Claudia Solal * Spoonbox. " Room Service "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

CLAUDIA SOLAL*SPOONBOX

" ROOM SERVICE "

 

Album Le Chant du Monde. Distribution Harmonia Mundi.

 

Sortie le jeudi 22 avril 2010. Concert le mercredi 5 mai 2010 au Studio de l'Ermitage à Paris.

 

2454156993_1.jpg

Claudia Solal: voix

Benjamin Moussay: claviers

Jean Charles Richard: saxophones

Joe Quitzke: batterie

Invité

Régis Huby: violons

 

La photographie de Joe Quitzke est l'oeuvre du Pétillant Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Après s'être construit un univers sur scène depuis 2006, le quartet Spoonbox de Claudia Solal nous livre le fruit de ses travaux, de ses nuits, de ses jours sur un album très éloigné de l'ordinaire des chanteuses formatées et clonées par l'industrie du spectacle.

 

Des réminiscences Princières affleurent dans la première chanson qui finit par une sorte de dance folle.  La deuxième voyage entre piano et harpe (les cordes du piano) à travers la musique contemporaine. Un bijou nostalgique en duo piano/voix comme le précédent album de Claudia Solal, " Porridge Days ".La petite souris reprend sa course folle dans la troisième chanson. Je vous laisse découvrir la suite, aimables lectrices, sympathiques lecteurs.

 

Chaque chanson possède son ambiance particulière entre joie et angoisse sans jamais rien de classique, de prévisible. Chaque chanson est un court métrage qui excite l'imagination de l'auditeur, libre de se raconter sa propre histoire.

 

Invité, le violoniste Régis Huby vient ajouter sa glisse à l'ensemble, fusionnant avec le saxophone soprano de Jean Charles Richard. Benjamin Moussay navigue entre claviers acoustiques et électriques sans jamais se perdre en Mer. Jean Charles Richard apporte la sensualité, la chaleur du baryton, l'aigreur, l'acidité du soprano. Joe Quitzke lie le tout. Pas de basse. Cela ancrerait trop cette musique fluide, légère comme l'air, légèreté qui n'est pas signe d'insignifiance.

 

La musique semble partir dans tous les sens alors que le groupe est soudé, cohérent. C'est là que se reconnaît l'art, la maîtrise. Comme son père, Martial Solal, Claudia cultive l'art de la surprise. Cet album est un recueil de nouvelles. A vous de le lire d'une traite ou d'y piocher au gré du hasard, de vos envies.Les amateurs du célèbre conteur arabe, Cheikh Espire y trouveront leur bonheur. Les oxoniens distingués noteront la pureté des accents toniques de Claudia Solal qui écrit et chante en anglais. Ouvrez grand vos écoutilles, faites appel au Room Service de Claudia Solal et ses hommes, votre séjour sera inoubliable.

 

 

 

 

 

Commenter cet article

encore moi 10/12/2010 03:57


Fichtre ! j'aurais dû penser au Sheik Yerbouti de Zappa !!!

Pour la peine voici un lien vers une vidéo toute récente de la dame:

http://www.dailymotion.com/video/xfkhbo_jean-marc-padovani-sketches-cascades_music


moi 09/12/2010 15:53


Le Cheikh Espire ? Inconnu au bataillon Google… ??


Guillaume Lagrée 09/12/2010 21:43



Cher Monsieur Moi,


savez vous que ni Google ni Internet ne contiennent tout le savoir du monde?


Il suffit de lire Cheikh Espire pour voir une allusion à Shakespeare William.


L'été 1986, j'étais en vacances chez mon grand père maternel, fidèle lecteur du Monde depuis 1945. Je lus dans le Monde cette brève qui le fit beaucoup rire et me fait encore rire.


Le Colonel Mouamar Khadafi, Chef suprême de la Grande Jamhirya libyenne arabe et socialiste a déclaré, à propos de l'identité réelle de William Shakespeare (sujet toujours débattu par les
experts), qu'il s'agissait d'une ignoble récupération par les infâmes colonialistes anglais du fameux conteur arabe Cheikh Espire.


Le colonel ne plaisantait pas. Moi, ça me fait rire. Peut-être ai je tort...