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Sélection de festivals & de concerts de Jazz pour septembre 2026

Publié le par Guillaume Lagrée

Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices vénérées, lecteurs vénérables, à tous, présents et à venir, Salut. En toute partialité et mauvaise foi, je vous présente une sélection de festivals & de concerts de Jazz pour le mois de septembre 2026.

John Coltrane (1926 - 1967) aurait eu 100 ans le mercredi 23 septembre 2026. Nombreux hommages à ce Géant du Jazz en septembre 2026.

Si vous ne voulez ou ne pouvez pas sortir de chez vous, plusieurs solutions s'offrent à vous:

- Ecouter les concerts sur France Musique avec les émissions Jazz Club  et Jazz sur le Vif (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live.

- Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Il s'agit d'une radio associative, sans publicité. Si vous êtes imposables en France, vos dons sont déductibles fiscalement. 

Le  podcast de l' émission de juin 2022 en 2 parties sur France Culture," Une histoire particulière " consacrée à Dizzy Gillespie Président reste disponible.  Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog.

Sur la radio TSFJAZZ, vous trouverez le podcast de l'émission du mercredi 14 février 2024 " Caviar  et champagne " consacrée au " Jazz et aux amours contrariées " pour la Saint Valentin. Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog. 

Vous pouvez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, des clubs Small's et Mezzrow. Accès gratuit hors frais de connexion. Sur Internet, si c'est gratuit, c'est toi le produit.

Aux Lilas (93), le Triton vous propose un service de vidéo à la demande qui vous permet de voir et d'écouter les concerts passés pour une somme modique.

Sélection de festivals de Jazz

en France

 

Au Portugal, à Lisbonne, festival Out Jazz. Concerts gratuits dans les jardins publics jusqu'à septembre inclus.

 

Auvergne Rhône Alpes

En Isère, à Grenoble, 22e Grenoble Festi'Jazz du samedi 26 septembre au dimanche 11 octobre.

 

Ile de France

Au parc floral de Paris, dans le bois de Vincennes, Paris Jazz festival du dimanche 28 juin au dimanche 6 septembre . Entrée libre après avoir payé l'entrée du parc floral de Paris. Concerts diffusés par la radio FIP. En alternance avec les festivals Classique au Vert & Pestacles (pour enfants).

A Paris, Festival Jazz à la Villette du  vendredi 28 août au dimanche 6 septembre 2026 avec concerts, expositions, master classes, films, spectacles pour enfants... Festival couvert par Couleurs Jazz

Dans le Val de Marne, à Fontenay sous Bois, Pegazz festival dimanche 20 & samedi 26 septembre, vendredi 2, samedi 3 & dimanche 4 octobre.

Nouvelle Aquitaine

En Gironde, à Hure, festival les Nuits d'Hure du vendredi 4 au dimanche 6 septembre.

En Charente, à Trois Palis, festival Jazz à Trois Palis du vendredi 18 au dimanche 20 septembre avec notamment Laurent Dehors & Louis Sclavis.

Dans les Pyrénées Atlantiques, à Pau, Pau Jazz, vendredi 18 & samedi 19 septembre avec le duo Airelle Besson & Lionel Suarez. Bibelots sonores.

 

Occitanie

Dans le Tarn et Garonne, à Montauban, festival La Fabrique du Jazz du jeudi 24 au samedi 26 septembre.

Provence Alpes Côte d'Azur

Dans les Bouches du Rhône, à Meyreuil, Blues Roots festival du jeudi 10 au samedi 12 septembre.

 

Sélection de concerts de Jazz

 

Mardi 1er, mercredi 2 & jeudi 3 septembre, 19h, Paris, Trophées du Sunside: 3 concerts par soirée pour découvrir les jeunes pousses de l'arbre du Jazz en France. Entrée libre.

Jeudi 3 septembre, 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club, Le Grand Soir. Hommage à Michel Legrand.

Vendredi 4 septembre:

- 19h, Aubervilliers (93), le Point Fort: concert du 7tet d'Anis Faris, suivi de la projection du film  " Soundtrack to a Coup d'Etat " déjà recommandé sur ce blog et d'un débat avec le réalisateur, Johan Grimonprez. 3€. Cf vidéo sous cet article.

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le trio Standards de Romain Pilon. Classieux.

Samedi 5 septembre, 19h & 21h, Paris, le Baiser Salé: Jorge Vistel Cuban Afro Modern. Cuba libre!🇨🇺

Mardi 8 septembre, 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le 4tet de Lucy Wijnands. Révisez vos standards.🇺🇸

Jeudi 10 septembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club, le 4tet de Mussina Ebobissé.

- 20h30, Paris, le Louloute: le trio de Manu Codjia. Entrée libre. Cf photographie au dessus de cet article.

- 21h, Paris, Maison de l'Amérique latine: avant-première de l'album " Luna y Sol " de Lucas Dorado.

Vendredi 11 septembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club: le Zoot Collectif fête ses 10 ans. Party Time!

- 20h, Paris, le Bal Blomet. Paul Lay & Baptiste Herbin. Tea for Two. Dialogue de haut vol. 

Samedi 12 septembre:

- 19h, Paris, le Sunside: le 4tet d'Audrey Pierre déjà célébré sur ce blog.

- 19h, Paris, Maison de la Radio: 100 ans de John Coltrane. Trane's Now! 2 Concerts de Raphaël Imbert diffusés en direct & en différé par France Musique dans le Jazz Club.

- 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club: Jorge Vistel Cuban song book. Cuba libre!🇨🇺

- 20h, Paris, le Sunset: Baptiste Herbin Django Trio. La musique de Django Reinhardt jouée sans guitare. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Mercredi 16 septembre, 20h, Paris, le Bal Blomet: Stéphane Kerecki 7tet Liberation Songs. Hommage de Stéphane Kerecki à son Maître, Charlie Haden.

Jeudi 17 septembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: carte  blanche à Camille Bertault, Enchanteuse. 

- 20h30, Paris, les Bascules: Olivier Ker Ourio 4tet.

Vendredi 18 septembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Sunside: Michele Hendricks + Sara Lazarus et leur 4tet masculin rendent hommage à Jon Hendricks, le père de Michele. Show devant! 

- 20h30, Paris, Le New Morning: Leila Olivesi Octet joue son African Rhapsody.

Samedi 19 septembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le 4tet de Raynald Colom. Caliente! 

- 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club: Magic Malik Jazz Association.

- 21h, Suisse, Genève, le Sud des Alpes: trio Elina Duni, Rob Luft, Matthieu Michel. Créatif.

- 21h30, Paris, le Sunside: Hommage à Benny Golson par André Villeger & le trio d'Alain Jean-Marie. Classieux.

Mercredi 23 septembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club: 100 ans de John Coltrane. Coltrane Tribute! 4tet de Melvin Marquez.

 - 19h30, Paris, le Sunside: Nonato Lima en solo. Brasil!🇧🇷 

Jeudi 24 septembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club: Minino Garay & Baptiste Herbin " Los Arregladores ". Album célébré sur ce blog. 🇦🇷

- 19h30 & 21h30, Paris, le 38 Riv: le trio Henri Texier, Tony Tixier & Gautier Garrigue. Touche française. 🇫🇷

- 20h30, Paris, les Bascules: Irving Acao 4tet. Dîner concert.

Vendredi 25 septembre:

- 19h30 & 21h30, Paris, le Jass Club: Home is where my heart is. L'Enchanteuse Estelle Perrault et son 4tet masculin.

 - 21h30, Paris, le Sunside: le trio de Giovanni Mirabassi. New York Sessions.

Samedi 26 septembre:

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: le 4tet Constellations de Bruno Angelini. Créatif, forcément créatif.

- 21h, Suisse, Genève, le Sud des Alpes: Peter Evans Extra avec Jim Black & Petter Eldh. Avant-garde.

 - 21h30, Paris, le Sunside: le trio de Giovanni Mirabassi. New York Sessions.

Mardi 29 septembre , 20h30, Paris, le Sunset: Prince Experience avec le 5tet de Thomas Naïm. Superfunkycalifragisexy!

Mercredi 30 septembre:

- 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: Baptiste Herbin & Fred Nardin 4tet.

- 20h30, Paris, Le New Morning: le trio d'Henri Texier invite Bojan Z & Sylvain Rifflet. La joie de jouer.

 

La photographie de Manu Codjia est l'oeuvre du Somptueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle, passible de sanctions civiles et pénales.

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" Straight Life " Laurie & Art Pepper

Publié le par Guillaume Lagrée

Laurie & Art Pepper

 " Straight Life "

Editions Parenthèses, Marseille, 2004, 360 p.

Traduction de l'américain par Christian Gauffre

Liminaire par Philippe Carles

 

Merci à l'ami depuis 1998 qui m'a offert ce livre en 2026. Ceci n'est pas un livre pour enfants. Drogue, sexe, violence et Jazz.

 

Arthur Edward Art Pepper. Saxophoniste alto & ténor, clarinettiste américain né le le 1er septembre 1925 à Gardena, Californie, mort le le 15 juin 1982 à Los Angeles, Californie. (...).

Formé très jeune sous l'influence de Benny Carter, le jeu d'Art Pepper s'est forgé davantage à l'aune lesterienne (Lester Young) qu'aux éclats parkeriens (Charlie Parker). Son exceptionnelle maîtrise de l'alto en fait un des plus remarquables stylistes de l'instrument. Totalement original, son jeu conjugue une exemplaire mise en place rythmique et une invention mélodique quasi illimitée qui lui confère une très grande liberté d'expression. 

Ces mots laudateurs sont extraits de l'entrée Pepper Art par Jean-Paul Ricard dans le Nouveau dictionnaire du Jazz

Art Pepper était un WASP (White Anglo Saxon Protestant) qui a mené une vie d'underdog comme disent les Américains (moins qu'un chien en français). Enfance malheureuse, sans argent ni amour. Sexe sans amour. Alcoolisme et toxicomanie. Un appétit frénétique pour l'autodestruction. 

Malgré tous les obstacles qu'il mettait sur son chemin de vie, Art Pepper a toujours conservé un son de saxophone alto et ténor, de clarinette, d'une pureté immarcescible, d'une limpidité de torrent de montagne accompagné d'un sens rythmique implacable et d'un goût infaillible pour s'entourer des meilleurs musiciens.

Comme avec un autre toxicomane notoire, Chet Baker, sur l'album " The Playboys " (1958) justement nommé tant ces hommes étaient beaux comme des dieux et jouaient comme des dieux sous le soleil de la Californie des années 1950. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Ou avec la section rythmique de Miles Davis (Red Garland, Paul Chambers, Philly Joe Jones) avec qui Art Pepper enregistra l'album " Art Pepper meets the rythm section " (1957). Sur cet album figure une composition d'Art Pepper , " Straight Life " qui donne son titre ironique à cette autobiographie. La vie droite. Pas vraiment en fait.

A force de défonce, Art Pepper finit par séjourner dans la prison de San Quentin, Californie. Un chapitre entier du livre est consacré à cette détention et aux trucs qu'il trouva pour survivre dans cet enfer carcéral.

A chaque chapitre, je me suis demandé comment cet homme avait pu survivre. Comment , tout en se noyant toujours plus profond, il finissait toujours par toucher le fond, rebondir, surgir et survivre.

Dans les années 1970, c'est la rencontre avec Laurie Pepper qui lui a sauvé la vie. Cette femme l'a aidé à se désintoxiquer, à vivre une vie plus réglée sans rien perdre de sa créativité. Elle lui fit écrire ce livre & réaliser un film autobiographie " Notes from a Jazz survivor " (1982) juste avant sa mort d'une crise cardiaque.

" Straight life " oscille entre récits de musique, de drogue dure, de vol, de mari indigne, de père indigne, d'homme indigne. Bref un type infréquentable mais un musicien de première classe. A la fois émouvant et horripilant. Et ce livre m'a donné envie d'écouter de nouveau Art Pepper

Dans la vidéo ci-dessous, tournée en 1964 pour l'excellente émission Jazz Casual (1961-1968) de Ralph Gleason (1917-1975), Art Pepper vient de sortir de 4 ans de détention au pénitencier de San Quentin, présente un nouveau groupe, joue une nouvelle musique et en parle comme si de rien n'était. " The Trip " parle t-il de voyage ou de défonce? A vous de juger lectrices vénérées, lecteurs vénérables.

 

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Le trio de Pieternel Van Oers rafraîchit le Baiser Salé

Publié le par Guillaume Lagrée

Pieternel Van Oers Trio

Le Baiser Salé

Paris, Ile de France, France

Samedi 18 juillet 2026, 19h

 

Pieternel Van Oers: piano, compositions

Tommaso Montagnani: contrebasse

Karl Jannuska: batterie

 

Batteur aux balais. Une ballade. Grosse pulsation de la contrebasse. Air chantant, romantique à souhait, mais sans mièvrerie. Ca respire. Rafraîchissant par ce temps de canicule. La pianiste dirige en souplesse. Le fluide sympathique circule bien entre les 3 musiciens. Batteur aux baguettes. Plus sec, plus énergique. Ostinato du piano. Le batteur hache menu sur les cymbales et bords de caisses. Toujours la grosse pulsation de la contrebasse au centre. Nous ne sommes plus du tout dans la ballade tranquille. Et hop, le pont pour passer sur l'autre rive, celle de la ballade. A l'ombre. Au frais. " Valse bleue ". Titre proposé par un spectateur d'un précédent concert du trio. Pieternel l'a adopté. Mais ce n'est pas en titre en 3 temps.

" Unexpected ". Batteur aux baguettes. Bonne vague puissante. Solo de contrebasse bien puissant soutenu par piano & batterie. Ca avance vite et bien. Ca marche. Je hoche la tête. 

Batteur aux balais. Une ballade. Son profond, mystérieux de la contrebasse. Son cristallin du piano dans l'aigu. Joli contraste sonore. Ponctuation fine de Karl Jannuska qui griffe les cymbales. Mystérieux à souhait. Cela ferait une bonne musique pour film noir. Le trio me balance délicieusement. Je hoche doucement la tête. Batteur aux baguettes. Ca scintille plus. Toujours en douceur. " Summer shadows ", les ombres qui dansent l'été. Un titre de saison.

" Amber Moon ". Batteur aux balais. Morceau énergique. Bonne pulsation. Tension relâchement, la base de la musique notamment du Jazz. La figure rythmique tourne en boucle au piano. Le contrebassiste ponctue et le batteur hache menu. Les balais volent comme des papillons sur les cymbales et les tambours. Solo de Tommaso Montagnani. Les notes s'étirent. Sans piano. Le piano revient dans la danse. La tension monte. Le volume aussi. Le batteur est aux baguettes. Le trio finit crescendo.

Batteur aux maillets. Un air tourne en boucle à la main droite ponctué par la main gauche. Relâchement puis ça repart dans une bonne vague. Batteur aux balais. Contrebasse à l'archet. Dialogue piano & contrebasse en pizzicato. Majestueux. Fine ponctuation par vagues du batteur aux balais. Le trio s'élance, s'arrête, repart, nous emporte au loin. La dame devant moi danse assise sur son banc. " Floating ". Bonne sensation de flottement en effet. 

" Urgence ". Batteur à mains nues sur les tambours. Contrebasse à l'archet. Le piano tourne en boucle. Pieternel Van Oers aime ce genre de formule en introduction de ses morceaux. Batteur aux baguettes. La musique prend corps. Sur le même thème mais en se développant. La dame devant moi danse de nouveau.

La pianiste attaque. Batteur aux baguettes. Tempo bien en place. Pulsation régulière. La contrebasse se fond au centre. Je hoche de nouveau la tête. La dame devant moi danse toujours. Elle est dedans. Solo de contrebasse bien encadré par le piano & la batterie. Ca vibre dans mon ventre et mes oreilles. Dialogue contrebasse & batterie aux baguettes. Energique, déstructuré mais en place. La pianiste ponctue ce dialogue. Retour au thème entêtant ponctué par la pianiste.

Intro du contrebassiste à l'archet. Ca sonne baroque. Sa solide formation classique s'entend. Belle vibration. Tommaso Montagnani travaille le son y compris dans l'aigu de l'instrument. La pianiste enchaîne. Pas d'applaudissement. Public silencieux et concentré. Le batteur s'ajoute aux balais et la musique sonne vivement. La dame devant moi danse toujours et mon voisin de droite hoche la tête de contentement. Bref nous sommes captivés.

Ils ont joué " Dialogue ", le titre de l'album célébré sur ce blog puis " Right before ". Cf extrait audio au dessus et vidéo en dessous de cet article. 

" Crossroads ". Batteur aux baguettes. Morceau joyeux, énergique. Les voitures arrivent vite à ce carrefour. Espérons qu'il n'y ait pas de collision. C'est l'envol final. Cela s'entend. Ca remue et vibre de partout. Batteur aux baguettes qui fracasse avec méthode. Le contrebassiste triture ses cordes. La pianiste tourne en boucle, calme et énergique.

Intro en piano solo. Ca swingue. Batteur aux baguettes. En décomposant le temps. La dame devant moi danse toujours. Une vraie fan! Ca se calme avec le batteur à mains nues sur les tambours.

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Gustave Reichert 4tet en fête aux Bascules

Publié le par Guillaume Lagrée

Gustave Reichert 4tet

Les Bascules

Paris, Ile de France, France

Jeudi 25 juin 2026, 20h30

 

Gustave Reichert: guitare électrique, chant

Simon Chivallon: piano

Slim Chikhaoui: contrebasse

Tom Peyron: batterie

 

Ca commence par un classique du  Cool Jazz. " Boplicity " (Miles Davis & Gil Evans) . Joué de façon lente et calme. Comme il se doit. Batteur aux balais. Ca swingue bien. Batteur aux baguettes. Le pianiste a pris la main. Je bats la mesure du pied droit. Bon signe. Solo de contrebasse. Batteur aux balais. La guitare ponctue doucement. Breaks du batteur aux balais.Schéma classique et efficace.

Un air rapide. Du Be Bop apparemment. La rythmique swingue dur. Je bats la mesure du pied droit. Jeu de guitare rapide, fluide, Batteur aux baguettes sur les cymbales. Le pianiste ponctue. La rythmique repart énergiquement, menée par le pianiste, avec des breaks de batterie. Le pianiste est lancé. Ca swingue délicieusement. Batteur aux balais. Le guitariste chante façon crooner. Un vieux standard de Jazz inconnu de mes services. Une chanson d'amour bien sûr. Je bats la mesure du pied droit. Solo de contrebasse qui ronronne bien. Yeux et bouche ouverts, le contrebassiste est concentré. " Candy " , chanson d'amour sucrée.

Solo de guitare pour introduire " Tea for two ", un des 7 standards qu'il faut connaître par coeur pour être musicien de Jazz selon Lee Konitz. Les tambours roulent. Version avec une pointe d'accent brésilien. Ils sont partis sur autre chose. Ca swingue toujours. Un air rapide, léger. Batteur aux balais. Ca swingue toujours autant. Le Swing existe toujours en 2026. C'est rassurant. Ca joue plus énergique. Batteur aux baguettes. La contrebasse pulse, le piano virevolte. Solo du batteur aux baguettes sur les tambours. Bons roulements.

 

PAUSE

" Hey Lock ! " (Eddie Lockjaw Davis). Ca swingue rapide & efficace. Je reprends mon battement du pied droit. Solo de contrebasse. Batteur aux balais. La guitare souligne doucement. Délicieux. Le 4tet repart allègrement avec des breaks. Ballade qui ronronne délicieusement.

Un air dynamique. Batteur aux baguettes. Je bats de nouveau la mesure du pied droit. Ca swingue terrible. Les tambours roulent, les cymbales scintillent. Thème connu dont le titre m'échappe.

" Happy birthday to You " joué et chanté façon Jazz pour une spectatrice. 

" I can't give You anything but Love ". Chanté et dédié à la même spectatrice. Ellie? Retour à la guitare de Gustave Reichert. Solo de contrebasse. Quelques notes de guitare à peine grattée en soutien. Batteur aux balais. Simon Chivallon ponctue doucement au piano.

" Route 66 " chantée et jouée avec le dynamisme qui convient. Les spectateurs américains apprécient cet hommage à une de leurs grandes routes, celle qui va de Chicago à Los Angeles, plus de 2 000 miles en chemin. Retour à la guitare. Ecoutez les versions de Nat King Cole & Chuck Berry.

Madame D a apprécié le dîner & le concert aux Bascules.

lA

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Hillai Govreen 4tet au 38 Riv

Publié le par Guillaume Lagrée

Hillai Govreen 4tet

Paris, Ile de France, France

Le 38 Riv

Samedi 13 juin 2026, 19h30

 

Hillai Govreen: saxophone ténor, clarinette

Simon Chivallon: piano

Shimon Gambourg: contrebasse

Jesus Vega: batterie

 

Hillai Govreen vit et joue à New York. Elle est de passage à Paris. Je la découvre sur scène ce soir au 38 Riv.

 

Attaque groupée. Beau son de ténor. Souple. Fausse fin. Un spectateur applaudit trop tôt et s’arrête net.

Attaque en vague souple, puissante. Batteur aux baguettes. Hillai Govreen joue ses compositions. Solo de contrebasse. Batteur aux balais. Le pianiste ponctue. Bon massage cérébral. Le 4tet est reparti bien énergique avec le batteur aux baguettes. Bon feeling. Je voyage avec la musique.

Batteur aux balais. Je connais ce thème. Un classique du Be Bop il me semble. Souple, raffiné. Be Bop ou West Coast ? Les deux ? La rythmique balance bien. Je hoche la tête en mesure. Même en suivant le concert sur une télévision depuis le bar, ma zone de relégation ce soir au 38 Riv. Je n’entends rien des annonces des musiciens mais j’entends la musique.

Clarinette. Batteur aux balais. Air léger, rapide, mezzo voce. Jouer vite et doucement, ça c’est difficile techniquement. Et si bon à écouter ! Une spectatrice est si proche de la scène qu’elle remet les baguettes sur la batterie. Joli son scintillant de la batterie sous les balais pendant le solo de piano. La contrebasse impulse bien au centre. Retour de la clarinette au son fluide, léger. Ce ne sont pas des balais mais des baguettes souples. Roulez tambours, vibrez cymbales. Ca persiste et signe.

Retour au sax ténor. Batteur aux balais. Une ballade veloutée à souhait. Changement total avec un air rapide et le batteur aux baguettes. Retour au calme et à la ballade avec le batteur aux balais et le sax velouté à souhait. Ca repart à  fond les manettes puis s’arrête net. Solo perlé du piano avec le batteur aux balais et la contrebasse qui ronronne. La rythmique repart énergique avec le batteur aux baguettes. Cette succession d’ambiances entre calme et nervosité c’est l’idée centrale du morceau manifestement. Fin au rythme désarticulé mais toujours en ordre.

Un standard. Une ballade. Batteur aux balais. Je connais le thème dont le titre m’échappe. Je reconnais l’air de la chanson mais ne retrouve pas les paroles. Très bien joué d’ailleurs. Sensuel, intime, profond. J’ai trouvé. « Never let me go ». Un classique du trio de Keith Jarrett. Chanté par Nat King Cole bien avant. Solo de sax ténor sans soutien jusqu’au final groupé. Belle envolée. Shirley Horn l’a chanté aussi.

Clarinette. Batteur aux balais. Un air rapide, léger, délicieux. Solo de piano bondissant. Soutien rapide & ferme de la contrebasse & de la batterie.

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" Apfus Volume 1 " Julian Muro

Publié le par Guillaume Lagrée

Julian MURO

" Apfus Volume 1 "

Bandcamp. 2026

 

Julian Muro: chant, guitare, percussions, paroles, composition , arrangement, coproduction avec Dave Douglas

Bergamot Quartet: Ledah Finck, Sarah Thomas, Amy Tan, Irene Han

Ethan Cohn: contrebasse

Pauline Roberts: vibraphone, chant, percussions (3, 5 & 6)

Kulusé Souriant: batterie, chant, percussions (5 & 6)

Rintaro Minkami: percussions (5 & 6)

Alex Baiz Perry: claviers (5 & 6)

 

" Le Jazz est la plus parfaite musique de chambre de notre temps " (Jean Cocteau).

L'album " Apfus. Volume 1 " de Julian Muro constitue un nouvel exemple de cette pensée de l'an de grâce 1958. 

Pour jouer de la musique de chambre, rien de mieux qu'un quatuor à cordes. Après le Double Celli du Français Olivier Calmel, je découvre l'Argentin Julian Muro aquel s'adjoint le Bergamot Quartet ( pour la bergamote, savourez celle de Nancy en Lorraine. Je n'ai pas d'intérêt dans l'affaire).

Il y a ajouté un contrebassiste américain, une vibraphoniste & percussionniste américaine, un batteur & percussionniste français, un percussionniste japonais et un pianiste américain.

Bref, ce groupe est un cauchemar pour nationalistes et xénophobes. Plaignons les de ne pouvoir savourer le Jazz en général et cette musique en particulier.

La musique est contemporaine puisqu'elle est d'aujourd'hui. Elle chante la solitude urbaine: " No se esta solo " (1),  " Ay " (2). Cf extrait audio au dessus de cet article.

Musique très écrite, non sans dissonances. " Si Intro " (4), " Dormir Vestidx II. A prayer, a lullaby " (8).

Les morceaux s'enchaînent logiquement avec une fin logique qui invite au sommeil réparateur, habillé. " Dormir Vestidx I, II, III "  (7, 8 & 9). Non sans nous avoir réveillé au préalable avec " Si " en 3 parties ( 4, 5 & 6)

Au final, comment ne pas dire Oui à un beau jeune homme talentueux, bien entouré, qui joue et chante avec allégresse, " Si "? Cf vidéo sous cet article

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Miguel Castro Instable 5tet en 1ère mondiale au Café Les Belles

Publié le par Guillaume Lagrée

Miguel Castro

Instable 5tet

Café les Belles 

Paris, Ile de France, France

Vendredi 12 juin 2026, 20h30

 

Miguel Castro: guitare électrique, composition, direction

Capucine Hav: contrebasse

Benoist Raffin: batterie

Jean-François Petitjean: saxophone ténor

Benoît Meynier: saxophone ténor & soprano

 

Connaissant l'amour de Miguel Castro pour l'Italie, j'ai eu le plaisir de lui faire découvrir l'Italian Instabile Orchestra. Jouant déjà en 4tet avec un saxophoniste (cf vidéo sous cet article), Miguel Castro a décidé de créer un nouveau 5tet avec 2 saxophonistes et de l'appeler Instable Quintet

C'est ce groupe qui donnait son premier concert en France, à Paris, au Café Les Belles, le vendredi 12 juin 2026. Je fis partie des spectateurs privilégiés de cette première mondiale. 

Démarrage groupé. Chant. Contre chant. Elégant. Les saxs se succèdent, se répondent. Raffiné & énergique. Jolie envolée de la guitare en solo sans soutien rythmique. Montée en tension du quintette avec un son majestueux des saxophones.

Une sorte de Blues lancé par la rythmique. Avec des effets de guitare. Sons graves, voluptueux, étirés des saxophones ténor.  Comme des gros chats qui s'étirent. Solo de guitare bien chatouillée. Base rythmique solide entre contrebasse & batteur aux balais. Les saxs envoient bien. Premier solo de contrebasse. Le batteur fait rouler doucement les tambours. Ca revient en 5tet, grognant, s'étirant. Très sympathique. 

La guitare démarre sur un tempo plus calme. Quasiment de la Bossa Nova. Ostinato de la guitare alors que la contrebasse dirige. Au signal du batteur aux baguettes, les saxs enchaînent, coordonnés et veloutés. Au 2e sax de prendre la parole avec un son plus aigu. Retour au son d'ensemble en douceur, en souplesse.

Solo de contrebasse en intro. Grave, souple. Les notes rebondissent dans mon ventre et mes oreilles. Batteur aux balais. Ballade mélodieuse. Sax ténor & soprano. Son aigre doux du solo de soprano. Le guitariste enchaîne en vagues douces. Batteur aux baguettes. Gémissements du sax ténor bien poussé par la rythmique.

Morceau énergique en 5tet. Batteur aux baguettes. 2 saxs ténors. Ca avance groupé, soudé. La tension se relâche un peu quand les saxophonistes se reposent. Le groupe tourne en boucle autour du solo de batterie. Bonne vibration. 

PAUSE

2 saxs ténors. Son groupé. Le batteur tapote finement sur les bords de caisses. Ca finit plus énervé et toujours groupé.

Sax ténor et soprano. Solo de contrebasse bien poussé par le batteur aux baguettes et ponctué par la guitare.Duo ténor & soprano qui décrasse les tympans bien poussé par la rythmique. Bonne vibration. Vague puissante. Le guitariste reprend la main, en finesse, à traits vifs toujours bien poussé par la rythmique qui remet du charbon dans la machine à vapeur. Pas de microphone. Très agréable pour le son des instruments. Par contre, je n'entends pas ce que disent les musiciens.  Pas grave. 

Une ballade. Toujours aux baguettes puisque le batteur a oublié ses balais. Les deux saxs ténors mugissent somptueusement de concert. Solo de contrebasse avec un fin tapotis du batteur et vague douce de la guitare. Ca repart, remonte en 5tet.

Démarrage de la guitare. Le batteur décortique le temps. Ca pulse en douceur. Avec des saccades. 2 saxs ténors.

Pour finir, une ballade introduite par la rythmique. Ténor + soprano. Solo de soprano déchirant que la rythmique porte dans une vague chaude.

Première réussie. J'attends d'autres concerts de ce 5tet Instable de Miguel Castro. Je suggère un peu moins de soli et un peu plus de son d'ensemble en jouant sur l'échange entre les deux saxophones.

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No(w) Beauty + Médéric Collignon Jus de Bocse " The files of Miles " saisissent le Jazz sur le Vif

Publié le par Guillaume Lagrée

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Jazz sur le Vif

Maison de la Radio 

Studio 104

Paris Ile de France France

Samedi 6 juin 2026. 19h

Concerts à écouter sur France Musique dans le Jazz Club

 

Première partie: No(w) Beauty

Enzo Carniel: piano

Hermon Mehari: trompette

Damien Varaillon: contrebasse

Stéphane Adsuar: batterie

 

Voyage au bout de l'ennui. Cf extrait audio au dessus de cet article.

 

Deuxième partie: Médéric Collignon Jus de Bocse " The Files of Miles "

Médéric Collignon: cornet, voix, clavier, arrangements,  conception, direction

Yvan Robilliard: piano, claviers

Emmanuel Harang: guitare basse électrique

Franck Vaillant: batterie

Invités

Christophe Monniot: saxophones alto & sopranino

Manu Codjia: guitare électrique

Minino Garay: percussions

 

Salle obscure. Notes illisibles. Voici quelques souvenirs de ce concert.

Médéric Collignon est toujours un mélange explosif, à sa façon, entre Dizzy Gillespie (le scat, le chant, la danse, le clown) et Miles Davis (le son tranchant comme une lame de rasoir, l'économie de la note, le sens du silence). Cet homme vient des Ardennes, le pays d'Arthur Rimbaud. Lui aussi a des semelles de vent sous les pieds.

Yvan Robilliard est toujours fidèle aux postes. Le chevalier des touches. Créant des nappes de sons, des ambiances tant au piano qu'au clavier électrique. Son invention est à la hauteur de son leader.

Emmanuel Harang & Franck Vaillant à la batterie sont solides et tiennent la baraque. Il s'agit de jouer la musique du Miles Davis électrique. Surtout celui de 1968-1975, électrique, sujet d'un livre de Laurent Cugny. Et un peu celui des années 1980, les années Prince de Miles Davis. A mon goût, ils ne groovent pas autant qu'Al Foster (batterie, avec Miles Davis de 1972 à 1975 puis de 1981 à 1986) , Michael Henderson (basse, chez Miles Davis de 1970 à 1975) et Marcus Miller (basse, chez Miles Davis de 1981 à 1986).

Invités bien choisis.

Christophe Monniot a ajouté l'acidité et le mordant de ses saxophones.

Minino Garay a ajouté les couleurs de ses percussions. Des couleurs sud-américaines, argentines, que n'avait pas Miles avec Mtume (le percussionniste américain des années 70) & Mino Cinelu (le percussionniste français des années 80). 

Enfin Manu Codjia a fondu le tranchant de sa guitare dans la pâte sonore du groupe, gardant son identité sans oublier la mémoire des guitaristes de Miles Davis: John Mac Laughlin, Pete Cosey, Reggie Lucas, Dominique Gaumont (Français de Guyane), Mike Stern

J'ai reconnu l'ambiance planante de Konda, la pulsation implacable d'On the corner, la froideur glaciale d'In a silent way, la chaleur touffue de Bitches Brew, le punch de Jack Johnson.

Médéric Collignon et son Jus de Bocse en réalité augmentée nous ont emporté dans un maelström sonore. 

A savourer sans modération sur France Musique dans le Jazz Club.

 

Prochaine session de Jazz sur le Vif à la Maison de la Radio à Paris (F) le samedi 12 septembre 2026 à 19h avec un hommage à John Coltrane (100 ans en 2026) par Raphaël Imbert . Trane's Now. Concerts à écouter sur France Musique dans le Jazz Club.

La photographie de Médéric Collignon est l'oeuvre du Stupéfiant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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Double Celli fait vibrer le Son de la Terre

Publié le par Guillaume Lagrée

Antoine Banville par Juan Carlos HERNANDEZ

Antoine Banville par Juan Carlos HERNANDEZ

Olivier Calmel

Double Celli

Paris, Ile de France, France

Péniche Le Son de la Terre

Mercredi 3 juin 2026, 20h

 

Olivier Calmel: piano, composition, direction

Xavier Philipps: violoncelle

Clément Petit: violoncelle

Fredéric Eymard: violon alto

Johan Renard: violon

Antoine Banville: batterie

 

Attaque groupée. Je retrouve immédiatement le charme du groupe Double Celli piloté par l'Excellent Olivier Calmel. les tambours roulent. Le piano percute. Les cordes décollent. Moment de grâce liquide, parfait pour une musique jouée sur la Seine, à Paris, dans la péniche le Son de la Terre, en regardant passer les bateaux derrière les musiciens. Olivier se lève pour tapoter dans les cordes de la main gauche tout en jouant main droite sur le clavier. Antoine Banville ponctue finement sur les bords de caisses. le thème revient, de manière plus énergique. 

Ils ont joué " Métamorphoses " , le titre album puis vont jouer " Scherzo sostenuto ". Olivier Calmel nomme ses influenceurs musicaux: György Ligeti, Sergueï Prokofiev, Bela Bartok et Roger Calmel, son père. 

Démarrage en étirant les sons. Ca grince et gargouille élégamment. Le thème arrive, énergique, rapide. Solo de piano pour faire le pont. De l'autre bout de la scène, le batteur répond à mains nues sur les tambours. Ca sonne plus Jazz. D'ailleurs, Antoine Banville passe aux balais. Un violoncelliste ponctue en pizzicato. Le groupe repart. Toujours un violoncelliste en pizzicato mais pas toujours le même. Tension des cordes ponctuée par le piano & la batterie. Solo de violon soutenu par le piano & la batterie. Violoncelle en pizzicato.  Le thème revient. " Scherzo sostenuto ". Le groupe repart dessus.

Solo de violoncelle en pizzicato. Ca sonne oriental, proche de l'oud. Le groupe démarre. Ca sonne toujours oriental. Batteur à mains nues puis aux balais. Le tourbillon sonore s'élance. Le piano lance le thème que reprend le groupe. C'est jouissif. Olivier, debout, triture le piano main droite et joue main gauche sur le clavier. Solo d'alto soutenu par le groupe. Batteur aux baguettes. Ca pulse plus. Avec le pizzicato de Clément Petit, voisin du batteur et le solo à l'archet de Xavier Phillips. Atterrissage en douceur piloté par le pianiste. La péniche bouge plus quand un autre bateau passe sur la Seine. Le Son de la Terre reste à quai alors que nous voguons par l'esprit au son de Double Celli. C'était " Il Palio ", hommage à la course de chevaux de Sienne, Toscane, Italie.

" Le Hongrois déraille ". Aucun rapport avec un ancien Président de la République française. Aucun. Ca grince, percute doucement. Pour l'instant, le train est sur les rails. Ca sonne Europe centrale et orientale comme disent les diplomates et les géographes. Dialogue entre le violoniste et le batteur à mains nues. Tension entretenue par Clément Petit en pizzicato au violoncelle et les notes plaquées sur le piano de temps en temps. Antoine Banville aux baguettes découpe le tempo.

Duo piano violoncelle à l'archet (Xavier Phillips) . Beaucoup plus calme, romantique, rêveur. 

Le groupe repart sur un air plus rythmé. Batteur aux baguettes. Le fluide sympathique circule tout le long de la scène, sur la Seine, d'un musicien à l'autre. La tension demeure mezzo voce. Tout est sous contrôle. Dialogue percutant entre piano & batterie soutenu par Xavier Phillips en pizzicato sur son violoncelle amplifié. Le violon alto nous sort un solo de Blues à sa façon bien soutenu par le groupe. Le groupe accélère doucement avec le batteur aux baguettes.

" Intuition ". L'onde musicale circule comme l'eau de la Seine sous la péniche. C'est fluide, liquide. Le morceau calme, romantique. Les 4 violoneux tous aux archets. Batteur aux balais. Puis aux baguettes. C'est plus énergique. Le courant est de plus en plus fort. 

Après une introduction calme, démarrage énergique du groupe. Batteur aux baguettes. Tout se calme pour un court solo de piano et ça repart. Le pianiste écoute, relance par saccades. Bonne vague qui nous propulse. " Rage de Bali ".

" Final Opus " . Bel envol groupé. Batteur aux baguettes. Solo de violon alto bien enlevé. Poussé par la rythmique piano, violoncelle (Clément Petit), batterie. Violon et 2e violoncelle (Xavier Philipps) ajoutent leur vibration à l'archet. Le violoniste reprend la main. Ostinato du piano auquel répond le batteur aux baguettes ponctué par les cordes (violoncelles en pizzicato)

 

RAPPEL

" Festive toccata ". Cf extrait audio au dessus de cet article.

 

Pendant le concert, Mme D souriait et dansait assise. C'est dire si elle a apprécié une musique dont elle n'avait pas écouté une note avant cette soirée.

Après le concert, j'ai entendu Antoine Banville & Clément Petit parler de rythmes. Des perfectionnistes. Au profit de leur musique et de leurs auditeurs. 

 

 

 

La photographie d'Alntoine Banville est l'oeuvre du Percutant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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" Polka Dots and Ray Bans " Mike Clement

Publié le par Guillaume Lagrée

Mike CLEMENT

" Polka Dots and Ray Bans "

Bandcamp . 2026.

 

Mike Clement: guitare électrique, compositions

Tris Duncan: orgue Hammond B3

Gerald Watkins Jr: batterie

Julian Lee: saxophone ténor (2)

Miles Berry: saxophone ténor (5)

Connor Stewart: saxophone alto (8)

Leroy Jones: trompette (9)

 

Lectrices nouvelles, lecteurs d'Orléans, j'ai rencontré le guitariste canadien Mike Clement lors d'un séjour à La Nouvelle Orléans en avril 2024. Toujours en avril 2024, ce blog a chanté les louanges de son premier album " Hittin'it ".

Me voici à le célébrer de nouveau pour son deuxième album " Polka Dots and Ray Bans ". L'allusion subtile à un standard du Jazz " Polka Dots and Moonbeams " n'a pu vous échapper lectrices nouvelles, lecteurs d'Orléans.  Le premier hit de Frank Sinatra. Pour la guitare, écoutez la version de ce standard par l'Homme au pouce d'or, Wes Montgomery sur  l'album" The incredible Jazz guitar of Wes Montgomery " (1960).

Wes Montgomery fait certainement partie des Maîtres de Mike Clement. Vivant à La Nouvelle Orléans, il maintient ici la tradition du trio orgue Hammond B3, batterie, guitare électrique, illustrée par Jimmy Smith avec Wes Montgomery, Lou Bennett  avec Jimmy Gourley, Eddy Louiss avec René Thomas...

De temps en temps, le trio invite un souffleur. Appréciez la chaleur et la puissance qu'ajoute Miles Berry au sax ténor sur " Don't be sus " (5). Cf vidéo sous cet article. La chaleur et la sensualité de Connor Stewart sur " Instadaddy " (8).

La Nouvelle Orléans est surnommée aux Etats Unis d'Amérique " Big Easy ".  Cette aisance, ce bien vivre, ce bon temps qui roule (let the good times roll / laisse le bon temps rouler) se manifestent de manière particulièrement délectable à mes oreilles sur " Bohol  " (6).  Je l'écoute en roulant des épaules tout en écrivant cette chronique. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Mike Clement a pour but de faire passer du bon temps à ses auditeurs. Sans céder à la facilité. Pas de guimauve, pas de sirop. De l'énergie, du dynamisme, de la joie de vivre, de l'élégance. Cette musique se danse aussi bien qu'elle s'écoute.

Pour l'instant, pas de concert prévu sur la côte Est de l'Océan Atlantique, en Europe, en France. Lectrices nouvelles, lecteurs d'Orléans, je compte sur votre énergie et votre efficacité pour faire découvrir ce guitariste canadien sur scène en France et en Europe. Faites le sponsoriser par une entreprise de lunettes de soleil si besoin. 

En attendant, consommez sans modération son 2e album " Polka Dots and Ray Bans ". 

 

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