Frédéric Borey " Lucky Dog " en concert au Pannonica à Nantes par Monsieur P

Publié le par Guillaume Lagrée

La chronique de Monsieur P

Honorables lectrices, respectables lecteurs, mon correspondant à Nantes, Monsieur P, est revenu au Pannonica pour un nouveau concert de Frédéric Borey. Il n'a vraiment pas aimé la première partie mais alors pas du tout. Quant à la seconde partie, il a apprécié mais il préfère un autre groupe de Frédéric Borey, " The Option ". Je cède la parole à Monsieur P.

Le Pannonica

Nantes, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France

Jeudi 21 avril 2016. 20h.

Une fois de plus, je me retrouve au Pannonica, salle bien appréciée des amateurs de jazz à Nantes, Édouard Ravelomanantsoa (piano) en première partie. Frédéric Borey, Yoann Loustalot « Lucky Dog » dans un second temps

Après les présentations d’usage, le concert commence donc avec la prestation d’Édouard Ravelomanantsoa et ça commence fort, pas de bonjour quand l’artiste entre sur scène , est ce la malédiction des musiciens solo que de manquer d’éducation à ce point, il a beau avoir accepté humblement de jouer le jeu du piano solo, un peu d’éducation n’a jamais tué personne et ça commence par dire bonsoir au public qui a fait l’effort de se déplacer.

Le jeu est fluide, il semble habité par sa musique , il passe du très doux au très rythmé comme un coureur cycliste passe de la plaine à la montagne , cela me plaît bien mais est-ce encore du jazz, ça ne swingue pas trop voire pas du tout. J’ai l’impression de voir un clone de Guillaume Viltard , un morceau , un bref arrêt, pas de commentaire , pas de nom de morceau, pas d’explications, pas de complicité avec la salle, c’est sans doute trop demander . Pourtant ça s’écoute bien et c’est même agréable, mais que d’efforts à faire au niveau de la communication.

J’ai l’impression d’écouter Richard Clayderman mais lui n’avait la prétention de se revendiquer jazzman, puis soudain un passage plus jazzy mais le constat est clair, encore un musicien qui ne sait que s’écouter. Ce genre de muscien devrait être invité à rester chez lui car ce n'est pas la peine de déplacer des amateurs de musique si c'est pour se croire seul sur la planéte.

Le set allait se terminer quand soudain par miracle Édouard Ravelamanantsoa retrouva le sens de la parole , il dit bonsoir ( il était temps) et s’excusa de ne avoir présenté son œuvre avant . Il lança un « Je vous aime » mais est-ce réciproque, pas vraiment dans mon cas. Il remercie le Pannonica pour l’invitation et il joue un dernier morceau créé pour l’occasion. Il s’éclipse comme il était venu, sans dire au revoir.

Le public applaudit poliment mais moi j’ai plutôt envie de pousser un ouf de soulagement car si ce n’est pas une musique désagréable, pour moi ce set aurait plus sa place à la salle Pleyel que dans une salle de jazz. La mi temps arrive et je me dirige vers le bar pôur boire une bière et partager quelques impressions avec quelques spectateurs. Cela me rassure car je ne suis pas le seul à trouver que ce n’est pas vraiment pas du jazz.

Le second groupe " Lucky Dog " arrive avec la composition suivante :

Frédéric Borey: saxophones,

Yoann Loustalot: trompette, bugle

Yoni Zolnik: contrebasse

Frédéric Pasqua: à la batterie.

Les morceaux s’enchaînent et je constate que c’est un jazz très tonique avec des roulements de batterie notamment, quelques titres " Jacky’s method ", " Faits divers " . Pas de doute, c’est du jazz très contemporain , mais entre deux morceaux il y a beaucoup d’humour, je préfére ce second set au premier , il y a des passages qui alternent solo de contrebasse avec des solos de batterie, des moments tres rythmés avec des passages plus calmes . Un solo de saxophone , c’est fluide , ça coule tout seul, je passe un très bon moment, on entend des cloches comme pour annoncer le passage d’un train à un passage à niveau. Mes notes se sont dispersées un peu mais j’apprécie ce set avec un solo de batterie reprenant comme un cœur qui bat.

Par rapport au premier set, c’est vraiment du jazz et il y a une complicité avec la salle.

Le set s’achève et j’échange quelque mots avec Frédéric Borey que j’avais déjà vu pour « The option ». Bien sûr ce concert n’a rien à voir avec « The option » mais je ne suis pas déçu et j’arrive même à plaisanter avec Frédéric Borey sur cette manie qu’ont les responsables du Pannonica de passer en première partie des ours comme Guillaume Viltard ou Édouard Ravelomanantsoa. Depuis j’ai eu l’occasion de revenir au Pannonica mais pour un concert plus « old school » qui fera l’objet d’une prochaine chronique.

La photographie de Frédéric Borey est l'oeuvre de l'Irréversible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Commenter cet article