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Kenneth Clark " Ghetto noir "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Kenneth Clark " Ghetto noir " . Collection Petite Bibliothèque, Editions Payot, Paris, 1969, 310 p. Traduit de l'anglo-américain par Yves Malartic ( " Dark Ghetto: Dilemmas of social power ", 1965).

 

harlem juan carlos hernandez 03062006 PICT0016

 

La photographie de Harlem a été prise le 23 juin 2006 par l'Immense Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

 

 

 

Kenneth Brandon Clark (1914-2005) fut le premier Noir américain diplômé en pyschologie de l'université de Columbia à New York et le premier Noir président de l'American psychological association. Son ouvrage " Ghetto noir ", aujourd'hui introuvable en français, alors que l'édition américaine demeure un classique de la sociologie et de la psychologie, décrit le fonctionnement de Harlem, à New York, le ghetto noir le plus célèbre d'Amérique du Nord notamment grâce aux Jazzmen.

Dans" The cool world " (1964) Shirley Clarke (rétrospective au Centre Pompidou, à Paris, du 16 au 29 septmbre 2013) réalise une oeuvre de fiction au plus près de la réalité puisqu'elle tourne avec des habitants du ghetto qui jouent leur propre vie mais Shirley Clarke, si elle vit alors avec un homme noir, est Blanche, issue d'une famille juive d'industriels millionnaires. Kenneth Clarke est Noir, est né, a grandi à Harlem, en est sorti grâce aux études. Ses expériences avec des poupées, en duo avec son épouse, elle aussi psychologue, Mamie Clarke (1917-1983) ont conduit la Cour suprême dans l'arrêt Brown vs Bureau of education (1954) à condamner comme inconstitutionnelle la ségrégation raciale de jure dans les écoles.

Le chapitre 6 du livre est consacré à " L'enseignement au ghetto: discrimination et inégalité ". Kenneth Clarke montre qu'il ne suffit pas d'abolir la ségrégation pour faire monter le niveau scolaire des enfants noirs. Encore faut-il que les parents blancs ne mettent pas aussitôt leurs enfants dans les écoles privées. Une logique qui se retrouve dans la France de 2013 privée de carte scolaire. Il faut aussi des moyens, des professeurs de valeur, qui croient dans le potentiel des enfants, qui les poussent vers l'excellence. Car le ghetto ne fonctionne pas seulement à cause de la volonté de majorité blanche (les Noirs représentaient alors 10% de la population américaine, chiffre qui n'a guère évolué depuis) mais aussi à cause de l'intériorisation du rapport de domination par la minorité noire ce que Kenneth Clarke appelle " La pathologie du ghetto " (chapitre 5).

Puisque l'auteur est psychologue, il consacre son chapitre 4 à " La psychologie du ghetto " démontant notamment les fantasmes sexuels des Blancs et des Noirs. La femme noire fait partie du butin de l'homme blanc alors que toucher à la femme blanche resta longtemps passible de mort pour les Noirs aux Etats Unis d'Amérique, souvent sans procès. Lire sur le sujet " S'il braille, lâche le " de Chester Himes qui quitta Harlem pour l'Europe, vivant en France puis en Espagne où il est mort et enterré, mais gardant toujours le ghetto en lui.

Ce livre est passionnant de la première à la dernière ligne car il mêle l'expérience vécue, la passion du militant (Kenneth Clarke fonda et dirigea HARYOU: Harlem Youth Unlimited Opportunities pour aider les jeunes du ghetto à construire leur avenir) et la rigueur du savant qui démonte les préjugés des Blancs comme des Noirs américains, appuyant là où ça fait mal, ne ménageant personne. Il parle de la drogue en des termes d'une modernité brûlante. Quel autre métier peut procurer autant d'argent à un jeune homme noir, non diplômé, qui vit dans le ghetto? Une question toujours d'actualité en France comme aux USA en 2013.

Kenneth Clarke était persuadé que la condition des Noirs aux Etats Unis d'Amérique ne pourrait s'améliorer ni pour des raisons morales ni pour des raisons politiques (10% de la population ne feront jamais une majorité) mais pour des raisons économiques, lorsque le Big Business décidera que mettre de côté de 10% des consommateurs et producteurs du pays, c'est vraiment trop de gâchis.

Il remarquait aussi que les Noirs Américains n'avaient d'africain que la couleur de leur peau. Leur mentalité, leur mode de vie sont américains. Le retour en Afrique est une vue de l'esprit. Il ne cite pas l'exemple du Liberia mais il aurait pu. Il remarque que les Noirs venus d'Afrique, d'une nationalité autre qu'américaine sont, eux, respectés et que si, par mégarde, le Blanc américain les traite comme un Noir américain, il s'en excuse dès qu'il a pris conscience de son erreur. Ce n'est certes pas un hasard si le premier président de couleur des Etats Unis d'Amérique, Barack Hussein Obama, est le fils d'un Kenyan et d'un Américaine.

Pour l'amateur de Jazz, ce livre est à lire pour comprendre le contexte dans lequel est né cette musique. Le Be Bop est la première musique de jeunes hommes noirs en colère et il est né à Harlem, dans le ghetto. Pour l'historien, le sociologue, le psychologue, c'est un ouvrage fondateur. Enfin, que vous soyez blanc de peau comme moi ou d'une autre couleur comme de miens amis, lecteurs de ce blog, ce livre vous instruira, vous remuera. Kenneth Brandon Clarke était un grand savant et un grand citoyen américain. Respect pour lui et son épouse, Mamie à qui ce livre est dédié.

 

Assez de mots. Place à la musique. Stevie Wonder, " Village Ghetto Land". Rien à ajouter.

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Hamish Fulton " En marchant ". Exposition au CRAC Languedoc-Roussillon du 30 octobre 2013 au 2 février 2014 à Sète (34)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

hamish fulton-footpath
La photographie du chemin est l'oeuvre d'Hamish Fulton. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Crois-en mon expérience : tu trouveras quelque chose de plus dans les bois que dans les livres. Les arbres et les rochers t’enseigneront ce que tu ne pourrais apprendre des plus grands maîtres.
Saint Bernard de Clairvaux.

HAMISH FULTON
EN MARCHANT
CENTRE RÉGIONAL D'ART CONTEMPORAIN LANGUEDOC-ROUSSILLON

DU 30 OCTOBRE 2013 AU 2 FÉVRIER 2014
 
 
Du mercredi 30 octobre 2013 au dimanche 2 février 2014, le CRAC Languedoc-Roussillon présente une exposition exceptionnelle de l'artiste britannique Hamish Fulton, qui marque son grand retour en France. Intitulée En marchant, cette exposition monographique rassemble de nouvelles productions : photographies et peintures murales (wall paintings in english). Elle ouvre une nouvelle perspective sur le travail de ce « walking artist » historique représenté dans de nombreuses collections institutionnelles et privées, françaises et étrangères, et présent sur la scène internationale depuis plus de quarante ans.
 

 
 
HAMISH FULTON
EN MARCHANT
Du 30 octobre 2013 au 2 février 2014
 
 

CENTRE RÉGIONAL D'ART CONTEMPORAIN
LANGUEDOC-ROUSSILLON
 
26, quai Aspirant Herber
34200 Sète
France

Tél. : +33 (0)4 67 74 94 37
 
De 12h30 à 19h
Les samedi et dimanche de 14h à 19h
Fermé le mardi
Entrée libre


Karlsruhe, RFA, novembre 1967. Le quintette de Miles Davis (trompette) avec Wayne Shorter (saxophone ténor), Herbie Hancock (piano), Ron Carter (contrebasse), Tony Williams (batterie) joue " Footprints ", une composition de Wayne Shorter. 


Don't shoot but pictures. Don't leave traces but footprints.



 

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RECLAME: Les Etoiles de la SCAM récompensent les documentaires le 13 octobre 2013 à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 

RECLAME

 

Michel Portal 

La photographie de Michel Portal est l'oeuvre du Colossal Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

 

Le dimanche 13 octobre 2013, de 14h à minuit, au Forum des Images, à Paris, entrée libre pour la projection des Etoiles de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimedia) 2013 qui récompensent les meilleurs documentaires télévisés de l'année.

Parmi les 30 films primés, " Michel Portal, drôle d'oiseau ".

 

 

 

Extrait d'un autre documentaire, voici, à mon goût, un pur moment de grâce,  Bernard Lubat (accordéon) et Michel Portal (bandonéon) qui improvisent à l'Estaminet d'Uzeste en Jazzcogne, en 2005. Astor Piazzola a offert son bandonéon à l'accordéoniste français Richard Galliano. Michel Portal le lui a emprunté. Il a bien fait. All'improvista. Silence, beauté.

 

 

 

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Sélection de concerts de Jazz à Paris et dans le Genevois pour octobre 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices raffinées, lecteurs esthètes, c'est avec la rigueur d'un général romain décimant ses légionnaires que je vous propose la sélection suivante de concerts de Jazz  à Paris et à la frontière franco-suisse, en pays genevois, pour le mois d'octobre 2013. Profitez en. C'est la dernière du genre.

 

Emmanuel-Bex.jpg

La photographie d'Emmanuel Bex est l'oeuvre du Gigantesque Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Le festival  Jazz sur Seine (Jazz sur Seine est aussi le titre d'un superbe album hard bop de Barney Wilen daté de 1959 avec, rareté pour l'époque, un percussiionniste sénégalais) réunira 18 clubs, 115 concerts, 450 musiciens à Paris et en Ile de France du samedi 12 au  jeudi 24 octobre 2013. Plusieurs concerts de cette sélection en font partie.

 

La Java

Lundi 21 à 20h30: Jazz à la Java avec Futura Marge Experience n°6, réunion d'avant-gardistes du Jazz français des années 60 à nos jours dont le mirifique flûtiste Michel Edelin.

Café de la danse

Dimanche 13 à 17h, dans le cadre du festival " Sound Painting ", l'Algèbre Trio avec le guitariste Pierre Durand. Poètes et géomètres y sont les bienvenus.

Jeudi 17 à 21h: l'Enchanteuse albano-helvète Elina Duni viendra nous chanter les mystères de son Jazz balkanique. " Matane malit ".

Le Triton

Du mardi 8 au samedi 12 à 19h30: L'Enchanteuse Elise Caron (chant, guitare, flûte, claviers) vient nous chanter ses " Nouvelles antiennes " en duo avec son fidèle complice Denis Chouillet (piano). Une grande Dame du temps présent dans un nouveau tour de chant.

Samedi 19 à 19h30: le trio Benjamin Moussay (piano), Bruno Chevillon (contrebasse) et Daniel Humair (batterie). Esprits libres bienvenus. De plus, les peintures de Daniel Humair sont exposées à la galerie Doria à Paris jusqu'au mardi 29 octobre 2013.

New Morning

Mardi 8 à 20H30: " B to Bill " l'hommage à Bill Evans de Nico Morelli, Emmanuel Bex et Mike Ladd. Stimulant, assurément.

Lundi 14 à 20h30: Cassandra Wilson (chant, poésie) accompagné du trio Harriett Tubman qui rend hommage à une Noire américaine, héroïne de la lutte contre l'esclavage. Militant et enivrant.

Mercredi 16 à 20h: Ablayse Sissoko (kora) et Simon Goubert (batterie) " African Jazz Roots " dialogue entre musiciens français de Jazz et musiciens africains de l'Ouest. 1ère partie: Sonny Troupe Quartet. Jazz antillais actuel.

Mercredi 23 à 20h: Le PJ5 présentera sur scène son album " Word ". Avec tout le bien que j'en ai écrit, sauf cas de force majeure, je serai présent à ce concert.

Lundi 28 à 20h: Mavis Staples, une Soul Sister de première classe. Quand Prince l'invite à chanter avec lui, c'est lui qui s'avoue honoré. " i'll take You there ".

Cave du 38 Riv

Mardi 15 à 20h30: le trio de Lenny Popkin (sax ténor) avec Gilles Naturel (contrebasse) et Carol Tristano (batterie). Absolument indispensable.

Mercredi 16 à 20h30: le duo Eric Barret (saxs)/Alain Jean-Marie (piano). Pour amants distingués.

Petit Journal Montparnasse

Jedui 17 à 21h30: le quartet de Sébastien Llado (trombone). Show devant!

Les Disquaires

Concerts gratuits. Consommations obligatoires. Le bar doit tourner pour que les musiciens soient payés.

Mercredi 2 à 20h: le saxophoniste cubain Ricardo Izquierdo en quartet avec notamment Antoine Banville (batterie).

Mercredi 9 à 20h: Matteo Pastorino quartet. Un jeune clarinettiste italien à découvrir.

Péniche l'Improviste

Vendredi 25 à 21h: Francesco Bearzatti Tinissima Quartet. Ca va tanguer et gîter sur la péniche!

Duc des Lombards

Jeudi 10, vendredi 11 à 20h et 22h: Ben Wendel (saxophones) en quartette avec Gerald Clayton (piano). LE saxophoniste que tous les leaders demandent présente son propre groupe.

Mercredi 16 à 20h et 22h: Larry Garner. Du Blues, du Blues, du Blues. Si vous aimez votre Blues sans colorant ni conservateur, sans glaçon ni jus de fruit, ce concert vous est indispensable, lectrices raffinées, lecteurs esthètes.

Lundi 21 à 20h et 22h: Pierre de Bethmann Medium Ensemble. Pierre de Bethmann se lance dans l'aventure du Big Band.

Caveau de la Huchette

Mercredi 30 à 22h le Brother D Blues Band avec le guitariste Pierre Durand.

Sunset-Sunside

Vendredi 4 à 20h30: le pianiste Mard Bentham en trio. Je recommande toujours vivement son album solo " Herbst ".

Mercredi 9 à 20h30: duo Jacques Pellen (guitare)/Eric Barret (sax ténor). Entre Jazz et Bretagne. 2 places pour le prix d'une en réservant sur Internet.

Samedi 12 à 21h: Eric Le Lann Trio " I remember Chet " avec Eric Le Lann (trompette)/Nelson Veras (guitare) et Matthias Allamane (contrebasse) à la place de Gildas Boclé. Je ne cesse de chanter les louanges de ce trio d'enchanteurs. J'y serai.

Mardi 15 à 21h: Marilyn Mazur (percussions) avec notamment John Taylor (piano). Vous prendrez bien une tasse de beauté?

Jeudi 17 à 19h20: Baptiste Herbin (sax alto) trio. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Lundi 21 à 21h30: Kneebody avec Ben Wendel (saxs) et Nate Wood (batterie).

Mardi 22 à 21h: le quartet de Carl Allen (batterie) avec Hervé Sellin (piano), Riccardo del Fra (contrebasse) et Pierrick Pédron (sax alto). Be bop, bop, rebop, bop.

Mercredi 23, jeudi 24, vendredi 25, samedi 26 à 21h: Moutin Factory Quintet avec François Moutin (contrebasse), Louis Moutin (batterie) et Manu Codjia (guitare électrique).

Mercredi 24 à 21h30 au Sunset: Leo Parker Organ Quartet. Maître Batteur.

Lundi 28 à 21h: duo Giovanni Guidi (piano)/Gianluca Petrella (trombone). La classe all'italiana.

Jeudi 31 à 21h: le trio BFG reconstitué. Emmanuel Bex (orgue Hammond)/Glenn Ferris (trombone)/Simon Goubert (batterie). Ouvrez grands vos oreilles et vos esprits. Suivez les. Voyage inoubliable.

Pour voyager sans quitter Paris, allez au festival Jazzycolors, festival international de Jazz organisé par les instituts culturels étrangers à Paris du dimanche 27 octobre au samedi 30 novembre 2013. Paris est la ville au monde qui compte le plus d'instituts culturels étrangers. Leur union vous permettra de découvrir le Jazz d'aujourd'hui de l'Argentine à l'Azerbaïdjan en passant par l'Autriche et des dizaines d'autres pays dont l'Islande, le Danemark et la Norvège, nouveaux arrivants. C'est la 11e édition de ce festival parrainée par le pianiste français Bojan Zulfikarpasic dit Bojan Z.

 

Pour les contribuables français souffrant d'hernie fiscale, afin de justifier vos fréquents séjours en Suisse, dites aux douaniers que vous allez au festival Jazz Contreband. 18 salles, 45 concerts de Jazz en pays genevois, sur France et sur Suisse, du jeudi 3 au samedi 26 octobre 2013. John Abercrombie, Ray Lema, L'European Jazz Orchestra, Rusconi, Grand Pianoramax sont notamment au programme.   

 

Assez de mots. Place à la musique. Le trio BFG invite Francesco Bearzatti (sax ténor, clarinette) sur scène au New Morning. Chaud devant!

 


 

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Le trio de Sylvain Cathala enregistré Live au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Sylvain Cathala Trio

Paris. Le Sunset.

Mercredi 25 septembre 2013. 20h30.

 

Sylvain Cathala : saxophone ténor

Pierre Durand : guitare électrique

Franck Vaillant : batterie

 

 

Tous les musiciens de ce trio sont compositeurs et improvisateurs. Le concert est enregistré et fera l’objet d’un album «  Live au Sunset ».

 

« Si vous avez des portables vous pouvez les couper mais, pour le reste, faites comme d’habitude » nous lance Sylvain Cathala. C’est une bonne façon de lancer le public dans le live. Pour qu’un enregistrement en concert fonctionne, il ne suffit pas que les musiciens soient chauds. Il faut que le public le soit aussi. 

 

Concours de bruits entre les grincements de la guitare, les chuintements du sax, les frottements de la batterie. Chacun cherche à sonner le plus étrange possible. C’est le genre Nocturne dans un château des Carpates hanté. Le magma sonore s’organise petit à petit. L’ambiance reste sombre et crispante. C’est voulu et obtenu. Ca monte en puissance, devient une sorte de rock avec le batteur qui martèle. Trop simple. Ils partent aussitôt sur autre chose pour y revenir. C’est du jazz : ni carré, ni binaire. Il n’y a pas de basse pour donner des repères. C’est écrit puisqu’il y a des partitions. L’ambiance dans la salle n’est pas rock. Le public écoute attentivement. C’est qu’il faut les suivre, ces gaillards. Fin sèche.

 

Pierre Durand commence seul en douceur, avec un petit air léger, entraînant. Le trio repart sur une fausse chansonnette. C’est plus dense, profond, complexe qu’une chansonnette. Cela devient hypnotique, incandescent avec la batterie et la guitare qui tournent en boucle derrière le solo de sax. Le discours s’allège tout en restant dense. Belle énergie. Ca chante tellement qu’il n’y a pas besoin de chanteur. Fin nette. C’était « Woup, woup » (titre SGDG) de Franck Vaillant puis «  Rome antique » ou « Romantique » selon l’interprétation de l’auditeur, de Pierre Durand, une création mondiale.

 

« White house » (Pierre Durand). Pierre commence seul avec ce vibrato qui me plaît tant. Ca ressemble à du Blues. Pas besoin d’être Noir, Américain, pour jouer le Blues. Enfin, ce n’est pas un Blues traditionnel tout de même. Le trio démarre. Ca dépote, nous secoue virilement. Les prises de bec du sax répondent aux envolées de la guitare, le tout malaxé par la batterie. Un jeune couple s’en va. Lui resterait bien mais elle n’aime pas. Il faut savoir sortir seul parfois. C’était un hommage à Weather Report, Jimi Hendrix et aux Black Keys (nom du groupe SGDG).

 

Un clin d’œil de Pierre Durand à la folk song music. Solo de guitare planant, éthéré au possible. Libre comme le vent sur les grandes plaines. Le trio part tout doucement. La berceuse devient un chant enflammé, passionné. Fort jolie ballade.

 

«  It must be a barracuda » (Franck Vaillant). Dialogue énergique et subtil entre batteur et guitariste. Ca frotte, mord, tripote. Le sax ténor s’ajoute. C’est bien un barracuda. Ca vous mord et vous dévore. Ca devient calme à tout coup. Le barracuda s’est-il fait limer les dents ? Le fluide sympathique circule entre ces trois hommes. Crescendo groupé vers le final. Ca le fait. La flamme monte puis s’éteint subitement. Applaudissements.

 

PAUSE

 

« Gloomy » (titre SGDG), composé par Franck Vaillant. Première mondiale. Ce morceau a été composé pour un orchestre qui ne l’a pas encore enregistré. Ca attaque ferme. Ca vibre, vrombit férocement.

 

Ah tiens, ils enchaînent comme les Américains ! En général, les Jazzmen américains enchaînent sans cesse, afin de ne jamais faire tomber la tension (l’attention) alors que les Français semblent se chercher entre les morceaux. Grondement des tambours, son délicieusement mordant de la guitare, le sax ténor prolonge. Il y a come une tension douce dans ce morceau. D’ailleurs, voici un nouveau crescendo. Le fluide circule aussi bien entre les musiciens au deuxième qu’au premier set. Pierre Durand sait aussi faire un son de basse et Franck Vaillant tient la baraque. Stop. C’était « Aspiracoeur » (Franck Vaillant).

 

Pierre Durand commence seul un bon bourdonnement. Comme un mantra. Nous voici partis de Paris au Tibet. Et sans Tintin ! C’est amusant l’électronique. Cela permet au guitariste de produire ces sons en boucle. La pulsation de la batterie et l’attaque du sax ténor viennent perturber cette paix. La guitare en remet une couche. Le chant de la guitare s’élève en flamme, comme un fagot dressé en forme de tipi, alimenté par le sax et la batterie. Ausax de mener la danse poussé par ses partenaires.

 

Il est bientôt 23h. Le marchand de sable est passé, j’ai école demain et, pour ce soir, ai pris ma dose d’intensité. Le concert se finit donc ici pour moi. J’aurai plaisir à réécouter cette musique à froid, dans quelques mois, quand l’album « Live au Sunset » du trio de Sylvain Catahala sortira. Pour les Bas Normands, ce trio est en concert à Alençon, dans l'Orne ce soir.

N'ayant ni son ni image de ce nouveau trio à vous proposer, lectrices curieuses, lecteurs fureteurs, voici le trio habituel de Sylvain Cathala (sax ténor) avec Sarah Murcia (contrebasse) et Christophe Lavergne (batterie) jouant " Constantine ", composition inspirée par un séjour en Algérie.

 

 

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RECLAME: Match and Fuse promeut le Jazz européen expérimental sur scène

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 

Le projet Match & Fuse est un dispositif européen de collaborations artistiques à travers l’organisation de tournées et d’un festival annuel itinérant qui vise à promouvoir le jazz européen émergent dans sa forme la plus expérimentale et donc aventureuse.


 Six petites structures de production (France, Italie, Angleterre, Irlande, Pologne et Norvège) se sont associées pour donner vie à cette initiative qui connaît des débuts très encourageants depuis 2011.

 

Le concept est simple : des tournées en double plateau sur les territoires de chaque groupe (donc 2 tournées par saison et par groupe dans 2 pays) ; chaque concert comporte 1 set de chaque groupe + 1 troisième set commun (création) ; et le festival annuel réunit les « grands crus » des tournées.

 

Les prochaines tournées sur le territoire français auront lieu dans la semaine du lundi 11 au dimanche 17 novembre 2013 avec les double plateaux Troyka (UK) + Pulcinella (FR) et ReDiviDeR (IRl) + Alfie Ryner (FR).

 

Pour en savoir plus:


http://www.lesproductionsduvendredi.com

 

Lectrices curieuses, lecteurs aventureux, voici ce que donne le trio anglais Troyka sur scène en Angleterre. A vous d'en profiter en France maintenant.

 

 

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RECLAME: Daniel Humair fête son anniversaire à La-Borie-en-Limousin (87) les 26 et 27 septembre 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 

 

 

Fondation La Borie en Limousin

 

Saison 2013-2014

 

Daniel Humair

 

La photographie de Daniel Humair est l'oeuvre du Tres Puissant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

 

Daniel Humair

"Spécial anniversaire"

2 concerts exceptionnels

 

 

Jeudi 26 septembre, 20h30, La Borie

Vendredi 27 septembre, 20h30, La Borie

 

Achetez vos places en ligne

 


"L'un des plus grands batteurs
de la scène européenne Jazz"

Quel plaisir pour notre équipe d’accueillir pendant deux jours Daniel Humair à La Borie ! Nouvelle signature sur le Label début 2012, le 1er projet de Daniel, « Sweet & Sour » s’est immédiatement révélé à l’automne 2012 comme une des réalisations les plus excitantes de la Scène européenne. Une recherche constante dans l’énergie, la complicité et ce désir permanent de la remise en cause, Daniel a réussi parfaitement cette alchimie une fois de plus, sur scène : un véritable moment de bonheur.

 

Jeudi 26 septembre 2013

« Sweet & Sour » | La Borie | 20 h 30

 

Jérôme Regard (contrebasse)

Manu Codja (guitare)

Vincent Peirani (accordéon)

Daniel Humair (Batterie)

 

Daniel Humair. Nom de légende dans l’histoire du Jazz et pourtant tellement actuel. A 75 ans il nous livre assurément deux de ses plus belles rencontres au sommet, ses réunions dont il a le secret et qui forcent le respect, la passion, la puissance et l’amour pour la musique. Le temps a pris toute sa mesure dans le Quartet « Sweet & Sour », celui de la rencontre, de l’échange, de l’écoute de l’un pour l’autre et surtout ce plaisir inégalé de transmettre une joie simple mais tellement évidente.

 

Vendredi 27 septembre 2013

Humair invite Louis Sclavis et Jérôme Regard | La Borie | 20 h 30

 

Jérôme Regard (contrebasse)

Louis Sclavis (clarinette basse)

Daniel Humair (batterie)

 

La complicité de longue date avec Louis Sclavis traduit toute l’évolution d’une carrière associée à des Amis avec lesquels il a balisé un chemin toujours passionnant.

 

Emile Parisien & Michel Portal annoncés préalablement dans les différents programmes n’ont pu être présents pour raison de santé.

 

Achetez vos places en ligne

 

Découvrir la saison 2013-14 de La Borie

 

 

 

RENSEIGNEMENT / RESERVATION
Fondation La Borie-en-Limousin | La Borie 87 110 Solignac. France.
(0)5 55 31 84 84 | Chloé Riffaud | cr@fondationlaborie.com

TARIFS HORS ABONNEMENT
Plein tarif : 19€
Tarif réduit : 15€
Tarif extra: 5€

 

 

Ci-dessous Daniel Humair présente son album " Sweet and Sour ". Emile Parisien (saxophones) étant indisponible, il sera remplacé pour les concerts à la Fondation La Borie-en-Limousin par Manu Codjia (guitare). Rien à ajouter.

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RECLAME: Semaine des cultures étrangères à Paris du 20 au 29 septembre 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 

La 12ème édition de la Semaine des cultures étrangères s’installe à Paris 

du vendredi 20 au dimanche 29 septembre 2013 !

Au programme une soixantaine de manifestations organisées par le FICEP, Forum des Instituts Culturels Etrangers à Paris !

Une semaine pleine de promesses qui nous annonce un programme riche et varié

ait de concerts, spectacles de danse, pièces de théâtre, expositions, rencontres, projections,  ...

A découvrir dans les 47 instituts culturels étrangers de Paris dès ce week-end !

 

Une semaine exceptionnelle qui s’ouvrira ce vendredi,  à l’occasion d’un concert  en avant-première de Jazzycolors avec  Michel Reis !

Le pianiste prodige du jazz et de la musique improvisé, récompensé lors du Montreux Jazz Competition en 2006 et du Jazz Competition à Moscou, nous éblouira ce vendredi 20 septembre !

 

Rendez-vous donc à l’institut culturel de Serbie pour une soirée à ne manquer sous aucun pretexte !

 

 

 

Jazzycolors_Ecard.jpg

 

 

Voici le quartet de Michel Reis en plein travail de " Séduction " au Luxembourg, pays natal de ce pianiste et compositeur. Rien à ajouter.

 

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Michel Edelin Quartet " Résurgence "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Michel Edelin Quartet

«  Résurgence » 

Rogueart. 2013.

 

Michel Edelin : flûte, flûte alto, flûte basse, compositions

Jacques Di Donato : clarinette, clarinette basse, saxophone soprano

Jean-Jacques Avenel : contrebasse

Simon Goubert : batterie

 

Selon le Trésor de la Langue Française Informatisé , une résurgence est la réapparition à l’air libre, sous forme de grosse source, d’une nappe d’eau ou d’une rivière souterraine. Par métonymie, la source elle-même. Au figuré, c’est le fait de réapparaître, de ressurgir.

 

Résurgence, c’est le terme parfait pour désigner cette musique. Enregistré pour la première fois en 1995  (Déblocage d’émergence, enregistré en concert au Petit Faucheux à Tours , pour le label AA), voici le second enregistrement de ce quartet dix-huit ans après. Le temps d’atteindre l’âge de majorité. La source est toujours vive et claire. Elle ressurgit donc.

 

 Les membres du quartet ont-ils vieilli ?  Pas du tout. Ils restent, rapides, précis, légers, jeunes d’esprit. Les traits sont suggérés, jamais pesants. Du sentiment, pas de sentimentalisme. Du dessin à la pointe du crayon, pas de la peinture à l’huile. L’absence de piano laisse beaucoup de place aux souffleurs mais comme il n’y a pas de cuivres, tout cela est libre comme l’air. Pas de brillant, pas de clinquant. La rythmique tient  fermement la barre mais, avec des maîtres comme Jean-Jacques Avenel et Simon Goubert, elle fournit des repères sans barrer l’horizon. Quant à Michel Edelin et Jacques di Donato, il n’y en a pas deux comme eux. C’est un concours de chant d’oiseaux que ce duo. Des airs qui ne seront jamais des tubes diffusés en boucle par les mass media mais qui vous accrochent l’âme, vous restent en tête et vous libèrent l’esprit. Liberté, Fantaisie, Esprit, telle est leur Sainte Trinité. Soyons leurs zélotes et chantons les louanges de cette musique sur Terre comme dans les airs.

En ces temps de pseudo dématéralisation (comme si les ordinateurs et les telefonini n'étaient pas des biens matériels), il faut souligner la beauté de la pochette du CD, digne d'un beau livre, proche de la Blanche de Gallimard, de belles photographies, un beau texte de présentation.

Après avoir exploré cette musique dans ses moindres recoins, vous aurez le plaisir, lectrices curieuses, lecteurs ouverts, d'aller écouter Michel Edelin en concert. Voici ce que donnait sur la scène du Petit Faucheux à Tours, Indre et Loire, Centre, France le batteur Simon Goubert au sein du quartet de Michel Edelin en décembre 2012. Ca, ce n'est pas de la batterie de cuisine!

 

 

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L'Evidence de Jean-Philippe Scali en sextet au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Jean-Philippe Scali Sextet

Paris. Le Sunside.

Samedi 14 septembre 2013. 21h30.

 

Jean-Philippe Scali : saxophones alto, baryton, soprano, composition, direction

Julien Alour : trompette, bugle

Jerry Edwards : trombone

Adrien Chicot : piano, Fender Rhodes

Simon Taillieu : contrebasse

Manu Franchi : batterie

 

18 mois après l'album " Evidence ", 16 mois après un premier concert, me voici de retour au Sunside pour un concert du sextet de Jean-Philippe Scali.

Groove bien présent dès le départ. Le leader est  à l’alto. Ca balance pas mal pour des Blancs français qui ont beaucoup écouté les Noirs américains. Solo acide de Jean-Philippe Scali conforté par la rythmique qui ronronne tranquillement. Solo de trompette à la Freddie Hubbard. Ce n’est pas « Red Clay » tout de même. Le tromboniste enchaîne. Ca brille et ça pète. C’était « The John’s Touch » un hommage à John Scofield et John Ellis.

 

« Korean folk song », morceau écrit suite à un voyage en Corée. En Corée du Sud je suppose car le Jazz musique démocratique est incompatible avec le Juche et la Corée du Nord. Honnêtement, je n’entends pas de touche coréenne dans ce morceau. Ca sonne toujours jazz soul des 60’s ce qui est bien agréable. Bon final groupé.

 

Adrien Chicot est passé au piano. Jean-Philippe Scali au baryton. Piano et contrebasse entretiennent le mystère derrière le son grave du leader. Le batteur fait rouler ses maillets sur les tambours pour que cela sonne encore plus mystérieux. Effet garanti. Le sax baryton fait un très beau son de corne de brume, de navire qui s’en va la nuit, dans la brume, vers le Nord. La trompette vient ajouter de l’éclat à ce chant d’adieu. Le trombone en remet une couche. Nous voilà englués dans le désespoir et l’abandon. Ca crie de partout et pourtant le navire s’en va. C’était un arrangement sur « Through Vouch » de Bill Frisell.

 

« Maria Teresa » hommage du compositeur à sa grand-mère. Sax soprano. Joli solo pour commencer. Ca sent le Sud, le citron, le soleil et le sel. Solo que le pianiste reprend avec des notes joyeuses. La grand-mère de Jean-Philippe Scali était une femme très positive et cela s’entend. Le groupe part sur une mélodie dansante, nostalgique et joyeuse à la fois. Maria Teresa era una donna per bene come dicono gli italiani. Le groupe est chaud, joue de mieux en mieux émotionnellement. Retour au solo de soprano sautillant au dessus de la rythmique. Le piano court comme un ruisseau.

 

« Little Liza Jane » un traditionnel tel qu’arrangé par Nicholas Payton. Nina Simone chantait magnifiquement cette chanson. Jean-Philippe Scali a un excellent contact avec le public, siat le chauffer, le mettre dans sa poche. Il est revenu au sax alto. Solo hard bop en diable. Le trompettiste attaque plus vite, plus haut, plus fort. Breaks de batterie. Ca casse du bois.

 

PAUSE

 

Il est à 23h20 à la reprise. Monsieur H a quitté la salle car même s’il a apprécié le premier set il lui faut rentrer de nuit sous la pluie en scooter. Rassurez vous, il est bien rentré chez lui.

 

Le groupe repart avec l’ « Autoportrait d’un chat sauvage » composition de Jean-Philippe Scali en hommage à Dick Rivers et « Goodbye Pork pie hat » de Charles Mingus.

 

Ca pulse bien fuky tout de suite. Sextet soudé. Julien Alour joue tranquille mais envoie toujours. Il s’échauffe et frappe plus fort. Nette influence de Mingus dans le jeu des cuivres. Le leader au sax baryton. 

 

Premier solo de contrebasse du concert. Pour lancer une composition de Charles Mingus, cela s’impose. Très gros son. C’est ce qu’il faut. Jean-Philippe Scali a repris le sax alto. Le groupe part sur « Goodbye Porkpie hat » magnifique thème écrit par Charles Mingus en mémoire de Lester Young et de son chapeau fétiche. Adrien Chicot mord le piano à pleines dents. Ils jouent la mélodie plus fort que l’original. Le feu de la passion les brûle.

 

« Fables of Faubus » (Charles Mingus). Le leader est au baryton. Ca pète pas mal. Orvell Faubus, gouverneur de l’Arkansas dans les années 1950, interidsait aux enfants noirs de se rendre dans les écoles blanches. Le président Einsenhower envoya l’armée américaine pour escorter ces enfants dans ces écoles. Parmi les enfants blancs de l’Arkansas à l’époque, il y avait un certain William Jefferson Clinton qui devint le premier président « noir » des Etats-Unis d’Amérique (lire son hommage à Sonny Rollins). Beau solo de saxophone baryton, sans accompagnement, grave, chuintant. Il va le chercher loin celui là.

 

« Jenny’s Day » composé pour la sœur aînée de Jean-Philippe Scali, lors de son anniversaire, le 4 mai 2013. Adrien Chicot est revenu au Fender Rhodes. La rythmique scintille de mille feux. A force de le réclamer , Jenny Scali a eu son morceau. Elle a bien fait d’insister. C’est charmant.

 

Il est 0h20, le groupe est chaud bouillant, prêt à nous faire battre la mesure dans nos mains mais, pour moi, le marchand de sable est passé. Il est temps de rentrer retrouver ma bien aimée. 

 

La musique de Jean-Philippe Scali devrait être remboursée par la Sécurité Sociale pour ses effets dynamisants et revitalisants sans risque d’addiction ni d’effet secondaire. Si vous le voyez passer en concert près de chez vous, courez y en bonne et joyeuse compagnie, délicieuses lectrices, charmants lecteurs.

 

 

 

 

 

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