Manu Codjia fête la Pop Music en trio au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Fête de la Musique 2012.

Soirée Bee Jazz et Pop Music au Sunside

Manu Codjia Trio

 

 

 

Paris. Le Sunside.

Jeudi 21 juin 2012. 21h.

 

Manu Codjia : guitare électrique

Philippe Bussonnet : guitare basse électrique

Tony Rabeson : batterie

 

 Manu Codjia group Sunset 21juin copie

Le croquis de Manu Codjia et Philippe Bussonnet a été réalisé lors du concert par la Radieuse Hélène POISSON. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Comme en 2011, pour la Fête de la Musique, je me trouve dans une soirée du label Bee Jazz. Ca tombe bien. J'aime le miel aussi pour mes oreilles.

Ca commence par un hommage à Michael Jackson mort il y a bientôt trois ans. Une ballade. Une sorte de Blues avec le son métallique, chaud et froid de Manu Codjia. Derrière, le beat est bien présent. Je ne reconnais pas le morceau. Tony est un grand batteur. Fin, précis, puissant. L’ancien batteur d’Henri Texier tout de même.

«  Beat it ». Ce rythme cinglant se reconnaît dès les premières notes de guitare. Manu en fait un petit bijou funky et jazzy. J’espère que Q connaît cette version. Le bassiste tient fermement sa ligne. Ca mord. Tony envoie la purée. Ca rue dans les brancards. Ils s’échappent joyeusement du thème tout en gardant son énergie, son mordant. Retour au thème. Ca dépote. Ce n’est pas du piano bar. Bon solo de basse bien slapée. Les guitaristes poussent le batteur. Il répond comme il le faut. Ca claque et ça vibre dans le ventre et dans les oreilles. Manu ajoute de la réverbération pour que ça plane plus pour nous. 

« Redemption Song » (Bob Marley). L’original est à la guitare sèche. « Won’t you hear me singing this song of freedom, redemption song ? “ . C’est toujours une belle chanson. Le bassiste tricote bien stimulé par le batteur aux balais et les éclats de la guitare. Manu reprend la main. C’est plus énergique, tranchant, rock’n roll, acide et puissant. Les oiseaux électriques volent en rang serré au dessus de nous. Manu utilise le remix en direct pour décaler les sons. Retour au calme et au thème.

Les roulements de tambour annoncent le « Requiem pour un con » de Serge Gainsbourg. Ils en font une sorte de ballade, bien rythmée, chaloupée. Puis ça devient plus aigre, plus mordant tout en balançant avec douceur. La classe, quoi ! Manu commence à fusionner le thème avec une autre chanson de Serge Gainsbourg «  Je t’aime moi non plus ». Tout ce Gainsbourg en fusion c’est du Manu Codjia tout craché superbement poussé par ses duettistes. «  Brigitte Bardot a commencé à s’intéresser aux animaux le jour où elle s’est aperçue que ses seins commençaient à ressembler à des oreilles de cocker » (Pierre Desproges). Pour autant, je recommande toujours la version de « Je t’aime moi non plus » enregistrée avec BB. Parce que c’est une femme que j’entends, pas une gamine.

Solo de guitare avec de la réverb pour commencer. Mon voisin et ami, Monsieur L. apprécie le concert parce qu’il reconnaît les morceaux contrairement aux concerts de Jazz où je l’emmène habituellement. Il me semble que c’est du Tom Waits d’après mes souvenirs de l’album. Une charmante ballade. Une sorte de blues urbain. Une chanson qui rappelle à un ami les dimanches d’enfance sous la pluie à Quimper chez sa mère parce que sa mère l’écoutait alors. Ce trio est quand même bien meilleur que la grande majorité des groupes guitare/basse/batterie qui inondent la scène rocher et rouler depuis des décennies. Ils ont la technique et les idées pour improviser.

C’était « Martha » de Tom Waits en effet. Ils avaient commencé par «  She is out of my life » ballade de feu Michael Jackson.

Une composition de Manu Codjia pour finir le set. Assez énergique. Ca vrombit bien. Solo du batteur viril, tonique. Les tambours craquent mais ne cèdent pas sous la pression. A trois, ça secoue encore plus fort. 

PAUSE

Monsieur L et moi nous régalons mais nous avons école le lendemain. Nous partons donc laissant la Citoyenne Hélène Poisson savourer la suite et en garder trace par ses dessins.

Ci-dessous, dans un précédent concert au Sunside, Manu Codjia joue " She is out of my life " de Michael Jackson et Quincy Jones avec le trio de l'album " Covers ". Du miel pour les oreilles, lectrices gourmets, lecteurs gourmands.

 

 

 

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