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Festivals de printemps à Paris et Montreuil sous Bois

Publié le par Guillaume Lagrée

" April in Paris " est un standard du Jazz. En voici une version mémorable chantée par The Divine Sarah Vaughan accompagnée notamment par Clifford Brown à la trompette.

 

C'est en mai que les festivals de Jazz commencent à fleurir avant l'éclosion de l'été.

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  La photographie de Giovanni Mirabassi est l'oeuvre du Latin Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Pour commencer, rendons hommage à la rive gauche à Paris, chantée par Alain Souchon.

 

S'il n'y a plus d'après à Saint Germain des Prés (Guy Béart), un festival de Jazz y fleurit désormais à chaque printemps, du 16 au 30 mai cette année.

 

Parmi les concerts proposés, je suggère en toute partialité d'aller faire un tour à l'église Saint Germain des Près.

D'abord parce qu'elle est belle, ensuite parce que deux immenses pianistes s'y produiront durant ce festival:

Michel Legrand en duo avec Catherine Michel, harpiste classique, le jeudi 20 mai à 21h.

Bojan Z en solo le jeudi 27 mai à 21h.

 

Michel Legrand n'est guère respecté sur la scène Jazz française. Un Français qui a dirigé deux fois Miles Davis (Legrand Jazz en 1960, Dingo en 1991), gagné trois Oscar de la musique de film à Hollywood, est l'ami de Quincy Jones, a composé What are you doing the reste of your life? qu'adorait jouer Bill Evans, forcément ça crée des jalousies. Michel Legrand est simplement un immense pianiste et compositeur, un éternel jeune homme à qui il faut rendre hommage de son vivant car la postérité ne fera rien pour lui comme disait Alphonse Allais.

 

Bonjan Zulfikarpasic dit Bojan Z est un pianiste yougoslave qui a su fusionner le Jazz et les musiques balkaniques, créant un nouveau style dont se nourrissent nombre de jeunes pianistes actuels.

 

Pour rester dans le luxueux, le calme et le voluptueux, allons au salon Président de l'hôtel Lutetia le vendredi 21 mai à 21h pour écouter l 'hommage à Claude Nougaro par son ancien batteur André Cecarelli avec David Linx (chant) .

Sans quitter le Lutetia, il est possible de déguster le nouveau quartet en vogue du British Jazz, Portico, le samedi 22 et le dimanche 23 mai.

 

Restons dans le piano avec le trio hyperbolique  Giovanni Mirabassi (piano)/Gianluca Renzi (contrebasse)/Leon Parker (batterie) le mardi 25 mai à 20h30 à l'hôtel Meridien Montparnasse.

 

 

Ensuite passons les barrières de Paris, chaussons nos bottes de banlieue pour le festival Montreuil Jazz Pulsations   à Montreuil sous Bois en Seine Saint Denis du 25 au 31 mai.

 

Deux de mes chanteuses préférées y seront, Elise Caron le vendredi 28 mai et  Jeanne Added le dimanche 30.

 

Sans oublier, entre autres délices musicales, l'excellent guitariste franco béninois Emmanuel (Manu) Codjia en duo avec le contrebassiste  Michel Benita le mercredi 26 mai.

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La Fée Claudia Solal enchante l'Ermitage

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Claudia Solal & Spoonbox. Room Service .

Paris. Studio de l'Ermitage. Mercredi 5 mai 2010. 21h.

 

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La photographie de Joe Quitzke est l'oeuvre du Percutant Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Claudia Solal: voix

Jean Charles Richard: saxophones soprano, baryton

Benjamin Moussay: piano, claviers

Joe Quitzke: batterie

 

Ca commence dans le beau bizarre. Le son grave, chuintant du baryton se mêle au fluide des claviers. Ca plane déjà. Le chant de Claudia est sensuel et impérieux. Jean Charles Richard passe à l'aigu du soprano pour ajouter du piquant à la sauce. Joe Quitzke soutient, à l'écoute, tout en puissance contenue.

 

Enchaînement direct sur une autre ambiance plus agressive, plus dansante. " Suffer me to kiss thy mouth ", comment résister à un tel ordre chanté par la fée Claudia Solal? C'était l'histoire de Salomé par Oscar Wilde.

 

Benjamin Moussay s'est remis au piano entre cordes et touches. Cela ressemble à l'ordre de l'album: premier puis deuxième morceau. Le piano sonne à la fois comme une grande guitare et un piano. c'est magique. Duo avec la voix comme pour le précédent album de Claudia "  Porridge days ". C'est enivrant comme l'odeur d'un sous bois en automne après la pluie.

 

Le groupe repart. Vif échange piano/voix/soprano. Sur un cri de Claudia, Joe Quitzke s'ajoute. Bruits de trafic automobile en ville. Une sorte de course poursuite musicale s'engage. Claudia est censée marcher, selon les paroles de la chanson, mais ça sonne plutôt comme une course folle. Batterie et baryton percutent. Les claviers gronent. La voix de Claudia s'envole au dessus de cette masse organique en fusion.

 

Les bruits s'arrêtent. Le piano pose le silence. Claudia étire le temps. Joe Quitzke balaie doucement ses tambours. Son immense du saxophone baryton grand comme la Mer sous le vent. La voix de Claudia bondit sur les vagues souple, vive, légère, colorée comme un saumon. David Liebman lui même considère Jean Charles Richard comme une pointure. C'est son avis et je le partage.Une petite fille de 3 ans crie " Bravo! " à la fin du morceau. C'était " Blocks " (JC Richard) puis " Sound Scape " (B. Moussay).

 

" Double rabbit ". Il ne s'agit pas d'un lapin mais d'un hôtel. Plein de petits bruits bizarres pour commencer. Benjamin Moussay installe des boucles de dance floor déjanté. La batterie remplit les creux des boucles rythmiques des claviers. Ca repart en swing années 30 survitaminé. JC Richard arrive à faire de l'aigu avec le baryton. Retour à l'électro. Joe Quitzke prend un jeu funky. Tchik Pam! L'instant d'après, virage brutal vers le Swing. JC Richard est passé au soprano. Cela s'agite comme des arbres sous l'orage. Le séjour dans cet hôtel n'est pas de tout repos.

 

" The winter of our discontent ". Les anglophones raffinés auront remarqué que ce titre fait allusion au monologue introductif du  " Richard III " de William Shakespeare. Benjamin Moussay commence avec des cloches, des corbeaux et du vent. Shakespearien en diable. Les notes aigues du piano coulent sur le souffle chaud, grave du baryon. Joe touille aux balais. Ca balance comme dans un beau navire à voile. Duo piano/saxophone baryton de très haut vol. De nombreux musiciens plus célèbres et mieux payés peuvent aller se rhabiller face à Benjamin Moussay et Jean Charles Richard. Solo de batterie aux maillets. Les tambours roulent, crachent leuts ténébreux mystères. Retour du piano puis du chant. Le quartet repart en bloc. Ca dégage les bronches. Belle musique de films de vampires rock'n roll. Tout se calme pour un duo piano/voix venu d'un autre monde. Retour au thème originel par le baryton. Après les chemins de traverse sous l'orage, retour à la grand route au soleil. Claudia et Benjamin jouent ensemble depuis 2003 Le groupe Spoonbox s'est formé en 2006. Ils se sont rodés avant d'enregistrer. Ce soir, après avoir déposé le fruit de leurs travaux dans un album, le groupe prend un nouveau départ.

 

" Tara's room ". C'est la rencontre imaginaire entre un personnage de livre pour enfants de Maurice Sedank  et l'Ophélie de Shakespeare.Il y a un côté " Little Nemo in Slumberland " dans les chansons de Claudia Solal. Un monde imaginaire, enchanté par une femme qui a su ne pas perdre l'imaginaire et l'émerveillement enfantin.

 

Claudia reprend son livre de poèmes d'Emily Dickinson. Elle le lit accompagnée par les musiciens qui improvisent. Enfin, elle lit. Pas comme une institutrice. Elle improvise une lecture plutôt. Claviers et batterie s'amusent. Claudia chante l'enfant folle. Solo de baryton qui va, court, vole et nous enchante. Ca part sur un swing superbe. Piano, batterie, sax baryton envoient la fusée Claudia Solal chatouiller les étoiles. Tout s'apaise pour un solo de piano impressionniste. La voix le rejoint dans un souffle. JC Richard arrive même à sortir un son velouté d'un soprano. Cet homme est un magicien sonore. Peut-être tenons nous là le digne descendant de Jimmy Giuffre.

 

Après le jeu avec le silence, le jeu avec les bruits. Il se passe tellement de choses que ce n'est pas racontable. Ils s'amusent comme des grands enfants, pleins de fantaisie.  " I am a very lucky girl. I can invent things. " Cela résume bien le jeu et l'art de Mademoiselle Claudia Solal. C'était " Jelly Bird Pie ".

 

Un morceau qui ne figure pas sur l'album: " Throwing Party ". Duo vif léger, léger, printanier entre piano et soprano. La batterie scintille derrière. Effectivement, des objets volent dans tous les sens. Jolis bruitages électroniques de DJ Benji. La voix de Claudia chante une belle mélodie sur cet univers étrange et nocturne.

 

Solo de piano. Ca ressemble à du Jazz mais pas au sens classique du terme. Quoique... Une nouvelle histoire de lapin, de terrier cette fois. " In my rabbit's home ". Duo piano/voix enchanteur. Duo piano/soprano maintenant. Ca s'appelle jouer sur du velours. Retour au duo ludique piano/voix.

 

" Room Service " le titre album.Son aigu du soprano. Les claviers grondent. la batterie menace. La voix domine. Claudia Solal applique la devise des Lyonnaises ce soir: " Soie naturelle et rayonne ". La musique s'enflamme. Il ne reste pas grand chose de cet hôtel.

 

RAPPEL

 

" Porridge days ", titre éponyme du précédent album de Claudia Solal en duo avec Benjamin Moussay. Cette fois, c'est joué à 4. JC Richard ajoute la délicate aigreur du saxophone soprano, Joe Quitzke le scintillement de sa batterie. Ca sonne beaucoup plus brutal qu'en duo. C'est un autre genre de beauté. Ca décolle sévère.

 

Quelle est celle qui paraît comme l'aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil et redoutable comme une armée sous les bannières? Ce soir, à l'Ermitage, c'était Claudia Solal.

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Marc Copland en trio au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Marc Copland Trio.

Paris. Le Sunside. Lundi 3 mai 2010. 21h.

 

 

Marc Copland

 

La photographie de Marc Copland est l'oeuvre du Délicat Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Marc Copland: piano

Doug Weiss: contrebasse

Joechen Ruckert: batterie

 

Très belle contrebasse au vernis sombre. Un petit air entraînant et subtil s'élève dans l'air. C'est un standard " All the things You are ". Marc Copland joue la mélodie, contrebasse et batterie jouent autre chose qui complète. Ca tourne bien sur tempo rapide mais c'est sur les ballades que Marc Copland est à son meilleur. On n'applaudit pas pendant les soli. On écoute attentivement. Marc Copland sur un air dansant, Dieux que c'est réjouissant!

 

" Fall " (Wayne Shorter). Le batteur est un peu lourd pour ce morceau. Certes c'est de la chute dont il s'agit mais celle de l'ange, pas celle d'un rocher. Doug Weiss est merveilleux d'équilibre au milieu. Le batteur a tendance à couvrir le pianiste au lieu de le soutenir. C'est fâcheux. Gros son grave, profond de la contrebasse. Doug Weiss sait raconter de belles histoires.

 

Marc Copland joue plus vite, plus fort que d'habitude. C'est bien mais ce serait mieux avec un autre batteur. C'est d'autant plus dommage que Doug Weiss est un magnifique contrebassiste. Il n'est pas étonnant qu'Eric Le Lann l'ait choisi pour son dernier album enregistré à New York.

 

" In a sentimental mood " (Duke Ellington). Le batteur est enfin passé aux balais. Il ne verse plus à  côté de l'assiette. Bien au contraire, il forme un joli tapis de feuilles mortes bruissant sous des pas. Superbe solo de contrebasse. Là, ça joue, sapristi! Marc Copland fait tourner le piano. Doug Weiss est le point fixe qui permet à l'ensemble de tourner. Joechen Rueckert s'est enfin décidé à écouter et à jouer la musique. Il était temps.

 

Introduction à la contrebasse. Quel son, nom de Zeus! Le batteur fait rouler les tambours. Le piano arrive. " Dolphin Dance " d'Herbie Hancock. Marc Copland creuse inlassablement son répertoire en changeant d'interprètes et d'interprétation. L'auditeur est à la fois en terrain familier et toujours surpris. Le batteur retombe dans ses travers, à tort. Le dialogue entre le piano et la batterie est somptueux mais la batterie vient le perturber.

 

Agacés par ce batteur, Madame G. et moi sommes partis à la pause de ce concert. Nous retournerons écouter Marc Copland mais avec une autre formation.


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Médéric Collignon presse son Jus de Bocse au Théâtre Traversière

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

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Médéric Collignon et le Jus de Bocse.

Paris. Théâtre Traversière. Vendredi 30 avril 2010. 21h.

Concert pour fêter la sortie de l'album " Shangri - Tunkashi - La "

La photographie de Médéric Collignon est l'oeuvre du Divin Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Médéric Collignon: cornet-trompette

Frank Woeste: Fender Rhodes

Frédéric Chiffoleau: contrebasse

Philippe Gleizes: batterie

 

Le théâtre Traversière appartient à la SNCF et se trouve près de la gare de Lyon à Paris, 12e arrondissement. Par fraternité avec la RATP, on sent le sol vibrer lorsque les wagons du chemin de fer métropolitain passent dessous. Les musiciens vont-ils jouer avec ce soir?

 

Solo de batterie pour commencer. Ils jouent la musique de Miles Davis période 1968-1975. Gros effets de pédale wah wah sur la trompette. Je ne comprends toujours pas pourquoi Médéric conserve une contrebasse pour jouer cette musique. Miles Davis, lui, est vite arrivé à la conclusion qu'il lui fallait une guitare basse électrique à la place. C'est pourquoi après avoir fait passer Dave Holland de la contrebasse à la basse (voir le concert à l'Ile de Wight le 31 août 1970 devant 600 000 spectateurs abasourdis par la musique du Miles Davis Octet: " Miles Davis Electric. A different Kind of Blue ") il chipa Michael Henderson à Stevie Wonder ( I am taking your fucking bass player dit Miles à Stevie après un concert de celui ci). Michael fut le seul élément stable du groupe de Miles de 1970 à 1975. La basse, la base.

 

Enchaînement direct sur un autre morceau, une autre ambiance, plus calme, comme Miles savait le faire. Médéric nous fait le sifflet d'Hermeto Pascoal ( cf. l'album Live Evil de Miles Davis/ Selim Sivad en 1970) mais sans sifflet. Superbe ligne de basse funky. Médéric fait des bulles de joie et de créativité avec son bel instrument. Si Miles Davis écoute ça, d'en haut ou d'en bas, il doit bien se marrer. Lui ne revenait jamais en arrière sur sa musique sauf si on le payait TRES cher comme pour les concerts de l'été 1991 à Paris (La Villette) et à Montreux. Il serait intéressant de demander l'avis de musiciens ayant joué cette musique avec Miles sur cette recréation par Médéric Collignon et ses fidèles complices. Dave Liebman, Steve Grossman, Chick Corea, Herbie Hancock, Keith Jarrett, Dave Holland, Michael Henderson, Jack de Johnette, Al Foster, tous sont encore à même d'en témoigner. Médéric réussit à produire un son de flûte en inclinant l'embouchure de sa trompette de manière à ce que le son ne sorte pas droit. La rythmique tourne chaude et souple, Médo vocalise dessus.

 

Un morceau tiré de Bitches Brew (Directions in music by Miles Davis) : Pharoah's Dance. Tou Tou Tou Tou Tou Tou Tou. La ligne de basse est hypnotique. Elle vous entre dans le ventre, la tête, ne vous lâche plus. Le groupe brode autour. Ca accélère, monte en puissance. Bons enchaînements. Miles enchaînait toujours les morceaux pour garder le public sous son emprise, celle du Prince des Ténèbres, du Sorcier (cf l'album Sorcerer, 1967). Un type s'agite debout devant la scène, faisant de grands signes des mains comme pour arrêter la musique. D'ailleurs la musique s'arrête.

 

Mademoiselle Marbry. Betty Marbry, compagne de Miles à la fin des années 1960, lui fit découvrir Jimi Hendrix.Cette chanteuse ferait passer Madonna pour une Sainte Nitouche. Médéric chante bien dans le ton avec ses envolées habituelles. Quand il veut, cet homme peut être élégant.

 

Petite démonstration de bruits de gorge selon la technique propre à Médéric. C'est Billy Preston un des morceaux les plus funky de Miles Davis composé en hommage à un joueur de claviers. Enchaînement direct sur Jack Johnson, un morceau vif, nerveux, sec. Un vrai combat de boxe. Jack Johnson fut le premier Noir champion du monde de boxe poids lourds. Il survécut au Titanic parce qu'on lui avait interdit d'y voyager en première classe. Quand il apprit la nouvelle du naufrage, il déclara que c'était une punition divine pour ne pas l'avoir laissé prendre ce bateau. La musique s'énerve franchement. Médéric doit encore apprendre à danser. Ils sont passés à In a silent way en version accélérée comme dans l'album Jack Johnson justement.

 

Solo de trompette pour commencer avec un effet d'écho. Ca avance comme un cheval. La rythmique arrive derrière bien funky. Les places sont assises. Dommage. Ca mériterait de la place pour danser. Médéric joue face au batteur, la trompette vers le bas. Le mimétisme avec Miles est frappant mais heureusement il n'en abuse pas. Même dans sa façon de siffler cet homme est spécial.

 

RAPPEL

 

Médéric donne le tempo des applaudissements puis joue dessus. Le groupe part derrière. On écoute. Ca sonne bien mais il n'y a pas le Dark Sound du Prince des Ténèbres, Mr. Miles Davis. Médéric Collignon fait de l'air guitar avec la voix. Pour finir, le final d'In a silent way. Le genre de musique qui impose le silence et le mot FIN sur un concert. Curieusement, ils repartent sur du bruyant, du rapide alors que ça ne s'imposait pas.

 

Après cette phase d'hommage, j'espère que Médéric Collignon se décidera enfin à mettre son immense talent au service de sa propre création comme il le fit, par exemple, lors d'un concert inoubliable d'improvisation totale au Triton en duo avec le batteur Damien Schmidt.

 

Après l'hommage, revenons à l'original. Nous sommes en Angleterre, sur lîle de Wight, le 31 août 1970. Face à 600 000 spectateurs écrasés par la puissance et la liberté de cette musique, Miles Davis (trompette), Gary Bartz (saxophones), Chick Corea et Keith Jarrett (claviers), Dave Holland (basse), Jack de Johnette (batterie), Airto Moreira (percussions). La prestation dura 37mn d'un seul tenant. Jamais un autre groupe de Jazz n'a produit une telle musique devant un tel public. En voici un extrait de 5mn. Dégustez!

 

 

 

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Jérôme Sabbagh en tournée de printemps en France et en Italie

Publié le par Guillaume Lagrée

Jérôme Sabbagh
Jerome Sabbagh Quartet

La photographie de Jérôme Sabbagh est l'oeuvre de l'Incontournable Juan Carlos HERNANDEZ.

Jerome Sabbagh: saxophone ténor et compositions

Ben Monder: guitare
Joe Martin: contrebasse
Jochen Rueckert: batterie

 

Le saxophoniste ténor français Jéröme Sabbagh a fait son trou à New York, USA.Il est de retour dans la Mère Patrie et en italie en quartet avec guitariste ( comme Sonny Rollins avec Jim Hall) et de nouvelles compositions.Ca vaut le déplacement pour les petits et les grands.

 

 

Jeudi 6 mai - Cri du Port, Marseille -  Cri du Port 
Vendredi 7 mai - Centre Culturel La Borie, près de Limoges Centre Culturel La Borie 
Dimanche 9 mai et lundi 10 mai - Teatro Astra, Vicenza, Italie Teatro Astra
Mardi 11 mai - Sunset, Paris (21h30) Sunset 
Mercredi 12 mai-  IMFP, Salon-de-Provence IMFP
Jeudi 13 mai - Festival Jazz Pourpre, Bergerac Jazz Pourpre
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Jacques Vidal raconte Charles Mingus à l'Abbaye le 7 mai

Publié le par Guillaume Lagrée

 
Peut-être inspiré par le succès de la Leçon de Jazz d'Antoine Hervé, le contrebassiste, compositeur et meneur d'hommes Jacques Vidal raconte à son tour le Jazz aux  esprits curieux avides de savoir et de nouvelles sensations musicales.

  Premier concert thématique :

Charles Mingus « l’homme en colère »

 

Le vendredi 7 mai 2010 à 20 heures

L’Abbaye - Jazz Club

22, rue Jacob - 75006 Paris

 

La soirée sera présentée par Franck Médioni

Ecrivain et journaliste

Présentation, concert, Jazz Quiz et débat

 

pierrick-p-dron.jpgLa photgraphie de Pierrick Pédron est l'oeuvre de mon honorable associé Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Avec Isabelle Carpentier: voix, Pierrick Pédron: saxophone alto, Daniel Zimmermann: trombone, Jacques Vidal: contrebasse, Xavier Dessandre-Navarre: percussions.

 

Le deuxième concert thématique aura lieu le jeudi 24 juin 2010:

Antonio Carlos Jobim « la Bossa Nova et le jazz »

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