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Festival Jazz et Images, saison 2018, au cinéma Balzac à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazz et Images

Cinéma Balzac 

Paris

De janvier à avril 2018

Lectrices mélomanes, lecteurs cinéphiles, je vous ai maintes fois chanté les charmes du festival " Jazz et Images " au cinéma Balzac, 1 rue Balzac, 75008 Paris, France.

Le principe est simple.

Un soir par mois hommage est rendu à un Jazzman ou une Jazzwoman avec un groupe qui joue sur scène suivi d'un film consacré à l'artiste. Si l'artiste joue encore, vous pouvez l'apprécier à la scène et à l'écran. La programmation est assurée par le saxophoniste Vincent Le Quang.

Vous avez demandé le programme?

Le voici.

Vendredi 19 janvier 2018 à 21h: Nina Simone. A l'écran, Nina Simone au festival de Jazz d'Antibes-Juan-les-Pins le 28 juillet 1969, filmée par Jean-Christophe Averty. Sur scène, le trio de Paul Lay.

Vendredi 9 février 2018 à 21h: Chet Baker. A l'écran, Chet Baker en concert au Ronnie Scott's à Londres en 1986. Riccardo del Fra était à la contrebasse, Michel Graillier au piano avec, pour invités, deux admirateurs de Chet, Van Morrison et Elvis Costello. Sur scène, le quintette de Riccardo del Fra.

Vendredi 16 mars 2018 à 21h: Herbie Hancock. A l'écran, le Sextet d'Herbie Hancock en 1972. Sur scène, le Thibaut Gomez Quintet.

Vendredi 6 avril 2018 à 21h: Henri Texier sur scène et à l'écran.

 

La photographie d'Henri Texier & Manu Codjia est l'œuvre du Cinéphile Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Henri Texier et Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Henri Texier et Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

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Olivier Calmel Double Celli " Immatériel " en vol au Café de la Danse

Publié le par Guillaume Lagrée

Olivier Calmel Double Celli 

Café de la Danse

Paris. Samedi 9 décembre 2017. 20h.

Soirée organisé par le label Klarthe

 

Sortie des albums " Classe moyenne " de Vincent Touchard et " Immatériel " d'Olivier Calmel Double Celli.

Première partie:

Vincent Touchard: batterie, compositions, direction

Jonathan Orland: saxophone, clarinette

Florimond Dal Zotto: violoncelle

Stéphane Tsapis: piano

Philippe Monge: contrebasse

Honnêtement, Madame F et moi étions venus pour la deuxième partie de la soirée. La première ne nous a pas convaincu même s'il y avait du meilleur sur la fin: plus d'énergie, d'intensité, d'émotion. Je vous laisse juges de l'album " Classe moyenne " , lectrices incorruptibles, lecteurs impartiaux.

PAUSE

Deuxième partie:

Olivier Calmel: piano, composition, direction

Clément Petit: violoncelle

Antoine Banville: batterie, percussions

Johan Renard: violon

Frédéric Eymard: violon alto

Xavier Phillips: violoncelle

Concert de lancement de l'album " Immatériel " d'Olivier Calmel Double Celli.

Les musiciens s'accordent sur scène pendant que le public finit de s'abreuver. Ils sont six comme une équipe de volley ball. Vu du public, de gauche à droite, cela donne en attaque Johan Renard (violon), Frédéric Eymard (violon alto), Xavier Phillips (violoncelle), en défense Olivier Calmel (piano); Clément Petit (violoncelle), Antoine Banville (batterie, percussions). Pour poursuivre les fondamentaux, un trio de Jazz, c'est habituellement piano, contrebasse, batterie et si vous ajoutez trompette, sax alto, sax ténor, vous obtenez " Kind of Blue " (1959) de Miles Davis, l'album clef du Jazz modal. Un quatuor à cordes, en classique, c'est violon, violon, violon alto, violoncelle. Les audacieux ajouteront un piano mais certainement pas une batterie et des percussions.

Bref, le Double Celli d'Olivier Calmel ne correspond à rien de connu ni en Jazz, ni en classique.

Le groupe attaque sans mot dire. Antoine Banville fait des tours de magie sonores alors que piano et cordes décollent. Complètement à l'Est! Normal, car le Hongrois déraille (titre du morceau). Ame magyare, grands espaces de la Puszta, violoncelle plaintif à souhait, nous y sommes. Il y a même le violon tzigane mais accordé. Ils retiennent leurs effets, ne lâchent pas leurs chevaux. Le groupe chauffe, lance le violon puis la première ligne attaque, bien propulsée par la deuxième. 

Le jeu se calme avec une ballade. Clément Petit remplace le contrebassiste en jouant pizzicato. Tout glisse doucement. Ca coule, au milieu, comme une rivière. Il faut un batteur aussi fin coloriste qu'Antoine Banville pour propulser ce groupe. Connie Kay n'étant plus de ce monde, heureusement, Antoine Banville est là ce soir. D'un coup, sans prévenir ni férir, le sextet a décollé. Olivier est en forme, mains fermes sur le piano. Par rapport à la première partie, nous sommes clairement passés de la série B à la série A. C'était " Epistrophe " qui n'a rien à voir avec " Epistrophy " de TS Monk

" Immatériel ", le titre album. Les cordes frémissent toutes ensembles sous les archets. Une promenade en forêt avec de la lumière et un ciel bleu clair sur nos têtes. Antoine relance la sauce, aux baguettes. La musique touche en plein cœur et élève l'âme. Surgit un air funky sans guitare, ni basse mais pas sans batterie. Antoine chauffe fort aux baguettes. La première ligne repart à l'attaque bien poussée par la défense. Le public s'enthousiasme pour les actions de jeu. Le point n'est pas encore conclu. Ca repart avec un solo du batteur bien sec sur les tambours. Vite et fort mais jamais lourd. 

Solo de Clément Petit au violoncelle pour commencer. Beau travail de l'ingénieur du son. Les cordes enchaînent sur une ballade sentimentale mais pas larmoyante. C'est là le bon goût. La musique monte en spirale. La fusée décolle puis atterrit en douceur. 

C'était " La générosité n'attend pas " précédé de " Pour El Ho " (Antoine Banville). 

" Submergés " écrit par Olivier Calmel pour un documentaire sur les inondations de Draguignan (83) qui firent 25 morts le 15 juin 2010. Puis " Final Opus " pour conclure. 

L'eau monte lentement et inexorablement. Puis décroit. La musique est alternativement angoissante et consolatrice. 

Les musiciens s'accordent pour le final. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Evidemment, c'est une blague. La première ligne a décidé de mettre le souk. Pas longtemps. Elle se remet au travail et le groupe attaque soudé. Antoine aux baguettes martèle le rythme. Ca court, virevolte pour le premier solo du violoniste alto. Solo de violon avec de la batterie Jazz aux baguettes. Olivier Calmel joue des percussions dans les cordes du piano. Antoine allume le feu aux baguettes, poussant le groupe. 

RAPPEL

" Prélude des cinq rameaux d'Olivier " écrit par Roger Calmel pour la naissance de son fils Olivier. Le père d'Olivier Calmel était un grand ami du père de Xavier Phillips. Amis de père en fils, c'est qui s'appelle de la haute fidélité, chez les Phillips. 

 

La photographie d'Olivier Calmel est l'œuvre de Dame Nathalie COURAU- ROUDIER. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Olivier Calmel par Nathalie COURAU-ROUDIER

Olivier Calmel par Nathalie COURAU-ROUDIER

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Alex Stuart " Aftermath "

Publié le par Guillaume Lagrée

Alex Stuart

" Aftermath "

Jazz Family

Sortie le 24 novembre 2017

Concert de lancement à Paris, au New Morning, mardi 23 janvier 2018 à 20h30.

 

Alex Stuart: guitare électrique, guitare basse électrique (1), compositions

Arno de Casanova: trompette, piano (1), Fender Rhodes (2,11), voix

Irving Acao: saxophone ténor, piano (11)

Ouriel Ellert: guitare basse électrique

Antoine Banville: batterie & percussions

Alex Stuart est né en Australie en 1983, y a vécu jusqu'en 2005, année de son installation à Paris mais a aussi vécu plusieurs mois en Inde en 2009 pour apprendre des nouveaux rythmes. C'est la conjugaison de ces vies qui a produit " Aftermath ", première composition de l'album, après les carnages terroristes à Paris en 2015. Parce qu'il faut toujours croire aux lendemains qui chantent. 

Cette musique groove formidablement mais jamais de manière basique et binaire. Antoine Banville à la batterie et aux percussions pense avec les mains et non avec les pieds. Irving Acao est toujours aussi chaud (chaud, chaud, Acao!) mais il ne sonne pas cubain cette fois. Son duo avec le trompettiste Arno de Casanova est d'une efficacité redoutable. Assez peu de claviers qui ne sont pas indispensables à cette musique aux forts accents Rock et Funk. 

Il y a un sens de l'espace dans cette musique qui vient d'Australie à l'évidence. Cela se retrouve chez les Russes et les Américains qui eux aussi viennent de pays continents.  La musique est vive, nerveuse. Cf le titre album " Aftermath " (2) mais elle commence et finit en douceur: " Home " (1) et " Pluie basque " (11) parce qu'Alex Stuart a désormais deux patries, l'Australie et la France. 

Cette énergie vitale est à savourer sur scène au New Morning, à Paris, le mardi 23 janvier 2018 à 20h30.

 

La photographie d'Antoine Banville est l'œuvre du Parallélépipédique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

Antoine Banville par Juan Carlos HERNANDEZ

Antoine Banville par Juan Carlos HERNANDEZ

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" Blanc cassé " Christophe Monniot & Jeff Boudreaux & Rhoda Scott

Publié le par Guillaume Lagrée

" Blanc cassé "

Jazz Family

Sorti le 10 novembre 2017

Concert le mercredi 7 février 2018 au Studio de l'Ermitage à Paris

Christophe Monniot: saxophones, synthétiseur

Jeff Boudreaux: batterie

Rhoda Scott: orgue Hammond

 

Voici un trio improbable enregistré au Triton aux Lilas (93). Christophe Monniot, saxophoniste français, qui aime faire exploser les standards du Jazz. Jeff Boudreaux, batteur natif de Bâton Rouge en Louisiane, inamovible pilier du quartet de Rick Margitza. Rhoda Scott, l'organiste aux pieds nus, qui fêtera ses 80 ans en 2018. 

Ils jouent ici essentiellement des standards. Christophe Monniot pouvant se révéler plus sage que prévu. Cf " Over the Rainbow " (6); Rhoda Scott plus libre qu'attendu. Cf " Chameleon " (4). Quant à Jeff Boudreaux, il tient la baraque bien sûr.

Ces standards sont parsemés de compositions de Christophe Monniot comme le titre album " Blanc cassé " (7), un beau Blues. 

A trois, ils produisent bien plus de musique et d'émotion que bien des orchestres.

Cette musique libre et festive est à savourer sur scène. Rendez-vous à Paris au Studio de l'Ermitage mercredi 7 février 2018 pour en profiter. 

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Eric Séva " Body and Blues " chauffe le Studio de l'Ermitage

Publié le par Guillaume Lagrée

Eric Séva

" Body and Blues "

Studio de l'Ermitage

Paris. Mardi 28 novembre 2017. 20h30.

Eric Séva: saxophones baryton, soprano et sopranino

Christophe Cravero: piano, clavier, violon alto

Christophe Walleme: contrebasse, guitare basse électrique

Manu Galvin: guitare électrique

Stéphane Huchard: batterie

Harrison Kennedy: banjo, harmonica, chant

Michael Robinson: chant

 

Concert de sortie de l'album " Body and Blues ".

Solo de baryton pour commencer. Les cymbales et la guitare vibrent ensemble. Basse électrique. Ca démarre comme un voyage entre Orient et Occident. Marche des éléphants d'Hannibal jouée par le baryton et la rythmique. Formé à l'école des bals populaires, Eric Séva est clairement un artiste de scène. C'est là qu'il faut aller l'écouter. 

Batteur aux baguettes. Toujours basse et baryton. Un morceau plus rapide qui balance bien. Un twist sophistiqué et efficace. Un peu de pédale wah wah sur un saw baryton, c'est étonnant. Ca assure.

Eric Séva explique sa démarche. Il ne s'agit pas d'un disque de Blues mais d'une conversation avec le Blues, la première musique qu'il a écouté, en fait. " A gogo ", morceau d'influence Nouvelle-Orléans. Ca s'entend dans le rythme saccadé. Contrebasse. Ca danse, sautille comme un air de fanfare. Dialogue clavier électrique & sax baryton avec pédale wah wah. Bon groove. 

Premier invité, Harrison Kennedy, Bluesman canadien pour sa composition " No Monopoly on Earth ". Harrison Kennedy joua avec Marvin Gaye chez Motown dans les 70's. Avec l'âge, il est revenu à sa musique d'origine, le Blues. Avec banjo et harmonica. Sax soprano. Blues politique qui sonne comme un Spiritual. Solo de soprano qui nous vrille puissamment porté par la rythmique qui martèle ferme. 

" Jolie Marie Angélique " une chanson d'Harrison Kennedy dédiée à une esclave portugaise brûlée vive à Montréal, Québec, Canada, en 1734. Chanson élégante et touchante.

Harrison Kennedy quitte la scène. Retour du sax baryton. Contrebasse. Un flux chaud et puissant nous emporte. Premier solo de contrebasse bien porté par le batteur à mains nues sur ses tambours. Sax sopranino au petit son plaintif. C'était " Body and Blues " titre album.

" Train clandestin " dédié à tous ceux qui veulent aller vers un avenir meilleur. C'est bien le rythe du train à vapeur avec sa chaudière, ses à-coups au démarrage. La machine se lance, accélère, crache la vapeur. Belle ballade en plaine du Sud vers le Nord. Sax soprano pour alléger la pression maintenant que le train est lancé. La guitare et la batterie viennent ajouter des accents funky. Tout s'arrête pour un solo de batterie en finesse aux baguettes sur les cymbales et les bords de caisse. Ca tintinnabule. Le sax baryton relance le débat. Bel envoi final groupé.

Une ballade pour calmer le jeu. Batteur aux baguettes. Ca s'agite avec le solo de guitare puis de soprano, devient plus Spiritual.

Reprise d'un poème de Claude Nougaro avec l'accord de sa veuve et de sa fille, présentes dans la salle. " Ici " devient " Blues diaphane " que vient chanter Michael Robinson. Sax soprano. Un texte en français sur le pays cathare chanté par un Américain d'ascendance africaine. C'est charmant mais je ne comprends rien aux paroles. 

Michael Harrison quitte la scène. " Red Hat ". Sax baryton. Basse. Clavier. Un morceau énergique. Le batteur sonne la charge aux baguettes. Bon solo de guitare bluesy poussé par la basse et la batterie. 

RAPPEL

" Le village d'Abayo ", un morceau dédié à sa fille par Eric Séva. Christophe Cravéro prend son violon alto. Manu Galvin une guitare électro acoustique. Eric Séva est au soprano. Ni basse ni batterie. Une ballade paisible pleine de l'amour d'un père pour sa fille.

Tout le monde sur scène y compris les invités Michael Robinson et Harrison Kennedy. " If You go " basée sur " A gogo " une composition de l'album. Un air bien funky. Contrebasse. Piano. Sax baryton. Un dernier coup de chaud avant de sortir dans la fraîcheur du soir, ça fait du bien.

Lectrices programmatrices, lecteurs organisateurs, pour votre festival de musique en plein air cet été, invitez Eric Séva et son groupe " Body and Blues ". Ils feront danser les enfants de 7 à 77 ans. Même s'ils sont plus jeunes ou plus vieux, même en salle, même en hiver. 

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Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour décembre 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices honnêtes, lecteurs scrupuleux, sachez que c'est après avoir reçu des sommes gastronomiques sur des fiducies cachées au chaud dans des paradis fiscaux que je vous propose la sélection suivante de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour décembre 2017.

Pour un panorama plus exhaustif, voyez l'agenda de Paris Jazz Club.

Pour ceux qui ne peuvent assister aux concerts, écoutez sur France Musique les émissions Jazz Club et les Légendes du Jazz et sur TSF Jazz l'émission Jazz Live

Le festival Jazz au fil de l'Oise se poursuit dans tout le département du Val d'Oise jusqu'au dimanche 16 décembre 2017.

Samedi 2, 20h30, Espace Sorano, Vincennes (94): le quartet Human Feel avec Chris Speed, Andrew d'Angelo, Kurt Rosenwikel, Jim Black. Ouvrez grand vos oreilles, connectez vos neurones. Attention au décollage!

Mardi 5, 21h30, Le Baiser Salé, Paris: Robin Mansanti Trio rend hommage à Chet Baker. Tout en douceur.

Mercredi 6, 21h, Sunside, Paris: Céline Languedoc, chanteuse créole déjà célébrée sur ce blog.

Jeudi 7, 19h30 et 21h30, Duc des Lombards,  Paris: Kenny Werner Trio. Une valeur sûre. Des pianistes de Jazz seront présents dans la salle pour écouter le Maître.

Vendredi 8:

21h, Le Triton, Les Lilas (93): Thomas Savy Trio invite Louis Sclavis. Dialogue entre deux générations de clarinettistes. 

21h30, Le Baiser Salé, Paris: Magic Malik Association Jazz Quintet. Le retour au Jazz acoustique d'un enchanteur de flûte.

Samedi 9, 20h, le Café de la Danse, Paris: Olivier Calmel Double Celli " Immatériel ". Concert de sortie d'un album acclamé sur ce blog.

Mercredi 13, 19h, le Baiser Salé, Paris: Mario Canonge & Michel Zenino. Une valeur sûre pour bien commencer la soirée.

Jeudi 14, 19h, Le Baiser Salé, Paris: Alain Jean-Marie (piano) & Sylvain Beuf (sax ténor).  Poursuivez votre révision des standards en très bonne compagnie. 

Vendredi 15, 21h, Le Triton, Les Lilas (93): Trio Inspired. Yves Robert (trombone), Cyril Atef (batterie), Bruno Chevillon (contrebasse). Inspiré? Oui! Expiré? Non!

Mardi 19, 21h, Sunside, Paris: Onuma, Privat, Washington, Troupé. Un quartet Japon, Guadeloupe, USA. Un monde de rythmes à 4.

Jeudi 21, 21h, Café Laurent, Paris: Alain Jean-Marie & Gilles Naturel. Entrée libre. Classieux. 

Vendredi 22, 21h, Sunside, Paris: Le trio de Jean-Philippe Viret. Grâce et mesure.

Mercredi 27 à 20h30, jeudi 28 à 20h30, vendredi 29 à 21h, Sunset, Paris: le trio Bex/Catherine/Romano. Il serait insensé de finir l'année sans écouter ce trio. Je l'ai fait en 2009, 2015 et 2016. A refaire en 2017.

Jeudi 28, 19h, Le Baiser Salé, Paris: Alain Jean-Marie (piano) & Sylvain Beuf (sax ténor).  Poursuivez votre révision des standards en très bonne compagnie. 

Samedi 30 à 18h et 20h30, dimanche 31 à 20h et 22h30, Sunset, Paris: Honneur aux Dames avec le Rhoda Scott Lady Quartet pour clore 2017 de façon Superfunkycalifragisexy

 

La photographie d'Emmanuel Bex est l'œuvre de l'Irrépressible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

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Julie Saury célèbre son Pater Maximus au Bal Blomet

Publié le par Guillaume Lagrée

Julie Saury

" For Maxim. A Jazz Love Story "

Le Bal Blomet

Jeudi Jazz Magazine

Paris. Jeudi 23 novembre 2017. 20h30

Julie Saury: batterie, direction

Bruno Rousselet: contrebasse

Philippe Milanta: piano

Jérôme Etcheberry: trompette

Aurélie Tropez: clarinette

Frédéric Couderc: saxophones et bruitages

 

Julie Saury a consacré un album entier à son père, Maxim Saury (1928-2012), clarinettiste New Orléans, " For Maxim. A Jazz Love Story ". Elle revisite à sa manière les standards old school qu'interpréta, avec le même enthousiasme, son père  pendant six décennies. Je vais enfin découvrir cette musique sur scène  dans un nouveau lieu du Jazz à Paris, le Bal Blomet, dans le quartier de Montparnasse, berceau du Jazz français dans l'entre-deux-guerres. 

Dès les premières notes de contrebasse, je reconnais " Sweet Georgia Brown ". Par rapport à l'album, la tromboniste et chanteuse Shannon Barnett est remplacée par le trompettiste Jérôme Etcheberry. Bonne pulsation de la rythmique. Les solos des souffleurs s'enchaînent agréablement. Frédéric Couderc, disciple de Rahsaan Roland Kirk, joue de deux saxophones en même temps, saxophone ténor et saxello. Final tout en douceur.

La musique va bien avec le lieu, ses murs de briques, ses piliers de fonte. Un décor Années Folles revisité. 

" Moppin and Boppin " (Fats Waller). Les souffleurs sont groupés, la rythmique soudée. Ca swingue, sapristi! Solo brillant de trompette. Grognements et gémissements du sax ténor. La rythmique roule tranquille sous les doigts de Philippe Milanta. Retour au thème groupé. Impeccable. 

" Avalon ", ce n'est ni la charmante commune de l'Yonne en Bourgogne ni la chanson de Roxy Music, mais un standard du Jazz. Maxim aimait beaucoup le jouer et, pour lui rendre hommage, la clarinettiste reste seule sur scène devant la rythmique. 

" Do You know what it means to miss New Orléans? ". Après avoir beaucoup donné au morceau précédent, Aurélie Tropez a droit, à son tour, à sa pause syndicale. La trompette sonne comme un canard, typique des années 20. Si vous connaissez la chanson, vous reconnaissez les paroles en écoutant les notes de Jérôme Etcheberry. Sax ténor velouté à souhait. Batteure aux balais. Contrebasse en souplesse. Le piano distille les notes. 

Pour son 1er album en leader, non seulement Julie Saury rend hommage à la musique de son père préféré mais, en plus, elle s'est inspirée du graphisme d'un de ses albums. Toutefois, elle garde sa liberté de parole. C'est ainsi qu'elle nous annonce qu'ils vont jouer un morceau qu'elle n'aime pas. " Basin street Blues " chef d'œuvre immortel de Louis Armstrong (il n'en est pas le compositeur mais son interprétation avec son Hot Five en 1928 demeure). Thème bien reconnaissable avec la trompette wah wah. Ensuite, ils chahutent le thème tout en le gardant. La clarinette relance le débat. Fred Couderc répond avec divers appeaux et sifflets à faire pâlir d'envie un chasseur solognot. Solo de trompette brillant, à la Armstrong. " A la trompette, même dans les trucs les plus modernes, vous ne pouvez rien faire qui ne vienne de Louis " (Miles Davis). Solo de Fred Couderc au saxello. La clarinettiste lui fait du charme mais il reste concentré. Bon final groupé hurlant et grognant à loisir. Un dernier coup de sifflet et ça y est.

" Back home again in Indiana " . Fred Couderc reprend le sax ténor et reste le seul souffleur sur scène. Un morceau swinguant qui pulse sec.

Retour de Jérôme et d'Aurélie pour " Together ". Logique vu le titre. Par contre, Fred Couderc se repose au comptoir après avoir lancé un cochonnet en plastique couineur sur scène. C'est un collaborateur indiscipliné. Sauf quand il joue sur scène et c'est bien l'essentiel. Solo de contrebasse soutenu par la batterie malaxée aux balais par Julie Saury.

" Saint Louis Blues ". Solo de Julie aux maillets pour commencer le morceau. Elle est seule sur scène, occupant toute la place mais sans s'étaler. Une femme de goût. La musique voyage de l'Afrique par l'Amérique en passant par les Antilles, la route de l'esclavage et du Jazz. Passage aux baguettes au rythme d'une marche militaire, une des origines du Jazz. Le groupe enchaîne, chaud et lent comme le bayou. Philippe Milanta se permet des ellingtonismes au piano. Le thème de " Saint Louis Blues " sort du sax ténor. Relaxé et swinguant. Solo posé, réfléchi du trompettiste. La musique monte chaleureusement en vigueur. Maxim Saury peut dormir tranquille. Sa fille, Julie et son groupe veillent à ce que la flamme du Jazz ne s'éteigne pas.

' When it's sleepy time down South ". Fred Couderc s'en va. Aurélie Tropez le remplace. Solo de trompette bouchée en duo avec la contrebasse. Tranquille comme il se doit. La rythmique démarre avec Julie aux balais. Clarinette paresseuse et voluptueuse à souhait. Retour au duo trompette & contrebasse pour le final. Superbe. 

Fred Couderc revient sur scène et prend un porte voix pour annoncer Julie Saury. Elle finit avec un morceau qu'elle n'aime pas, " Crazy rythm ". Un solo de batterie aux baguettes pour lancer un morceau endiablé, rythmé. La rythmique s'efface derrière les 3 souffleurs puis le groupe repart. La rythmique se dérouille vigoureusement les pattes.

RAPPEL

Son papa devait jouer ce morceau à chacun de ses concerts faute de quoi des gens se seraient plaints. 

Fred Couderc seul avec son saxello devant la rythmique. Bien entendu, c'est " Petite fleur " de Sidney Bechet avec qui Maxim Saury joua. Très belle version. Ils sont dedans.

Restaurant, bar, club de Jazz, bien pensé et bien réalisé, le Bal Blomet, vaut d'être découvert. 

Madame M.H poursuit son initiation au Jazz, centrée sur la batterie. Après Daniel Humair et François Merville, Julie Saury, dans un rôle plus classique de moteur du groupe, qu'elle a vivement apprécié.

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Olivier Calmel - Double Celli " Immatériel "

Publié le par Guillaume Lagrée

Olivier Calmel - Double Celli

" Immatériel "

Klarthe. Sorti le vendredi 17 novembre 2017.

Album dédié à Roger Calmel (1920-1998), compositeur et père d'Olivier Calmel.

 

Olivier Calmel: piano, compositions (sauf  10 &12)

Johan Renard: violon, composition (12)

Frédéric Eymard: violon alto

Xavier Philippe: violoncelle

Clément Petit: violoncelle

Antoine Banville: batterie, percussions, composition (10)

 

Concert de sortie organisé par le label Klarthe au Café de la Danse, à Paris, samedi 9 décembre 2017 à 20h avec Olivier Calmel Double Celli & Vincent Touchard

Lectrices vertueuses, lecteurs virtuoses, je vous ai maintes fois conté les aventures musicales du pianiste et compositeur français Olivier Calmel. La dernière en date est avec un quatuor à cordes, d'où le nom du groupe " Double Celli " auquel vient s'ajouter le batteur et percussionniste Antoine Banville. Ce blog contient déjà une chronique de concert de ce groupe à Paris, au Studio de l'Ermitage, le 14 juin 2016.

Après avoir essayé cette musique sur le public et sur eux-mêmes, voici que ce groupe a pris le temps de travailler en studio pour nous offrir cet album " Immatériel ". 

Cela valait la peine d'attendre. Nous tenons ici une merveille. Pas de contrebasse, pas de cuivres mais un piano et une batterie pour l'ancrage et des cordes pour les envolées. 

C'est une musique faite d'atmosphère. Cela commence par le premier morceau " Au lever ", tout en douceur, pour nous sortir de la chaleur du lit. S'ensuit un hommage à Bela Bartók et non pas à un ex président de la République française avec " Le Hongrois déraille " (2) au rythme endiablé, maintenant que le premier morceau nous a réveillé en douceur. Une position de principe aussi " La générosité n'attend pas " (5). A la naissance d'Olivier Calmel, Roger, son père lui composa " Les cinq rameaux d'Olivier ".  Son fils crée un " Prélude des cinq rameaux " (14).

Le Jazz avec cordes est souvent sirupeux, voire gluant. Là, pas du tout. Olivier Calmel a trop bon goût pour tomber dans ces excès. Ses parents l'ont bien éduqué musicalement. Olivier est ici secondé par des violoneux de classe internationale. Ils ne touchent pas terre. Pour ancrer cette musique et la garder dans ce monde (il s'agit d'un culte à la Beauté, sans message religieux), il y a le piano solide du chef et les couleurs subtiles de la batterie et des percussions d'Antoine Banville, particulièrement en verve dans sa composition " Pour El Ho " (10).

Bref; lectrices vertueuses, lecteurs virtuoses, que vous soyez amatrices de classique comme mon épouse ou amateurs de Jazz comme moi, l'album " Immatériel " d'Olivier Calmel vous procurera votre ration de Beauté.

Pour ressentir mieux encore l'énergie vitale déployée par ces musiciens, rendez-vous à Paris, au Café de la Danse, samedi 9 décembre 2017 à 20h. 

 

La photographie de Double Celli est l'œuvre de Dame Nathalie COURAU-ROUDIER. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Doube Celli par Nathaie COURAU-ROUDIER

Doube Celli par Nathaie COURAU-ROUDIER

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RIP Ben Riley

Publié le par Guillaume Lagrée

RIP Ben Riley

(1933-2017)

Lectrices Hard, lecteurs Bop, le décès du batteur Ben Riley le 18 novembre 2017 n'a pu vous échapper. Il était le sideman idéal, le soutien rêvé des pianistes, notamment de Kenny Barron. Cf extrait audio sous l'article. 

Pour vous donner une idée de la dimension du personnage, je vous renvoie à la lecture de l'article que lui consacre le site Drummer World.

Quand Sonny Rollins sortit de 3 ans de silence en 1962, il enregistra " The Bridge " avec Jim Hall (guitare électrique), Bob Cranshaw (contrebasse) et Ben Riley (batterie). Le Boss du ténor était de retour. Cf vidéo sous cet article.

De 1964 à 1967, le batteur du quartet de Thelonious Sphere Monk se nommait Ben Riley

Cela suffit à poser le statut d'un batteur dans l'histoire du Jazz. Des centaines d'enregistrements témoignent de son talent. L'homme est parti, sa musique demeure. RIP Ben Riley. 

 

La photographie de Ben Riley est l'œuvre de l'Incontournable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Ben Riley par Juan Carlos HERNANDEZ

Ben Riley par Juan Carlos HERNANDEZ

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Dizzy Gillespie " Live at Singer Concert Hall. 1973 "

Publié le par Guillaume Lagrée

Dizzy Gillespie

" Live at Singer Concert Hall "

Enregistré en concert au festival international de Jazz de Laren,

Pays-Bas, le 25 août 1973

Fondamenta. Lost Recordings.

Sorti le 17 novembre 2017

Disponible en CD, vinyle et format numérique

 

Dizzy Gillespie: trompette, chant, direction, animation

Alexander Gafa: guitare électrique

Michael Longo: piano

Earl May: basse

Mickey Roker: batterie

Jon Faddis: trompette (9,10)

 

Lectrices Be, lecteurs Bop, comme vous le savez, Dizzy Gillespie aurait eu 100 ans en 2017, le 21 octobre précisément. Trompettiste, pianiste, chanteur, percussionniste, clown, philosophe, religieux, politique, créateur du Be Bop, titre d'une de ses compositions, avec Charlie Parker et du Latin Jazz avec le percussionniste cubain Chano Pozo ( " Chano ne savait pas lire la musique et ne parlait pas anglais. Je ne parlais pas espagnol. Nous parlions rythme " disait Dizzy), Dizzy Gillespie (1917-1993) était un homme plus grand que la vie. 

En 1973, Dizzy Gillespie n'avait plus rien à prouver. Le Free Jazz lui avait glissé dessus comme l'eau sur les plumes d'un canard. Le Funk, la Soul Music lui parlaient bien plus mais il restait un Jazzman né à Cheraw, en Caroline du Sud. De ses racines musicales, Gospel et Blues, deux exemples figurent dans ce concert. Une composition, qui est un Spiritual, " Brother K " (4) dédié au pasteur Martin Luther King qu'il avait personnellement connu et soutenu. Un Blues humoristique où Dizzy chante soutenu à la trompette par un fidèle disciple, Jon Faddis (1953), " The Blues " (10).

Pour le reste, Dizzy fait confiance à ses musiciens. Son pianiste et directeur musical Mike Longo lui fournit 3 titres qui lui permettent de briller. " Sunshine " (2), diablement funky et ensoleillé. " Ole for the gypsies " (6) où le flamenco sert de prétexte à des torrents de swing. " The Truth " (8), un Blues bien funky lui aussi.

Dizzy adorait les tour de force, titre d'une de ses compositions. Stimulé par son fils spirituel Jon Faddis, 20 ans à l'époque, il brille de mille feux sur un de ses chefs d'œuvre, " Manteca " (9), morceau clef du Latin Jazz, toujours joué et samplé en 2017.

La rythmique est énergique, humoristique et rassurante. Tout ce dont Dizzy Gillespie avait besoin pour assurer en concert. 

Je n'ai pas trouvé de vidéo de ce concert. En compensation, voici Dizzy Gillespie invité par le Kenny Clarke Francy Boland Big Band en 1970 au Danemark en concert. Kenny Clarke et Buddy Rich sont aux batteries, Ronnie Scott au sax baryton, Art Farmer à la trompette, entre autres. Ils jouent " Manteca ". Chaud devant!

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