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Mon Projet Musique.fr, le site Internet dédié au financement des projets musicaux professionnels

Publié le par Guillaume Lagrée

Communiqué de presse de la SACEM

MonProjetMusique.fr

Le site internet dédié au financement des projets musicaux professionnels

 

 


 

 

 

 

 

 

MonProjetMusique.fr, c'est quoi ?


MonProjetMusique.fr est le site dédié au financement des projets musicaux professionnels, pour toutes les structures, pour toutes les musiques et sur l'ensemble du territoire français. Une initiative portée par les principales sociétés de gestion de droits et organisations professionnelles de la filière musicale.

 

Présentée le vendredi 26 octobre 2012la version beta recense déjà 132 aides publiques et de la filière musicale. Dans une double démarche de service et de transparence, le site comprend aussi une partie éditoriale avec un 1er dossier pédagogique : « comment constituer un bon dossier de demande d'aide? » avec conseils d'experts et témoignages de bénéficiaires d'aides.

 

MonProjetMusique.fr, pour qui ?


Vous êtes musicien, producteur, organisateur d'événement ou éditeur ? Vous avez un projet à financer et ne savez pas où chercher des aides financières ? MonProjetMusique.fr vous apporte les réponses et les solutions.

 

MonProjetMusique.fr, le bonus


Retrouvez sur www.monprojetmusique.frune application interactive de visualisation de données permettant de connaître en quelques clics, les projets financés les années précédentes et filtrer les informations par programme d'aide, genre musical, région, année, ...

 

Ca, c'est la méthode française. Pour la méthode américaine, tout est expliqué dans le film " There is no business like show business " avec Marilyn Monroe en innocente victime. La preuve ci-dessous.

 


 

 

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Festival de la betterave musclée à Tousson (77) du 31 octobre au 4 novembre 2012

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices bucoliques, lecteurs champêtres, je vous ai déjà parlé de la Tête des Trains, foyer rural abonné au Jazz et à l'électricité à Tousson, Seine et Marne, Ile de France, France dans le Parc Naturel Régional du Gâtinais français.

Voici que les ardents bénévoles de Tousson organisent le 14e festival de la  betterave musclée du mercredi 31 octobre au dimanche 4 novembre 2012.

Thématique: le Jazz manouche. Le préfet et le chef du groupement de gendarmerie de Seine et Marne sont informés et ont autorisé l'événement.

Concerts à la Tête des Trains et chez l'habitant. Pensez à réserver vos places sinon vous devrez repartir bredouilles comme cela m'est arrivé lors d'un précédent concert.

Ce festival est garanti sans subvention. Les contribuables de droite ne pourront pas se plaindre que l'argent public est dilapidé pour produire une musique dégénérée de voleurs sans toit ni loi. Les contribuables de gauche ne pourront pas regretter que l'argent public ne serve pas à l'éducation des masses populaires facteur d'émancipation face à la brutalité de l'exploitation capitaliste et marchande plutôt qu'à leur abrutissement par le divertissement.

Après avoir écouté in vivo et in situ les disciples, vous pourrez écouter le Maître, Django Reinhardt, exposé actuellement à la Cité de la Musique à Paris. Si vous ne voulez ou ne pouvez vous rendre à l'exposition, son site web est très bien fait et vous épargnera 9 euros soit à peu près le prix d'un concert au festival de la betterave musclée à Tousson.

Le Gipsy Project de Bireli Lagrene ne sera pas présent au festival de la betterave musclée à Tousson. De toute façon, Bireli est passé à une autre musique. N'empêche, qu'est ce que ça sonnait!

 

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Le Tatiphone en vacances à Pontchateau (44) le 30 novembre 2012

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Vendredi 30 novembre 2012 à 20h30 

au CARRE D’ARGENT à PONTCHATEAU,

Loire Atlantique, Pays de la Loire, France

 

Le Tatiphone en vacances 

« Sur un air de saxophone, des images de bord de mer défilent sous nos yeux.  

Ainsi commence ce passionnant voyage musical et visuel dans l’œuvre de Jacques Tati.  

1 vidéaste et 7 musiciens de la scène jazz française redonnent vie au film « Les vacances de 

Monsieur Hulot » tourné il y a soixante ans à Saint-Marc-sur-Mer (Saint-Nazaire). Trompette 

rieuse et accordéon enjoué se font l’écho des situations fantaisistes si bien filmées par le 

cinéaste. On se régale des images revisitées par Olivier Moreels : la guimauve qui n’en finit pas 

de s’étirer ou encore ce pot de peinture facétieux qui se joue de notre apprenti peintre…  

A coup de ritournelles d’époque, de compositions audacieuses et de bruitages, les musiciens 

rappellent l’ambiance des films. Le Tatiphone rend un hommage à la fois original et fidèle à 

l’esprit de Tati : poésie, burlesque et modernité. »  Christine Dubeau / le Carré d’Argent 

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Avec : 

Hervé Batteux : « Tatidrums » (sample, percussions), conception du projet 

Guillaume Saint-James : saxophones, compositions 

Geoffroy Tamisier : trompette  

Jean-Louis Pommier : trombone 

Didier Ithursarry : accordéon 

Jérôme Séguin : basse 

Christophe Lavergne : batterie 

Ollivier Moreels : creation vidéo, photographie et scénographie 

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En 1ère partie, « le Petit Tatiphone » : Restitution du travail de création menée avec les élèves de l’école 

de musique intercommunale de Pont-Château/Saint-Gildas-des-Bois. 

 

Une soirée organisée dans le cadre de Jazz Tempo, temps fort du Collectif Régional de Diffusion du Jazz 

(CRDJ), avec le soutien du Conseil régional des Pays de La Loire. 

Avec la complicité des « Films de Mon Oncle ». 

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Tarifs : Plein 15 € - Partenaire 13 € - Réduit 10 € - Abonné 12 € - Abonné réduit 8 €  

Projection du film « Les vacances de Monsieur Hulot » au Cinéma La Bobine à Pontchâteau : Mercredi 28 et jeudi 29 

novembre à 20h30 

 

Infos billetterie : 02 40 01 61 01 /billetteriecap@pontchateau.fr 

 

 

 

                                            

 

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Aulnay All Blues Festival (93) du 19 au 24 novembre 2012

Publié le par Guillaume Lagrée



Du lundi 19 au dimanche24 novembre 2012
à Aulnay Sous Bois, Seine Saint Denis, Ile de France, France.
HOMMAGE AU CONGO SQUARE
La réputation de ce festival et des co-directeurs artistiques, Larry Skoller et Mohamed Beldjoudi n'est plus à faire.
Chaque année, ils nous proposent un festival uniquement composé de créations mondiales pour l'occasion, 
et laissent une trace par la production discographique des événements.
L'an passé ce sont les Grammy Awards qui ont rendu hommage à leur action pour le Blues 
et leur quête pointue à la recherche de l'excellence. 
(Autant le dire, le salut des USA à l'action de Français pour la culture blues….. Ça se remarque !)
Cette année, il faut saluer 2 Créations Mondiales

New Orleans Father & Sons of the New Millennium 

avec le légendaire David Batiste accompagné de ses fils Russell, Jamal, Ryan sous l’égide de Damon J. Batiste, ambassadeur de la culture de la Nouvelle Orléans.


 

Musicien de Funk et de Soul le plus reconnu de la Nouvelle-Orleans, le légendaire David Batiste. Fondateur du groupe mythique les Gladiateurs en 1962, David Batiste et ses frères sont considérés comme les créateurs de la Funk de la Nouvelle-Orleans. Débutant leur carrière dans des clubs locaux, ils ont parcouru le continent américain lors de multiples concerts, pour finir par conquérir le globe à travers les scènes des plus grands festivals du monde (États-Unis , Afrique du Sud, Mexique, Europe et Japon).

 

Aussi, le plateau artistique présenté en exclusivité sur la scène de l’Espace Jacques Prévert aura pour mission de recréer, le temps d’un concert, l’âme vivante du son de la Funk du sud de la Louisiane avec David entouré de ses fils prodiges. En effet, les batteurs Russell, Jamal et Ryan Batistes sont des instrumentistes mondialement reconnus, mais sont aussi à la tête des groupes les plus en vus du moment.

 

 

New Orleans Congo Square International Music Tribute

avec Russell Batiste & Friends with Special guests Jason Neville, Cyril Neville & Donald Harrison


The Congo Square est un jardin public attenant au vaste parc Louis Armstrong délimitant l’ancien quartier français du Vieux carré, de celui de Tremé à la Nouvelle Orleans. Site marquant de l’histoire de l’esclavage en Louisiane car c’était le lieu du marché aux esclaves, il est un berceau de la musique afro-américaine. Au XVIIIe siècle il y résonnait les chants des esclaves africains qui y chantaient leurs souffrances et espoir. Il est resté un lieu de retrouvailles musicales et aujourd’hui encore les rassemblements musicaux hebdomadaires du Congo Square sont célèbres pour les musiques Jazz, Soul, Rhythm and Blues qui en émanent.


Autre événement de poids :

 

Edition du livre : "Congo Square" Racines Africaines de la Nouvelle-Orléans


 


Ayant offert un moment émouvant pendant la célébration du premier « Unesco Jazz Day » en avril dernier lors de la lecture de son ouvrage Congo Square « Racines Africaines de la Nouvelle-Orléans », l’historienne d’art Freddie Williams Evans, nous livre  le panorama le plus complet dédié à la mythique place « Congo Square » de la Nouvelle-Orléans.

 

 

L’édition originale " Congo Square-African Roots in New-Orleans "en français et édité par le festival Aulnay-all-Blues, retrace la présence et l’évolution pendant prés de deux siècles et demi des musiques et danses d’Afrique et des Caraïbes pratiquées chaque semaine sur ce territoire sacré. C’est ainsi qu’à travers de multiples récits, l’auteure décrit cet espace de rencontres ou les descendants d’Africains ont construit une culture de résistance honorant l’esprit de leurs ancêtres tout en bâtissant les bases d’une culture musicale métissée ayant marqué à jamais l’art à l’échelle planétaire.

David Batiste et ses frères ont créé le groupe " David Batiste and The Gladiators " en 1962. Voici le groupe en concert en Louisiane en 2008.  Le nouveau groupe sera en concert à Aulnay sous Bois en novembre 2012. Keep on groovin!

 

 

 

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Jeune création 2012. Du 4 au 11 novembre 2012 au 104 à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 


 


JEUNE CRÉATION 2012
Exposition internationale d'art contemporain
CENTQUATRE, Paris 19ème
Du 4 au 11 novembre
 
 

Jeune Création, exposition internationale d'art contemporain, dévoilera sa nouvelle sélection du 4 au 11 novembre prochains au CENTQUATRE. Les projets inédits d'une soixantaine de jeunes artistes français et étrangers seront articulés autour d'une programmation artistique pointue, expérimentale et audacieuse.
 
Peintures, sculptures, photos, dessins, vidéos, installations et performances investiront l'espace des Ecuries. Ce rendez-vous annuel établit une cartographie de la jeune création contemporaine émergente. Véritable lieu de rencontres et d'échanges, Jeune Création est devenue un rendez-vous parisien incontournable de repérage et d'exploration pour les professionnels et les amateurs. À travers leur regard de plasticiens, les membres du comité Jeune Création révèleront, pour cette nouvelle édition, les travaux d'artistes prometteurs, sélectionnés parmi plus de 2000 dossiers.

 
 
JEUNE CRÉATION 2012
CENTQUATRE
Entrée au 5 rue Curial - 75019 Paris
Métros :  Riquet, Stalingrad, Crimée
  
 Du dimanche 4 au dimanche 11 novembre 2012 de 12h à 19h.
Ouverture à 11h les samedis et dimanches.
Nocturnes les mercredi 7 et vendredi 9 novembre jusqu'a 21h et le samedi 10 novembre jusqu'à 23h.
Fermé le lundi 5 novembre.

 



 

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Rentrée des Grands Formats au Perreux sur Marne (94) le 1er décembre 2012

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Grandes lectrices, larges lecteurs, réjouissez vous car c'est la rentrée des Grands Formats le samedi 1er décembre 2012 à partir de 18h30 au Centre des Bords de Marne au Perreux sur Marne, Val de Marne, Ile de France, France.

Au menu, concerts du collectif LEBOCAL (18h30) et des Voice Messengers (21h) et banquet des Grands Chefs.

L'association Grands Formats réunit 30 orchestres de Jazz français plus deux membres associés pour promouvoir le Jazz joué à  7 musiciens au moins bref tous les groupes qui ne rentrent pas sur les scènes des clubs de Jazz.

Je ne pourrai pas y être. Mon absence est déjà excusée mais je compte sur vous pour y assister et donner vos impressions sur ce blog ensuite.

Les Voice Messengers sont les dignes enfants des Double Six, premier groupe de Jazz vocal à chanter les standards du Jazz en français (ils furent accompagnés par Quincy Jones et Dizzy Gillespie. Respect). Les voici chantant en français " Stolen Moments " d'Oliver Nelson. Comme quoi, la langue française peut balancer, sapristi!

 

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Les grands prix de la SACEM 2012

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Communiqué de presse, mercredi 17 octobre 2012

 

Décernés chaque année, les Grands Prix Sacem récompensent des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, membres de la Sacem.

 

Ces prix illustrent la proximité qu'entretient la Sacem avec ses sociétaires, incarnant son engagementaux côtés de la création. Ils contribuent à la valorisation des différents répertoires et portent unedimension fédératrice au cœur de la filière.

 

Le palmarès de cette édition 2012 est :

 

Prix Spécial de la Sacem et Distinction numérique INA : CATHERINE RINGER

Grand Prix de la chanson française : CAMILLE

Grand Prix du jazz : RICHARD BONA

Grand Prix de l'auteur-réalisateur de l'audiovisuel : GILLES AMADO

Grand Prix des musiques du monde : TIKEN JAH FAKOLY

Grand Prix du répertoire Sacem à l'export : GIPSY KINGS

Grand Prix de l'humour : ROLAND MAGDANE

Prix Francis Lemarque : ANAÏS

Grand Prix de la musique pour l'image : ERIC DEMARSAN

Grand Prix de l'édition musicale : UNIVERSAL MUSIC PUBLISHING GROUP / JEAN-PHILIPPE ALLARD

Grand Prix de la musique symphonique (carrière) : ERIC TANGUY

Grand Prix de la musique symphonique (jeune compositeur) : FABIEN WAKSMAN

Grand prix des musiques électroniques : JUSTICE

Prix Rolf Marbot de la chanson de l'année : « Avant qu'elle parte » SEXION D'ASSAUT

 


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Edouard Ferlet " Think Bach " avance au Café de la Danse

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Edouard Ferlet

«  Think Bach »

Paris. Le Café de la Danse.

Mercredi 24 octobre 2012. 20h.

 

Edouard Ferlet : piano, recompositions

Edouard Ferlet

 

 

La photographie d'Edouard Ferlet est l'oeuvre du Tonique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Impitoyables lectrices, inflexibles lecteurs, j'ai retranscrit dans cette chronique les explications d'Edouard Ferlet sur l'art et la manière dont il a déconstruit et reconstruit l'oeuvre de Johann Sebastian Bach pour construire ce programme. Toutes les erreurs et imprécisions sont miennes.

Ca commence par une ballade. A moins que ce ne soit du Jazz ou plutôt du Bach transformé par Edouard Ferlet. A mon goût, c’est un peu trop joli pour être honnête. 

 

Plus intéressant. Il commence par taper dans les cordes. Une troupe marche en cadence dans les cordes du piano. Main gauche sur le clavier, main droite dans les cordes. Ca balance, ça danse, c’est beau. La fusion de Bach et du Jazz prend corps alors qu’Edouard remet ses deux mains sur le clavier. Une pompe baroque à la main gauche, une fantaisie jazzy à la main droite. Il revient plus près de la mélodie de Bach qui swingue terrible. Il y met un peu de chaos tout en gardant l’ordre implacable du rythme bachique. 

C’était « La Passion selon Saint Matthieu » suivie de « Analecta » (basée sur un Prélude en ré majeur). 

 

« Dictame », prélude de Bach déconstruit puis reconstruit par Edouard Ferlet. Le prélude est reconnaissable dès les premières notes. 

 

Une jolie ritournelle travaillée dans l’aigu de l’instrument. Il décale l’air vers le medium. Ca plane tout de suite. Je commence à reconnaître un thème de Bach. C’est devenu plus sombre, plus orageux. Retour à la jolie mélodie qui surgit comme la lumière d’une bougie dans les ténèbres (prochain défi pour Edouard Ferlet, mettre en Jazz « La leçon de ténèbres » de Marc Antoine Charpentier avec les bougies évidemment).

 

« A la suite de Jean » tiré du premier prélude pour violoncelle seul. Edouard explique qu’il a lu la partition dans un miroir. Il la joue donc à l’envers. 

 

«  Jésus que ma tristesse demeure » (« Jésus que ma joie demeure » joué en mineur). L’idée est opposée à l’esprit même du morceau ce qui me semble gênant. Edouard Ferlet nous explique qu’une partition de JS Bach est belle à voir sans même la jouer. Il a osé prendre les partitions, les griffonner, les gribouiller, les décaler, les travailler pour refaire Bach à sa manière. Jolie ritournelle plutôt joyeuse malgré le titre du morceau. Ca y est, le thème d’origine apparaît. Sonny Rollins le jouait lors d’un sublime solo en concert à Paris, à la Mutualité le 19 janvier 1963 (je n’étais pas né mais l’enregistrement existe). Maintenant, ça swingue très efficacement sur un ton grave. 

 

Utilisation d’un bidouillophone électronique dans les cordes du piano pour prolonger des sons. Edouard se remet au clavier avec une vibration de sitar dans les cordes du piano. C’est curieux mais où veut-il en venir ? C’était une « Suite française ». 

 

Un Prélude en do mineur joué main droite Bach, main gauche Ferlet. Il commence en tapotant le corps du piano des paumes. Cela en fait un grand instrument de percussion, ce qu’est le piano d’ailleurs même si Claude Debussy estimait que « le pianiste doit faire oublier que le piano est un instrument composé de marteaux qui frappent des cordes ». Prélude de piano joué très vite à la main gauche. Ca va et vole au vent.

 

Une ballade. Ca plane.

 

« Round about midnight ». Ce n’est pas de Johann Sebastian Bach mais de Thelonious Sphere Monk. Edouard fait dériver Monk vers Bach tout en demeurant totalement contemporain. Ca brille de mille feux, c’est du Bach.

 

Un extrait des Variations Goldberg. A comparer avec la version d’un autre pianiste de Jazz, Dan Tepfer. Tempo trop lent à mon goût.

 

Edouard fait sonner son bidouillophone électronique dans le piano tout en faisant tourner une boucle rythmique à la main gauche. Curieux mais pas essentiel. Il s’assoit au piano, joue sérieusement qui tourne à la main gauche alors que la main droite part en ballade. Ca c’est du piano et de la danse. Ca sonne même un peu Caraïbes. Il allège tout à coup en jouant plus haut sur le piano. Cela devient une danse d’elfes mais pas celle de Puck déjà écrite par Debussy. Ca s’envole tout en revenant à Bach. Superbe. 

 

RAPPEL

 

Après les remerciements d’usage, un petit morceau de Bach à peine trafiqué cette fois-ci explique Edouard Ferlet. Effectivement, ce tempo lent est très connu. Il le joue de façon romantique ce qui horrifierait les puristes baroqueux. Bien joué !

 

Face à l’enthousiasme général, un deuxième rappel s’imposait. Le voici.

 

Un tempo rapide. Bach est bien le swinguant des compositeurs classiques. C’est un Bach passé par la plage de Copacabana. Ca le rajeunit. Il regorge de vie et de soleil.

 

Mademoiselle A fut enchantée de ce concert au point d’acheter l’album " Think Bach " et d’obtenir un autographe de l’auteur. Pour ma part, je conserve quelques réserves sur cette musique qui m’emporte moins que les Variations sur les Variations Goldberg de Dan Tepfer. C’était tout de même une belle soirée. Je n'appelerai pas Edouard Ferlet Jean Edouard car, grâce aux dieux et aux muses, il ne jouera pas Bach dans le Loft.

Trêve de sornettes et de billevesées. Laissons Edouard Ferlet expliquer et jouer son projet sur Bach. 

 

 

 

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Le trio de Sylvain Cathala de passage à l'Improviste

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Sylvain Cathala Trio

Paris. Péniche l’Improviste.

Samedi 20 octobre 2012 .21h

 

Sylvain Cathala : saxophone ténor, compositions

Sarah Murcia : contrebasse

Christophe Lavergne : batterie

Sarah Murcia

 

La photographie de Sarah Murcia est l'oeuvre du Vertigineux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible da sanctions civiles et pénales.

 

21h c’est l’heure officielle. En fait, le concert a commencé à 21h30 par «  Moonless ». Gros son de contrebasse amplifiée. Le batteur tapote de façon saccadée. Beau son plein du ténor. Ca sonne moins coulant que le trio de Lenny Popkin. Logique, c’est une autre esthétique. C’est abrupt, stimulant, plutôt réservé à un public de connaisseurs. Ils lisent la partition avec attention mais ça joue. Vu la taille de la salle, aménagée dans une péniche et fort confortable pour le public, je ne saisis pas l’intérêt de mettre des micros sur la scène. Pour la contrebasse, à la limite pour la batterie et le saxophone ténor, franchement… A moins que ce ne soit enregistré. Strawl du sax. Dialogue contrebasse/batterie aux balais. De bonnes vibrations circulent. Le contraste entre la carrure de Sarah Murcia et la puissance de son jeu de contrebasse est toujours saisissant. Jolie fin surprise.

 

Un morceau sans titre pour l’instant. Ca démarre entre sax et contrebasse. Les notes du sax glissent sur celles bondissantes de la contrebasse. Ce trio aime les rythmes hachés, saccadés. Un peu de liant ne ferait pas de mal. C’est l’école de Steve Coleman. Le batteur a l’air de résoudre un problème d’arithmétique lorsqu’il joue.

 

Le trio démarre en bloc et à bloc. Le Coltrane d’après 1965 continue de faire des ravages en 2012. Heureusement, ils baissent le volume sonore pour produire une musique plus puissante, plus intéressante. C’est plus structuré, coordonné, soudé.

 

Je n’ai pas saisi le titre du morceau. Une sorte de ballade. Pas moelleuse tout de même. Ils aiment l’abrupt. Gros son souple et bondissant de la contrebasse. Le batteur ponctue avec ses rythmiques bizarres que mes faibles connaissances arithmétiques ne me permettent pas de compter. Sarah travaille le son. Les notes s’allongent, s’étirent. Christophe lui répond avec les vibrations des cymbales. L’espace se dilate. Ca, c’est beau. Le batteur est aux baguettes et tapote légèrement, souplement. Le sax ténor se fait velouté avec une pointe d’acidité. Délicieux. 

 

« Constantine », souvenir d’un concert en Algérie je suppose. Ce n’est ni du Raï ni du Chaabi. Le trio attaque brutalement. Ah si, l’influence orientale arrive avec le son du ténor comme un appel du muezzin et de la batterie jouée à mains nues. Bonne vibration impulsée par la contrebasse, fouettée par la batterie, ventilée par le sax ténor. Le batteur a pris une puis deux baguettes. Groove oriental très spécial mais bien agréable, stimulant.

 

PAUSE

 

Une sorte de marche militaire décalée pour commencer. Ce n’est pas la « Blues March » d’Art Blakey tout de même. Encore un beau dialogue contrebasse/batterie où la batterie mène la danse. Le sax revient. Ca balance bien. Grosse vague de la rythmique. Son majestueux du ténor. C’était « Entremêlée ». 

 

Je n’ai pas saisi le titre du morceau. Une sorte de ballade décalée. Musique élastique qui s’étire, revient. La pulsation de la contrebasse résonne dans le ventre.

 

Intro en solo de contrebasse. Ca sonne oriental mais à sa façon. Ca vibre en haut du manche. Elle travaille la contrebasse au corps. Le batteur enchaîne aux balais. Le sax ténor arrive velouté, brumeux. Personne n’applaudit ce superbe solo. Le public est concentré. Le duo batteur aux balais/contrebassiste tripote bien. Bonne vibration, bonne vibration, oui. Un instant, j’ai entendu de l’oud à la place de la contrebasse. La classe. Joli solo tintinnabulant de batterie sur les cymbales puis le trio repart. Un break de batterie basé sur les tambours et ça repart. C’était « Black Dance ».

 

« Cinquième ballade ». Je progresse puisque je comprends les titres des morceaux. Sarah Murica joue maintenant à l’archet. Le batteur est aux maillets. Ca grince, ça gronde. Nous sommes dans un château écossais hanté par une nuit de brume glacée. Dans un film d’épouvante, ce serait parfait. Genre psychologique, pas sanglant. Le sax ténor vient se joindre à la célébration du mystère. La procession des elfes serpente dans la lande. Avec un son de tambour qui n’est pas guerrier.

 

Encore un titre que je n’ai pas compris. Pourtant, je suis au premier rang, à 1m de la scène. Christophe a ajouté des éléments de percussions. Solo de batterie pour introduire. Ca tinte, sonne, s’arrête, repart. Sarah vient ajouter quelques vibrations de contrebasse avec une baguette sur les cordes. C’est ludique. Ca bataille ferme entre contrebasse et batterie. Personne ne lâche l’affaire. Sarah est repartie à mains nues. Ca vibre, bondit. Le sax ténor vient se mêler à la sarabande. Batteur et sax se déchaînent alors que la contrebasse pose les bases, tranquille.

 

Parfois fatiguant, souvent stimulant, le trio de Sylvain Cathala ne m'a pas laissé indifférent même s'il ne m'a pas fait oublier celui de Sonny Rollins. Ce qui transpire de cette musique, c'est qu'elle est généreuse et audacieuse. Ca, ça fait du bien à l'auditeur.

Voici les prochains concerts de Sylvain Cathala pour la fin de l'année 2012:

15.11 : PRINT @ Royale Factory (Versailles)

07.12 : Sylvain Cathala Trio @ Péniche Improviste (Paris)

13.12 : Sylvain Cathala Trio @ Le Cercle des Voyageurs (Bruxelles / Belgique) 

14.12 : Sylvain Cathala Trio @ Le Caméléon (60490 Conchy les Pots / France)

15.12 : Sylvain Cathala Trio @ Salle de l’Horloge (60170 Tracy-le-Mont / France)
16.12 : Sylvain Cathala Trio @ Roskam  (Bruxelles / Belgique)
 

17.12 : Résidence ‘Flow & Cycle’  Sylvain Cathala Trio @ Périscope (Lyon)

18.12 : Résidence ‘Flow & Cycle’ Sylvain Cathala Trio @ Périscope (Lyon)

19.12 : Résidence ‘Flow & Cycle’ Sylvain Cathala Trio @ Périscope (Lyon)

20.12 : Sylvain Cathala Trio @ Périscope (Lyon) concert de création

21.12 : Sylvain Cathala Trio @ Puy de le Lune (Clermont-Ferrand)

22.12 : Sylvain Cathala Trio @ le 3 Pièces (Rouen)  

Voici " Black Dance " par le trio de Sylvain Cathala lors d'un précédent concert. Bonne découverte, lectrices artistes, lecteurs danseurs.

 

 

 

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Ziad Kreidy " Les avatars du piano "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Ziad Kreidy

" Les avatars du piano "

 Editions Beauchesne. Collection L'Education musicale.Paris. 2012.77 p.

 

Martial Solal

 

La photographie de Martial Solal au piano est l'oeuvre du Généreux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

" Là où il y a un piano, il n'y a plus de grossièreté " (Chateaubriand, Mémoires d'Outre Tombe).

 

Lectrices musicologues, lecteurs mélomanes, avant de commencer la chronique des " Avatars du piano " par le pianiste et musicologue libanais Ziad Kreidy, je dois vous avertir qu'il n'est pas du tout question de Jazz dedans. Par esprit de contradiction, j'illustre cette chronique par du Jazz.

De quoi parle donc ce livre court, dense et passionnant? De l'évolution technologique d'un instrument de musique créé à Florence, Toscane, Italie vers 1700 sous le nom de pianoforte (nom qu'il porte toujours en italien d'ailleurs) par Bartolomeo Cristofori (1655-1731) et des effets de cette évolution sur le jeu des pianistes. Est-il possible en 2012 de jouer des concerti de Mozart, des sonates de Beethoven, des études de Chopin comme leurs compositeurs l'entendaient (quoique Beethoven n'entendait plus rien à la fin de sa vie!)? La réponse de l'auteur est pessimiste et argumentée. A son avis, non. En effet, le développement technologique du piano depuis sa création est allé vers toujours plus de puissance et de standardisation. Des pianos produits à la chaîne comme des motocyclettes ne peuvent donner qu'une musique pétaradante. Ce qui est gagné en puissance est perdu en finesse, en expressivité, en singularité.

Certes, l'auteur prêche pour sa paroisse puisqu'il est musicologue et joue sur des instruments anciens. Joue t-il sur ceux de l'association Ad Libitum basée à Etobon, Haute Saône, Franche Comté, France (Ziad Kreidy enseigne d'ailleurs à l'université de Franche Comté à Besançon)? Toutefois, le lecteur ignorant que je suis a été captivé par son propos à la fois richement argumenté et passionné, dans un format bref. Ne sachant ni lire, ni écrire, ni jouer de la musique, j'ai pourtant dévoré son livre en sautant les partitions. Même en passant les partitions, comme l'on peut passer les longues descriptions botaniques, géologiques et zoologiques dans les romans de Jules Verne, ce livre est passionnant. Evidemment, si vous êtes capable de suivre ses indications en jouant sur un piano, vous profiterez bien plus des leçons de l'auteur.

Il n'est pas question en 2012 de fabriquer des pianos comme ils l'étaient en 1812. Ce ne serait pas rentable. La musique est une industrie comme les autres. Theodor Adorno, qui ne comprenait rien au Jazz, l'a démontré il y  a déjà longtemps. Curieusement d'ailleurs, Adorno n'est pas cité dans ce livre. Un regret tout de même: cet ouvrage ne comprend ni bibliographie ni discographie. Certes il y a des notes en bas de page mais c'est un peu juste. Il est possible que le format très court ne l'ait pas permis.

Par rapport au Jazz, voici quelques réflexions que m'inspire ce livre. D'abord, il ignore totalement qu'il existe un autre répertoire pianistique que celui dit classique. Certes, le Jazz est bien plus une musique d'improvisation que de composition mais pour jouer il faut un instrument, un piano qu'il soit droit comme souvent dans les petits clubs de Jazz (l'auteur réhabilite d'ailleurs le piano droit), à quart, demi ou queue (le crocodile disent les Jazzmen) et les pianistes de Jazz (Ivory ticklers) ont souvent tiré parti des limites de leur instrument voire même de leur technique comme Thelonious Monk. A part le classique, seul le Jazz a développé une école de piano et vu éclore des pianistes virtuoses respectés de leurs pairs du Classique. Sviatoslav Richter admirait la technique de Martial Solal et Alexis Weissenberg était un fan de Serge Gainsbourg pour en rester à deux musiciens qui illustrent cet article. Ensuite, il ignore qu'au XX° siècle a été inventé le microphone qui permet de diffuser et d'enregistrer le son. Il est vrai que les pianistes classiques jouent sans micro même avec orchestre. Sauf quand ils doivent être enregistrés. Le seul fait de passer par le truchement de câbles électriques, de hauts parleurs, change le son de l'instrument, la perception du musicien et de l'auditeur. Même avec sa puissance moderne, le pianiste de Jazz ne peut rivaliser avec le batteur. Quand il joue un solo, soit le batteur cesse de jouer, soit il joue en sourdine. C'est pour pouvoir jouer à fond avec le batteur à fond qu'Eddy Louiss est passé du piano à l'orgue Hammond.

Tous mes arguments d'amateur de Jazz sont en fait fallacieux puisque l'auteur ne parle que de musique classique. Il n'empêche que même si le Jazz est d"abord une musique d'interprètes, il a aussi un répertoire. La grande différence avec le classique c'est que le Jazz est né avec le disque et la radio, que nous savons donc comment jouaient et dirigeaient Duke Ellington, Count Basie, Bill Evans, Thelonious Monk, Bud Powell, Jelly Roll Morton pour en rester aux pianistes. Alors que nous n'avons pas la moindre trace sonore de Bach, Mozart, Beethoven, Chopin. Sans oublier que le Jazz compte des compositeurs noirs, blancs, métis, européens, américains, catholiques, juifs, protestants, musulmans, scientologues, athées, agnostiques, alors que le classique, à part le Chevalier de Saint Georges, c'est une musique de blancs le plus souvent européens. La question de la fidélité à l'oeuvre écrite est bien moins importante en Jazz puisque l'improvisation est toujours possible alors qu'en Classique, seuls les organistes ont conservé cette liberté (cf les interprétations de Bach par Jean Guillou à l'église Saint Eustache à Paris). Il n'empêche que lorsque Martial Solal a interprété Duke Ellington avec son orchestre, il lui a été reproché de lui être infidèle alors même que Duke Ellington a dit grand bien de Martial Solal et que Martial Solal a mûri, grandi avec la musique du Duke.

Bref, lectrices musicologues, lecteurs mélomanes, vous avez compris qu'il faut lire " Les avatars du piano " par Ziad Kreidy parce que c'est un livre passionnant, stimulant, dérangeant, instructif. " Le rôle de l'intellectuel est de semer des doutes, pas de cueillir des certitudes " (Norberto Bobbio). C'est ce que fait superbement Ziad Kreidy. A lire avec du bon piano en fond sonore. Par exemple, Mal Waldron jouant seul sa composition " All alone ". Silence, beauté.

 

 

 


 

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