir subi un bombardement atomique.

Là, il pria et il joua pour la Paix. En pleine guerre du Vietnam. Il créa à cette occasion un morceau intitulé tout simplement " Peace on Earth " (Paix sur Terre). Cf extrait audio au dessus & vidéo en dessous de cet article.

C'est à la recherche des témoins de ces concerts, ceux qui y avaient été, qui avaient filmé, enregistré, photographié, collectionné, que Jérôme Schmidt voyage au Japon, de bar en bar, de jazzkissa en jazzkissa, en ville, en montagne, en campagne, en bord de mer, de jour, de nuit, dans des endroits inconnus, improbables, minuscules où il n'est ni attendu ni désiré.

Là, au milieu de milliers de vinyles, il écoute, boit, s'imprègne, se fond dans le décor du mieux qu'il peut. Et il finit par gagner la confiance des Japonais et des Japonaises fous de Jazz en général et de John Coltrane en particulier.

C'est un Japon loin des salary men, du kawaï, des mangas, du k pop, des conglomérats. Bref, hors cliché. Pour les photos des lieux, voir l'instagram de Jérôme Schmidt.

L'auteur pose sa prose, avec grâce, au rythme de son errance. Elle se développe en d'infinies variations sur le thème , comme un solo de John Coltrane, et s'arrête net parce qu'il faut bien décrocher le saxophone des lèvres et reposer les mains d'écrire.

 

 

 

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Tribute to Jon Hendricks. Michele Hendricks & Sara Lazarus enchantent le Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Tribute to Jon Hendricks

Michele Hendricks

&

Sara Lazarus

+

Invités

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Vendredi 18 septembre 2026, 19h30

Michele Hendricks : chant

Sara Lazarus: chant

Hiroshi Murayama  : piano

Bruno Rousselet : contrebasse, guitare basse électrique

Philippe Soirat: batterie

Invités

Les Michelettes: choeur féminin

JocAliZZ: choeur mixte

A la mort de son père, le chanteur, auteur, poète, critique, pédagogue, Jon Hendricks (1921 - 2017), Michele Hendricks m'avait accordé un entretien pour ce blog.

La mémoire d'un musicien s'entretient en l'écoutant et en le jouant. C'est ce que fait ce soir Michele Hendricks  en chantant ce " Tribute to Jon Hendricks " en duo avec une autre chanteuse Américaine de Paris, Sara Lazarus.

Ce double Dames s'appuie sur une rythmique masculine franco japonaise et invite à la rejoindre sur scène, deux choeurs. Un trio féminin, les Michelettes, manifestement composé de fans voire d'élèves de Michele Hendricks et un quatuor vocal mixte, JocAliZZ.

Elles commencent avec un chanteur invité dont je n'ai pas capté l'identité. Pierre Bornard? Pour un classique de Duke Ellington, " Cotton Tail ". Ca swingue. Un trio vocal me fait évidemment penser au trio mythique Lambert, Hendricks and Ross. Mais, ce soir, ce sont deux femmes et un homme sur scène. Michele Hendricks chante le solo de saxophone ténor de Ben Webster.

" Doodlin " (Horace Silver). " Gribouillant ". Jon Hendricks ajouta des paroles à ce Blues tellement relax. Cf vidéo au dessous de cet article (Tony Bennett ravi dans le public  du manoir d'Hugh Hefner, le patron de Playboy). Toujours aussi délicieux. Ca balance en souplesse. Solo de Sara Lazarus. Ca pourrait bien être une trompette qu'elle chante. Kenny Dorham à la trompette sur l'enregistrement original. " Horace, ton dernier morceau, Doodlin, est tellement funky. Si j'étais une femme, je voudrais que tu me ... juste après l'avoir écouté " (Miles Davis).

Michele Hendricks reste seule sur scène pour chanter un classique de son père. " Gimme that wine ". Phrase à laquelle le public doit répondre " Unhand that bottle ". Une chanson qui se moque d'un ivrogne. Chantée joyeusement avec une bonne participation du public.

Sara et le chanteur reviennent sur scène pour un autre classique du hard bop sur lequel Jon Hendricks ajouta des paroles. " Moanin " (Bobby Timmons). Michele Hendricks chante bien grave, bien bluesy. Au public de répondre " Yes Lord ". Scat de Michele scandé par les mains des spectateurs. A Sara de scatter plus aigu, plus vite. A Pierre de scatter. Plus grave forcément. Solo de piano au swing cristallin bien poussé par la contrebasse & la batterie.

Michele Hendricks sort de scène. Sara Lazarus nous avoue qu'elle n'a jamais réussi à apprendre le portugais. Compliqué pour chanter la Bossa Nova. Heureusement pour elle, Jon Hendricks a mis des paroles anglaises sur " Chega de saudade " de Vinicius de Moraes & Tom Jobim. Devenue " No more Blues ", c'est sous ce titre que la joua Dizzy Gillespie au festival international de Jazz d'Antibes-Juan-les-Pins, édition 1962. Cf album " Dizzy on the French Riviera ". La rythmique enchaîne bien menée par le piano. Au public de chanter " No, No, No ". Comme nous faisons partie du public, Mme D et moi chantons en choeur.

Retour de Michele Hendricks pour un titre de Louis Jordan, " The King of juke boxes " , un des grands-pères du Rock and Roll, " I want You to be my Baby ". Un petit rap, façon années 1940. Solo de contrebasse bien scandé, ponctué par le batteur aux baguettes. Le scat répond à la contrebasse.

Arrivée sur scène des Michelettes, choeur composé de 3 Dames. Un tube Pop des 60's. " Yeh, Yeh ". Paroles simples écrites par Jon Hendricks. Musique efficace. Un twist.  Devint un tube de l'année 1964 grâce à l'interprétation du groupe anglais Georgie Fame and the Blues Flames . Tempo régulier en 4/4. C'est de la Pop façon Jazz. Ces Dames assurent. En hommage à Michele Hendricks, elles aussi portent des robes à paillettes.

Les Michelettes sortent de scène. Sara Lazarus y revient. Une chanson de Count Basie. Extraite je présume de l'album mythique de Lambert, Hendricks & Ross, " Sing a song of Basie ". Avec 3 voix et du rerecording, ils ont réussi à chanter tous les cuivres & saxophones de l'orchestre en compagnie de sa rythmique (piano, contrebasse, batterie, guitare). Un chef d'oeuvre immarcescible. Non, je me trompe. Paroles de Michele Hendricks. Retour au Swing, à la souplesse, à la finesse. Batteur aux balais. Un classique du Count dont le titre m'échappe. Duo de scat entre Sara & Michele. Tranquille.

Un autre choeur monte sur scène. JocAliZZ. 2 hommes, 2 femmes dont l'homme qui a chanté avec le Double Dames au début du concert. Passage à la guitare basse électrique pour un bijou de Weather Report, " Birdland ". Ecoutez la version en concert avec le groupe vocal Manhattan Transfer, lui aussi composé de deux Messieurs et deux Dames. Paroles de Jon Hendricks bien entendu. La basse ajoute l'aspect funky mais le pianiste reste au piano. C'est du Jazz, Diable! Ca file vite et droit, comme il convient. Sara Lazarus se joint au choeur.

Retour du trio vocal du début. Pour un classique d'Herbie Hancock. " Watermelon Man " dans la version chantée par Jon Hendricks. Délicieusement funky, comme il convient.

RAPPEL

Pour finir dans la joie, une chanson ivre de Swing du trio Lambert, Hendricks  & Ross, " Everybody is Boppin ". Cf extrait audio au dessus de cet article.

Madame D & moi avons chanté et nous sommes réjouis grâce à Michele Hendricks, Sara Lazarus & leurs complices. Merci pour la musique.

 

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" SOLAXIS " Lisa Cat-Berro

Publié le par Guillaume Lagrée

Lisa Cat-Berro

" SOLAXIS "

Inside Air/Baco Distribution

Sortie le vendredi 18 septembre 2026

Concert de sortie en France, à Paris, au Studio de l'Ermitage,

le mercredi 21 octobre 2026 à 20h30

 

Lisa Cat-Berro: saxophone alto & compositions

Camille Maussion: saxophone soprano

Géraldine Laurent: saxophone alto

Sophie Alour: saxophone ténor

Céline Bonacina: saxophone baryton

Timothée Robert: guitare basse électrique

Guillaume Lantonnet: batterie

 

Lectrices créatrices, lecteurs compositeurs, je vous avoue qu'à la lecture de la composition de ce groupe, j'ai eu peur de m'ennuyer dans un désert aride et froid. 5 saxophones de l'aigu du soprano au grave du baryton, une basse, une batterie. Pas de piano. Pas de clavier. Pas de guitare. Pas de contrebasse. Pas de trompette. Pas de trombone.

Après le préjugé, le jugement. J'ai lancé la musique et j'ai décollé immédiatement sans jamais atterrir. Ces Dames ont plus d'un tour dans leur sax. Elles me font danser, vibrer, rêver, chantonner. De la première à la dernière note sans jamais mollir. Non mollare mai comme disaient les anti fascistes italiens. Elles sont intenses quel que soit le volume sonore, la vitesse à laquelle elles jouent. " Il n'est qu'une vertu dans l'homme et dans l'art, l'intensité. Etre intense, tout est là ". (André Suarès)

Elles s'appuient sur deux hommes solides, fiables, précis à la basse & à la batterie.

Le voyage commence immédiatement avec " Travel " (1). Cf extrait audio au dessus de cet article. 

Elles poursuivent dans la joie et l'allégresse avec " Kids of Joy " (2). Je ne suis pas père de famille mais j'ai vu les enfants danser joyeusement en écoutant ce morceau. Qu'il soit inspiré par leurs enfants ou d'autres, le message de joie, d'amour, de désordre créateur passe. 

Ca se poursuit avec une musique de film, diablement funky, digne de Lalo Schifrin ou de Quincy Jones, " Soundtrack " (3). Je danse assis en écrivant ces notes au son de cette musique.

Le son d'ensemble est redoutable et chaque saxophoniste a droit à son solo, son morceau formidablement soutenue par le groupe. 

Les compositions jouent avec les codes musicaux comme avec cet " Analog technoïd " (6) au rythme de la techno en acoustique. Cf vidéo sous cet article.

Le titre qui résume le mieux ce groupe et cette musique, c'est à mon goût, " La Terre, le Vent, le Feu " (7). Soleil + Saxophone = Solaxis. La fermeté de la Terre, le rythme du Vent, la chaleur du Feu du soleil. Tout y est.

Cela se poursuit avec la Danse de la Forêt, " Selva Danca " ( 8) qui me fait penser à la forêt de Guyane, océan vert. Puissante, chaude, touffue, dense comme cette musique.

 

Concert de sortie en France, à Paris, au Studio de l'Ermitage, le mercredi 21 octobre 2026 à 20h30. Sauf cas de force majeure, je compte bien vous y retrouver lectrices créatrices, lecteurs compositeurs.

 

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