Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Fines Lames un duo unique au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Fines Lames

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Mardi 11 avril 2017. 20h30.

Renaud Detruit: vibraphone, marimba

Florent Snepchat: accordéon

 

Concert de sortie de l'album " Fines Lames ".

 

Fines lames est un duo unique au monde. Il existe quelques rares duos accordéon vibraphone écrits dans la musique contemporaine nippone mais dans la musique improvisée et donc le Jazz, cela n'existait pas. Renaud Detruit et Florent Snepchat l'ont inventé par amitié et goût de l'aventure. Grâces leur en soient rendues.

Musique en hommage à Ryuchi Sakamoto, compositeur japonais. Ce duo est si rare et précieux que nous sommes peu nombreux à l'écouter. Puissent mes chroniques contribuer à les faire connaître. Superbe ballade qui décolle d'un coup énergique d'accordéon. Quel souffle! Quelle vibration! Les lames invisibles de l'accordéon répondent aux lames visibles du vibraphone ou du marimba. Malgré le nom " Fines lames ", il ne s'agit pas d'un duel mais d'un duo, mieux d'un dialogue. Ils savent nous raconter une histoire avec un début, des épisodes et une fin. Un silence de dégustation avant d'applaudir.

En passant les baguettes sur le bout des lames du vibraphone, le son s'étire. L'accordéon avance tout doucement. Ca s'élance. Musique intimiste et qui respire le bon air. Ils savent aussi attaquer virilement. Etant donné la haute qualité de la musique et le petit nombre de spectateurs, j'ai vraiment l'impression de faire partie de privilégiés ce soir. C'était " Reflet d'influences " une composition de Renaud Detruit qui porte bien son nom.

Un petit air dansant entre vibraphone et accordéon. Un fond de tango, un zeste de Balkans et du Jazz contemporain.

" Pouki Pouki " (Airelle Besson). Une composition d'une Dame du temps présent qui fait oublier celles du temps jadis. Un futur standard du Jazz du XXI° siècle à mon avis. L'accordéon vient ajouter sa complainte. Après de beaux chemins de traverse, retour au joli thème.

" Mikrokosmos n°116 " (Bela Bartók). Les exercices pour piano écrits par Bela Bartók pour son fils Peter vont de 1 à 153, dans un ordre de complexité croissante. 116, c'est déjà costaud. Un vent de puszta hongroise souffle dans la salle. Ca swingue, sapristi!

Une ballade composée par le vibraphoniste.

" Sang mêlé " (Eddy Louiss). L'accordéon attaque, remplaçant l'orgue Hammond. Le marimba joue le rôle de la batterie. Ca balance bien.

PAUSE
 

Marimba. Un tango énergique. Quelle bonne vibration ils nous offrent! Très belle musique de film romantique avec l'élan, la séparation, les regrets. C'était " Reflets d'influence 2 " (Renaud Dutruit).

Une autre composition de Renaud Detruit. Encore une très jolie mélodie. Cette fois, lente et lancinante. Puis entraînante. Bref, changeante comme la vie.

Un standard joué à l'accordéon et au vibraphone, c'est tellement unique que je ne le reconnais pas. C'est " Speak Low " (Kurt Weill).

Le 153e et dernier morceau de " Mikrokosmos " (Bela Bartók). Le plus compliqué donc. C'est vif et complexe en effet. Belle tension entre accordéon et vibraphone.

" Very early " (Bill Evans). Marcel Loeffler aussi joue au piano du pauvre ce grand pianiste. Fort belle ballade du petit matin jouée le soir.

Une autre ballade qui court comme une rivière paresseuse. Vibraphone. La musique s'anime progressivement et puissamment. C'était " Nuit rouge ".

Un morceau de Michel Petrucciani dont le titre m'échappe." O Nana Oye " d'après les musiciens. Je les crois sur parole. Marimba. Ca attaque vite. L'accordéon reprend. Ca sonne antillais curieusement.

Toujours au marimba. Un autre morceau qui sonne caribéen. Ca swingue superbement.

Le duo " Fines lames " est unique au monde. Savourez le chez vous et sur scène, lectrices exigeantes, lecteurs intransigeants. A consommer sans modération.

Partager cet article
Repost0

Roger Biwandu offre sa tournée au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Roger Biwandu

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Samedi 8 avril 2017. 19h30.

Concert de sortie de l'album

" Three (two girls and a boy) "

 

Roger Biwandu: batterie, compositions, direction

Jérôme Regard: contrebasse

Irving Acao: saxophone ténor

Invités:

Tutu Poane: chant

Christophe Cravero: piano

 

Le patron se sert le premier. Sec et funky aux baguettes. Gros son de contrebasse. Acidité du saxophone ténor. Ca danse. Beau duo sax ténor & batterie. L'esprit de Sonny Rollins, qui ne peut plus jouer, veille sur ce trio sans piano. La contrebasse ajoute sa pulsation qui vous prend au ventre.

Toujours aux baguettes, toujours dansant. Il y a une mémoire d'Afrique dans le jeu du Bordelais Roger Biwandu. Enorme pulsation de la contrebasse. Je sens mieux le jeu de Jérôme Regard en concert que sur l'album. Ca danse et ça balance. Solo de contrebasse stimulé par le batteur aux baguettes en mezzo voce. Le trio repart, sax en tête. Ca secoue dans le shaker. Belle énergie vitale.

C'était " My boys from P.A " puis " FWI " (Friends Worthy of Implication), hommage à ses amis musiciens des Antilles françaises (French West Indies).

" A train named fish ", hommage à Philip " Fish " Fisher, batteur du groupe californien Fishbone de 1979 à 1999. Un gars qui joue très vite, très fort, en paraissant jouer au ralenti. Belle explication de Roger Biwandu. Ca pulse fort en effet. Irving Acao relance seul. Chaud, chaud, Acao! Le public commence à taper des mains pour l'encourager. la rythmique remet la sauce.

Arrivée du pianiste sur scène pour une de ses compositions " Elegant éléphant ". Il commence à suggérer la démarche imposante de Sa Majesté l'éléphant, le vrai Roi de la jungle. Aucun lion n'est assez fou pour attaquer un éléphant. Jeu aux balais énergique et viril. Roger revient aux baguettes avec un son plus jazz, moins rentre dedans. Le sax s'est absenté. C'est un trio oiano, contrebasse, batterie désormais.

La chanteuse Tutu Poane (Afrique du Sud) les rejoint sur scène. Une ballade. Batteur aux balais. Chant dans une des onze langues officielles d'Afrique du Sud (ni l'anglais, ni l'afrikaans). Joli mélange Afrique et Jazz, dans l'esprit de cette musique métisse. Cette chanson n'est pas sur l'album. Le sax poursuit sa pause syndicale, hors de scène. Je ne comprends rien aux paroles mais c'est une belle chanson. " Respecte la vie " telle est le sens de la chanson, en swati, si j'ai bien compris.

Une autre chanson sud africaine. En anglais cette fois. De la Pop sud-africaine des années 1990. Roger reste aux balais. Une ballade un peu sirupeuse mais chantée et jouée avec conviction.

Une autre ballade en anglais. Charmante mais sans plus.

Le sax ténor reprend son travail. Chanteuse et pianiste cessent le lire. " Ballade en vélo avec Huen " composé par Roger en souvenir de promenades avec bicyclette avec sa compagne Vietnamienne. Bordeaux c'est plat, le long de la Garonne. Effectivement, c'est une ballade tranquiller. Jeu en finesse aux baguettes pour relayer le solo de contrebasse. Chant doux du sa ténor. Malaxage aux balais puis retour aux baguettes. Roger Biwandu aimer varier les plaisirs.

" La hargne de F.F " composée en hommage au 3/4 centre international du Stade Toulousain Florian Fritz. Regardez cet homme jouer au rugby et vous comprendrez le titre du morceau. Roger Biwandu, natif de Bordeaux, y vit encore. Il a choisi le rugby plutôt que le football. En Aquitaine, il y le choix. Effectivement, c'est énergique comme une charge de rugbyman. Beau solo de contrebasse, toujours dans le flux.

RAPPEL

Retour du pianiste et de la chanteuse. Cette fois, le sax reste. Leur version du " Black or White " de Michael Jackson. Je préfère toujours Prince, le Seul et l'Unique, au prétendu Roi de la Pop mais je reconnais que c'est une belle version. Je suppose que pour une Sud Africaine Noire, chanter que cela n'a pas d'importance si tu es Noir ou Blanc, c'est fort.

Partager cet article
Repost0

Jazzoduc New York Paris:1er concert en Europe du duo Danny Grissett & Jérôme Sabbagh

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazzoduc New York-Paris
Danny Grissett
&
Jérôme Sabbagh

 

Concert privé sur réservation

Atelier de la Main d'Or

Paris, Ile de France, France

Jeudi 6 avril 2017. 20h.

Danny Grissett: piano

Jérôme Sabbagh: saxophone ténor

Lectrices attentives, lecteurs exhaustifs, il ne vous a pas échappé que le saxophoniste français Jérôme Sabbagh, domicilié à New York, USA, depuis 1995, m'a aimablement signalé quelques nouveaux talents new yorkais il y a quelques années.

C'est ainsi qu'en 2011 il attira mon attention sur le pianiste Danny Grissett très demandé aujourd'hui.

Le Jazzoduc qui amène un flux de Jazz neuf de New York à Paris nous a amené pour la première fois en Europe le duo composé de Jérôme Sabbagh et Danny Grissett justement. Après la France, ce duo est parti pour l'Italie.

Voici mes impressions du premier concert européen de ce duo, à Paris. La vidéo ci-dessous a été tourné à New York en 2014. J'ajouterai celle du concert parisien dès qu'elle sera disponible.

Ca fusionne dès les premières notes. Un joli air dansant. Ca fait toujours du bien d'entendre piano et saxo sans micro. Le son est plus chaud, plus vrai. C'est un public de musique classique qui n'applaudit pas les soli. Il reste concentré jusqu'à la fin du morceau.

Ca swingue tranquille. Jérôme dans la lignée de Coleman Hawkins mais Blanc. Danny Grissett dans celle d'Oscar Peterson mais Noir (" La première fois que j'ai entendu Oscar Peterson jouer à la radio, je me suis dit: Voilà un petit Blanc qui a travaillé dur et qui croit qu'il sonne comme un Noir " Kenny Clarke). Il y a aussi du Stan Getz dans le jeu de Jérôme Sabbagh: relâchement, aisance, cool attitude.

Le duo fonctionne depuis 3 ans. Ils ont joué ? de Jérôme Sabbagh puis " On a misty night " du pianiste Tadd Dameron.

" Lament for Bobby " (Danny Grissett). Nous faisons partie des privilégiés qui assistent au premier concert européen de ce duo. Ma voisine, Française, a pris sa retraite de l'ONU et a donc quitté New York pour Paris. Elle l'a manqué là bas, elle le trouve ici. Elle en est ravie. Solo de piano pour commencer. Lamentation certes mais pas triste. Le sax vient ajouter un souffle de fluidité en plus. Ca coule de source entre les deux hommes. Curieusement, ils n'ont pas encore joué de ballade.

Ils restent sur un tempo rapide. Ca virevolte élégamment. Solo de piano pétri de Swing et d'émotion. La grande classe.

Danny Grissett nous annonce qu'ils vont ralentir le tempo un petit peu pour jouer une ballade composée par Herbie Hancock " Just enough ". En toute logique, solo de piano pour commencer. Une ballade en effet qui nous donne juste assez ( just enough in english) pour nous satisfaire. Le sax s'ajoute, velouté et chuintant à souhait.

Le piano repart à l'attaque. Un air vif et grave. Danny Grissett fait vivre la tradition du piano Jazz sans la copier.

PAUSE

Ils reprennent par une ballade. Classieux comme disait Serge Gainsbourg. " Duke Ellington' s sound of love " (Charles Mingus).

" Where do we go from here? " (Danny Grissett). Un air chantant. J'ignore où ils vont mais ils y vont joyeusement.

Une ballade jouée en descendant note à note. Grosse vibration du saxophone. Musique plus abstraite, plus libre que les précédentes mais il y a une mélodie tout de même. Jeu incessant de question réponse entre les deux musiciens. C'était " Comptine " (Jérôme Sabbagh).

Jérôme démarre seul. L'influence de Sonny Rollins s'entend, à pavillon déployé. Le premier standard de la soirée " It could happen to You ". Solo de piano swinguant à souhait. Jeu de question réponse entre piano et sax. Ca chante, nom de Zeus!

Solo de piano à la Debussy pour commencer. Tout à fait impressionniste. Le sax vient ajouter son mouvement lent. Danny arrive au Blues. " Dream " (Henry Mancini).

Une composition de Jérôme Sabbagh pour finir, " Rooftops ". Attaque ferme du piano. Le sax enchaîne vers le haut comme le titre l'indique ( toit ou toit terrasse en français). Un morceau swinguant et dansant à souhait.

Le public, dont votre chroniqueur, lectrices attentives, lecteurs exhaustifs, aimerait en entendre plus mais nous sommes dans un lieu privé. Pour que les voisins ne fassent pas fermer la salle, les concerts ont lieu sans micro et se terminent à 22h. Voilà, c'est fini.

Ci-dessous la vidéo du concert pour vous faire votre propre avis, lectrices attentives, lecteurs exhaustifs.

La photographie de Jérôme Sabbagh est l'œuvre du Sidérant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Partager cet article
Repost0

Marcel Loeffler & Domi Emorine font la fête au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Marcel Loeffler & Domi Emorine

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Mardi 4 avril 2017. 20h30

Marcel Loeffler: accordéon, maître de cérémonie

Domi Emorine: accordéon

Gilbert Coquard: contrebasse, guitare basse électrique

Cédric Loeffler: guitare acoustique

Concert de sortie de l'album " Domi Emorine & Marcel Loeffler ".

Dès les premières notes, je reconnais ce qui fait le charme de l'album, ce son à la fois manouche et funky. Pas de batterie. Cela ancrerait cette musique d'enfants du vent. Solo de basse funky. Les accordéons montent en flèche. Belle envolée pour commencer. C'était " September song " de Michel Petrucciani.

" Délicatesse " (Marcel Azzola). Ca commence comme une ballade puis ça passe à la valse musette, avec classe. Nous voilà à gambiller sur les bords de Marne au soleil sans quitter notre cave à Paris. C'est Marcel qui mène le bal. Contrebasse. Pour le musette, c'est mieux.

Basse électrique. Solo plaintif de Marcel pour commencer. Cela sonne espagnol, un peu flamenco même. Je bats la mesure du pied, mon voisin des mains. C'est bien plus surprenant que cela. Dès qu'ils veulent, ils emballent sec. Ca ne s'entend pas mais le guitariste est gaucher.

" Since we met " (Bill Evans). Le piano du pauvre joue une composition de pianiste. Personne ne joue ça à l'accordéon dit Marcel Loeffler. Je le crois sur parole. Contrebasse. Très belle ballade. Finement joué, avec du sentiment mais sans sentimentalisme. Subtil mélange entre musette et jazz moderne. Marcel et Domi renouvellent l'accordéon par la diversité de leur répertoire. De plus, ils ne récitent pas la musique, ils l'interprètent.

" Valse des crayons " (Patrice Caratini). Un morceau écrit pour un album de Marcel Azzola (1982) qui a relancé l'accordéon, en mauvais point à l'époque, selon Marcel Loeffler.Léger, enfantin, colorié comme les crayons. Contrebasse. La classe.

" Cette pièce, je n'aurais pas pu me le permettre avec un autre accordéoniste mais, avec Domi, je peux " (Marcle Loeffler). " Si c'est pas une déclaration en mariage, ça! " commente un musicien. " Ah oui, au moins! " répond Marcel. Il s'agit du Prélude, écrit pour piano seul, de Maurice Ravel. Avec l'accordéon, ça sonne bien plus chaud qu'au piano. Maurice Ravel aimait le Jazz. S'il l'a entendu, espérons qu'il l'ait apprécié.

Sans transition, une très belle valse de Gus Viseur, le premier accordéoniste de Jazz en France,  qui joua avec Django Reinhardt. Ca sent bon le musette et les promenades ensoleillées au bord de l'eau.

" Take Bach " composition du pianiste Philippe Duchemin inspirée de JS Bach. Un canon entre accordéons. Guitare et contrebasse assurent la pulsation. Marcel Loeffler ne joue pas de la musique pour accordéon. Il joue la musique qu'il aime à l'accordéon, d'où qu'elle vienne. Avec Domi Emorine, il a trouvé une complice à sa démesure. Marcel est aveugle mais cela ne s'entend pas. Son fils est son guide mais, sur scène, le Patron c'est Papa.

PAUSE

Pour reprendre, Marcel joue en duo avec le bassiste. Basse électrique donc. Une ballade qui balance bien.

Duo père & fils, accordéon & guitare. Un standard de la ballade. " Like someone in love ".

Duo homme & femme, accordéon & accordéon. Une mazurka de Gabriel Weiss. Entre Domi et Marcel, ça envoie. Des Américains bavardent au lieu d'écouter. Heureusement ils s'en vont nous laissant profiter de la musique.

Retour du quartet pour deux classiques de Serge Gainsbourg: " Ces petits riens " et " La saison des pluies ".  Contrebasse; Domi chante. Ca swingue avec délicatesse. Une ballade qui s'égrène comme un jour d'ennui sous la pluie. Ces deux chansons ne sont pas sous la pluie.

Domi reprend l'accordéon. Retour au musette. Contrebasse toujours. Marcel commence lentement et majestueusement. Domi reprend la main. Valse chaloupée. Un mélomane distingué a du mal avec les bruits du bar en fond de salle. C'est un club de Jazz, pas le Concertgebouw.

Un morceau d'un cousin de Marcel, Bireli Lagrène, " Mouvements ". Ca file et fuse. C'est du Bireli. Il faut des doigts de feu pour jouer cela. Ils les ont. Ce tourbillon de notes nous emporte dans une spirale ascensionnelle vers le ciel et au delà.

Basse électrique. Un morceau de Weather Report à l'accordéon! " Birdland " après vérification chez moi. Les accordéons reprennent les claviers de Jo Zawinul et le sax de Wayne Shorter. Epatant!  Enchaînement logique puisque Biréli Lagrène fut le guitariste du dernier trio de Jaco Pastorius dans les années 1980.

RAPPEL

Retour au premier morceau du concert " September song  " de Michel Petrucciani. La boucle est bouclée.

Partager cet article
Repost0

Tigran Hamasyan " An ancient observer "

Publié le par Guillaume Lagrée

Tigran Hamasyan

" An ancient observer "

Nonesuch Records. Sorti le 31 mars 2017

Tigran Hamasyan: piano, compositions.

Concerts de sortie en France:

Vendredi 21 avril 2017 à 20h30 au Centre des Arts d'Enghien-les-Bains, Val d'Oise, Ile de France.

Samedi 22 avril 2017 à 20h30 au Rocher de Palmer à Cenon, Gironde, Nouvelle Aquitaine.

Mardi 25 avril 2017 à 20h30 au Radiant-Bellevue à Calluire et Cuire, Rhône, Auvergne Rhône-Alpes.

 

Lectrices piano, lecteurs forte, j'ai découvert le pianiste et compositeur arménien Tigran Hamasyan (1987) lors d'un concert en 2003 au Club Chorus à Lausanne (Suisse).

Je ne l'ai jamais perdu d'ouïe depuis.

J'adore son premier album solo " A fable " (2011) et son album piano avec chœur traditionnel arménien " Luys i luso " (2015).

Voici que sort son nouvel album en piano solo " An ancient observer ". Je n'aime pas du tout cette musique contrairement à bien des critiques, professionnels de la profession. Je vous laisse donc juges, lectrices piano, lecteurs forte.

La photographie de Tigran Hamasyan est l'œuvre du Diabolique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Tigran Hamasyan par Juan Carlos HERNANDEZ

Tigran Hamasyan par Juan Carlos HERNANDEZ

Partager cet article
Repost0

Léa Castro sur la route du Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Léa Castro

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Jeudi 30 mars 2017. 19h30.

Concert de sortie de l'album " Roads "

Léa Castro: chant

Antoine Delprat: piano, violon, arrangements

Alexandre Perrot: contrebasse

Ariel Tessier: batterie

Rémi Fox: saxophones soprano et ténor

Invités

Macha Gharibian: piano

Axel Rigaud: flûte traversière

" Here comes the sun " (Lennon & Mac Cartney). Excellent morceau pour commencer. Une chanson joyeuse, solaire. Ca swingue tranquille. Voix chaude dès le départ. Elle envoie, Léa.

Voix et musique nous élèvent. je hoche la tête et bats des pieds. Bref, ça marche. Ca parle de châteaux de sable mais le public ne leur file pas entre les doigts. Belle envolée en scat. Le sax ténor reprend.

Arrivée sur scène d'Axel Rigaud à la flûte. Une jolie ballade qui commence par un duo de cors contrebasse & violon en pizzicato. Une chanson tendre et douce. Violon et flûte fusionnent devant la contrebasse. Le batteur ponctue subtilement. Elle chantonne. Heureux l'homme à qui cette chanson est dédiée.

Le violoniste se remet au piano. Une chanson en espagnol. C'est moins mon truc mais quand la chanteuse s'appelle Castro... Ca ne sonne pas cubain pour autant. Premier solo de contrebasse entre la batterie aux balais et le piano mezzo voce. Moment purement jazz. La flûte reprend le dessus dans la douceur ambiante.

Le flûtiste sort de scène. Une spéciale dédicace aux fans de la Pop Music des années 90 avec " Ordinary world " de Duran Duran. Très belle version d'une chanson d'amour déçu. Le quartet avec sax ténor accompagne majestueusement. Belle envolée commune voix & saxophone, poussés par la rythmique. Descente tout en douceur vers le final. Le pianiste, violoniste, arrangeur chante aussi. C'est l'homme à tout faire du groupe.

Solo du batteur aux baguettes pour démarrer et créer une vibration. Le piano enchaîne. Chanson qui monte en spirale avec le soprano. Bel enthousiasme collectif. Nouveau solo de batterie. Roulez jeunesse! Le groupe repart dans un élan collectif. Un petit refrain en peul qui signifie " La route est ma maison ". Logique vu le titre de l'album: " Roads ". " Le pays du Peul, c'est l'horizon " (proverbe africain).

Duo contrebasse voix pour une ballade " Detour ahead "  chantée notamment par Sarah Vaughan et Tierney Sutton et jouée par Bill Evans. Bref, un standard. Les balais caressent les tambours. Le violon s'ajoute. Joli Blues. Relance du batteur aux baguettes. Le sax ténor arrive.

Une première mondiale avec une chanson que le groupe n'a encore jamais interprété sur scène. " In my arms ". Sax ténor. Voix chaude. Il est bien dans les bras de Léa, le gars. Ils l'ont tout de même répété parce que ça coule bien.

Macha Gharibian et Axel Rigault montent sur scène. Le pianiste cède sa place et passe au violon. Sax ténor. Mélopée orientalisante. Ca sonne bien comme mélange.

" My favourite things ". Duo piano voix pour commencer. Contrebasse à l'archet. Ca glisse. Léger tapotis des baguettes sur la batterie. Tout en douceur puis ça accélère d'un coup. La valse s'endiable. Difficile de jouer du saxophone sur ce morceau que John Coltrane a marqué à jamais. D'ailleurs, cela s'entend dans le jeu du saxophoniste. Bel envol final, soudé.

RAPPEL

Un peu de Swing avec " Mood Indigo "  (Duke Ellington). Version rapide, swinguante. Le batteur est aux balais. Léa Castro assure toujours.

Belle voix. Belle présence scénique. Excellent contact avec le public. Léa Castro est une chanteuse à suivre.

Partager cet article
Repost0

Journée Internationale du Jazz le dimanche 30 avril 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Cool, lecteurs Hot, vous savez que depuis 2011, le 30 avril est la Journée Internationale du Jazz reconnue par l'ONU et l'UNESCO. Le Jazz est un facteur d'amitié entre les peuples, un instrument de paix. Ce n'est pas un hasard si Hitler et Staline n'aimaient pas le Jazz.

En 2017, ce sera le dimanche 30 avril  que le Jazz sera fêté partout dans le monde, sous toutes ses formes vocales et instrumentales.

Ecoutez , jouez,  chantez, organisez  , produisez, diffusez, aimez le Jazz plus encore que d'habitude le dimanche 30 avril 2017.

Herbie Hancock sera de nouveau le Parrain de cette Journée mondiale du Jazz. Il le mérite.

La photographie d'Herbie Hancock est l'œuvre du Pacifique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Herbie Hancock par Juan Carlos HERNANDEZ

Herbie Hancock par Juan Carlos HERNANDEZ

Partager cet article
Repost0

Macha Gharibian " Trans Extended " au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Macha Gharibian

" Trans Extended "

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Vendredi 24 mars 2017. 19h30.

Macha Gharibian: piano, chant, compositions

Matias Szandai: contrebasse

Fabrice Moreau: batterie

David Potaux-Razel: guitare électrique

Tosha Vukminovic: clarinette, saxophone ténor, kaval

 

Musique en vagues, la guitare se confondant avec le piano. Mélopée du chant qui se mêle à la clarinette. Musique de fusion multiculturelle. A la batterie, Fabrice Moreau est toujours multicolore. Finesse et précision au bout des baguettes. Ca évoque bien le voyage à travers la steppe. C'est une musique pour la prose du Transsibérien (Blaise Cendrars).

Tiens, un Blues! Pesante contrebasse, martèlement léger de la batterie, guitare bluesy. Macha Gharibian en chanteuse de Blues, ça ne prend pas sur moi. Au piano, par vagues, là je suis pris.

Curieuse manie de chanter en anglais. Sur un solo de piano lent. Une ballade. Contrebasse et batterie marquent le tempo. Petits gémissements de la guitare. Le sax ténor commence à ronronner. La roue de la vie, chère à Boèce, tourne.

Le kaval, flûte arménienne. Mystère de l'Orient en duo avec le piano. Le berger et la bergère dans les montagnes arméniennes. Batteur aux balais et contrebasse pulsent. Enfin, un mélange Orient & Occident comme je l'appréciais dans " Mars ", le précédent album de Macha Gharibian. Ca swingue élégamment. " Le batteur est un barman de sons " (Jean Cocteau). Expression qui convient parfaitement à Fabrice Moreau tant il manie le shaker avec aisance. Ca repart en groupe et ça kavale. Au tour de la contrebasse d'en pincer. Joli chant dans l'aigu du piano. Chacun son tour fait son apparition. Ici, la guitare plutôt planante. Vol d'aigle au dessus des montagnes. Le groupe repart et kavale jusqu'au final.

C'était " M Train ", " Le the world rebegin ", " I who have  Nothing " et " Marmashen " (monastère d'Arménie, près de Gyumri).

Une chanson en arménien écrite par Macha Gharibian dédié aux femmes. " Va, vis tes rêves, prends ton envol ". Tel est le message pour les non arménophones. Décidément, Macha Gharibian me touche bien plus en arménien qu'en anglais. Une ballade. Joli duo voix & guitare tout en retenue. Aux balais Fabrice masse ses tambours. Pas lent de la contrebasse. Quelques notes de piano pour accompagner cette ballade.

Un air plus entraînant toujours oriental jazz. Sax ténor. Solo de contrebasse délicatement poussé par le batteur aux baguettes, ponctué de quelques notes de piano. Le trio repart doucement avec une bonne vague. Sax et guitare viennent fouetter l'ensemble qui monte.

" Mont Kumara " hommage à une montagne du Japon. Comme Duke Ellington, Macha Gharibian ramène des impressions musicales de ses voyages. Solo de piano note à note, au ralenti. Contrebasse au ralenti elle aussi, tapotement doux des maillets. Ascension méditative de la montagne. La clarinette s'ajoute dans le grave. La guitare égrène les notes, en parallèle au piano.

Sax ténor. Histoire d'un petit garçon qui cherche la maison de sa grand-mère et qui, après un très long voyage, finit par la trouver en ruine. La guitare prolonge les sons. Batteur aux balais. Une sorte de Blues. Décidément, je préfère quand Macha Gharibian chante en arménien. Ici, c'est en anglais. Un Blues urbain, post apocalyptique. Beau solo de guitare torturé et planant. Ca plane pour eux. Je ne décolle pas contrairement à mes voisines.

" Saskatchewan ", un autre souvenir de voyage, au Canada, cette fois. Sax ténor. Duo percutant piano & batterie. Il y a tout de même un feeling oriental dans cette musique d'hommage à une contrée occidentale. C'est dansant. Passage logique à la clarinette. Ca sonne tout de suite klezmer, donc oriental. Retour au sax ténor, toujours dans la plainte agitée et dansante.

RAPPEL

" Une chanson que chantait mon père, qu'il chante encore parfois " (Macha Gharibian). Rappelons que Dan Gharibian, le père de Macha Gharibian, était le guitariste et chanteur du groupe français " Bratsch " (1972-2015). Elle joue et chante en arménien. Je suis enchanté.

Partager cet article
Repost0

Sélection de concerts à Paris, en Ile de France et à Strasbourg en avril 2017

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Swing, lecteurs Hot, voici ma sélection inique et arbitraire de concerts pour le mois d'avril 2017.

Pour un agenda complet en Ile de France, voyez Paris Jazz Club. En France, Belgique et Suisse, voyez Jazz Magazine.

Si vous ne pouvez assister aux concerts, écoutez les émissions Jazz Club pour le Jazz d'aujourd'hui et Les légendes du Jazz pour le Jazz d'hier sur France Musique et  Jazz Live sur TSF Jazz.

Pour profiter du printemps dès avril, rendez-vous aux festivals d'Orléans (45) et de Limoux (11).

Le festival Rares talents a lieu à Paris (75), Rosny sous Bois (93) et Montreuil sous Bois (93) du mardi 25 au samedi 29 avril 2017. Parrainé par la Camerounaise Patricia Essong, ce festival mêle Jazz et musique africaine.

Daniel Humair expose ses peintures au Triton, aux Lilas (93) du lundi 17 avril au samedi 13 mai 2017. De la batterie à la toile en passant par le tennis de table, tout est une question de fouetté du poignet.

Mercredi 26 avril, sortie sur les écrans de cinéma de " Django " film d'Etienne Comar consacré à la vie de Django Reinhardt en 1943 - 1944 quand il échappait aux Nazis tout en attendant les Américains. Reda Kateb joue Django Reinhardt.

Au Théâtre de l'œuvre, à Paris, du lundi 10 au samedi 15 puis du mardi 18  au samedi 22 avril, à 19h, le violoniste Didier Lockwood organise ses Impromptus avec chaque soir des musiciens, chanteurs, acteurs, danseurs différents. Laissez vous surprendre.

Au Théâtre de la Ville à Paris, du mercredi 19 au samedi 22 avril puis du lundi 24 au samedi 29 avril, à 20h30, " La chose commune ", un spectacle sur la Commune de Paris (1871) avec David Lescot (auteur, metteur en scène, musicien, acteur), Emmanuel Bex, Simon Goubert, Elise Caron, Géraldine Laurent, Mike Ladd, artistes bien connus des lecteurs de ce blog. Un programme électoral toujours d'actualité.

Au Bal Blomet, à Paris, 2 jeudis par mois à 20h30 pendant 25 mois soit 50 concerts pour raconter 100 ans de Jazz. Concerts et conférences mêlés: les 1001 nuits du Jazz s'offrent à vous.

Pour quitter Paris, allez à Strasbourg, Haut-Rhin, Grand Est, France pour le festival Jazzdor du lundi 3 au samedi 8 avril 2017.

Jeudi 6 avril à 22h, concert exceptionnel: Martial Solal (piano) invite Claudia Solal (chant). Un dialogue père & fille de très haut vol.

A Paris et en Ile de France,  voici quelques propositions honnêtes.

Samedi 1er avril:

15h, Philarmonie de Paris: John Zorn dans un programme dont il a le secret.

20h30, Bal Blomet, Paris, un spectacle hommage à Scott Joplin (1868-1917), le père du Ragtime, ancêtre du Jazz.

Dimanche 2 avril:

18h, Philarmonie de Paris. John Zorn dans un autre programme dont il a le secret.

Mardi 4 avril:

20h30, Sunset, Paris: Accordez, accordez donc l'aumône à l'accordéon avec Domi Emorine & Marcel Loeffler. Album célébré sur ce blog.

Mercredi 5 avril

21h, New Morning, Paris. Ben Rando (piano) joue son premier album " True Story ".

Jeudi 6 avril:

20h, Paris, concert privé sur réservation: Danny Grissett (piano) & Jérôme Sabbagh (saxophone ténor). Deux artistes déjà maintes fois célébrés sur ce blog, domiciliés à New York, en duo à Paris. A ne pas manquer.

Samedi 8 avril:

19h30 et 21h30, Le Duc des Lombards, Paris: Roger Biwandu. Album chanté sur ce blog.

20h, Paris, concert privé sur réservation: Dan Tepfer (piano). Artiste maintes fois louangé sur ce blog.

21h30, Le Baiser Salé, Paris: Magic Malik Association Quintet. Magic Malik, il nous joue pas de la flûte!

Dimanche 9 avril:

20h, Péniche le Marcounet, Paris: Gilles Clément Trio. De la guitare pas sommaire du tout.

Mardi 11 avril:

20h30, le Sunset, Paris: Renaud Detruit (vibraphone, marimbas) & Florent Sepchat (accordéon) forment le duo Fines lames. Album porté aux nues sur ce blog.

Vendredi 14 & samedi 15 avril:

21h, le Sunset, Paris: Médéric Collignon Quartet Jus de Bocse. La météorite Médéric entre de nouveau en collision avec la Terre. Chaud devant!

Mardi 18 avril:

20h, Espace Carpeaux, Courbevoie (92): Julie Saury (batterie) rend hommage à son père Maxim (clarinette). Album magnifié sur ce blog.

20h30, L'Onde, Vélizy-Villacoublay (78). Dan Tepfer (piano), maintes fois acclamé sur ce blog, jouera ses " Goldberg Variations/Variations " où il s'empare du chef d'œuvre de Jean Sébastien Bach. 

Mercredi 19 avril:

21h, New Morning, Paris. Jean-Claude Montredon (batteur) en leader pour son album " Diamant H2O " hommage à la Martinique (rocher du Diamant) et à l'eau avec bien sûr Alain Jean-Marie (piano) mais aussi Stéphane Belmondo (trompette). 50 ans de rythmes en un concert.

Vendredi 21 avril

19h30 et 21h30, Duc des Lombards, Paris. Natalia M King, Blueswoman. Album chanté sur ce blog.

20h45, Le Comptoir, Fontenay sous Bois (94). Antoine Berjeaut (trompette) organise une rencontre au sommet Paris & Chicago, Jazz & Electro.

Samedi 22 avril

19h30 et 21h30, Duc des Lombards, Paris. Natalia M King, Blueswoman. Album chanté sur ce blog.

Dimanche 23 avril

18h, Philarmonie de Paris. Monty Alexander Harlem Kingston Express. Un voyage musical entre Jazz et Reggae.

Jeudi 27 avril.

20h, Le Celtique, Courbevoie (92). Les Evadés. Trio de Pierre Duhamel (saxophone baryton).

20h30, Bal Blomet, Paris. Alain Jean-Marie Biguine Reflections Trio. Concert organisé par Jazz Magazine.

21h, Le Triton, Les Lilas (93). Médéric Collignon Quartet Jus de Bocse. La météorite Médéric entre de nouveau en collision avec la Terre. Chaud devant!

Vendredi 28 avril

21h, Le Triton, Les Lilas (93). Médéric Collignon Quartet Jus de Bocse. La météorite Médéric entre de nouveau en collision avec la Terre. Chaud devant!

21h, Le Sunside, Paris. Michele Hendricks Quintet. Une First Lady of Swing.

21h, Le Sunset, Paris. Maxime Fougeres Trio. Album célébré sur ce blog.

21h, Cinéma Balzac, Paris. François Jeanneau, saxophoniste, compositeur, chef d'orchestre français sur scène et à l'écran.

Samedi 29 avril

21h, le Sunset, Paris. Les frères Boulou et Elios Ferré, Maîtres de la guitare manouche dialoguent avec Alain Jean-Marie (piano) et Pierre Boussaguet (contrebasse). Envolez vous avec eux.

21h, Le Triton, Les Lilas (93): deux duos à suivre Jean-Marie Machado (piano) & Christophe Marguet (batterie) puis Jean-Charles Richard (saxophone baryon) & Pauline Bartissod (violoncelle). Ce 2e duo jouera sa version des " Sonates pour violoncelle seul " de Johann Sebastian Bach.

 

Un concert en trio à Courbevoie ce mois ci :
au “Celtique” le jeudi 27 Avril
 
Le Celtique
41 rue Armand Silvestre
Courbevoie
reservation: 09 66 12 96 03:
Son site Facebook :
 
 
Orchestre “Les Evades
Musique:
Facebook (n'hésitez pas à "liker"....):
 
Composition du trio :
Pierre Duhamel, saxophone baryton
Bertrand David, piano
Gilles Broux, contrebasse

La photographie de Jérôme Sabbagh est l'œuvre du Cataclysmique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Partager cet article
Repost0

Lenny Popkin Trio comble le Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Lenny Popkin Trio

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Samedi 18 mars 2017, 20h

Lenny Popkin: saxophone ténor

Gilles Naturel: contrebasse

Carol Tristano: batterie

 

Salut au 33e abonné de ce blog. Belle vie à lui.

 

La dernière fois que j'ai été écouter le trio de Lenny Popkin en concert, c'était en décembre 2013 sur la péniche l'Improviste à Paris. Retourner écouter Lenny Popkin, c'est comme revenir voir un paysage connu et aimé. Vous ne serez pas surpris mais vous serez charmé. Je ne suis pas le seul à le savoir car la salle est archicomble. 20h le samedi, entrée à 10€ (2 fois moins cher que d'habitude), cela explique aussi le succès.

Lenny Popkin fut le disciple du pianiste et compositeur Lennie Tristano (1919-1978). Il a même épousé la fille de Lennie, Carol, qui l'accompagne à la batterie. Bel exemple d'harmonie conjugale. Gilles Naturel au centre se glisse sans s'immiscer.

Pas d'attaque. Le son du ténor glisse comme un patineur élégant sur un lac gelé. Pulsation ultra régulière mais jamais machinale. C'est l'école Tristano: le batteur doit fournir du soutien mais ne jamais la ramener. Le ténor chante. Personne ne joue aussi Cool que Lenny Popkin (1941) en 2017. Lee Konitz se fait vieux (1927). Wayne Marsh et Stan Getz sont morts. Heureusement, Lenny Popkin demeure pour nous transmettre son art. Ca swingue toujours et ne groove jamais. Le public écoute attentivement, captivé. La barmaid fait du bruit mais personne ne lui reproche de faire son métier.

Ce sont certainement des standards mais Lenny Popkin les façonne si subtilement que les titres m'échappent. Balais maintenant. Tout coule (Héraclite).Personne n'a présenté les musiciens. Les musiciens ne présentent pas les morceaux. " Music speaks for itself " (Miles Davis). Cette musique est digne d'un songe de Boudha. Qu'est ce que cela respire! Marche pas à pas mais surtout pas à un rythme militaire. Souple et relâché.

Un standard dont je reconnais l'air. Carol toujours aux balais. Ca balance gracieusement comme du linge qui sèche au gré du vent. Mon voisin, fan de Lenny Popkin, bat la mesure avec son verre. " Pour tenir dans ce métier, il suffit de connaître 7 chansons " (Lee Konitz). Leçon bien retenue par Lenny Popkin. La classe tranquille. Ca marche. Les amoureux devant moi s'enlacent, bercés par cette harmonie conjugale et amicale.

" C'est presque un chat " admire mon voisin. Mieux encore, c'est un cat puisque c'est un Jazzman. Carol reprend les baguettes. Une ballade souple et tranquille. De temps en temps, une attaque du sax pour me surprendre et me démentir. Si rare qu'elle n'en a que plus de prix.

" There will never be another You ". Carol est aux balais. Tempo léger, rapide mais pas trop. C'est charmant d'entendre mari et épouse jouer ce thème. Ce n'est pas l'amour conjugal à la manière d'Alberto Moravia, heureusement pour eux. Un " Oh " d'extase jaillit du fond de la salle. Le trio déroule son tapis volant. Il y a tant de batteurs qui cognent et ne savent pas jouer des balais de nos jours. Qu'ils prennent des cours avec Carol Tristano! Ecoute recueillie. C'est à peine si les soli sont applaudis. Le trio est si soudé que la notion de solo n'a pas grand sens ici d'ailleurs.

Lenny entame une ballade. Ca ondule comme les feuilles d'un saule pleureur sous une brise d'un printemps ensoleillé. Bref, paisible. Une blonde cause au bar se croyant plus intéressante que la musique.

Tempo rapide. Carol aux baguettes. Toujours légère et fluide. Libre comme l'air. La barmaid a disparu. Le bar est en autogestion mais les clients sont sages et captivés par la musique. Personne n'ose se servir. Joli solo à l'archet, délicatement soutenu par la batteuse aux baguettes. Ca grince joyeusement. La musique fonctionne toujours sur les amoureux.

Lenny Popkin ne nous parle pas mais sa musique nous dit tellement. Un standard reconnaissable. Une ballade. " These foolish things " (remind me of You). Carol aux balais. La plus belle version chantée est celle de Frank Sinara après qu'Ava Gardner l'ait quitté. C'est du massage neuronal.

" What is this thing called love? ". Tempo rapide. Baguettes. La barmaid revient officier. Je suis prêt à témoigner que rien n'a été dérobé durant son absence. La batterie cliquète, la contrebasse impulse et le sax s'envole en fumée. Premier solo de batterie du concert. aux baguettes. Carol ne cherche pas à impressionner mais à raconter une histoire. Cette fois, elle monte le son mais sans agressivité. Toujours une pulsation régulière derrière les ornementations.

Lenny présente les musiciens en français avec un délicieux accent américain. Il annonce même le morceau suivant. " Star eyes ", je crois. Stan Getz le jouait comme le note avec justesse mon voisin. Carol est de retour aux balais. Voilà un homme qui voit des étoiles dans les yeux de sa femme et réciproquement. L'eau qui coule pour laver les verres, c'est raccord avec cette musique si fluide, sans aspérité.

" Merci beaucoup. Nous pourrions jouer pour vous pendant des heures mais nous devons partir pour l'autre orchestre. Vous êtes très gentils ". Lenny Popkin.

Tout est dit. Place à Thomas Savy.

 

Partager cet article
Repost0