Dizzy Gillespie " Live at Singer Concert Hall. 1973 "

Publié le par Guillaume Lagrée

Dizzy Gillespie

" Live at Singer Concert Hall "

Enregistré en concert au festival international de Jazz de Laren,

Pays-Bas, le 25 août 1973

Fondamenta. Lost Recordings.

Sorti le 17 novembre 2017

Disponible en CD, vinyle et format numérique

 

Dizzy Gillespie: trompette, chant, direction, animation

Alexander Gafa: guitare électrique

Michael Longo: piano

Earl May: basse

Mickey Roker: batterie

Jon Faddis: trompette (9,10)

 

Lectrices Be, lecteurs Bop, comme vous le savez, Dizzy Gillespie aurait eu 100 ans en 2017, le 21 octobre précisément. Trompettiste, pianiste, chanteur, percussionniste, clown, philosophe, religieux, politique, créateur du Be Bop, titre d'une de ses compositions, avec Charlie Parker et du Latin Jazz avec le percussionniste cubain Chano Pozo ( " Chano ne savait pas lire la musique et ne parlait pas anglais. Je ne parlais pas espagnol. Nous parlions rythme " disait Dizzy), Dizzy Gillespie (1917-1993) était un homme plus grand que la vie. 

En 1973, Dizzy Gillespie n'avait plus rien à prouver. Le Free Jazz lui avait glissé dessus comme l'eau sur les plumes d'un canard. Le Funk, la Soul Music lui parlaient bien plus mais il restait un Jazzman né à Cheraw, en Caroline du Sud. De ses racines musicales, Gospel et Blues, deux exemples figurent dans ce concert. Une composition, qui est un Spiritual, " Brother K " (4) dédié au pasteur Martin Luther King qu'il avait personnellement connu et soutenu. Un Blues humoristique où Dizzy chante soutenu à la trompette par un fidèle disciple, Jon Faddis (1953), " The Blues " (10).

Pour le reste, Dizzy fait confiance à ses musiciens. Son pianiste et directeur musical Mike Longo lui fournit 3 titres qui lui permettent de briller. " Sunshine " (2), diablement funky et ensoleillé. " Ole for the gypsies " (6) où le flamenco sert de prétexte à des torrents de swing. " The Truth " (8), un Blues bien funky lui aussi.

Dizzy adorait les tour de force, titre d'une de ses compositions. Stimulé par son fils spirituel Jon Faddis, 20 ans à l'époque, il brille de mille feux sur un de ses chefs d'œuvre, " Manteca " (9), morceau clef du Latin Jazz, toujours joué et samplé en 2017.

La rythmique est énergique, humoristique et rassurante. Tout ce dont Dizzy Gillespie avait besoin pour assurer en concert. 

Je n'ai pas trouvé de vidéo de ce concert. En compensation, voici Dizzy Gillespie invité par le Kenny Clarke Francy Boland Big Band en 1970 au Danemark en concert. Kenny Clarke et Buddy Rich sont aux batteries, Ronnie Scott au sax baryton, Art Farmer à la trompette, entre autres. Ils jouent " Manteca ". Chaud devant!

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