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1000e article de ce blog: Journée internationale du Jazz le 30 avril 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices inépuisables, lecteurs infatigables, l'article que vous lisez est le 1000e depuis la création de ce blog le 4 juillet 2009, jour de la fête nationale des Etats-Unis d'Amérique, Etat où naquit le Jazz.

A ce jour, 78 371 visiteurs uniques sont passés sur ce blog, lisant 133 927 pages uniques, soit 1,7 pages vues par visiteur. 35 fidèles abonnés reçoivent la notification de chaque nouvelle publication sur ce blog. L'abonnement est gratuit. Avis aux amateurs. Il existe certes des annonces de réclame sur ce blog mais rien ne vous oblige à les lire. Enfin, sur 1000 articles, seuls 2 ont fait l'objet de commentaires négatifs et anonymes. Je n'y ai pas répondu.

Merci pour votre fidélité, lectrices inépuisables, lecteurs infatigables.

Pour fêter cela, j'ai l'honneur de vous annoncer la Journée Internationale du Jazz, qui a lieu chaque 30 avril, créée par l'Organisation des Nations Unies en 2011 pour célébrer le Jazz, vecteur de liberté d'expression, symbole de liberté et de paix, organisée le jeudi 30 avril 2015 sur toute la Terre. Ce n'est pas un hasard si Eddie Rosner fut pourchassé par Hitler et par Staline. Juif, Allemand d'origine polonaise et trompettiste de Jazz. Son existence même constituait un défi pour ces dictateurs.

Le jeudi 30 avril 2015, vous pourrez jouer et écouter du Jazz partout dans le monde mais c'est à Paris, en France, que se trouve le siège de l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture). C'est donc à Paris, au palais de l'UNESCO, le jeudi 30 avril 2015 à 19h, que se tiendra un concert spécial d'un All Stars Band composé de:

John Beasley (direction musicale et piano), Herbie Hancock, Antonio Farao et A Bu (pianos)

Till Brönner, Ibrahim Masekela et Claudio Roditi (trompettes)

Dee Dee Bridgewater, Al Jarreau, Rudy Perez, Diane Reeves (chant)

Igor Butman, Ravi Coltrane, Femi Kuti, Guillaume Perret et Wayne Shorter (saxophones)

James Benus, Marcus Miller et Ben Williams (basses)

Lee Ritenour (guitare)

Terri Lyne Carrington (batterie)

Mino Cinelu (percussions)

Grégoire Maret (harmonica)

Daher Youssef (oud)

La photographie d'Herbie Hancock est l'oeuvre du Précis Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Herbie Hancock par Juan Carlos Hernandez

Herbie Hancock par Juan Carlos Hernandez

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Disquaire Day le samedi 18 avril 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices discophiles, lecteurs discoboles, retrouvez vous le samedi 18 avril 2015 pour le Disquaire Day si vous vous trouvez en France, en Belgique, au Luxembourg ou en Suisse.

Pour le reste du monde, voyez les événements du Record Store Day toujours le samedi 18 avril 2015.

Un disquaire est comme un libraire. Il est là pour vous faire découvrir des trésors dont vous ignoriez l'existence.

Pour ma part, quand la discothèque paternelle ne m'a plus suffi, j'ai découvert le Jazz avec le vendeur spécialisé de Rennes Musique à Rennes, Ille et Vilaine, Bretagne, France puis complété mon éducation avec Jazz House à Genève, en Suisse. Ces deux boutiques ont aujourd'hui disparu. Il reste des disquaires prêts à vous faire découvrir leurs goûts et leurs dégoûts (" Je suis très sûr de mes dégoûts " disait Oscar Wilde) le samedi 18 avril 2015 avec des concerts, des objets cultes, des éditions limitées.

Pour fêter cela, cet article est illustré par un extrait d'un V (comme Victory ) Disc enregistré par Count Basie et son orchestre pour soutenir le moral de l'US Army (la musique qu'écoutaient les soldats qui libérèrent mes grands-pères en Allemagne) et par un album rare qui m'est cher, " Moshi too " de Barney Wilen et Caroline de Bendern.

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Elina Duni Quartet " Dallendyshe "

Publié le par Guillaume Lagrée

" Dallendyshe "

Elina Duni Quartet

ECM. Distribué par Universal.

Sortie le lundi 27 avril 2015

Elina Duni: chant

Colin Vallon: piano

Patrice Moret: contrebasse

Norbert Pfammeter: batterie

Lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, sachez que la chanteuse suisse, d'origine albanaise, Elina Duni, poursuit son oeuvre de réenchantement du monde en compagnie de son trio Jazz helvète mené par le superbe pianiste Colin Vallon. Cette rythmique fait exactement ce qu'il faut pour que le charme de l'enchanteuse Elina Dina fonctionne pleinement.

Elle chante l'amour, la souffrance, la mort, l'exil en sublimant tout par la joie et la beauté. Cette transcendance de la souffrance par l'art se trouve dans la musique balkanique comme dans le Jazz et le Blues. C'est ce mariage que réussit parfaitement Elina Duni. La Pop serait trop légère pour des thèmes aussi graves.

La musique approche parfois de la transe comme sur " Syte " (n°2) qui illustre cet article. La vie humaine, c'est d'abord le rythme, celui du coeur qui bat. C'est pourquoi cette musique est un talisman.

Elina Duni nous rend familière une culture étrangère en la passant par le filtre du Jazz, tout en lui conservant ses vertus essentielles de force et d'émotion. Seules les deux premières chansons de l'album ne sont pas des airs traditionnels. Sans parler un mot d'albanais, je comprends ce qu'elle me dit.

J'avais découvert cette artiste en 2010. Je la retrouve en 2015. Elle n'a pas vieilli, elle a mûri.

Ecoutons Elina Duni. Avec, en silence de fond, un livre d'Ismaël Kadaré (Albanie), d'Ivo Andric (Yougoslavie) ou de Mario Rigoni Stern (Italien qui fit la guerre en Albanie).

Elina Duni sera en tournée en Europe au printemps 2015

La photographie d'Elina Duni est l'oeuvre de l'Inspiré Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Elina Duni par Juan Carlos HERNANDEZ

Elina Duni par Juan Carlos HERNANDEZ

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International Song Writing Competition: 150 000$ de prix en jeu

Publié le par Guillaume Lagrée

Avertissement aux lecteurs:

cet article n'est pas un poisson d'avril.

Lectrices compositrices, lecteurs compositeurs, sachez que vous pouvez concourir pour l'International Song Writing Competition 2015.

150 000$ US de prix sont à distribuer entre 68 lauréats.

25 000$ US pour le 1er prix

Tous les genres de musique sont représentés y compris le Jazz.

Il vous faut écrire une chanson, avec paroles et musique, comme les " Short Songs " de Patrice Caratini.

Parmi les artistes membres du jury figurent Danllo Perez (piano), Wayne Shorter (saxophones), Pat Metheny (guitares) et Jean-Luc Ponty (violon), le seul Français, mais il est vrai que Jean-Luc Ponty est plus connu et respecté aux Etats-Unis d'Amérique qu'en France.

En 2014, 18 000 candidats issus de 180 Etats ont concouru.

La liste des finalistes du concours 2014 est désormais connue.

Le public peut voter en ligne jusqu'au jeudi 23 avril 2015.

La proclamation des résultats du concours 2014 aura lieu fin avril 2015.

Compositeurs, tentez votre chance pour 2015.

Auditeurs, votez pour 2014.

Chantez une chanson simple comme Sly & Family Stone.

Laissez vos empreintes comme Wayne Shorter.

La photographie d'Elise Caron, chanteuse et compositrice, est l'oeuvre du Vibrant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Elise Caron par Juan Carlos HERNANDEZ

Elise Caron par Juan Carlos HERNANDEZ

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Patrice Caratini " Short Songs "

Publié le par Guillaume Lagrée

" Short Songs "

Patrice Caratini

Caramusic. (auto production) L'autre distribution.

Album sorti le 25 mars 2015

Patrice Caratini: contrebasse

Hildegarde Wanzlawe: chant

Rémi Sciuto: saxophones alto et baryton

Patrice Caratini fait le métier depuis plus de 40 ans. Derrière sa contrebasse, en chef ou accompagnateur, en grande ou petite formation, dans le Jazz et dans la variété. C'est dire s'il connaît la chanson. Un jour, il y a 6 ans, il a décidé de tout revisiter. Des berceuses de son enfance à la Pop anglo saxonne en passant par l'opérette, la bossa nova, les chants militants, Serge Gainsbourg, Mireille et j'en oublie.

Il a choisi de faire ce voyage en bonne compagnie. Juste le souffle de Rémi Sciutto et la voix d'Hildegarde Wanzlawe. Un format court pour la durée des morceaux comme pour le groupe qui les joue. D'où le titre générique " Short songs ".

Après des années d'expérimentation scénique, avoir testé ces chansons auprès de différents publics, sur différents publics, ils en ont retenu 19 pour les enregistrer en studio.

Il y a des grands classiques comme " Black bird " de Sir Paul Mac Cartney (n°2), " Aguas de Março " d'Antonio Carlos Jobim (n°2), du classique comme " Au bord de l'eau " (n°3) de Sully Prudhomme (premier prix Nobel de littérature en 1901. Un Français bien oublié depuis) et Gabriel Fauré (moins oublié) et " None but the lonely heart "(n°10) qui serait de Goethe et Tchaikovksy (Tchaikovsky je l'admets mais Goethe écrivant une chanson en anglais, j'ai du mal à le croire), du comique léger comme " L'herbe tendre " de Serge Gainsbourg (n°11), " La plus ceci, la plus cela " (n°13) de Jean Nohain et Mireille et " Les haricots " de Francis Lopez (n°19) qui permit à Bourvil de devenir une vedette. Il y a aussi un chant militant , " La complainte du partisan " (n°9) d'Anna Marly et Emmanuel d'Astier de la Vigerie et une chanson sensuelle la " valse à la gomme " de Louis et Patrice Caratini (n°18).

Bref, lectrices avisées, lecteurs attentifs, vous l'aurez compris, le seul thème de cet album de chansons, c'est la chanson justement, la diversité de sentiments qu'elle exprime, de sensations qu'elle procure à ses auditeurs.

Le trio parvient à ses fins par l'économie de moyens et la justesse en toute chose.

Hildegarde Wanzlawe peut être tour à tour charmeuse - " petit homme , c'est l'heure de faire dodo " (n°8), " valse à la gomme " (n°18) , poignante - " complainte du partisan " (n°9) -, émouvante " a case of you " (n°6), " J'attendrai " (n°16), moqueuse - " l'herbe tendre " (n°11), " la plus ceci, la plus cela " (n°13).

Pas une note n'est à enlever ou à ajouter à la musique. Patrice Caratini mène la barque et tient le cap tandis que Rémi Sciuto fait souffler le vent dans les voiles pour la sirène Hildegarde Wanzlawe.

Cet album est un inventaire à la Prévert de la chanson. D'ailleurs, ils jouent et chantent " L'inventaire " de Prévert et Kosma (n°15).

C'est un album pour tout âge: pour faire découvrir les vieilles chansons aux jeunes, les nouvelles aux anciens, vous faire redécouvrir les chansons que vous croyez connaître et vous donner envie d'en écouter d'autres.

Ca tombe bien. L'album n'est qu'une sélection du répertoire de ce trio.

Pour en écouter plus encore, il faut aller les voir sur scène en concert à Paris, Ile de France, France:

- au Sunside, le jeudi 9 avril 2015 à 20h30.

- à l'Instinct Théâtre, du jeudi 16 avril au jeudi 18 juin 2015, chaque jeudi à 19h.

Maintenant que ce trio a sorti son album, il est grand temps qu'il tourne aussi en France, en Angleterre, au Brésil, aux Etats-Unis d'Amérique, bref partout où on connaît la chanson. Aux programmateurs, professionnels et amateurs, de les faire venir.

Je ne dispose pas d'un extrait audio de l'album.

Voici ce que donne sur scène " La complainte du partisan " d'Anna Marly et Emmanuel d'Astier de la Vigerie. Une chanson toujours d'actualité. Rien à ajouter.

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Revoir Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Estimables lectrices, dignes lecteurs, quitter Paris fut un échec professionnel tant pour moi que pour mon épouse.

Ce n'est donc point en raison de l'absence totale de club de Jazz que nous y revenons dès mai.

Le temps de s'y installer de nouveau dignement et je reprendrai le chemin des concerts car " Le Jazz, c'est comme les bananes. Ca se consomme sur place " (Jean-Paul Sartre).

J'assurerai de nouveau une sélection mensuelle inique et arbitraire de concerts à partir de juin 2015.

" Paris mai " de et par Claude Nougaro avec Eddy Louiss (orgue Hammond) et Daniel Humair (batterie). J'ai demandé à Daniel Humair qui était le 2e batteur qui joue avec lui sur cette chanson. Il l'ignore. Si vous le savez, estimables lectrices, dignes lecteurs, je suis preneur de l'information.

La photographie de la Tour Eiffel est l'oeuvre de l'Excellent Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

La Tour Eiffel par Juan Carlos HERNANDEZ

La Tour Eiffel par Juan Carlos HERNANDEZ

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Leila Olivesi " Utopia "

Publié le par Guillaume Lagrée

" Utopia "

Leila Olivesi.

Jazz & People.

disitribution Harmonia Mundi.

Sortie le mardi 7 avril 2015

Leila Olivesi: piano, chant (2 & 5), compositions sauf 3 (Cole Porter) et 7 (Leila Olivesi & Donald Kontomanou)

Manu Codjia: guitare électrique

Yoni Zelnik: contrebasse

Donald Kontomanou: batterie

David Binney: saxophone alto (1, 5, 6 & 7)

Lectrices lettrées, lecteurs savants, l'album " Utopia " de Leila Olivesi n'est pas un hommage à Thomas More mais à Cyrano de Bergerac, l'homme, pas le personnage de théâtre, libertin français du XVII° siècle, homosexuel et sceptique, bretteur et écrivain de science-fiction.

Ses voyages imaginaires sur la Lune et le Soleil ont inspiré Leila Olivesi qui ne joue ici qu'un seul standard du Jazz " Night and Day " (n°3) qu'elle s'approprie avec l'appui de Manu Codjia. Elle ne joue ni " Old devil moon " ni " Le soleil a rendez-vous avec la lune " (Charles Trénet).

Les " Révolutions " jouées ici (n°4) sont-elles astronomiques ou politiques? Pour les révolutions politiques, je cède la parole à un Corse, Napoleone Buonaparte: " Il existe deux sortes d'hommes dans les révolutions: ceux qui les font et ceux qui en profitent. "

J'avoue avoir mis du temps à entrer dans cet album. Je m'attendais à une musique plus chaude, ensoleillée, colorée. Parce qu'il est question de lune et de soleil, parce que Leila Olivesi est moitié Corse et moitié Mauritanienne, parce que c'est ce que je ressens habituellement de ses compositions. L'Art a ses exigences. A l'auditeur de suivre la créatrice. Le son froid, métallique et envoûtant de la guitare électrique vient nimber cette musique de nuances de gris (bien plus de 50!).

Leila Olivesi ne se restreint pas et se livre généreusement. La preuve, elle chante (" Sunland " n°2, " Con calma " n°5) de façon très personnelle. " Con calma ", ne serait-ce pas une allusion subtile au " Con alma " de Dizzy Gillespie? Bassiste et batteur tiennent la pulsation, faisant danser les planètes. Je ne suis pas toujours fan de l'émotion que dégage David Binney au sax alto mais je reconnais l'avoir trouvé plus convaincant que dans mon souvenir.

Bref, après avoir écouté plusieurs fois cet album, je suis entré dans le cercle symphonique (" Symphonic circle " n°6) mais Leila Olivesi nous offre aussitôt une porte de sortie, en nous portant sur les ailes de l'été (" Summer Wings ", n°7). Cette composition, hommage à Duke Ellington, n'a en effet rien à voir avec le reste de l'album. Plus chaude et sensuelle, elle ouvre le chemin vers un autre univers, peut-être celui du prochain album de Leila Olivesi?

En attendant la prochaine aventure musicale de cette Dame du temps présent, allons l'écouter pour voyager dans un lieu qui n'existe pas ( U topos):

- dimanche 24 avril à l'Epicerie, à Langres, Haute-Marne, Champagne-Ardennes, France

- vendredi 8 et samedi 9 mai à 19h30 et 21h30 au Duc des Lombards, à Paris, Ile de France, France. Concerts de sortie de l'album.

- dimanche 24 mai au festival Jazz à Saint Germain des Prés à Paris, Ile de France, France

- samedi 4 juillet au festival les Elles du Jazz à Blerancourt, Aisne, Picardie, France

Pour stimuler vos tympans, voici un petit titilleur (teaser in english) de l'album " Utopia " de Leila Olivesi, lectrices lettrées, lecteurs savants. Profitez en.

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Avis aux jeunes musiciens: Golden Jazz Trophy Award 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Jeunes jazzwomen, jazzmen juvéniles, le Golden Jazz Trophy est là pour vous aider à vous faire connaître.

Il vous suffit d'envoyer des maquettes MP3 de votre musique à cette adresse

contact@golden-jazz-trophy.com

avant le dimanche 29 mars 2015, délai de rigueur.

La finale du tremplin aura lieu le vendredi 5 juin 2015 au conservatoire régional de Lille, Nord, Nord Pas de Calais, France.

Il vous faudra jouer sur scène un standard comme le Paul's Pal de Sonny Rollins.

Tel: (0) 3 28 04 77 68

Le concours est ouvert aux jeunes musiciens de Jazz issus de pays membres de l'Union européenne et de la Suisse dont le talent reste encore méconnu. Tant pis pour les Andorrans, les Monégasques, les Norvégiens et les San Marinois.

A gagner:

1er prix: 2000€

2e prix: 0€

Telle est la dure loi du show business. Tout ou rien.

Prix du public: 1000€

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Portés disparus: 143 festivals en France en 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices festives, lecteurs d'estive, sachez que 143 festivals culturels n'auront pas lieu en France en 2015.

La comptabilité en est tenue jour après jour par Le Boulon, centre national des arts de la rue situé à Vieux Condé, Nord, Nord Pas-de-Calais, France.

Pour le Jazz, j'ai déjà observé la disparition de:

- Calvi Jazz Festival (Haute Corse, Corse)

- l'agglo du Jazz à Nîmes (Gard, Languedoc Roussillon)

- Festival Jazz en cordée à Bagnères de Luchon (Haute Garonne, Midi Pyrénées))

- le festival de Jazz à Cugnaux (Haute Garonne, Midi Pyrénées)

- Orléans Jazz (Loiret, Centre)

- le festival de Jazz à Amiens (Somme, Picardie)

En voici la carte.

La raison en est simple: les phynances comme disait le père Ubu.

L'économie de ces festivals reposait sur des subventions publiques qui ont disparu. Les collectivités locales font des économies. Espérons que leurs dirigeants ont opéré un vrai calcul coût/avantages de telles mesures. Qu'en pensent les offices de tourisme, hôteliers, cafetiers, restaurateurs, gérants de camping, loueurs de chaises, de scènes, ingénieurs du son, taxis et autres métiers qui vivent de ces festivals?

" On peut vivre sans théâtre, sans philosophie, sans poésie, sans musique, sans mathématiques mais pas aussi bien " (Vladimir Jankélévitch).

Pour les passionnés qui veulent toujours faire venir l'Art vivant chez eux, il faudra inventer un nouveau modèle économique, trouver des mécènes privés plutôt que publics (des fabricants de voitures et de parfums utilisent le mot Jazz allègrement), faire marcher le sens de la solidarité, de l'associatif, de la coopération.

Qualités encore plus nécessaires lorsqu'il s'agit de petits festivals innovants, ne bénéficiant pas des subsides de l'industrie spectaculaire marchande, ne ramenant pas des vedettes surannées et coûteuses, qui ont pour but de faire découvrir des arts et des créations échappant aux antennes des médias de masse.

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Stan Getz " Dynasty " (1971)

Publié le par Guillaume Lagrée

" Dynasty "

Verve. Polygram. 1971. 2000.

Enregistré en concert au Ronnie's Scott Jazz Club, Londres, Royaume Uni, les 15, 16 et 17 mars 1971

Stan Getz: saxophone ténor

Eddy Louiss: orgue Hammond, compositions

René Thomas: guitare électrique, compositions

Bernard Lubat: batterie

" Stan Getz, quel cadeau pour le monde!" (Joe Henderson).

Stan Getz ne fut jamais un compositeur et il aima toujours l'Europe. Peut-être à cause de ses origines juives russe, peut-être aussi parce que le Narcotic Bureau lui causait moins de soucis de ce côté ci de l'Atlantique. En tout cas, Stan Getz était curieux et changeait de groupe au gré de ses envies. Au printemps 1970, il vint à Paris assister aux Internationaux de France de tennis à Roland Garros. Le soir, après les matches, il allait dans les clubs de Jazz écouter ce qui se passait en ville. Là, il tomba sur le trio Eddy Louiss/René Thomas/Bernard Lubat. Il en fut émerveillé et embaucha le trio pour l'accompagner en Europe.

Le trio avait ses propres compositions et ne jouait quasiment pas de standards. Stan Getz, avec son oreille exceptionnelle, trouva immédiatement sa place dans ce groupe de copains européens (un Belge, un Gascon, un Parisien né de parents martiniquais). Stan était à la recherche d'un nouveau souffle, ayant cessé de jouer depuis plusieurs mois. Il l'avait trouvé.

Le quartet enchanta le festival de Chateauvallon l'été 1971. Dès 1972, ce groupe avait disparu. 2 explications possibles à cette brève durée:

- Stan Getz ne pouvait amener un trio européen aux USA pour des raisons de passeports, de syndicat des musiciens, que sais je?

- Stan Getz voulait remplacer Bernard Lubat par son batteur préféré,Roy Haynes. Le trio de copains resta soudé. C'était avec Bernard Lubat ou rien. L'aventure s'arrêta là.

Toujours est il, qu'en mars 1971, à Londres, au Ronnie's Scott Jazz Club, Georges Martin, le producteur des Beatles, était aux manettes pour enregistrer et produire le quartet en concert. C'est dire si le travail est soigné, avec un son d'ensemble impeccable qui respecte chaque individualité.

Eddie Louiss est le feu sacré. Son orgue Hammond emplit l'espace de chaleur et de douceur. " Song for Martine " est dédié à son épouse. Une musique qui donne envie de glisser les mains sous le pull over de son chéri comme me disait une amie il y a 20 ans déjà car cela fait bien 20 ans que j'écoute cet album sans me lasser.

René Thomas est l'élégance même, l'air personnifié, le plus grand guitariste après Django Reinhardt pour Stan Getz et Sonny Rollins, qu'il accompagna tous deux. Le duo guitare/saxophone sur " Ballad for my dad " me rappellera toujours mon père qui me donna le goût du Jazz.

Bernard Lubat est la terre, l'élément d'ancrage de cette musique. Il est dedans, sérieux, appliqué, pas du tout le fantaisiste que les ignorants croient. Il n'est certes pas Roy Haynes ou Kenny Clarke mais il n'a jamais prétendu l'être.

Quant à Stan Getz, comme le disait John Coltrane, " nous aimerions tous sonner comme cela mais la vérité est que nous ne le pouvons pas ". Il est l'eau vive et nous emmène dans un autre monde, où tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté (Baudelaire, l'Invitation au voyage).

Dès 1972, Stan Getz revenait aux USA former un nouveau groupe plus audacieux encore avec Chick Corea, Stanley Clarke, Tony Williams et Airto Moreira, nous emmenant à des milliers de miles de ce monde mais ceci est une autre histoire, celle du " Captain Marvel ".

Toujours, en 1972, Stan Getz revint à Paris retrouver Eddy Louiss pour une musique composée, arrangée, dirigée par Michel Legrand pour Stan Getz, "Communications 72 ", une pâtisserie musicale réservée aux fins gourmets.

Restons en Europe, en 1971, à Londres avec " Song for Martine " puis à Paris avec " Dum! Dum! Dum! " deux compositions d'Eddy Louiss, la deuxième sonnant plus antillaise que la première. Merci à l'INA pour le film. Rien à ajouter.

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