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Soirée Secours Pop Live le 6 juin 2016 à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Secours Pop Live!

Lundi 6 juin 2016. 20h30.

Petite Halle de la Villette.

Paris, Ile de France, France

Lectrices donatrices, lecteurs au grand coeur, retrouvez vous à la soirée Secours Pop Live le lundi 6 juin 2016, à la Petite Halle de la Villette, à Paris.

Cette soirée, orchestrée par André Manoukian (pianiste, compositeur, animateur) réunira entre autres China Moses (chant), Sylvain Luc (guitare), Médéric Collignon (cornet, voix), Minino Garay (percussions) et Cyril Hatef (batterie).

Entrée à 18€ reversée au profit du Secours Populaire, association de lutte contre la pauvreté et l'exclusion fondée en 1945.

La photographie de Médéric Collignon est l'oeuvre du Sensible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

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Symphonie des possibles dans la Drôme en juin 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Symphonie des possibles

Drôme, Rhône-Alpes Auvergne, France

Lectrices inventives, lecteurs créateurs, venez participer à la Symphonie des possibles avec la Compagnie C Possible animée par le Fluturiste André Stoketti, bien connu sur ce blog.

L'idée est de rassembler musiciens et chanteurs de tous âges, tous genres et de tous niveaux pour une création collective. 500 artistes par concert sont prévus.

Rendez-vous le vendredi 17 juin, place de la République, à Die et mardi 21 juin, place des Ormeaux à Valence dans la Drôme.

Inscription et renseignements sur le site Internet de la Compagnie C Possible.

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Finançons le nouvel album de Matthieu Marthouret!

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices munificentes, lecteurs généreux, vous pouvez contribuer à la sortie du prochain album du Bounce Trio de l'organiste Matthieu Marthouret, bien connu sur ce blog, avec pour invité spécial le guitariste Serge Lazarevitch qui, lui, n'a pas été otage français au Mali.

Pour cela, il vous suffit de verser quelques uns de vos deniers privés sur

Kisskissbankbank. Pour les deniers publics, c'est permis aussi dans le respect du Code des marchés publics et du Code pénal bien sûr.

Ainsi " Contrasts " , titre de cet album, pourra sortir de l'ombre à la lumière grâce à vous, lectrices munificentes, lecteurs généreux.

La photographie de Matthieu Marthouret est l'oeuvre du Généreux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Matthieu Marthouret par Juan Carlos HERNANDEZ

Matthieu Marthouret par Juan Carlos HERNANDEZ

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" Trees " PJ5

Publié le par Guillaume Lagrée

" Trees "

PJ5

Socadisc 2016.

Le PJ5 est composé de:

Paul Jarret: guitare électrique, effets, composition, direction

Maxence Ravelomanantsoa: saxophone ténor

Léo Pellet: trombone

Alexandre Perret: contrebasse

Ariel Tessier: batterie

Splendides lectrices, resplendissants lecteurs, vous avez noté que le premier album du PJ5 s'intitule "Word " ( " Mot "), le second " Trees " (" Arbres ") à ne pas confondre avec " Trees are always right " de Jozef Dumoulin & Lidl Boj. Le troisième ne pourra pas s'appeler " Clouds " ( " Nuages ") car c'est la chasse gardée d'un autre guitariste, Django Reinhardt.

La musique est composée par le leader Paul Jarret qui a su prendre de la Pop Music l'efficacité dans la simplicité comme " The teaser " (n°10) qui clôt l'album dans une superbe envolée mais, à part la guitare électrique, l'instrumentation est purement Jazz et le jeu des musiciens ajoute de la complexité donc de l'intérêt à des chansons sans paroles comme " This is not the sun " (n°2) ou " The Ancient Law " (n°1).

Une musique originale, simple, efficace, énergique mais qui stimule l'intellect, cela ne se boude pas.

Suivez le PJ5, 5 majeur de la jeune scène française, splendides lectrices, resplendissants lecteurs.

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" Fox " Pierre Perchaud - Nicolas Moreaux - Jorge Rossy

Publié le par Guillaume Lagrée

" Fox "

Jazz & People. 2016

Pierre Perchaud: guitare électrique et acoustique, clavier sur le 1er titre

Nicolas Moreaux: contrebasse

Jorge Rossy: batterie

Lectrices avisées, lecteurs avertis, il ne vous a pas échappé que ce blog a déjà parlé du trio Perchaud-Moreaux-Rossy en concert au Bab Ilo en 2015 et au Duc des Lombards en 2016.

Vous pouvez désormais savourer ces grandes délices depuis chez vous grâce à l'album " Fox " sorti le 4 mars 2016 grâce au label participatif Jazz & People.

Si vous connaissez déjà la " Paloma " de Caetano Veloso, vous pouvez apprécier celle à qui Pierre Perchaud a dédié deux compositions, " Paloma " qui ouvre l'album (n°1) et " Paloma Sonando " qui le clôt (n°10).

Une seule reprise, celle d'un classique des Beatles , " And I love her " (n°2), notre première chanson sérieuse, selon son compositeur, Sir Paul Mac Cartney.

L'essentiel des compositions est de Pierre Perchaud. Un très joli hommage à sa fille, très remuante à l'évidence , " Ya Ya ' ( n°9). Un Blues pour son oncle, qui était manifestement un type bien, " Pour Henri " (n°7).

Le renard, " The Fox " (n°3), est un animal rusé mais celui-ci ne dévorera pas votre poulailler.

Comme vous l'avez compris, lectrices avisées, lecteurs avertis, cette musique est composée et jouée avec amour et compétence pour des gens bien.

C'est de la dentelle, du cousu main, mousse et pampre. Ca tient chaud l'hiver, rafraîchit l'été.

Ca fait du bien par où ça passe et comme ça ne fait pas de mal de se faire du bien, il serait sot de s'en priver.

A consommer sans modération.

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Kenny Werner Trio de retour au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Kenny Werner Trio

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Mardi 3 mai 2016. 19h30.

Kenny Werner : piano

Johannes Weidenmuller : contrebasse

Ari Hoenig : batterie

Le trio attaque sans préliminaire. Rythmiquement, ils nous mettent tout de suite la tête à l’envers. Le jeu se calme en un instant, accélère de nouveau. Bref, ces vieux trucs du Jazz qui marchent toujours. Kenny Werner a dû écouter les trios de Martial Solal. Solo de batterie calme et savamment déstructuré. Dexter Goldberg, jeune pianiste français, est venu écouter le Maître en concert après sa Master Class du jour. Un petit solo de piano stride revisité.

Une ballade pour calmer le jeu. Le batteur cliquète aux baguettes. Kenny Werner aime lancer des fausses pistes mais reste plus sur la voie principale que Martial Solal. Le trio navigue à l’oreille, évitant les écueils. Cela fait des années que ces trois là jouent ensemble mais ils sont toujours aussi frais. La ballade s’anime d’éclairs puis revient au calme. Dans l’aigu, Kenny Werner réussit à faire siffler son piano.

« My primary voice, this trio » dit Kenny Werner. Bel hommage. Kenny Werner raconte son histoire d’amour avec ce trio, Paris et le Duc des Lombards où il jouait déjà en l’an 2000 (pour ceux qui connaissent le lieu, ce club a change de direction et de configuration depuis).

C’était d’abord « Amonkst », subtil jeu de mots en hommage à Thelonious Monk (pour les anglophobes, ce jeu de mots n’est pas traduisible en français) puis un titre du dernier album.

« Who » tiré du dernier album. Tension subtile entre la contrebasse et la batterie aux baguettes. Des ondes positives nous baignent dans la salle. Ca marche. Je hoche la tête en tous sens, chaviré par cette musique. Je ne suis pas le seul. Le jeune couple devant moi fait de même régulièrement. Bref, ça marche. Le piano s’efface pour laisser la contrebasse retenir la tension alors que la batterie ne lâche rien. Le pianiste vient emporter le morceau. Comme disait Fats Waller, " It’s so good it must be illegal ».

Un morceau qui sera enregistré prochainement, « Charlie Parker’s Anthropology ». Il s’agit en effet d’une variation sur ce standard du Be Bop, composé par Bird. John Lewis, pianiste majeur du Be Bop, avait fait des études d’anthropologie et de musicologie à l’université d’Albuquerque. Etait-ce un clin d’œil de Bird à son pianiste ? Joli exercice de style en tout cas.

Solo de piano, mélodieux à souhait, sans être mièvre. La contrebasse vient s’ajouter délciatement au chant. Batteur aux balais. Ca ronronne délicatement. C’est doux comme une aurore sur des collines. Ca s’anime subitement avec le batteur aux baguettes, faisant scintiller les cymbales. Petite citation du « Saint Thomas » de Sonny Rollins pour la fin. C’était un standard « Try to remember ». En France, la version d’Harry Belafonte a même servi pour la publicité d’un café.

Une nouvelle composition. Solo de piano romantique en intro. Le trio démarre dans une vague commune. Une petite cure de beauté, ça fait toujours du bien au moral. Ca monte en puissance et nous emporte au loin, très haut, sans nous faire peur. Tout en gardant la tension, la musique s’efface doucement jusqu’à la fin.

« In your own sweet way » du pianiste Dave Brubeck, tiré d’un des best sellers du Jazz, l’album « Take five ». Duo piano-contrebasse étrangement décalé. Ca se coordonne petit à petit jusqu’à l’arrivée du batteur aux baguettes. Ce n’est pas Dave Brubeck mais bien Kenny Werne aux commandes.

RAPPEL

« As we say in America, You are a great audience. We leave You with a french song» nous dit aimablement Knny Werner. Ce sont “ Les feuilles mortes ”, la chanson de Prévert et Kosma, reconnaissable dès les premières notes (« Autumn leaves » pour les anglophones). Contrebasse et batterie s’ajoutent peu à peu au piano, ans une version épurée, fidèle au thème. Ca balance délicieusement avec le batteur aux baguettes. Retour au piano solo, romantique à souhait. Un final qui claque.

Grâce à la radio TSF Jazz, voici le podcast du concert du trio de Kenny Werner le lundi 2 mai 2016 au Duc des Lombards.

La photographie d'Ari Hoenig est l'oeuvre de l'Audacieux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Ari Hoenig par Juan Carlos HERNANDEZ

Ari Hoenig par Juan Carlos HERNANDEZ

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Electric Biddle connecte le Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Electric Biddle

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Jeudi 29 avril 2016. 20h30

Julien Lourau : saxophones ténor et soprano

Johannes Ripler : guitare électrique

Dave Marrick : claviers, piano

Jim Hart : batterie

Chaque musicien distille et susurre des sons. Ca s’harmonise progressivement. Cette musique est un processus de création permanent, dans l’esprit du Miles Davis des années 70 : on branche et on se lance. Il n’y a pas de basse dans le groupe mais le clavier y supplée. Une fois encore, je regrette l’absence d’une piste de danse. Pour des danseurs libres, capables de les suivre bien sûr. La musique s’énerve mais reste coordonnée. Essais sonores entre le bec du sax ténor, le clavier, les à coups de la batterie et des traits secs de la guitare. C’est l’usine en folie de Charlie et la chocolaterie. Le son du sax est déformé par l’électronique. La guitare joue un blues blanc, froid et métallique. Il n’y a pas réellement de morceaux. Tout s’enchaîne dans un flux continu de son, autre héritage des années 70. Pause tout de même. Ils ne joueront pas 1h30 d’affilée.

Retour à un son acoustique entre piano et sax ténor. Ca chante. La rythmique pousse doucement derrière. La vibration monte en spirale, nous emmenant loin par delà les nuages. Ca plane pour nous. Ca redescend jusqu’au final.

Solo de sax ténor, tout à fait classique, dans la lignée de Sonny Rollins pour commencer. Batteur aux balais. La musique se cherche mais se trouve petit à petit. Un homme reste debout pour se balancer en rythme avec la musique. C’est bien la preuve qu’il manque une piste de danse. Ca balance sérieusement. Bon groove hypnotique.

Guitare et batterie installent une pulsation alors que le clavier électrique la perturbe. Le sax ténor entre dans la danse. Du piano pour changer. Ca se dandine joyeusement, parole de jars. Ils nous remettent la transe. Un coup de batterie et c’est fini.

PAUSE

Sax soprano. Ca ressemble un standard avec le piano. Seulement au démarrage. Ensuite , ça monte en puissance avec un son africain blanchi. Ca commence à bien planer. Ca marche puisqu’un couple s’enlace langoureusement. Retour au sax ténor qui nous vrille alors que la rythmique est hypnotique derrière. Beau solo de guitare, calme, tranquille. Passage au sax soprano qui nous fait le derviche tourneur. Rythmique en transe qui accélère la tension. Fin au ténor.

« Something, he told me to say something. Done” nous dit Julien Lourau. Miles Davis ne parlait pas au public parce que la musique parle d’elle-même. Ca commence tranquille entre guitare et clavier. Le batteur vient doucement s’ajouter aux baguettes. Une sorte de ballade électrique où le son du sax soprano, trafiqué électroniquement vient s’ajouter. Ca monte en puissance et en stridence. Julien Lourau joue avec ses machines pour triturer le son qu’il vient d’enregistrer au soprano. Bizarre et envoûtant.

Je ne suis plus assez éveillé pour pouvoir profiter de cette musique. Ma chronique s’arrête donc ici.

Chaque concert d’Electric Biddle est une expérience unique. S’ils ne viennent pas jouer chez vous, faites les venir, lectrices dynamiques, lecteurs entrepreneurs.

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Le trio Dupont/Veras/Mangeard aux commandes de la péniche Marcounet

Publié le par Guillaume Lagrée

Trio Dupont/Veras/Mangeard

Péniche Marcounet.

Paris. Ile de France. France.

Mardi 12 avril 2016. 21h.

Hubert Dupont : contrebasse

Nelson Veras : guitare

Pierre Mangeard : batterie

Le concert est annoncé pour 20h mais 20h c’est l’heure de manger un en-cas en attendant le concert. Ce n’est pas désagréable sur une péniche située quai de l’hôtel de ville, au cœur de Paris.

« Possib ». Solo de contrebasse avec un gros son mat. Batteur aux balais. Son de guitare toujours classe et assez funky. Le batteur passe aux baguettes. La rythmique est plus présente alors que la guitare plane au dessus. Nelson Veras est un leader né mais il sait se mettre au service de la musique d’autrui que ce soit avec Eric Le Lann ou ici. La musique s’anime, s’agite tout en gardant le thème lisible.

Contrebasse à l’archet et batteur aux baguettes. La guitare point le bout de son nez pour « Never rain ». Quand un bateau mouche rempli de touristes passe sur la Seine, la péniche tangue mais les musiciens gardent le tempo sans mal de mer. La classe. Le bassiste a lâché l’archet. Dialogue funky, haché menu avec la batterie.

« Rouge sur blanc » (Nelson Veras). Cf la chronique de l’album éponyme sur ce blog. C’est à la fois savant et simple, sophistiqué et fluide, bref, c’est du Nelson Veras. Le concert est filmé. Mon esprit de jars tente de faire abstraction de quatre oies qui cancanent à bec déployé. Certes, c’est un club de Jazz sur une péniche, pas la salle Pleyel mais un peu d’écoute ne leur ferait pas de mal.

Contrebasse à l’archet, batteur aux maillets, quelques notes de guitare. Mystère. Hubert Dupont a ajouté des sortes de pinces à ses cordes pour transformer le son de sa contrebasse. Les maillets jonglent sur la batterie. Son tranquille de la guitare. Les quatre oies cancanent, heureuses d’être ensemble. Lectrices féminines, lecteurs féministes, s’il s’agissait de quatre jars, j’écrirais la même chose. Belle vibration de la contrebasse en solo. Les notes s’étirent. Le batteur repart aux baguettes sur un air animé. Ils ont enchaîné sans que personne n’applaudisse, certains par écoute, d’autres par inattention. Ca tricote joyeusement. La musique est en train de gagner la partie. Les oies se taisent et écoutent.

PAUSE

Les oies jacassent de nouveau. Hubert Dupont commence seul, majestueusement. Les baguettes viennent ajouter un tapotis à la batterie. La guitare sonne haut et clair. Le trio a monté le son couvrant les conversations. Par les hublots, je vois les taches de lumière des lampadaires sur l’eau de la Seine. La musique balance, la péniche Marcounet aussi. En jouant moins fort, le cancanement se fait entendre de nouveau. La musique monte en puissance avec le trio aussi. C’était « Pass pass ».

Gros son de la contrebasse triturée. Batteur aux maillets. La ligne claire de Nelson Veras est digne de l’école belge de BD et de guitare. Bonne pulsation funky de la rythmique à partir de laquelle Nelson Veras décolle. Energique et subtil.

Un nouveau petit air funky et subtil, joué soudé.

« Pendulaire ». Après une petite intro tranquille, le batteur attaque ferme et sec aux baguettes. Petite pause en glissando. Ca redémarre, de plus en plus énergique.

Saied Shanbehzadeh, Iranien, joue du neyanban, la cornemuse iranienne, instrument dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce concert. Il vient s’ajouter au trio. Après un round d’observation, le trio trouve son équilibre. Cela me rappelle Stanley Cowell, Noir américain, qui jouait de la cornemuse en kilt avec Sonny Rollins en 1974 (cf le Live enregistré au Montreux Jazz Festival 1974) mais avec le feeling oriental. Ca c’est de l’improvisation. Totalement imprévu au programme. Deux Français, un Brésilien et un Iranien. Trois cultures pour quatre musiciens et l’improvisation en partage. Plus qu’une musique, un programme politique. J’ai l’illusion d’entendre un piano alors qu’il s’agit d’une guitare. C’est dire si j’en perds le sens commun. Contrebasse et batterie entretiennent la pulsation alors que guitare et cornemuse dialoguent. Superbe.

Pour vous faire votre propre idée, lectrices analytiques, lecteurs expérimentateurs, une vidéo d'extraits de ce concert se trouve ci-dessous. A vous.

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Corime vainqueur de l'International Song Writing Competition 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices compositrices, lecteurs auteurs, comme vous le saviez, 25 000$ étaient à gagner en concourant à l'International Song Writing Competition, édition 2015. Prime réservée au vainqueur du Grand Prix.

Il existe aussi un classement par catégories, dont le Jazz, avec des récompenses matérielles diverses pour les médailles d'or, d'argent et de bronze. En tout, plus de 150 000 $ ont été distribués aux artistes primés en argent et en matériel.

Pour le Jazz, le jury était composé notamment de Pat Metheny et Robben Ford (guitares), Jean-Luc Ponty (violon) et Danilo Perez (piano).

Catégorie Jazz:

1. Omar Sosa, piano, Cuba, pour " Soft Meeting".

2. Carl Bartlett Jr, sax alto, USA, pour " Quantum leads (and Bounds) "

3. David Smith, trompette, Canada, pour " Halloween Song "

Personnellement, c'est le morceau de David Smith qui me plaît le plus mais je ne suis pas juré de ce concours. Rien de renversant en tout cas.

Je n'ai pas regardé qui est le Grand Vainqueur par contre, j'ai découvert un groupe qui m'a bouleversé , "Corime ", animé par les frères Maurizio et Roberto Giannone (Marsala, Sicilia, Italia). Leur chanson " A leggenda du piscaturi " gagne le 1er prix dans la catégorie World Music et c'est amplement mérité. Compliments au jury pour cet excellent choix. La Sicile est une mosaïque de cultures des Grecs aux Italiens en passant par les Romains, les Normands et les Arabes. Cela s'entend dans cette chanson qui illustre magnifiquement un vieux proverbe sicilien: " Chi non sa pregar va al mar " ( " Que celui qui ne sait pas prier aille en mer ") et un adage de Platon, " Il existe trois sortes d'hommes: les vivants, les morts et ceux qui vont en mer ".

Bravo, bravissimo, Corime!

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Soirée Duke Ellington au cinéma Le Balzac

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Jazz et Images

Cinéma Le Balzac. Paris

Vendredi 8 avril 2016. 20h30

Soirée Duke Ellington

Cela commence par un concert d’élèves de la classe de Jazz du Conservatoire National supérieur de musique et de danse de Paris qui ont constitué un petit orchestre pour jouer le répertoire créé par Duke Ellington dans les années 1920. Il n’existe pas de partitions de ces morceaux. Il leur a donc fallu écouter des disques crachotants, relever les partitions, savoir qui joue quoi à la seconde près, arranger, répéter, s’assurer que cela ressemble à l’original, bref un travail de bénédictin pour louer un seigneur, le Duc d’Ellington. L’orchestre se nomme l’Ellington Small Band et il est dirigé par Pascal Mabit (saxophone).

C’est un travail d’interprétation de haute fidélité. Il s’agit de restituer une musique peu connue et dont les seuls enregistrements disponibles heurtent des oreilles contemporaines habituées à un son propre.

Piano, contrebasse, batterie, banjo, trompettes, saxophones, tuba.

Ces jeunes gens ont le feu sacré. Certes, ils ne jouent pas comme si leur vie en dépendait alors que c’est un sentiment que l’on ressent en écoutant les enregistrements originaux mais il s’agit bien d’une interprétation vivante, pas d’une pâle copie. Quand ils jouent « Doin the woo woo », vous l’entendez le woo woo, venu tout droit de la locomotive à vapeur.

Ils jouent aussi des standards comme « The Mooche » et « Mood Indigo » avec leur professeur, Vincent Le Quang, programmateur du festival Jazz et Images au cinéma Le Balzac.

Ellington Small Band doit être programmé en salle ou en plein air avec la place pour danser le charleston car la musique de Duke Ellington, spécialement celle des années 1920, est d’abord faite pour danser.

Après ce joyeux concert d’amis, un autre groupe d’amis, l’orchestre de Duke Ellington en concert à Paris, salle Pleyel, en 1958. Ni le son ni l’image ne sont à la hauteur de la musique mais pour l’amateur de Jazz, ce film est incontournable. Lectrices Hip, lecteurs Cool, je vous renvoie à ma chronique de ce concert.

Voici un extrait de cette vidéo grâce à l'INA.

La soirée fut aussi l’occasion de présenter au public Laurent Lukic, cinéaste documentariste, auteur du film « Une poule sur un piano » sur le séjour de Duke Ellington au château de Goutelas (Loire, Rhône-Alpes, France) en 1966., un film déjà présenté sur ce blog et qui a toute sa place dans la programmation du cinéma Le Balzac.

Prochaine soirée du festival Jazz et Images au Cinéma Balzac, à Paris, le vendredi 20 mai 2016 à 20h30: soirée spéciale Aldo Romano composée d'un concert du trio d'Aldo Romano, Henri Texier et Vincent Le Quang sur scène et de la projection de " Appunti per un film sul Jazz. VII Festival internazionale di Bologna " ( Gianni Amico, 1965, 36' con Aldo Romano, Jean-François Jenny Clark, Steve Lacy, Don Cherry e Mal Waldron). Evviva Aldo Romano!

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