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Marion Rampal " Main Blue "

Publié le par Guillaume Lagrée

Marion Rampal

" Main Blue "

Sortie le vendredi 9 décembre 2016 chez e-motive records

Marion Rampal; chant & ...

Anne Pacéo: batterie & ...

Pierre-François Blanchard: claviers & ...

Julia Sar; choeurs (2,5)

Sébastien Llado: trombone (5)

Paroles et musique de Marion Rampal sauf 1 (P.F Blanchard), 8 (traditionnel) et 11 (Blind Willie Johnson).

Comment obtenir beaucoup avec peu? Prenez deux femmes (Marion Rampal et Anne Pacéo) et un homme(Pierre-François Blanchard) , tous créateurs, faites les voyager dans le temps (des musiques traditionnelles à la pop actuelle en passant par le Jazz et le Blues) et l'espace ( de Marseille au bayou de Louisiane), faites les travailler leur programme sur scène pendant plusieurs années puis mettez les en studio et savourez le résultat.

Ce voyage à travers le bleu ( Main Blue est le titre de l'album, pas d'une chanson) passe avec aisance de la chanson de marin (n°6), à la chanson d'amour française d'Ancien régime revisitée par la culture cajun et l'électro " La belle et les trois capitaines " (n°8), du Blues revisité " Soul of a man " (n°11 de Blind Willie Johnson) à la Pop sophistiquée de " Let the wind blow " (n°2), du français à l'anglais.

J'ai le coeur brisé par " The heart " (n°7). J'espère être moi aussi " The perfect husband " (n°5).

Bref, je suis le cours de l'album de Marion Rampal " Main Blue " qui part de la " Source " (n°1) et finit en nous emmenant " A la mer " (n°12).

Pour nager à votre tour au fil de cette musique, lectrices dossistes, lecteurs brasseurs, retrouvez la en concert:

- jeudi 8 décembre 2016 à Paris (75) au Studio de l'Ermitage

- vendredi 27 janvier 2017 au casino de Briançon (05) - Altitude Jazz Festival

- vendredi 3 mars 2017 au Petit Duc à Aix en Provence (13).

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Camille Bertault & Dan Tepfer: un duo d'oiseaux au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Camille Bertault & Dan Tepfer

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Mercredi 16 novembre 2016, 21h

Camille Bertault: chant

Dan Tepfer: piano

Lectrices attentives, lecteurs exhaustifs, vous avez forcément remarqué que j'ai maintes fois célébré le pianiste franco-américain Dan Tepfer sur ce blog. Par contre, j'ignorais l'existence de la chanteuse et compositrice française Camille Bertault jusqu'à ce concert avec Dan Tepfer justement. Honte sur moi! Que le grand Cric me croque!

La spécialité de cette citoyenne, fille spirituelle d'Amélie Poulain et de Mimi Perrin, est de chanter et de scatter en français sur des standards du Jazz (son impro sur " A pas de géants " de Jean Coltraîne a fait le tour du monde) ou ses compositions.

" Kisslove medley ", une relecture par Camille Bertault de plusieurs ballades dont " Un prélude à un baiser "  ( A prelude to a kiss ) de Duke Ellington. En français, de course. Enchaîné sur " Juste toi, juste moi " ( Just You, just Me)  , autre standard francisé. Après un concert à New York où Dan Tepfer remplaçait le pianiste prévu, voici leur deuxième concert, à Paris et prévu cette fois. 

Un air plus entraînant. Toujours en français sur un standard." Mais pas pour moi " (But  no for me).  Une chanson sur l'amour qui ne vient pas. Dan fournit l'écrin pour le diamant de cette voix. Ca va mieux car " Notre amour va durer " (Our love is here to stay). Diantre! Ca ne va plus car " Tu as changé " (You've changed ). L'amour s'est perdu, éteint. Logiquement, ils enchaînent sur un blues, " Mon homme est parti maintenant " (My man's gone now). Quel grossier personnage ose ainsi faire souffrir une si ravissante citoyenne? Dan crée une onde (é)mouvante qui porte la voix. 

Ils enchaînent sans nos applaudissements. C'est " L'amour à vendre " (Love for sale). Cela ferait une bonne musique de réclame pour un site Internet de rencontres matrimoniales, genre " Mes tics ". A condition que le patron ait le sens du second degré. Petits jeux dans l'aigu entre voix et piano. C'était un autre medley de chansons d'amour dont je n'ai pas capté le titre.

" Nouvelle York " une chanson composée par Camille Bertault, lors de son premier séjour à New York, USA. Ca swingue élégamment. Elle décrit, émerveillée, ses impressions. Manifestement, la ville lui fut plus souriante qu'à Céline dans le " Voyage au bout de la nuit ".

Un Blues d'Herbie Hancock. Camille nous demande la permission d'ôter ses chaussures pour chanter pieds nus. Elle a assez fait la belle et veut être à l'aise. Permission accordée. Le texte porte sur les petits filous, pas ceux de la laiterie, non, juste les petits voleurs. Dan swingue bien en phase avec la voix. 

Une chanson d'amour. Un standard de la ballade. Dan joue de la main droite sur le clavier et de la main gauche dans les cordes. Magique.

" Arbre ravéologique " dédié à Maurice Satie et " Satiesque " à Esoterik Satie. Camille Bertault a une formation de pianiste classique. Elle la recycle intelligemment. Romance sans parole. ca coule bien. Les paroles arrivent, en hommage à Maurice Ravel. S'ensuit l'hommage à Erik Satie et à ses calembours qui inspirent toujours Martial Solal. Dan fait balancer et avancer Satie alors que cet homme aimait rester chez lui dans sa vie comme dans sa musique.

" Entre les deux immeubles ", chanson dédiée par Camille Bertault à la recherche de l'idée lorsqu'elle regarde la trouée de ciel, entre les deux immeubles situés en face de chez elle. Une chanson inspirée par le manque d'inspiration. Sur le même thème, Claude Nougaro & Eddy Louiss écrivirent une merveille " Le chant du désert ". 

Nikolaï Kapustin, pianiste et compositeur ukrainien, né en 1937, a écrit des préludes et suites pour piano, influencées par le Jazz. D'où la chanson " Suite au prochain numéro ".  Texte dans la lignée de Serge Gainsbourg et de ses jeux d'allitérations. Camille Bertault n'est pas pasteurisée. Qu'elle ne soit jamais lyophilisée et mise sous vide!

PAUSE

Une chanson sur le thé et la pendule. A connotation sexuelle. Si, c'est possible. Camille Bertault le fait. Un hommage décalé à Annie Cordy assurément, " Tatie Cardie " tiré de l'album " En vie " de Camille Bertault.

Dan entame une ballade subtile. Un standard dont le titre m'échappe. Ca balance doucement. Il me semble qu'il est question du pont de Chelsea. La Tamise coule doucement sous les doigts du pianiste.

" Double je ", joli titre pour un duo. Une chanson psychologique. Ca balance chaudement.

Premier défi de la deuxième partie. Camille va chanter sur les " Variations sur les Variations Goldberg " de JS Bach par Dan Tepfer. Elle scatte dessus. Fusion voix&piano très réussie. C'est délicieux et fondant. Dans le public, un  vieil homme solide, enthousiaste, se met debout pour applaudir.

Une bossa nova.

" Course ", un morceau rapide bien sûr. Elle chante en duo avec Dan puis Dan enchaîne avec une course effrénée sur le piano. Retour au duo vocal.

Deux chansons tristes s'enchaînent, " Amertume " et " Certes ". L'ambiance est spleenétique comme disait Charles Baudelaire. Enchaînement subtilissime du piano entre les deux chansons.

Il y a école le lendemain et mon cerveau n'est plus assez éveillé pour suivre de telles acrobaties sonores.

Je m'en vais donc avant " A Pas de Géants " la version française de " Giant Steps " (John Coltrane). Heureusement pour moi et pour vous, resplendissantes lectrices, splendides lecteurs, ce morceau a été enregistré et filmé.

Voir le film en illustration de cet article.

C'est tout, les gars!

 

 

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Itamar Borochov agrandit le Studio de l'Ermitage

Publié le par Guillaume Lagrée

Itamar Borochov

Studio de l'Ermitage

Paris, Ile de France, France

Jeudi 10 novembre 2016, 21h.

Itamar Borochov: trompette, composition, direction

Shai Maestro: piano

Avri  Borochov: contrebasse

Jay Sawyer : batterie

Aviv Bahar: oud, guitare électrique, kapuz (?)

 

Concert de sortie de l'album " Boomerang ".

Un trompettiste qui joue, bien coiffé, rasé de près, en costume cravate, je croyais que cela ne se faisait plus depuis 1967 au moins. Itamar Borochov le fait et avec des lunettes qui lui donnent un air d'expert-comptable. 

Je reconnais tout de suite " Shimshon " un air entraînant, orientalisant de l'album. Itamar Borochov vient de Jaffa, ville connue pour ses agrumes, mais aussi pour la cohabitation pacifique entre Juifs et Arabes. Malgré son nom russe, cet homme connaît la musique proche orientale intimement. Ca swingue souplement. La trompette est lyrique. Ce son agrandit notre espace de vie, il aère. C'est le propre des instruments à vent mais Itamar Borochov le fait mieux que bien. Il monte et descend sur ses jambes pour développer la colonne d'air. Dizzy Gillespie disait lui qu'il fallait fermer son Q pour sortir un gros son  de trompette. Quelques joliesses superflues au piano.

Shai Maestro enchaîne sur un autre air  de l'album dans le silence d'une salle recueillie. Duo piano&trompette. Ils se répondent et se confondent. Du grand Art. Batteur et bassiste tiennent le rythme, le pianiste joue une boucle rythmique et la trompette brille de plus en plus clair et de plus en plus haut. Fin nette à la trompette.

Un air bien swinguant, tiré de l'album. Ca sonne, sapristi! Timbre clair et rythmique soudée. La contrebasse ajoute de la tension. 

Arrivée d'Aviv Bahar, venu exprès de Tel Aviv, qui se saisit d'un oud. Il chante en hébreu en duo avec le pianiste. Pour moi, l'hébreu, c'est du chinois. C'est une ballade. Jay Sawyer est aux balais. Itamar Borochov n'a pas mis de sourdine mais joue mezzo voce. L'oud, c'est de la mélopée orientale, un style que je laisse à ceux qui aiment. Je retrouve mes repères jazz avec le quartet. Joli duo de cordes entre oud et contrebasse. Le  batteur a repris les baguettes. ca monte en puissance, devient rock mais avec l'oud, la mélopée orientale et un quartet de Jazz; Bref, un mélange original.

Aviv passe à la guitare électrique. La rythmique s'en va.  Duo guitare&trompette pour " Ovadia ", morceau de l'album précédent. Une  ballade jouée assis face à face. Tranquille. Une conversation entre amis. Aviv alterne son de basse et son de guitare.

La rythmique revient. Aviv Bahar s'en va après une dernière accolade avec Itamar Borochov. Un morceau écrit pour son frère, contrebassiste de l'orchestre. " Avri's tune " tout simplement. Une ballade fraternelle. Batteur aux balais. Trop d'émotion pour que je puisse parler de ce morceau. Ceux qui me connaissent savent pourquoi.

Aviv Bahar revient. Itamar Borochov ne connaît que deux expressions en français, " Merci " et " Ca va bien ". D'où le titre " Ca va bien " qui figure sur l'album " Boomerang ". Aviv Bahar à l'oud. Batteur aux baguettes. Un :morceau pêchu auquel l'oud ajoute un feeling oriental. Ca sonne comme une fête populaire où tout le monde danse dans la rue, hommes, femmes, enfants et vieillards. Ils mettent du soleil et de la chaleur dans une soirée pluvieuse d'automne. Cela fait du bien. 

RAPPEL

Aviv Bahar revient avec un kapuz (?), instrument jamais accordé selon lui. Une variante du luth. Très oriental en effet. Le groupe part sur une nouvelle musique de fête orientale. Batteur aux baguettes. Même sans trompette, ils font faire tomber les remparts de Jéricho s'ils continuent ainsi. 

" Adon olam " (Maître de l'Univers en hébreu). Une mélodie traditionnelle juive algérienne; Batteur aux maillets. Joli dialogue de haut vol entre piano et batterie avec la contrebasse qui fait le liant de la sauce. Une belle envolée finale.

 

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Steve Kuhn trio princier au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Steve Kuhn Trio

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Mardi 7 novembre 2016, 19h30

Steve Kuhn: piano

David Wong: contrebasse

Billy Drummond: batterie

Plus de 5 ans que je n'avais entendu Steve Kuhn en concert et c'était déjà au Duc des Lombards. Ses accompagnateurs ont changé, pas lui.

Il conclut son propos introductif par ces mots qui résument son art: " Relax. Have a good time quietly ". Nous parlons ici de l'ancien pianiste de Kenny Dorham et Art Farmer pour les trompettes, Stan Getz et John Coltrane pour les saxophones ténors, Pete la Roca pour la batterie. Respect.

Un standard. Du genre de ceux que jouait Bill Evans. C'est dans cette lignée là mais plus viril dans l'attaque. Tempo assez rigide. Trio soudé. Le bassiste impulse, le batteur cl;iquète et les doigts courent sur le piano. Ca coule de source. Ca swingue, c'est fluide, bref c'est du bon jazz. Solo de contrebasse léger, sautillant, bien soutenu par le batteur toujours aux baguettes, souple et précis. Une bonne onde se diffuse. Ca repart en trio. C'était " Four " (Miles Davis).

" Two by two " (Steve Kuhn). Un blues souple et sophistiqué mais avec une rythmique en rang, deux par deux. Ca avance d'un bon pas. Roulements de tambour ponctués par la contrebasse. Ca tourne bien et il y a du feeling. C'est tout bon.

" Adagio " (Steve Kuhn). Assez rapide. Le batteur scintille au baguettes. C'est fluide, gracieux et charpenté. Joli solo de contrebasse tranquille ponctué par les deux autres. Le batteur joue sec, viri. Pourquoi ne pas user des balais sur un Adagio?

Un air plus énergique. Un standard. Ca scintille joyeusement. Solo de contrebasse enfin accompagné aux balais subtilement et souplement. Billy Drummond sait jouer aux balais. C'est rassurant. Au lieu de faire " tic, tac ", il fait " tchic, tchac ". Ca change tout. Il repasse aux baguettes pour quelques breaks. C'était un standard " You stepped out of a dream ".

La ballade de la soirée. " I thought about You ". L'intro ressemble plutôt à " Round about midnight ". Billy Drummond caresse ses tambours aux balais. David Wong fait marcher sa contrebasse lentement et gravement. Steve Kuhn distille les notes. Le trio ronronne à souhait. Quel bon massage cérébral! C'est extra.

" Transe/ ? " Un medley de deux compositions de Steve Kuhn. Batteur aux maillets. Le pianiste lance des vagues de notes. Le trio attaque plus fermement. Steve Kuhn part dans une vague commune avec Billy Drumond aux baguettes. Solo de contrebasse, non accompagné, bien grave et profond. Le silence règne dans la salle. Du boulevard de Sébastopol, derrière les vitres du club, nous parvient la rumeur assourdie des automobiles. De la salle, le son discret de la climatisation. Le son de la contrebasse plane au dessus de cet ensemble. Personne  n'applaudit la fin du solo. Le public est concentré. Le trio repart sur une nouvelle onde avec Billy Drummond aux baguettes. Nous surfons dessus. Effectivement, ça monte en transe, en vitesse et en puissance. Cliquetis de cymbales sous les baguettes. Billy Drummond nous joue la danse de la pluie. Solo cérémonial de batterie. Lentement, doucement, sans épate. Billy Drummond est un vrai musicien. Le piano repart, toujours dans un silence recueilli puis le trio nous emporte sur une nouvelle vague. Que d'ondes, que d'ondes! Beau final groupé, paroxystique.

Pas de rappel. Tout est dit.

Voici le podcast du concert grâce à la radio TSF Jazz.

La photographie de Steve Kuhn est l'oeuvre du Mystérieux Juan Carlos HERNANDEZToute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Steve Kuhn par Juan Carlos HERNANDEZ

Steve Kuhn par Juan Carlos HERNANDEZ

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Sélection de concerts de jazz pour décembre 2016 à Paris et en Ile de France

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices exigeantes, lecteurs exclusifs, voici ma sélection inique de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour décembre 2016.

Pour un agenda exhaustif, voyez mes anciens collègues de Citizenjazz.

Le festival du mois se terminera dimanche 11 décembre 2016 dans le Val d'Oise, en Île de France, Jazz au fil de l'Oise

L'exposition du mois est à Paris, au Quai Branly, jusqu'au dimanche 15 janvier 2017: " The Color Line " le récit de l'oeuvre des artistes africains américains face à la ségrégation.

Le film du mois est au Cinéma Balzac le vendredi 2 décembre à 21h:  John Coltrane Quartet en concert au festival de Comblain-les-Tours en Belgique le 1er août 1965 précédé d'un concert du quartet de Vincent Le Quang.

A enchaîner avec la Philarmonie de Paris, dimanche 4 décembre à 19h: The movie music of Spike Lee avec Terence Blanchard Quintet et les voix de Diane Reeves, Angélique Kidjo et China Moses.

Les concerts du mois sont au nombre de deux:

- Un concert de Jazz pour la reconstruction du théâtre Giuseppe Verdi à Amatrice, Latium, Italie, vendredi 2 décembre à partir de 19h à l'Institut culturel italien de Paris. 30 musiciens français et italiens de Jazz réunis.

- un duo inédit de Maestros du piano: Martial Solal et Jean-Michel Pilc au Sunside le samedi 17 décembre à 19h30 et 21h30 et dimanche 18 décembre à 18h30 et 20h30.

Un concert privé, à Paris, accessible sur réservation, pour le retour d'un duo cosmicomique que je suis depuis plus de 10 ans, Claudia Solal (voix) & Benjamin Moussay (claviers) samedi 3 décembre à 20h. Ils restent dans l'esprit Bed and Breakfast  puisqu'à " Porridge Days " succède " Butter in my brain ".

Dans les clubs

Studio de l'Ermitage

Mardi 6 décembre à 20h30: Jean-Philippe Scali quintet pour fêter la sortie de son album " Low Down " déjà louangé sur ce blog.

Jeudi 8 décembre à 20h30: Marion Rampal viendra chanter son album " Main Blue " qui fera bientôt l'objet d'une chronique dithyrambique sur ce blog.

Duc des Lombards

Mardi 6 décembre à 19h30 et 21h30: Daniel Humair en trio avec Benjamin Moussay (piano) et Bruno Chevillon (contrebasse). La classe, forcément la classe.

Vendredi 9 et samedi 10 décembre à 19h30 et 21h30: Shahin Novrasli (Azerbaïdjan), un pianiste adoubé chevalier des touches par Ahmad Jamal.

Jeudi 15 et vendredi 16 à 19h30 et 21h30: Fred Hersch, seul au piano. Attention, beauté!

Lundi 26, mardi 27 et mercredi 28 décembre à 19h30 et 21h30: Florin Niculescu Quintet. Passagers du métro parisien, voici de quoi vous réconcilier avec le violon tzigane.

Sunset-Sunside:

Vendredi 2 et samedi 3 décembre à 21h30 au Sunside: Pierrick Pédron New Quartet. retour au Jazz et à l'acoustique pour le sax alto breton.

 Vendredi 9 à 21h au Sunside: Nicola Sergio (piano) en quartet avec Francesco Bearzatti, Stéphane Kerecki et Joe Quitzke. Lyrisme à foison.

Samedi 17 à 19h30 et 21h30 et dimanche 18 à 19h30 et 21h30 au Sunside: le concert du mois avec un duo inédit aux pianos Martial Solal & Jean-Michel Pilc.

Du mardi 27 au vendredi 30 décembre à 19h30 et 21h30 au Sunside: un duo d'amis avec Jacky Terrasson (piano) et Stéphane Belmondo (trompette&bugle).

Mercredi 28, jeudi 29 et vendredi 30 décembre à 20h30 au Sunset: Enflammons la fin d'année avec la Brigade Communiste Révolutionnaire alias le trio BCR soit Emmanuel Bex, Philippe Catherine et Aldo Romano.

Samedi 31 décembre à 20h et 22h30: pour passer en 2017 en beauté, laissez vous enchanter par la voix de Sara Lazarus portée par le trio d'Alain Jean-Marie.

Le Triton, Les Lilas, Seine-Saint-Denis (métro Mairie des Lilas):

Vendredi 2 et samedi 3 décembre à 20h: Daniel Humair en trio avec Bruno Chevillon (contrebasse) et Marc Ducret (guitare électrique). Âmes insensibles, s'abstenir.

Jeudi 8 décembre à 20h: 60% de matière grave avec Jean-Philippe Viret (contrebasse), Jean-Marc Foltz (clarinette basse) et Sophie Bernardo (basson).

Vendredi 16 décembre à 21h: Benjamin Moussay (piano) clôt sa Quarte blanche au Triton en duo avec Vincent Peirani (accordéon). Dialogue entre piano et piano du pauvre.

Samedi 17 décembre à 21h:

Band of Dogs composé de Jean Philippe Morel (basse) et Philippe Gleizes (batterie) invite Thomas de Pourquery (chant, sax alto). Chaud devant!

 

 

 

 

 

La photographie de Martial Solal est l'oeuvre du Dynamique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

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Premier prix international MATMUT de l'orchestre de Jazz

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices assurées, lecteurs assureurs, sachez que la société d'assurances MATMUT, dans le cadre de son action de mécénat culturel,défiscalisée, a remis le mercredi 24 novembre 2016 son premier prix international d'orchestres de Jazz.

Plutôt que d'orchestres, il vaudrait mieux parler de groupes puisque des trios ont concouru et qu'un quartet, celui de Jérémy Bruyère a gagné.

403 groupes ont concouru.

Un comité d'écoute, dont je ne fais pas partie, en a retenu 16.

Sur les 16, le jury, dont je ne fais pas partie non plus, en a récompensé 3.

1. Jérémy Bruyère Quartet. 8000€ de récompense.

2. Chamber Metropolitan Trio. 5000€ de récompense.

3. Romain Pilon trio. 2000€ de récompense.

J'avoue ne pas connaître le champion et son dauphin et ne pas avoir parlé du 3e car je n'ai pas accroché sur son album.

Parmi les 13 finalistes écartés, je n'en connaissais qu'un seul, le quintet du guitariste français Paul Jarret, le PJ5 dont j'ai écrit plusieurs fois grand bien. Le jury l'a classé 10e sur 16. Le président du jury le classant 10e sur 16, le vice-président 1er sur 16. Sachant que le président du jury est aussi le président de la MATMUT et le vice-président le directeur général du groupe MATMUT (Qui paie commande)  , j'espère que les deux hommes ne sont pas fâchés. 

Cela prouve deux faits bien connus: que les coups et les douleurs ne se discutent pas et que mon ignorance du Jazz est immense.

Etaient membres du jury de vrais experts du Jazz.

Président et président de la MATMUT: Daniel Havis

Vice-président et directeur général du groupe MATMUT: Nicolas Gomart

Juré et directeur du magazine Jazz News: Thomas Boudrant

Juré et Directeur de la radio TSF Jazz: Sébastien Vidal

Juré et trompettiste: David Encho

Juré et pianiste: Thomas Encho

Juré et compositeur MATMUT: Hector Havis

Juré et professeur de musique MATMUT: Maxence Quetey

Juré et batteur: André Charlier

Juré et organiste: Benoît Sourisse

Juré et journaliste: Jacques de Baudus

Le concours avait lieu dans l'après-midi, la remise des prix à 18h30. N'ayant pu participer qu'à la soirée, j'y fus bien traité (victuailles et breuvages à volonté). Par contre, je n'ai pu me faire une idée de la musique des lauréats puisque personne n'a joué. Il y avait pourtant un piano et une contrebasse dans le salon qui n'attendaient que d'être pris en main. Tant pis pour moi.

Pour l'édition 2017, les vaillantes candidates et les valeureux candidats peuvent d'ores et déjà s'inscrire sur le site JCB Events. Bon courage.

Ci=dessous un lien audio et un lien vidéo pour vous faire une idée de la musique des heureux lauréats du prix musical MATMUT 2016 des orchestres de jazz, lectrices assurées, lecteurs assureurs. Je vous laisse juges.

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Le Jazz italien pour Amatrice. Concert de solidarité à Paris le 2 décembre 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Généreuses lectrices, munificents lecteurs, le récent tremblement de terre qui a frappé le village d'Amatrice, dans le Parc naturel du Gran Sasso, le 24 août dernier, n'a pu vous échapper.

Depuis lors, 600 musiciens de Jazz italiens se sont mobilisés renonçant à leurs cachets pour offrir 110 000€ dédiés la reconstruction.

En France, Jazzmen italiens et français se retrouveront le vendredi 2 décembre 2016 à partir de 19h dans l'Institut culturel italien de Paris, 50 rue de Varennes, 75007 Paris, France.

Entrée avec donation à partir de 30€. Réservation sur le site de l'Institut culturel italien de Paris.

Les fonds seront versés pour la reconstruction du théâtre-cinéma " Giuseppe Verdi " à Amatrice.

A l'initiative du pianiste italien Nico Morelli, seront réunis notamment Emmanuel Bex, Michel Portal, Olivier Temime, Paolo Fresù, Flavio Boltro, Denis Leloup, Mauro Gargano, Stéphane Kerecki, Mike Ladd, Michèle Hendricks, André Cecarelli, Antoine Banville, Minino Garay.

Au plaisir de vous y rencontrer, généreuses lectrices, munificents lecteurs.

 

La photographie d'Emmanuel Bex est l'oeuvre de l'Invisible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

Emmanuel Bex par Juan Carlos HERNANDEZ

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Festival Jazz et Images au Cinéma Balzac, à Paris, de 2016 à 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Cinéma Balzac

Paris, Ile de France, France

Festival Jazz et Images 

De décembre 2016 à mai 2017

Lectrices cinéphiles, lecteurs mélomanes, le festival Jazz et Images au Cinéma Balzac, 1 rue Balzac, 75008 Paris, France, n'a pu vous échapper. J'ai largement parlé de la première édition sur ce blog.

On ne change pas une équipe qui gagne. Le saxophoniste, compositeur, leader et professeur Vincent Le Quang s'y colle de nouveau, organisant une soirée par mois: un film documentaire sur un Jazzman mort ou vif précédé d'un concert hommage au dit Jazzman, avec sa participation s'il est encore en vie.

Au programme pour la 2 édition:

- vendredi 2 décembre 2016 à 21h: John Coltrane Quartet au festival de Jazz de Comblain-les- Tours, en Belgique, le 1er août 1965 précédé du quartet de Vincent Le Quang. 

- vendredi 24 février 2017 à 21h: Jazz au Studio 3: Blues Again ( 1961) avec Memphis Slim, Jeanne Lee, Ran Blake, Pierre Michelot, Kenny Drew précédés du trio Yes is a pleasant country (Jeanne Added, Bruno Ruder, Vincent Le Quang)

- vendredi 17 mars 2017 à 21h: Thelonious Monk Quartet Live (1966) précédé du trio Sophia Domancich/Simon Goubert/Vincent Le Quang;

- vendredi 28 avril 2017 à 21h: Made in France (1989) précédé de François Jeanneau Quartet, le saxophoniste sujet du film.

- vendredi 12 mai 2017 à 21h: Le Vieux et le Président, hommage à Sidney Bechet et Lester Young (1959) précédé de New Orleans Revival, groupe composé d'élèves de Vincent Le Quang au Conservatoire National supérieur de musique et de danse de Paris.

Lectrices cinéphiles, lecteurs mélomanes, retrouvez vous un jour de Vénus par mois, à 21h, au Cinéma Balzac, à Paris, pour le festival Jazz et images. J'aurais grand plaisir à vous y rencontrer.

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Enfin! Marc Benham en quartet au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Enfin!

Marc Benham Quartet

Le Sunside

Pairs, Ile de France, France

Lundi 31 octobre 2016. 21h.

Marc Benham : piano

Youen Cadiou : contrebasse

Jeff Boudreaux : batterie

Quentin Ghomari : trompette

Après un album solo nommé " Herbst ", un concert solo à Annecy (74), un album solo " Fats food " en hommage à Fats Waller, voici qu’enfin je vais écouter Marc Benham en quartet jouer Fats à sa façon.

Jeff Boudreaux commence par faire rouler ses tambours aux balais puis aux maillets. Tout à coup, ça s’agite avec la trompette en wah wah et le piano joué en stride. Le jeu du quartet oscille entre le jazz contemporain et le swing, d’une manière plus directe que Franco d’Andrea. J’entends même des influences classiques voire baroques.

Une sorte de marche cool qui balance. Ca sonne bien funky. Jeff Boudreaux tient le rythme au bout de ses baguettes. La trompette reprend par un chant victorieux. Le pianiste rajeunit le stride. L’héritage de La Nouvelle Orléans s’entend chez Jeff Boudreaux. Normal il est natif de Bâton Rouge en Louisiane.

Le trompettiste met une grosse sourdine et le quartet part en ballade, avec le batteur aux balais pour faire les choses proprement. La sourdine est ôtée et le batteur revient aux baguettes. Ca swingue. Duo contrebasse/trompette tranquille. Un nouveau dialogue suit entre pianiste et batteur (balai main gauche, batterie main droite). Ca frotte et ça cliquète. Le quartet repart puis tout s’arrête pour un solo de piano stride modernisé. C’était « The Sheik of Araby », composition de Fats Waller dédiée à une ville de la banlieue de La Nouvelle Orléans. Il y a du pétrole en Louisiane. Tout s’explique.

PAUSE

Le pianiste attaque par un Blues. Jeff aux balais.

Un ou deux morceaux que Fats Waller ne connaissait pas (Marc Benham). Solo de piano creusant le grave. Ca tourne. Morceau plutôt funky avec trompette wah wah puis ouverte. Ce swingue, sapristi ! Ca repart en ballade avec le batteur aux balais. La trompette monte en intensité émotionnelle. Beau solo de contrebasse qui devient plus grave et plus bondissant en avançant. C’était un medley de «  Portrait of Wellman Braud » (contrebassiste considéré comme l'inventeur de la walking bass) extrait de « New Orleans Suite » de Duke Ellington puis un morceau de Youen Cadiou pour finir par « Bourbon Street Parade ».

Batteur aux balais. Rythmique tranquille à la Erroll Garner. Très Blues. Le pianiste sonne à la Basie. Peu de notes, jouées relax. « En attendant le jour » (Sidney Bechet).

Pour la première fois de ma vie, je vois un trompettiste jouer de la trompette à coulisse. Je connaissais le trombone à coulisse et à pistons, la trompette à pistons mais j’avoue que j’ignorais l’existence de la trompette à coulisse. Faute. Cela demande une précision d’horloger jurassien dans le jeu. Quentin Ghomary en est capable. Superbe duo piano/trompette pour un classique revisité «  Petite fleur » de Sidney Bechet. «  La plupart des saxophonistes bavardent. Sidney Bechet, lui, vous parle » (Jean Cocteau). C’est dans cet esprit que ce morceau fut joué.

Retour au quartet et à la trompette wah wah. Un peu de stride, pardi ! Solo de batterie aux baguettes. « Greentigo » (Youen Cadiou) soit « Vertigo » en français.

« Les barricades mystérieuses » (François Couperin). Un morceau pour clavecin du Grand Siècle joué en piano solo par un Jazzman. Le thème est bien reconnaissable mais Marc le dérègle en y injectant des syncopes, des décalages propres au Jazz. Retour au thème pour le final.

Le quartet repart sur un classique de Fats Waller « Honeysuckle rose ». Trompettiste à la sourdine Harmon. Bien joué dans l’esprit.

PAUSE

Arrivée de 2 invités surprise du groupe The Mr Days

César Poirier : saxophone alto

Mario Ponce Enrile   : chant 

La salle s’est vidée. Il reste quelques irréductibles dont ma pomme et deux amis. Certes nous sommes un lundi soir mais le mardi 1er novembre est férié.

Le quartet devenu sextet finit par des classiques de Fats Waller.

«  Willow weep for me », « Ain’t mishebavin » (en français, " Je ne trompe pas ma femme "), «  On the sunny side of the street » et « Just one of those things ». C’est la fête finale. La joie règne sur scène et dans la salle. Ca fait du bien par où ça passe. Ca ne fait pas de mal de se faire du bien et c’est très bon pour ce que nous avons.

 

Vous trouverez des extraits sonores de l'album  " Fats foodICI.

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Jean-Philippe Scali feat. Glenn Ferris " Low down "

Publié le par Guillaume Lagrée

Jean-Philippe Scali

featuring Glenn Ferris

" Low Down "

Gaya Music. Socadisc.

sorti le 4 novembre 2016

Jean-Philippe Scali: saxophone baryton, compositions

Glenn Ferris: trombone, compositions (3,4)

Frédéric Nardin: piano, orgue Hammond B3

Samuel Hubert: contrebasse

Donald Kontomanou: batterie

Concert de sortie à Paris, au Studio de l'Ermitage, mardi 6 décembre 2016 à 21h.

Lectrices suaves, lecteurs souples, lorsque vous ajoutez un instrument moelleux, le trombone, à un instrument moelleux, le saxophone baryton, les deux étant conduits par des artistes dotés d'une moelle solide, Jean-Philippe Scali et Glenn Ferris, secondés par une rythmique aussi huilée qu'un moteur de Pacific 231, que croyez vous qu'il advient?

Un éloge du grave, dans le son, pas dans le sentiment. Ca tient chaud, ça groove, ça swingue, même " Purge " (n°3) n'en est pas une.

La musique est sous forme de blues mais policé, urbain même. Quand Glenn Ferris prend la main, ça groove plus . Cf le final de " Reflections " (n°4). Accompagner Stevie Wonder à 20 ans, ça marque à vie. Dans la section de cuivres de " Songs in the key of life " (Motown, 1976), il y a Glenn Ferris.

Eux, comme moi, vénèrent Charles Mingus. Pour conclure, ils jouent donc " Goodbye pork pie hat " (n°10). composé en hommage à un saxophoniste ténor, Lester Young.

Un album aussi agréable à danser qu'à écouter. Profitez de  " Low down ", lectrices suaves, lecteurs souples.

La photographie de Glenn Ferris est l'oeuvre du Tonitruant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDEZ

Glenn Ferris par Juan Carlos HERNANDEZ

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