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Pee Bee " All of us 13 "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Pee Bee

" All of us 13 "

Jazz en face. 2014.

Avec le soutien de la ville d'Antony, du conseil général des Hauts-de-Seine, de la SACEM.

 

Claudio Pallaro: saxophones ténor et soprano

Gary Brunton: contrebasse, guitare basse électrique Rickenbacker, chant

Didier Haboyan: saxophone alto

Eric Desbois: saxophone baryton

Gilles Relisieux & Jérémie Bernard: trompette, bugle

Vincent Renaudineau & Daniel Israel: trombone

David Patrois: vibraphone, marimba

Frédéric Loiseau: guitare électrique

Siegfried Mandon: batterie

Sandrine Deschamps: chant

Damien Noury: slam

 

 

Pee Bee " ce n'est pas du pipi du chat, même pas d'abeille. C'est presque un big band de Jazz ( il manque un piano et quelques cuivres mais c'est voulu) qui swingue et groove avec classe et grâce. Il nous invite dans un univers moelleux, malicieux, délicieux. Pee Bee ce sont tout simplement, en anglais, les initiales des deux chefs de l'orchestre, Claudio Pallaro et Gary Brunton.

A eux tous, ils sont 13. D'où le premier titre, éponyme d'ailleurs, de l'album " All of us 13 ". Tout est dit. Pas de Judas dans ce groupe là.

2. Le Blues de l'homme blanc. Un groove impérieux et un slam dont je comprends chaque parole en français. C'est rare. Avec de l'esprit de plus, ce qui est encore plus rare. Bref, un délice.

3. El Duende. Une espagnolade. La chanteuse m'envoûte et me fait sourire tour à tour, en français comme en espagnol. Elle en fait beaucoup, trop mais c'est exprès. Les musiciens aussi. Tout le monde s'amuse. Lectrices audacieuses, si vous voulez sortir le grand jeu à votre homme,sweet homme laissez vous posséder par le Duende. 

4. Let it flow. Retour du Saint Groove avec un duo Superfunkycalifragisexy entre la chanteuse et le slammer. Des Français qui groovent avec autant de grâce, c'est rare. Laissez couler, dansez, souriez.

5-6. Shower power. Part 1-2. Une sorte de ballade avec Sandrine Deschamps, en vedette, en anglais. Pas désagréable.

7-8. Clair obscur. Part 1-2. Retour du slammer pour un groove en français fort agréable. La rythmique est redoutable et les cuivres, les vents ponctuent diaboliquement. 2e partie pour la chanteuse.

9. La forme et le fond. Retour du slam souple et humoristique. " La forme, c'est le fond qui remonte à la surface " ( Victor Hugo). Ici, malgré le texte de la chanson, les deux sont réunis par Pee Bee.

10. Sur le fil. Ca swingue toujours autant. La chanteuse est devenue une boix de l'orchestre. Le vibraphone de David Patrois éclaire cette musique dense.

11. Est ce que ma vie? Le slammer et la chanteuse. Une chanson métaphysique qui swingue. Un autre bijou.

12. Foudbouche. Un morceau aux sonorités africaines avec un swing purement Jazz. David Patrois est passé au marimba.

13. Move over. Reprise Jazz de Janis Joplin qui aimait tant le Blues et Billie Holiday. Fin claire et nette.

 

Voici Pee Bee en concert jouant " Sur le fil " (n°10) avec deux danseuses, s'il vous plaît.

Les prochains concerts de Pee Bee auront lieu en Ile de France:

- à Chatou (78) le jeudi 13 novembre 2014 à 20h45 à l'Auditorium Maurice Ravel. Désolé mais c'est déjà complet.

- à Evry (91) le samedi 15 novembre 2014 à 18h au Théâtre national de l'Agora.

- à Antony (92) le samedi 29 novembre 2014 à 20h30 lors du Festival Place au Jazz.

 


 

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Lorenzo Capello Quintet " Dagli Appendini alle Ante "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Lorenzo Capello Quintet

" Dagli Appendini alle Ante "

Orange Home Records. 2014.

 

Lorenzo Capello: batterie, poêle à frire, compositions, chansons, arrangements sauf " Perfect Day " (Lou Reed).

Michele Anelli: contrebasse, boite à musique

Lorenzo Paesani: piano, piano jouet

Antonio Gallucci: saxophones, sonnette de bicyclette

Tony Cattano: trombone, xylophone, voix sicilienne

Echo Sunyata Sibley: chant sur " Already left " (n°4) qui contient un extrait de " Il partigiano " chant traditionnel italien

 

Toujours aussi lyrique et fantaisiste, après " Il Partenzista ", le batteur et compositeur italien Lorenzo Capello nous présente son deuxième album " Dagli Appendini alle Ante ". Les italianistes lettrés qui lisent ce blog auront reconnu, évidemment, une allusion subtile à " Dagli Appenini alle Ande " roman d'Edoardo de Amicis, Ligure, comme le Gênois Lorenzo Capello.

1. Rammendi ancor? Je n'aime pas.

2. Panico da bagaglio a mano. Ce morceau décrit fort bien l'angoisse du bagage à main, perdu en soute, à la recherche de son (sa) propriétaire puis son apaisement, sa joie lors des retrouvailles. A moins qu'il ne décrive les affres matérialistes de l'hominidé qui ne se résout pas à voyager loin avec peu alors qu'un passeport et une carte de crédit lui suffisent, du moment que le premier est valide et la seconde approvisionnée. Tout dépend du point de vue.

3. Dagli Appendini alle Ante. Appendino: cintre pour vêtements (mot pratique dans les hôtels italiens).  A ne pas confondre avec l'Apennino, massif montagneux italien. L'Anta a plusieurs sens. Je ne sais lequel a retenu l'auteur. En tout cas, c'est un morceau molto agitato.

4. Already left. Chanson dédiée à ceux qui nous ont déjà quitté, trop tôt. Pour l'auteur, son père et sa soeur. Pour moi, mon frère Benoît disparu en 2013 à l'âge de 35 ans et mon cousin Vincent, mort en 2014, à 40 ans.Echo Sunyata Sibley est une chanteuse étonnante, capable dans la même chanson de passer de la Pop anglaise au bel canto. Malgré la tristesse, il n'y a pas de nostalgie dans ce morceau. L'envie de vivre l'emporte. C'est une musique de batteur. Le rythme c'est la vie, celui du coeur. Avec le souffle évidemment d'où la présence chaleureuse du tromboniste et du saxophoniste sur ce morceau.

5. La farfalla maschile e la vagina gigante. S'agirait-il d'un fantasme de l'auteur manifestement hétérosexuel et terrifié par la puissance de la sexualité féminine? Pas du tout. Il s'agit d'un piège à papillons mâles qui contient l'hormone du papillon femmelle et dans lequel ils meurent sans avoir fécondé. Leur course folle, leur fin brutale, tout est joué.

6. Perfect Day/Imperfect Tray. Pas de chanteur mis la voix de Lou Reed s'inscrit en flligrane derrière le piano. Les cuivres ajoutent un accent country sans guitare ni harmonica. La classe.

7. Telegrammi. Ballade agréable mais sans plus.

8. Giocatolli/MP2. Comme l'explique Lorenzo Capello " Pendant que nous jouons, une loge maçonnique fait tout ce qu'elle peut pour détériorer la qualité d'écoute de la musique. " Tout à fait d'accord. C'est pourquoi, par principe, je n'écoute jamais d'album que sur disque, avec une chaîne haute fidélité, au calme. Morceau extrêmement ludique. De l'électro jouée en acoustique. Un bijou. J'adore. Restez à l'écoute, lectrices esthètes, lecteurs raffinés, car, après une longue pause, vient le temps du dernier morceau. Surprise. 

Outre la beauté de la musique, notez, lectrices esthètes, lecteurs raffinés, la beauté des photographies de Laura Tolomelli qui ornent la pochette de l'album. Ce serait encore plus beau sur un vinyl mais sur un CD, ça se défend bien.     

La parole est à la défense. Lorenzo Capello présente son nouvel album " Dalle Appendini alle Ante " sorti chez Orange Home Records le 29 mars 2014. Rien à ajouter. 

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Concert de Jazz en soutien à Amnesty International à Paris, au New Morning, le 5 mai 2014

Publié le par Guillaume Lagrée

 

COMMUNIQUE

 

 

 

Amnesty International France Groupe Paris-Montmartre organise un concert jazz au New Morning, à Paris, Ile de France, France, le lundi 05 mai 2014 à 20h30 pour promouvoir la défense du droit des femmes dans le monde.

 

Le pianiste et compositeur Dominique FILLON, ses musiciens, ses invitées Céline BONACINA (saxophoniste ) et Macha GHARIBIAN (pianiste et chanteuse), ainsi que le NEW MORNING s'associent bénévolement, pour cet événement exceptionnel.

Les bénéfices récoltés serviront à poursuivre les actions d'Amnesty International France pour la défense des Droits Humains.  

 

Amnesty International France 

Groupe Paris-Montmartre 

15 Passage Ramey 

75018 PARIS 

FRANCE

amnestyparismontmart@free.fr 

 

      Max Roach (batterie) et son épouse Abbey Lincoln (chant) ne seront pas présents puisqu'ils sont morts. Leur musique, elle, reste bien vivante. " Freedom Day ". Rien à ajouter.

 

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Antoine Berjeaut feat.Mike Ladd " Wasteland "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Antoine Berjeaut

featuring Mike Ladd

" Wasteland "

Fresh Sound Records

Sortie le lundi 28 avril 2014

Antoine Berjeaut:compositions, trompette, bugle

Mike Ladd: voix, poésie

Jozef Dumoulin: claviers

Stéphane Kerecki: contrebasse

Fabrice Moreau: batterie

Invité 

Julien Lourau: saxophone ténor (1,2, 9, 11)

 

Lectrices logiques, lecteurs rigoureux, vous avez noté que je vous ai d'abord parlé de Julien Lourau en concert avec Antoine Berjeaut puis d'Antoine Berjeaut en concert avec Julien Lourau.  Il est désormais temps de vous parler de l'album d'Antoine Berjeau avec, pour invité, Julien Lourau, " Wasteland ". 

Le casting est de feu. Chaque musicien a fait l'objet d'articles sur ce blog. C'est dire s'ils sont excellents. Avec une telle rythmique, tout est en place et tout se déplace. Certes, Jozef Dumoulin a un son plus personnel à l'orgue Hammond qu'au piano mais il est toujours unique. Un tel claviériste remplace guitariste.  Lorsque Stéphane Kerecki et Fabrice Moreau jouent ensemble, même quand ça groove d'enfer, ça ne sonne jamais lourd. Le leader, Antoine Berjeaut, s'exprime avec mesure. Il ne tire pas la couverture à lui, partageant l'avant-scène avec le flux poétique et rythmique de Mike Ladd. Je ne comprends pas un mot ce ce que dit Mike Ladd mais cela n'a pas d'importance puisque sa voix est un instrument qui coule dans le flot de cette musique. Julien Lourau vient ajouter son feu sacré sur 4 morceaux.

Parfois, ça sonne Funk, parfois Jazz. C'est à la fois Américain et Européen, Noir et Blanc, énervé et apaisé.Bref, voyager dans ce pays du gâchis, du déchet n'est une perte ni de temps ni d'argent.

Cette musique peut séduire l'amateur de Jazz qui aime écouter la musique assis dans son fauteuil comme le danseur de rue qui ne conçoit pas la musique sans l'accompagner de son propre mouvement.

De plus, l'album est cohérent avec un début, un milieu et une fin après laquelle il n'y a plus rien à dire tant elle est impérieuse.

A apprécier sur place et sur pièces, en concert:

le vendredi 16 mai 2014 à Pantin (93) à La Dynamo

le jeudi 3 juillet 2014 à Marseille (13) à l'U-percut

le vendredi 4 juillet 2014 à Vitrolles (13) au Charlie Jazz Festival

le vendredi 26 septembre 2014 à Fontenay sous Bois (94) aux Musiques au comptoir

 

Voici un exemple de ce que ce groupe donne sur scène. Au festival Jazzdor 2013. Rien à ajouter.

 

 

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Jazz Archive (Mezzo&INA: Daniel Humair Special Show (1961+1972)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Jazz Archive

Mezzo & INA

Daniel Humair

Special Show (1961) & Jazz Session (1972)

DVD en vente libre

 

 

Daniel Humair

La photographie de Daniel Humair est l'oeuvre du Genevois Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Daniel Humair Special Show. ORTF. 1961. Une émission de Jean-Christophe Averty.

Daniel Humair: batterie

Guy Pedersen: contrebasse

Eddy Louiss, René Urtreger, Henri Renaud: piano

Luis Fuentes: trombone

Sonny Grey: trompette

Jean-Louis Chautemps: saxophone ténor

Vedette américaine

Jackie Mac Lean: saxophone alto

 

Daniel Humair, jeune, svelte, rasé, chevelu, en costume cravate, présente son Soultet influencé par le Soul Jazz alors à la mode aux Etats Unis d'Amérique. Ce n'est pas de la copie, c'est du Daniel Humair. Humair était déjà un gastronome réputé. Il raconte qu'il a perdu un quarteron (25l) de lait en tentant de faire du fromage. Nostalgie de sa Suisse natale peut-être. En tout cas, le groupe swingue terriblement bien quel que soit le pianiste puisqu'ils se succèdent sur l'instrument. Tous les souffleurs s'en vont quant arrive Jackie Mac Lean. Mac Lean était alors accro à l'héroïne et ça se voit. Vivre tue mais la drogue accélère le processus. Pourtant Mac Lean, né en 1931, a tout de même vécu jusqu'en 2006. Il avait dû décrocher. Mac Lean a retenu de Charlie Parker la mauvaise influence (la drogue) et la bonne (le son). Quelle puissance! Quand il joue " Sister Salvation " tiré de " The Connexion " pièce qui raconte une nuit d'attente du dealer dans un appartement rempli de musiciens junkies, ça sonne vrai. Alors que lorsque Baptiste Herbin le joue avec Aldo Romano, ça sonne faux. Emotionnellement, pas techniquement bien entendu. Bref, Humair et Mac Lean plus de 50 ans après, cela reste une belle claque qui marque.

 

Daniel Humair. Jazz Session. ORTF. 13 mai 1972

Daniel Humair: batterie

Gordon Beck: clavier électrique

George Gruntz: piano, clavier électrique

Ron Mathewson: contrebasse, guitare basse électrique

Franco Ambrosetti: bugle

 

En 1972, par rapport à 1961, la chevelure de Daniel Humair s'est clairsemée mais son jeu s'est étoffé. Il utiiise des percussions, joue avec les mains nues sur sa batterie, nous sort des tours de magie sonores dont ce natif de l'an 1938 a toujours le secret en 2014. Le Jazz s'est marié avec la fée Electricité et ils ont fait de beaux enfants comme cette musique libre, poétique, très européenne ( 3 Suisses et 2 Britanniques dans ce groupe) mais qui swingue toujours. Par exemple, avec le tango revisité par Georges Gruntz. " The tango " tout simplement. Et dire que je ne connaissais que de nom Franco Ambrosetti! Quelle immense ignorance de ma part! Quelle finesse, quelle élégance dans son jeu au bugle!

 

Bref, vous l'aurez compris, lectrices audacieuses, lecteurs aventureux, en à peine plus d'une heure, le temps de 2 émissions de la télévision française en 1961 et 1972, vous voyagerez dans deux époques et deux styles du Jazz grâce au même homme, le batteur, percussionniste, compositeur, directeur musical, découvreur de talents, peintre et cuisinier Daniel Humair.Ensuite, vous irez écouter sur scène Daniel Humair car, en 2014, il est toujours viril et actif derrière ses tambours et ses cymbales, entouré de jeunes musiciens dont il pourrait être le grand-père, avide de nouveauté et de découverte.

Daniel Humair Jazz Session à l'ORTF le 13 mai 1972. Rien à ajouter.

 


 

 

 

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Jazz Archive (Mezzo&INA): Max Roach Quintet à l'Alhambra, Paris,1960

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Jazz Archive

Max Roach Quintet

Paris. L'Alhambra. 1960

INA & Mezzo

Diffusé sur Mezzo le jeudi 8 mai 2014 à 20h30

DVD en vente libre

Max Roach: batterie

Bobby Boswell: contrebasse

Julian Priester: trombone

Stanley Turrentine: saxophone ténor

Tommy Turrentine: trompette

 

Lectrices studieuses, lecteurs appliqués, si vous découvrez la batterie, sachez que les autres batteurs appelaient Max Roach (1924-2007), " The Professor ". Les Etats Unis d'Amérique le récompensèrent du National Endowment for the Arts, la République française du grade de commandeur des Arts et Lettres. Il le méritait bien tant il transforma la batterie d'instrument rythmique en instrument mélodique.

Dans ce concert parisien, il est en pleine forme, entouré de musiciens solides mais la musique ne me touche pas. Je n' ai rien à en dire à part que c'est impeccable. Avec Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Sonny Rollins, Abbey Lincoln, son épouse, Max Roach ne cessera jamais de m'émerveiller et de m'émouvoir. Pas ici.

Je vous laisse juges avec un long extrait  de ce concert. Les batteurs sont vivement invités à écouter et regarder attentivement Le Professeur en action. Rien à ajouter.

 


 

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Festival des Athénéennes à Genève du 2 au 9 mai 2014

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Les Athénéennes

Genève, Suisse

Du vendredi 2 au vendredi 9 mai 2014

 

 

 

 

Marc Perrenoud Trio. Athénéennes 2013

La photographie du trio de Marc Perrenoud a été prise lors de l'édition 2013 des Athénéennes par le Genevois Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Lectrices diplomates, lecteurs banquiers, après une dure journée de labeur à Genève, en Suisse, retrouvez vous, à partir du vendredi 2 mai 2014, au festival des Athénéennes qui vous fera vivre chaque soir deux concerts de genres différents alternés (classique, Jazz, électro) pour finir par une fête le vendredi 9 mai à partir de 22h.

Au programme, pour le Jazz, le guitariste Marc Ducret en trio, le pianiste et claviériste Bojan Z en solo, la chanteuse Elina Duni en quartet, entre autres.

Voici le trio Marc Ducret ( guitare)/ Bruno Chevillon (contrebasse)/Eric Echampard (batterie) rendant hommage à Verdi à Saint Denis (93) le 27 mai 2013. Rien à ajouter.

 


 

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New Jazz New Orleans: un projet de reportage radiophonique à financer

Publié le par Guillaume Lagrée

 

New Jazz New Orleans

Un projet de reportage radiophonique par Dr Arthur & Black Trombone

 

Lectrices dynamiques, lecteurs aventureux, vous savez que ce blog soutient la jeunesse pervertie par le Jazz.

En voici un nouvel exemple.

Dr Arthur dit Arthur Deligne (22 ans), mélomane et Black Trombone dit Thomas Bouïssaguet (25 ans), tromboniste, sont tous deux étudiants en journalisme à l'iHECS (Institut des Hautes Etudes en Communications Sociales) à Bruxelles en Belgique.

Leur projet de reportage radiophonique est le suivant:

aller à La Nouvelle Orléans, en Louisiane, aux Etats Unis d'Amérique, étudier sur pièces et sur place comment une ville envahie par les eaux à 80% en 2005 suite au passage de l'ouragan Katrina se reconstruit grâce à la musique et aux musiciens. Ils en ramèneront un reportage radiophonique qui sera leur mémoire de fin d'études.

Ces étudiants là ne sont pas des fils à papa. Ils ne sont pas gigolos non plus. Ils ont donc besoin d'argent pour réaliser leur projet.

C'est ici que les Jazz Freaks comme vous et moi, lectrices dynamiques, lecteurs aventureux, peuvent leur venir en aide.

Il leur faut 1500€ d'ici le 1er mai 2014 pour financer leurs billets d'avion de Bruxelles à La Nouvelle Orléans.S'ils obtiennent plus, ils ne seront pas obligés, en plus de leur reportage, de faire la plonge dans les restaurants du Quartier Français (French Quarter pour les anglophones), de guider des brebis égarées dans cette antre du vice, de servir à boire dans les clubs ce qui les gênerait pour écouter la musique sans parler d'activités illicites et immorales que la morale et la décence m'empêchent de nommer ici.

Pour cela, c'est très simple. Comme pour "  Médo(s) " le film sur Médéric Collignon par Josselin Carré, il vous suffit de verser  de 1 € à autant que vous voulez sur KissKissBankBank pour les aider à réaliser leur projet.

Que la Conjuration des imbéciles ne les abatte point! Que les mânes de Louis Armstrong et Jelly Roll Morton guident leurs pas en Louisiane! Que les dieux et les muses protègent Dr Arthur et Black Trombone!

Lady Day et Pops interprètent " Do You know what it means to miss New Orleans ? ". Thomas et Arthur n'auront le droit de chanter cette chanson qu'une fois leur reportage bouclé. Rien à ajouter.  

 


 
 

 

 

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Jazz Archive (Mezzo&INA): Don Cherry à Paris. 1971

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Jazz Archive

Mezzo & INA

Don Cherry (1936-1995)

Jazz Session au Studio 104.

Paris. Radio France. 22.04.1971.

DVD en vente libre

 

Don Cherry: trompette de poche, flûte, piano, piano électrique, chant, percussions

Johny Dyani: contrebasse, chant, percussions

Okay Temiz: batterie, percussions

 

Lectrices audacieuses, lecteurs découvreurs, pour défendre le métier de disquaire, je raconte toujours la même histoire. Celle de la découverte de l'album " Orient " de Don Cherry enregistré au cours de concerts français (Carpentras et Paris) en 1971. L'écoutant chez un disquaire de la rue du Mont Cenis à Paris, 18e arrondissement, un jeune homme, fan de New Wave, resta fasciné par cette " musique chamanique ", selon ses propres mots, alors que sa compagne sortait de la boutique, effrayée par tant de liberté.

 En plus d'être enregistrée, cette musique a été filmée. La voici toujours aussi libre et vivante, 43 ans après. Don Cherry, né métis d'un père Noir et d'une mère Indienne Chocktaw aux Etats Unis d'Amérique, s'est très vite intéressé aux musiques du monde, ce que les marchands appellent aujourd'hui World Music. C'est avec Gato Barbieri, un Argentin, qu'il enregistra ses premiers albums comme leader dans les années 1960. Ici, à Paris, le 22 avril 1971, sur la scène du studio 104 à Radio France, il joue avec un Turc, Okay Temiz à la batterie et aux percussions et un Sud Africain exilé en Europe pour fuir l'apartheid qui lui interdisait de jouer avec des Blancs, Johny Dyani, à la contrebasse.

Que jouent-ils donc? Une musique inclassable pour les marchands. Trop tribale pour être du Jazz, trop libre pour être de la musique typique, de la fusion mondiale pour résumer. C'est parfois agaçant, souvent fascinant. Pas besoin de substances illicites et nocives pour décoller avec de tels pilotes dans l'astronef. Il suffit de se laisser emporter.

Cela commence avec un chant typiquement sud africain où lèvres, langue et dents font toute la différence, dans une technique vocale totalement inconnue  en Europe. Puis, batteur et contrebassiste installent une pulsation puissante, vibrante, mouvante. Ca swingue mais ce n'est jamais répétitif, mécanique. Don Cherry fait le lien entre Afrique, Amérique, Europe, Asie présents sur scène avec seulement 3 musiciens puisque Okay Temiz est d'Istanbul, la seule ville au monde située sur deux continents.

Don Cherry, qui commença sa carrière comme pianiste, joue du piano et du piano électrique, assis en lotus, comme un sage boudhiste. Ce qu'il sort de son cornet de poche ne s'apprend pas au conservatoire. Pas plus que sa façon de chanter, scander, rythmer. Cette musique est une prière oécumunique dont ni les athées ni les agnostiques ne sont exclus.Il suffit de croire en la Beauté et la Liberté pour y adhérer.

Avec toute son ouverture au Monde, Don Cherry reste un artiste américain. Il a le sens du show. Il sait faire participer le public. Ce qui s'entend sur l'album " Orient " mais ne se voit pas dans le film c'est le final où, faisant chanter le public avec lui, ll demande " Teach me to sing " (" Apprenez moi à chanter ") et le public lui répond, lui transmet à son tour.

En plus d'être oecuménique, cette musique est démocratique. Pas de chef, le public fait lui aussi partie du processus créatif.

Si vous avez manqué la diffusion de ce document conservé par l'INA, sur Mezzo, sachez que le DVD de l'émission et l'album " Orient " sont en vente libre. Abus recommandé pour la santé.

Don Cherry était le père naturel d'Eagle-Eye Cherry ( " Eagle-Eye " est un titre de l'album " Orient " car cet homme est né en 1971) et le père adoptif de Neneh Cherry, deux chanteurs mondialement connus qui, tous deux, ont rendu hommage à leur père en musique et en chanson.

 

      Ca a commencé comme ça. Rien à ajouter.

 


 

 

 

 

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Elisabeth Kontomanou " Amoureuse "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Elisabeth Kontomanou

" Amoureuse "

Plus Loin Music. 2014

Elisabeth Kontomanou

 

 

La photographie d'Elisabeth Kontomanou est l'oeuvre du Sensuel Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Elisabeth Kontomanou: chant

Gustav Karlström: piano

Thomas Bramerie: contrebasse

Donald Kontomanou:batterie

Joey Belmondo: guitares

Eric Le Lann: trompette

Olivier Ker Ourio: harmonica

Renez " Sabusito " Martinez: congas

 

Née en France d'un père Guinéen (le saxophoniste Jo Maka) et d'une mère Grecque, ayant fait ses preuves à New York entre 1995 et 2005, Elisabeth Kontomanou est Française, n'en déplaise aux esprits étriqués. Après avoir chanté les standards du Jazz et de la Soul Music pendant des années (son album duo avec la pianiste américaine Geri Allen "  Secret of the wind " est une merveille), la voici qui prend à bras le corps la chanson française avec des classiques des années 1930 aux années 1960.

Pour ce faire, elle s'est entourée d'un groupe d'hommes de valeur dont son fils Donald à la batterie, Eric Le Lann à la tromptte pour qui Martial Solal arrangea, pour grand orchestre, des chansons de Piaf, Trénet, Fréhel. Fréhel, la Bretonne de Paris, que Serge Gainsbourg connut enfant, avec cette belle version de " Où sont tous mes amants? " où Le Lann ajoute son grain de mélancolie. J'aimais déjà " Et maintenant " de Gilbert Bécaud mais l'idée de commencer cette chanson en duo voix/percussions, de la traiter en afro cubain la renouvelle complètement. Curieusement, " Milord " de Georges Moustaki, la chanson qui lui permit de vivre 10 ans sans travailler, figure sur la pochette mais pas dans l'album. A la place, il y a autre chose. A vous de découvrir. " La valse à mille temps " de Jacques Brel est particulièrement entraînante. Les musiciens sont toujours impeccables, en place, avec le supplément de chaleur qu'amènent les percussions à la batterie, d'émotion qu'apportent la trompette d'Eric Le Lann et l'harmonica d'Olivier Ker Ourio

Par contre, il y a plusieurs chansons qui m'agacent prodigieusement, où je trouve que la Dame Elisabeth Kontomanou en fait trop. Ma Dame, elle, déteste cette musique. A vous de vous faire votre jugement, lectrices sélectives, lecteurs esthètes. Peut-être aimerez vous cet album dans son entier, peut-être aimerez vous d'autres chansons que moi.

En tout cas, il est indéniable que la Dame Elisabeth Kontomanou est toujours intègre. Quelle que soit la chanson qu'elle interprète, elle se donne à fond, corps et âme. Dans une scène musicale envahie de chanteuses mièvres, sans voix ni présence, cela fait du bien. Elle pourrait chanter comme Melanie De Biasio si elle le désirait alors que Melanie De Biasio serait bien incapable de chanter comme la dame Elisabeth Kontomanou.

 

 

 

 

Dame Elisabeth Kontomanou chantera " Amoureuse " en concert à Paris, au Sunside, les jeudi 1er, vendredi 2, samedi 3 mai 2014.

 

Laissons parler l'artiste. Elisabeth Kontomanou présente son album " Amoureuse " en compagnie de son fils Donald. Rien à ajouter.


 

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