Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Toku European All Stars au Bal Blomet

Publié le par Guillaume Lagrée

Giovanni Mirabassi par Juan Carlos HERNANDEZ

Giovanni Mirabassi par Juan Carlos HERNANDEZ

Toku European All Stars

 Bal Blomet. Paris

Jeudi Jazz Magazine

Jeudi 27 juin 2019. 20h30

Toku: bugle, trompette, chant

Pierrick Pédron: saxophone alto

Giovanni Mirabassi: piano

Laurent Vernerey: contrebasse

André Cecarelli: batterie

 

La rythmique se lance tranquillement. Batteur aux baguettes. Toku en crooner, en anglais. Pierrick Pédron ponctue. Son de bugle classique et élégant. 

C'est le premier concert de Toku à Paris. Il a rencontré Giovanni Mirabassi dans un festival au Japon en 2004 et est venu en 2007 pour la première fois à Paris. Le premier morceau était une composition de Toku qui ressemble à un standard. En 2007, Toku a rencontré Pierrick Pédron à Paris et ne l'a recroisé qu'en 2017 au festival de Jazz d'Osaka. Toku fait des efforts. Il demande à Laurent Vernerey de lui prononcer distinctement son nom et son prénom pour qu'il puisse les dire à son tour. 

Sarah Lancman, chanteuse qui crée en duo avec Giovanni Mirabassi, a écrit quelques chansons pour Toku. Batteur aux balais. Une ballade. Le tempo s'accélère et Dédé passe aux baguettes. CA décolle tranquillement. Pierrick Pédron entre dans la danse. La musique tourbillonne. 

Changement de style. Duo contrebasse & batterie aux baguettes. Bien funky. André Cecarelli est le seul Français à avoir joué de la batterie pour Tina Turner. Le pianiste ajoute quelques notes. Une chanson d'amour sur un air funky, ça fonctionne. Solo enflammé du sax alto. " While I love You ", chanson écrite par Toku il y a deux semaines. Une première mondiale. 

Retour au bugle. Batteur aux balais. Une marche aux baguettes dans l'esprit Hard Bop. Bonnes vibrations sous les baguettes.Swing efficace. Solo de bugle dans l'esprit de Clark Terry

La rythmique enchaîne avec les balais. Une chanson d'amoureux déçu et timide. " After You ". Je m'endors bercé par la musique. Une autre chanson écrite par Sara Lancman pour Toku. 

Solo de batterie aux balais pour commencer. André Cecarelli reproduit à merveille le tintement de la pluie sur les toits. Le groupe reprend avec le bugle. Ambiance fraîche, humide. Par cette canicule, même si la salle est climatisée, la sensation est agréable. André Cecarelli est passé aux baguettes mais reste flottant, tout en douceur. Je m'endors en nouveau. 

La chaleur du jour m'a accablé et la musique, quoique fort agréable, ne me réveille pas contrairement à un autre trompettiste japonais déjà entendu en concert à Paris, Teramusa Hino, bien plus original à mon goût. 

Ma chronique finit donc ici. 

La photographie de Giovanni Mirabassi est l'oeuvre de l'Exquis Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Partager cet article

Repost0

" Blues et féminisme noir " Angela Davis

Publié le par Guillaume Lagrée

" Blues et féminisme noir.

Gertrude " Ma " Rainey, Bessie Smith 

& Billie Holiday "

Angela Davis

Traduction française de Julien Bordier

Editions Libertalia, Paris, 2017, 409 p.

 

Angela Davis est née femme et noire à Birmingham, Alabama, aux Etats-Unis d'Amérique le 26 janvier 1944. Ensuite, pour faciliter sa vie, elle a choisi d'être lesbienne, féministe et marxiste.  Sa longue vie de lutte et d'études est parfois contestable.  Née à l'Ouest du rideau de fer, il lui était aisé de critiquer l'Ouest, de passer à l'Est et d'en revenir. Dans l'autre sens, c'était une autre histoire. " Que pensez vous du communisme à visage humain? " demanda un journaliste à Milan Kundera, écrivain tchèque enfin passé à l'Ouest. " J"aime beaucoup le visage humain ". 

Revenons à ce livre " Blues et féminisme noir. Gertrude " Ma " Rainey, Bessie Smith & Billie Holiday ". Comme l'indique justement Angela Davis, les articles et livres sur ces femmes noires hétéro et bisexuelles ont été écrit quasi exclusivement par des hommes blancs hétérosexuels, bref des gars dans mon genre. Une grande partie du message leur échappait.

C'est ce message qu'Angela Davis restitue en resituant le contexte dans lequel ces femmes vivaient, les Etats-Unis d'Amérique de la première moitié du XX° siècle et en décortiquant les paroles de leurs chansons. 

Apparaît un message de Liberté, un des trois principes fondateurs de la Constitution américaine (droit à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur). Du temps de l'esclavage, hommes et femmes noirs en Amérique étaient assignés à résidence puisqu'ils étaient la propriété de leurs maîtres comme leurs chevaux et leurs chiens. Avec l'émancipation, le premier droit fut celui de partir, prendre la route à pied ou le train avec ou sans billet. Les chansons américaines sur les grands espaces, leur traversée, sont innombrables. Même si les risques d'agression physique et sexuelle étaient plus grands pour les femmes, elles aussi partaient chercher fortune loin du Sud.Cf " See See Rider " de " Ma " Rainey en extrait audio au dessus de cet article devenu un classique du Blues et du Rock'n Roll. 

A cette liberté de mouvement correspond aussi une liberté sexuelle affirmée. Gertrude " Ma " Rainey  (1886 - 1939) était lesbienne et chantait les charmes de son gros Q noir. " Ma Rainey's Black Bottom ". Le modèle bourgeois de l'épouse, mère de famille, assignée à  l'église et à sa cuisine (Kirche, Küche, Kinder disait le chancelier allemand Otto von Bismarck) ce n'était vraiment le truc de ces femmes. Au vu des métiers que leur réservait The Man (l'homme blanc), de leur condition de vie dans le mariage, mieux valait gagner sa liberté en chantant le Blues. La liberté d'expression de ces femmes n'a rien à envier à celles des rockeuses et rappeuses actuelles sauf qu'elles s'exprimaient dans une société bien plus raciste et sexiste que la nôtre.

Ma Rainey fit tant pour le Blues qu'elle forma elle même celle qui lui succéda comme " Impératrice du Blues ", Bessie Smith (1894-1937). Le Blues, comme toute chanson populaire, est la chronique de la société, de ses joies et ses drames. Une inondation qui ruina des milliers de familles noires dans le Sud lui inspira " Back Water Blues ". Cf extrait audio au dessous de cet article.

Même si Angela Davis a vécu et étudié en France, elle reste Américaine. Ainsi, elle ignore manifestement que " My Man " que chantait si bien Billie Holiday (1915-1959) est d'abord une chanson française, " Mon Homme ", créée pour Mademoiselle Mistinguett en 1920 et dont Edith Piaf reste l'interprète inoubliable.

Evidemment, Angela Davis clôt son livre par " Strange Fruit ", texte écrit par un Juif russe militant communiste américain, Abel Meeropolsky dit Lewis Allan. Une chanson inspirée par le lynchage. Columbia Records (CBS Sony aujourd'hui) refusa d'enregistrer la chanson mais permit à Lady Day de le faire chez un petit label. A la surprise générale, ce chant militant devint un hit mondial. Dans la vidéo ci-dessous, Billie Holiday chante " Strange Fruit " en duo avec Mal Waldron (1925-2002), en 1959, peu de temps avant sa mort. Les paroles sont sous-titrées en français. Rien à ajouter. 

Le livre contient un CD de chansons de Ma Rainey et Bessie Smith, aussi audibles sur le site Internet des éditions Libertalia. Presque 100 ans après avoir été enregistrées, ces chansons nous frappent toujours en plein coeur. 

Partager cet article

Repost0

Sélection de festivals et de stages Jazz pour l'été 2019

Publié le par Guillaume Lagrée

Ron Carter par Juan Carlos HERNANDEZ

Ron Carter par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices estivales, lecteurs estivants, fidèles abonnés au Jazz et à l'électricité, c'est armé de partialité et d'ignorance que je vous propose la sélection suivante de festivals et de stages Jazz pour l'été 2019.

Pour une sélection exhaustive sur l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez Citizen Jazz et Jazz Magazine

Si vous ne pouvez assister aux concerts, écoutez les sur France Musique avec les émissions Jazz Club (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live

Pour l'actualité du Jazz, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio où l'auteur de ce blog sévit dans une émission mensuelle intitulée, notez l'originalité, " Le Jars jase Jazz ". Diffusion le vendredi  à 1h et 19h, le samedi  à 1h et le dimanche à 18h (heure de Paris). Pas de podcast. Audible dans le monde entier avec une connexion à l'Internet. Les émissions de juin, juillet et août 2019 seront consacrées au Jazz, flèche de l'arc caraïbe. Juin: la Caraïbe anglophone. Juillet: la Caraïbe francophone; Août: la Caraïbe hispanophone.

Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, dans Greenwich Village, pour les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.

L'exposition " Music Migrations. Paris-Londres. 1962-1989 " est visible et audible au Palais de la Porte Dorée, à Paris, jusqu'au dimanche 5 janvier 2020. Visite vivement recommandée. 

Voici ma sélection de festivals pour l'été 2019 selon votre lieu de séjour, qu'il soit proche ou lointain de votre domicile adoré. 

 

Jazz en ville

Grand Est

Wolfi Jazz à Wolfisheim (67) du mercredi 26 au dimanche 30 juin avec le trio de Mario Canonge

Jazzpote à Thionville (54) du mardi 2 au samedi 6 juillet avec le quartet d'Airelle Besson et le trio de Louis Sclavis

Ile de France

American Jazz Festiv'Halles au Sunset-Sunside à Paris (75) du mercredi 26 juin au jeudi 29 août avec le Tropical Jazz Trio le mardi 2 juillet (album porté aux nues sur ce blog) , la Goldberg Family le mardi 9 juillet (album chanté sur ce blog), Ricky Ford le vendredi 12 juillet avec Kirk Lightsey & Daryl Hall, le trio Larry Goldings, Bill Stewart & Peter Bernstein samedi 20 et dimanche 21 juillet. 

Festival Jazz Vocal en juillet au Sunset-Sunside à Paris (75) avec Peggy Carrothers (chant) et son mari Bill (piano) mardi 4 juillet,  Michele Hendricks samedi 13 juillet

Festival Pianissimo en août au Sunset-Sunside à Paris (75) avec Dexter Goldberg trio jeudi 15 août, Manuel Rocheman trio vendredi 23 août, Mario Canonge Zouk out trio vendredi 30 et samedi 31 août. 

Paris Jazz Festival au Parc floral de Paris (75) dans le Bois de Vincennes du samedi 6 au dimanche 28 juillet avec Mathias Lévy et Julien Lourau. Concerts chaque samedi et dimanche de juillet, au vert, sans quitter Paris et pas cher (entrée du parc à 5€. Concerts gratuits).

Au Duc des Lombards à Paris (75) : vendredi 26 & samedi 27 juillet à 19h30 & 21h30 le trio de Fred Nardin (piano) jouera l'album " Look Ahead " célébré sur ce blog; mardi 27 & mercredi 28 août à 19h30 & 21h30, le quartet de Pierrick Pédron, sax alto maintes fois acclamé sur ce blog. 

Jazz à la Villette à Paris (75) du jeudi 29 août au mardi 10 septembre. Pour une rentrée des abonnés au Jazz et à l'électricité avec Benoît Delbecq et Jim Black

Occitanie

Festival Radio France Occitanie Montpellier du mercredi 10 au vendredi 26 juillet avec Magic Malik, Ben Wendel et Ray Lema

Pays de la Loire

Rendez-vous de l'Erdre à Nantes et environs (44) du lundi 26 août au dimanche 1er septembre avec Benoît Delbecq. Tous les concerts sont gratuits.

Provence Alpes Côte d'Azur

Charlie Jazz à Vitrolles (13) du vendredi 5 au dimanche 7 juillet avec le New Quintet de Michel Portal

Rhône-Alpes

Jazz à Vienne à Vienne (38) du vendredi 28 juin au samedi 14 juillet avec notamment Raphaël Imbert , Macha Gharibian, Omar Sosa & Gustavo Ovalles.

Belgique

Gent Jazz festival à Gand du samedi 29 juin au mardi  9 juillet avec Fred Hersch et le WDR Big Band, John Zorn et ses Bagatelles (allusion au pamphlet antisémite de Louis-Ferdinand Céline?). 

Jazz Midelheim à Anvers du jeudi 15 au dimanche 18 août avec le quartet de Kenny Werner. 

Italie 

Umbria Jazz à Pérouse, Ombrie, et environs du vendredi 12 au dimanche 21 juillet avec Paolo Conte et Chick Corea Spanish Heart Band. 

Suisse

L'AMR aux Cropettes, Genève. Festival gratuit dans un jardin public de la ville de Genève du mercredi 26 au dimanche 30 juin avec Ohad Talmor

Canada

Festival de Jazz de Montréal du jeudi 27 juin au dimanche 7 juillet avec Christian Scott Atunde Adjuah. Cf vidéo sous cet article.

 

Jazz aux champs

 

Nouvelle Aquitaine

Respire Jazz Festival à Puyperoux  et Aignes (16) du vendredi 28 au samedi 30 juin avec le duo Paul Lay & Eric Le Lann déjà triomphant sur ce blog. 

Les 24 heures du Swing à Monségur (33) du vendredi 5 au dimanche 7 juillet avec Christian Escoudé, Eric Séva, Mario Canonge, Roger " Kemp " Biwandu

Archipels à Jaunay-Marigny (86) le vendredi 19 et le samedi 20 juillet avec Dominique Pifarély (violon) comme professeur, organisateur, animateur et concertiste. 

Jazz à Trois-Palis (16) du vendredi 20 au dimanche 22 septembre animé et dirigé par Bruno Tocanne (batterie). 

Bourgogne

Jazz à Couches (71) du mercredi 3 au samedi 6 juillet avec David Patrois

Jazz Campus en Clunisois à Cluny (71) du samedi 17 au samedi 24 août avec le trio de Laurent Dehors et le Sand Quintet d'Henri Texier maintes fois célébré sur ce blog. Cf extrait audio sous cet article. 

 

Bretagne

Jazz in Langourla à Langourla (22) du vendredi 2 au dimanche 4 août avec le quartet de Sara Lazarus (chant). 

Arts des villes, arts des champs à Malguenac (56) du jeudi 15 au dimanche 18 août avec, au piano, François Raulin et Craig Taborn. 

Centre - Val de Loire

Music en Avre à Saint-Lubin-des-Joncherets (28) du vendredi 12 au dimanche 14 juillet avec le Rhoda Scott Lady Quartet maintes fois applaudi sur ce blog. 

Format raisins dans le Val de Loire (18)  du mercredi 10 au dimanche 21 juillet. Festival de musique classique et baroque où figure un concert de Jazz, en clôture, le quintette de Thibaut Gomez, déjà célébré sur ce blog. Les vins du Val de Loire sont à déguster avec modération. La musique du festival Format Raisins, elle, se consomme sans modération. 

Grand Est

Estival Jazz en Haute-Marne (52) du vendredi 19 juillet au dimanche 28 juillet avec Daniel Mille qui rend hommage à Astor Piazzola.

Hauts de France

Saint Omer Jaaz Festival à Saint-Omer (62) du vendredi 5 au mardi 9 juillet avec Manu Codjia, Benjamin Moussay et Dexter Goldberg.

Ile de France

Festival Django Reinhardt à Samois sur Seine et Fontainebleau (77) du vendredi 28 juin au dimanche 7 juillet avec Christian Escoudé

Occitanie

Jazz à Vauvert (30) vendredi 5 et samedi 6 juillet avec le quartet de Sylvain Rifflet.

Souillac en Jazz à Souillac (46) et environs du samedi 13 au samedi 20 juillet avec Henri Texier Sand Quintet déjà fêté sur ce blog. Cf extrait audio sous cet article. 

Jazz in Marciac (32) du jeudi 25 juillet au jeudi 15 août avec Christian Scott et le trio de Jean-Philippe Viret maintes fois récompensé sur ce blog. Cf vidéo sous cet article.

Les Nuits et les Jours de Querbes à Asprières, Capdenac-Gare, Decazeville (12) du jeudi 1er au dimanche 11 août avec le Mechanics Quartet de Sylvain Rifflet

Pays de la Loire

Saveurs Jazz Festival à Segré (49) du jeudi 4 au vendredi 7 juillet avec Thomas de Pourquery Supersonic Orchestra.

Provence Alpes Côte d'Azur

Festival international de piano de La Roque d'Anthéron (13) du vendredi 19 juillet au dimanche 18 août avec le duo Paul Lay & Eric Le Lann déjà célébré sur ce blog. 

Rhône-Alpes

Jazz sur un plateau à Saint-Martin-d'Ardèche (07) du vendredi 5 au dimanche 21 juillet avec le Quatuor Debussy & Franck Tortiller qui rendent hommage à Claude Debussy  (1862-1918) pour mêler Jazz et Classique. 

Jazz Poet à Le Poët-Laval (26) du vendredi 19 au dimanche 21 juillet avec Raphaël Imbert

Crest Jazz vocal à Crest (26) du vendredi 26 juillet au samedi 3 août avec Sylvain Rifflet et ses Mechanics, le quartet de Daniel Zimmerman, Omar Sosa & Gustavo Ovalles, Cécile Andrée (nouvelle voix du Jazz saluée sur ce blog). 

Belgique

Gaume Jazz Festival à Rossignol-Tintigny du vendredi 9 au dimanche 11 août avec le Rhoda Scott Lady Quartet et le Supersonic Orchestra de Thomas de Pourquery. 

Gouvy Jazz Festival du vendredi 2 au dimanche 4 août à la ferme de la Madelonne à Gouvy. Gouvy is groovy! Johnny Griffin. Avec Kenny Barron (piano). 

Italie

Atina Jazz Festival à Atina, Latium, du mercredi 24 au dimanche 28 juillet avec Enrico Rava et Franco d'Andrea

Suisse

Langnau Jazz Nights, Langnau, Emmenthal du mardi 23 au samedi 27 juillet avec Charles Lloyd  et Ron Carter. Cf photographie au dessus de cet article. 

 

 

Jazz en montagne

Alpes

Jazz à Brides à Brides-les-Bains (73)  du jeudi 4 au dimanche 7 juillet avec le Daniel Mille Piazzola 5tet pour embrasser Jazz et Tango. 

Cosmo Jazz à Chamonix Mont Blanc (74) du samedi 20 au dimanche 28 juillet. Un festival conçu et animé par le régional de l'étape, le pianiste et animateur André Manoukian. Avec notamment le trio Gardel et le Supersonic Orchestra de Thomas de Pourquery. Concerts en plein air, en haute montagne, si les Dieux le permettent. 

Festival les Nuits d'été en Savoie (73) entre lacs et montagnes du vendredi 2 au mardi 6 août avec Thibaut Gomez, régional de l'étape.

Mens Alors à Mens-en-Trièves (38) du mardi 6 au samedi 10 août avec Mathias Lévy (violon). 

Jura

Frontenay Jazz à Frontenay (39)  le vendredi 23 et le samedi 24 août avec le quartet Open Land de Bruno Angelini déjà fêté sur ce blog. 

Massif Central

Festival du Monastier sur Gazeille (43)  du samedi 3 au vendredi 9 août avec le quartet de Daniel Zimmerman déjà fêté sur ce blog. 

Pyrénées

Des rives et des notes à Oloron-Sainte-Marie (64) du vendredi 28 juin au dimanche 7 juillet avec les trios de Giovanni Mirabassi et de Bill Frisell. 

Vosges

Au grès du Jazz à la Petite Pierre (67) du samedi 10 au dimanche 18 août avec Riccardo del Fra et Christian Scott. Cf vidéo sous cet article. 

Dolomites

I suoni dei Dolomiti, du vendredi 28 juin au dimanche 15 septembre, Trentin Haut Adige, Italie. Classique, Jazz, World Music dans les montagnes des Dolomites avec Stefano Bollani

 

 

 

Jazz à la mer

Manche

Jazz au Touquet (62) du mercredi 17 juillet au mercredi 7 août avec le projet " For Maxim " de Julie Saury déjà célébré sur ce blog et Camille Bertault (chant). 

Festival Mozaïque au Havre (76) du mercredi 17 au dimanche 21 juillet avec Henri Texier Sand Quintet déjà célébré sur ce blog. Cf extrait audio sous cet article.

Gulf Stream Jazz Festival à Barneville-Carteret (50) du mercredi 17 au dimanche 21 juillet avec Omar Sosa & Gustavo Ovalles

Jazz en Baie en Baie du Mont-Saint-Michel (50) du mercredi 24 juillet au dimanche 4 août avec le trio Sylvain Luc, Richard Bona, André Cecarelli

Mer Méditerranée

Jazz à Porquerolles sur l'île de Porquerolles (83) du samedi 6 au mercredi 10 juillet avec Archie Shepp " Fire Music ".

Jazz à Sète (34) du samedi 13 au samedi 20 juillet avec Fred Pallem & Le Sacre du Tympan " Soul Cinema " et le quartet de Ron Carter (contrebasse). Cf extrait audio et photo au dessus de cet article. 

Jazz en Garrigue à Port-la-Nouvelle (11) du mercredi 17 au samedi 20 juillet avec Marion Rampal, chanteuse acclamée sur ce blog. 

Jazz des Cinq Continents autour de Marseille (13) jusqu'au samedi 27 juillet avec les trios de Dexter Goldberg, Paul Lay et Biréli Lagrène

Jazz à Juan à Antibes-Juan-les-Pins (06) du vendredi 12 au dimanche 21 juillet avec Steve Gadd et Georges Benson. 

Nice Jazz Festival à Nice (06) du mardi 16 au samedi 20 juillet avec les trios de Fred Hersch et de Fred Nardin et le quintette de Jean-Luc Ponty

Jazz à Domergue, Cannes (06) du vendredi 2 au mardi 6 août avec le trio de Marion Rampal.

Les Nuits du château de la Moutte à Saint-Tropez (83) du samedi 3 au mercredi 14 août avec le Rhoda Scott Ladies All Stars. 

Les Emouvantes à Marseille (13) du mercredi 18 au samedi 21 septembre avec " Lady M ", l'hommage à Lady Macbeth de Marc Ducret

Océan Atlantique

Jazzy Krampouezh à Nevez (29) du dimanche 14 au jeudi 18 juillet avec le trio de Jean-Luc Ponty et le duo Eric Le Lann & Paul Lay déjà acclamé sur ce blog. 

Heineken Jazzaldia à San Sebastian, Pays Basque, Espagne du mercredi 24 au lundi 29 juillet avec John Zorn " Bagatelles Marathon ". 

Jazz em Agosto, Lisbonne, Portugal, du jeudi 1er au mercredi 14 août avec le quintette de Marc Ribot

Biguine Jazz Festival à Saint-Pierre, Martinique, France du vendredi 9 au jeudi 15 août avec Mario Canonge, régional de l'étape, au piano. Pour vous préparer au festival, écoutez mes émissions de juillet et août sur le Jazz, flèche de l'arc caraïbe, sur Couleurs Jazz Radio.

Newport Jazz Festival, Fort Adams, Newport, Rhode Island, USA, du vendredi 2 au dimanche 4 août avec Herbie Hancock et Ron Carter (pas ensemble malheureusement). Cf photographie en haut de cet article. 

Mer Baltique

Pori Jazz à Pori, Finlande du jeudi 18 au samedi 20 juillet avec Archie Shepp & Ron Carter. Cf photographie au dessus de cet article. 

Molde Jazz à Molde, Norvège, du lundi 15 au samedi 20 juillet avec le trio de Fred Hersch.

Mer du Nord

North Sea Jazz Festival à Rotterdam, Pays-Bas, du vendredi 12 au dimanche 14 juillet avec John Zorn " Bagatelles Marathon ". 

 

 Jazz au lac

Ile de France

Barrière Jazz Festival à Enghien-les-Bains (95) du mercredi 3 au dimanche 7 juillet avec Stanley Clarke Band. 

Suisse

Montreux Jazz Festival à Montreux, canton de Vaud, face au Lac Léman et aux Alpes, du samedi 29 juin au samedi 13 juillet avec Christian Scott et Quincy Jones. Cf vidéo sous cet article.

Stages de Jazz

Si vous souhaitez profiter de l'été pour travailler votre Swing en dehors des terrains de golf, voici quelques stages de Jazz pour vous, animés par des artistes très favorablement connus de nos services, lectrices estivales, lecteurs estivants.

Nouvelle Aquitaine

 Archipels à Jaunay-Marigny (86) du mercredi 17 au vendredi 19  juillet avec Dominique Pifarély (violon) et Louis Sclavis (clarinettes) comme professeurs.

Auvergne

Le Monastier sur Gazeille (43) du samedi 3 au vendredi 9 août avec Fred Nardin comme professeur de piano, big band et rythmique. 

Bourgogne

Château de Ratilly à Treigny (89) du samedi 3 au vendredi 9 août. Jazz et Brésil avec Thierry Péala comme professeur d'en - chant - ement. 

Crescent à Mâcon (71) du samedi 15 au jeudi 20 juillet avec Christian Brun comme professeur de guitare.

Jazz Campus en Clunisois à Cluny (71) du samedi 17 au samedi 24 août avec le trio de Laurent Dehors et le Sand Quintet d'Henri Texier maintes fois célébré sur ce blog. Cf extrait audio sous cet article. Jean-Philippe Viret comme professeur de contrebasse, David Chevallier, professeur de guitare. 

Grand Est

Estival Stage à Chaumont (52) du lundi 22 au vendredi 26 juillet avec Manu Codjia comme professeur de guitare et Diego Imbert comme professeur de contrebasse. 

Ile de France

Improvisation libre à la voix à Colombes (92) du lundi 1er au samedi 6 juillet avec Claudia Solal comme professeur d'en - chant - ement. 

Normandie

Jazz attitudes à Lisieux (14) du vendredi 23 au jeudi 29 août avec Serge Lazarévitch comme professeur de guitare. 

Occitanie

Jazz à Vauvert (30) du lundi 1er au dimanche 7 juillet avec Christophe Marguet comme professeur de batterie, Bruno Angelini comme professeur de piano & Guillaume Séguron comme professeur de contrebasse et de basse. 

Pays de la Loire

Stage de Jazz de Nantes (44) du lundi 22 au dimanche 28 juillet avec Sylvain Beuf comme professeur de saxophone. 

Provence Alpes Côte d'Azur

Festi Jazz à Saint-Cézaire-sur-Ciagne (06) du dimanche 4  au dimanche 11 août avec Ed Cherry comme professeur de guitare & Michèle Hendricks comme professeur de chant. 

 

La photographie de Ron Carter est l'oeuvre du Merveilleux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales 

Partager cet article

Repost0

Goldberg(s) " Family Business "

Publié le par Guillaume Lagrée

Goldberg(s)

" Family Business "

Album sorti le 17 juin 2019

Concert de sortie à Paris au Sunside mardi 9 juillet 2019 à 21h

 

Michel Goldberg: saxophones soprano (3, 7, 12) et ténor (le reste)

Dexter Goldberg: piano

 

Lectrices saxophonistes, lecteurs pianistes, je vous ai déjà chanté les louanges d'un duo saxophone & piano amical et crépusculaire, " People Time " qui unissait Stan Getz & Kenny Barron. J'aurais aussi pu vous chanter l'album " Dream Time " avec le duo Barney Wilen & Alain Jean-Marie.

Il s'agit cette fois d'un duo familial entre Michel (le père) et Dexter Goldberg (le fils). Les chrétiens fervents ne manqueront pas de chanter la présence de l'Esprit saint tant les deux se parlent et se comprennent.

Comme Bernard Jean dit Barney Wilen, Michel Goldberg est né d'un père Juif américain et d'une mère française. Comme Barney, il joue du saxophone. Par contre, Michel mène une vie plus sage. Il n'a pas d'autre addiction que le saxophone à ma connaissance. Pédagogue réputé (sa méthode de saxophone fait autorité), il vénère tellement Dexter Gordon (1923-1990) qu'il a prénommé son fils Dexter. Dexter Gordon dont un des albums majeurs se nomme " Daddy plays the horn  " . Il est vrai qu'en argot noir américain un daddy ce n'est pas seulement un papa, c'est aussi un amant. Je vous laisse donc deviner, lectrices saxophonistes, lecteurs pianistes, le sous-entendu érotique de " Daddy plays the horn ". 

Revenons au sujet. En plus d'être musicien et pédagogue, Michel Goldberg est aussi mari, père et grand-père. " Le père de famille est le dernier aventurier des temps modernes " (Charles Péguy). Michel a lancé son fils Dexter dans l'aventure du Jazz mais au piano. 

J'ai déjà proclamé urbi et orbi les louanges du père, Michel Goldberg. Puis celles du fils, Dexter Goldberg. Me voici à remercier l'Esprit qui les unit sur cet album

Que jouent ils? Des standards américains en hommage au père de Michel, Harry Goldberg. En commençant par une version savoureuse d'un classique. " Stardust " (1) qui met d'emblée la barre très haut. En hommage à sa mère, Colette, quelques chansons françaises malheureusement nommées en anglais. " La belle vie " de Sacha Distel devient " The good life " (8). Certes, c'est sous ce titre que Frank Sinatra la chantait mais quand même. " La chanson de Maxence " de Michel Legrand dont Michel Goldberg fut saxophoniste de l'orchestre devient " You must believe in spring " (11) titre sous lequel Tony Bennett la chante. Par contre, " Syracuse " d'Henri Salvador reste " Syracuse " (6), la ville de Sicile, d'Archimède et de son principe, pas celle de l'Etat de New York. 

Ils jouent aussi des compositions plus rares comme le magnifique " Sail away "  (4) de Tom Harrell qui vous emporte en mer (Michel Goldberg vit à Saint-Malo, beau port de mer) et un " I'll be Ok " (3) de Dexter Goldberg qui fait écho au " I am all right, I am okay " que Stan Getz jouait dans " People Time ", à 3 mois de sa mort d'un cancer. Ainsi qu'un " Springtime for Hitler " de Mel Brooks (10), chanson satirique sur un air joyeux. A un journaliste qui lui demandait: " Comment pouvez vous faire rire avec Hitler alors que vous êtes Juif ? ", Mel Brooks répondit: " Cet homme a fait assez de mal à mon peuple. J'ai le droit de gagner de l'argent sur son dos ". 

Comment jouent-ils cette musique? Joyeusement. Dans un dialogue commencé dès la naissance de Dexter et qui se poursuit dans cet album. Dans la joie de la transmission et le plaisir du partage comme entre Henri Texier, le père, (contrebasse) et Sébastien Texier, le fils (saxophone alto, clarinettes). 

La flamme du Jazz ne s'éteint pas puisque la nouvelle génération se met aussi à l'ouvrage. Mel, le petit-fils de Michel, le fils d'Audrey et le neveu de Dexter Goldberg, 2 ans en 2017 lors de l'enregistrement, est l'auteur du dessin qui orne le CD et du chant qui inspire à son grand-père un " Blues for Mel " final (n°13) qui porte bonheur à tous ses auditeurs.

Le dialogue des Goldberg père et fils se poursuivra sur scène, en duo et en quartet, en France, à Paris, au Sunside, mardi 9 juillet 2019 à partir de 21h.  A savourer sans modération.

Pour vous donner une idée de cette musique, lectrices pianistes, lecteurs saxophonistes, voici une vidéo maison de la société de bienfaisance musicale Goldberg & fils. Bonne dégustation. 

 

Partager cet article

Repost0

Ella Fitzgerald en majesté au Cinéma Balzac

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Jazz et Images

Cinéma Balzac

Paris, Ile de France, France

Vendredi 14 juin  2019, 20h30

Dernière séance, consacrée aux chanteuses de Jazz,  de l'édition 2019 du festival Jazz et Images au cinéma Balzac à Paris.

Première Partie: Le Trio Paloma composé de

Chloé Cailleton: chant

Leonardo Montana: piano

Joan Eche Puig: contrebasse

Deuxième Partie: Ella Fitzgerald en concert à Paris, salle Pleyel, le 31 janvier 1967 avec l'orchestre de Duke Ellington

" En ce qui concerne le chant, la légitimité de Madame Ella Fizgerald est au-delà de toute contestation " (Arturo Toscanini). 

I. Trio Paloma

Des compositions originales. Ella Fitzgerald était unique. C'est une inspiration, pas un modèle à copier. Le pianiste joue d'une main sur le clavier, de l'autre dans les cordes. Une chanson d'amour étrange, lente, en anglais. Le bassiste joue aussi sur les cordes et le corps de l'instrument. Pas de batteur mais la chanteuse claque des doigts en rythme.

Les cordes du piano et de la contrebasse entrent en résonnance. Ca sonne comme de la Pop anglaise de qualité mais avec une instrumentation Jazz. Elégant et troublant. Pianiste et bassiste distillent la musique en goutte à goutte. La chanteuse fait des bruitages étranges comme si une marmotte scattait. C'était " Cold Season ". 

" Gospel " une composition de Leonardo Montana qui n'a rien à voir avec " Amazing Grace ". C'est un chant spirituel qui monte en flèche puis redescend doucement. Chloé tient en mains un instrument de percussion métallique pour marquer le tempo.

Intro avec un solo de piano méditatif à souhait. Chanson en portugais. Ca accélère en course folle. La chanteuse bat la mesure sur ses cuisses. " Cancao amiga " du poète brésilien Carlos Drummond de Andrade. 

Solo de contrebasse en intro. Pas à pas, tout doucement. Une chanson d'amour en français. Le piano s'invite doucement. Une chanson sensuelle et romantique. Subtil. " Voguent ". Est ce parce que la chanson est belle et/ou parce qu'elle est dans ma langue natale. Je suis touché en plein coeur pour la première fois du concert. J'espère que l'homme qui a inspiré cette magnifique chanson la mérite vraiment. 

" Blues " une composition de Leonardo Montana, loin des standards du genre. Une ballade. Intro du piano. La contrebasse ajoute ses pas. La chanteuse sa voix et ses claquements de doigts. Je suis bercé et m'endors en rêvant. Quel doux balancement!

" Frenesy ". Un vieux standard. Rarement joué en 2019. D'inspiration mexicaine dirais je. Mon oreille ne m'avait pas trompé puisque " Frenesi " a été composé par le Mexicain Alberto Dominguez en 1939 pour le marimba. Joli duo voix & piano puis la contrebasse ajoute sa pulsation. Ca manque de percussions et de cuivres mais c'est bien enlevé tout de même. 

Vincent Le Quang (sax ténor), programmateur du festival " Jazz et Images " au cinéma Balzac est invité à rejoindre le trio Paloma sur scène. Pour une chanson que chantait Ella Fitzgerald " Shiny Stockings ". Plus précisément, Ella Fitzgerald a écrit les paroles de " Shiny Stockings " , composition de Frank Foster pour l'orchestre de Count Basie. Jon Hendricks écrivit d'autres paroles, au masculin, sur le même thème. Vincent Le Quang ajoute le velouté de son sax ténor. Je suppose que Chloé Cailleton a chanté la version d'Ella Fitzgerald. 

II. Ella Fitzgerald

Le producteur Norman Granz (1918-2001), l'homme qui se servait du Jazz pour la Justice, introduit l'artiste principale sur scène, en français : " Comme toujours, la meilleure chanteuse du monde entier, Ella Fizgerald ". Ella est accompagnée sur la scène de Pleyel, le 31 janvier 1967, d'un orchestre essentiellement composé de musiciens de Duke Ellington. 

Ella enchaîne ses tubes avec une maestria qui lui est propre, revisitant la Bossa Nova à sa manière avec sa " Jazz Samba ". Cf extrait audio au dessus de cet article. Son scat en duo avec son batteur reste une leçon pour tous les chanteurs de Jazz. 

Elle s'adapte aux goûts de la nouvelle génération avec une version, meilleure que l'originale, de " These boots are made for Walking "  (Nancy Sinatra). En voici le film grâce à l'INA

Pour conclure, en rappel, Duke Ellington la rejoint sur scène, prend la place du pianiste et l'orchestre se lance dans un " Cotton Tail " d'anthologie. La voix d'Ella est le solo principal et tout l'orchestre la sert sur un plateau en or massif. The Duke of Ellington comme dit Ella (lui l'appelait " The Queen " tout simplement) fait virevolter Ella à son bras pour la présenter au public. Le public, lui, est fou de joie. Moi aussi. 

N'ayant pas d'extrait de ce film à vous présenter, lectrices exigeantes, lecteurs tatillons, je vous offre à la place, Ella Fitzgerald chantant " At Duke's place " (titre original " C Jam Blues ") avec l'orchestre de Duke Ellington en 1966. Comme une idée du bonheur ici et maintenant. 

J'attends la 5e édition du festival Jazz et Images au cinéma Balzac (Paris, France) avec gourmandise. 

Partager cet article

Repost0

Chuck Israels Trio soirée anniversaire au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Chuck Israels Trio

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Jeudi 13 juin 2019, 21h

Chuck Israels: contrebasse

Manuel Rocheman: piano

Matthieu Chazarenc: batterie

 

Quand Scott La Faro (1936-1961) mourut , Bill Evans (1929-1980) choisit,, pour lui succéder à la contrebasse dans son trio, Chuck Israels (1936). Cela situe tout de suite le niveau du musicien leader du trio qui joue ce soir. Cf vidéo sous cet article. 

Un standard impulsé par la contrebasse. Une composition d'un génie de la contrebasse, Oscar Pettiford (1922-1960), il me semble. Batteur aux balais. Ca swingue, c'est élégant. Bref, c'est du Jazz. Le batteur passe aux baguettes alors que le pianiste prend la main. Nom de Zeus, ça swingue! Retour aux balais pour accompagner le solo de contrebasse. La musique tient chaud à l'âme. Quelle pulsation! Je chantonne l'air de la contrebasse. C'était " Laverne Walk " d'Oscar Pettiford. 

Baguettes. Le tempo est souple, bondit, rebondit. Rondeur de la contrebasse. Le piano ponctue doucement. Une vague tranquille nous meut. Balais pour masser le solo de contrebasse. Le pianiste ponctue à peine. Rond, chaud, souple comme un bon pain sorti du four. C'était " Two degrees East, Three Degrees West " de John Lewis. Cf extrait audio au dessus de cet article. 

" What have we got next ? " demande Chuck Israels. " Lover Man " lui répond Manuel Rocheman. Chuck Israels accompagna Billie Holiday qui chantait si bien cette chanson.  Une ballade. Batteur aux balais. Le pianiste joue les paroles, batteur et bassiste accompagnent. Matthieu Chazarenc brosse bien ses tambours. Batterie et contrebasse nous massent le cerveau. Le pianiste ajoute quelques points d'acupuncture. 

" What've we got next? " Manifestement, c'est " On the sunny side of the street " que lance joyeusement la contrebasse. Pianiste et batteur aux balais s'ajoutent. Version lente, relax. C'est l'esprit du morceau. La contrebasse marche bien comme un homme du côté ensoleillé de la rue. Joli break du batteur aux balais. En souplesse sur les tambours. 

" Stella by starlight " joue Chuck Israels après avoir refusé deux autres morceaux. Matthieu Chazarenc reste aux balais. Le tempo accélère doucement, la contrebasse au centre de l'attention. Manuel Rocheman accélère encore et le batteur passe aux baguettes. Le trio reste aérien, virevoltant.

Un tempo plus alerte, d'entrée. Batteur aux baguettes. Une calypso. Pour en savoir plus, écoutez mon émission de juin 2019, Le Jars jase jazz, consacrée à la Caraïbe anglophone, sur Couleurs Jazz Radio le vendredi à 1h et 19h, le samedi à 1h, le dimanche à 18h (heure de Paris). Joli cliquetis des baguettes sur les bords de caisses qui accompagne le solo de contrebasse. Belle claque finale à trois. Calypso composée par Chuck Israels. 

PAUSE

Batteur aux balais. Un Blues. Ca avance tranquille. Baguettes. Balais. Matthieu Chazarenc alterne vite et bien. Ca balance bien. Balais pour accompagner le solo de contrebasse. " Nine twenty special " que Chuck Israels a appris de Red Michell (1927-1992, contrebasse) . 

Duo piano & contrebasse pour commencer. Le batteur s'ajoute doucement aux baguettes. Retour aux balais. Le pianiste est fluide, léger. Manuel Rocheman bat la mesure du pied. Moi aussi. C'est " All the pretty little horses " une berceuse que Chuck Israels présente en français. 

" Monk's Dream " (TS Monk). " It's always good to play something by Monk " ajoute Chuck Israels. Gros son de contrebasse pour commencer. Le batteur passe des balais aux baguettes. Le pianiste ponctue avec des éclairs à la Monk. Beau break de batterie, bien percutant, aux baguettes.

Une ballade. Batteur aux balais. Ca balance tranquille. " Willow weep for me " se dégage du solo de contrebasse. Je ferme les yeux bercé par les ondulations du saule pleureur. 

Pour finir, " Johny come later " de Billy Strayhorn, l'alter ego de Duke Ellington. Le pianiste attaque dans le grave. Un tempo rapide. Batteur aux bageuttes. Ca pulse, sapristi!

RAPPEL

Chuck Israels fête aujourd'hui jeudi 14 juin 2019, ses 50 ans de mariage. Pour fêter cela, en rappel, le trio joue une version de " Bye bye Black Bird " émouvante jusqu'à la dernière note. 

 

Partager cet article

Repost0

" Amazing Grace ". Louée soit Aretha Franklin!

Publié le par Guillaume Lagrée

" Amazing Grace "

Un documentaire de Sidney Pollack (1972)

Actuellement au cinéma 

 

Bienvenue au 49e abonné de ce blog. Que les Dieux et les Muses le protègent!

 

Lectrices pieuses, lecteurs impies, unissez vous dans la joie de l'Esprit pour aller et voir écouter la Soul Sister N°1, Miss Aretha Franklin.

Fille du Reverend C.L Franklin (il fait une apparition remarquable dans le film), elle apprit à chanter avec le Gospel. A 11 ans, elle accompagnait son père dans ses tournées de prêche, chantant avec lui les louanges du Seigneur.

Après des années de Pop Star, elle revint aux sources en 1972, dans une église baptiste de Los Angeles,  The New Temple Misionnary Baptist Church, sous la douce férule du Revend James Cleveland (1932-1991) accompagnée par un groupe de musiciens de feu (Bernard " Pretty " Purdie à la batterie, Chuck Rainey à la basse, Cornell Dupree à la guitare, Pancho Gonzales aux percussions), le Southern California Community Choir en accompagnement vocal.

Le résultat enregistré en deux soirées devint un des albums gospel les plus vendus de l'histoire de la musique enregistrée. 

Sidney Pollack (1934-2008) avait été mandaté par Warner Brothers pour filmer l'événement. De son vivant, Aretha Franklin (1942-2018) a toujours refusé la sortie du film. 

Enfin, il est visible et audible! Mick Jagger et Charlie Watts des Rolling Stones eurent la chance d'assister à ce concert en direct. Vous les voyez sagement assis écouter et applaudir. 

A l'écran, 47 ans après, la magie fonctionne toujours. La salle vibre, chante, danse avec Aretha Franklin, ses musiciens, le révérend Cleveland et sa chorale. Nul besoin d'être chrétien pour apprécier cette musique. Comme dit le révérend Cleveland, en introduction, si vous n'êtes pas prêt à recevoir l'Esprit, faites de votre mieux.

Aretha Franklin est ici absolument inoubliable. Profitez en pleinement grâce au film " Amazing Grace ", lectrices pieuses, lecteurs impies.

Partager cet article

Repost0

Wayne Escoffery de passage au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Wayne Escoffery par Juan Carlos HERNANDEZ

Wayne Escoffery par Juan Carlos HERNANDEZ

Wayne Escoffery Quartet

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Mercredi 29 mai 2019, 20h30

Wayne Escoffery: saxophone ténor

Fred Nardin: piano

Joe Sanders: contrebasse

Jason Brown: batterie

Bienvenue au 48e abonné de ce blog. Que les Dieux et les Muses le protègent!

Le concert commence avec 1h de retard sans un mot d'explication, de demande de pardon. Quel mépris pour le public!

Pour compenser, le quartet attaque tout de suite. Le bassiste imprime sa marque. Le batteur roule tranquille aux baguettes. Gros son de sax ténor. Wayne Escoffery a beaucoup écouté John Coltrane. Cela s'entend. Méditatif et puissant. Fred Nardin vient ajouter son propre roulis au piano. Tant sa saxophonistes s'évertuent à jouer comme Coltrane comme tant de guitaristes électriques collent à Jimi Hendrix, acoustiques à Django Reinhardt. Autant essayer de jouer au tennis comme Roger Federer., de nager comme Michael Phelps. Fred Nardin s'adapte bien au style de Mac Coy Tyner qui, lui, selon Eric Le Lann n'aurait qu'un seul Maître, Martial Solal (information à recouper).

Pour cette tournée européenne, Wayne Escoffery joue avec des musiciens locaux, Français et Américains de Paris. Cette rythmique a été constituée pour ce soir à Paris. Peu de répétitions mais du jeu, du risque comme me l'a dit Fred Nardin à la pause. 

" Dubai " (Billy Drummond) puis " Vortex " (Wayne Escoffery). Le chef nous explique que c'est la première fois qu'il joue avec cette rythmique et que, si ça sonne mal, c'est de leur faute, pas de la sienne. Ni responsable ni coupable. Pas sympa, le chef. Disons que c'est de l'humour. Vortex est un titre adapté à ce morceau qui monte en puissance, en spirale ascendante. Le sax s'efface. La rythmique envoie sous la commande du pianiste. Fred Nardin, sous un air de jeune homme sage, cache un démon du piano. Le tempo se ralentit, se décompose. Les effets sont plus subtils. 

Un morceau de ses héros. " Brown town ", l'hommage de Joe Henderson (sax ténor) à Clifford Brown (trompette). La patte de Joe Henderson s'entend tout de suite. Aussi élégant qu'énergique. Le batteur reste aux baguettes mais joue moins fort hachant menu les cymbales. Le pianiste part en ballade. Solo de contrebasse au milieu du dialogue piano&batterie. Classe. 

Wayne Escoffery rend hommage à Tom Harrell (trompette) avec qui il a beaucoup joué. Il explique que Tom Harrell écrit tant de belles mélodies qu'il n'a pas toujours la chance de les jouer. N'étant pas dans le groupe de Tom Harrell ce soir, il  en profite pour jouer un morceau qu'il n'a joué qu'une seule fois avec lui. " February ". Faux départ. Le batteur n'était pas prêt pour la ballade. C'est février en Amérique du Nord. Il fait froid, les maisons sont ensevelies sous la neige. La musique avance comme des hommes en raquettes. Le feu de bois crépite dans la cheminée du chalet. Le bassiste chante  avec son solo. Batteur au tambourin. Tout est calme, tranquille. La musique orne le silence. Le pianiste reprend la main et emballe le tout. Retour du sax ténor, velouté à souhait. 

Un standard joué en duo sax ténor & contrebasse. Gros son pensif. Une ballade. Ca ronronne comme il faut. Bon massage cérébral. Un solo de contrebasse joué en chantant. Joe Sanders a une voix moins grave que son aîné Major Holley. Plus proche du Maître du genre, Slam Stewart. Le contrebassiste ne cesse pas de danser avec son instrument mais il cesse de chantonner. Ca balance bien. Le quartet est reparti dans l'élan, le mouvement. Puis ça se calme. Tranquille jusqu'au final

PAUSE

Je suis encore trop enrhumé pour profiter plus longtemps de la musique.  La chronique finit donc ici.

La photographie de Wayne Escoffery est l'oeuvre de l'Epatant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

Partager cet article

Repost0