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3e Journée Internationale du Jazz parrainée par l'UNESCO le mercredi 30 avril 2014

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 Journée Internationale du Jazz

3e édition

UNESCO

Mercredi 30 avril 2014

 

Herbie Hancock

 

La photographie d'Herbie Hancock est l'oeuvre du Troublant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Après Paris (France) en 2012, Istanbul (Turquie) en 2013, voici qu'Osaka (Japon) sera le coeur de la 3e Journée Internationale du Jazz le mercredi 30 avril 2014.

Partout sur cette planète, le mercredi 30 avril, nous fêterons le Jazz qui, répondant à la devise de l'UNESCO, " promeut la paix dans l'esprit des hommes et des femmes ". 

Pour aller écouter Herbie Hancock en concert spécial pour l'occasion, il faudra vous rendre à Osaka, lectrices exploratrices, lecteurs voyageurs. S'il ne passe rien près de chez vous, organisez les festivités vous même et faites les valider par l'UNESCO, nom de Zeus!

Herbie Hancock (1940) se souvient de Miles Davis (1926-1991). Pour en savoir plus, voyez le magnifique documentaire " Electric Miles. A different kind of blue ". Rien à ajouter.

 

 

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La chronique de Monsieur P: Frédéric Borey en concert au Pannonica à Nantes (44)

Publié le par Guillaume Lagrée

Frédéric Borey

" The Option "

Concert donné au Pannonica à Nantes, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France

Vendredi 21 mars 2014. 20h30.

Frederic Borey

 

 

La photographie de Frédéric Borey est l'oeuvre de l'Immarcescible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Lectrices exigeantes, lecteurs blasés, je livre à votre jugement acéré une deuxième chronique de concert au Pannonica par l'honorable correspondant de ce blog à Nantes (44), Monsieur P. Après Guillaume Séguron, le voici qui s'attaque à Frédéric Borey. Je lui cède la parole

 

Frédéric Borey: saxophone ténor, compositions

Michael Felberbaum: guitare électrique

Leonardo Montana: piano

Florent Nisse: contrebasse

Stefano Lucchini: batterie

 

Après une première expérience, me revoici donc au Pannonica de Nantes pour un deuxième concert que j’ai donc le plaisir de chroniquer. L’assistance est  assez fournie, il y a environ une quarantaine de personnes présentes, ce qui remplit assez bien la salle. Le public est comme pour les matches de football , en attendant le coup d’envoi, on discute de choses et d’autres, le temps passe plus vite comme cela. Pour ma part, j’installe mon matériel c’est- à-dire, de quoi noter, un stylo, quelques feuilles de papier qui me serviront à noter mes impressions, le responsable du Pannonica annonce les prochains concerts à venir et c’est parti  Ce soir le concert est composé de deux sets . C’est le quintet de Frédric BOREY et son album «  the option »  qui sont les invités de cette soirée. La formation musicale se présente dans la composition suivante : Frédéric BOREY au saxophone, Michael FELBERBAUM à la guitare, Léonardo MONTANA au piano Florent, NISSE à la contrebasse et Stefano LUCCHINI  à la batterie.  Le concert commence par  " Lo Zio ", dés le premier morceau, je suis agréablement surpris, ce quintet est complice et l’unité qu’il affiche  fait plaisir à voir  la plupart des musiciens jouent sans partition  ce qui pourrait donner l’impression que ça pourrait tourner au «  free jazz » alors que c’est minutieusement réglé, presque comme une horloge.   La batterie est omniprésente, c’est elle qui rythme la cadence  A la fin du premier morceau , Frédéric Borey se présente et je m’aperçois que Frédéric BOREY n’est pas un autiste comme par exemple Guillaume WILTARD, c’est-à-dire qu'il n’est pas  enfermé dans sa bulle et communique avec le public assez naturellement. Le deuxième morceau s’appelle " Lines From Bartok " , il  est extrait de l’album " Lines ". C’est assez fluide, agréable, bien sûr le saxo de Frédéric BOREY est mis en valeur, mais il n’est pas étouffant non plus. Le piano a du mal à exister quand tous les instruments jouent ensemble . Au fil des morceaux, ce premier set donne une impression de fluidité.  Je passe un moment agréable . J’aime bien ce style de jazz assez vif, des applaudissements  saluent la performance des musiciens, ils le méritent amplement.  Ce premier set, cette première mi temps s’achèvent par " The walker " ; là aussi il y a une débauche  de belle énergie .  Je passe  vraiment, un bon moment,  pour résumer cette première partie,  c’est du jazz comme je peux l’aimer ,  les musiciens sont complices, Frédéric BOREY ne manque pas de rappeler que c’est la première fois qu’il joue ici et que devant le sucés qu’il rencontre il ne manquera  pas de revenir à Nantes  pour un prochain concert. 

 

Puis vient le moment de la pause . Frédéric Borey nous signale que pendant la pause , les cd de «  The option » sont  en vente pour le prix de 10 €. Les jazzmen ne gagnent pas bien leur vie,  et ils font dans le social avec un prix si peu élevé . J’aime les pauses car je n’hésite pas à demander leurs avis aux personnes que je croise soit au bar, soit dans la salle. J’en profite pour boire une bière du Bouffay .NBl'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Le Bouffay est un quartier de Nantes, pour ceux qui, comme l'auteur de ce blog, l'ignorent. Durant cette pause, les avis semblent assez partagés.  A ma grande surprise , certains spectateurs semblent regretter l’omniprésence de la batterie ou du saxophone, en oubliant que Frédéric Borey est le leader de la formation.  Au retour de l’entracte , Frédéric Borey nous montre un stylo et dit «  j’ai investi dans ce stylo pour pouvoir dédicacer les nombreux CD que vous allez acheter. "    

 

La deuxième partie du concert  commence par  " Mister GH " sûrement un hommage à un jazzman  Le rythme de la batterie est assez important,  Frédéric Borey est en grande forme il y a une belle débauche d’énergie.

 

Je suis un peu surpris que le public ne soit pas plus enthousiaste que cela ,  car  même si je suis encore un néophyte en matière de jazz, je suis impressionné par  ce concert. En effet, Frédéric Borey est expressif dans ses  attitudes et même quand il ne joue pas , il est concerné par ce qui se passe sur scène, il semble habité par la musique qu’il entend.   Les minutes défilent sans que je m’ennuie un seul instant. Je retiens les airs «  Nomada » et " Still raining » qui allait conclure le concert.  Il y a des soli de guitare ,  ou de saxophone voire même de piano qui sont très bons. Pour le piano il ne s’agit pas de d’un solo mais d’un duo  entre le piano et la contrebasse.   Après cet excellent moment, je viens voie Frédéric Borrey,  ll me reconnaît, car il sait que je suis là pour chroniquer son concert.  Nous discutons de choses et d’autres. Je distribue des  cartes de visite ( publicité pour ce blog)  

 

Je regrette de ne pas avoir l’avis ou l’ouïe d’un amateur de jazz , d’un spécialiste, mais je me dis qu’avec le temps  et l’expérience,  ça viendra tout seul. En tous cas je suis sûr d’une chose,  Frédéric Borey  est un grand musicien qui mérite qu’on aille voir ses concerts. Pour ma part, à son prochain concert à Nantes, je serai là. 

 

Pour ceux qui, comme moi, n'ont pu assister à ce concert nantais en compagnie de Monsieur P, voici un concert parisien du quintet de Frédéric Borey saisi dans l'émission " Jazz sur le vif " sur France Musique. Rien à ajouter.

 

 


 
 

 

 

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Dan Tepfer en concert hommage au festival Jazz à l'Etage (35)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Dan Tepfer

Festival Jazz à l'Etage

Rennes, Ille et Vilaine, Bretagne, France

Mercredi 26 mars 2014.20h

 

Dan Tepfer: piano

Maxence Ravelomanantsoa: saxophone ténor

 

D'abord, Dan nous explique comment il en est venu à improviser sur les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, surnommées " l'Ancien Testament de la musique ", qui sont elles-mêmes des improvisations couchées sur le papier. Bach garde la même trame harmonique dans ses 30 Variations improvisant autour comme un Jazzman le fait sur un standard. Ce soir, vu le temps imparti au concert, Dan ne jouera que les 15 premières variations et ses improvisations autour. Dan a donné pour ce blog de plus amples explications sur ce projet musical.

Il joue d'abord cette célébrissime aria pour laquelle tant de compositeurs se seraient damnés. L'acoustique s'est bien améliorée à l'Etage depuis que j'y ai été écouter Tigran en  piano solo en 2011.La beauté fait toujours du bien même après avoir écouté l'album "   Goldberg Variations/Variations " et savouré ce programme en concert en 2011 et 2012.

Dan restructure Bach, de façon cubiste, en improvisant même si la trame harmonique reste identique. Retour à Bach. Dan lit sa partition intérieure. Les morceaux sont très courts. 2mn maximum. Thème et improvisation s'enchaïnent, parfois avec un petit temps de réflexion. C'est plus heurté, moins coulant que l'original mais toujours émouvant. Dan nous donne des repères, nous perd, nous retrouve à sa volonté. Il suffit de s'abandonner aux doigts de l'homme.

" Dieu doit beaucoup à Bach " (Nietzsche). Dan Tepfer aussi et il nous le rend généreusement.Deux esprits se rencontrent à 300 ans de distance et ça marche.Dans cette musique, qui avance toujours, Dan Tepfer ajoute des siècles de piano, instrument postérieur à Bach, par exemple l'impressionnisme de Claude Debussy. Le temps semble s'arrêter.

Après la dernière aria, un long silence puis Dan se lève pour recevoir des applaudissements nourris et mérités. Sur cette dernière aria, Dan m'a touché plein coeur et j'ai pleuré. Le calme revenu, Dan dit qulques mots pour dédier ce concert à mon frère disparu Benoît Lagrée. Il a su retranscrire cette émotion dans sa musique ce soir. " La musique est la langue des émotions " (Emmanuel Kant). Merci pour tout, Dan.

Maxence Ravelomanantsoa, que j'ai déjà apprécié au sein du PJ5 du guitariste Paul Jarret, rejoint Dan Tepfer sur scène pour un duo inédit.Ils improvisent sur un standard inusable " All the things you are ". Maxence commence, Dan l'écoute puis relance. Le dialogue est joyeux, tonique. " Le bonheur est au bout du pré. Il n'y a qu'à pousser la barrière " (Alexandre Vialatte).

Il y avait une deuxième partie à ce concert mais je ne suis pas resté l'écouter. J'avais eu ma dose d'émotion et de beauté pour la soirée.

Maxence Ravelomanantsoa ouvrira, avec son groupe, le samedi 29 mars 2014 à 20h, le concert de clôture du festival Jazz à l'Etage à Rennes.

Avant de rentrer à New York où il jouera dès le mardi 1er avril la musique de Keith Jarrett, Dan Tepfer fera de nouveau étape en Bretagne, à Lamballe (22), le samedi 29 mars 2014 pour y jouer de nouveau ses Variations sur les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach.

 

Pour ceux qui n'étaient pas à ce concert rennais de Dan Tepfer, le voici chez lui, en concert à New York, USA, jouant ses Variations sur les Variations Goldberg de Jean Sébastien Bach. Rien à ajouter.

 

 


 

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Jazz Archive (Mezzo&INA): La leçon de musique par Sonny Rollins (1980)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 

Jazz Archive:

Mezzo et INA

La leçon de musique

Jazz. Sonny Rollins (1930)

TF1 et INA. 22 septembre 1981.

Emission enregistrée à Paris, salle Wagram, en 1980.

DVD en vente libre

 

Sonny Rollins: saxophone ténor, enseignement

Marc Thomas: saxophone alto

Charles Schneider: saxophone ténor

Yves Torchinsky: contrebasse

Stéphane Gremaud: batterie

 

Sonny Rollins

 

 

La photographie de Sonny Rollins est l'oeuvre de l'Invincible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violaton du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

  Après John Lewis pour le piano, Sonny Rollins se prête au jeu de la leçon de la musique avec deux jeunes disciples, Marc Thomas et Charles Schneider.

Ca commence avec Sonny Rollins qui raconte comment il a eu le coup de foudre pour son instrument, le saxophone ténor, l'amour de sa vie. Il arive salle Wagram où les musiciens sont en train de répéter sur un morceau hard bop. Sonny Rollins leur amène une calypso de sa composition " Little Lu " (cf illustration sonore de cet article). Sonny Rollins est né à New York, dans une famile originaire des Iles Vierges, possessions américaines dans la mer des Caraïbes, et il n'a jamais renié ses origines.

Démonstration du Boss du téno en solo. Les petits jeunes dégustent puis c'est leur tour de dialoguer avec Sonny Rolins. Pour un jeune saxophoniste d'à peine 20 ans, dialoguer  avec Sonny Rollins, c'est se retrouver à la place de John Coltrane dans " Tenor madness "; composition de Sonny Rollins. Intimidant a priori mais ils ne se laissent pas impressionner et jouent leur partie. Bassiste et batteur ont bien capté le rythme antillais. Evidemment, quand Sonny Rollins se lance en solo, difficile de ne pas rester bouche bée. Dieux, que cet homme respire le Swing! Il sait aussi s'effacer pour laisser ses jeunes partenaires s'exprimer. Ils se lancent sur une parttion qu'ils ne connaissent pas, face à son compositeur, avec les caméras qui tournent. Respect. Marc Thomas fume en pleine répétition. Pas bon pour le souffle, ça, jeune homme. D'ailleurs, il fume toujours.

Rollins les laisse jouer sans rien dire. Il apprécie puisqu'il sourit en dansant sur place. En voix off, Rollins nous raconte ses débuts. Jeune homme, il s'est drogué pour imiter son Dieu, Charlie Parker. Bird était vraiment peiné de voir ses jeunes admirateurs imiter son style de vie et il a réussi à persuader Sonny de décrocher. Quand Rollins y est parvenu, il a voulu voir Bird pour le lui dire mais celui-ci était mort, à 35 ans, en paraissant 60 d'après le médecin légiste.Solo de Rolins. Les jeunes saxophonistes boivent cela comme du petit lait. Cela se comprend.

Rollins les fait mainenant travailler sur un autre morceau. Il leur explique et chante l'air, sans partition. Travail à l'oreille. Un nouveau morceau joyeux, festif. Rollins finit par l'écrire car c'est plus simple pour répéter.C'est un groupe sans piano comme l'aime Sonny Rollins. La contrebasse est la seule assise rythmique. Sonny donne quelques conseils à Yves Torchinsky. Il fait travailler les saxs à l'unisson, en bourdon avant qu'ils ne s'expriment en solo. Sonny arrête tout. Il a une idée pour rendre la rythmique encore plus swinguante. Il mime et chantonne pour le bassiste et le batteur. " Il y a de la place pour improviser même si nous jouons tous ensemble. Je ne veux pas que vous jouiez complètement free. La pulsation doit demeurer." Rollins résume bien son art: grande liberté, tout le monde ensemble et la pulsation, donc la danse, doit demeurer. " Le Jazz n'est pas tant ce qui est écrit que ce que nous lui apportons. La musique doit être énergique, excitante comme elle doit l'être ". Yves Torchinsky joue assis comme un violoncelliste mais en punchant sa contrebasse comme un Jazzman doit le faire. Des deux jeunes saxophonistes, c'est le ténor qui montre le plus d'attaque, d'énergie. L'altiste semble plus intimidé.

"Inutile d'être beau et riche, cela n'a rien à voir. Il faut faire de la bonne musique pour se faire connaître ". Bien entendu, Sonny Rollins parle de musique, d'art, pas de show business. " Une chose fondamentale dans le Jazz: les échanges entre cuivres. J'ai repris ses notes, il a repris les miennes. On joue tous ensemble et pourtant séparément ". Le Jazz est un processus démocratique qui concilie sans cesse l'individu et le collectif sans rien renier des droits de l'un et de l'autre.

Rollins explique ensuite à ces jeunes souffleurs le principe de la respiration circulaire: inspirer par le nez, expirer par la bouche dans un mouvement continu, modulé en gonflant les joues. C'est une pratique de la musique indienne, des charmeurs de serpent. Sonny montre le mécanisme sans l'instrument puis avec. Impressionnant. Il a séjourné en Inde de 1969 à 1971, notamment pour travailler cette technique. Marc Thomas et Charles Schneider sont intrigués, surtout Marc qui inspire par la bouche et doit donc changer de façon de respirer. Cette techique peut s'appliquer à toute activité physique terrestre (plus compliqué dans l'eau, à mon avis), pour ne pas se retrouver à bout de souffle dans l'effort. Essayez la, lectrices actives, lecteurs sportifs, notamment après avoir regardé et écouté les conseils de Sonny Rollins dans cette émission. C'est particulièrement pratique pour moduler et faire durer les notes d'un instrument à vent mais pas seulement.

Retour à " Little Lu " avec démonstration de la respiration circulaire pour allonger, moduler les phrass sans s'arrêter pour respirer. La différence est visible et audible: Sonny Rollins n'est jamais à bout de souffle.La beauté jaillit en continu de son instrument. Ensuite démonstration de vibrato et de triolets pour ajouter un feeling plus antillais encore. Solo puis dialogue de saxs. Comme ces jeunes gens, je souris en écoutant Sonny Rollins en solo. L'altiste progresse, prend de l'assurance.

Pour finir, resté seul dans la salle Wagram, Sonny Rollins joue un Blues de Duke Ellington, " I got it bad and that ain't good ". Superbe.

" ll y a dans le Jazz une notion de liberté. C'est pour cela que je suis devenu musicien de Jazz. " Sonny Rollins.

 

Voici ce film présenté par l'acteur et chanteur français Philippe Léotard, un fou de Jazz.

 

 
 

 

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Jazz Archive (Mezzo&INA): La leçon de musique par John Lewis (1980)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 

Jazz Archive

par Mezzo et l'INA:

 

La leçon de musique

Jazz. John Lewis (1920-2001)

TF1& INA. 22 juin 1980

DVD en vente libre

 

 

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, celui où TF1 était la première chaîne de télévision française, une chaîne publique. C'était avant 1987. En 1980, avec l'INA, elle proposait un programme de leçons de musique.Le 22 juin 1980, c'était le tour du Jazz et de John  Lewis, directeur musical du Modern Jazz Quartet, créateur de la Third Stream Music (mélange entre Jazz et Classique) avec son ami Allemand Gunther Schuller.

Cela se passait dans les anciens entrepôts de Citroën, aujourd'hui disparus, à Paris 15e, le 20 août 1979, sur le quai de Javel où fut créée la fameuse eau éponyme. Un camion vient livrer un piano  à queue et les musiciens arrivent: Daniel Humair (battere), Michel Gaudry (contrebasse), Christian Escoudé (guitare électrique), Svend Asmussen (violon).

John Lewis fait répéter son groupe avec une précision de maniaque mais avec le sourire. Il chante et scande chaque partie de musicien. Voici un de ses propos: " Le Jazz est une quête éternelle de l'élément rythmique, le Swing, de l'élément mélodique, le Blues, de l'élément de surprise et d'éléments qui définissent l'Art. " Débrouillons nous avec ça.

Il travaille le rythme, les accents, les placements. D'abord debout comm un chef classique puis assis au piano en jazzman. Il faut savoir compter. Les musiciens ont la partition sous les yeux et ça bosse fort comme disent les Turcs. Des mesures 124 à 132, le groupe joue puis le pianiste accompagne le soliste i.e le violoniste. Quelle densité sur chaque note de piano! Humair conteste un peu mais John Lewis impose son point de vue: " Je vous demande de bien m'écouter car c'est mon nom qui est sur l'affiche." Il sourit mais ne lâche rien. Le Boss, c'est John Lewis et personne d'autre. C'est sa musique et ses conceptions doivent l'emporter. Le thème est d'ailleurs superbe, entre Jazz et Classique, comme souvent chez John Lewis. Daniel Humair finit par faire ce qui lui est demandé et l'oeuvre prend forme. La preuve, John Lewis ne parle plus mais joue. Et ça joue, nom de Zeus! Christian Escoudé est en grande forme. Son album duo avec John Lewis reste une merveille soit dit en passant.John Lewis remercie ses musiciens.

Le 21 août 1979, retour dans le même entrepôt pour une leçon particulière de piano par John Lewis. C'est le même thème que la veille mais travaillé en rythmique. Alby Cullaz est à la contrebasse, Eric Dervieu à la batterie.

D'abord avec Franck Amsallem, pianiste aujourd'hui bien établi, alors âgé de 18 ans.John Lewis explique que le thème est volontairement monotone pour laisser au musicien toute liberté d'improviser. " J'ai appris mon métier comme on le faisait en Europe dans les guildes du Moyen-Age " c'est-à-dire qu'il s'est incrusté dans un orchestre, s'est mis au pano, a joué avec les autres. S'il se trompait, il devait payer une amende ce qui fait qu'il a appris vite. " Aujourd'hui, on ne vous laisse plus le temps. Si vous ne faites pas l'affaire, vous êtes viré sans qu'on vous dise ce qui ne va pas. Il n'y a plus que dans les écoles de musique que l'pn vous laisse le temps d'apprendre de vos erreurs ". Belle image du travail dans le monde contemporain. Est ce pour cette raison qu'aujourd'hui tant de Jazzmen sont diplômés des conservatoires et n'ont pas fait l'école de la rue comme Louis Armstrong, Django Reinhardt, Stéphane Grappelli?

John Lewis donne des conseils techniques à Franck Amsallem " Articulez vos phrases de façon plus coulée. Jouez cette note plus fort. Donnez de l'intensité à l'improvisation en jouant des choses simples. Raccourcissez au fir et à mesure de vos chorus ". Démonstration du Maître qui explique tout en jouant. Il demande au batteur de marquer un passage à l'attenion du pianiste. Un autre conseil précieux: " Evitez de jouer pour jouer. Ca ne va pas venir d'un seul coup. Je veux planter l'idée dans votre tête, que cela travaille dans votre subconscient et dans six mois, l'idée germera. Plus vous jouerez inconsciemment, mieux vous jouerez. " Prenez en de la graine, pianistes en herbe.

Au tour d'un autre jeune pianiste de Jazz de prendre sa leçon de musique par John Lewis.  Christophe  Soulier . John Lewis l'écoute et conclut: " Voici deux styles très différents. Vous jouez plus en accords que Franck. C'est un défi pour moi." Quelques conseils techniques adaptés à ce jeune pianiste: " Voyez combien du thème vous pouvez intégrer à votre solo.Vous avez suggéré. Vous n'avez fait qu'aguicher l'auditeur. J'en donnerai  plus. " Comme avc Franck, John Lewis reprend avec Christophe la métaphore de la graine semée pour qu'elle germe en lui. Il apprend à ces jeunes virtuoses à élaguer, simplifier, bref à parler au lieu de bavarder.

Après cela, John Lewis, resté seul au piano, joue " Django " la composition qu'il écrivit en 1953, en mémoire de Django Reinhardt. Après tant de beauté, il n'y a plus qu'à fermer le piano et partir. Merci pour tout, Mr John Lewis.

 

Ne disposant pas d'extrait de cette émission, je vous en propose une autre, lectrices sagaces, lecteurs subtils. Billy Taylor, qui fit découvrir le Jazz à des millions d'Américains et créa le Jazz Mobile Summer Festival à Central Park (New York, USA) invite John Lewis qui explique son amour pour la musique de Django Reinhardt et joue " Django ". Rien à voir avec Quentin Tarantino.

 

 

 


 

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Jazz Archive: Stéphane Grapelli (1961) diffusé par Mezzo et l'INA le 27 mars 2014 à 20h30

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Jazz Archive:

Stéphane Grappelli. ORTF.  " Jazz au Studio 4 ". 12 septembre 1961
diffusé par l'INA et Mezzo le jeudi 27 mars 2014 à 20h30

DVD en vente libre

 

Stéphane Grappelli: piano, violon

Guy Pedersen: contrebasse

Daniel Humair: batterie

Pierre Cullaz: guitare électrique

Léo Petit: guitare acoustique

 

Stéphane Grappelli (1908-1997) commence l'émission par un solo de piano, stride, classique, tout à fait agréable.Puis vient le quintet avec deux guitares (une sèche pour la rythmique, une électrique en soliste). Daniel Humair tire le maximum d'une batterie minimale. " Alabamy Bound " suivi de " Makin Whoopee ". Stéphane Grapelli arbore son sourire ausi charmeur que sa musique.

" I remember April ". Pedersen et Hmair lancent d'abord un rythme latin puis ça vire vite à un Swing classique. Grappelli joue tellement bien dans son style qu'on lui pardonne de ne pas en changer. Très joli échange violon-batterie. Humair d'une précision diabolique au centre de son tambour. Il est jeune, svelte, chevelu, rasé, en costume cravate. Bref, le gendre idéal sauf qu'il est batteur de Jazz.

"Lover Man ". Stéphane Grappelli était Rital et homosexuel. Quand il joue " Lover Man, where can you be? ", c'est du vécu. Il n'a aucune gêne à transmettre ses émotions, avec élégance.

" Nuages " que Django Reinhardt enregistra à Paris en 1942 alors que Stéphane Grapelli était resté à Londres, loin de l'Occupation allemande. Ici, c'est le salut à un ami. Ca flotte dans l'azur. Rien ne pèse.Un solo de violon avec des trouvailles sonores dans les graves. Une pure merveille. Stéphane Grappelli s'est réservé la part du lion. Les guitaristes ne font que l'accompagner car aucun guitariste ne pouvait remplacer Django Reinhardt.

Stéphane arrive ensuite à revitaliser une scie usée jusqu'à la corde " Lady be good " de Georges Gershwin. Au fur et à mseure du programme, les musiciens s'échauffent et Stéphane Grappelli s'envole. Humair fait merveille aux balais. Il est déjà un formidable malaxeur de pâte sonore.

" Minor Swing " de Django Reinhardt pour conclure. Ce morceau fut créé par le quintet du Hot Club de France avec Django et Stéphane, la plus belle, la plus célèbre, la plus grande contribution de la France au Jazz. Sur ce morceau, évidemment, Stéphane Grappelli est intouchable. Un solo de contrebasse et Stéphane reprend la main, de Maître, pour conclure.

 

 

 

 

Voici, lectrices joyeuses, lecteurs hilares, extrait de cette émission: " Makin' Whoopee ".  Rien à ajouter.

 


 

 

 

 

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Antoine Bataille " Etrange - Moi "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Antoine Bataille

" Etrange - Moi "

Le Passage. 2013

 

Antoine Bataille: paroles et musique, voix, sons et instruments sauf 5, 12 (textes écrits par Marie Bataille)

Radio Elvis: guitare (11)

Gyohel, Isabelle, Pascal, Pierre, Richard, Thierry, Vladimir: rires (1)

 

Lectrices attentives, lecteurs exhaustifs, vous avez déjà remarqué que ce blog ignore superbement la chanson française à de très rares exceptions que vous avez su découvrir. Cela tombe bien, Antoine Bataille n'en fait pas. Il est Français, il écrit et chante en français, en russe aussi parfois mais il ne fait pas de la chanson française. Il fait du Antoine Bataille.

Tout cet album est étrange et dérangeant. La pochette d'abord: un contorsionniste de sexe masculin, nu, de dos, en plein effort, en noir et blanc, si maigre et osseux qu'il fait penser aux survivants des camps. Le titre ensuite: " Etrange-moi " qui revient en leitmotiv au fil de l'album. Il peut se comprendre comme un " Etrange moi ", un " Etrange Emoi ", un " Etranger Moi " voire même un " Etranglez moi " suicidaire tant cet album semble exprimer les  névroses de son auteur. J'écris semble car un créateur si complexe peut aisément leurrer l'auditeur. D'ailleurs le morceau n°11 est intitulé aussi bien " Le Leurre " que " La Lueur " et " Le Leur ". Quel titre choisir alors? Des airs aussi reviennent au fur et à mesure de l'album, transformés mais reconnaissables. Un vrai jeu de piste pour l'auditeur.

Antoine Bataille est un créateur complexe disai-je, maniant tous les arts ( musique, littérature, peinture, sculpture, photographie, cinématographe). " Le coeur de chien " qu'il invoque régulièrement au fil de l'album est celui de la nouvelle de Mikhaïl Boulgakov dont il a fait un spectacle théâtral et musical mais pas seul. Boulgakov d'où la langue russe qui ouvre cet album après des rires d'un sinistre accompli. Ici, par contre, Antoine Bataille est essentiellement seul composant, écrivant, jouant du piano, des claviers, de la batterie, de l'accordéon et d'autres instruments inconnus de mes fichiers. Il chante en français mais je ne comprends rien à ce qu'il raconte. Cela n'a aucune importance puisqu'Antoine Bataille a son univers. " Vous n'avez pas à comprendre ma musique. Vous avez à la ressentir " (Ornette Coleman).Pour le ressenti, c'est réussi. Cet album est en même temps fascinant et agaçant, dérangeant et troublant, sublime et repoussant. Il n'est pas fait pour les mass media et le prime time. Il suppose chez l'auditeur une exigence artistique aussi élevée que celle de son auteur. Je comprends qu'il puisse être jugé horripilant mais, moi, j'aime " Etrange-Moi".

L'auteur, d'ailleurs, que fait-il en ce moment? Il tient plusieurs spectacles, projets artistiques en même temps.

- Vendredi 28 mars à 20h à Paris, au Sentier des Halles, il jouera sa " Fugue bâtarde "

- Du mardi 1er au dimanche 6 avril, à Toulouse, il jouera " Ylajali ".

- Vendredi 13 juin 2014, à Paris, au Café de la Danse, il jouera sa " Fugue Bâtarde ".

Vladimir Trotski s'est réincarné en artiste, Antoine Bataille. Il est toujours aussi complexe mais beaucoup moins dangereux. Ecoutez le.

Antoine Bataile en concert, en 2012, cela donnait cela. En 2014, ce sera autre chose, forcément. Rien à ajouter.

 

 

 

 

 

 

 

 

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2e festival international Guitares au beffroi à Montrouge (92) du 28 au 30 mars 2014

Publié le par Guillaume Lagrée

 

2e festival international Guitares au beffroi 

à Montrouge, Hauts de Seine, Ile de France, France

du vendredi 28 au dimanche 30 mars 2014

Rabih Abou Khalil

 

 

La photographie de Rabih Abou Khalil est l'oeuvre du Méditerranéen Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Lectrices électriques, lecteurs acoustiques, retrouvez vous à Montrouge (92) du vendredi 28 au dimanche 30 mars 2014 pour le festival Guitares au beffroi.

Au programme:

- vendredi 28 mars à partir de 20h30: soirée World avec notamment l'oudiste libanais Rabih Abouh Khalil dont le sourire orne cet article.

- samedi 29 mars à partir de 20h30: soirée Jazz avec notamment le guitariste belge Philip Catherine dont un duo avec Chet Baker figure en tête de cet article.

- dimanche 30 mars à partir de 17h: soirée Blues & Folk avec les musiciens indiqués dans le programme.

En plus des concerts payants, un salon de la guitare à entrée libre aura lieu le samedi 29 mars de 11h à 20h et le dimanche 30 mars de 11h à 18h avec des luthiers, du matériel, des concerts de démonstration, des classes de maîtres (master classes in english) de guitare. Voilà une belle idée de sortie familiale pour petits et grands.

 

Pour conclure, " Leaving " par Chet Baker (trompette), Riccardo del Fra (contrebasse) et Philip Catherine (guitare). Concert daté de 1986 à Hambourg, RFA. Rien à ajouter.

 


 
 

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Concert sur invitation d'Emmanuel Bex & Francesco Bearzatti le dimanche 30 mars à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Emmanuel-Bex.jpg

La photographie d'Emmanuel Bex est l'oeuvre du Généreux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Lectrices curieuses, lecteurs aventureux, sachez que vous pourrez retrouver Emmanuel Bex (orgue Hammond) en concert avec Francesco Bearzatti (saxophone ténor, clarinette) dans un appartement parisien le dimanche 30 mars 2014 à 17h.

Pour ce faire, il vous faut réserver votre place, avant le lundi 24 mars 2014, auprès de Fred Blanc: fb@fredblanc.com. En réponse, vous obtiendrez le lieu précis du concert et les renseignements nécessaires pour y accéder.

Entrée à 15€/personne au chapeau. Le concert sera suivi d'un encas. Les nourritures matérielles succèderont aux nourritures spirituelles. Quel beau programme!

Voici, au festival Jazz sous les pommiers, édition 2010, le trio Emmanuel Bex/Simon Goubert/Francesco Bearzatti. Rien à ajouter.

 

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RECLAME: les créations de Sylvain Cathala au printemps 2014

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

RECLAME

Les créations de Sylvain Cathala (saxophone ténor) au printemps 2014

 

PRINT

Sylvain Cathala - saxophone ténor

Stéphane Payen - saxophone alto

Jean-Philippe Morel - contrebasse

Franck Vaillant - batterie

 

 

Jeudi 20 mars, 19h30 @ Jazz Club Grenoble

MJC Les Allobroges 1 Rue Hauquelin 38000 Grenoble

 

Vendredi 21 mars, 20h30 @ Jazz Club d'Auxerre 

7 rue de l’île aux Plaisirs 89000 Auxerre

 

Dimanche 23 mars, 18h @ Péniche Marcounet (Paris)

Amarrée Quai de l’Hôtel de Ville, au Pied du Pont Marie

M° Pont Marie (7)

Pour accéder au bateau, prenez l'escalier quai de l'hôtel de ville entre le Pont Louis Philippe et le Pont Marie. Il y a des feux et un passage clouté. 

 

Avec le soutien de la Spedidam

Booking : Tiphanie Moreau / +33 6 64 62 14 48

 

 

 

 

 

Mariétan - Cathala Duo

Thierry Mariétan - contrebasse

Sylvain Cathala - saxophone

 

Lundi 24 mars, 20h30 @ Théâtre de Verre (Paris)

17 rue de la Chapelle 75018 Paris

 

 

Avec le soutien de la Spedidam

Booking

 

 

 

 

 

 

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Création PRINT & FRIENDS

Sylvain Cathala - saxophone ténor

Stéphane Payen - saxophone alto

Alain Vankenhove - trompette

Sébastien Llado - trombone, tuba

Gilles Coronado - guitare

Benjamin Moussay - fender rhodes

Jean-Philippe Morel - contrebasse

Franck Vaillant - batterie

 

Samedi 17 mai, 20h30 @ Cave Dîmière (Argenteuil)

107 rue Paul Vaillant Couturier 95107 Argenteuil

 

Avec le soutien de la Spedidam

Booking : Tiphanie Moreau / +33 6 64 62 14 48

 

 

Plus d'info

- Résidence de création "Transformations" du 12 au 16 mai 2014 à la Cave Dîmière (Argenteuil).

 

- Concerts scolaires les 15 mai à 10h et 14h30 et 16 mai à 14h30

 

- "Transformations" est une commande d'Etat. (Aide à l'écriture d'une oeuvre musicale nouvelle originale de l'Etat)

 

- Nous enregistrerons cette musique les 21 et 22 mai au studio Sequenza (Montreuil) avec le soutien de l'ADAMI ; sortie prévue fin 2014 sur Connexe Records (distribution Muséa)

 

 

 

 

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A venir

- 05 mai : Sortie sur Connexe Records du premier disque du Cathala-Durand-Vaillant Trio enregistré live au Sunset en septembre dernier.

- Mai : Olympe Trio (A. Grimal, S. Payen, S. Cathala) à Paris

- Juin : concerts de sortie de disque Cathala-Durand-Vaillant Trio à Paris et Alençon.

 


 

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