Roger Biwandu offre sa tournée au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Roger Biwandu

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Samedi 8 avril 2017. 19h30.

Concert de sortie de l'album

" Three (two girls and a boy) "

 

Roger Biwandu: batterie, compositions, direction

Jérôme Regard: contrebasse

Irving Acao: saxophone ténor

Invités:

Tutu Poane: chant

Christophe Cravero: piano

 

Le patron se sert le premier. Sec et funky aux baguettes. Gros son de contrebasse. Acidité du saxophone ténor. Ca danse. Beau duo sax ténor & batterie. L'esprit de Sonny Rollins, qui ne peut plus jouer, veille sur ce trio sans piano. La contrebasse ajoute sa pulsation qui vous prend au ventre.

Toujours aux baguettes, toujours dansant. Il y a une mémoire d'Afrique dans le jeu du Bordelais Roger Biwandu. Enorme pulsation de la contrebasse. Je sens mieux le jeu de Jérôme Regard en concert que sur l'album. Ca danse et ça balance. Solo de contrebasse stimulé par le batteur aux baguettes en mezzo voce. Le trio repart, sax en tête. Ca secoue dans le shaker. Belle énergie vitale.

C'était " My boys from P.A " puis " FWI " (Friends Worthy of Implication), hommage à ses amis musiciens des Antilles françaises (French West Indies).

" A train named fish ", hommage à Philip " Fish " Fisher, batteur du groupe californien Fishbone de 1979 à 1999. Un gars qui joue très vite, très fort, en paraissant jouer au ralenti. Belle explication de Roger Biwandu. Ca pulse fort en effet. Irving Acao relance seul. Chaud, chaud, Acao! Le public commence à taper des mains pour l'encourager. la rythmique remet la sauce.

Arrivée du pianiste sur scène pour une de ses compositions " Elegant éléphant ". Il commence à suggérer la démarche imposante de Sa Majesté l'éléphant, le vrai Roi de la jungle. Aucun lion n'est assez fou pour attaquer un éléphant. Jeu aux balais énergique et viril. Roger revient aux baguettes avec un son plus jazz, moins rentre dedans. Le sax s'est absenté. C'est un trio oiano, contrebasse, batterie désormais.

La chanteuse Tutu Poane (Afrique du Sud) les rejoint sur scène. Une ballade. Batteur aux balais. Chant dans une des onze langues officielles d'Afrique du Sud (ni l'anglais, ni l'afrikaans). Joli mélange Afrique et Jazz, dans l'esprit de cette musique métisse. Cette chanson n'est pas sur l'album. Le sax poursuit sa pause syndicale, hors de scène. Je ne comprends rien aux paroles mais c'est une belle chanson. " Respecte la vie " telle est le sens de la chanson, en swati, si j'ai bien compris.

Une autre chanson sud africaine. En anglais cette fois. De la Pop sud-africaine des années 1990. Roger reste aux balais. Une ballade un peu sirupeuse mais chantée et jouée avec conviction.

Une autre ballade en anglais. Charmante mais sans plus.

Le sax ténor reprend son travail. Chanteuse et pianiste cessent le lire. " Ballade en vélo avec Huen " composé par Roger en souvenir de promenades avec bicyclette avec sa compagne Vietnamienne. Bordeaux c'est plat, le long de la Garonne. Effectivement, c'est une ballade tranquiller. Jeu en finesse aux baguettes pour relayer le solo de contrebasse. Chant doux du sa ténor. Malaxage aux balais puis retour aux baguettes. Roger Biwandu aimer varier les plaisirs.

" La hargne de F.F " composée en hommage au 3/4 centre international du Stade Toulousain Florian Fritz. Regardez cet homme jouer au rugby et vous comprendrez le titre du morceau. Roger Biwandu, natif de Bordeaux, y vit encore. Il a choisi le rugby plutôt que le football. En Aquitaine, il y le choix. Effectivement, c'est énergique comme une charge de rugbyman. Beau solo de contrebasse, toujours dans le flux.

RAPPEL

Retour du pianiste et de la chanteuse. Cette fois, le sax reste. Leur version du " Black or White " de Michael Jackson. Je préfère toujours Prince, le Seul et l'Unique, au prétendu Roi de la Pop mais je reconnais que c'est une belle version. Je suppose que pour une Sud Africaine Noire, chanter que cela n'a pas d'importance si tu es Noir ou Blanc, c'est fort.

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