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Ciné Jazz à Carolles Plage (50 ) du 9 au 17 août 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Ciné Jazz à Carolles plage,

Manche, Basse Normandie,

France

Racine Jazz Collection Jo Milgram

La Cinémathèque de la Danse de Paris et le festival Jazz en Baie vous proposent la diffusion exceptionnelle de la collection de films de jazz de Jo Milgram, passionné par la musique et le cinématographe. Cette collection réunit des copies 16mm d'une soixantaine d'heures. Elle est constituée de documents anciens et uniques au monde, de la premire apparition de Duke Ellington la Salle Pleyel en 1933 en passant par les concerts de Louis Armstrong, Cab Calloway ou Charlie Parker, des clubs de Harlem aux images uniques de Django Reinhardt, les plus fameux musiciens cotoient les tap-dancers, de Bill Robinson Jimmy Slyde et aux légendaires Nicholas Brothers.

A l'affiche

Ladies Jazz

Projection au Salon Pioneer Samedi 10 aout à 19h30 | Mardi 13 aout à 21h00

LADIES JAZZ (75mn) Betty Boop A Hunting We Will Go, 1932, de Dave Fleischer / Tessie Maize « Someday Sweetheart », 1930 / Valaida Snow Pièges, 1939, de Robert Siodmak, avec Joe Turner / Dorothy Dandridge A Jig in the Jungle, 1941 / Vanita Smythe « They Raided the Joint », 1946 / Mabel Lee « Chicken Shack Shuffle », 1943 / June Richmond « Hey Lawdy Mama », 1944 / Martha Davis « Vip-I-Ty Vip-I-Ty-Vop », 1955 / Sarah Vaughan « Perdido », 1955 / Ina Rae Hutton and Her Melodears The Big Broadcast of 1936, 1935, de Norman Taurog / The International Sweethearts of Rhythm How'bout that Jive, 1946, de Ray Sandford / Ethel Waters On With the Show !, 1929, d'Alan Crosland / The Cotton Club Girls Slow Poke, 1932, avec Bunny Briggs à l'âge de neuf ans / Jeni LeGon et les Peters Sisters Ali Baba Goes to Town, 1937, de David Butler / The Boswell Sisters The Big Broadcast 1932, de Frank Tuttle / Ella Fitzgerald Duke Ellington at the Côte d'Azur., 1966, d'Alexander Arens / Katherine Dunham Star Spangled Rhythm, 1942, de George Marshall, avec Eddie « Rochester » Anderson / Dinah Washington « I Don't Hurt Anymore », 1955 / Eleanor Powell Lady Be Good, 1941, de Norman Z. McLeod / Anita O'Day Jazz on a Summer's Day, 1960, de Bert Stern / Sister Rosetta Tharpe « Didn't It Rain », 1964 / Mary Lou Williams Music on My Mind 1989, de Joanne Burke / Billie Holiday « God Bless the Child », « Now or Never », 1951, de Will Cowan / Mahalia Jackson « Down by the Riverside », c. 1968

Durée (75mn) / Gratuit

On Stage

Projection au Salon Pioneer Dim 11 aout à 19h30 | Mercredi 14 aout à 21h00

ON STAGE (73mn) An American in Paris (1951) de Vincente Minnelli / The Pirate (1948) de Vincente Minnelli avec les Nicholas Brothers. / Jazz Jamboree (1953) d'Edgar et Georges Roulleau & Jean-Pierre Richard avec Sidney Bechet, André Rewliotty, Claude Luter, Raymond Fol, Bernard Zacharias, Michel Attenoux, Marcel Bornstein. / Louis Armstrong at Newport (1970) de George Wein et Sidney J. Stiber avec Dizzy Gillespie, Louis Armstrong et The Bobby Hackett Quintet / Coleman Hawkins (1960) avec Roy Eldridge, Johnny Guarnieri, Milt Hinton, Cozy Cole / Soul to Soul (1971) de Denis Sanders avec Tina Turner et Wilson Pickett / Saxophone Colossus (1998) de Robert Mugge / avec Sonny Rollins / Art Tatum (1943) I Got Rhythm & (1931) avec George Gershwin / Charlie Barnet (1949) avec Bunny Briggs / Duke Ellington at the White House (1969) de Sideny J. Stiber, avec Duke Ellington / Its a Man's World et You're Out of Sight (1966) avec James Brown / Boogie-Doodle (1978) de Norman McLaren / Coup de chapeau Gene Kelly / Du Barry Was a Lady, 1943, de Roy Del Ruth.

Durée (73mn) / Gratuit

Jazz Club (73mn)

Projection au Salon Pioneer Jeudi 15 aout à 21h00 | Samedi 17 aout à 19h30

JAZZ CLUB (73mn) American Bar, La Revue des revues (1927) de Joe Francis avec Josphine Baker Black and Tan Fantasy (1929) de Dudley Murphy, avec Duke Ellington et Fredi Washington / Calling All Stars (1937) de Herbert Smith, avec Buck and Bubbles et Les Nicholas Brothers / Coup de chapeau Lionel Hampton Cobb's Idea, TV Special, Love You Like Mad, / Love ; You Like Crazy, Airmail Special, Studio et Snader Telescriptions (1951), de Duke Goldstone, avec Lionel Hampton, Milton Buckner / Jesse, James and Cornell (1944), alias Jesse Franklin, James Hawthorne et Carnell Lyons / Count Basie and His Sextet (1951), de Will Cowan, avec Billie Holiday / Jammin' the Blues (1944), de Gjon Mili, avec Lester Young, Barney Kessel, Red Callender, Jo Jones Illinois Jacquet, Sidney Catlett, Archie Savage et Mary Bryant.

Durée (73mn) / Gratuit

+ toute la programmation sur www.jazzenbaie.com

 

 

Pour avoir assisté en 2008 à une projection d'extraits de la collection de Jo Millgram (1916-2005) à la Cinémathèque de la Danse, à Paris, je peux vous garantir, lectrices Swing, lecteurs Hot, qu'elle est exceptionnelle. Même pendant l'Occupation allemande de la France, alors que nazis et collaborateurs voulaient le tuer parce qu'il était né Juif, il réussit à écouter et collectionner du Jazz.

Afin de vous donner l'eau à la bouche, lectrices Swing, lecteurs Hot, voici un extrait de la collection de Jo Milgram. La classe. 

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Sélection de festivals de Jazz en Alsace, en Bretagne, à Paris pour août 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices estivales, lecteurs festifs, c'est avec l'honnêteté d'un président de club de football professionnel pendant le mercato estival que je vous propose la sélection suivante de festivals de Jazz en Alsace, en Bretagne et à Paris pour le mois d'août 2013.

pierrick-pédron.jpg

 

 

La photographie de Pierrick Pédron est l'oeuvre du Tonitruant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilsation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

 

 

Deux festivals de Jazz au vert:

- en Alsace, dans le Bas Rhin, à la Petite Pierre, festival Au grès du jazz du vendredi 9 au samedi 18 août 2013 avec notamment le pianiste français Edouard Ferlet le lundi 12 août, le percussionniste indien Trilok Gurtu le jeudi 15 août, le contrebassiste américain Ron Carter le samedi 17 août.

- en Bretagne, dans les Côtes d'Armor, à Langourla, festival Jazz in Langourla du vendredi 9 au dimanche 11 août 2013 avec notamment le saxophoniste ténor Frédéric Borey le vendredi 9 août, le guitariste David Reinhardt le samedi 10 août, le saxophoniste alto Pierrick Pédron le dimanche 11 août pour son album " Kubic's Monk ".

 

 

Festivals de Jazz à Paris:    

Les clubs parisiens font leurs festivals d'été eux aussi.

Cité de la Musique

L'exposition " Musique et cinéma:le mariage du siècle? " se tient jusqu'au dimanche 18 août.

New Morning

Fin du festival All Stars le Jeudi 1er août à 21h: Joao Bosco, légende de la chanson brésilienne.

Duc des Lombards:

Festival Summer Sessions

Mardi 20 et mercredi 21 août à 21h: Rémi Vignolo (batterie) avec Nelson Veras (guitare). La présence de Nelson Veras dans un concert est une garantie d'excellence. Même les New Yorkais le savent alors que Nelson vit et joue en France pour notre plus grand plaisir.

Vendredi 23 août à 21h: le trio de Frank Amsallem (piano) avec Matthias Alamane (contrebasse) et Karl Jannuska (batterie). Swing moderne.

Vendredi 30 et samedi 31 août à 20h et 22h: le quartet de Sébastien Llado (trombone, conques). Comme musicien, arrangeur, compositeur, showman, ami, je ne peux que chanter les louanges du Divin barbu Sébastien Llado.

Sunset-Sunside

Festival Pianissimo consacré au piano comme son titre l'indique.

Vendredi 9 et samedi 10 août à 20h et 22h: le trio de Jacky Terrasson (piano) avec Leon Parker (batterie). Show devant!

Vendredi 16 août à 21h: le trio de Pierre Christophe (piano) rend hommage à Jaki Byard. Le Jazz en héritage.

Mercredi 21 août à 21h: le quartet d'Alain Jean-Marie (piano) avec la Superbe Airelle Besson (trompette). Aérien, élégant, forcément.

Mercredi 28 août à 21h: le trio de Pierre de Bethmann (piano) avec Sylvain Romano (contrebasse) et Tony Rabeson (batterie). A découvrir sur pièces et sur place.

Jeudi 29 et vendredi 30 août à 21h: New Blood Quartet d'Aldo Romano (batterie) avec Michel Benita (contrebasse), Alessandro Lanzoni (piano) et Baptiste Herbin (saxophones). Aldo Romano lance deux nouveaux jeunes musiciens. A suivre.

Samedi 31 août à 21h: le trio de René Urtreger (piano) avec Yves Torchinsky (contrebasse) et Eric Dervieu (batterie). Dans le royaume du Jazz, il n'est nul besoin de présenter le Roi René.

Pour ceux qui veulent encore plus de piano, en bord de mer, rendez-vous aux Pianofolies du Touquet-Paris Plage, Pas de Calais, Nord Pas de Calais, France. 85 pianistes seront au programme du mardi 20 au mardi 27 août dont Martial Solal (glop, glop) en trio avec François Moutin, contrebasse (glop) et Louis Moutin, batterie (pas glop) le mardi 20 août à 20h30.

Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, si vous n'aimez pas la campagne, si vous n'aimez pas la ville, si vous n'aimez pas le Jazz, le festival Classique au vert vous attend tous les samedis et dimanches après-midi du samedi 3 août au dimanche 15 septembre 2013 au Parc floral de Paris.

 

Pour avoir une idée des grandes délices qui vous attendent au festival Jazz in Langourla dans les Côtes d'Armor, en Bretagne, du vendredi 9 au dimanche 11 août 2013, voyez le film promotionnel ci-dessous, lectrices estivales, lecteurs festifs. Que le mois d'août vous soit doux.

 

 

 

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RECLAME: Concours Yamaha My Tyros Story jusqu'au 30 septembre 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

RECLAME

Yamaha met en place jusqu'au lundi 30 septembre 2013 un concours à destination du grand public : "  My Tyros Story ". 
Présentation du concours My Tyros Story.
Musiciens en herbe et possesseurs de claviers Tyros sont invités à envoyer leur composition pour faire parti des 20 finalistes, tenter de gagner des cadeaux exceptionnels et pour les plus chanceux de participer à la grande finale " La Tyros Night ", le mercredi 27 novembre 2013 sur la scène de la salle Watteau à Nogent sur Marne, Val de Marne, Ile de France, France.    
Martial Solal, comme Edouard Ferlet, joue sur un piano Yamaha. L'accordeur du piano de Martial Solal est Japonais. Il vient lui rendre visite en France de
temps en temps. Ici, au Village Vanguard à New York, USA, en 2001, Martial Solal improvise en solo sur " Lover Man ". Silence. Maître à l'oeuvre.


 
                                 

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Francesco Bearzatti Tinissima 4et " Monk'n Roll "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 

Francesco Bearzatti

Tinissima Quartet

 

 

" Monk'n Roll "

CamJazz. 2013

 

Francesco Bearzatti: saxophone ténor, clarinette, électronique, voix

Giovanni Falzone: trompette, effets humains, voix

Danilo Gallo: basse acoustique et électrique, guitare basse électrique, voix

Zeno de Rossi: batterie, percussions, sifflet, voix

 

Francesco Bearzatti

La photographie de Francesco Bearzatti est l'oeuvre du Précieux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Lectrices attentives, lecteurs méthodiques, vous avez déjà noté sur ce blog les chroniques de l'album hommage "  X (Suite for Malcom) " et du récent concert à la Défense du Tinissima Quartet du saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti.

Il est temps maintenant de parler du nouvel album consacré à Thelonious Sphere Monk (1917-1982) de ce quartet. Comme Pierrick Pédron, l'oeuvre de ce pianiste est jouée sans piano. Mais là où Pierrick Pédron restait fidèle aux partitions, en acoustique, Francesco Bearzatti e ses ragazzi jouent à entrechoquer le répertoire de Monk avec des standards du Rock et de la Pop des quarante dernières années. Le résultat est parfois horripilant (n°6: Trinke Tinkle/Back in Black) parfois éblouissant (n°7: Round Midnight/Waling on the moon), toujours surprenant, dérangeant, jamais lénifiant. Ils prennent des risques, osent, construisent, déconstruisent, partent de l'oeuvre accomplie pour accomplir la leur. Bref, c'est du Jazz avec une énergie Rock.

La pochette reprend celle d'un album de Monk " Underground " sauf que cette fois c'est Monk qui se retrouve lié et non plus un officier SS. Ils aiment tellement Monk qu'ils l'attachent pour mieux s'en détacher. Au mur, le portrait de Charles de Gaulle en général de 1940. Si vous me demandez pourquoi, je vous répondrai que je n'en sais rien.

Parfois, ils jouent l'oeuvre telle quelle comme " Misterioso " (n°5) ou " Crepescule with Nellie " (n°12). Parfois, le Rock l'emporte avec classe, surtout quand il est jazzy comme " Criss Cross/Walk on the wild side " (n°16) qui conclue l'album. Le plus souvent, la fusion des deux genres est stimulante au point que l'auditeur se demande pourquoi elle n'a pas été tentée avant comme " Bemsha Swing/Anothe one bites the dust " (n°2), " In walked Bud/Billie Jean " (n°8), " Misterioso/Shine on your crazy diamond " (n°9 et 14) , " Brilliant Corners/Under pressure " (n°10).

Quant aux musiciens, Francesco Bearzatti et Giovanni Falzone sont ce qui se fait de mieux comme souffleurs sur les deux rives de l'Océan Atlantique. Ils sont créatifs, puissants, émouvants, innovants. Danilo de Galo et Zeno Rossi maintiennent un tempo d'enfer et sont capables de trésor de douceur. Le bassiste est aussi capable de jouer comme un guitariste de Roc. Impressionnant.

Un journaliste demanda un jour à Thelonious Monk: " Quel genre de musique aimez vous? ". Monk répondit: " J'aime toutes sortes de musique ". Le journaliste insista: " Aimez vous la country music ? ". Monk ne répondit pas. Le journaliste reposa sa question. Monk se tourna alors vers son producteur: " Je crois que le gars a du mal à comprendre ". Gageons qu'il aurait aimé " Monk'n Roll " du Tinissima Quartet

 

Voici le premier concert du Tinissima Quartet dans ce répertoire. C'était en Italie,en Vénétie, à l'Udine Jazz Festival, le 28 juin 2012. Rien à ajouter.

 

 


 

 

 

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Hermeto Pascoal enflamme le New Morning

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 Hermeto Pascoal

Paris. Le New Morning.

Festival All Stars

Lundi 22 juillet 2013. 21h

 

 

Hermeto Pascoal: basse, chaudron, corne, flute, melodica, piano, verre d’eau, voix

Itebere Swarg: guitare basse électrique

Marciao Bahia : batterie

Fabio Pascoal : percussions

Vinicius Dorin : flûte, saxophones ténor et soprano.

Andre Pereira Marques : piano

Aline Morena : voix, guitare

Invité surprise :

Cacau : saxophone alto

 

Tous les Parisiens qui ne sont pas partis à la plage et/ou aux JMJ de Rio s’enthousiasmer pour le Pape jazzman sont ici. L’albinos fou, comme disait Miles Davis, amène le Brésil à Paris et le New Morning est plein à ras bord. 

 

Ca commence par un Free Jazz de canard entre chanteuse et saxophoniste (O Pato chantait Joao Gilberto). La rythmique pulse tout de suite. C’est une musique faite pour danser en plein air au bord de la Mer et nous sommes assis dans une salle à Paris. Dommage. Hermeto arrive sur scène barbu, chevelu et chapeauté. Sa musique bondit, sautille, glapit. Son marmonnement fait penser à celui de Robert Wyatt, autre sorcier barbu et chevelu de la musique. Il y aussi un pianiste de bal de luxe à la brésilienne. Retour du sax au ténor. Gros son. Gato Barbieri l’Argentin n’a jamais joué avec Hermeto Pascoal, le Brésilien et c’est bien dommage. Jeu de synthé déglingué, ludique du Mago. Dialogue de funanmubles entre le sax soprano et Hermeto. La rythmique tient le tout. 

 

Ca repart avec une chanteuse qui vocalise à tous les vents avec le sax soprano. Oulsation de la basse, zébrures du clavier. Ca bouge de partout. Ce n’est pas du Brésil de pacotille. C’est une comptine, une incantation, un chant, une vibration. La chanteuse est un instrument de musique. Rythmiquement, ça vous prend dans la lessiveuse. Votre tête devient maracas. Aline chante désormais, séductrice à souhait. Solo de sax ténor véhément, passionné. Au tour de la rythmique de se mettre en avant avec un peu de piano guimauve. Ca ne dure pas longtemps car basse et batterie durcissent le ton. Arrivée sur scène d’un Brésilien de Paris, grand ami d’Hermeto Pascoal, Cacau (sax alto). Hermeto s’est levé pour pousser la rythmique derrière Cacau. Chaud, Cacau ! Ca c’est fait. Le groupe repart soudé avec la chanteuse, le sax ténor montant en flèche. C’est l’Amazone ici : chaleur, moiteur, sons étranges, force impérieuse. 

 

Les morceaux s’enchaînent à l’américaine. Pas de temps mort. Le batteur relance et ça repart. Hermeto chantonne avec son bassiste. Cet homme a 77 ans, l’âge limite pour lire Tintin. Quelle forme aurai-je à son âge ? Ca balance sérieusement. Maintenant, chanteuse et sax sorpano jouent la sirène d’alarme. La rythmique reprend. Cacau remonte sur scène. C’est la fête des sons. Duo d’oiseaux entre les saxos, sans support rythmique. Ca vibre et ça vrille. Hermeto les rejoint avec un son de clavier étrange et un vieux standard de Jazz dont le titre m’échappe. La rythmique, avec Hermeto, a repris derrière Cacau. C’est le passage jazz mais ça ne sonne pas comme une pâle copie des Grands Anciens plutôt comme un rafraîchissement à la brésilienne. Vinicius Dorin joue aussi diaboliquement de la flûte. Ca se finit avec un solo de batterie à la brésilienne, c'est-à-dire axé sur les tambours.

 

Après 30 secondes de pause, ça repart sur une samba endiablée. Le shaker à la brésilienne. Tout s’arrête pour un solo de piano bien rythmé lui aussi. Hermeto rejoint son pianiste pour lui masser les épaules puis le relance au tambourin. Cet homme est un créateur qui joue et crée sérieusement sans se prendre au sérieux. Comme feu Dizzy Gillespie.

 

PAUSE

 

Il n’est que 22h30. La musique est fantastique mais la salle est étouffante de chaleur et de moiteur malgré les ventilateurs. De plus, il y a école le lendemain. Je quitte le New Morning gorgé de sons et de rythmes. J’espère que ma sympathique voisine de droite qui, elle, est restée nous racontera la suite de ce concert.

" Quand je ne sais plus rien, j'écoute Hermeto Pascoal " (Miles Davis/Selim Sivad). Pour vous rafraîchir de cet été torride, voici, lectrices assoiffées, lecteurs asséchés, Hermeto Pascoal et ses hommes jouant dans une rivière au Brésil. " Musica da lagoa ". Rien à ajouter.

 

 

 

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Ricky Ford & Ze Big Band " Sacred Concert "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Ricky Ford &
Ze Big Band  

 

" Sacred Concert "

Ze Big Band. Distribution Avel Ouest. 2013

Avec le soutien de la région Bretagne, de la ville de Rennes, de l'orchestre symphonique de Bretagne,

du centre culturel Jacques Duhamel (Vitré, Ille et Vilaine, Bretagne, France)

 

Ricky Ford: saxophone ténor, compositions, arrangements

Ze Big Band est un orchestre de Jazz de 17 musiciens dirigé par Fred Burgazzi (trombone)

 

Ricky Ford

La photographie de Ricky Ford est l'oeuvre du Véhément Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Le saxophoniste ténor noir américain Ricky Ford vit en France et a la chance de disposer d'un grand orchestre de Jazz à son service, Ze Big Band. Il en profite et il a bien raison. Quoique Bourguignon d'adoption, c'est en Bretagne qu'il a retrouvé son fidèle complice Fred Burgazzi et ses hommes pour un programme de musique sacrée Jazz où les morceaux sont composés et/ou arrangés par ses soins.

L'orchestre est manifestement influencé par ceux de Duke Ellington et de Charles Mingus ce qui est logique puisque Ricky Ford a joué dans l'orchestre dirigé par Merce Elliington à la mort du Duke en 1974 puis dans celui de Charles Mingus devenu Mingus Dynasty suite à la mort de son chef en 1979.

Ricky Ford a, lui, le feu sacré de bout en bout de ses interprétations. Je retiens particulièrement le titre " Humble Souls " (n°5) comme exemple de fusion entre le soliste et l'orchestre.

Alors qu'un Jésuite zélé veut faire passer le Pape François pour un Jazzman, mieux vaut écouter un Jazzman qui a la foi en Dieu et la musique, Ricky Ford, accompagné par un orchestre plein d'allant, Ze Big Band.

Athées, agnostiques, mono et poly théistes peuvent en profiter l'esprit en paix. Le message de chaleur et de beauté passera toujours sauf pour ceux dont la religion interdit la musique mais ceux là sont à plaindre.

 Voici Ricky Ford & Ze Big Band jouant " Psalm 103 " de Ricky Ford au Festival Jazz à Vitré le 2 mars 2012. Rien à ajouter.

 

 


 

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Les Rare Jazz Videos de Pedro Mendes: un trésor suspect.

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices rigoureuses, lecteurs sérieux, il est grand temps pour vous de découvrir, si ce n'est déjà fait, Pedro Mendes et ses Rare Jazz Videos.

Il semble que Pedro Mendes soit un collectionneur brésilien qui dispose d'une collection hallucinante de vidéos de Jazz sur les cinquante dernières années. Je ne suis pas sûr qu'il respecte les droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique que défend, pour la France, la SACEM. En tout cas, ce qui est certain c'est qu'il n'a pas répondu à mes questions et que certaines de ses vidéos ont disparu de Youtube suite à des plaintes des ayant-droit comme l'iNA pour une vidéo de Dizzy Gillespie à la télévision française en 1971 accompagné par Martial Solal (piano), Henri Texier (contrebasse) et Daniel Humair (batterie).  

Ce qui est sûr aussi, c'est que cet homme dispose de trésors audiovisuels qui font blémir d'envie les Jazz fans et Jazz freaks. Parmi les 34 vidéos qu'il fait figurer sur Youtube, vous pouvez déjà en voir une sur ce blog dans l'article sur Gato Barbieri. Il en possède une centaine en fait.

En voici une autre pour votre délectation, lectrices rigoureuses, lecteurs sérieux, le Modern Jazz Quartet composé de John Lewis (piano), Milt Jackson (vibraphone), Percy Heath (contrebasse) et Connie Kay (batterie) jouent " Bag's groove ", une composition de Milt Jackson pour la RAI en 1961. Appréciez l'élégance de la présentatrice en italien et en anglais. A comparer avec la version de Bobby Jaspar (saxophone ténor) et Sacha Distel (guitare électrique) qui illustre cet article. Profitez en.

 

 

 

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Le Quintette de Steve Swallow et Carla Bley en concert au New Morning (Paris)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Carla Bley &

Steve Swallow Quintet

Paris

Le New Morning

Festival All Stars

Jeudi 18 juillet 2013. 21h.

 

Carla Bley: orgue Hammond

Steve Swallow: guitare basse électrique

Chris Cheek: saxophone ténor

Steve Cardenas: guitare électrique

Jorge Rossy: batterie

 

 

Carla Bley

 

La photographie de Carla Bley est l'oeuvre du Félin Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Je me souviens de Carla Bley et Steve Swallow en concert en duo à Rennes il y a vingt ans. C"était merveilleux.

Quant au concert à Paris au New Morning le jeudi 18 juillet 2013, je suis parti à l'entracte. No comment.

 

Quand Carla et Steve jouent tous les deux en amoureux, je le répète, c'est merveilleux. Exemple ci-dessous. Nul besoin de connaître les poèmes de Yeats en version originale pour comprendre les paroles. Amusons nous avec Carla Bley et Steve Swallow.

 

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Gato Barbieri " Chapter One: Latin America "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Gato Barbieri

" Chapter One: Latin America "

Impulse. 1973.

Réédition Verve. 2009.

 

Gato Barbieri: saxophone ténor, compositions sauf " India " (n°2) de J.A Flores et M.O Guerrero

Personnel détaillé dans l'album.

 

Leandro " Gato " Barbieri est né en Argentine, à Rosario, comme Ernesto " Che " Guevara et Lionel " Leo " Messi. Cette ville a quelque chose de spécial manifestement. El Gato fêtera ses 79 ans sur scène au Blue Note à New York le 28 novembre 2013.

En 1973, après le succès international du " Dernier Tango à Paris " de Bernardo Bertolucci avec Marlon Brando et Maria Schneider, El Gato profita de l'argent gagné avec sa musique du film pour réaliser un rêve, revenir en Argentine, réunir la crème des musiciens locaux (par exemple Dino Salluzzi au bandonéon sur " Nunca Mas ", 4e morceau de l'album) et enregistrer une musique nouvelle mêlant le Free Jazz (le saxophoniste ténor de " Where is Brooklyn? " et " Symphony for Improvisers " de Don Cherry, c'est lui), la Pop (basse et guitare électriques) et les musiques latino américains pour jouer, chanter, crier la liberté.

Le résultat, plus de 40 ans après, est toujours aussi puissant et émouvant. Cela commence, en toute logique, avec " Encuentros ", 12mn29 d'orgie rythmique et mélodique, se poursuit plus calmement avec " India " qui n'a rien à voir avec le thème éponyme de John Coltrane, repart sur les chapeaux de roue (Juan Manuel Fangio, lui aussi, était Argentin) avec " La China Leoncia " (n°3). Retour au calme avec une essence de tango jazzé " Nunca mas " où le sax ténor devient frère de sang du bandonéon pour finir avec une morceau frustrant pour l'auditeur (c'est voulu et réussi), " To be continued " (2mn 27). Cette fois, Gato est allé à Rio de Janeiro. Il nous présente un à un les instruments brésiliens qui, tour à tour, entrent dans la danse, commence à jouer et c'est fini. De fou de joie, l'auditeur devient fou de rage, se repasse l'album en boucle, ne peut plus écouter une autre musique, veut s'offrir les chapter two, three and four des aventures d'El Gato chez Impulse, impose cette musique à sa compagne, ses voisins, ses amis, en parle sur son blog.

Bref, vous l'avez compris, lectrices Latines, lecteurs Américains, " Chapter One: Latin America " de Gato Barbieri est un album indispensable.

El Gato revint ensuite à New York avec ses musiciens argentins. Les voici jouant sur une terrasse d'immeuble lors des 5 premières minutes du documentaire ci-dessous " Jazz is alive and well in New York " (1973), la suite étant réservée à Billie Holiday interprétée par Diana Ross ( " Dirty Diana " pour Michael Jackson) et racontée par Carmen Mac Rae. La liberta, la liberta! Viva Gato Barbieri! Quel growl de saxophone ténor! Rien à ajouter.

 

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RECLAME: " Pure imagination " l'album autoproduit de Michel Goldberg

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 


Bonjour,
 
Et merci de me faire le plaisir de bien vouloir écouter mon enregistrement « Pure imagination ». 
 
Pour l'avoir en votre possession, il faudra le télécharger ce qui est très simple et quasiment automatique. 
 
Pour ce faire, il suffira de cliquer sur le lien correspondant à votre demande et le téléchargement débutera immédiatement (les liens en question figurent plus bas…). 
 
Une fois le téléchargement terminé, il ne vous restera plus qu'à écouter tranquillement la musique après l'avoir importée dans votre lecteur (iTunes par exemple) ou d'avoir gravé un disque à partir des fichiers. 
 
Vous pouvez choisir différents formats pour le téléchargement (vous n'êtes pas limité à un seul format : le fait que vous optiez pour plusieurs procédés ne dérange nullement) :
– Format .Mp4 : format numérique dont le procédé de compression donne un son excellent et très proche de celui d'un CD. Il est lisible sur l'ensemble des plateformes et des lecteurs musicaux (iTunes, iPod, etc.). 
– Format .WAV qui permet de graver un CD qu'il est ensuite possible d'écouter sur une chaîne Hi-Fi conventionnelle (ou un autoradio, etc.). Dans ce cas, le son n'ayant subit aucune compression est équivalent en qualité à celui d'un disque du commerce. Mais de ce fait les fichiers sont plus gros ce qui rend leur usage inapproprié pour une lecture numérique (iPod, etc.). 
 
Je vous informe qu'à chaque téléchargement à partir de ces liens, je dois m'acquitter d'une taxe de 0,7 € à la SACEM/SDRM afin de réversion des droits d'auteurs aux « ayant-droits » des œuvres enregistrées (compositeurs ou leurs descendants, éditeurs, etc). 

Je ne vois absolument aucun inconvénient à cela si le téléchargement ainsi que l'écoute des enregistrements vous procurent du plaisir. Mais je pense qu'il fallait que vous le sachiez. 
 
Je vous rappelle également qu'il vous est tout à fait possible de me faire un don : vous pouvez par exemple m'envoyer un chèque d'un montant totalement libre à :
Michel Goldberg
33 avenue de Brocéliande
35400 Saint-Malo
FRANCE
 
Ou via le site PayPal (il y a un « bouton Paypal » sur mon site dans la rubrique « Obtenir le disque » ou via ce lien direct : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=PA3J3BZQY9JHJ)
 
 
Cela me permettra entre autre chose de financer le prochain enregistrement que j'envisage déjà.
Les commentaires et autres sont aussi bienvenus…
 
Voici les liens en question : 
 
 
VISITEZ MON SITE michelgoldberg.fr POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE DISQUE
 
 
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Michel Goldberg

Pour vous donner une idée de cette musique, généreuses lectrices, munificents lecteurs, voici le quartet de Michel Goldberg (saxophones) avec son fils Dexter Goldberg au piano, Yoni Zelnik à la contrebasse et David Georgelet  à la batterie jouant " A child is born " de Thad Jones, LE morceau qu'il faut écouter pour fêter la naissance d'un enfant.

 

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